revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un peu plus d’un mois :

Allaitement et travail :

– Des études :

  • Obésité et allaitement.
  • Deux enfants sur trois sont allaités à la naissance… mais vite sevrés.
  • Lait maternel : Il booste le développement du cerveau chez le prématuré.
  • Prolactinome, grossesse et allaitement.
  • L’allaitement maternel jusqu’à 6 mois, un rempart contre l’hépatopathie non alcoolique à l’adolescence.
  • Les scientifiques montrent que la glande mammaire « se souvient » de la grossesse précedente, ce qui stimule la production de lait.

– Un peu d’histoire :

  • L’histoire du biberon.
  • Pour celles qui ont des crevasses, petit kit d’urgence…
    baume delacour

– Le rapport annuel sur le respect du code international de commercialisation des substituts du lait maternel

– Des photos et des vidéos :

– Enfin, mon activité se développe et devient le Centre allaitement Véronique Darmangeat. Pour pouvoir vous donner des rendez-vous le plus rapidement possible, deux consultantes en lactation travaillent désormais avec moi, ce sont Patricia Coutable et Abigail Vaine. Pour que vous retrouviez toujours la même qualité de service, ces 2 consultantes en lactation se sont formées auprès de moi.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.

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tirer son laitJe me suis aperçue qu’aucun article du blog ne répondait clairement à cette question alors même que j’ai détaillé toutes les étapes dans d’autres articles.

Je vous propose donc une série d’étapes pour reprendre le travail en conservant un allaitement exclusif et donc en tirant son lait :

  • Vous avez le choix entre faire un stock de lait ou pas. Faire un stock n’est pas forcément indispensable et surtout pas toujours possible.
  • Vous pouvez choisir de préparer votre bébé au biberon ou pas.
  • Vous devez vérifier si votre lactation n’est pas trop abondante, ce qui peut créer des problèmes à la reprise du travail.
  • Vous pouvez vous renseigner sur le lieu disponible pour tirer votre lait sur votre lieu de travail.
  • Vous pouvez vous renseigner sur vos droits en matière de pauses d’allaitement.
  • Vous devez choisir comment tirer votre lait : à la main, tire-lait électrique ou manuel,…
  • Vous allez réfléchir à comment transporter votre lait et comment le conserver.
  • Vous allez discuter avec la personne qui va s’occuper de votre enfant de la manière de gérer votre lait et de la quantité de lait à prévoir pour votre bébé.
  • Et vous allez peut-être vous apercevoir que votre enfant refuse le biberon
  • Enfin, au travail, vous allez avoir besoin d’être efficace en tirant votre lait.

Et vous, pensez-vous qu’il y ait des points à rajouter dans cette liste ?

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justineBonjour,
Je n’ai pas l’habitude d’intervenir sur internet, mais votre site, vos conseils et les témoignages des autres femmes m’ont beaucoup aidée et rassurée, je voulait donc, moi aussi, partager mon expérience, et peut-être, être utile à d’autres femmes.

J’ai accouché en juin 2014, par césarienne en urgence, d’un petit garçon, Isaac.
J’avais toujours dit que je ne voulais pas allaiter, que cela me paraissait aliénant. Je le disais depuis si longtemps et avec tellement de conviction, qu’aujourd’hui, mes amies, mon compagnon et ma sœur s’en donnent à cœur joie dans les moqueries (gentilles), car cela fait plus de 14 mois que Isaac est allaité et ceci exclusivement.
Je ne voulais pas allaiter donc. Et J’ai allaité finalement. D’abord pour voir. Puis parce que cela se passait si bien. Jour, nuit, à la demande. Et avec beaucoup de plaisir. Retardant de semaines en semaines l’introduction des biberons de préparation pour nourrissons qui devaient rendre cet allaitement « mixte »… Ces biberons ne sont jamais venu.
Et je répétais: « En tout cas, le tire-lait: JAMAIS!!! »

Deux mois après la naissance de Isaac, ma sœur a, elle aussi, mis au monde un petit garçon, Soan. Elle l’a allaité aussi, exclusivement. Moins grande gueule que moi, moins catégorique, elle avait toujours dit: « Si j’allaite, je tirerai mon lait pour pouvoir sortir ». Elle loue donc un tire-lait. Et donc, je décide d’en louer un, moi aussi , pour essayer. D’autant que la date de reprise du travail se rapprochait à grande vitesse et que je me voyais de moins en moins commencer à donner du lait artificiel à Isaac…

Je reçois mon tire-lait ( un Mamivac Sensitiv à double tirage) quelques semaines avant la reprise du travail. Je tente quelques tirages (en simple tirage), la récolte est maigre. Il faut dire qu’Isaac était un « téteur » de compet et qu’il buvait tout. A coup de 30 ml et 40 ml, j’arrive tout de même à faire quelques réserves… Mais je vois la reprise du boulot se profiler sans savoir si oui ou non je pourrais fournir des quantités suffisantes… Bref !

