concilier allaitement et travailJe suis complètement passionnée par l’allaitement et souhaite partager mon expérience ! Ce n’était pourtant pas gagné, avant d’être enceinte je ne souhaitais pas vraiment allaiter, une fois enceinte j’ai voulu essayer et ainsi de suite … Mon petit bout a maintenant 8 mois, je l’allaite encore et çà se passe très bien !

A 3 mois je n’avais pas repris le travail mais mon bébé a commencé à aller à la crèche en accueil occasionnel. Très compliqué car le personnel de la crèche me mettait la pression pour que je lui donne des biberons à la maison afin « de l’habituer« . Au départ j’ai donc essayé de tirer mon lait (m’y reprendre en 3 fois pour faire 120 ml merci…), lait qui finissait à la poubelle car il n’en voulait pas, ni à la maison ni à la crèche. Petit bonhomme se jetait donc sur mon sein lorsque je le récupérais.

J’ai rapidement arrêté de tirer mon lait car je produisais moins et une super sage femme consultante en lactation m’a conseillé de tout simplement faire confiance à mon bébé, qui de toute façon ne se laissera pas mourir de faim! C’est ce que j’ai fait, en disant à la crèche de lui donner du lait maternisé et je leur disais qu’à la maison il buvait bien (alors que je ne lui en donnais pas à la maison mais au moins elles ne me mettaient plus la pression). Seule une personne très gentille a trouvé le truc pour qu’il mange : lui donner à la petite cuillère! Et oui c’est long mais ça a marché.

A 4 mois nous avons commencé à intégrer les petits pots donc à la crèche il prenait le solide et je lui donnais le sein lorsque je le récupérais. Parfois il buvait un peu au biberon parce qu’il avait faim tout simplement.
A 5 mois et demi nous avons commencé l’adaptation chez la nounou avant ma reprise à temps plein. Et tout s’est bien déroulé! Elle tenait à lui donner du lait au biberon et il a accepté sans difficulté, elle s’étonne toujours de le voir peu boire la plupart du temps mais je ne suis pas du tout inquiète.

Aujourd’hui il a presque 8 mois, cela fait donc 2 mois que j’ai repris et je ne pense toujours pas arrêter l’allaitement. Le matin c’est petit dej au lit, au sein. Le midi chez la nounou il prend un repas normal avec légumes et un yaourt en dessert. Pour le goûter il a une compote et elle lui donne un biberon qu’il prend, ou pas ! Et après lorsque je le retrouve il a une tétée en rentrant puis le soir, complétée si besoin d’un peu de purée. Et le we c’est pareil pour les plats solides mais je lui propose le sein avant chaque repas.

Il grandit et il y a des moments où il n’en veut pas, je ne me prends pas la tête j’écoute ses envies et ses besoins et ça se passe très bien comme ça ! Il y a d’autres moments où il ne va pas vouloir autre chose que le sein. Là c’était les vacances et nous avons bien profité, bizarrement je reprends demain et aujourd’hui il a un peu moins voulu téter…

Mon bilan est de ne pas écouter les « conseils » de ceux qui veulent qu’on leur facilite la tâche ! Ne pas chercher à donner le biberon à la maison pour l’habituer, faire confiance à bébé qui saura très bien reconnaître ce dont il a besoin le moment venu… Ne pas chercher non plus à lui faire prendre le sein à tout prix, l’allaitement doit rester un plaisir pour tous les deux !

Articles en rapport :

 

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois (et un peu plus 😉 ) :

– Un témoignage : Pourquoi les bébés africains ne pleurent pas.

– Des vidéos :

