ours allaitantJe vous propose aujourd’hui une petite liste de choses pratiques pour votre allaitement pendant les fêtes :

Je vous annonce enfin que ce blog aura 7 ans le 29 décembre. Je suis très heureuse de continuer à vous accompagner.

 

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

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mauvaise mèreLorsque l’on devient mère, cela s’accompagne souvent d’une bonne dose de culpabilité : je n’ai pas fait le mieux pour mon enfant, s’il dort mal c’est de ma faute,… Et tout le monde se croit habilité à vous donner des conseils et à vous dire que vous faites mal.

Je voudrais aujourd’hui vous dire que vous êtes une mère formidable ! La plupart des parents font les choix qui leur semblent les meilleurs dans la situation dans laquelle ils sont, et c’est bien ça le plus important : vous faites de votre mieux en fonction de votre vie. Résultat, vous n’êtes pas la mère idéale et tant mieux, sinon votre ado de 15 ans n’aurais rien à vous reprocher, vous imaginez l’horreur pour lui ? Vous êtes simplement la meilleure mère pour votre enfant, c’est quand même pas mal non ?

Voilà quelques situations à titre d’exemple où l’on vous accuse facilement d’être une mauvaise mère :

  • Vous décidez de sevrer votre bébé à la reprise du travail : personne n’a à vous faire la moindre remarque. Si vous lisez ce blog, c’est que vous avez les informations pour poursuivre l’allaitement mais que ce n’est pas votre choix. Vous n’avez pas à vous justifier, c’est votre choix !
  • Vous décidez de poursuivre en allaitement mixte à la reprise du travail. Si c’est la bonne solution pour vous, alors faites le !
  • Vous continuez d’endormir votre enfant au sein : tous les enfants en rêvent ! Ce n’est pas une mauvaise chose pour lui.
  • Vous avez souvent votre bébé dans les bras et il n’a pas l’habitude d’être posé à la crèche. Tant mieux pour votre bébé qui est habitué à la proximité. Il va petit à petit s’habituer à la manière de faire de la crèche.
  • Votre bébé continue à téter toutes les 2 heures à 6 mois. Ce n’est pas un problème, c’est juste normal pour certains bébés. Ce n’est pas vous qui faites les choses mal !
  • Vous choisissez de ne pas allaiter votre enfant, libre à vous de prendre la meilleure décision pour vous et votre bébé.

Le message que j’aimerais faire passer, c’est que vous êtes tous des adultes responsables : vous êtes donc capables d’avoir une réflexion à partir du moment où l’on vous fournit des informations exactes et à jour.
Les choix que l’on fait ne sont pas toujours faciles, ce n’est pas toujours ce que l’on aurait souhaité mais c’est ce que l’on pense être le meilleur à ce moment là . Ensuite c’est à chacun d’assumer ses propres choix et on le fait beaucoup plus facilement quand on a eu la possibilité de faire de vrais choix, basés sur de bonnes informations.

Je vous souhaite donc à toutes de faire vos bons choix pour votre famille ! Et je suis là pour aider chaque famille à vivre ses propres choix par rapport à l’allaitement.

Et vous, avez-vous trouvé difficile de faire vos choix ?


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entreprise et allaitement

La Nourrice, Josse-François-Joseph Leriche, d’après Louis Boizot, 1775.

De (trop) nombreuses personnes pensent qu’il est nécessaire de sevrer pour reprendre le travail. Une des raisons : il leur parait impensable de pouvoir travailler correctement et efficacement tout en poursuivant l’allaitement.
Il semble nécessaire de devoir choisir entre sa vie de mère et sa vie de travailleuse. Entreprise et allaitement ne seraient pas compatibles.

Il n’y aucune raison à cela. Produire du lait n’a jamais empêché de se servir de ses mains ou de réfléchir, de parler, de soigner, bref d’exercer un métier. Et si l’on choisit de tirer son lait sur le lieu de travail, cela ne signifie pas que l’on transforme son bureau en laiterie

Tirer son lait sur son lieu de travail prend en moyenne 40 minutes par jour (à répartir en plusieurs pauses). La loi accorde une heure sur le temps de travail pour l’allaitement. Combien de temps de pause prennent vos collègues qui fument sur une journée de travail ? Qui le leur reproche ? Et surtout il ne viendrait à personne l’idée de leur enlever ce temps de pause de leur salaire. Alors qu’une femme qui prend ses pauses d’allaitement risque de voir son salaire amputé d’une heure par jour.

