Non, vous n’êtes pas une mauvaise mère !

mauvaise mèreLorsque l’on devient mère, cela s’accompagne souvent d’une bonne dose de culpabilité : je n’ai pas fait le mieux pour mon enfant, s’il dort mal c’est de ma faute,… Et tout le monde se croit habilité à vous donner des conseils et à vous dire que vous faites mal.

Je voudrais aujourd’hui vous dire que vous êtes une mère formidable ! La plupart des parents font les choix qui leur semblent les meilleurs dans la situation dans laquelle ils sont, et c’est bien ça le plus important : vous faites de votre mieux en fonction de votre vie. Résultat, vous n’êtes pas la mère idéale et tant mieux, sinon votre ado de 15 ans n’aurais rien à vous reprocher, vous imaginez l’horreur pour lui ? Vous êtes simplement la meilleure mère pour votre enfant, c’est quand même pas mal non ?

Voilà quelques situations à titre d’exemple où l’on vous accuse facilement d’être une mauvaise mère :

  • Vous décidez de sevrer votre bébé à la reprise du travail : personne n’a à vous faire la moindre remarque. Si vous lisez ce blog, c’est que vous avez les informations pour poursuivre l’allaitement mais que ce n’est pas votre choix. Vous n’avez pas à vous justifier, c’est votre choix !
  • Vous décidez de poursuivre en allaitement mixte à la reprise du travail. Si c’est la bonne solution pour vous, alors faites le !
  • Vous continuez d’endormir votre enfant au sein : tous les enfants en rêvent ! Ce n’est pas une mauvaise chose pour lui.
  • Vous avez souvent votre bébé dans les bras et il n’a pas l’habitude d’être posé à la crèche. Tant mieux pour votre bébé qui est habitué à la proximité. Il va petit à petit s’habituer à la manière de faire de la crèche.
  • Votre bébé continue à téter toutes les 2 heures à 6 mois. Ce n’est pas un problème, c’est juste normal pour certains bébés. Ce n’est pas vous qui faites les choses mal !
  • Vous choisissez de ne pas allaiter votre enfant, libre à vous de prendre la meilleure décision pour vous et votre bébé.

Le message que j’aimerais faire passer, c’est que vous êtes tous des adultes responsables : vous êtes donc capables d’avoir une réflexion à partir du moment où l’on vous fournit des informations exactes et à jour.
Les choix que l’on fait ne sont pas toujours faciles, ce n’est pas toujours ce que l’on aurait souhaité mais c’est ce que l’on pense être le meilleur à ce moment là . Ensuite c’est à chacun d’assumer ses propres choix et on le fait beaucoup plus facilement quand on a eu la possibilité de faire de vrais choix, basés sur de bonnes informations.

Je vous souhaite donc à toutes de faire vos bons choix pour votre famille ! Et je suis là pour aider chaque famille à vivre ses propres choix par rapport à l’allaitement.

Et vous, avez-vous trouvé difficile de faire vos choix ?


27 Comments

  1. Esther

    Oh que je me sens concernée par ce billet. J’ai allaité exclusivement mon enfant jusqu’à ses 6 mois (grâce à un congé maternité long et une crèche conciliante). J’ai tiré mon lait tant que j’étais à la maison. Mais à la reprise du travail j’ai décidé de faire du mixte sans tirer mon lait au bureau. J’avais pourtant des conditions plutôt favorables au tirage (infirmerie disponible et accueillante dans mes locaux). J’allaitais donc matin et soir tout en sachant que cela risquait de ne pas entretenir très longtemps ma lactation. Mais je l’ai fait en connaissance de cause. Et quand les tétées n’ont plus été suffisantes pour mon bébé, à 8 mois, j’ai décidé de le sevrer tranquillement en profitant des vacances. Il a alors profité des 6 litres de lait disponibles dans le congélateur encore quelques semaines. Si tout parait fluide, j’ai pourtant beaucoup hésité, culpabilisé, pensé à faire machine arrière. Mais aujourd’hui je ne regrette rien : grâce à votre blog j’ai pu décider en connaissance de cause. Futur maman, informez-vous puis faites comme vous le sentez et pouvez sans céder aux pressions de l’entourage (quelles vous poussent à allaiter ou à sevrer) et en essayant de ne pas se prendre la tête !

  2. cristelle

    Quel choc le jour où je me suis rendue compte que je ne serais jamais une mère parfaite, en tout cas celle des livres et des films. J’ai beaucoup pleuré puis j’ai accepté l’idée (aidée par des amies mamans) que je serais une mère à l’imparfait.
    Je fais les choix qui me semble bon pour mes enfants, qui me facilite la vie et qui permettent à chacun de trouver son équilibre. Alors oui j’ai allaité longtemps et porté beaucoup mon fils mais il en avait besoin et aujourd’hui c’est un petit acrobate autonome trés débrouillard. Oui j’allaite encore ma fille de 6 mois et je compte bien continuer encore parce que elle et moi on est bien comme ça.
    Notre bonheur en famille passe par quelques compromis, quelques remises en questions mais même une maman imparfaite arrive à rendre ses enfants heureux. Leurs sourires sont ma plus belle preuve de réussite et tant pis pour ceux que ça dérange…!!!

