Allaiter et travailler : le témoignage de Virginie

Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail à 100% aux neuf mois de ma fille (mon premier enfant) après un congé maternité et un congé parental de six mois. Nous avons choisi de poursuivre l’allaitement malgré la reprise du travail car notre objectif est le sevrage naturel. Tant que nous ne rencontrons pas de problèmes majeurs, je ne vois pas d’autre raison qui me pousserait à sevrer ma fille. Cela fait donc un mois et demi que cela dure et nous avons trouvé notre rythme.

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai lu attentivement l’ouvrage de Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau sur l’allaitement et la reprise du travail ainsi que le numéro spécial d’Allaiter Aujourd’hui sur le sujet. J’ai pris rendez-vous avec ma consultante en lactation peu avant la reprise pour préparer mon retour au travail. J’ai loué un tire-lait électrique via Grandir Nature, toujours sur les conseils de ma consultante. J’ai tenté de donner des biberons de mon lait à ma fille mais elle n’en a jamais voulu donc j’ai rapidement abandonné me disant -suite à mes lectures- qu’elle l’accepterait le moment venu, ce qui a été le cas. En effet, l’assistante maternelle qui garde ma fille, après divers essais avec diverses tétines, a réussi à lui faire accepter le biberon et depuis tout roule ! Enfin, grâce à la pratique du « cododo » je peux donner les tétées nocturnes encore nombreuses sans me fatiguer et j’arrive ainsi à assurer mes journées de travail.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les premiers jours chez l’assistante maternelle m’ont fait un peu douter -et ont inquiété la nounou également- car ma fille refusait catégoriquement mon lait, mon petit stock de lait a fini très souvent dans l’évier, à mon grand regret. Mais au bout de quinze jours elle a bu son premier biberon complet et j’ai été rassurée. Ce qu’il faut préciser c’est qu’elle tétait énormément à la maison, en soirée et pendant la nuit.

Une autre difficulté est le regard de certaines collègues de travail. Il m’a été difficile d’obtenir ces pauses, quant à les faire accepter ou comprendre, j’ai abandonné. Je n’en parle plus, c’est plus simple.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Le meilleur moment c’est la tétée de retrouvailles après une longue journée de travail, ma fille qui s’arrête de téter, le sein toujours en bouche et qui me sourit c’est un grand bonheur. Un autre moment que j’apprécie c’est quand mon mari vient avec ma fille pendant une de mes pauses pour remplacer le tire-lait par une tétée.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je pense qu’il faut au moins essayer. Évidemment je n’ai  pas des horaires très contraignants, je ne travaille pas de nuit, juste un soir par semaine jusque 22h. Je suis à la maison le week-end et mon mari est très présent également. Nous avons trouvé une assistante maternelle très à l’écoute et qui respecte nos choix. Ce sont, je pense, de très bonnes conditions pour réussir à maintenir l’allaitement. Évidemment, cela implique un peu d’organisation et parfois de l’incompréhension de la part des collègues, mais comparé à ce que cela apporte à mon enfant, il n’y a pas d’hésitation.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referai exactement la même chose !

Vous pouvez retrouver Virginie sur son blog.

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La revue de presse d’A tire d’Ailes (18)

Au cours du dernier mois, voici ce que j’ai repéré pour vous :

- Un bon article sur le thème allaiter et travailler sur le blog Nurselily.

- Un article bien fait en anglais sur l’influence du frein de lèvre sur l’allaitement.

- Une série de vidéos d’allaitement tournées pour la Minute facile M6 par moi-même :-) .

- Une histoire d’allaitement pas à pas.

- Un témoignage beaucoup moins sympa d’une mère sur l’incompréhension de l’allaitement.

- Un article sur l’allaitement d’un bébé d’une autre mère.

- Enfin, la couverture de magazine qui fait polémique

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.

 


 

Implication au travail et allaitement

Vous tirez votre lait au travail, une critique peut arriver rapidement dans la bouche de votre entourage professionnel : vous n’êtes plus impliquée comme avant dans votre travail, vous avez la tête ailleurs !