  • 1925 pesée avant après la tétée pour évaluer ce que bebe prend au sein, a t’on vraiment évolué ? Film muet, sous forme de fiction, d’enseignement et de diffusion des principes élémentaires de puériculture, en neuf leçons, composé par le docteur Louis DEVRAIGNE chef de la maternité de l’hôpital Lariboisière.
  • Une magnifique histoire de lactation induite !
  • Compte-rendu : Un grand pas pour l’évolution, le lien maternel.
  • Et si les hommes allaitaient au travail ?
  • De l’aluminium en grande quantité dans les préparations pour nourrissons. Je rappelle que le terme « lait maternisé » est interdit par la loi en France.
  • Une très belle vidéo de Jack Newman.
  • Un excellent court métrage, à montrer à toutes les futures mamans !
  • Première tétée de petits lionceaux et celle de petits lapereaux.
  • Cette vidéo vous montre comment utiliser la BN. Un consultant en lactation suggère d’essayer quand votre bébé est détendu et présentant un contact cutané pour aider le bébé à trouver votre sein. Certaines mères disent que l’utilisation de la BN leur a donné plus de confiance. La vidéo montre un bébé qui trouve le sein par lui-même, le prend en bouche et commence à se nourrir. Ce contenu a été produit en collaboration avec l’association Australienne de l’allaitement maternel (aba).

– Des articles :

  • Quand vous inquiéter des selles vertes de votre bébé ?
  • Une Barbie qui allaite pour lutter contre les préjugés.
  • Les différentes positions d’allaitement.
  • Les biberons qui tuent : le scandale demeure
  • À New York, un club de motardes s’est engagé auprès de la seule banque de lait de maternité de la ville pour livrer des dizaines de litres de lait aux bébés malades ou prématurés.
  • Confusion sein/tétine.
  • Allaitement: tirer son lait gagne en popularité.
  • De la succion intra-utérine à l’allaitement, quel continuum ?
  • Un mannequin s’insurge contre ceux qui estiment que l’allaitement doit être caché.
  • Toutes ces femmes anormales.

– Des études :

  • Poids à la naissance: parfois long à reprendre.
  • Les soins maternels de type kangourou aident les bébés prématurés à s’épanouir 20 ans plus tard.
  • Des données probantes appuient l’utilisation du contact peau à peau précoce pour promouvoir l’allaitement maternel.  » Une revue Cochrane !
  • L’ostéopathie couplée à une consultation en lactation est efficace pour résoudre les difficultés de succion.
  • Galactogil° : arrêt de commercialisation bienvenu.

– On termine avec un graffiti à Barcelone :

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

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Aujourd’hui même, ce blog a 8 ans.

Soit :

  • 401 articles publiés.
  • 12 055 commentaires.

Autant vous dire que c’est vous qui faites la richesse de ce blog, au travers de vos témoignages et de vos commentaires.

Je suis très heureuse de pouvoir continuer à répondre à vos questions sur l’allaitement et la reprise du travail.

Si vous souhaitez me voir aborder certains sujets, n’hésitez pas à me les soumettre.

Et c’est parti pour une nouvelle année pour A tire d’Ailes !

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Le 4 septembre 2016 :

Je suis sage femme de profession et jeune maman d’un petit bout de 2 mois et demi que j’allaite. Je souhaite continuer l’aventure jusqu’à ses 6 mois mais bien entendu, je reprends le travail avant, d’ici 1 mois, j’ai donc prévu de tirer mon lait malgré les gardes de 12h, de jour, de nuit, les accouchements inopinés et toutes les autres contraintes que toutes les femmes rencontrent (le premier challenge étant de trouver une nounou qui accepte, la plupart ayant peur de ne pas avoir assez de lait ou que le bébé refuse le biberon).
Car même si je suis du milieu et qu’on pourrait croire que j’aurai le soutien de mes collègues, je ne suis pas sûre que ce soit le cas. D’autant plus que je travaille dans une petite maternité et que je suis seule en suite de couche ou salle de naissance, donc en cas d’urgence impossible de se faire remplacer. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai pris 3 semaines de congé supplémentaires (c’est peu mais je sais que ça peut faire toute la différence) et ai modifié mon planning avec l’accord de ma cadre pour ne faire que des jours (et au maximum en suite de couches car moins d’urgences donc plus simple de s’organiser) pendant au moins le premier mois qui suit ma reprise.

