Lactation trop abondante à la reprise du travail

Trop de laitJe vous parlais il y a quelques temps de faire augmenter sa lactation avec le fénugrec, voici aujourd’hui des informations pour les femmes qui ont le problème inverse : avoir trop de lait peut être un handicap !

Avoir trop de lait, cela signifie que vous êtes fortement engorgée si votre enfant attend une demi-heure de plus que d’habitude pour téter, que si votre enfant se met à faire ses nuits, ce ne sera pas votre cas car il faudra soulager les seins qui n’attendront pas le matin, … et que la reprise du travail est plus qu’angoissante : comment faire sans bébé pour téter ?

L’incompréhension de l’entourage est également difficile à vivre. Avoir beaucoup de lait est considéré comme une chance par la plupart des gens. Personne ne soupçonne la difficulté que cela représente.

Venons-en donc aux conseils pratiques : comment gérer cette hyperlactation au moment de la reprise du travail ?

Si l’hyperlactation est très importante, c’est un des rares cas, où je conseille de préparer ses seins à la reprise du travail. Si vous avez des horaires réguliers, vous pouvez commencer un mois avant la reprise à diminuer le nombre de tétées sur vos futurs horaires de travail pour ne garder que les tétées que vous pourrez remplacer par un tirage de lait.
Attention de ne pas abuser du tire-lait qui a tendance à augmenter fortement la lactation déjà abondante. Je suggère donc de ne pas faire du stock de lait maternel avant la reprise du travail car cette sur-stimulation risque d’augmenter les risques d’engorgement.
Quand vous serez au travail, ne tirez que le nécessaire pour votre enfant, sans essayer de vider les seins.

Pour la reprise du travail, vous pouvez envisager de prendre des plantes qui font diminuer la lactation. Les deux plantes les plus efficaces sont la sauge et le persil mais certaines femmes utilisent également la menthe.
Pour être efficace, ces plantes doivent être prises en quantité suffisante. Aucune étude n’a montré l’efficacité de ces plantes. Je m’appuie donc ici sur mon expérience avec les femmes que j’accompagne.

La sauge peut être prise sous forme d’infusion. Il faut réaliser une infusion forte avec de la sauge officinale que l’on peut se procurer en herboristerie ou en pharmacie. On peut commencer en prenant trois grandes tasses (ou mugs) par jour de cette infusion. On peut ensuite adapter la quantité en fonction des effets. Une fois que l’on a trouvé la quantité efficace dans son cas, on peut essayer de remplacer les infusions par des gélules si on n’aime pas le goût de l’infusion. Il faut alors chercher le bon dosage avec les gélules.

Le persil est efficace si on le prend en grande quantité : au moins un bouquet par jour. On peut le prendre dans la cuisine (le taboulé libanais par exemple) ou en jus. On peut tout à fait prendre les deux plantes en même temps si nécessaire.

Lors de la reprise du travail, je vous suggère de prévoir des coussinets d’allaitement en nombre suffisants pour pouvoir en changer régulièrement au cours de la journée. Vous pouvez également utiliser des LilyPadz. Prévoir une tenue de rechange peut être utile.

Si vous ne pouvez pas tirer votre lait sur votre lieu de travail pour votre enfant, prévoyez quand même un tire-lait manuel pour soulager vos seins au cours de la journée dans les toilettes si vous n’avez pas d’autre solution. Dans ce cas, vous ne tirez que le lait nécessaire pour être confortable. Si vous tirez trop de lait, vous allez stimuler la lactation.

Enfin, c’est un des rares cas dans lequel je ne conseille pas d’allaiter à la demande les jours où vous ne travaillez pas. Conservez plutôt le même rythme de tétées, cela permet de ne pas trop stimuler la lactation.

Et vous, comment avez-vous géré votre hyperlactation à la reprise du travail ?