Essayons de voir ce qu’il en est : tirer votre lait vous demande une ou deux pauses de quinze à vingt minutes, auxquelles vous avez droit et pendant lesquelles vous ne travaillez pas. Quoique je sais que certaines d’entre vous continuent à travailler pendant ce temps… Le reste du temps, vous travaillez !

En quoi cette ou ces pauses vous empêchent d’être impliquées au travail ? Est-ce que les fumeurs sont moins impliqués dans leur travail parce qu’ils prennent des pauses cigarettes (qui elles ne sont pas prévues dans le code du travail…) ?

Au contraire, une étude que j’avais menée avec une collègue il y a quelques années montrait que les femmes interrogées qui poursuivaient l’allaitement après la reprise du travail avaient l’esprit plus tranquille et s’inquiétaient moins au cours de la journée pour leur enfant que celles qui n’allaitaient pas ou plus. Cette étude incluait un échantillon de cinquante mères, ce qui est trop peu pour extrapoler. Ceci étant dit c’est un résultat intéressant.

La peur du milieu professionnel serait-elle liée à l’intrusion sur le lieu de travail d’une problématique jugée intime ?

Comment faire reculer cette idée ? Certainement en vous montrant professionnelle jusqu’au bout des ongles. Soyez correctement habillée en fonction de votre poste, arrivez à l’heure, ne parlez pas de votre enfant en permanence à vos collègues ou pour justifier tout retard ou absence.
Est-ce suffisant ?

J’attends que vous me disiez ce que vous en pensez et comment vous l’avez vécu !

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J’ai besoin de vos témoignages !

En attendant la sortie de mon livre sur allaitement et reprise du travail au mois de mai, je suis en train d’écrire, à la demande des éditions Leduc, un guide de l’allaitement, de la grossesse au sevrage.
J’ai besoin de témoignages d’allaitement de mères sur beaucoup de sujets.

Ce serait vraiment super de faire circuler et d’envoyer les témoignages à allaiteraparis@wanadoo.fr !

Sujets de témoignages dont j’ai besoin :

  • comment avez-vous décidé d’allaiter ou de ne pas allaiter ?
  • quelles sont les raisons qui vous ont fait choisir le biberon ou le sein ?
  • vous êtes-vous préparé à l’allaitement et comment ?
  • comment s’est passé le retour à la maison avec l’allaitement ?
  • comment s’est passée la première tétée ?
  • quel rythme avait votre bébé au sein ?
  • avez-vous connu des difficultés pendant votre allaitement ?
  • Qui vous a aidé ?
  • avez-vous du sevrer sans l’avoir voulu ?
  • quelle place a pris le père auprès du bébé ?
  • étiez-vous inquiète lorsque vous allaitiez, pourquoi ?
  • avez-vous allaité en dehors de chez vous ? Dans quelles situations ? Cela vous a -t-il posé problème ?
  • avez-vous connu un problème de quantité de lait (trop ou pas assez) ?
  • avez-vous utilisé un tire-lait ? Pourquoi comment ?
  • quelle contraception avez-vous choisie en allaitant ?
  • l’allaitement a t-il interféré avec votre sexualité ? Comment ?
  • comment avez-vous sevré ? A quel âge ? Pour quelles raisons ?
  • faisiez-vous du sport en période d’allaitement ?
  • avez-vous allaité un bébé malade ?
  • avez-vous allaité en étant malade ?
  • avez-vous allaité un enfant adopté ?

Je suis preneuse de tout type de témoignage : court ou long, sur d’autres sujets que ceux évoqués ici, …

Lâchez-vous, c’est le moment !!!


 

Allaiter et travailler : le témoignage d’Emilie

Quand mon deuxième garçon est né, il était tout a fait naturel pour moi de l’allaiter. Ayant allaiter mon grand pendant trois mois exclusivement et puis encore deux mois et demi en mixte, je voulais retenter cette expérience avec mon petit deuz.

Les débuts d’allaitement se sont merveilleusement bien passés. J’avais la chance d’avoir un bébé très efficace au sein, il dormait bien, il tétait bien, il était calme. Bref, le rêve. Je pouvais profiter et me reposer pour la bonne poursuite de l’allaitement.