N’ayant pas obtenu de place en crèche, nous optons pour une garde partagée à domicile avec des voisins. Je rencontre la nounou, lui parle de mon projet de continuer à donner mon lait à Isaac. Elle est OK (elle même a allaité sa fille), mais n’a jamais tiré son lait elle-même, ni donné des biberons de lait maternel aux bébés qu’elle a gardés. Les voisins, eux, sont OK, pour que je stocke des biberons de mon lait dans leur frigo, chaque matin, lorsque la garde s’effectue chez eux.

Reste deux inconnues :
1/ Est-ce que j’arriverai à fournir suffisamment de lait ?
2/ Isaac acceptera-t-il de boire ce lait au BIBERON ?

Parce que des biberons, bah il n’en avait jamais eu (enfin si, deux de quelques millilitres à la maternité, avant que j’ai ma « révélation » de mammifère)…

Quelques jours avant l’adaptation avec la nounou (bon juste deux jours avant, pour être tout à fait honnête…), mon compagnon tente de donner un biberon de mon lait à Isaac. On fait tout comme il faut (comme je l’ai lu sur ce site quoi) et c’est le drame. Isaac huuuuuuurle comme il n’a jamais hurlé (c’est un bébé qui ne pleure presque pas…), il repousse le biberon, détourne la tête, bref, gros gros échec…. Pas grave je me dis! C’est normal, ça va venir! Juste par acquis de conscience, je renifle le biberon (de lait frais tiré la veille), et là, MON DIEU, mon lait pue. Je savais que cela pouvait arriver, mais je n’avais même pas envisagé que cela pourrait m’arriver à moi (oui je sais, je suis pleine de certitudes qui s’effondrent les unes après les autres). Et ça pue grave ! Un truc entre le vomi, le savon et le parmesan. Tu m’étonnes qu’il n’en voulait pas !
Je panique un peu en me disant mais si mon lait pue, ça veut dire que tout le lait que j’ai stocké au congélateur pue aussi !!!! Je décongèle en vitesse quelques petits sachets, les renifle, encore et encore et ceux là, ne puent pas. Étrange….

Le lendemain, je décide de faire un nouvel essai. Ma sœur est à la maison, je prépare un biberon de lait décongelé. Il ne sent rien. Je laisse ma sœur avec Isaac, je m’éclipse dans une autre pièce et de nouveau c’est le drame. Isaac tète un peu puis s’étouffe, pleure, se détourne… Ma sœur essaye de lui donner du lait avec une pipette de Doliprane et il veut bien en boire un peu. On laisse tomber… Et à nouveau je renifle le lait. Il pue !!! Ma sœur me fait remarquer que les biberons en verre (Avent) peuvent parfois donner une odeur au lait. Bon, on va voir…(finalement, c’est sans doute le biberon en verre qui a fait « sentir » mon lait ». Avec les biberons en plastique cela ne s’est jamais reproduit).

Lundi, c’est le démarrage de l’adaptation avec la nounou. Je reste avec Isaac, mais le lendemain, il devra boire un biberon avec elle. Mardi, je le laisse avec un nouveau biberon en plastique (MAM). Mon lait ne sent rien, j’ai vérifié, reniflé et encore reniflé. J’ai tout expliqué à la nounou et surtout j’ai beaucoup insisté sur le fait que ce n’était pas grave si Isaac ne mangeait pas au début, que c’était normal et qu’en aucun cas je ne penserais que c’était de la faute de la nounou. Malgré tout, je ne la sens pas très à l’aise avec tout ça…Une heure plus tard, je reçois un appel paniqué de la nounou, me demandant de venir immédiatement. J’entend Isaac qui hurle derrière elle. J’arrive dans les 5 minutes suivantes et elle m’explique qu’Isaac s’est étouffé avec sa gorgée (ce qui veut dire qu’il a tout de même accepté de boire) et qu’elle a eu très peur parce qu’il s’est mis à crier très fort. Je la rassure et lui propose de finir de donner le lait à Isaac avec la pipette. Je les laisse. De retour une heure après, il semble que Isaac a accepté de boire un peu. La semaine d’adaptation passe ainsi. Chaque jour, La nounou propose le biberon à Isaac, qui tète un peu, puis se détourne et boit finalement un peu à la pipette. Bon. Il n’a pas l’air mal…