 


44 Comments

  1. Bonjour,
    Ça fait plaisir de lire un article sur l’hyperlactation ! Dur dur effectivement de comprendre ce qui nous arrive lors du démarrage du 1er allaitement (merci le tirage intégral, Véronique !). Comme vous le dites, difficile de faire face aux « Ne vous plaignez pas, vous au moins vous avez du lait » à la maternité alors qu’on pleure de douleur à la première montée de lait… Heureusement, on le gère mieux pour le 2ème ! Pour ma part, j’ai repris le boulot à 3 jours/semaine il y a 6 semaines. Initialement je devais reprendre un jour sur 2. Trop dur les 2 premières semaines concernant l’allaitement (engorgements, canal bouché, débordements…). Grâce à un boss et une nounou conciliants, j’ai réussi à tout grouper mes 3 jours en fin de semaine. J’ai pris beaucoup de sauge les 3 premières semaines, surtout le 1er jour de chaque semaine de boulot et aujourd’hui tout roule. J’ai même arreté de dormir en soutien gorge et coussinets d’allaitement, le rêve ! J’oublie de dire que mon bébé a 10 mois et demi… Depuis qu’il se plait chez la nourrice et se balade à 4 pattes, il refuse de plus en plus le sein. Il est en train de se sevrer tout seul et ça me va bien. Du coup, j’ai toujours des gelules de sauge sur moi, il suffit qu’il refuse une tétée et c’est un peu « tendu » ! En fait, le plus important pour moi a été de bannir le tire lait !!
    En tous les cas, merci pour les précieux conseils lors de ces deux allaitements ;o)

    Delf

  2. Cécile

    Ah, l’excès de lait… je m’y reconnais tout à fait ! REF, tétées-éclairs, bébé roteur, seins douloureux dès que l’heure de la tétée est différée, abonnée aux soutien-gorge la nuit et aux coussinets d’allaitement de nuit (heureusement qu’ils existent !) même la journée. J’ai découvert les Lily Padz, très efficaces mais avec lesquels je suis parfois à la limite de l’engorgement… je ne les utilise que pour la piscine.

    Je retravaille et j’ai malgré tout choisi de continuer d’allaiter, parce qu’il y a aussi des avantages et du bonheur dans tout ça.
    Je tire mon lait 2 fois par jour, non par nécessité pour mon bébé mais pour mon confort.

    J’ai une question concernant le sevrage : je souhaite passer à l’allaitement mixte, mais je crains les jours de travail pendant lesquels je vais arrêter de tirer mon lait : comment vais-je le supporter ? Est-ce que vous me conseillez de tirer un peu, juste pour me soulager, et que ça diminuera ensuite, jusqu’à ce que je ne sois plus obligée de passer par la case tire-lait au travail ? Et si je vous ai bien lue, il faudra que je renonce à repasser à l’allaitement à 100% les week-ends, ce que j’aurais trouvé fort sympathique !

    Comme quoi, il y a notre projet d’allaitement, et la confrontation aux éléments de réalités ensuite !

    Merci d’avance pour vos conseils, une maman en voie de sevrage partiel !

    • @Cécile
      Oui vous pouvez commencer par tirer juste ce qu’il faut pour soulager vos seins au travail. Vous pouvez au départ continuer l’allaitement exclusif le WE et voir ce que ça donne. Si vous n’avez pas d’engorgement le lundi, c’est que vous pouvez le faire. Si c’est insupportable, vous arrêterez l’exclusif le WE.
      Bon courage !

  3. Cécile

    Merci pour la réponse ! J’étais à deux doigts de me démotiver et à passer au lait maternisé… me voilà prête à continuer encore un peu !

  4. Bonjour!
    Je pose ma question ici car vous parlez des herbes qui coupent le lait!
    Mon bebe a 15 semaines, il était a 4 tétées par jour depuis ses 8 semaines. Ce weekend nous sommes allés en montagne, l’allaitement s’est déroulé normalement, seins très tendus le matin car grande pause durant la nuit. Depuis 3 jours, il est moins tranquille, téte plus, mes seins ne sont plus tendus le matin et il se réveille a nouveau la nuit. Pensez vous qu’il s’agisse de la poussée de croissance des 3 mois ou autres chose? A savoir que j’ai mangé un plat de ravioli aux herbes des montagnes et qu’après coup je me demande s’ils n’étaient pas farcis au persil, sauge, etc. J’avais largement assez de lait jusqu’à présent, je tirais env 250ml en une fois, devais porter des compresses spéciales nuit, etc.
    Ça ne fait que trois jours mais ce changement de rythme m’inquiète et s’il ne s’agit « que » d’une poussée de croissance, je ne voudrais pas trop stimuler ma production de lait avec des aliments/tisanes galactogènes!
    Merci beaucoup pour votre réponse!

