Vos collègues et l’allaitement

Aujourd’hui je fais appel à vous.

En effet de nombreuses femmes s’inquiètent, avant la reprise du travail, des réactions de leurs collègues si elles tirent leur lait au travail.

Alors racontez-nous : est-ce que vos collègues savent que vous allaitez ? Est-ce qu’ils savent que vous tirez votre lait au travail ? Quelles sont leurs réactions ?

A vos claviers !

 

 

 

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30 Comments

  1. la grogniasse

    Pour mon premier allaitement, j’étais hyper mal à l’aise avec le fait de tirer mon lait pendant le travail.
    Je n’en aurais parlé pour rien au monde.
    Et j’essayais vraiment de le faire au moment où j’étais sûre que mes chefs ne risqueraient pas de venir me voir.
    Et puis, des collègues, plutôt des femmes, m’ont posé des questions, pour savoir si j’allaitais encore, et du coup, pour savoir comment je faisais… et elles ont été plutôt admiratives. L’accueil a été très positif.
    Mon chef avait remarqué mon petit manège aussi, et m’a dit qu’il comprenait fort bien, puisque sa femme avait allaité sa fille pendant deux ans.
    La grande majorité des gens n’ont rien su.

    Pour mon deuxième allaitement, sans le dire plus fort pour autant, je me suis sentie beaucoup moins gênée.
    Au point où mon tire-lait (un peu lourd à mon goût pour être ramené tous les soirs) n’est plus caché dans un sac noir, mais rangé sur mes étagères à dossier, donc légèrement visible. Et je n’hésiterai pas à différer une demande pour aller faire ma petite pause, ce que je n’aurais jamais osé faire avant.

    Ce qui m’aide à mieux le vivre, c’est :
    – que j’ai plus confiance en moi de manière générale au travail
    – que mon tire-lait est beaucoup plus rapide et plus silencieux que celui que j’avais avant (Spectra vs Medela Swing maxi)
    – que je sais désormais que ce n’est pas un tabou et que beaucoup de collègues féminines auraient aimé faire de même
    – que j’ai un sac discret pour tout embarquer quand je vais faire ma pause, avec un compartiment froid (pas besoin d’utiliser le frigo commun…)

    • @La grogniasse
      Merci beaucoup de ce retour. Pouvez-vous préciser : vous préférez le Spectra ou le Swing maxi ? Il s’agit du Spectra S1 ou un autre modèle ?

      • la grogniasse

        Je préfère le Spectra (Spectra S1), qui est beaucoup plus silencieux que le Medela Swing maxi. J’ai l’impression aussi qu’il est beaucoup plus rapide (ma pause dure 15 minutes grand max, vs 30 la première fois).
        Comme la batterie est rechargeable sur secteur, ça m’évite en plus la dépense de piles (et l’ennui d’aller en acheter en catastrophe).
        En revanche, il est lourd et encombrant, donc je ne le transporte pas tous les jours, il reste au bureau la semaine.

  2. Viviane

    Bonjour,
    Quand j’ai annoncé à ma cadre que je comptait tirer mon lait, elle a tout de suite accepté et m’a encouragé, même réaction pour la cadre qui l’a remplacé peut de temps après.
    J’étais la première à le faire dans mon équipe.
    Mes collègues (hommes et femmes) ont vite vu mon sac supplémentaire et ma disparition pendant la pause. Ils ont tous accepté le fait que je prenne du temps pour tirer mon lait, m’ont soutenu et donné le temps qu’il me fallait. ça m’a aussi permit de découvrir le témoignage d’autre collègues par rapport à leur allaitement.
    Après 6 mois d’allaitement, j’ai entendu les inévitables: « encore!? » mais sans jugement et avec parfois un peu d’admiration.
    Un jour, des jeunes collègues avec un « projet bébé » sont venue me voir pour prendre des conseils pour l’allaitement. Arriver sans le vouloir à donner envie aux autre je trouve cela magnifique.
    J’ai découvert que l’allaitement revient à la mode et que beaucoup de celles qui n’ont pas allaité « n’ont pas pu » et le disent avec une pointe de regret dans la voix.
    Maintenant que mon bébé a 14 mois, je ne tire plus au boulot et régulièrement quelqu’un me demande si j’allaite encore, pour combien de temps.
    J’avais beaucoup appréhension avant de reprendre le travail mais tout c’est très bien passé.

