code du travail et allaitementLa loi française prévoit l’allaitement au travail. Les dispositions relatives à l’allaitement dans le code du travail datent de 1917. Elles ont été revues en 2007 et le décret d’application est paru en mars 2008.

Chaque salariée allaitant son enfant dispose pour ce faire d’une heure par jour sur son temps de travail jusqu’au premier anniversaire du bébé. Cette heure est divisée en deux périodes de trente minutes réduites à vingt minutes si le local d’allaitement est à l’intérieur des locaux destinés au travail.
Cette heure n’est pas rémunérée, sauf si la convention collective le spécifie.
Une salariée peut allaiter son enfant dans l’entreprise !
Chaque entreprise de plus de cent salariées doit prévoir des locaux dédiés à l’allaitement au sein de l’entreprise, dans des conditions d’hygiène très précises.
Le coût de l’installation et de l’entretien de ces locaux est entièrement à la charge de l’employeur.
Les femmes militaires bénéficient des mêmes droits.

Il est à noter qu’un contrat de travail peut inclure une clause spécifique à l’allaitement. Je vous recommande cet article de Martine Herzog-Evans, professeur de droit qui détaille ce à quoi vous avez droit.

Voici les articles du code du travail relatifs à l’allaitement :

Article L1225-30
Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Article L1225-31
La salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement.

Article L1225-32
Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement.

Article R1225-5
L’heure prévue à l’article L. 1225-30 dont dispose la salariée pour allaiter son enfant est répartie en deux périodes de trente minutes, l’une pendant le travail du matin, l’autre pendant l’après-midi.
La période où le travail est arrêté pour l’allaitement est déterminée par accord entre la salariée et l’employeur.
A défaut d’accord, cette période est placée au milieu de chaque demi-journée de travail.

Article R1225-6
La période de trente minutes est réduite à vingt minutes lorsque l’employeur met à la disposition des salariées, à l’intérieur ou à proximité des locaux affectés au travail, un local dédié à l’allaitement.

Article R4152-13
Le local dédié à l’allaitement prévu à l’article L. 1225-32 est :
1° Séparé de tout local de travail ;
2° Aéré et muni de fenêtres ou autres ouvrants à châssis mobiles donnant directement sur l’extérieur ;
3° Pourvu d’un mode de renouvellement d’air continu ;
4° Convenablement éclairé ;
5° Pourvu d’eau en quantité suffisante ou à proximité d’un lavabo ;
6° Pourvu de sièges convenables pour l’allaitement ;
7° Tenu en état constant de propreté. Le nettoyage est quotidien et réalisé hors de la présence des enfants ;
8° Maintenu à une température convenable dans les conditions hygiéniques.

Article R4152-1
Les femmes enceintes ainsi que les mères dans les six mois qui suivent leur accouchement et pendant la durée de leur allaitement bénéficient, conformément à l’article R. 4624-19, d’une surveillance médicale renforcée.

Article R4152-2
Indépendamment des dispositions relatives à l’allaitement prévues par les articles L. 1225-31etR. 4152-13 et suivants, les femmes enceintes ou allaitant doivent pouvoir se reposer en position allongée, dans des conditions appropriées.

Article R4152-14
Dans les établissements soumis à des dispositions particulières en matière de santé et sécurité au travail, le local dédié à l’allaitement est séparé de tout local affecté à des travaux pour lesquels ont été édictées ces dispositions particulières.
Cette séparation est telle que le local est protégé contre les risques qui ont motivé ces dispositions.

Article R4152-15
Les enfants ne peuvent séjourner dans le local dédié à l’allaitement que pendant le temps nécessaire à l’allaitement.
Aucun enfant atteint ou paraissant atteint d’une maladie contagieuse ne doit être admis dans ce local.
Des mesures sont prises contre tout risque de contamination.
L’enfant qui, après admission, paraît atteint d’une maladie contagieuse ne doit pas être maintenu dans le local.

Article R4152-16
Le local dédié à l’allaitement a une surface suffisante pour pouvoir abriter un nombre d’enfants de moins d’un an, compte tenu du nombre de femmes employées dans l’établissement.

Article R4152-17
Le local dédié à l’allaitement a une hauteur de trois mètres au moins sous plafond. Il a au moins, par enfant, une superficie de trois mètres carrés.
Un même local ne peut pas contenir plus de douze berceaux. Toutefois, lorsque le nombre des enfants vient à dépasser ce maximum, le directeur régional du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle peut en autoriser provisoirement le dépassement.
Lorsqu’il y a plusieurs salles, celles-ci sont desservies par un vestibule.

Article R4152-18
Le local dédié à l’allaitement ne comporte pas de communication directe avec des cabinets d’aisance, égouts, puisards.
Il est maintenu à l’abri de toute émanation nuisible.

Article R4152-19
Les revêtements des sols et des parois du local dédié à l’allaitement permettent un entretien efficace et sont refaits chaque fois que la propreté l’exige.

Article R4152-20
L’employeur fournit pour chaque enfant un berceau et un matériel de literie.
Il fournit également du linge en quantité suffisante pour que les enfants puissent être changés aussi souvent que nécessaire.
Le matériel et les effets sont tenus constamment en bon état d’entretien et de propreté.
Pendant la nuit, tous les objets dont se compose la literie sont disposés de manière à être aérés.

Article R4152-21
Le local dédié à l’allaitement est tenu exclusivement par du personnel qualifié en nombre suffisant.
Ce personnel se tient dans un état de propreté rigoureuse.

Article R4152-22
Il est tenu :
1° Un registre sur lequel sont inscrits les nom, prénoms et la date de naissance de chaque enfant, les nom, adresse et profession de la mère, la date de l’admission, la constatation des vaccinations, l’état de l’enfant au moment de l’admission et, s’il y a lieu, au moment des réadmissions ;
2° Un registre sur lequel sont mentionnés nominativement les enfants présents chaque jour.