    • @Elise
      Si c’est une poussée de croissance, cela devrait s’arrêter rapidement, si ce n’est pas le cas, je vous suggère de relancer votre lactation.

  5. Bonjour, j’aurai une question
    Je suis extrémement fatiguée en ce moment et pour me soulager la sage femme m’a’ a conseillé de sevrer la tétée de la nuit par un biberon de lait maternisé pour que mon mari puisse lui donner la nuit et moi dormir
    Le sevrage est très dur car mes seins sont hyper tendus des le milieu de nuit et le matin mon fils ne prends qu’un sein donc l’autre doit encore attendre la prochaine tétée environ 3 à 4h après c’est très douloureux et dur
    J’ai lu que les tisane de menthe et de sauge peuvent faire diminuer la lactation
    Puis-je en boire des fin d’après midi et le soir pour baisser ma lactation de la nuit???
    Merci

  6. Bonsoir mon bébé a 3 mois 1/2

  7. Bonjour
    Merci pour votre réponsesi si la tisane de sauge fait beaucoup baisser la lactation est ce possible d’en prendre lorsque je ferai un sevrage jour et nuit
    Si oui a quelle dose dois je en boire???
    Ai t’il toujours possible de mettre bébé au sein même en prenant de la sauge??
    Cordialement

    • @Lecomte
      Oui le bébé peut toujours téter quand on prend de la sauge.
      Oui ça peut aider au sevrage, il faut en prendre 3 ou 4 grandes tasses bien infusées par jour.

  8. Bonjour,
    J’arrête d’allaiter mon bébé de 5 mois et j’ai un problème avec 1 sein qui produit toujours du lait et qui me fait super mal!! J’ai arrêté progressivement en 4 semaines et le dernier repas il y a 4 jours. J’ai essayé l’homéopathie mais sans succès. Puis-je tirer un peu de lait avec un tire-lait pour désengorger ou est-ce que cela relance la production? Je ne comprends pas bien le principe, où va le lait si je ne vide pas ce sein qui me fait mal?? Merci pour votre réponse!

    • @Sylvie
      Oui vous pouvez tirer un peu de lait mais juste pour soulager, sans drainer le sein complètement.
      Petit à petit, le lait qui n’est pas drainé repassera dans la circulation générale.

  9. Heera

    Bonjour,

    Comment savoir si j’ai une hyper lactation?

    Cordialement,

    • @Heera
      « Avoir trop de lait, cela signifie que vous êtes fortement engorgée si votre enfant attend une demi-heure de plus que d’habitude pour téter, que si votre enfant se met à faire ses nuits, ce ne sera pas votre cas car il faudra soulager les seins qui n’attendront pas le matin, … « 

  10. Heera

    Merci pour votre réponse. Est ce qu’une REF et une hyperlactation sont liées?