  3. Bonjour,

    De mon côté, je prenais un nouveau poste dans une nouvelle structure à mon retour de congé maternité suie à une mutation. Je ne connaissais donc ni les lieux ni mon chef ni mes collègues. J’ai annoncé la couleur dès le début, tout simplement parce que je ne voyais pas comment faire autrement. Mon chef a été très compréhensif, ca m’a quand même détendu. Je tire dans mon bureau (je suis seule) qui ne ferme pas à clé et dont une partie de la cloison est vitrée. J’ai donc collé des posters sur la partie vitrée pour qu’on ne voit pas dans mon bureau et je colle un post-it « occupée » quand je tire (comme ça, quand il n’y a pas de post-it on peut entrer dans le bureau, même porte fermée). Ca marche pas mal. Donc mes collègues sont au courant. J’arrive tous les matins avec ma glacière, j’ai mon spectra sur une chaise dans mon bureau et je ferme la porte au moins deux fois par jour. Je ne me cache pas. J’ai deux sets pour le spectra comme ça pas de vaisselle et pas besoin de retourner au frigo qui est un peu loin de mon bureau. Mes collègues sont donc au courant. On en a un peu discuté au début, maintenant plus personne ne fait attention. J’ai repris à 3 mois, bébé en a 9, ca fait donc 6 mois que je tire. Par contre, je n’ai jamais dit non à un déplacement ou une réunion et à chaque fois j’ai adapté mon tirage. C’est presque transparent pour le service et moi je suis ravie de pouvoir continuer à donner mon lait à mon loulou. Je suis quand même pressée de ne plus avoir à tirer au boulot…D’ailleurs si je peux passer commande d’un article Véronique, quand sait-on qu’on peut arrêter de tirer, sans priver bébé de lait la journée et sans mettre en danger sa lactaction?
    Merci pour ce site qui m’a été d’une énoooooorme aide!

  4. Céline

    Bonjour,

    Pour ma part, le témoignage sera un peu moins sympathique. Pour mon premier allaitement, j’avais informé mon chef avant la reprise. Il a été assez mitigé et a fait des remarques moyennes mais sans plus.
    Mais l’information a circulé au sein du cabinet. ça a manifestement beaucoup fait parlé (où est-ce que j’allais me mettre, qu’est-ce que j’allais faire du lait, etc…) J’ai eu le droit à des remarques des collègues femmes et mamans… qui avaient allaité mais seulement le temps du congé mat et qui m’ont fait comprendre que c’était pas compatible avec notre travail (je suis avocate), que ça n’irait pas.
    Les regards et sous entendus étaient tels que j’ai fini par ne plus tirer au travail. Je me débrouillais pour le faire chez moi le midi (je rentrais donc au lieu de rester sur place) et j’ai supprimé le tirage de l’après-midi. J’ai la chance d’avoir eu une bonne production de lait et une bonne « capacité de stockage », ça n’a pas nuit à mon allaitement.
    Pour mon 2e allaitement, mon fils de 7 mois actuellement, je n’ai pas la possibilité de rentrer le midi. Mais hors de question de renoncer à allaiter. Les nouveaux locaux font que j’ai une pièce dédiée et beaucoup plus discrète. Et surtout, je me sens plus forte, mon premier allaitement s’est très bien passé, c’est possible d’allaiter longtemps même quand on fait un travail très prenant et qui demande beaucoup d’investissement personnel. Donc les remarques j’étais préparée. Et finalement, j’ai surtout trouvé de la bienveillance cette fois-ci.
    Seule ombre au tableau : il faut que je mette mon lait dans le frigo commun, et consigne m’a été donné par un des dirigeants de « cacher mon lait », ça le choque … j’ai donc créer des « cache-pots »…
    Dans l’ensemble les gens ne me disent plus rien, mais trouvent curieux que je veuille allaiter longtemps (16 mois pour ma fille, je trouve que c’est pas si long), et me trouvent courageuse de faire ça.
    J’essaie de leur dire que tirer mon lait c’est effectivement nul, mais je le fais avec un très grand plaisir parce que ça me permet d’allaiter mon fils et que ça, ça vaut tout les petits tracas !!

    • Céline

      J’utilise le symphonie de Medela et j’ai un système mains libre maison qui me permet de lire (ou parfois de travailler sur le PC portable )en même temps. J’ai un sac à dos glacière pour transporter le tire-lait et le lait (je suis en transport en commun)

    • @Céline
      Bravo à vous pour cette forte confiance en vous !
      Si vous souhaitez éviter le frigo commun, vous pouvez aussi prendre une glacière avec des freezpack.