Et j’ai commencé à faire des réserves :
J’ai de la chance car Milo a commencé très tôt à faire ses nuits, 5 à 6h dès la fin du premier mois, 7 à 8h avant la fin du deuxième, entre 8h30 et 9h30 maintenant. Très vite je me suis retrouvée avec les seins pleins au réveil et Milo qui refusait catégoriquement de téter sur le deuxième.
D’autant plus que mon petit père a eu beaucoup de coliques, je m’arrangeais donc pour qu’il tète sur un sein au maximum pour avoir le gras du lait et pas trop le lactose de début de tétée. J’ai tiré quelques fois dès la fin du premier mois mais plus pour soulager le deuxième sein quand celui ci était trop plein (bien entendu je ne jetais rien et congelais tout !). Depuis ses deux mois (1 mois et demi avant ma reprise), je tire systématiquement sur le deuxième sein après la tétée du matin et je congèle le lait ainsi tiré (60 à 90 ml à gauche, jusqu’à 140 ml à droite ! Et pourtant, quand c’est Milo qui tète, je suis quasi sûre qu’il prend autant d’un côté que de l’autre^^).

Je n’ai plus cette impression de seins très pleins au réveil car mon corps a du s’habituer aux longues nuits sans tétées mais je constitue ainsi j’espère de bonnes réserves pour allaiter Milo jusqu’à noël (ses 6 mois)! Aujourd’hui, Milo fait 4 tétées par 24h. A la reprise du travail, je me dis qu’entre les 100 ml que je tire le matin, si je tire 100 à 150 ml de plus 2 fois par jour, on devrait y arriver en gardant tétée du matin et du soir.
Et puis il observe déjà l’air très intéressé tout ce que nous mettons à la bouche, j’ai donc bon espoir qu’il démarre la diversification alimentaire peu de temps après ma reprise, ce qui permettra de palier à une éventuelle baisse de lactation.

J’ai acheté un tire-lait Medela Swing simple pompage que je dois recevoir en début de semaine prochaine, je vais pouvoir rendre le tire lait en location que j’avais pris pour tester mais que je trouve peu pratique (alors qu’il est sensé être portatif. Il s’agit du modèle Calypso de la marque Ardo).

Le 11 novembre 2016 :

J’ai repris le travail le 5 octobre, d’abord seulement mon activité libérale, puis les gardes à partir du 18 octobre (j’ai une double activité : temps plein en garde de 12h et 1 jour et demi de libéral par semaine en plus). Beaucoup d’inquiétude au début : à celle de laisser mon cheridou pour la première fois, s’ajoutait celle de ne pas trouver le temps de tirer ou de ne pas tirer assez… Et ça a été le cas les premiers jours.

Alors que pour tester le biberon, j’arrivais à tirer 120 ml sur 1 seul sein en pleine journée, je n’arrivais à tirer que 80-90 ml sur les deux seins au travail, 2 fois dans la journée, parfois 3 fois…Heureusement, j’avais des réserves et je tirais toujours 140-150 ml le matin. Ce qui au final était suffisant pour mini shrek, mon petit glouton (surnom qu’il a gagné au moment de sa poussée de croissance des 3 mois… Il n’avait jamais réclamé autant, pas même à la naissance ou les premières semaines…) !
Mais rapidement, dès la fin de la première semaine de reprise des gardes, j’ai eu cette impression d’avoir moins de lait et que cela ne suffisait plus à Milo (d’autant plus que lui grandit..) : il prenait de nouveau les 2 seins, s’énervait au sein le soir parce qu’il était fatigué (ce qui au final rendait les tétées stressantes pour tous les 2 alors que cela devait rester un plaisir) et dormait moins longtemps la nuit se réveillant de plus en plus tôt.

Au début de la reprise, Milo buvait un seul sein le matin, les deux le soir, et il buvait 120 à 130 ml 2 fois par jour. Au bout de 15 jours, il prenait les deux seins matin et soir (donc impossible de tirer), et prenait 130 à 140 ml parfois 3 fois dans la journée, avec des réveils à 4h du matin… J’avoue que j’ai failli baisser les bras même si cela me rendait très triste d’arrêter.
Mais une super collègue m’a remotivée (après tout, j’ai plein de réserve si jamais je ne tire pas assez, et puis il vaut toujours mieux donner un peu de lait maternel quitte à compléter avec du lait artificiel par la suite), une autre surveillait l’heure pour me « brancher » en double pompage avec le tire-lait Medela du service (ce qui m’a permis de tirer plus rapidement et plus en quantité), et malgré un début de mastite (heureusement endigué à temps) le moral est reparti. Entre tisane d’allaitement et homéopathie, je me suis remise à tirer jusqu’à 140 ml sur les 2 seins la journée et en parallèle nous avons diversifié Milo à 4 mois et demi (il y a une semaine) qui a adoré les purées cuisinées par papa et maman.