  11. Lililila

    Bonjour,
    Merci merci merci, je viens enfin de comprendre toute l’histoire de mes 5 mois d’allaitement en lisant ce billet !
    Mon bébé a toujours tété en 10 min les 3 premiers mois et assez fréquemment. S’il dormait une heure de plus que d’habitude j’avais les seins comme du bois. Quand il a commencé a faire ses nuits ça a été très dur pour mes seins, lit mouillé, douleurs… Ma sage femme et « conseillère en lactation » me disait que ça passerait en 3-4 jours, mais j’en étais toujours au même stade 2 semaines après. A ce moment là elle m’avait aussi encouragée à espacer les tétées le jour toutes les 3 ou 4h car elle trouvait que toutes les 2h ou 2h30 c’était beaucoup à 3 mois (et je le trouvais aussi, je commençais à avoir envie de pouvoir trouver du temps pour faire autre chose qu’allaiter). Puis entre 3 et 4 mois, mon bébé ne tétait plus que 4 ou 5 fois par 24h, mais de plus en plus mal, tirait sur le téton, régurgitait. J’avais les seins très douloureux, j’étais exténuée, voulais tout arrêter. En plus de tout ça, je faisais aussi quelques tirages pour faire du stock en vue de la reprise du travail (surtout un tirage du deuxième sein le matin) mais dès que j’arrêtais de tirer mon lait un matin c’était horrible, je me voyais devoir tirer mon lait deux ou trois fois par jour même les jours où je ne travaillerai pas et n’en avais pas envie. Par des lectures sur internet, je commençais à comprendre que j’avais sûrement trop de lait, mais quand j’en parlais autour de moi on souriait (ce n’est pas un problème) et même ma sage femme « conseillère en lactation » n’a pas su quoi me conseiller.
    A la visite des 4 mois, mon bébé n’avait pas grandit, pris très peu de poids et mon médecin généraliste m’a prescrit une préparation pour nourrisson à la place d’une tétée. J’ai pensé que le problème venait des tétées, d’un trop de lait, mais manquant d’infos et de solutions, dans la précipitation et culpabilité j’ai cédé en ajoutant le biberon à mes 4 tétées quotidiennes. J’ai arrêté de faire des stocks de lait, cherchant à arrêter la stimulation de ma lactation, alors que ma sage-femme me conseillait plutôt d’en profiter pour faire du stock. J’ai beaucoup culpabilisé en pensant que j’aurai dû faire du stock. Je me remettais totalement en question ma disant que j’aurai jamais dû arrêter d’allaiter « à la demande » plutôt que de chercher à espacer les tétées entre les 3 et 4 mois de mon bébé. Pourtant je ne changeais rien, car mon bébé était à ce moment bien rythmé sur les tétées toutes les 4h avec de bonnes siestes et il allait bien et j’avais trop peur d’avoir de nouveau une sur-lactation. Voyant le retour du travail approchant, ma priorité était de ne pas me retrouver engorgée au travail comme je l’étais à la maison (à tirer mon lait manuellement sous la douche 2 fois dans la matinée pour me soulager) et de retrouver plaisir à allaiter tant que je le pouvais, au cas où je doive abandonner à la reprise. Car mieux vaut une maman qui retrouve plaisir à allaiter (même en mixant avec un biberon de préparation pour nourrisson) plutôt qu’une maman qui laisse tout tomber (j’y ai sérieusement songé plus d’une fois).
    En vous lisant je me dis que j’ai finalement assez bien fait. Maintenant notre rythme de tétées est bien installée et aujourd’hui il a 5 mois, il a grandit et repris du poids, plus de grande inquiétude du médecin, on en est maintenant à 4 tétées régulières à heures presque fixes avec en plus le biberon de préparation pour nourrissons à midi (heure à laquelle je ne pourrai pas allaiter à la reprise du travail et qui a permis au Papa de s’investir dans l’alimentation de son bébé). Les 4 tétées sont bien en place et je n’ai plus de problèmes de trop de lait. J’espère que ça ne sera pas trop chaotique à la reprise du travail (semaine prochaine) quand je vais tirer mon lait pour compenser les tétées manquantes.
    Si c’était à refaire et si j’avais eu plus d’infos et de soutient, je n’aurai sans doute pas introduit un biberon de préparation pour nourrisson. J’aurai également déculpabilisé de ne pas allaiter « à la demande », mais à heures fixes, car finalement, c’est ce qui nous convient le mieux à mon bébé et moi. Il a toujours tété beaucoup, d’une traite et n’est pas un tétouilleur, surtout depuis qu’il suce son pouce pour s’endormir ou se rassurer. Aussi, mes seins avaient besoin d’un rythme régulier et sur une longue période pour se réguler.
    Merci pour voter billet sur ce problème méconnu et bien compliqué à résoudre il me semble (même plus difficile qu’un manque de lait qui peut se résoudre par des tisanes en vente partout, des tirages ou en mettant bébé plus souvent au sein) !

    Enfin, je voulais vous poser la question, à savoir si vous avez des informations sur le lien probable entre une sur-lactation et un micro adénome à prolactine à l’hypophyse. En effet j’avais un micro adénome avant ma grossesse, qui m’empêchait d’ovuler régulièrement (taux de prolactine élevé lors des analyses de sang). J’ai pris des inhibiteurs de lactation (bromocripine) pour pouvoir tomber enceinte. C’était écrit dans mon dossier de grossesse depuis le début, mais personne n’a jamais relevé cette info. Quand j’ai compris que j’avais un problème de trop de lait et que j’ai reparlé de l’adénome à ma sage-femme, elle n’a pas trop su quoi tirer de cette information. Mon endocrino, vu la dernière fois en début de grossesse, m’avait dit que je pourrai allaiter normalement… je me demande maintenant si on aurait pas pu/du m’avertir de cette possibilité de sur-lactation. Avez-vous des informations ou une expérience sur le sujet ?