  3. karine

    Je fais ce qui me semble le mieux pour mes filles, sans prendre en compte les dires de l’entourage,sinon je n’allaiterais plus ma mini qui souffre de rgo interne. Je n’ai jamais été aussi sure de mes choix que depuis que je suis maman. Et ce grâce à une constante remise en question, beaucoup de lectures et d’amour, de tolérance et d’écoute. Je passe souvent pour une marginale a cause de mes principes éducatifs (co-allaitement, portage, cododo, env tant que possible, dme, motricité libre….). Ca fait beaucoup a encaisser pour les gens et je comprends

  4. aileen

    J’ai eu deux enfants et deux allaitements différents… une préma pour laquelle j’ai tiré mon lait longtemps avant qu’elle puisse téter, que j’ai allaité 7 mois en tout, dont 2 mois en mixte à cause de la reprise du travail et ensuite un petit gars que j’ai allaité jusque 17 mois (grâce au congé parental), il s’est sevré tout seul, il a commencé à piquer les biberons de sa soeur vers ses 12 mois. Aujourd’hui, quand on me critique, c’est sur l’allaitement plus long. Parait que je l’ai trop porté aussi ce gamin, que je cède à tous ses caprices… (alors que non, mais bon, allaitement trop long, trop proche de maman, franchement, ça peut rien donner de bon).
    Mais moi je sais, au fond de mon coeur de maman, que j’ai fait pour chacun ce que j’ai pu faire à ce moment donné, que je continue à faire ce que je peux, avec amour, et pour chacun à part égal… différemment sûrement, car ce sont deux enfants tellement à l’opposé, avec des envies et des besoins aux antipodes. Et aussi parce que j’ai évolué, je me suis renseignée, je ne suis plus la même moi non plus.
    Je suis contente d’avoir rencontré depuis que je suis maman, des professionnels qui ont le même discours que vous, qui m’ont parlé des possibilités qui s’offraient à moi et qui ont réussi à me donner encore plus confiance en moi en tant que maman.
    Bravo pour ce billet !

  5. estelle

    J apprécie cette article qui est très clair et qui nous déculpabiliser. Mais ma plus grande culpabilité à été mon échec de l allaitement pour mon premier très mal conseillée le personnel lui a donné un biberon de complément et la tétine sans mon accord et pensant que l allaitement c était bien mis en place je suis rentrée z la maison et pour la visite des 10 jours je me suis aperçue qu il faisait moins que son poids de naissance j ai paniqué et biberon direct j ai culpabilise de ne pas avoir pu nourrir mon bébé et j en ai eu des remarques alors tu ne L alletes pas… Et les remarques il ne faut pas le porter il faut le laisser pleurer ….pour le deuxième bien préparé j ai pu s en problème l allaiter (sans aide du personnel médical surtout pas le biberon qu ils m ont proposé) j ai allaite jusqu’à 13 mois j ai fait ce choix et je ne le regrette pas, j ai fait du cododo et il très indépendant, je L ai beaucoup porté. Ce sont nos choix de parents et je suis d accord que le plus important c est de les assumer et de ne pas écouter les remarques des fois blessantes de personnes qui pensent tout connaître…

    • @Estelle
      Vous n’êtes pas responsable de l’échec de votre premier allaitement : vous n’avez pas reçu l’aide qualifiée dont vous aviez besoin !
      Merci pour votre témoignage !

  6. Ah le mythe de la mère parfaite, de la meilleure mère Se persuader qu’être une mère suffisamment bonne c’est déjà pas si mal ! Merci pour ce billet.

  7. Kaline

    L’allaitement a le don de provoquer les jugements faciles : soit on n’allaite pas assez, soit trop longtemps…
    Avec le temps, notre allaitement est devenu notre « secret », rares sont ceux qui savent qu’il se poursuit, on évite ainsi les jugements inutiles.

  8. Soizic

    Ici c’est l’endormissement au sein (oui, à 11 mois, ENCORE !! Oh, les mauvaises habitudes) et l’occasionnel cododo en cas de nuit compliquée (Haaaan mais chacun son lit !!).

  9. Nausicaa

    Ce billet tombe à pic et il fait du bien ! Un grand merci donc pour ces mots qui font plaisir à lire.

    Nous avons deux beaux garçons de 4 ans et 7 mois. Nous n’avons pas pu imaginer une seule seconde depuis leur naissance, depuis notre rencontre à quelques secondes de leur vie terrestre, de faire autrement que de les allaiter, les porter, les bercer, les materner.