  5. Magalie

    Bonjour à toutes,

    Ma stratégie perso: être transparente, être assertive, penser et proposer des solutions qui minimisent toujours l’impact. Montrer ma disponibilité.

    Avant la reprise du travail j’étais gênée.
    Ma N+1 m’avait lancé la perche, donc j’ai exprimé mes souhaits, réitérés auprès de ma N+2. La 1ère comprenait et acceptait la pratique, la seconde acceptait sans comprendre pourquoi je voulais autant m’embêter.

    J’avais donc un bureau vide à ma disposition, je me suis bidouillé un kit main libre et pendant 15 jours > lecture. Et puis je me suis réinstallée dans mon bureau avec une autre collègue car je souhaitais travailler sur mon poste.

    Tout cela est très discret,avec le MEDELA Symphony qui reste au bureau. Le service le sait peu à peu. Il y a des allers retours dans mon bureau, sans qu’en s’en rende compte. Parfois, avec mes collègues les plus proches, nous en rigolons.

    Et puis s’il faut remettre quelqu’un en place aucun souci. Je sais ce que je fais, je n’ennuie personne et mon organisme est lié à l’agriculture et l’élevage, j’ai donc des munitions.

    Néanmoins j’ai envie d’arrêter de tirer mon lait au bureau,car c’est juste pesant dans mon quotidien. La logistique, la chaine du froid, les biberons de la crèche et leur traçabilité 5/7.Je suis juste fatiguée et mon BB a bientôt 1 an.

  6. Melanie

    Bonjour, 2 semaines après ma reprise je tire 2 fois par jour au travail. J’ai prévenu mon RH et mon chef pour qu’ils sachent où je « disparaît ». Les autres collègues ne m’ont pas encore trop posé de questions mais je ne mentirai pas. J’ai une pièce « infirmerie » à disposition sur laquelle j’indique Occupé! J’utilise Lactina de Ameda. J’ai une glacière pour le transport et un frigo (commun mais peu utilisé) dans la salle de pause. Mon bébé a 6 mois.

  7. Bonjour,
    j’ai repris le travail aux 8 mois de mon fils. C’était un nouveau travail, je ne connaissais pas les lieux, ni les collègues.
    Le 1er jour j’ai expliqué à ma chef que je devais tirer mon lait à la pause et demandé où je pouvais le faire. Elle m’a indiqué un bureau attenant au notre. Parfois elle travaille encore quand je m’y rends mais elle me dit ne pas entendre le bruit du tire-lait (Lactina de Ameda).
    Quand je ne travaille pas dans mon bureau et qu’elle me voit arriver, elle sourit en disant « Ah c’est midi! »
    Comme je tire sur mon temps de pause déjeuner je crois que personne d’autre n’est au courant.
    Je rejoins la cuisine à 12h30, mais on ne m’a jamais demandé ce que je fais entre temps. Il y a peu, j’ai fait une cure de fenugrec et là, comme j’en prends avant le repas de midi, on m’a demandé ce que c’est. J’ai expliqué. S’en est suivi une discussion sur le fait qu’il fallait que je « fasse attention », parce que quand même « à son âge (13 mois) ça devient gênant ». J’ai laissé faire en concluant: « Mais c’est gênant pour qui? » et ça a mis fin aux remarques…
    Pour autant je ne suis pas sûre qu’ils aient réalisé que je tire mon lait au travail!

  8. J’ai repris le travail aux 5 mois de ma fille. Nous étions en open Space et j’ai donc du tirer dans le local informatique.
    Je mettais un petit papier pour indiquer occupé et tous le monde était au courant mais sans plus.
    L’anecdote la plus drôle était une collègue qui m’a dit : tu ne vas pas mettre ça dans le frigo ?
    Je lui ai demandé si elle avait peur que ma poitrine lui saute au visage. Elle a rigolé et m’a dit qu’en effet sa remarque était idiote.