Article R4152-2
Le local dédié à l’allaitement est surveillé par un médecin désigné par l’employeur.
Ce dernier fait connaître à l’inspecteur du travail le nom et l’adresse de ce médecin.
Le médecin visite le local au moins une fois par semaine. Il consigne ses observations sur le registre prévu au 2° de l’article R. 4152-22.
Un règlement intérieur signé par le médecin est affiché à l’entrée du local.

Article R4152-24
Le local dédié à l’allaitement est équipé de moyens de réchauffer les aliments. Ces derniers sont conformes aux prescriptions réglementaires prévues pour les établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans.

Article R4152-25
Des mesures sont prises pour qu’aucune personne pouvant constituer une cause de contamination n’ait accès au local dédié à l’allaitement.

Article R4152-26
Personne ne doit passer la nuit dans le local dédié à l’allaitement où les enfants passent la journée.

Article R4152-27
L’eau du local dédié à l’allaitement est à température réglable. Des moyens de nettoyage et de séchage appropriés sont mis à disposition.
Le matériel et les effets sont tenus constamment en bon état d’entretien et de propreté.

Article R4152-28
La rémunération du médecin et du personnel du local dédié à l’allaitement ainsi que la fourniture et l’entretien du matériel et des effets énumérés aux articles R. 4152-20 et R. 4152-27 sont à la charge de l’employeur.
Aucune contribution ne peut être réclamée aux mères dont les enfants fréquentent le local.

Article L1142-3
Est nulle toute clause d’une convention ou d’un accord collectif de travail ou d’un contrat de travail qui réserve le bénéfice d’une mesure quelconque, à un ou des salariés, en considération du sexe.
Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables lorsque cette clause a pour objet l’application des dispositions relatives :
1° A la protection de la grossesse et de la maternité, prévues aux articles L. 1225-1 à L. 1225-28;
2° A l’interdiction d’emploi prénatal et postnatal, prévues à l’article L. 1225-29 ;
3° A l’allaitement, prévues aux articles L.1225-30 à L. 1225-33 ;
4° A la démission de la salariée en état de grossesse médicalement constaté, prévues à l’article L. 1225-34;
5° Au congé de paternité, prévues aux articles L. 1225-35 et L. 1225-36 ;
6° Au congé d’adoption, prévues aux articles L. 1225-37 à L.1225-45.

Article R4138-4
Le militaire féminin peut bénéficier, sur demande, des autorisations d’absence pour allaitement prévues à l’article L. 1225-30 du code du travail.

Code du travail et allaitement, le sujet est clair ! Et vous, avez-vous demandé votre heure d’allaitement à votre employeur ?

 


75 Comments

  1. Sibylle

    Petite précision : si la convention collective ne prévoit pas de rémunérer l’heure consacrée à l’allaitement, il vous reste encore un espoir que cette dernière soit rémunérée, à savoir dans l’hypothèse d’un usage dans la société. C’est-à -dire si d’autres salariées avant vous ont bénéficié de cette heure sans qu’elle ne soit déduite de leur salaire, vous pouvez vous prévaloir d’un usage (attention ce dernier peut être dénoncé à tout moment par l’employeur moyennant un préavis, donc rien n’est acquis !).

    Pour ma part, je tire mon lait sans rien dire à personne, et surtout pas à mon employeur ! Je pense qu’il faut le « sentir », et que si l’on sent que son employeur n’est strictement pas réceptif, il vaut peut-être mieux simplement s’absenter 15 minutes dans les toilettes… Je sais trop bien, de par ma fonction, combien les salariés qui brandissent les articles du code du travail peuvent se « griller » auprès d’une direction, alors je me permets d’être pragmatique même si j’ai conscience d’être un peu déprimante ce soir…

    • @Sibylle
      C’est tout à fait exact pour la notion d’usage mais il faut trouver des collègues pour témoigner, pas simple…
      L’autre avantage de ne rien dire, c’est de ne pas se voir retirer une heure de salaire par jour et je comprends tout à fait votre pragmatisme…

  2. pupuce

    Je ne voudrais pas faire la rabat joie de service mais tout de même…j’ai fréquenté une dizaine d’entreprises et j’en connais quelques autres par mon entourage et je vous le dis tout net: aucune, strictement aucune, ne dispose de ce genre de local. On peut espérer trouver dans certaines des salles de pause non fumeurs (cette loi là est respectée), mais des salles d’allaitement (avec berceaux en prime alors là c’est de la pure et simple utopie), ma bonne dame, je n’en ai tout bonnement jamais vu!

    Par ailleurs les quelques rares femmes que je connais qui allaitent au delà du fameux deuxième mois le font le matin et le soir à leur domicile, les plus courageuses tirant leur lait la nuit quitte à s’épuiser pour que la nounou puisse le donner le lendemain…les autres tirant leur lait en cachette de leur employeur, le plus souvent en voiture quand leur poste est itinérant (majeure partie des cas). Il reste les toilettes pour les autres, en effet. Très confortable, le tire lait à manipuler sur la cuvette en priant pour que le chemisier ne subisse pas la moindre fuite…mais bon faire des rappels au code du travail en effet c’est mal vu, et le faire pour ce genre de demande dans un pays où quasi personne n’allaite en travaillant ce serait un suicide social pur et simple j’en conviens.

    Pour ma part voilà 14 mois que j’allaite, et la seule solution que j’ai trouvée pour pouvoir materner à ma guise c’est le congé parental, ce qui me range au rayon « poules pondeuses » des travailleuses ad vitam et me prive très certainement de tout espoir de carrière.
    Pire, si je finis comme certaines collègues, on me licenciera dès mon retour pour un motif quelconque « sans lien avec ma maternité récente » et je me retrouverai sur le marché tout juste bonne à quémander un salaire de débutante parce qu' »après tant d’inactivité ma pauvre dame on n’est même pas sûrs que vous puissiez vous lever le matin » (vécu pour mon premier bébé, on voit que certains ignorent tout de la vie au foyer, ils doivent penser que leur linge se lave se repasse et se plie tout seul…que la vie leur épargne les affres du divorce, les pauvres ils n’y survivraient pas!).

    La dure réalité est là , si on veut des enfants, et s’en occuper en prime (les allaiter, les soigner quand ils sont malades, pire, être là pour eux tout simplement, quelle hérésie! ;-P), on devient forcément un tantinet asociale sur les bords et il faut être prête à le payer cher parce que la société ne fait pas crédit et encore moins de cadeaux.
    On s’est vraiment fait avoir au jeu de la libération de la femme, je trouve…

    • @pupuce
      Il existe en France des entreprises qui ont une salle pour tirer son lait même si je vous accorde que c’est rarissime.
      Il existe également des femmes qui tirent leur lait au travail ailleurs que dans les toilettes mais je suis d’accord, il faut oser demander et la compréhension n’est pas toujours au rendez-vous.
      Et oui, au jeu de la libération de la femme, nous ne sommes pas toujours gagnantes. C’est pour cela que je me bats pour que les entreprises reconnaissent le bénéfice pour tous de soutenir l’allaitement maternel après la reprise du travail.
      Il y a encore du pain sur la planche, c’est sûr !

  3. Kaline

    Je fais partie des chanceuses, et puis j’ai pris le risque de poser la question tout
    simplement.
    De retour de mon congé mat je suis passée voir ma RH (une femme, ça peut aider, mais
    dans une boite très très largement masculine). Aucune référence à un texte de loi, une
    simple discussion entre personnes sensées : je n’ai aucune obligation en terme de temps
    de travail, donc je suis libre de m’organiser comme bon me semble, le tout est que le
    travail soit fait dans les temps. Donc je n’ai pas demandé si je pouvais tirer mon lait,
    mais s’il y avait un endroit discret pour le faire.
    J’ai donc pu tirer mon lait à l’infirmerie, dans la salle de repos quand elle était
    dispo, sinon dans un bureau vide juste à côté.
    Je ne pense pas que l’entreprise ait eu à s’en plaindre, mon boulot était fait, et je
    n’ai jamais manqué une réunion, même si parfois j’avais hâte qu’elle se termine pour
    pouvoir soulager ma poitrine prête à déborder.

    • @Kaline
      Merci pour ce témoignage !
      C’est vrai qu’en général une « discussion sensée » est la meilleure des solutions, surtout quand l’interlocuteur montre un minimum d’ouverture d’esprit.
      C’est intéressant aussi cette idée de ne pas forcément tirer son lait toujours dans le même lieu, cela permet plus de souplesse.

  4. Verbacath

    Je suis enceinte de 4 mois et viens de prendre mes dispositions pour réserver à mon bébé une place dans une crèche municipale (tout ce qu’il y a de plus honorable) d’une ville du nord de la France, à 5 min. de mon lieu de travail, ce qui aurait pu me permettre éventuellement de l’allaiter sur place à la crèche 2x/jour durant cette fameuse heure à laquelle on a droit….et de donner le reste en lait maternel tiré.
    Malheureusement, et je trouve ça aberrant, la directrice de l’établissement m’a dit que bien qu’ils acceptaient de donner le lait maternel tiré, il n’y avait pas possibilité d’allaiter sur place à la crèche…La législation ne le permettait pas !!!!Alors qu’il suffit d’un siège, qui , sinon est occupé par l’auxiliaire de puériculture pour donner le bib…
    Ayant allaité 2 ans mon premier enfant, ça m’ennuie beaucoup car je suis loin d’être une fan du tire lait et je trouve ça un comble de devoir le tirer à mon travail alors que je suis à 5 min.
    Quelqu’un connaîtrait-il un recours ? Je ne sais pas trop à qui m’adresser pour faire changer les choses…Merci d’avance

    • @Verbacath
      Je comprends vraiment bien votre frustration. Malheureusement, je ne suis pas sûre que vous ayez un recours…
      Approfondir la discussion avec la directrice ?
      D’autre idées les autres mamans ?
      Bon courage !

  5. Pour info : Je connais une crèche à Lyon où la directrice est à fond pour l’allaitement.
    Je l’ai visitée l’an dernier, la veille de mon accouchement, et lorsque je lui ai fait part de mon désir d’allaiter, elle m’a encouragée et m’a donné plein de bons conseils.
    Elle aussi a bien sûr allaité ses enfants, et dans cette crèche (municipale), on peut tout faire: donner son lait bien sûr, mais aussi venir allaiter sur place… Le rêve, quoi.
    Malheureusement je n’ai toujours pas obtenu de place en crèche, mais je ne désespère pas et renouvelle ma demande tous les 2 mois…
    La legislation serait-elle donc différente d’une crèche à l’autre… Bizarre bizarre si elles sont municipales toutes les 2 !
    Peut-être peux-tu la citer en exemple et demander pourquoi ce n’est pas partout pareil ?
    La crèche dont je parle n’est pas spécialement spacieuse, donc je ne pense pas que ce soit un problème de surface et de nombre de personnes…

  6. Oui je t’envoie ça tout de suite.
    Il faut savoir qu’à Lyon, toutes les crèches sont dans l’obligation d’accepter le lait maternel.
    Il y a une association , « Galactée » qui organise des réunions et du soutien téléphonique,un peu
    comme la Leche League.
    Il y a beaucoup de choses qui sont organisées un peu partout pour promouvoir l’allaitement maternel,
    mais à l’hôpital où j’ai accouché (le plus important,niveau 3, ultra-moderne ), le personnel n’était franchement pas bien formé à ce sujet. Disons que beaucoup d’idées « d’autrefois », toutes faites et sans aucun fondement sont encore véhiculées malheureusement !