D’autre part, les femmes qui poursuivent l’allaitement ont souvent la sensation de faire le mieux pour leur enfant et sont, de ce fait, moins inquiètes lorsqu’elles reprennent le travail. Elles ont donc l’esprit plus libre pour leur travail.

On retrouve autour de cette question tout ce qui concerne la culpabilisation de la mère qui travaille : il parait admis que l’on ne peut pas être une bonne mère si l’on travaille. Laissons donc aux femmes la possibilité de faire les choix qui leur conviennent. Elles peuvent choisir de faire des enfants ou non, de travailler ou non, de les allaiter ou non, de les sevrer à la reprise du travail ou non.

Et vous, vous a-t-on accusé (explicitement ou non) de moins bien travailler parce que vous allaitiez ?

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problème allaitementCette phrase, vous l’avez surement entendue un jour ou l’autre si vous poursuivez l’allaitement à la reprise du travail, non ?

Si vous êtes fatiguée, si vous rencontrez un souci, si votre bébé ne correspond pas tout à fait à ce que l’on en attend, c’est la première réponse apportée : arrêter l’allaitement. Comme si l’allaitement était la cause de toutes les difficultés et le sevrage la réponse à tous les ennuis.

Et pourtant, à la reprise du travail, vous pouvez rencontrer des problèmes d’allaitement et avoir besoin d’aide, rien de plus naturel puisque l’on n’a en général pas de modèle ni de repère pour vivre cette période où l’on conjugue allaitement et travail.

Dans une société qui n’a justement aucun modèle ni repère autour de l’allaitement à la reprise du travail, c’est tout à fait compréhensible que l’on vous propose le sevrage : cela permettrait de vous replacer dans une situation que l’on connait et pour laquelle votre entourage et les professionnels ont des repères, et donc des réponses à vous proposer.
Cette incitation de la société à sevrer est pourtant une violence à votre encontre et ne doit pas vous contraindre si ce n’est pas ce que vous souhaitez.

Lorsque l’on rencontre des difficultés, on peut chercher des réponses pratiques (comment conserver le lait ou le transporter, comment s’organiser par exemple) mais on a parfois juste besoin de partager nos soucis sans forcément être à la recherche d’une solution pratique. Si votre enfant refuse le biberon, que vous savez que c’est juste une période d’adaptation à passer, vous pouvez avoir besoin de partager votre souci tout en n’attendant aucune solution puisque vous savez que la solution est juste de laisser le temps au temps.
Or peu de personnes comprennent ce besoin et la plupart des gens à qui vous vous confiez vont essayer de vous trouver une solution, ils ont ainsi la sensation de vous aider réellement…alors que vous n’avez besoin que de soutien. C’est une réaction humaine et compréhensible de leur part mais inadaptée.

A vous d’oser dire que vous n’avez pas besoin de solution mais seulement de compréhension et de soutien.

A vous de trouver les bonnes personnes à qui vous adresser pour des conseils pratiques adaptés et pour le soutien nécessaire.

A vous d’apprendre à dire non quand on vous demande un sevrage qui ne vous convient pas.

Vous en êtes capable et serez heureuse de pouvoir vivre l’allaitement qui vous convient !

Et vous, avez-vous entendu cette phrase et comment avez-vous réagi ?

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travail et bébé malade.Les bébés au lait artificiel sont statistiquement plus malades que les bébés allaités, de nombreuses études le montrent. Ce qui ne veut pas dire que l’allaitement soit une assurance tout risque et que votre bébé allaité ne sera jamais malade !

Vous avez donc repris le travail, vous avez choisi de tirer votre lait…et votre bébé qui vient d’entrer en crèche tombe malade : situation banale s’il en est.

Première question : qui prend des congés pour garder votre bout de chou à la maison ? Vous ou le père ? C’est encore en majorité les mères qui s’absentent de leur travail en cas de maladie de l’enfant. Cela les pénalise à long terme pour leur déroulé de carrière. Il serait donc temps que ce genre d’absence soit équitablement partagé entre le père et la mère. D’autant plus que si vous tirez votre lait, votre conjoint peut très bien le donner au biberon comme le fait la crèche !