    On ne s’était jamais posé de questions avant… on avait beaucoup « entendu dire ». Puis, il y a l’évidence, notre évidence à nous, celle que nous avons construite avec nos enfants et que nous continuons à construire, finement, avec des remises en question souvent, des doutes parfois…

    Comme cadeau de Noël cette année, la « famille » a eu la bonne idée de nous offrir de « belles critiques » : il paraît qu’on a tout faux, que nos enfants sont mal élevés, que nous les habituons mal et que nous verrons plus tard comme ça va être pire de chez pire.

    On se remet tout juste de ce sympathique retour et après de nombreux questionnements, on continue sans changer notre ligne directrice parce que nous restons intimement persuadés qu’« en étant caressé, cajolé, porté, embrassé, bercé, aimé, l’enfant apprend à caresser, cajoler, embrasser, bercer, il apprend à aimer les autres » (Leboyer, XXème siècle).

    Encore un grand merci pour ce billet !

  10. Sophie

    Faire des choix n’est finalement pas difficile… Ce qui l’est, c’est de les faire accepter aux autres !
    Malgré toute la bienveillance dont ma fille a bénéficié en crèche, on nous a quand même très vivement conseillé de la laisser pleurer à l’endormissement « pour qu’elle comprenne ». Les amis, qui trouvent que nous sommes « esclaves » de notre petite ou qu’elle est « tête de lard » parce qu’elle ne sait pas s’endormir sans être portée ou au sein…
    Autant de qualificatifs qui montrent surtout une chose : notre société n’a rien de très « bébé friendly » !

  11. Je ne suis que trop d’accord ! Quoi que soient les choix que l’on fasse, on recevra des critiques. Je trouve que la maternité et l’éducation des enfants est un des sujets qui portent le + à controverse, surtout de la part des gens qui n’ont pas d’enfant mais ont un avis bien tranché = les pires! 😉
    Mais oui, que l’on allaite pas/peu ou beaucoup, il y aura tj qqun pour dire que c trop/pas assez.
    Ce qui me parait le + important c’est de pouvoir CHOISIR en connaissance de cause, donc avec des informations justes !!! Combien d’allaitements ratés à cause de mauvais conseils, de « je savais pas », de « je croyais que » …
    Donc merci pour ce site (qui devrait être d’utilité publique !)

  12. Gariguette

    Merci Véronique pour cet article, vous êtes bienveillante envers toutes les mamans et ça c’est appréciable.
    Récemment une collègue m’a demandé si je continuais à allaiter mon fils de 7 mois car je n’arrivais pas psychologiquement à arrêter…
    Je lui ai répondu que je continuais parce que j’étais convaincu que c’était ce qu’il y avait de mieux pour mon enfant sur le plan nutritionnel et immunitaire … Elle a fait une moue bizarre en me disant que ça ne le rendait pas autonome…
    Vous en connaissez beaucoup des bébés de 7 mois autonomes (même au biberon)? Je ne pense pas qu’une maman qui n’allaite pas son enfant soit une mauvaise mère, ou que L’on soit une meilleure mère parce qu’on allaite, mais c’est vrai que la méconnaissance entraine des réflexions désagréables des proches, collègues et même du milieu médical dont on se passerait bien.
    J’en profite pour vous demander si vous pouviez publier un post sur l’allaitement et la diversification? Je pense qu’il faut faire les choses simplement introduire les solides en fonction de l’appétit de l’enfant et continuer l’allaitement à la demande. Mais si vous aviez des conseils sur la conciliation des 2, je suis preneuse.

  13. Gariguette

    Merci Véronique pour votre retour rapide 😉

  14. candou

    allaitement est la plus belle chose qui existe sur terre « enfin pour moi »

    j’allaite encore mon fils de 14 mois et compte le faire jusqu’à ce qu’il n’en veulent plus ou que je ne puisse plus; bien sur y a des limites que je m’impose sa rentré en maternel 🙂

    je trouve magnifique quand je vois une femme qui allaite son enfant que ce soit dans la rue au resto ou autre et cela me choque de voir certaines personne choquer lorsque qu’il croise une mère qui allaite et la dévisager comme si elle fessait un strip-tease sa ne choque personne de voir des gens se bécoter devant tous le monde ce tripoter qu’il soit du même sexe ou non!!!

    donc un peut de respect et d’indulgence à l’égard des femmes qui ont choisi d’allaiter il n’y à rien de dégueulasse ces juste une femme qui nourrit son enfant avec ce que la nature lui donne honte à l’humanité d’aujourd’hui qui complexe pour des chose qui non pas lieu d’être mes qui sont pas choquer de voir des femmes les seins à l’air a la télé

  15. Mon fils de 8 mois boit son biberon tout seul ma belle mere me fais culpabiliser car elle ne trouve pas ca normal dapres elle je devrais le lui donner moi meme je suis tres contrariee… Qu’en pensez-vous ?

  16. Lililila

    Oui c’est difficile, mais ce blog m’y aide beaucoup parce qu’il donne une information complète, pertinente, récente. Je le conseillerai non seulement à mon entourage, mais aussi dans mon métier, puisque je suis bibliothécaire.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *