Gérer la frustration de l’assistante maternelle

assistante maternelle et allaitementVous avez difficilement passé l’étape de l’adaptation chez l’assistante maternelle et vous avez repris le travail.
Votre chérubin s’adapte à son nouveau mode d’accueil. Seul petit bémol, il refuse catégoriquement le biberon.
Vous avez expliqué à l’assistante maternelle que ce n’était pas grave parce qu’il se rattrape le soir et continue à bien prendre du poids, que ce n’est pas pire que s’il dormait toute une nuit sans téter (ce qu’il n’a jamais fait mais vous en rêvez quand même un peu…).

Votre petit ne pleure pas en votre absence et se contente de vous attendre et de refuser catégoriquement toute tentative de biberon. Vous vous dites à juste titre que ce n’est pas grave et que ça s’arrangera avec le temps.

Mais voilà quelque-chose que vous n’aviez pas prévu : votre assistante maternelle vous annonce qu’elle refuse de continuer à garder votre bébé s’il continue à refuser le biberon !

Une fois passé l’effet douche froide (vous ne vous y attendiez pas puisque votre bébé avait l’air de bien vivre ses journées sans vous), vient le moment des questions : pourquoi est-ce un problème pour elle puisqu’il ne pleure pas ??? Comment concilier assistante maternelle et allaitement ?

Pour beaucoup d’assistantes maternelles, donner le biberon est une part importante de leur travail et elles aiment le faire ! Cela fait aussi partie du plaisir qu’elles ont à travailler. S’occuper d’un bébé qui refuse le biberon est donc une grosse frustration !
Dans le contexte actuel il n’est pas difficile de trouver d’autres enfants à garder. Certaines assistantes maternelles peuvent donc préférer s’occuper d’un bébé qui lui acceptera le biberon sans problème. Elles retrouveront là un plaisir de leur travail.

Certes, toutes les assistantes maternelles n’iront pas jusqu’à refuser votre bébé s’il ne prend pas le biberon mais beaucoup seront réellement frustrées et pourront insister pour que vous sevriez votre bébé.

Comment faire face à une telle situation ? Vous devez déjà accepter que la prunelle de vos yeux n’est pas forcément un enfant parfait aux yeux des autres et ce n’est pas facile du tout pour vous.

Vous pouvez ensuite vous montrer empathique avec l’assistante maternelle et reconnaître que oui ce n’est pas facile ni forcément gratifiant pour elle de voir votre bébé refuser le biberon et que vous le comprenez.
Cela ne veut pas dire que vous allez accepter de sevrer votre bébé mais si elle se sent entendue, cela ira forcément mieux.

Vous pouvez enfin faire confiance au temps : votre bébé va surement finir par accepter le biberon et votre assistante maternelle va aussi apprendre tout ce qui fait le charme de votre bébé. En général, ce genre de difficulté s’aplanie avec le temps.

Si ce n’est pas le cas et que votre assistante maternelle refuse d’accepter votre bébé avec son refus du biberon alors c’est peut-être mieux pour tout le monde de chercher une nouvelle assistante maternelle (plus facile à dire qu’à faire, je le sais bien…).

Et vous, comment votre assistante maternelle a-t-elle réagit si votre bébé a refusé le biberon ?

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29 Comments

  1. Working Mama

    Même si j’entends le côté frustration, le fait que nourrir l’enfant fait partie du plaisir du travail etc etc, je reste assez atterrée (le mot est fort mais c’est vraiment ce que je ressens) par cette considération systématique du bébé comme étant essentiellement un tube digestif. Sur une journée de garde, le seul plaisir vraiment sympa et tellement frustrant s’il ne se manifeste pas c’est de pouvoir nourrir le bébé? Je serais extrêmement inquiète pour ma part si la nounou de ma fille en venait à considérer ainsi le temps qu’elle passe avec ma fille. Il y a mille et une chose à faire avec un bébé, même tout petit, pour prendre du plaisir à le garder….
    Quand à une assistante maternelle qui demanderait à la mère de sevrer pour retrouver ce plaisir là , je pense qu’elle aurait tout intérêt à changer de métier: préférer qu’un enfant recoive une autre alimentation et en l’occurrence soit sevré du lait qui est prévu pour lui au profit d’une préparation industrielle pour satisfaire la seule frustration de la nounou? Hallucinée je suis que ce genre de demandes puisse exister. L’assistante maternelle est censée agir dans l’intérêt de l’enfant… Pour ma part, une assistante maternelle qui aurait le profil de celle(s) présentée(s) dans le billet, ben je prends mon enfant, mes jambes à mon cou, et je m’en vais très très loin!

  2. Working Mama

    Et aussi, dans la lignée de ce que je dis plus haut, je trouve qu’on est encore une fois dans ce genre d’exemple confrontées à un déni total de la personne du bébé. S’il ne veut pas manger la journée en dehors de la présence de sa mère, et bien c’est comme ça et puis c’est tout, on ne peut ni le forcer, ni le punir pour cela. Rejeter l’enfant c’est une façon de dire à la mère « je ne peux pas le contrôler et faire ce que JE veux faire, donc, je le refuse » et de dire à l’enfant même s’il ne le comprend pas encore « je n’ai pas envie de respecter ton fonctionnement » Je trouve ça assez grave dans une optique de professionnel de l’enfance. Franchement je suis assez choquée, en fait (pas du billet, mais de ce que raconte le billet comme situations parent/assistante maternelle)

    • @Working Mama
      Je suis entièrement d’accord avec vous, sur toute la ligne ! Ceci étant, si l’assistante maternelle le vit mal et que l’on n’en tient pas compte, qu’elle ne se sent pas entendue, cela peut mal se passer aussi pour l’enfant. Et ce n’est pas toujours facile de changer d’assistante maternelle 🙁

  3. Working Mama

    Ah oui c’est sûr, et j’imagine que toute assistante maternelle sensée entendrait très vite raison en discutant un peu avec les parents qui pourraient la soutenir aussi dans les autres activités menées avec l’enfant. J’ose croire que ces assistantes maternelles qui refusent les enfants pour ces questions restent marginales et que la plupart trouvent toujours des solutions pour palier à cette frustration. Enfin j’espère :/

    • @Working Mama
      Moi aussi j’espère mais j’entends tellement de choses par rapport aux bébés allaités que je n’arrive pas à me faire une idée…

  4. Working Mama

    Enfin je dis ça…la première nounou qu’on a eue pour Lou « Nounulle » que je l’ai appellée ça en dit long, refusait de donner son lait à Lou à la demande. Alors même qu’elle donnait de l’eau sans restrictions aux autres bébés, Lou n’avait pas le droit elle vu que c’était du lait, il fallait qu’elle patiente. J’ai eu beau lui dire et lui redire que c’était aussi son eau, elle persistait à dire « oui mais bon je ne peux pas la nourrir comme ça toutes les heures ». Ah, pourtant elle abreuvait bien les autres enfants toutes les 45 minutes. Enfin bref…je sais aussi que certaines n’hésitent pas à faire payer à l’enfant leur dégoût ou leur déconsidération de l’allaitement, et ce même si cela place l’enfant en difficultés. Je sais aussi qu’au moindre problème c’est souvent l’allaitement qui est en cause (quand ce n’est pas le portage ou les câlins en surnombre). Nous sommes restés 7 jours avec cette nounou puis j’ai retiré mon enfant, c’était impensable pour moi de la laisser dans un environnement aussi hostile à ce qui n’était pour elle que la base de sa vie de bébé: son lait, juste son lait. Elle n’était même pas encore diversifiée ou quasi pas. J’ai assimilé ça à de la maltraitance, clairement. Heureusement, depuis nous avons trouvé une perle, longue allaitante de son petit garçon même s’il est sevré maintenant, et qui du coup a avec l’allaitement un rapport tout à fait normal et bienveillant. Ma fille l’adore et c’est un vrai bonheur de pouvoir la déposer le matin en me disant qu’elle est heureuse là bas et que sa nounou lui apporte toute la douceur dont elle a besoin.

    • @Working Mama
      Oui, trouvé la perle n’est pas facile. Je suis heureuse pour vous que l’ayez trouvée !!!

  5. Emmanuelle

    Ha… les « nourrices » portent un nom significatif… c’est la psychologue de la crèche familiale où étaient mes filles qui me l’avait rappelé…
    Mes deux filles ont refusé le biberon (qu’il y ait mon lait ou de l’eau dedans, elles refusaient simplement de téter autre chose que le sein)… elles buvaient toutes les deux à la tasse à bec, mais seulement de l’eau… Comme la première n’a eu sa place en crèche qu’à 10 mois et qu’elle mangeait des purées avec plaisir, ça n’a pas vraiment posé problème… même si rétrospectivement, je me rends compte que l’assistante maternelle a tout stoppé en me disant au bout de 2 jours « non, mais franchement, ça sert à rien de me donner votre lait, elle le veut pas »… on a remplacé par un yaourt et gardé les tétées à la maison…
    Pour la seconde, ça a été très dur à gérer, car la diversification était difficile : ma fille ne voulait manger que ce qu’elle pouvait elle-même prendre et mettre dans sa bouche (donc des choses en morceaux)… et l’assistante maternelle ne voulait donner que des soupes (et ma fille vomissait tous les jours chez elle)…
    J’ai donc fini, en désespoir de cause, chez la psy de la crèche… qui m’a expliqué qu’effectivement, le fait de nourrir est extrêmement important pour les nounous, tout comme pour beaucoup de grand-mères car c’est souvent là qu’elles placent le sentiment maternel… d’où les réactions désagréables lorsque l’enfant refuse de se nourrir ou ne mange « pas assez »… bref… ça n’a pas réglé mon problème, mais ça m’a permis de mieux comprendre la réaction épidermique de la nounou.
    Nous avons retiré notre seconde fille de la crèche familiale à l’entrée de sa grande soeur à l’école, et grillé nos économies pour la faire garder à domicile (seule le matin, et avec sa soeur l’après-midi)… problème parfaitement réglé car nous avons eu la chance de tomber sur une perle, qui a pris ma fille en douceur et accepté qu’elle mange seule et selon son appétit)…

    Pour NuméroTer, j’ai eu la chance de trouver une nounou trèèèèèèèès attentionnée et très maternante. On a parlé tout de suite de son inquiétude face à l’allaitement, et du risque que mon fils refuse de manger autre chose que mon lait à la source… et je l’ai rassurée surtout en lui expliquant que comme il n’est gardé que par tranches de 4h jusqu’à ses 1 ans, au pire, il n’a que 4h sans manger à tenir, ce que beaucoup de bébés de 6 mois font… quitte à me pourrir la nuit après, mais c’est moins grave…
    Résultat : NuméroTer a refusé le biberon, mais boit à la tasse… je ne tire pas mon lait, mais j’ai donné un lait végétal « au cas où » (conseil de ma généraliste, et ce lait n’est donné qu’une seule fois sur 24h, attention !)… et tous les matins, je laisse à l’assistante maternelle une purée et une compote, que mon fils mange ou pas, selon son appétit… l’important est que nous avons su nous faire confiance mutuellement, et que notre « nounou » a accepté notre mode de vie (portage, allaitement long, cododo, …) sans pour autant se sentir obligée de faire comme nous… elle a juste donné plus de temps à notre fils pour s’adapter… résultat : tous deux sont heureux et épanouis, et je ne m’angoisse pas quand je laisse mon bébé… pour la première fois en trois enfants !!

    • @Emmanuelle
      Merci pour ce témoignage ! Il montre bien la variété des réactions.
      Heureusement par contre que je suis allée regarder les spams car il était dedans, j’ignore pourquoi 🙁

  6. Je suis entièrement d’accord avec Working Mama, ne pas accepter un bébé parce qu’il refuse le biberon, c’est ne pas accepter le bébé et sa personnalité/son fonctionnement. « Mais quoi, ils auraient déjà leur personnalité à cet âge ? » 😉
    Mais en effet, il y a des nounous pour qui c’est l’enfant qui doit s’adapter à leur fonctionnement et leurs habitudes à elle !
    Mon expérience est faible, mais en cherchant une nounou pour la 1ère fois, j’en ai vu une qui refusait catégoriquement que je fournisse du lait maternel (tt comme les couches lavables, genre elle me donnait la marque de couches que je devais acheter) parce qu’elle « était habituée comme ça ».
    Pour la première rencontre avec une nounou alors que mon enfant n’était pas encore né, j’avoue que ça a été un peu une douche froide!
    J’en ai finalement trouvé une qui -bien que n’ayant pas allaité elle-même- a accepté le LM. Après les recommandations d’usage pendant les 1ers jours, elle a très bien géré par la suite (la conservation au frigo etc), même si bon, il y a qq réflexes de biberonnantes qui restent… Du genre, vers 6 mois, mélanger le LM avec des purées pour que bb « découvre de nouveaux goûts » (sic).
    Mais tout dans l’attitude de cette nounou était sur le respect de l’enfant, et ce n’est pas si évident à trouver. (« Quoi, ‘respecter’ un nourrisson, mais tu vas se faire bouffer ! » Réflexion et idéologie encore véhiculée par un pédiatre dont je tairai le nom, qui écrit des bouquins et passe à la radio.)