Au fil des jours, tout se stabilise. Isaac accepte de boire les biberons. Je lui en prépare alors 3 pour chaque journée de garde. Un petit de 60ml pour le matin (10h30), un « grand » de 120ml pour le déjeuner et un autre entre 60 et 90ml pour le goûter.

J’ai donc repris le travail et j’ai la chance de disposer d’un bureau personnel dont la porte peut fermer à clé. J’appose une petite affiche sur ma porte qui informe mes collègues que si elle est fermée c’est parce que je suis en train de tirer mon lait et que je serais de nouveau disponible dans quelques minutes.
Je tire alors deux fois par journée de travail. Une fois autour du déjeuner et une autre autour de 16h. Les quantités tirées sont assez aléatoires : les bons jours, je tire 140ml en double pompage à chaque tirage. Les mauvais , je tire 70ml… Je remarque rapidement que ma production dépend beaucoup de ma fatigue, du fait de boire suffisamment et de la température dans mon bureau. Lors d’une panne de chauffage en plein mois de décembre, je ne tire strictement rien : panne sèche.

Niveau logistique, j’ai adopté la technique du sac plastique « zippé ». J’emmène mes téterelles propres et assemblées dans un sac congélation hermétique. Après mon premier tirage, je transfère le lait dans des sachets spéciaux qui sont stockés dans le réfrigérateur de mon travail , et les téterelles sont rangées dans le sac congélation et mises elles aussi au frais en attendant le tirage de 16h. Puis nettoyage le soir à la maison.

Tout se passe bien. Avec la diversification d’Isaac autour de ses 5 mois, il s’intéresse de moins en moins aux biberons. Il tête toujours beaucoup le soir et la nuit (merci le co-dodo) mais, de plus en plus souvent, la nounou me rend des biberons quasi-pleins le soir… Je supprime donc le biberon du matin, puis celui du midi que je remplace par un yaourt bio nature. Je supprime donc un tirage lors de mes journée de travail.
Vers les 8 mois de Isaac, je supprime aussi le biberon du goûter remplacé lui aussi par un laitage.

Et tout se passe bien encore.

Aujourd’hui Isaac a 14 mois et il est toujours allaité. Le soir, la nuit (une ou deux tétées chaque nuit) et le matin. Son alimentation est totalement diversifiée. C’est un bébé magnifique.

A aucun moment je n’ai regretté de m’être finalement lancée dans cet allaitement « long ». Je ne l’avais pas prévu, pas documenté, pas anticipé. Les sites et blogs spécialisés, les témoignages de femmes allaitantes et les conseils de professionnel(les) formées à cette question que j’ai pu y trouver ont été déterminants dans mon parcours d’allaitement et dans sa réussite. Le fait d’avoir une sœur devenu mère et allaitant en même temps que moi a aussi été un soutien précieux. Encore aujourd’hui, je suis abasourdie de l’ignorance de beaucoup et des mensonges ou contre-vérités qui sont colportées au sujet de l’allaitement. L’absence de formation de la plupart des médecins est réellement incroyable.

Moi qui ne voulait pas allaiter car je trouvais cela incompatible avec mon féminisme, j’en ai finalement tiré une force tout fait féministement correcte ! Je trouve fascinant cette autonomie du corps des femmes à nourrir leurs enfants hors de tout circuit marchand. C’est une des rares choses non marchandisées que j’ai fait dans ma vie jusqu’à présent.

Et surtout, le plaisir manifeste de mon fils à téter , son épanouissement dans ce lien si particulier, ont été et sont encore une immense satisfaction pour moi.
Il a donc aujourd’hui 14 mois. Je ne sais pas quand il arrêtera de téter, ou quand moi, j’en aurais assez. Je ne ferme plus aucune porte. Je verrais bien ! Merci et bravo à toutes les femmes qui partagent leurs expériences et leurs compétences sur ce site ou dans des cadres différents. Il s’agit là d’une véritable solidarité féministe !

