revue de presseVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois (et oui le mois d’août ne compte pas, j’étais en vacances 😉 ) :

– De belles histoires :

– Des articles :

  • Retarder le début de l’allaitement augmente sérieusement le risque de décès des nourrissons. Or, selon l’Unicef, dans le monde, 77 millions de nouveau-nés -soit un sur deux- ne sont pas allaités au cours de leur première heure de vie.
  • La culpabilité autour de l’allaitement.
  • Allaitement et Développement Cérébral.
  • «Couvrez ce sein que je ne saurais voir !»
  • Croatie : un banc dédié à l’allaitement.
  • Leucémies chez l’enfant et allaitement : le point.

Travail et allaitement :

– Un peu d’histoire :

  • Un article sur la première crèche en France. On y traite des sociétés de protection de l’enfance. On y apprend que la société d’allaitement maternel, et celle de la protection de l’enfance ont à peu près le même but. « les mères qui nourrissent elles-mêmes leurs enfants sont soutenues, protégées, aidées par le cœur et les ressources de toutes les femmes intéressées à la santé et au bien-être des pauvres petits êtres que menace la misère dès leur entrée de vie. C’est dans le but de faciliter ce devoir au mères indigentes retenues par un travail indispensable qu’ont été fondées les crèches ».
  • Histoire de l’allaitement au 20e siècle.
  • 200 ans de tire-lait en 18 images.
  • Un dessin animé pour enfants des années 90 parle librement de l’allaitement.

– Des études :

  • Zika ne contre-indique pas l’allaitement.
  • Le rôle des oligosaccharides du lait humain dans la lutte contre la colonisation par le  streptocoque B.
  • Asthme : Son risque génétique réduit de 27% par l’allaitement maternel.
  • L’allaitement permet de prévenir le diabète.

– Mon coup de gueule (profitez-en, c’est rare 😀 ) :

Les courbes de croissance de l’OMS ont été faites uniquement avec des bébés allaités et bien allaités. Comme la norme alimentaire des bébés humains est d’être allaités, la norme de croissance doit être celle des bébés allaités.
Ainsi, pour s’occuper au mieux des bébés qui ne sont pas allaités, nous devrions tout mettre en oeuvre pour qu’ils puissent suivre ces courbes qui correspondent à des bébés humains ayant un développement harmonieux.
On contribue ainsi à diminuer les risques d’obésité par exemple.
Les auteurs de cet article et les personnes interrogées n’ont absolument rien compris à tout cela et voudraient des courbes françaises car les courbes de l’OMS sont faites avec des bébés allaités !!! Mais ils ne se rendent pas compte qu’avec une telle façon de penser, ils contribuent à détériorer la prise en charge et la santé des bébés qui ne sont pas allaités, en plus de ceux qui sont allaités !

– Des photos :

  • De jolies photos d’allaitement !
  • 27 photos de deux seins pour deux bébés.
  • Faire du Yoga et allaiter ? Mais pas de souci !

– Des vidéos :

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

 

Articles en rapport : 

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travailler en horaires irréguliersDe nombreuses femmes travaillent en horaires irréguliers : professionnelles de santé hospitalières, femmes travaillant dans les medias, photographes, musiciennes et toute personne travaillant dans les métiers du spectacle, chauffeurs routiers (oui il y a des femmes aussi dans ce métier), et j’en oublie sûrement…

Pour toutes ces femmes, l’organisation de la vie personnelle est compliquée car il faut trouver une garde irrégulière pour les enfants et que l’on a souvent du mal à planifier.

Pour la poursuite de l’allaitement, est-ce un problème ?

Si vous faites partie des femmes qui souhaitent tirer leur lait, le fait de ne pas avoir d’horaires réguliers n’est pas vraiment un souci : vous tirez votre lait lorsque vous travaillez, quels que soient vos horaires et votre bébé le prend en votre absence. Normalement, pas de souci d’engorgement puisque vous tirez votre lait.

Si vous faites un allaitement mixte avec des biberons de préparation pour nourrisson donnés en votre absence et un allaitement à la demande quand vous êtes avec votre enfant, la situation peut se compliquer un peu.
Soit vous avez la chance d’avoir des seins qui s’adaptent facilement et vous éviterez les engorgements, soit au contraire vos seins s’engorgement au moindre changement de rythme et la reprise du travail risque d’être compliquée. Dans ce dernier cas, je vous suggère de prévoir un petit tire-lait manuel au travail, juste pour soulager les seins si vous les sentez trop tendus, même si vous ne gardez pas ce lait.

En général, lorsque que l’on travaille en horaires décalés, on a droit à des jours de récupération (sauf si vous travaillez à votre compte…). Ces jours de récupération permettent de reprendre un allaitement complet et de relancer la lactation régulièrement, ce qui permet à l’allaitement de se poursuivre sans trop de risques.

Et vous, travaillez-vous en horaires décalés ? Comment l’allaitement se passe t-il pour vous ?

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allaitement et travailJe suis la maman de 2 enfants, dont Léo né en mars 2014, dans des conditions très difficiles, ce qui lui a occasionné un handicap moteur.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?
Après avoir combattu plusieurs mois pour que Léo apprenne à téter, en ayant utilisé DAL puis bouts de sein, il était hors de question d’arrêter d’allaiter, surtout que Léo refusait toute alimentation autre que le sein. L’allaitement est aussi cet outil miraculeux qui nous a aidé à restaurer le lien malmené par notre séparation à la naissance. Je suis aussi persuadée que le lait maternel avec ses pouvoirs magiques a aidé à réduire l’impact de ses lésions neurologiques.
 
  • Comment vous êtes-vous organisée ?
J’avais un tire-lait et la nounou était « formée » puisqu’elle s’est occupée de ma grande qui a été allaitée jusqu’à 2 ans et demi. J’avais l’énorme chance d’avoir un employeur très coopératif qui m’a permis de prendre des pauses rémunérées et de bénéficier d’un coin pour tirer mon lait et d’un frigo.
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?
Si mon premier allaitement a été très simple, celui-ci a été compliqué dès le début. En plus, Léo refusait le biberon et était allergique au lait… Mon stock de lait tiré pour stimuler la lactation a fini au lactarium, 10 litres pour les prématurés. Ensuite, Léo a passé un premier hiver très difficile, et des vomissements quotidiens cumulés à un accompagnement médical peu efficace ont conduit à la mise de Léo sous nutrition artificielle. Plus que jamais, l’allaitement était indispensable afin de permettre à Léo de garder l’habitude de manger par la bouche.
  • Quels ont été vos meilleurs moments ?
Les tétées de retrouvaille le soir et surtout l’aide énorme des tétées pour affronter les séjours à l’hôpital.
 
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Allaiter c’est dur mais magique. Quand l’enfant est handicapé, les tétées sont encore plus essentielles car elles aident l’enfant en le stimulant et le faisant progresser.
 
  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
J’ai pas mal de regrets de ne pas avoir insisté pour que Léo reçoive mon colustrum en réanimation. Du coup, il n’en a pas reçu mais directement du lait mature. Il n’a malheureusement pas bénéficié de ce concentré d’anticorps. Je regretterai toute ma vie d’avoir accepté la sonde naso-gastrique et d’avoir accepté de gaver de force mon fils. Aujourd’hui,  Léo est incapable de se nourrir et est en sous-poids. Il est toujours sous nutrition artificielle, ce qui implique qu’il n’a aucun plaisir à manger et qu’au quotidien nous devons l’accrocher à une pompe d’alimentation. En France, on met les enfant sous nutrition artificielle, mais rien n’est pensé pour que l’enfant réapprenne à se nourrir. Nous souhaitons plus que jamais que Léo n’ait plus besoin de sa sonde, et nous souhaitons l’emmener en Autriche suivre la méthode NoTube. Ce programme très efficace n’est malheureusement pas financé par la Sécurité Sociale, c’est pour ça que nous avons créé une cagnotte en ligne  et une page Facebook .

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allaitement et travail

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris mon travail quand mon bébé avait 3 mois.

Les débuts de l’allaitement ont été difficiles. Pendant 3 jours à la maternité, mon bébé n’a pas su téter et personne ne m’a aidée, on m’a juste sommée de donner des biberons. Depuis, je suis plus motivée et déterminée que jamais à allaiter mon bébé, et à l’allaiter longtemps.

Je voulais continuer l’allaitement exclusif. J’avais peur de manquer de lait si je passais à l’allaitement mixte. J’ai vu beaucoup d’amies arrêter l’allaitement pour cette raison. Je voulais aussi pouvoir allaiter exclusivement pendant les weekends et les vacances, et j’avais peur que ma lactation ait du mal à s’adapter en cas d’allaitement mixte en semaine.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’en ai discuté avec Véronique Darmangeat et j’ai beaucoup lu le site A tire d’Ailes. J’ai décidé de tirer mon lait tous les jours au travail pour le lendemain.

Mon bébé est gardé par une assistante maternelle. Elle a tout de suite été d’accord pour donner à David mon lait tiré, même si elle n’avait jamais fait ça avant. La seule condition était que David accepte le biberon, ce qui était le cas.

J’ai loué le tire-lait Améda Lactaline. D’ailleurs, au bout de 10 mois de location, ils me l’ont vendu pour 20 euros. Je le conseille pour son sac à main pratique, sa glacière et son double pompage doux et efficace. Les point faibles sont la fragilité des valves (à remplacer tous les 3 mois environ) et du transformateur (j’en suis au 3e).

J’ai pris contact avec l’infirmerie de l’Université Paris 6, où je travaille. Ils réservent une salle pour que les femmes qui allaitent puissent tirer leur lait tranquillement. Ils laissent aussi le frigo de l’infirmerie à disposition pour y stocker les biberons de lait. Les infirmières sont adorables.

Concrètement, je passe tirer mon lait entre 2 et 3 fois par jour, selon ma lactation. En cas de lactation très poussive, je tire 4 fois. Chaque tirage prend 25-30 minutes. Le tirage en lui même prend 10 minutes, et j’ai acheté la brassière main libre de Mamanana pour pouvoir travailler en même temps. Le reste du temps est dédié au chauffage du lait pour détruire les lipases, à la vaisselle, puis au remplissage et étiquetage des biberons.

J’avais commencé à faire des réserves de lait congelé avant la reprise. Ça m’a permis de reprendre sans stress. Mais au final, non seulement je n’ai jamais utilisé ces réserves, mais en plus j’ai tout jeté (>3 L !) quand je me suis rendue compte que mon bébé était allergique aux œufs par le biais de mon lait. Maintenant, je garde maximum 500 mL de réserve au congélateur.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

1) L’épuisement à cause des reflux
Mon bébé, depuis sa naissance, a des gros problèmes de reflux internes. C’est d’ailleurs Véronique Darmangeat qui l’a diagnostiqué quand il avait 1 mois, alors que je galérais et qu’aucun médecin ne me prenait au sérieux. A chaque tétée, au bout d’1 minute, il se tordait et hurlait de douleur. Et il était impossible de l’allonger. Il ne dormait que dans mes bras ou l’écharpe de portage. Et il tétait (et tète toujours !) toutes les heures, jour et nuit !
Pendant 3 mois, j’ai essayé en vain le faire dormir incliné dans son lit. J’ai tout essayé, même un magnifique parachute de proclive. J’étais épuisée. Alors à la reprise du travail, j’ai pris une décision radicale : je ne me fatiguerai plus à essayer de l’allonger, il dormira toute la nuit dans l’écharpe. De 3 mois à 7 mois, il a ainsi dormi dans l’écharpe, pendant que je dormais assise contre des coussins. Cette position inconfortable, en plus des tétées toutes les heures et des crises de reflux à gérer, m’a épuisée. Mais c’était un moindre mal par rapport à l’épuisement d’avant cette décision.
A 7 mois, il m’a fait comprendre qu’il se sentait trop à l’étroit pour dormir dans l’écharpe. J’ai donc décidé de l’allonger à côté de moi, sur un gros oreiller pour lui sur-élever le haut du corps. J’ai redécouvert le confort du sommeil allongé. Mais ce sommeil est devenu plus court, puisqu’il faut que j’attende au moins 15 minutes pour le reposer après chaque tétée. Sinon, il se réveille en se tordant au bout de 2 minutes. Ça ne me laisse que 30 minutes de sommeil chaque heure. Parfois, même en attendant la fin de la digestion, je n’arrive pas à le poser, il dort alors dans mes bras. Quand il va bien, il dort aussi dans mes bras, car je m’endors avant de la poser.
Il a maintenant presque 14 mois. Ça va mieux, il arrive parfois à dormir 2 h d’affilée. Mais les nuits restent encore difficiles, avec au moins 7-8 tétées et plusieurs crises de reflux à gérer chaque nuit. Et ça, c’est quand il va bien, je ne parle pas des angines.

2) Les lipases
Avant la reprise, tous les dimanches, j’allais à la piscine. Mon mari gardait mon bébé et lui donnait mon lait tiré au biberon. Du jour au lendemain, vers 2 mois, il a commencé à refuser le biberon, puis à hurler quand on lui proposait. Mon mari a essayé de lui donner au verre, rien à faire. J’ai goûté le lait et il avait mauvais goût. Je me suis alors souvenu de l’article sur les lipases sur le site A tire d’Ailes. J’ai goûté le lait fraîchement tiré, il était délicieux. Au bout de 15 minutes, il était devenu mauvais. J’ai appliqué la méthode anti-lipase : chauffage quelques minutes à 60°. Et là, miracle ! Le lait restait bon, et mon bébé le prenait de nouveau, que ce soit au biberon ou au verre.
Depuis, je chauffe mon lait tout de suite après le tirage. Je verse le lait tiré dans un biberon fin en verre que je plonge au bain-marie dans une bouilloire. Je surveille la température avec un thermomètre de cuisson. Pendant ce temps de chauffage, je nettoie tout le matériel.

3) Les phases de lactation insuffisante
Il y a des jours où je tire moins, sans que je n’ai pu corréler cela à la fatigue ou à aucun autre facteur. Je compense les jours où je tire plus.
Le gros problème de lactation a eu lieu quand j’ai commencé un régime draconien pour éviter tous les allergènes potentiels pour mon bébé. Après 2 semaines de régime, il a commencé à aller nettement mieux et à avoir plus d’appétit. De 200 mL par jour chez la nounou, il est passé à 350 mL ! Ma lactation a mis plusieurs semaines à s’adapter à cette nouvelle consommation. Je me suis gavée de fénugrec pendant cette période.

4) Les problèmes techniques et étourderies
Valves abîmées, valve perdue, biberons ou bouchons de biberons oubliés, pannes de transformateur, piles du thermomètre usées, lait oublié le soir dans le frigo de l’infirmerie… Les problèmes techniques et étourderies sont rares mais très gênants ! A chaque fois, j’y perds une demi-journée de travail. Heureusement, mon travail, flexible, me le permet.

5) Les critiques des pédiatres
Mon bébé a un rythme très atypique. Ses reflux y sont probablement pour quelque chose. Il tète toutes les heures jour et nuit, au sein comme au biberon (chez la nounou). Chez la nounou, il n’a jamais pu avaler des biberons de plus de 50 mL. Les pédiatres trouvent ça très bizarre, eux qui ont appris qu’il fallait espacer les tétées d’au moins 2-3 h et qu’à tel âge, les biberons doivent faire tant de mL. Au début, c’était des recommandations plus ou moins insistantes. Puis vers 2 mois, mon bébé a cassé sa courbe, comme c’est souvent le cas des bébés à reflux. Entre 7 mois et 13 mois, il n’a pris que 100 g. Les recommandations sont devenues de vrais sermons culpabilisants. C’est de ma faute s’il ne grossit pas et s’il a des reflux, c’est parce qu’il tète trop souvent ! Je suis plusieurs fois rentrée déprimée de la PMI, et heureusement que Véronique Darmangeat et des monitrices de La Leche League étaient là pour me consoler. La fréquence des tétées n’est pas la cause des problèmes, c’est au contraire un moyen pour mon bébé de moins souffrir… Puis vers 11 mois, on lui a découvert une grosse anémie. Là, ce n’étais plus seulement le rythme, mais l’allaitement tout court qui était pointé du doigt. On m’a sommée de donner du lait de croissance. Heureusement, depuis, mon bébé est supplémenté en fer et son anémie s’est résorbée sans recours au lait de croissance.
Je pense que je peux écrire un bêtisier avec tout ce que j’ai entendu par les pédiatres sur l’allaitement : « S’il se réveille en hurlant, c’est un problème d’éducation » (quand mon bébé avait 7 jours); « L’allaitement à la demande, c’est bien dans les villages en Afrique, mais c’est incompatible avec notre mode de vie » ; « Le lait maternel, c’est infecte » ; « En tétant si souvent, il ne peut pas connaître les sensations de faim et de satiété » ; « Il fait 5kg, il doit faire ses nuits » ; « Les allergies par le lait maternel, c’est un mythe » ; « A force de téter, il va avoir des problèmes plus tard avec l’oralité ».

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Quand mon bébé est calme et sans reflux, chaque tétée est un moment de bonheur. C’est magique. On se regarde les yeux dans les yeux, on se câline, on se caresse, on papote avec des « Hmm hmm hmm ». Parfois, il sourit ou rit avec mon sein dans la bouche, c’est trop mignon.
Les nuits sont dures, mais ce sont aussi des moments de tendresse. S’il faisait ses nuits, je ne le verrait que 1 h le matin et 2-3 h le soir. Quand je l’entends se réveiller à côté de moi, je le prends dans les bras à moitié endormie, sans m’en rendre compte, instinctivement. Je le serre contre moi, il cherche le sein dans le noir et se met à téter, les yeux fermés. Ça aussi c’est magique.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Continuer l’allaitement exclusif en travaillant, c’est faisable et ça vaut la peine d’essayer.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referais exactement le même choix. Mais si c’était à refaire, je me serais mieux renseignée sur l’allaitement avant l’accouchement, ça m’aurait épargné bien du stress, des ennuis, des mauvais conseils de médecins et des coups de déprime. J’aurais aussi pratiqué le co-dodo dès le départ.
Aujourd’hui, mon bébé a bientôt 14 mois, je souhaite continuer à l’allaiter en travaillant aussi longtemps qu’il le désire.

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Suisse

  • Dans quel pays travaillez vous ? Connaissez vous la législation locale en matière de congés maternité, congés allaitement, pauses d’allaitement ?

Je travaille en Suisse, et j’ai pu continuer à allaiter ma petite fille.
J’ai repris le travail à ses 16 semaines, selon le congé maternité suisse.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Cela me tenait à coeur de continuer à l’allaiter pour 2 raisons : j’avais mal vécu le sevrage forcé de son frère, 3 ans auparavant, et parce que ma puce est allergique aux protéines de lait de vache.
Après avoir informé ma supérieure hiérarchique, j’ai pu rencontrer, avant ma reprise, ma RH qui m’a largement encouragée à continuer l’allaitement.
Elle m’a expliqué mes droits : pour une journée de plus de 8h travaillées, j’avais le droit à 1h30 de pause pour tirer mon lait, pris sur mon temps de travail. Je pouvais avoir la possibilité de rentrer à la maison pour allaiter directement ma puce, mais j’habite trop loin de mon lieu de travail.
On a cherché quel endroit serait  idéal pour que je puisse tirer mon lait sans risquer d’être dérangée. Elle m’a alors confié qu’il y a 4 ans en arrière, elle tirait son lait aux toilettes.
Elle m’a proposé plusieurs solutions : l’infirmerie de l’entreprise….mais trop de risques d’être dérangée. Une pièce qui puisse être fermée à clefs…mais problème : tous les cadres de l’entreprise ont le pass des salles, donc si l’un décide d’entrer dans une salle, il peut le faire. Dernière solution, les toilettes. Celles qui sont le moins occupées, les plus « accueillantes « , et avec un lavabo pour pouvoir faire ma vaisselle. J’ai fini par choisir cette option, même si au départ je trouvais ça très glauque !

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Ensuite, c’était à moi de m’organiser, en fonction de mes horaires de travail et des tétées de ma puce.
Je n’avais finalement besoin que de 2 ×30 minutes pour tirer convenablement mon lait.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Parfois, en fonction du stress provoqué par mon travail, je tirais beaucoup moins de lait que les jours ou j’étais détendue !
Au bout de 3 mois de tirage au travail, j’ai fini par me sentir épuisée de devoir organiser les biberons du lendemain, faire la vaisselle de tout le tire-lait. .. cela me prenait plus de temps que je ne l’avais imaginé.
J’ai pris la décision d’arrêter de tirer mon lait au travail, alors que ma puce avait 7 mois. On a préservé 2 tétées à la maison, puis 1 jusqu’à ce que je n’ai plus de lait.
J’aurai allaité ma fille jusqu’à ses 8 mois, pour mon plus grand bonheur !
Parfois cela me manque…mais je sais que je lui ai donné le meilleur et que ça lui aura été bénéfique : elle est beaucoup moins malade que son grand frère !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter ! Je suis plutôt fière de dire que j’ai pu continuer à allaiter en reprenant le travail ! Ça surprend la plupart des personnes !