  7. Asther

    Bonjour,

    Je fais parti de celle qui n’en parlent pas à leur employeur, profitant dans la première entreprise d’une pause déjeuner de 1h30, et du vestiaire des ouvrières vide ou presque pour tirer le lait donné le lendemain à la crèche. J’ajoute à cela le lait tiré le soir et/ou le matin pour fournir suffisemment.

    J’ai changé d’employeur au cours du septième mois de mon bébé, et j’avoue que dans ce cas il peut sembler suicidaire professionnellement d’en parler à son patron ou manager, qui plus est durant l’entretien d’embauche !

    Dans la deuxième entreprise, je me suis adressée à l’infirmerie qui est le seul lieu discret et à peu près propre où je puisse tirer tranquille, même si le local me manque bien pour pouvoir disposer d’une salle fermée dans laquelle poser le tire-lait de location (je n’ai pas envie de perdre la grosse caution!), au lieu de dépendre de la présence des infirmières et de la disponibilité des « salles » de repos (minuscules, on n’y rentre à peine un lit de consultation). Dommage aussi pour le lavabo non mis à disposition, et une table pour mettre un stérilisateur pour tout faire d’emblée au travail. Cette loi est vraiment fantastique et terriblement dommage qu’elle ne soit pas appliquée ! (dans mon entreprise de plus de 2000 personnes, les trois infirmières à temps plein n’en n’avaient même pas connaissance !!).

    Je n’ai pas voulu en parler plus tôt à mon employeur, ayant été en periode d’essai pendant 4 mois (et aussi pour ne pas subir de baisse sur mon salaire : 30 min ou 1h en moins), mais maintenant non plus puisque mon bébé approche de son premier anniversaire, et je n’en aurai plus légalement le droit !

    Je pense que je vais continuer sans rien dire, et arrêter progressivement après un an. Pourtant j’ai lu que la protection immunitaire était plus forte dans le lait maternel entre 1 et 2 ans qu’au début!

    En tout cas un grand merci pour ce site que je viens de découvrir alors que ma petite a plus de onze mois, je me sens effectivement un peu moins seule, même si tout ceci passe par des canaux virtuels !

    A toutes celles qui se posent la question de continuer au travail, esayez et persévérez ! C’est juste fantastique le sourire de pleine satisfaction qu’ont les bébés après la tétée…

  8. Mimas

    « Les femmes militaires bénéficient des mêmes droits. » … mais pas les infirmières du secteur publique, m’a dit la directrice adjointe de mon hôpital… Nous avons bien le droit de tirer notre lait 2 fois 1/2 heure par jour, mais pas de locaux dédiés (toilettes…!), ni pour allaiter son enfant sur place. Il parait qu’une loi de 1950 interdit « l’absence pour allaitement », et l’administration hospitalière en abuse…

    • @Mimas
      En fait comme une circulaire n’a pas force de loi, normalement, le code du travail doit aussi s’appliquer dans la fonction publique !

    • Je suis infirmière en hôpital public et j’ai une heure par jour pour tirer mon lait. Mes cadres sont au courant, je m’installe dans la salle de repos en général (elle peut se fermer a clef). Ma cadre directe m’avait même proposé d’aller directement a la crèche allaiter ma fille! Déjà pour ma première j’avais fait pareil et je n’ai jamais rencontré de soucis vis à vis de ma hiérarchie ou de mes collègues! Mais, je suis peut-être très chanceuse!!

  9. Les témoignages sont intéressants, tout comme l’article (comme d’habitude ! )
    Pour répondre à « Pupuce » : oui toutes les entreprises sont loin d’avoir un local dédié, mais cette obligation ne concerne que les entreprises de plus de 100 salariés. Il y a en France beaucoup de petites entreprises, et vu le coût des locaux, et des charges, etc… qui pèsent sur celles-ci on peut aisément comprendre combien il est difficile pour celles-ci de prévoir une salle « allaitement ».
    Ce qui me choque plus, c’est la réalité à laquelle nombre de femmes sont confrontées : mieux vaut ne pas dire que l’on tire son lait, alors que plutôt qu’un local, c’est le dialogue et les possibilités offertes par l’employeur qui comptent ! Plein de solutions sont possibles (avoir à dispo le seul bureau « fermé » par exemple, le télé travail, aménagement des horaires, etc…), si seulement le fait d’être parent n’était pas vu comme un obstacle au travail (et ça compte aussi pour les papas, qui s’ils disent partir plus tôt un soir pour récupérer les enfants ne sont pas forcément bien vus non plus…)

  10. Charlotte

    Bonjour,
    Désolé d’avance car je souhaitais mettre ce commentaire dans hygiène et tirage du lait mais je ne peux pas y mettre de commentaire.
    Je travaille dans un laboratoire et je suis en contact avec des produits chimiques dont certains cancérigènes. Durant ma grossesse je n’ai donc plus manipulé ces produits et je voulais savoir si c’était encore le cas pendant l’allaitement.
    Une collègue qui a allaité au travail m’a dit qu’elle avait eu une restriction de poste pour ne pas y toucher. Je trouve ça évident et même si mes collègues sont très compréhensifs j’ai peur de devenir un frein pour eux.
    Est-ce que ces produits que je peux respirer ou toucher passent dans le lait?
    Merci (même si vous n’avait pas la réponse 😉 )