    Donc oui, je pense que cette histoire de biberon en cache bien d’autre et résulte souvent d’une attitude globale envers l’enfant. Donc parler de ce problème peut permettre d’en soulever d’autres et de voir si parents et nounou sont sur une même longueur d’onde. Trouver la bonne nounou, n’est pas un jeu d’enfant!

    • @Vervaine
      Oui ce problème de biberon peut n’être que la partie émergée de l’iceberg et cacher d’autres soucis.
      Cela peut aussi n’être que passager…

  7. Alexia

    L’assistante maternelle qui a gardé mon fils était super mais toutes ses collègues lui ont dit qu’elle était folle d’avoir accepté un BB de 8 mois allaité, les autres refusaient net de le prendre, trop compliqué à gérer (endormissement, repas etc…). Même aux formations de la PMI, on lui a redit qu’un allaitement long c’était suspect, pas bien, fusonnel. Je sais qu’elle a été frustrée quand mon fils a refusé pendant 2 semaines mon lait (ou autre chose) et je pense aussi que pour beaucoup d’entre elles, nourri est un plaisir mais aussi au coeur de leur rôle et elles se sentent ‘en faute’ si elles ne le font pas (mon fils m’a dit qu’elle l’avait fortement incité à finir son assiette alors qu’il n’avait plus faim et que je lui avais dit que ce n’était pas important). L’assmat était très attachée à mon fils, très à l’écoute mais pour elle, c’était dur de ne pas remplir à sa fonction, en tout cas, d’après ses croyances à elle donc je suis d’accord qu’elles doivent respecter BB mais ce ne sont pas des robots, elles ont aussi une histoire et de valeurs.

  8. Clémence

    Nous avons la chance de très bien nous entendre avec l’assistante maternelle qui garde notre fille. Nous avons aussi pu faire une adaptation très progressive : 3 semaines en tout avant de faire une « vraie semaine » en avançant demi heure par demi heure. Pendant un temps, j’ai emmené ma fille dès le réveil pour qu’elle ait vraiment besoin du biberon et l’accepte. Cette longue adaptation nous a permis d’échanger, de discuter, de chercher ensemble des solutions pour qu’elle accepte le biberon. L’assistante maternelle qui était septique sur un temps d’adaptation si long a dit ensuite qu’elle le proposerait à d’autres parents parce que cela avait vraiment été bénéfique pour elle et notre fille. A réfléchir?

    • @Clémence
      Merci pour ce témoignage d’adaptation longue. En effet, je pense que cela peut être une excellente idée pour certains enfants !

  9. working mom

    Notre nounou a très bien accepté le LM alors qu’elle ne connaissait pas son fonctionnement, elle a été un soutien indispensable à notre allaitement long, toujours à l’écoute de notre fille et économisant le lait si notre fille le voulait pas, permettant de ne pas forcer Emma et pour moi de moins tirer. Mais lors des entretiens, elle faisait une tête bizarre quand je lui parlais de la possibilité que Emma refuse le biberon. Je crois qu’on se serait adaptées, c’est plus pour le papa que ça aurait été difficile peut-être.