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  • allaitement et travailDans quel pays travaillez vous ?

Suisse.

  • Connaissez vous la législation locale en matière de congés maternité, congés allaitement, pauses d’allaitement ?

Oui congé maternité minimum de  13 semaines (je travaille pour l’Etat, le minimum est de 16 semaines nous avons un supplément de 4 semaines si on allaite). Certains emplois, selon l’employeur bénéficient aussi de ces 4 semaines de congé allaitement. Sinon, nous avons une prime d’allaitement donnée à l’assurance sous certificat médical qui stipule que l’on allaite (se fait à 6 semaines de vie du bébé), Ensuite lors de la reprise, nous avons droit à des pauses plus longues ou plus nombreuses pour notre allaitement. On peut même rentrer chez soi si on vit près du lieu de travail. Nous pouvons aussi combiner ce temps en un jour et cela représente une journée de congé par semaine tant que l’allaitement dure.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ?

Poursuite de l’allaitement.

  • Pourquoi ?

Parce que c’est le meilleur pour mon bébé et qu’aucun de mes enfants n’a été prêt à 6 mois pour être sevré.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Tétée la matin avant de partir, Tire-lait à 10h, Tire-lait à midi, Tétée à 15h30, tétée à 20h. Et parfois 1-2 fois la nuit jusqu’à 13 mois.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Gérer un nombre suffisant de tétées pour garder ma production lactée. Lorsque je suis en lactation autocrine…c’est plus facile. Lors de mon 1er allaitement, à 13 mois, je n’étais toujours pas en mode autocrine et la travail a vraiment été la perte de mon allaitement.

(Note de Véronique Darmangeat : la lactation passe en mode autocrine au cours du premier mois, cela signifie que ce sont les seins qui régulent la fabrication du lait en fonction du taux de drainage des seins.)

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les tétées du soir, câlin et quel bonheur d’endormir son bébé contre soi.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ?

Oui, et je ferais en sorte de tenir un maximum de temps.

  • Que changeriez-vous ?

Je me ferais rembourser mon tire-lait ! J’ai appris récemment que les gynécos pouvaient faire des bons pour faire rembourser en partie ou en totalité nos tire-laits !!!!

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sevrage de nuitAujourd’hui, je vous propose une nouvelle fiche pratique pour répondre aux nombreuses demandes sur ce sujet :
Le sevrage de nuit

Cette fiche est un condensé de mon article sur le même sujet.

Vous pouvez l’imprimer et la partager avec votre conjoint quand vous souhaitez sevrer votre bébé la nuit, c’est un aide-mémoire.

Articles en rapport :

Voir l’onglet fiches pratiques à gauche de la barre de menu.

 

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Une histoire touchante. Je rappelle juste que le don de lait de mère à mère doit être extrêmement prudent : connaitre la mère qui donne, faire des sérologies et rappeler les conditions de sécurité.

– C’est une petite pièce, pourvue de sièges confortables, d’une prise de courant, d’une tablette, pour assurer du confort à celles qui ont besoin de tirer leur lait.

– On le savait déjà mais le lire dans un journal très grand public, ça fait plaisir : allaiter bébé permet de réduire ses infections de l’oreille.

– Allaitement: «Il y a trop peu de relais d’information pour accompagner les jeunes mères».

– Grossesse, allaitement et sport.

– Epigénétique et allaitement, passionnant !

– Lait maternel et manipulation comportementale de l’enfant.

– Un bonne tranche de rigolade !

– Une renarde allaite un petit ours après la mort de sa mère.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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Articles en rapport : 

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  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre mon allaitement.
Au début de ma grossesse je n’étais pas sur d’allaiter, puis au fur et à mesure l’idée a pris forme.
Apres des débuts d ‘allaitement difficiles, à partir du moment où celui ci s’est bien passé, il m’a semblé évident que je souhaitais poursuivre l’aventure.
D’abord pour des raisons pratiques, j’ai pris l habitude pendant mon congé maternité de trimbaler mon bébé partout. L’allaitement c’était la liberté de me promener, de ne pas avoir d’horaire, de ne pas dépendre pour nourrir mon petit de la présence d’eau potable, d’un chauffe biberon… J’avais juste besoin d’un siège et d’un peu de temps.
Je ne me donne pas de durée, chaque jour est un jour de plus.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je suis médecin urgentiste, je travaille donc avec des horaires très variables : journée de 10h, nuit de 14h, garde de 14 ou 24h, en semaine et les weekend.
J’ai repris le travail aux 3 mois de mon bébé et les nuits 10 jours plus tard. Le point positif à ces horaires variables c’est que j’ai toujours dans la semaine des journées libres où je garde mon bébé.
Nous avons obtenu une place à la crèche familiale de mon hôpital, notre nounou a été formée à l’allaitement.
Une journée type : j allaite Joseph quand il se réveille,puis le papa l’emmène ainsi que le lait tiré la veille chez la nounou. Je pars travailler avec mon tire lait . Comme j’ai deux sites de travail je suis contrainte d’emporter mon matériel chaque jour.
Moi je tire mon lait vers 10h30 et 14h dans mon bureau. J ai prévenu mes collègues avec qui je partage le bureau, et j’ai à disposition des frigos pour stocker le lait recueilli.
Si je suis seulement de jour c’est tétées à la demande en rentrant à la maison.
Quand je suis de garde je tire une nouvelle fois vers 17h puis 21-22h.
Enfin je mets mon réveil à 7h pour un tirage le matin avant de rentrer à la maison.Si la nuit a été calme au travail je garde Joseph, sinon il va chez la nounou normalement.
Les jours où je ne travaille pas c’est tétées à la demande, et le petit bonhomme en profite bien.
J avais un petit stock de lait congelé que le papa a écoulé pendant mes gardes, donc Joseph reçoit également parfois du lait artificiel si il n’y a pas de lait frais.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Il faut être assez organisée pour mener à bien un allaitement en travaillant. Ce n’est pas forcément mon fort…
J’ai oublié une fois mes téterelles heureusement dans mon CHU il y a un service de néonatalogie avec une salle pour tirer le lait et du matériel.
Lorsque je travaille au Samu, je peux être en déplacement à tout moment. Je m’arrange donc pour tirer mon lait dès que j’ai un moment de calme. Il me faut donc souvent choisir entre mon repas et mon tirage. Donc, en général, je tire mon lait en grignotant un morceau.
Je peux facilement prendre 20 min pour tirer mais la phase de nettoyage est assez fastidieuse, j’utilise donc la technique du matériel au frigo.
Au bout de quelques temps, j’avais l’impression d’avoir les seins moins pleins dans la journée, il a donc fallu que je me contraigne à aller tirer mon lait malgré l’absence de sensation gênante.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Des moments drôles :
– Premier jour au travail, je vais tirer mon lait chez une collègue car mon bureau est utilisé par mon chef homme. Quelques minutes plus tard, un autre de mes collègues homme entre et me voit tirer…je pense qu’il a été le plus gêné des deux.
– Quelques jours plus tard, j’ai besoin de récupérer mon matériel dans le frigo, malheureusement la pièce où il se trouve est pleine à craquer pour une réunion…c’est donc le chef du service voisin assis près du frigo qui a fait passer mon matériel de main en main pour me le donner. et idem pour ranger mon lait au frigo 20 min plus tard. Je ne
souhaitais pas forcément revendiquer mon allaitement, mais finalement les choses se sont faites simplement.
Je travaille dans un milieu masculin et je suis assez fière de montrer qu’on peut être urgentiste et maman allaitante.

Autre fierté quand la nounou m’a dit qu ‘elle jetait la boite de lait artificiel ouverte depuis un mois alors qu’elle n’avait donné que trois biberons.

Et moment de douceur un jour où mon petit était gardé à la crèche de l’hôpital où j’ai pu aller le nourrir entre deux patients.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Il faut se faire confiance, s’écouter et ne pas se mettre la pression.
Les solutions on les trouve au fur et à mesure, s’il faut compléter par un biberon de lait artificiel, il faut le faire sans culpabiliser, les bébés comprennent bien ce qu’il se passe pour eux.
Et surtout ne pas chercher de méthode, la bonne méthode c ‘est la sienne propre.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Même choix !
Peut-être que j ‘essayerai de faire un peu plus de stock de lait.
Et probablement que pour le deuxième je poserai plus de congés avant la reprise.

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