  9. Bonjour,

    Pour mon premier enfant, j’ai repris à ses 4 mois avec un CDD de 4 mois. C’était la deuxième fois que je travaillais dans cette entreprise donc je connaissais les lieux. J’ai prévenu mon chef qui n’a pas dit non mais ne m’a pas aidé non plus. D’un naturel peu pudique les premiers mois n’ont pas été si faciles. Je tirais dans la salle commune qui ne fermait pas à clé mais qui était équipé en frigo et lavabo. Difficile au début d’être sereine quand on doit s’éclipser discrètement au sein d’une équipe où les pauses n’existent pas,ou quand, quelqu’un ouvre la porte de la pièce malgré le papier (oups!). Le midi j’essayai de trouver un bureau de libre. Malgré tout ça a fini par ce savoir et les gens me demandaient si ça se passait bien. Sur la fin de mon contrat j’avais même une ou deux collègues qui venaient pour un café pendant que je tirais pour qu’on discute ! Mais c’était des mamans allaitantes !

    Pour mon deuxième enfant, je met ça dans un prochain message !

  10. Bonjour,

    Comme je l’ai raconté dans un témoignage posté par Véronique en début d’année, j’ai repris le travail aux 6 mois de ma fille et pleinement pour ses 10 mois.
    J’ai dès le départ annoncé à mon chef que je tirerait mon lait mais je ne me suis pas étalée. Très franchement c’était sur le ton de l’information et cela n’ouvrait aucunement la porte à la discussion du bien-fondé de ma démarche. J’ai une salle de pause avec frigo et évier. Je fais ma petite vaisselle le midi après la pause déjeuner et souvent des collègues sont présents au café. Au début j’attendais que la vague de 13h00 soit retournée bosser pour tirer mon lait et mettre mon lait au frigo dans une glacière souple. Et puis au fur et à mesure ça a commencé à se savoir sans pour autant faire de vague. Je travaille majoritairement avec des hommes et bizarrement les quelques remarques du type  » il est plus bon ton lait il ne là nourrit plus assez » sont venues de femmes…
    Bref, j’ai fini par assumer totalement et aujourd’hui je nettoie ma teterelle tout en participant aux conversations de mes collègues qui sont en salle de pause.
    Récemment mon chef a émis le souhait que je change de bureau. Aujourd’hui je suis dans un bureau oú je suis seule et qui se ferme, ce qui me permet de tirer mon lait en toute intimité en affichant une pancarte sur ma porte. Hors ce nouveau bureau c’est un bureau entièrement vitré. Je me suis d’abbord farouchement opposée en avançant des argumenr pro et perso comme mon allaitement…voyant son côté hermétique à ce sujet revenir sur le devant de la scène ( « mais on peut différer çà pourrait être pour mars… ») j’ai changé de tactique et lui ai donc répondu que je n’etais pas opposée à ce changement sous la condition de faire installer un filtre de confidentialité tant que j’allaiterai ma fille qui a 16 mois à ce jour. Et c’est là qu’il m’a demandé combien de temps cela allait durer….je lui ai dit  » jusqu’à se qu’elle trouve mon lait plus à son goût « … depuis il n’est pas revenu à la charge. J’attends mon entretien individuel…
    Mais quoi qu’il en soit je continuerai à tirer mon lait tant que ma fille aura besoin de biberon la journée, bureau vitré ou non…
    PS: pour moi c’est Spectra et c’est vrai que je le trouve:
    -rapide 12 minutes pour en moyenne 160ml
    – compact et facilement transportable
    – une très bonne autonomie
    – plutôt silencieux ( je passe souvent des appels en tirant mon lait)

  11. Pour le deuxième enfant (bientôt 6 mois), c’est en cours depuis maintenant un mois. Je n’avais aucune appréhension contrairement au premier car toutes les conditions étaient là.
    Petite structure avec une équipe assez jeune, je revenais sur mon poste, ma responsable allaite et tire son lait aussi (on est donc deux !), et tout le monde était au courant de mes intentions ! Ma principale difficulté est de devoir changer constamment d’endroit pour tirer et de gérer les tirages avec les journées de réunions qui peuvent s’enchaîner. Au niveau de mes collègues, ça ne pose pas de soucis. Il y a souvent beaucoup de curiosité (il ressemble à quoi le tire lait ? Tu arrives à tirer combien ?). Ça ne dérange personne que je débarque dans la salle de pause avec mon pot de lait dans la main. Certains collègues ne sont pas opposés non plus à ce que je tire dans mon bureau (nous sommes 5) mais ce n’est pas forcément le cas de tous. On en parle et je le fais quand ça ne dérange pas. Par contre dans les discussions autour de l’allaitement on voit bien qu’il y a un gros manque de connaissance. » Le lait n’est plus très bon au bout de sa mois, je connais plein de femmes qui ne pouvaient pas allaiter, à 3 mois on n’a plus de lait… » C’est difficile de casser les préjugés. À quand une vraie politique de santé ?!