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des vidéos :

  • une jolie tétée de triplés…chez les cerfs.
  • Une petite fille qui voudrait bien se téter elle-même.
  • Je réponds en vidéo à des questions sur l’allaitement.
  • Ce papa défend avec humour les femmes qui allaitent en public.
  • Une bonne vidéo sur la prise du sein.

– Des témoignages :

  • Un joli témoignage d’une mère sur ses allaitements, plus ou moins sereins.
  • Un père qui s’implique pour faciliter la vie de sa femme qui allaite.
  • La tristesse, la dépression après le sevrage, un article très important à lire !

Allaitement et travail :

  • Un article pas si mal sur l’allaitement à la reprise du travail.
  • Députée Brésilienne en plein débat !

députée brésilienne

  • Allaitement et travail en Irlande.

– Des articles :

  • Secouer ou ne pas secouer du lait maternel ?
  • Allaitement prolongé : combien de temps allaiter son bébé ? (Lire également mon commentaire sous l’article).
  • L’univers olfactif du lait maternel.
  • L’allaitement et la Chiropratique.
  • Lorsque le stress vient avec le lait maternel.
  • Une bonne infographie sur la capacité de stockage ! Si vous descendez sur la page, vous allez trouver la version en français.

– Des études :

  • Une idée prometteuse pour soigner les mamelons douloureux.
  • Moins de déprimés parmi ceux qui ont été allaités !
  • Les chirurgies pour mamelons ombiliqués sont efficaces mais consistent à sectionner les canaux lactifères, ce qui rend l’allaitement très compliqué voir impossible dans certains cas.
    Voici une nouvelle technique opératoire qui permet de ne pas toucher aux canaux lactifères. A suivre…
  • Avantages neuro-développementaux à long terme de l’ allaitement maternel.
  • Le lait maternel transmet les goûts alimentaires de la mère à l’enfant.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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arrêter le tire-laitCette question m’a été posée par une lectrice du blog : comment arrêter de tirer son lait au travail et être sûre que la lactation restera suffisante pour son bébé ?

Cette question se pose différemment selon votre situation :

  • Le rythme de tétées de votre bébé : en effet, plus votre bébé tète souvent en votre présence, moins vous risquez de voir votre lactation baisser. Si au contraire, vous avez un bébé qui ne tète que 2 fois par jour, vous avez plus de risque que votre lactation baisse.
    Vous pouvez, a priori, penser que si votre bébé tète au moins 3 fois par 24h les jours où vous travaillez et à la demande les jours où vous ne travaillez pas, votre lactation devrait se maintenir même si vous ne tirez plus votre lait au travail.
  • L’âge de votre bébé : plus votre bébé est jeune, plus votre lactation est fragile. Au contraire, plus votre enfant est grand, mieux votre lactation est installée et moins vous risquez une baisse de lactation.
    Si votre bébé a plus de 8-9 mois, peut importe son rythme de tétée, votre lactation devrait se poursuivre sans problème.
  • La façon de téter de votre bébé : si votre bébé tète très bien et efficacement, il stimule très bien votre lactation, alors que si votre bébé a du mal à téter efficacement, votre lactation est beaucoup plus fragile. Si vous avez un doute sur l’efficacité de votre bébé au sein, prenez rendez-vous avec une consultante en lactation certifiée IBCLC pour faire le point et ne pas risquer un arrêt prématuré de votre allaitement.

Que faire si vous souhaitez arrêter de tirer votre lait au travail ?

  • Soit vous êtes dans une situation dans laquelle votre lactation risque peu de diminuer et dans ce cas, vous pouvez essayer d’arrêter les tirages et voir ce que ça donne, sans inquiétude particulière. Au pire, si vous avez l’impression que votre lactation diminue un peu, vous pourrez toujours relancer votre lactation.
  • Soit vous êtes dans une situation à risque et vous avez le choix entre prendre le risque d’une vraie baisse de lactation ou bien poursuivre les tirages de lait au travail (je sais, je vous aide beaucoup là…mais je n’ai pas de solution miracle).

Si vous décidez d’arrêter de tirer votre lait au travail, je vous suggère de le faire progressivement, pour éviter les engorgements.
Vous pouvez commencer par enlever un tirage si vous en faites deux habituellement. Puis vous pouvez tirer deux fois moins longtemps pour le dernier tirage, avant de le supprimer.

Et vous, comment cela s’est-il passé lorsque vous avez arrêté de tirer votre lait au travail ?

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