Aujourd’hui Milo prend les 2 seins le matin, purée maison à midi + 120 ml de lait maternel, 150 ml de lait maternel à 17h et de nouveaux les 2 seins après son bain le soir pour s’endormir. Et il dort jusqu’à 6h-6h30 le lendemain matin ! Je tire 2 fois par jour, parfois 140 ml parfois seulement 60 ml, c’est très aléatoire. Quand il n’y a pas assez au frigo on décongèle ce qu’il faut en complément (pour le moment ce n’est pas arrivé souvent). Quand je ne suis pas là, c’est ou papa ou la nounou qui donne le biberon, et pour le moment cela c’est toujours bien passé avec les deux.
D’ici 3 semaines on pense commencer les fruits à 17h et avant introduire peut-être un peu de purée de légumes le soir, mais cela semble plus compliqué parce qu’il est souvent fatigué.

Pour le moment ça roule comme ça et c’est très bien. Je ne sais en revanche pas combien de temps cela va durer car on m’a diagnostiqué une thyroïdite cette semaine. Étant en hyperthyroïdie, j’ai perdu 6kg en un mois depuis la reprise, alors que j’avais déjà perdu tous mes kilos de grossesse (et que je ne suis pas bien grosse à la base, avec mes 56kg pour 1m60… 50kg maintenant). C’est surtout mon conjoint qui est inquiet car il me voit maigrir à vu d’œil et trouve que l’allaitement me fatigue même s’il me soutient à 100% dans mes choix, que je poursuive ou que j’arrête. Et heureusement d’ailleurs parce qu’il est essentiel pour moi de pouvoir me reposer sur lui en ce moment. J’aimerais continuer de façon exclusive encore jusqu’au 24 novembre (les 5 mois de mon cheridou) puis diminuer progressivement jusqu’à Noël, de façon à ce que la transition se fasse en douceur. Je pourrais je pense garder les tétées matin et soir en arrêtant de tirer la journée. La difficulté sera de lui donner moi même le biberon quand je suis avec lui, alors que c’est tellement plus simple et plus pratique de donner le sein ! Mais malheureusement toute bonne chose a une fin !

En tout cas si c’était refaire je recommencerais sans hésiter. C’est vraiment un plaisirs de mettre son enfant au sein, de faire ce don de soi et d’avoir cette relation extraordinaire et inexplicable avec son bébé. Malgré les difficultés et les doutes, je ne regrette absolument pas mon choix !

Le 15 décembre 2016 :

Peu de temps après vous avoir écrit, Milo a commencé une grève du sein le soir, pendant quelques temps, il a donc pris le biberon et moi je tirais à la place.
Le 17/11 on a introduit le premier bib de lait artificiel en complément du sein et on a diversifié purée le soir et fruits à 17h cette même semaine. Puis, alors que je devais reprendre les nuits et donc arrêter de tirer la journée, j’ai été arrêté 1 semaine par rapport à ma thyroïde et j’ai pu de nouveau le mettre au sein à chaque tétée ce qui m’a permis de tenir de façon quasi exclusive jusqu’au 30/11 !

Depuis aujourd’hui je ne donne le sein que le matin, et je sens bien que ça ne va pas durer mais ça ne me rend pas triste car c’est Milo qui a choisi. C’est lui qui a réclamé à être diversifié parce qu’il avait faim et se réveillait à 4h le matin, lui qui a décidé que le sein le soir c’était trop difficile, encore lui qui maintenant nous fait comprendre qu’il est trop grand pour le biberon et qu’il veut boire comme un grand à la tasse !
En tant que professionnel, cela va à l’encontre de ce qu’on nous apprend mais j’ai compris qu’il fallait savoir faire confiance à nos enfants et les écouter, parce qu’au final il savent souvent mieux que nous ce dont ils ont besoin !

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retour au travailAujourd’hui, je reçois Clémence, du cabinet Become.
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  • Bonjour Clémence, tu es coach et tu accompagnes les personnes qui veulent changer d’orientation professionnelle mais aussi les femmes qui reprennent un travail à l’issue de leur congé maternité. Que proposes-tu à ces femmes ?