  12. J’ai tiré mon lait au travail pendant presque 10 mois. J’avais un travail avec très peu de contrainte de temps: je m’organisais comme je le voulais tant que le travail était fait. Je n’ai demandé à personne si je pouvais tirer mon lait. Tout le monde était au courant. J’étais dans une équipe très jeune où il y avait une très bonne ambiance. ça a donné lieu à quelques questions et quelques blagues qui m’ont amusée (je suis bon public ;)). Certaines de mes jeunes collègues étaient très curieuses, j’espère qu’elles se souviendront qu’on peut tirer son lait au travail. Un jeune papa me demandais souvent mes « scores » pour comparer avec ceux sa femme qui tirait sur son lieu de travail. Et lors des déplacements, je n’ai jamais ressenti de gêne pour demander un endroit pour tirer mon lait. La surprise passée, les personnes me trouvaient toujours une pièce où tirer et j’avais souvent droit à des commentaires admiratifs. Mais il ne faut pas se leurrer, on finit toujours par avoir la fameuse question: »Mais tu vas l’allaiter jusqu’à quand????!!!! »

  13. Pour l’aîné, il s’est trouvé que mon mari avait un rendez vous dans ma boite quelques semaines avant ma reprise. J’en ai profité pour l’accompagner et organiser un pot pour la naissance de bébé.
    Bien sûr à un moment bébé (2 mois) a eu faim et je l’ai allaité dans un coin de la pièce (je n’étais pas encore à l’aise pourr allaiter debout tout en discutant ;)). J’ai eu pleins de sourires et ma N+2 me demandant comment se passait le sevrage pour la reprise, j’ai expliqué que ce n’était pas au programme. Elle m’a fait un speech sur l’allaitement c’est dur, c’est fatiguant, j’allais pas y arriver. J’ai vite compris qu’elle avait mal vécu ses allaitements, le dernier datant de moins d’un an, je n’ai donc pas insisté.
    A ma reprise, je suis arrivée avec ma glacière électrique, mon tire lait et j’ai vu ma n+1 pour l’organisation de mon retour.Je n’ai surtout pas demandé l’autorisation, je lui ai indiqué que je pensais tirer à tel endroit, que j’aurais besoin d’un peu de temps pour caler mon organisation mais que d’ici une semaine ou deux, ca ne devrais plus se voir dans mon travail. J’ai vu les quelques personnes qui pouvaient utiliser le local où je tirais,on a convenu que quand j’étais dedans, je laissais la clé dans la serrure pour qu’ils ne puissent pas ouvrir.
    J’en ai discuté avec les autres collègues lorsqu’ils me posaient des questions et j’ai appris qu’il y avait au moins deux allaitements longs (3-4 ans) dans mon service. J’ai toujours eu des discussions très positives ou intriguées. Je partageais aussi ma joie lors de mes high scores de tirage avec mon collègue de bureau. Quand je n’avais pas réussi à tirer avant le repas, je partais plus tôt de table. Une fois, ma N+2 m’a demandé si j’allais à mon atelier choral, un collègue gentils mais un peu lourd a répondu que j’allais me traire. Ca m’a fait rire mais cela a choqué ma chef ( bébé avait 10 mois). Vers les 1,5 ans de mon fils me voyant très fatiguée, elle m’a demandé si j’allaitais toujours, j’ai répondu oui et elle m’a expliqué qu’il fallait que j’arrête l’allaitement pour tenir le coup. J’ai failli lui repondre que c’était plutôt sur le travail que j’allais lever le pied mais je me suis retenue, et je suis passée à 60% quelques mois plus tard le temps de gérer des difficultés Perso.
    En déplacement, je suis toujours restée très discrète à tirer dans les toilettes ou les vestiaires pour soulager et je n’ai jamais eu à en parler.

    Pour le second, je suis allée voir mes collègues à un fête du CE, bébé en écharpe quand il avait 3mois. Il a teté allègrement pendant que je discutais avec tout le monde et c’était juste normal. Il a 9 mois maintenant, mes collègues tapent à la porte du local où je tire pour me prévenir quand ils partent manger, vu que c’est sur le chemin, ca m’évite de retourner à mon bureau. On en discute plus, c’est juste normal. Quand je pars en déplacement avec hotel, et que j’ai réussi à tirer avant de partir, un collègue dépose le lait chez moi le soir. Ça fait un tirage de moins de jeté.

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