  10. Emmanuelle

    Ici, on a fait pareil que Clémence…
    Pour NuméroBis, j’ai plus ou moins imposé à la nounou de la crèche familiale le timing suivant : pendant quelques temps, je suis restée avec elle et les enfants qu’elle gardait une heure tous les soirs, au moment où j’allais chercher ma fille aînée, puisque j’avais sa petite soeur avec moi… ensuite je n’ai déposé NuméroBis que sur mes temps de cours (après une tétée et donc sans repas à donner) et récupéré mes deux filles simultanément après mon cours, quelle que soit l’heure, puis j’ai carrément fonctionné par demi-journées… et enfin sur des journées complètes de plus en plus longues…

    Pour NuméroTer, nous adaptons le rythme en accord avec SuperNounou : on a fait d’abord 10 minutes, puis 15 etc… et à chaque fois qu’on allonge significativement, je me débrouille pour être à même de débarquer en moins de 30 minutes, au moins pour le premier essai… résultat : tout le monde est en confiance et mon fils a très bien compris qu’il faut finir la purée quand « yapadnénés » !

    Par contre, je reconnais que cela nécessite d’avoir un boulot « modulable » (je travaille beaucoup de la maison, souvent quand les enfants dorment, la nuit ou les week-ends)… voire d’avoir des collègues qui acceptent la présence d’un bébé aux réunions 😉

    Ceci dit, la directrice de la crèche familiale m’avait expliqué qu’à son sens, il fallait au minimum un à deux mois pour considérer l’adaptation comme faite… que simplement, on ne peut pas demander aux parents de faire ce genre d’effort aussi longtemps…

    • @Emmanuelle
      merci pour ce témoignage ! 2 mois ne m’étonnent pas, c’est bien le temps pour se faire de nouvelles habitudes.

  11. Très bon sujet ! Effectivement, bien que cela semble choquer certaines, la plupart des nounous mettent beaucoup d’importance dans le fait de « bien » nourrir les enfants dont elles ont la garde, tout comme le fait qu’ils dorment bien (sieste) avec elle, et se socialisent bien (« il a appris à prêter ses jouets au parc »)… C’est ce que nous avons remarqué autour de nous, chez les amis, au parc en discutant avec elles, etc…
    C’est sûr que c’est plus facile à gérer avec une nounou qui accepte de passer beaucoup de temps à trouver la solution qui conviendra à l’enfant (pour nous ça a été à la fois le « bon » biberon et la bonne position, assis dos à la nounou sur ses genoux) mais aussi comme le dit Véronique lorsque les parents écoutent, entendent et comprennent la nounou. Je passe un temps fou à « papoter » avec la nôtre de tous ces petits et grands sujets, et je vois bien la différence dans son comportement quand je ne prend pas le temps de le faire : tout le monde a besoin de sentir son boulot reconnu !

  12. Emmanuelle

    … c’est terrible… plus je lis, plus je vois de nounous, et plus je me rends compte que l’ass’mat’ de la crèche familiale était vraiment une mauvaise pioche… impossibilité de discuter, mensonge sur ce qui se passait et sur ce que la directrice autorisait ou non… elle n’acceptait que très difficilement que je dépasse le hall d’entrée… le summum a été atteint lorsque j’y allais avec NuméroBis en fin d’après-midi, car j’avais pris l’habitude de m’asseoir sur le tapis des enfants et de leur lire des livres ou de jouer avec eux, pour qu’ils apprivoisent ma seconde fille… résultat : dès que les enfants ont montré leur enthousiasme à ma vue, elle m’a dit que la directrice lui avait interdit de m’accueillir comme ça régulièrement…
    Mais je suis totalement d’accord avec Francea : si l’on parle d’égale à égale, que l’on ne remet pas en question le rôle de la nounou (être une deuxième maman, au final), que l’on ne s’en sent pas rivale, et qu’on la respecte en tant que personne, ça simplifie grandement les échanges… et l’accueil du bébé… avec SuperNounou, j’ai découvert qu’on peut papoter 30 minutes alors que j’avais dit « je pars tout de suite, c’est l’heure de votre repas »… juste parce qu’elle a envie de discuter et moi aussi !

    • @Emmanuelle
      C’est vraiment difficile je trouve de se rendre compte après coup de ce genre de choses. Heureusement que vous avez trouvé une supernounou !