C’est dans cet état d’esprit qu’il a fallu envisager la reprise du travail qui arrivait à grands pas. Pour moi il était hors de question d’arrêter d’allaiter Titouan, tout se passait tellement bien comme ça ! C’est tout naturellement que je me suis dis qu’il fallait que je continue. Je me suis alors renseignée, notamment grâce à vos articles et conseils. Et oui, il était tout a fait possible de concilier travail et allaitement. Si les autres mamans y arrivaient, pourquoi pas moi ?

Je me suis donc « équipée ». Un tire-lait électrique à double pompe, le « Lactaline de Ameda ». Un tire-lait que je recommande. Il est vraiment très pratique, confortable, facilement transportable avec sa sacoche isotherme.

Après quelques « entraînements » j’ai pu réussir a me concocter une petite réserve au congélateur au cas où, rien ne se passait comme prévu. J’avais environ un litre de lait en réserve, ça me rassurait. Quand à Titouan, avant la reprise du travail, je lui ai donné quelques biberons histoire d’être sûre que tout se passe bien pour lui. Il a eu du mal a les prendre, mais a force de lui proposer un peu chaque jour pendant 15 jours, il a finit par les accepter.

Aux trois mois de Titouan je suis retournée au travail. Grande séparation pour nous deux, et malgré tous mes doutes, la première journée c’est très bien passée.

J’avais décidé de ne pas parler à mon patron de l’allaitement et donc de tirer mon lait en dehors des heures de travail. J’étais un peu gênée d’en parler, surtout que mon patron n’est pas forcément très réceptif à ce genre d’initiative. Du coup il fallait que je tire mon lait comme je pouvais le midi sur mon temps de pause déjeuner. J’ai donc pris d’assaut tous les midis la douche de la société, pour m’y enfermer afin d’être tranquille pour tirer mon lait.

Très vite mes collègues se sont demandé. Je leur ai expliqué que j’allaitais toujours mon bébé. Beaucoup n’ont pas compris mes motivations. Je m’en fichais, je n’en parlais pas beaucoup au travail car malheureusement les mentalités n’ont pas encore assez évolué vis à vis de l’allaitement.

Mon rythme de tirages et de tétées c’était :

- Le matin bébé tétait à 7h et je tirais mon lait en même temps sur l’autre sein.

- Le midi, tirage sur les deux seins.

- Le soir, à 18h30 tétée de retrouvailles et tirage sur l’autre sein.

- Puis tétée à volonté après le soir, et tous les jours de congés aussi.

Je travaille à 80% grâce au congé parental et du coup j’ai mes mercredi et vendredi après-midi. Je dois dire que ça m’a aussi beaucoup aidé d’avoir cette coupure pour me reposer et bouder un peu le tire-lait.

Ce que j’ai trouvé le plus difficile dans tout ça c’était le stress de ne pas avoir assez de lait pour le lendemain. Les jours où il m’en manquait un peu je prennais sur mes réserves. J’ai eu une grosse baisse de lait vers ses six mois, où là ça a été très dur et fatiguant. J’ai eu recours à l’homéopathie pour rebooster ma lactation et j’ai tenu en regardant pleins de témoignages et croyant fort que j’allais passer ce cap. Et puis aussi le midi c’était parfois pénible d’aller tirer mon lait au lieu de profiter tranquillement de ma pause, mais je faisais tout ça pas pour n’importe qui et quand j’avais une petite baisse de motivation je regardais mes photos de mes enfants sur mon portable et ça repartait. Et franchement quand je rentrais le soir et que je donnais la tétée de retrouvailles les yeux dans les yeux avec Titouan, ça c’était la plus belle des récompenses !

J’ai commencé à diversifier son alimentation avec des purées à ses cinq mois et demi. Ses besoins en lait ont peu à peu diminué.

Aujourd’hui Titouan a neuf mois et je ne suis pas peu fière de dire qu’il n’a jamais eu un biberon de lait en poudre ! Il est toujours allaité mais bien sûr ses besoins ont beaucoup diminué vu qu’il mange des purées, yaourts, et compotes. Il a un peu près trois tétées par jour et je n’ai plus besoin de tirer mon lait depuis 15 jours car chez la nourrice il a des yaourts à la place des biberons de lait. J’ai rangé mon tire-lait au placard et je dois dire que je commençais à en avoir marre des tirages du midi.