Deuxième question : devez-vous changer le rythme instauré entre biberons et tétées ? Si c’est le papa qui s’occupe de votre enfant à la maison, vous n’avez rien à changer, sauf que votre enfant risque de téter beaucoup plus en votre présence pour faire le plein d’anticorps. Si c’est vous qui prenez des jours enfant malade, je vous suggère fortement d’allaiter votre enfant à la demande car il risque de ne pas vouloir prendre ses biberons si vos seins sont à portée de bouche car un enfant malade demande en général beaucoup à téter.
Donc vous pouvez ranger votre tire-lait jusqu’à ce qu’il aille mieux.

Si vous faites habituellement un allaitement mixte, vous pouvez proposer le sein à volonté à votre bébé pendant qu’il est malade : vous ferez le meilleur pour lui !

Troisième question : comment gérer la fatigue ? Un bébé malade dort mal en général. Si c’est son papa qui s’en occupe la journée, vos nuits ne seront pas bonnes pour autant et il va falloir assurer au travail la journée. Prenez les mesures qui s’imposent pour vous lever le moins possible. En bref, gardez votre bébé à portée de main !
Si c’est vous qui restez à la maison, optez pour la sieste en journée, vous en avez bien besoin !

Et vous, comment gérez-vous allaitement, travail et bébé malade ?

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règles et allaitementUn sujet légèrement… hors sujet ?
Oui et non car quand on reprend le travail et que l’on continue l’allaitement, il n’est pas rare d’avoir son retour de couches. Et beaucoup de femmes me demandent si cela va avoir une influence sur l’allaitement.
Cet article répond également à l’attente de certaines lectrices de ce blog qui m’ont demandé un article sur le sujet règles et allaitement.

Au hit parade des idées reçues :

  • « Il faut sevrer quand on a son retour de couches car le lait n’est plus bon pour le bébé. »
  • « On ne peut pas avoir de retour de couches quand on allaite. »
  • « Quand on a ses règles, la lactation s’arrête. »
  • Et je suis sûre que vous en avez entendu d’autres…

Alors remettons tout de suite les choses au point.
L’allaitement est un bon moyen de contraception, efficace à 98% (soit aussi bien que la pilule microdosée) dans les conditions suivantes :

  • Votre bébé a moins de six mois.
  • Il est exclusivement allaité et n’a jamais pris autre chose que votre lait.
  • Vous n’avez pas eu de retour de couches.

Pour plus d’information sur cet effet contraceptif, je vous renvoie à cet article du blog de ma collègue Isabelle Steffan Robert.

Ce qui veut dire que beaucoup de femmes peuvent avoir leur retour de couches pendant qu’elles allaitent.

Si vous avez eu votre retour de couches, vous avez vos règles régulièrement…ou pas. En effet l’allaitement peut diminuer votre fertilité, même si vous avez déjà eu votre retour de couches.

Certaines femmes remarquent que pendant les deux ou trois premiers jours des règles, leur bébé s’énerve au sein, ou bien elles tirent moins de lait. Ce phénomène est normal, non expliqué pour le moment, et transitoire puisque la lactation reprend son rythme habituel après des deux ou trois jours. De ce fait, certaines femmes ressentent des sensations désagréables au niveau des seins pendant les tétées car elles peuvent avoir l’impression que leur bébé « tète à vide ». Ce phénomène ne touche qu’une petite partie des femmes.
Cependant, si c’est le cas pour vous et que vous tirez votre lait au travail, cela peut vous poser un problème.

En dehors de ces quelques jours, la lactation n’est absolument pas affectée par le retour de votre fertilité.

Votre lait ne change pas de composition parce que vous avez eu votre retour de couches, il continue à évoluer pour s’adapter parfaitement à votre bébé.

Règles et allaitement font donc bon ménage et il est inutile de s’inquiéter à ce sujet.

Et vous, avez-vous ressenti des choses particulières pendant cette période ?

La photo représente la statue de Cybèle – la déesse de la fertilité – sculptée par Mihail Chemiakin, qui accueille les visiteurs devant la Mimi Ferzt Gallery de Soho (New York).

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