  11. Camille

    Rebonjour à tou(s)tes,
    J’admets que j’ai énormément de chance, puisque je suis dans une entreprise (8 personnes) où j’ai « imposé » le tire-lait à tous, sans que ça ne pose de problème à personne (j’ai bien droit à quelques remarques de mon patron, pourtant père de 2 jeunes enfants : « mais encoooore? », mais je le prends avec le sourire)
    Il m’a fallu plusieurs mois, mais maintenant, ma méthode est totalement rodée et je pense que pour 2 tirées, je dois « perdre » au maximum une dizaine de minutes de temps de travail :
    – j’installe le tire lait (je mets l’appareil dans un tiroir, pour limiter le bruit)
    – je mets les pains de glace au congélateur pour le transport du retour
    – je me lave les mains
    – je mets mon « kit mains-libres » (brassière à tire lait Medela il me semble, trouvée pour quelques euros sur Le Bon Coin)
    – un foulard sur tout ça (éviter de porter une robe…)
    – et hop : en même temps que je tape à l’ordinateur ou téléphone, je tire mon lait!
    Dès que je dois remanipuler les choses propres, j’ai une solution hydroalcolique.
    Ensuite, biberons au frigo, et l’après midi, je recommence.
    En gros, ce qui me prend du temps, c’est d’aller me laver les mains, et de mettre les biberons au frigo…
    En revanche, j’avoue que je fais une chose que je ne crois pas très recommandable : je tire la 2è fois dans les biberons qui contiennent le lait du matin (mélange des laits…). Ca m’économise le temps de correctement laver les biberons, ce qui était très long, et se passait aux toilettes. A vrai dire, je n’ai jamais constaté que le lait « tournait », et mon petit n’a jamais été malade…
    Il aura 11 mois dans quelques jours, et la quantité de lait tiré baisse et baisse… Si j’arrive à l’allaiter jusqu’à 1 an pour la rondeur du chiffre, je serai contente, mais si je devais arrêter, je le prendrais beaucoup moins mal qu’il y a quelques semaines!
    Bon allaitement à toutes, merci à vous pour vos témoignages, et à Véronique pour l’existence de ce blog, et pour votre réactivité dans vos réponses!

  12. Bonjour,

    je relance un peu le sujet car la collectivité dans laquelle je travaille (fonction publique territoriale) m »a fait savoir que je n’avais pas le droit de tirer mon lait sur mon temps et lieu de travail. D’après la DRH, cette heure sert uniquement à allaiter son bébé « en direct ». Est-ce possible d’interpréter ainsi la Loi ?
    Merci pour vos précisions.

  13. Tiphaine

    Bonjour,

    j’ai repris le travail il y a moins d’un mois et j’ai fait comme Camille ci-dessus, à la différence près que mon bébé buvant peu à la crèche, je ne tire qu’une fois, en début d’après-midi. J’ai acheté des vêtements spécifiques, et mon tire-lait est très peu bruyant. Les quelques personnes qui s’en sont aperçu n’ont pas eu l’air gêné. Aujourd’hui, le fils du patron, moins de 30 ans et futur patron de l’entreprise, m’a dit qu’il ne pouvait pas m’interdire d’allaiter, mais qu’il s’était renseigné et qu’il allait donc me retirer une heure de salaire par jour. En a-t-il le droit,sachant que d’une part, je ne m’arrête pas de travailler, et d’autre part, cela me prend 20 minutes par jour seulement?
    Si je tire désormais pendant la pause-déjeuner, peut-il m’enlever une heure de salaire ou pas?
    Il dit qu’il aurait eu des plaintes de mes collègues, mais je sais que ce n’est pas le cas et depuis mon retour il m’a mise au placard, peut-il m’interdire de tirer mon lait dans les locaux de l’entreprise pendant ma pause-déjeuner?

    C’est un peu long, mais je suis perplexe et ne sais pas trop comment continuer à tirer mon lait sans perte de salaire. Merci pour votre blog, et si vous avez des réponses, merci d’avance

    • @Tiphaine
      Je ne suis pas juriste mais il me semble que si vous n’arrêtez pas le travail, il ne peut pas vous enlever une heure de salaire. D’autant plus si vous ne prenez que 20 min.
      Si vous le faites sur votre pause, il n’a pas le droit de vous enlever quoi que ce soit.
      Je vous suggère de demander l’avis d’un juriste.

  14. Nathalie

    Charlotte, j’ai le même « problème » j allaite et j’ai un travail où j’ai une partie site (benzène cmr) et une partie admibistratif. A ma visite medicale jai eu une restruction pour la partie terrain. Ce qui embête beaucoup mon chef car il devra mettre une autre personne. Du coup il me parle d inaptitude a mon poste alors que je peux largement occuper mon 80% avec la partie administrative ….
    Que peut il se passer ?
    Précision je ne compte vraiment pas arrêter l’allaitement !

    • @Nathalie
      Vous n’êtes pas en inaptitude selon la loi mais protégée par le droit du travail sur la maternité ! Et vous n’avez pas à arrêter votre allaitement contre votre gré !

  15. Bonjour à toutes !
    Vos témoignages ne sont pas rassurants…
    Je reprends la semaine prochaine et me demande encore comment je vais faire pour conserver mon lait…. Mon employeur me répond que « rien n’est prévu ».
    Le médecin du travail ne daigne pas me rappeler…. Et hors de question de mettre mon lait dans l’ignoble frigo de la salle de pause !
    Mesdames des conseils svp ??

    • @Sarah
      Il vous suffit d’utiliser une petite glacière avec des freez pack !