Par ce témoignage je voulais dire aux mamans que l’allaitement et le travail sont parfaitement compatibles. Bien que ça nous paraisse impossible avec tous les obstacles, je veux vous dire que ça vaut le coup de tenter l’expérience. Et aussi que l’allaitement long n’est ni pervers ni malsain pour tous les gens qui pensent le contraire. C’est juste une belle histoire de tendresse et d’amour entre une maman et son bébé.

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Intervention sur Allaitement et Travail

Je vous relaie aujourd’hui une information.

J’interviens pour le groupe LLL Réseau pour l’allaitement de Montrouge sur le thème Allaitement et Travail le samedi 26 mai à 14h30.

L’organisatrice m’a signalé qu’il reste des places alors n’hésitez pas à vous inscrire si vous souhaitez m’entendre sur ce thème !

J’aurai plaisir à vous y rencontrer !


 

Allaiter et travailler : le témoignage de Solyane

Au regard de tous vos jolis témoignages, j’ai eu aussi l’envie de vous faire part de ma propre expérience, et vous dire que la reprise d’une activité professionnelle est tout à faire compatible avec un allaitement maternel.

Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je suis l’heureuse maman de quatre enfants (7 ans, 5 ans, 2 ans et 8 mois). Grâce aux conseils avisés de la PMI et de La Leche League, j’ai allaité ma fille, Mya, pendant 13 mois (âgée aujourd’hui de 2 ans), et je continue d’allaiter le petit dernier, Floris, 8 mois. Pour info, j’ai repris mon activité professionnelle lorsque Mya a eu 10 mois, et Floris 4,5 mois. Ma motivation de perdurer l’allaitement à la reprise du travail était telle que rien ni personne ne pouvait m’en dissuader, d’une manière ou d’une autre (pression familiale, médicale). En effet, donner son lait signifie pour moi une preuve d’amour supplémentaire qui se traduit par : une relation unique avec son bébé, un regard complice pendant la tétée, des anticorps pour échapper aux  maux des collectivités ; bref, du bonheur à volonté !

Comment vous êtes-vous organisée ?

Une réduction du temps de travail accordée dans le cadre d’un congé d’allaitement (qui est aussi un droit au Luxembourg), me permet de passer plus de temps avec mon enfant, matin et soir. Il faut préciser que je travaille à plus d’une heure et demi de mon domicile (soit trois heures de trajets par jour).

L’organisation de la journée est rythmée de la façon suivante : tétée le matin d’un sein (couplée avec tirage de lait à l’autre sein), tirage de lait entre midi et vers 16h30 au bureau (soit 400 ml au total, en moyenne), tétée de retrouvailles vers 18h30, ainsi que tout au long de la soirée (à volonté) jusqu’au coucher (vers 23h30). Soit environ sept tétées par jour.
Mon service m’a donné libre accès à l’infirmerie pendant la pause déjeuner. Je dispose donc de trente minutes pour tirer mon lait dans de bonnes conditions – sans la crainte de voir quelqu’un débarquer dans la salle pour une réunion ! – et nettoyer les accessoires dans la cuisine de proximité. Je place alors le lait au frigo, le transporte le soir dans une boite isotherme, puis le donne à la crèche pour le lendemain. La chaîne du froid est ainsi bien respectée. Si jamais il reste du lait que Floris n’a pas bu, je le donne à ma fille dans un biberon.

J’utilise un tire-lait électrique à double-pompage, pratique (léger, discret) et facile d’entretien et d’utilisation. Par ailleurs, Grandir-Nature, chez qui je me suis procurée ce tire-lait, est à l’écoute du moindre problème (remplacement d’accessoires abîmés, conseils en cas de doutes), et fait en sorte de régler la situation très rapidement.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