    • @Lililila
      Oui vous avez très bien fait ! Quand vous serez au travail, faites attention à ne pas forcément trop tirer votre lait mais juste ce qu’il faut pour votre bébé.
      Oui un adénome à prolactine provoque souvent une hyperlactation et c’est incroyable que personne n’ai fait le lien 🙁
      Il est tout à fait possible de prendre une petite dose de bromocriptine pendant l’allaitement pour réguler l’adénome.
      Bon courage !

  12. Ingrid

    Bonjour Véronique,

    j’ai enfin commencé la sauge! EN fait j’avais donc fait un « arrêt » brutal de l’allaitement (les premier séjours j’ai quand même tiré 3x au travail!), je sais que ce n’est pas la meilleure des choses à faire mais
    je n’arrivais pas à me résoudre à ne pas donner le sein à ma petite :(. Les deux premiers jours ont été douloureux, puis cela a commencé à aller mieux, malheureusement j’ai commis l’erreur de lui donner le sein à nouveau le week-end en me disant que cela ne relancerait pas tant que ça la lactation! Vilaine erreur, le lundi suivant (cà d cette semaine), à nouveau engorgements répétitifs, cela ne se calme pas j’ai vraiment super mal. J’ai passé une nuit horrible entre tire lait car je devais absolument soulager, bol avec eau chaude, douches chaudes, feuille de chou (blanc ou vert il faut?). Le fait est que une bosse s’est formée sur mon sein gauche. J’avais déjà eu ça il y a un mois mais ma fille avait drainé et c’était parti, mais là je n’y arrive pas. Ma question: Je donne en moyenne encore 1x le matin juste avant de partir au travail, vers 17h à mon retour, 19h et enfin 21h avant de la coucher. Est ce que c’est encore trop? Sans compter qu’en journée je dois tirer 2x minimum sinon je n’arrive pas à travailler, ça me brule très fort. Je ne sais pas trop quoi faire encore? Avez-vous des idées? J’ai acheté des cachets de sauge, on verra si ça diminue. Merci d’avance.

  13. Céline PARENT

    bonjour,

    cet article tombe à merveille car je me prends la tête…j’ai décidé de sevré entièrement aux deux mois de mon fils suite à un allaitement chaotique du à un trop plein de lait (je précise sans fuite) donc engorgement et canaux bouchés tous les deux jours malgré la visite de plusieurs conseillères en lactation etc…! j’ai commencé le sevrage il y a 3 semaines et n’ai réussit qu’à enlever deux tetées sur 7 !!! et au bout de 3 semaines j’ai toujours les seins hypers tendus en fin d’après midi ou dans la nuit et je les vident manuellement (un petit peu) pour éviter les engorgements …

    j’ai envie d’enlever une autre tetée mais je crains de devoir rester 10 h sans que mon petit ne tète et ça me fiche la trouille pour mes seins !!

    pourquoi est ce que ça prend autant de temps avec moi sachant que je mange du persil de la menthe et que je prends ricinus 30 ch !!! je commence à me dire que j’ai un problème hormonal (j’ai des soucis de thyroide mais n’ai pas fait de contrôle récent) et ce que ça pourrait venir de cela ?

    je désespère j’ai envie de sevrer rapidemment car je suis en colère contre mon allaitement ou j’ai passé mes journées à me vider et à souffrir …

    que me conseillez vous ?? pourquoi 10 jours après la suppression d’une tetée mes seins ne comprennent pas ?

    merci !

    • @Céline
      Dans votre cas, il faudrait effectivement vérifier votre thyroïde et faire un dosage de prolactine pour éliminer les pistes hormonales. Ensuite seulement, s’il n’y a pas de problème hormonal, voir ce que l’on peut faire mécaniquement.

      • Céline PARENT

        merci je vais donc prendre rdv avec le docteur pour un bilan hormonal .. j ‘espère trouver la solution ..