      • Pourhassan

        Merci pour votre réponse !
        Combien de temps puis-je les conserver dans la glacière selon vous ? Car je serai au travail de 8h à 18h et je pourrai tirer la première fois mon lait vers 11h environ je pense….
        C’est triste de devoir tant se battre pour allaiter quand je lis tous ces témoignages…

  16. Stéphanie

    Bonjour,

    J’ai repris le travail en novembre et je tire mon lait 3 fois par jour (2 fois sur la pause légale et 1 fois pause déjeuner )car je ne tire que 80 ml en double pompage. Mon bébé a bientôt 9 mois. A ses 6 mois, je comptais garder la tétée du matin et du soir et éventuellement tirer une fois par jour pour compléter le goûter, en me disant que le midi il aurait un produit laitier à la place, malheureusement on a découvert qu’il était allergique au PLV vers 5 mois. Je suis donc moi-même au régime sans PLV pour pouvoir continuer l’allaitement mais comme il refuse de boire les hydrolisat je continue à tirer mon lait pour qu’il en ait aussi le midi et au gouter. C’est vraiment difficile à gérer au travail.
    J’ai fait le choix d’en parler, je suis dans un grand Groupe et après avoir changé X fois de salle, j’en ai enfin une où je suis tranquille même si c’est le local des archives.
    On avait également un petit frigo dissimulé sous le bureau mais il va être enlevé car c’est interdit.
    Mon employeur me propose de laisser mon lait au frigo mis à dispo pour la centaine de salariés du bâtiment dans lequel je suis mais j’ai peur qu’il soit jeté lors des nettoyages ou par inadvertance ou malmené car c’est un peu l’anarchie, 2 frigo pour tous ces salariés…
    Je leur ai suggéré de me trouver une solution quitte à condamner un frigo mais ils ne veulent pas. Leur réponse : légalement on doit vous donner un local lorsque vous allaitez pas lorsque vous tirez votre lait donc pas d’obligation non plus pour le frigo…
    Sympa…
    Je vois d’après vos commentaires, qu’on peut conserver le lait pendant 24 heures dans une glacière avec pain de glace mais le lait doit être bu dans les 24h qui suivent ou il peut se conserver 5 jours comme quand il est au frigo ? Car quand je tire le vendredi pour le lundi y a plus de 24h… Et avec les ponts du mois de mai qui arrivent ce sera même le jeudi pour le lundi…
    Bref, je sais pas comment faire pour bien faire.
    Pouvez-vous me conseiller ?
    Merci

  17. Caro et alex

    Bonjour, mon petit Alex refuse le biberon (après 4 mois maintenant d’essais infructueux) et je dois reprendre le travail dans 2 semaine et mon titou va donc aller a la crèche. Si je garde une tetee soir et matin peut-il tenir la journée sans lait au biberon (mais au petit pot ca le dérange pas) ? Ou est-ce mauvais pour lui d’avoir une quantité de lait si basse? Comment gérer la transition?
    Merci de votre aide!!

  18. Bonjour, je reprend le travail lundi. Ma fille a 6 mois. Je vais tirer mon lait au travail mais malheureusement mon patron m’a bien fait remarquer que j’aurais 1h par jour non rémunérer, à la fin du mois ça fait bcp… Je regrette presque mon honnêteté mais je ne sais pas faire autrement. Merci à toute pour vos temoignage et merci pour ce site que j’ai énormément patcouru durant mon congé 🙂

  19. Bonjour, je souhaitais vous faire part de la situation à laquelle je suis confrontée. Je suis agent de la fonction publique territoriale et je ne peux pas bénéficier de l’heure d’allaitement car mon enfant n’est pas à proximité de mon travail.
    En effet, une circulaire dit que seule la notion de proximité peut être retenue pour autoriser une maman à bénéficier de l’heure d’allaitement. Donc pas possible de tirer son lait…
    Je trouve cela frustrant. D’autant plus que certaines de mes collègues qui ont la chance d’avoir une place à la crèche du travail pourront bénéficier de cette heure d’allaitement….!!!!
    Néanmoins, je vais essayer de voir s’il est possible de réfléchir à ces situations au sein de ma collectivité employeur. Allez, on se retrousse les manches… Je sens que ça ne va pas être facile !!!

    • @Anna
      Je vous souhaite bon courage !

      • Bonjour Véronique, juste pour vous informer que, face à cette situation, je me suis permise de contacter une professeure de droit. Et elle a accepté de me répondre.
        Il y a donc un vide juridique concernant l’heure d’allaitement, en particulier pour tirer son lait, pour la Fonction Publique.
        Aussi, j’ai transmis, à ma DRH, les notes que mon interlocutrice m’avait données et ma collectivité a donc dû se plier et j’aurai donc droit à mon heure d’allaitement à ma reprise du travail.
        A savoir que, selon cette professeure de droit, toutes les mamans fonctionnaires qui ont mis en avant les articles de loi et de jurisprudence dont elle fait référence ont eu gain de cause.
        Cela vous intéresserait-il que je vous envoie ces documents ? Si oui, où pourrais-je le faire ?
        Cordialement,

  20. Bonjour!
    J’ai repris mon travail le 19 octobre 2015 à Strasbourg et je tire mon lait à la pause déjeuner pour mon bébé de 4 mois. Le rythme est difficile pour réussir à fournir assez de lait à la crèche pour mon bébé.
    Mon employeur veut m’envoyer en formation sur Paris trois jours… durant ces trois jours je n’aurais pas de mon lait pour mon bébé, et je ne sais absolument pas dans quelles conditions je vais me retrouver pour tirer ou même conserver mon lait… savez-vous ce qui est possible pour m’aider?