A la reprise du travail, la principale difficulté a été de faire face à une certaine fatigue. Floris, qui venait tout juste de commencer à faire ses nuits, a quelquefois dérogé à cette règle, ce qui m’a valu des réveils difficiles et des cernes sous les yeux !
D’autre part, une épreuve très douloureuse a failli compromettre tous mes projets : j’ai attrapé deux mastites (Mya a 6 mois, Floris à 3,5 mois), survenues sans signes avant-gardistes. Il est alors indispensable de consulter rapidement un médecin qui vous administrera un traitement adapté (antibiotiques), et d’être déterminée, motivée et soutenue (par un cercle familial, des associations spécialisées qui vous apporteront toutes les réponses à vos questions, vos doutes).
Enfin, le revers de la médaille de l’allaitement est la disponibilité, si rare avec quatre enfants à la maison ! Heureusement, je peux compter sur mon mari pour les bains, les devoirs, gérer les disputes, ainsi que les tâches ménagères.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Tous les moments passés à donner le sein sont des moments privilégiés et merveilleux. Si je devais en choisir un en particulier, ce serait celui de la tétée câlins, réconfort ; celui où votre bébé ne vous réclame pas uniquement parce qu’il a faim, mais parce qu’il recherche le contact, le toucher, votre odeur, … La tétée retrouvailles n’est pas mal non plus : bébé se jette sur votre sein, goulument, dès qu’il vous voit passer le pas de votre porte !
Allaiter son bébé n’est donc pas que synonyme de tétées nourricières. Cela englobe aussi la notion de maternage, et un sentiment d’exclusivité.

Ce serait à refaire, referiez-vous le même choix ? Que changeriez-vous ?

La question ne se pose plus, vu que je ne peux plus avoir d’enfant ! Néanmoins, je regrette profondément de ne pas avoir tenté l’aventure de l’allaitement pour mes deux premiers garçons, ayant subi – à l’époque – la pression des dictats familiaux (j’ignorais alors tout de cette philosophie de la vie, et obéissais sans me poser de questions outre mesure).

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Dans tous les cas, je conseillerais aux futures mamans qui hésitent encore, de considérer l’allaitement au travail comme un pur plaisir, et non comme une contrainte. Prendre le temps de penser à son bébé pendant la pause déjeuner, tout en tirant son lait, n’est pas insurmontable : imaginez-le en train de manger, de dormir, de sourire, de téter à grandes gorgées, et vous éprouverez alors un pur moment de bonheur.

Courage !!

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La revue de presse d’A tire d’Ailes (17)

Au cours du dernier mois, voici ce que j’ai repéré pour vous :

- Une interview en anglais d’une collègue consultante en lactation sur les salles d’allaitement.

Céline Dion :  » Impossible de passer à côté de l’allaitement de ses jumeaux, qui décidera de la grandeur de ses bustiers et de ses décolletés. Une démonstration de conciliation travail-famille éloquente ».

- Un bon article d’En aparté sur la conciliation vie familiale / vie professionnelle.

- Une étude qui montre que les enfants nourris à la demande ont un QI plus élevé.

- Un premier prix pour une photo d’allaitement… particulière.

- De très bons conseils (en anglais) pour préparer votre rendez-vous avec une consultante en lactation.

- Un article qui fait des vagues sur le possibilité d’allaiter de l’homme.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.


 

Le point sur les pics de croissance

Lorsque l’on se promène sur les forums, les blogs, que l’on va dans les réunions sur l’allaitement, on entend souvent parler de pic de croissance. On donne même souvent des âges : 3 semaines, 6 semaines, 3 mois,…

Qu’est-ce qu’un pic de croissance ? De temps en temps, certains bébés (pas tous !) se mettent à téter en continu pendant 24 à 48 heures, parfois trois jours, jamais plus. Impossible de retirer votre bébé du sein et encore moins de le poser, il ne veut que téter. Et pourtant, il va bien, souille correctement ses couches, n’a pas l’air de souffrir. Cela passe comme c’est venu, d’un coup.

Quand on ne sait pas que certains bébés peuvent avoir de tels épisodes, c’est assez angoissant pour la mère qui a souvent peur de ne plus avoir de lait et que son bébé tète ainsi parce qu’il meure de faim !

Pendant longtemps, on a expliqué ces épisodes par un besoin accru de lait du bébé. Ces tétées fréquentes auraient contribué à augmenter la production de lait.
On sait aujourd’hui que la quantité de lait bue par le bébé est la même entre un mois et six mois et qu’elle n’augmente pas spécialement à la suite de ces épisodes.
Alors pourquoi certains bébés font-ils cela ?