Je propose des ateliers en ligne en petits groupes.
C’est un format type Google Hangout, très convivial qui permet à la fois de visualiser un support de cours et de se voir toutes. Comme c’est en ligne, aucun déplacement à prévoir. L’idée était de ne pas ajouter de contrainte aux mamans déjà bien occupées tout en gardant les échanges directs !
C’est un cycle de formation en 3 étapes sur 3 moments spécifiques : Grossesse, Congé maternité et Retour de congé maternité.
Par exemple au cours de l’atelier sur le retour de congé maternité vous apprenez à mieux communiquer vos choix, à améliorer votre organisation et à trouver les leviers de développement de votre carrière.
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  • Beaucoup de femmes changent d’orientation professionnelle à l’arrivée d’un enfant, que peux-tu leur conseiller ?

De prendre le temps et de se faire accompagner.
Je l’ai vécu moi-même car j’ai créé mon cabinet de coaching et de formation à la naissance de mon premier enfant.
Après dix années en tant que Responsable RH en entreprise en tant que salariée, créer sa société n’était pas évident.
Sans accompagnement je ne me serais peut être pas lancée, j’aurais peut être baissé les bras rapidement ou perdu du temps sur certaines démarches.

Ma recommandation est de pouvoir bénéficier d’un regard extérieur bienveillant et/ou susceptible de vous donner des conseils avisés tout en vous encourageant dans votre démarche : cela peut-être un coach bien sûr mais aussi, tout simplement une amie, son conjoint, un mentor, un.e ancien.ne collègue.
Qu’il s’agisse de vous mettre à votre compte, de changer de secteur ou de type de métier, il me semble crucial de prendre le temps de bien formaliser votre projet , de comprendre vos forces et d’appréhender les codes de l’univers que vous souhaitez rejoindre.
C’est tout à fait compatible avec l’arrivée d’un enfant, tant que nous sommes bien préparées !
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  • Ce n’est pas toujours facile de retrouver sa place au travail après un congé maternité, que conseilles-tu aux femmes pour qu’elles ne soient pas mises à l’écart ?

C’est effectivement un moment dans sa carrière très déstabilisant car beaucoup ont le sentiment de devoir refaire leur preuve, d’avoir tout oublié et parfois d’avoir été complètement oubliée !
Du côté de l’entreprise, pour pallier votre absence, les personnes ont dû faire sans vous ou vous ont remplacée. Les managers, pris eux-mêmes dans les urgences du quotidien, n’ont pas toujours la visibilité sur votre date exacte de retour et l’anticipent donc rarement.
Ma recommandation est donc de garder un minimum de contact pendant votre congé maternité. L’idée est de trouver le bon dosage pour soi pour donner des nouvelles et en prendre tout en respectant ce temps de pause si particulier qu’est le congé maternité.
Rappeler votre motivation avant votre départ et quelques semaines avant de rentrer, faire un point téléphonique avec votre hiérarchie et ou votre RH, trouver une relation de confiance pour suivre les évolutions de l’organisation sont des éléments qui permettent de ne pas vous sentir totalement perdue en arrivant le premier jour.
..

  • Penses-tu que l’allaitement soit une problématique particulière pour le retour au travail ?

Je viens d’animer des ateliers spécifiques lors d’une journée organisée pour les 6 ans de Mum-to-be party et le sujet de l’allaitement est très souvent revenu.
Les femmes ne savaient pas si elles allaient pouvoir continuer sereinement et craignaient de devoir faire un choix !
De mon point de vue, la femme est prise entre différentes injonctions sociétales : un allaitement exclusif jusqu’aux 6 mois de l’enfant et la reprise du travail 10 semaines après l’accouchement.
Des lois existent qui protègent et favorisent l’allaitement maternel après le retour en entreprise mais dans la réalité toutes les entreprises concernées n’ont pas fait les démarches nécessaires surtout si la question ne s’est jamais posée avant.
Le sujet de l’allaitement vient s’ajouter à la liste d’interrogations qui assaillent la femme avant son retour au travail et cela peut paraître compliqué d’en parler.
Il me semble cependant que plus vous réussirez à en discuter avec votre employeur pour connaître comment cela se passe si vous devez tirer votre lait, comment s’organiser au mieux pour que tout le monde y trouve son compte, plus vous serez en mesure de vous y préparer.
Je ne peux que recommander ton blog est particulièrement riche sur tous les bons conseils pour continuer à allaiter tout en retravaillant !
..