  21. Nbernard

    Bonjour,
    Pour ma part, j’arrive à tirer mon lait « à moitié en douce » (même si tout le monde le sait, ça jase, les rumeurs vont vite…) depuis 5 mois dans mon entreprise; mais j’arrive au bout. A cause des pressions.
    L’entreprise a prévu un local : le bureau du docteur à l’infirmerie. Comme je travaille sur un grand site (1100personnes), l’infirmerie se situe à 10min à pieds (en marchant très vite au point qu’on en a mal aux pattes en arrivant). J’ai fait les allers-retours pendant une semaine. Ensuite, j’ai décidé de trouver une autre solution. En cause: le stress (de quitter le poste ; de devoir courir, de compter mon temps, de subir les blabla de l’infirmière gentille mais pipelette qui te fait perdre encore plus de temps ou encore le fait de se casser le nez car l’infirmerie est fermée (oui, oui, je suis revenue en courant bredouille ce qui a inclus les jours suivants de devoir appeler l’infirmière pour s’assurer qu’elle est bien là à chaque fois que je veux venir).
    Ensuite, après une semaine à m’arranger avec les secrétaires pour essayer de trouver des bureaux libres (rares), ma super collègue adorable m’a autorisée à tirer mon lait en travaillant dans le bureau où nous sommes deux. Ca a marché pendant 4mois : je tire le midi une fois tout le monde parti manger ; et je ferme gentillement la porte du bureau vers 15h30/16h pour 30min maximum pour un mini-tirage.
    Depuis 3sem, un collègue est arrivé dans le bureau. Comme il part manger le midi, j’ai gardé le tirage habituel. Mais à 16h, je pars dans les toilettes de l’étage pour mon mini-tirage (complémentaire au tirage du matin et du midi pour remplir les biberons du lendemain car j’ai baissé en lactatation, bizarre, pile à ce moment-là ). Moralité: toutes les femmes de l’étage qui passent par les toilettes à cette heure-là me voient (je ne vais pas dans le toilette même mais dans le sas). Et les femmes, ça jase… Mon chef est venu me voir tout à l’heure en me disant que ça remonte à ses oreilles (forcément, les lâches, ils ne vont pas venir voir la personne concernée directement) et il veut que j’arrête totalement de tirer au bureau (même si tout le monde s’en fou) et dans les toilettes à 16h et que l’entreprise stipule que l’endroit approprié est le bureau du docteur (plein de microbes et fermé le midi).
    Bien sûr, je pourrais arrêter de tirer et de ne donner à manger à ma fille que le midi et le soir; mais ayant une petite poitrine (à se demander comment il y a du lait là -dedans), je signe la fin de l’allaitement si je ne tire pas au moins le midi.
    Donc après 9mois d’allaitement, une fille très demandeuse de ses bibs le midi à la crèche ; je n’ai plus de solution…
    Je ne veux pas que la fin de l’allaitement soit lié à une tierce personne autre que moi ou ma fille; mais il y a des chances que mon entreprise devienne la raison de cet arrêt non voulu.
    Vive la France, vive l’entreprise, vive les lois non appliquées.
    Je suis aujourd’hui, écÅ“urée.

    • @Nbernard
      Je comprends que vous soyez écoeurée…
      Si vous continuez votre tirage le midi sans rien dire à personne, quelqu’un va s’en rendre compte ? C’est dans votre bureau donc à priori sans problème non ? Bon courage !

  22. Bonjour,
    Je suis maman d’une petite Fille de 3 mois que j’ai allaité exclusivement pendant 2 mois et demi tout en tirant mon lait. Je suis infirmière dans un hôpital public (CHU) et j’ai repris le boulot il y a déjà 2 semaines. J’ai été étonnée que même la DRH ne sache pas me répondre quand j’ai signalé à mon cadre de santé que je souhaitais tirer mon lait au travail. En effet dès ma reprise, je ne pensais pas que je puisse être confrontée à ce qu’on me demande de faire un courrier pour une demande d’aménagement d’horaire. Parce-que mon travail ne me permet pas d’avoir des horaires fixes pour tirer mon lait (soins à procurer aux patients trop aléatoires), aussi je pensais pouvoir le faire dès que j’avais un moment de libre (en deux fois trente minutes). Aussi , aujourd’hui,je suis face à une baisse de lactation car je ne tire toujours pas mon lait au travail et, exceptées les secrétaires qui ont toutes allaité leur enfant, m’ont proposé un bureau pour venir tirer mon lait sereinement. Malheureusement je suis stressée de le faire tant que je n’aurais pas eu l’aval de ma direction et en attendant j’ai été obligée d’introduire le lait en poudre à ma petite pour la nounou et le papa quand je travaille du soir car mes réserves sont quasi nulles à ce jour. Quand je pense qu’on prône le lait maternel dans mon etablissement, je suis en colère voire scandalisée de cette réaction. Si encore les collègues n’étaient pas mauvaises langues, car ce qu’elles pensent c’est que pendant que je tire mon lait, le travail n’est pas fait…évidemment aucune n’a allaité son enfant pour celles qui en ont et les autres n’en ont pas(sans vouloir stigmatiser les femmes qui n’allaitent pas). Je tiens à rajouter que pendant ma grossesse, malgrè l’accord de ma direction pour avoir mon « heure de grossesse », je n’ai évidemment jamais pu la prendre, je travailler même 1/2 h de plus à chaque vacation(heures non comptabilisées comme des récup ou supplémentaires…), je suis restée très professionnelle. Et j’en passe des réactions de certaines collègues en lien avec ma grossesse et voilà pourquoi je ne tire toujours pas mon lait sans les News de ma DRH… Pouvez-vous m’éclairer sur mes droits et les textes de lois relatifs à mon métier? Car j’ai trouvé de tout sur le net mais rien concernant ma profession… Cordialement, Aude.