  13. Angéle

    Coucou !
    Mon fils n’est pas gardé par une assistante maternelle mais en crèche (grosse structure)depuis l’âge de 4 mois, le même « problème » (pour eux, pas pour nous) s’est posé.
    Il a toujours refusé le biberon (de mon lait), les 1ers temps, les auxiliaires nous disaient, ne vous en faites pas, on gère … les jours passent, les semaines, mais rien de rien, mon fils préfèrent m’attendre toute la journée (sans pleurer d’ailleurs) qu’avaler la moindre goutte. Panique de la crèche, surtout qu’il est allergique au lait de vache et autres lait d’origine animale, impossible de completer autrement (il rejete en bloc tout ce qui pourrait y ressemble d’ailleurs) … bref, des moments difficiles, un personnel en stress devant ce petit bout qui tout souriant grandissant bien mais refusant de se nourrir la bas (quelques cuillères de purée de légumes et fruits, loin des « standards » de cet age là ).
    Le temps a ensuite fait son oeuvre… sans jamais prendre aucun biberon (il est toujours allaité à l’age de 2 ans), il a tout doucement accepté la diversification, sans le brusquer le personnel est parvenu à faire des repas des moments agréables.
    Près de deux ans plus tard, le personnel reconnait auj que pour eux cela a été une vraie experience qui leur fait modifier leur comportement professionnel, qu’un enfant qui ne mange pas à la crèche n’est pas un enfant malheureux à la crèche… mais le chemin a été long avant d’en arriver à de telles conclusions de leur part.

    • @Angèle
      Oui effectivement le problème peut se poser aussi en crèche. Mais le côté « rejet personnel » se pose moins du fait du nombre d’intervenants. Merci pour ce témoignage !

  14. marie-hélène

    La nounou de ma fille a été extra : mon petit bébé têtu n’a jamais voulu entendre parler de tétine en plastique et de biberon, à ma grande angoisse! J’ai annoncé la couleur à la nounou dès que je me suis rendue à l’évidence : Manon ne prendrait pas de biberon. Et là , elle m’a dit qu’il n’y aurait pas de problème, qu’elle avait déjà gardé des bébés allaités et qu’elle essaierait quand même avec d’autres marques de biberon, sachant que la petite était déjà passée à une alimentation diversifiée très liquide mélangée à mon lait. Cela fait maintenant 3 mois et demi que Manon voit sa nounou 4 fois par semaine, et elle n’a jamais rien bu au biberon, mais par contre elle mange super bien! Sa nounou a fait preuve d’une très grande patience et de beaucoup de douceur, tant et si bien que désormais, ma petite passe de très bonnes journées, dort très bien le matin et l’après-midi, mange avec plaisir et semble s’être bien adaptée dans sa famille de garde. Je me rends compte que je suis tombée sur quelqu’un de très bien, de très professionnelle et qui aime énormément tous les enfants qu’elle garde. Et surtout, elle n’a jamais exigée que je sèvre ma petite fille pour que ce soit plus confortable pour elle!

  15. Vanessa

    Avant même que notre fille ne naisse, nous avions trouvé une nounou dans notre immeuble. Première rencontre, nous faisons plus ample connaissance, et j’insiste bien sur le fait que j’allaiterai toujours à ma reprise de travail. La nounou est d’accord. Trois semaines avant de commencer l’adaptation, elle m’annonce finalement qu’elle refuse de s’occuper de notre fille car un enfant « non sevré » est trop difficile à gérer… il faut l’entendre! Elle savait pourtant que j’étais accompagnée non pas par une conseillère en allaitement mais 2 (ma soeur vivant au Québec étant l’une des 2). Bref, une fois la pilule avalé, mon conjoint et moi avons trouvé tout à fait par hasard THE nounou! Notre fille jouait avec la tétine du biberon mais s’agaçait vite et prenait au mieux, 30 à 40 ml de lait dans la matinée le 1er mois de garde. La nounou n’a jamais forcé, je lui avais bien précisé que si elle refusait, ça n’était pas grave. Et puis du jour au lendemain, le jour de ses 6 mois en fait, la miss s’est mise à « téter » au biberon! Par contre, c’est nounou qui a trouvé la bonne position : dans le transat, ou la poussette, face à elle…et elle doit pouvoir tenir elle même le biberon! Elle boit désormais en moyenne 150ml de lait tous les matins! Nous avons commencé tranquillement la découverte des légumes, toujours sans pression, la nounou jouant le jeu, pour le plus grand bonheur de notre fille! Une nounou en OR!

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