  • Qu’as-tu envie de dire à toutes ces femmes qui reprennent le travail ?

De faire preuve de compassion envers elle-mêmes, elles ont vécu un bouleversement physique, hormonal, psychique et se sentent encore parfois dans l’œil du cyclone .
Que cela prenne un peu de temps pour retrouver ses marques est tout à fait normal .
En revanche si après plusieurs semaines, vous avez un sentiment de n’y arriver nul part, de solitude, d’épuisement, n’hésitez pas à en parler autour de vous, à vous faire aider au maximum.
Cela ne fera pas de vous une moins bonne maman ni une moins bonne professionnelle, bien au contraire !
Chouchoutez-vous et faites-vous chouchouter ! 😉
Et faites vous confiance, cette pause vous a aussi permis de développer d’autres compétences, de prendre du recul et vous allez très vite reprendre vos marques ou parfois, avoir envie d’en créer de nouvelles !

Merci Clémence !

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tire-allaitementMon petit garçon est né le 28 juin avec 3 semaines d’avance. Ce n’est pas grand-chose, mais pour nous ça a compté. Moi qui rêvait d’un accouchement naturel –l’idée d’accoucher à la maison m’a souvent traversée l’esprit- sans péridurale, à terme, avec une première mise au sein à la demande, j’ai mis quelques idéaux de côté.
Nous arrivons à la mat’ suite à une fissure de la poche des eaux à 20h.
Positive au test du streptocoque B, je suis déclenchée à midi le lendemain et accouche finalement le surlendemain à 1h. Mon petit bonhomme doit avoir un prélèvement dans l’estomac avant même la première tétée (toujours à cause du streptocoque).

Si bébé cherche le sein dès le peau à peau, lors de la deuxième tétée, l’équipe soignante de la maternité remarque qu’il ne prend pas bien le sein. Après de multiples raisons évoquées (seins trop gros ou trop tendus, bébé fainéant…), c’est celle du frein de langue trop court qui est retenu. Il lui est donc coupé.

Néanmoins, dans la recherche de cause de la mauvaise prise du sein –qui met plusieurs jours- on me propose un bout de sein pour plus de confort. Aaaaah ! –lire un soulagement !- Oui ! Merci ! Mais non ! Mauvaise idée, bien sûr ! Car nous rentrons à la maison avec des tétées complètes munies du bout de sein. Ce qui doit arriver arrive : lactation moins bien stimulée, bébé reçoit moins de lait et se met en mode « économie d’énergie » (nous qui croyons alors qu’il commence à faire ses nuits !) et donc zéro prise de poids.

Pas de panique, il suffit d’enlever le bout de sein au milieu de la tétée pour re-stimuler la lactation ! Pas si simple quand petit roudoudou ne prend pas bien le sein. Dans ces heures un peu sombres de doutes et de culpabili… -quoi ? Ce fameux sentiment de parent qui naît en même que les enfants et fait le yoyo avec nos nerfs : la culpabilisation !-, nous rencontrons notre première lumière : Adeline, sage-femme et consultante en lactation, nous propose de donner un complément de lait tiré au biberon. Et toujours à la demande, bien entendu. Petit biboundet n’a que 3 semaines et c’est risqué parce que le tire-lait ne stimule jamais aussi bien que la succion de bébé et la lactation n’est au « top » qu’à partir d’un mois ½ environ. Mais on tente le coup et, pendant quelques jours, on jongle entre tétées, tirages de lait, biberons.

Et ça marche ! Petit chouchou reprend du poids et Papa – Maman reprennent des couleurs ! Mais deuxième descente dans les montagnes russes des émotions : notre sage-femme libérale, Laurence, nous dit –de manière très zen. Toujours !- que notre petit loulou boit autant de lait par le biberon que la moyenne qu’il est « censé » prendre à son âge. Peut-être ne prend-il pas grand-chose à mon sein.
Et c’est quoi la suite ?