  23. Je suis maman d’un bébé de 3 mois et je reprends le travail dans une semaine.
    J’allaite de façon exclusive mon fils, et je veux continuer avec la reprise du travail, la nounou est partante pour donner mon lait.
    Je reprends à temps partiel 80% et mon employeur me dit que comme je suis à temps partiel, je n’ai pas le droit à du temps pour tirer mon lait sur place. Je ne trouve pas le texte de loi spécifiant cela. Pensez vous qu’il est dans son droit?

    • @Singh
      Je suis désolée mais à ma connaissance, il n’y a aucun texte qui parle des pauses d’allaitement lors de travail à temps partiel.
      Je doute qu’il soit dans son droit, mais il vous faudrait le conseil d’un juriste.

  24. Bonjour,

    À temps partiel également, je reprend lundi et j’ai oublié de prévenir mon employeur que j’allaitais.
    Je suis un peu gênée de reprendre dans 2jours et de ne pas lui en avoir parlé. On n’est pas en très bon terme.
    Est ce qu’il faut un délai minimum pour demander l’autorisation ? (sachant qu’il ne peut pas refuser…)
    Merci pour vos reponses

  25. Bonjour, j’ai 3 questions :
    – Est-ce qu’une mère a le droit de quitter son travail pour aller chez la nourrice allaiter son enfant pendant son heure d’allaitement ? Ou est-ce un accord à mettre en place avec son employeur ?

    – Je ne vois pas l’article dans le code du travail qui stipule que l’heure dédiée à allaiter son bébé sur place peut être utilisée pour tirer son lait.

    – Vous me confirmez bien que l’heure d’allaitement ne peut être utilisée qu’en cas de travail à temps plein ?

    Merci de vos réponses

    • @Sylvie
      – Non vous n’avez pas le droit de quitter votre travail.
      – c’est compris dans l’acceptation allaitement.
      – oui a priori c’est pour le temps plein.

  26. Je souhaiterais savoir s’il existe toujours le congé post natal pour l’allaitement. Dans le recherches, je ne trouve rien, sinon un congés pour suites de couches pathologiques d’une durée de 4 semaines.
    Je dois reprendre le travail dans 3 semaines et à mon travail c’est devenu très tendu, difficile et reprendre dans ces conditions me fait peur.

    Quelles sont les conditions pour avoir droit à ce congés de suites de couches pathologiques ? Sachant que je souffre d’hypotension depuis le début de ma grossesse et qui ne s’améliore pas depuis mon accouchement.

    Peut il être enchaîner tout de suite après le congé maternité ?

    Je suis assimilé fonctionnaire, quand dois-je prévenir mon employeur ?

    Merci de votre réponse.

    • @Marie
      Non, le congé d’allaitement n’existe plus depuis bien longtemps.
      Pour le congé pathologique, il faut voir avec votre médecin s’il peut vous l’accorder.
      Si le médecin vous l’accorde, il suffit normalement d’un courrier à votre employeur il me semble.

  27. Swuau

    Bonsoir,

    Je viens vous écrire car je suis désemparée… J’ai repris le travail il y a trois semaines et mon entreprise (plus de 200 personnes) n’a aucun endroit à me proposer pour tirer mon lait. Du coup, je vais dans la seule salle de réunion non vitrée quand elle est disponible ou dans le bureau des RH quand elle ne sont pas présentes mais j’ai de plus en plus de mal à avoir un endroit tranquille pendant 30min. J’en ai parlé aux RH, elles m’ont répondu qu’elles avaient déjà connu cette situation donc elles se sont renseignées et aujourd’hui, elles m’ont appris que la personne avait dû arrêter son allaitement… Ma fille, de 8 mois, tête seulement matin et soir depuis presque deux mois (à cause de la « pression » de mon entourage qui trouve qu’il faut que je passe à autre chose…). Elle est bien diversifiée mais ne boit pas de lait du tout la journée, elle a toujours refusé le biberon (avec n’importe qui). Du coup, j’ai de plus en plus l’impression de perdre ma lactation (entre le fait d’être à deux tétées par jour depuis longtemps et le fait de ne plus pouvoir tirer mon lait le midi), cela me rend très triste… Sur les conseils de vos articles, je vais essayer le Fenugrec, en espérant que ça puisse m’aider. Surtout que ça fait deux semaines que ma fille s’énerve au sein toutes les deux sussions et que je ne sens plus mon réflexe d’éjection… Excusez-moi, je m’éparpille mais je suis tellement triste… Du coup je voulais savoir vers qui je pouvais me tourner dans mon entreprise pour « imposer » que l’on me prête un endroit 30min par jour : le CHSCT, le directeur, …?! Et sinon (j’en profite !) j’ai vu dans un commentaire que vous disiez que ce n’était pas suffisant pour un bébé de cet âge de boire du lait (= tétée) seulement matin et soir mais je ne sais pas quoi faire d’autre pour qu’elle boive du lait… Avez-vous une solution car elle fait vraiment des crises quand elle voit le biberon, tasse ou autre ?
    Merci merci merci d’avance pour votre réponse.

    • @Swuau
      Vous pouvez essayer le DRH mais je vous suggère de commencer par vérifier votre convention collective. En effet si rien n’y est prévu et que vous insistez pour avoir un lieu car c’est votre droit, on risque aussi de vous retirer une h de votre salaire par jour car c’est le droit de votre patron
      Pour la journée, vous pouvez essayer de proposer à votre enfant des laitages ou des flans de lait maternel.

  28. Bonjour,

    Je sais que j’ai droit à 2 fois 30 min pour aller allaiter ma fille à la crèche de mon travail. Je voudrais savoir si ce temps est rallongé car je travaille en 12 heures.

    Merci d’avance pour votre réponse

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