Nous n’avons pas de réponse définitive. L’hypothèse qui semble la plus probable, c’est que le bébé régresse avant une grande acquisition. Les enfants plus grands le font souvent avant de commencer à marcher ou à parler par exemple. Chez un bébé, ces grandes acquisitions sont moins visibles mais le cerveau du bébé a une activité intense ! Ces tétées non-stop seraient donc une prise d’élan vers un gros progrès.

Plutôt que des pics de croissance, on pourrait appeler ces épisodes des jours de pointe. Cela correspondrait mieux à la réalité.

En pratique, comment y faire face ? Si vous êtes chez vous, la meilleure des solutions est d’en prendre son parti, de vous installer confortablement dans votre canapé et d’en profiter pour avancer votre roman ou de regarder les DVD que vous n’avez pas eu le temps de voir depuis la fin de votre grossesse.

Si vous travaillez, la situation se complique… Votre bébé a du mal à vous quitter ces jours là, il a besoin d’être beaucoup porté par la personne qui le garde. De longues promenades peuvent être une solution mais ce n’est pas toujours possible, surtout si votre bébé est gardé en crèche. N’hésitez pas à expliquer ce qui se passe à la personne qui s’occupe de votre bébé, en lui précisant que c’est passager.
Quand vous retrouvez votre bébé, il veut téter en continu. Comme c’est très passager, là encore, laissez-vous faire. Il est beaucoup plus simple d’accepter et d’attendre que ça passe, plutôt que de s’épuiser à essayer de poser un bébé qui refuse.

Attention, si votre bébé veut téter en continu pendant plus de trois jours, ou qu’il ne souille pas bien ses couches, qu’il a l’air de souffrir, ce n’est pas un jour de pointe, et il vaut mieux consulter.

Et vous, avez-eu à faire face à ces jours de pointe ? Comment avez-vous fait ?

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Allaiter et travailler : le témoignage de Florence

Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’allaite toujours ma petite fille de 14 mois.

J’ai décidé d’allaiter le jour où elle est née. C’est devenu évident pour moi dès la première tétée.

J’ai rencontré les premières difficultés à la maternité lorsque le personnel médical m’a affirmé que je n’avais pas assez de lait car ma fille perdait trop de poids (en réalité on m’avait conseillé de ne la laisser téter que toutes les trois heures, ce qui était probablement la cause de cette perte de poids). Heureusement, une fois revenue à la maison, j’ai allaité à la demande et n’ai jamais eu besoin de lui donner un autre lait.

A ma reprise du travail, ma fille avait 6 mois et j’ai décidé de continuer à l’allaiter. Je ne me voyais pas arrêter ce qui semblait nous convenir à toutes les deux. J’ai donc décidé de tirer mon lait deux fois par jour au travail, dans les toilettes (avec le Medela Freestyle et une brassière d’allaitement). J’avais fait des stocks de mon lait que j’avais congelés.

Comment vous êtes-vous organisée ?

A ce jour, ma fille est diversifiée et nous fonctionnons toujours de la même façon. Je donne le lait que je tire à la nounou et elle le donne à ma fille en mon absence. Je lui ai également laissé un peu de mon lait congelé, au cas où.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les principales difficultés ont surtout été causées par de mauvais conseils donnés à la maternité et aussi quelques conseils décourageants avant la reprise du travail (« tu n’auras jamais assez de lait », « à ta place je ne pourrais jamais », etc.). Ma fille a également refusé le biberon pendant une semaine et demie à ma reprise du travail (sa façon à elle de dire qu’elle préférait que je sois là, je suppose).

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments ? Disons que je suis toujours en plein dedans ! Les moments de tétée avec ma fille, le fait de pouvoir la nourrir n’importe où et très facilement, la proximité de l’allaitement et le fait de savoir que mon lait est parfaitement adapté à mon enfant.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Aux mamans qui doivent faire un choix à la reprise du travail, je dis toujours que c’est possible de continuer à allaiter si elles en ont envie, que le sevrage n’est pas une fatalité mais qu’il n’y a pas non plus de honte à vouloir arrêter si l’on trouve cela trop contraignant. A chacune de voir.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Mais pour ma part, si c’était à refaire, je recommencerais !

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