C’est d’abord un épisode horrible de super-alternance pour stimuler à fond la lactation, que je n’ai pas du tout réussi.
La suite commence surtout par un dimanche midi : supermarché du coin, dernier jogging propre dans lequel je rentre, cheveux cracra mais surtout boule au ventre et larme à l’oeil : achat d’une boîte de lait –bio, pour moins culpabili… vous connaissez la fin…
Mais surtout, la suite c’est l’organisation d’une salle de traite à la maison ! Je ne veux pas que mon bébé boive du lait de vache avant que je n’aie tout tenté –finalement il en aura en moyenne 2 biberons sur 8 pendant 2 semaines et 1 par ci par là, lors des journées où bébé se transforme en glouton !
C’est ici que commence le tire-allaitement exclusif.

Armée d’un tire-lait de compèt’ (je l’ai su après, merci ma pharmacie), le Medela Lactina double-pompage, je tire alors mon lait environ 8 fois par jour pendant 30 minutes à 1 heure. J’obtiens difficilement 30ml par sein, et maxi 500 ml dans la journée.
Je ne fais que ça et, petit à petit, je deviens incollable sur la stimulation manuelle, les tire-laits simple ou double pompage, la stérilisation, les transvasements, … ! Le sujet de l’allaitement me passionne et j’ai envie de tout connaître.

Aujourd’hui, mon petit boulot a 5 mois. Il ne boit toujours que mon lait en tire-allaitement. Je ne tire plus mon lait que 3 à 4 fois par jour, en maxi 30 minutes, pour obtenir entre 800 et 900 ml sur la journée.

Les mauvais moments et autres réflexions absurdes :
Une auxiliaire de la mat’ qui me pelote pendant des heures pour faire sortir mon lait au lieu de m’expliquer comment faire seule et en me disant que c’est son métier.
Le gavage de tisane d’allaitement et d’homéopathie à la mat’ pour aider une montée de lait qui sera finalement trop forte et rendra la prise de sein difficile. A noter que j’ai fait une grosse anémie et qu’il était normal que ma montée de lait se fasse plus tard.
Il faut réveiller bébé toutes les 4 heures.
Un médecin du 15 qui nous explique que si notre bébé a des coliques (il en a eu seulement avec l’allaitement mixte…) il faut le « rationner ».
Le lait maternel est moins nourrissant.
Il faut commencer la diversification assez tôt parce que mon lait n’a pas assez de fer.
« Jusqu’à quand vas-tu faire « ça » ? ».
Devoir tirer dans les toilettes du boulot… avant de demander une salle et que la fameuse question « Ah ?! Tu tires encore ton lait ? » ne vienne tout gâcher.

Les moments de grâce :
Rencontrer Julie, auxiliaire et consultante en lactation, qui a tout mis en oeuvre pendant notre séjour à la mat’ pour que bébé prenne mon lait et qui a pris de nos nouvelles après la sortie.
Discuter avec Laurence, notre sage-femme, qui a toujours l’histoire « d’une dame » (comme elle dit), qui nous motive à continuer. Et se dire qu’un jour on sera peut-être « la dame » dont elle parlera à une autre maman.
Voir Adeline, sage-femme et consultante en lactation, sans bébé dans la crainte qu’elle « m’oblige » à le remettre au sein et s’entendre donner de précieux conseils pour poursuivre le tire-allaitement, notamment celui de lire le blog A tire d’ailes !
Tirer 1L sur une journée ! ça n’est arrivé que trois fois…
Donner (pas beaucoup mais quand même) au lactarium et rencontrer Amandine.
Entendre de la nounou « ça, il l’aime le lait de maman ! ».
Etre soutenue par le père de son petit cul à la maison comme à l’extérieur, sans jugement, avec même, au fur et à mesure, la motivation grandissante que bébé ait du lait maternel le plus longtemps possible.
Le premier biberon de lait maternel, les yeux dans les yeux, et la certitude de faire ce qu’il fallait pour mon enfant.

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des témoignages :

– Des articles :

– La sortie du film Milk en France le 4 décembre.

– Un dessin humoristique :

humour24

– Les taux d’allaitement 2013 en France sont sortis !

– Des videos :

– La couverture d’un livre :

– L’allaitement au bloc en cas de césarienne est tout à fait possible. En voici une jolie preuve !

cesarienne

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.

 

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