  14. Soline

    Bonjour, mon fils a 6 mois et je l’allaite exclusivement. Depuis ses 3 mois et demi je tire mon lait car il ne buvait pas assez à chaque tétée et commençait à réclamer entre les 7 tétées déjà en place. A plusieurs occasions j’ai du prendre des tisanes d’allaitement et de la phyto pour maintenir une bonne lactation. Je tire mon lait 4 fois par jour et depuis 2 semaines je ne tire plus que 3 fois en vu de commencer le lait maternisé (même si cela me fend le coeur et me fait culpabiliser) en vu de ma reprise du travail en septembre et parce que tirer mon lait me prend entre 1h et 2h à chaque fois (500ml à 8h, 200ml à 14h et 300ml à 22h). De plus j’ai commencé à diversifier l’alimentation de mon fils. Il ne prend donc plus que 3 biberons (300ml le matin, 150/200ml à 16h et 250/300ml le soir). Pour l’instant je n’ai pas encore introduit de lait maternisé car j’ai assez de lait pour les 3 biberons de la journée. Mais depuis hier j’ai les seins très gonflés et dur ainsi qu’une grande fatigue accompagnée de maux de tête. Malgré que je tire mon lait j’ai toujours les seins gonflés et j’ai l’impression que je n’en viendrais jamais à bout. Je ne sais pas comment faire pour faire baisser ma lactation. Si je ne tire pas mon lait c’est l’horreur mais si je tire j’ai l’impression que jamais elle ne baissera.
    Merci pour vos conseils!

    • @Soline
      Vous semblez faire soit un engorgement, soit une mastite : vous reposer et bien drainer les seins.
      Quand ce sera passé, je vous suggère de commencer par diviser le temps de tirage par 2 et voir ce que ça donne.

  15. Soline

    D’accord merci beaucoup !

  16. Sophielou

    Bonjour,
    Je fais appel à vous car je suis totalement démunie face à un problème de REF, et d’hyperlactation. J’ai consulté deux fois une conseillère en lactation sans réussir à réguler ni le REF, ni l’hyperlactation. Mon bebe a 7 semaines, tete 12 fois par 24h, toutes les deux heures. Les tétés sont hyper rapides, hyper agitées. Mon bebe a besoin de faire 3 ou 4 rots par tétées, n’y arrive pas. Au total la tétée prend plus d’une heure, avec 10minites Max au sein (le reste étant le temps consacré à le balader, le bercer, lui tapoter le dos, essayer de changer de position le plus possible, m’assoir me relever… tout ça pour libérer les rots qui ne viennent que très diificilement et parfois seulement une heure plus tard alors que bebe est blotti contre moi dans l’écharpe) résultat : une heure Max de temps entre chaque tétée ou bebe est la plupart du temps mal. Un rot n’étant pas passé, son petit bidou lui faisant mal, ou un reflux. Je le porte quasi tout le temps en écharpe (dès que je le pose, il se tortille et se met à pleurer) Les tétées se passent mal, puisque bebe s’étouffe, s’étrangle, j’entends son petit bidou faire de drôle de bruits. Et le soir (ou plutôt la nuit : bebe s’endort couchée sur moi vers 2h) bebe veut tetouiller pour s’endormir, mais du au REF il se prend des giclées de lait dans le fond de la gorge, s’énerve et pleure. Des pleurs inconsolables (selon moi, des coliques, reflux, envie de dormir vu que bebe a dormi que quelques heures dans la journée, envie de tetouiller). J’ai essayé de laisser partir à la main quelques jets avant chaque tétées, changer de sein toutes les 3h, puis 4h. Puis carrément un sein le jour, un sein la nuit (résultat : engorgement) j’ai fait un drainage complet… même « vidé » j’ai tjs ce REF. (Parfois le lait jaillit alors même que bebe a lâché le sein!!!) j’allete en BN ou couchée avec bebe, ce qui est impossible en public. De toute façon je ne sors plus. La nuit (de 2h à 8h) ça se passe mieux. tétés calmes, sans rots, espacées de 3h. je viens d’acheter des tisanes de sauge. Je vais essayer. Tétines et biberons, bebe ne prend pas. HELP!! Je ne sais plus quoi faire!!! Tous les jours, j’me dis que je vais arrêter l’allaitement Merci pour votre aide

    • @Sophielou
      Dans votre cas, je ferais un dosage de prolactine et je vérifierais la thyroïde. Ceci dit, je comprends très bien votre difficulté car c’est vraiment une situation très dure…

  17. Victoria

    Bonjour,
    Cela fait presque 2 mois que j’allaite exclusivement mon bébé mais j’ai un problème au sein gauche. En effet, il surproduit du lait et est énorme comparé à l’autre sein. J’ai essayé de le vider sous la douche, de tirer le lait (mais j ai arrêté de peur de restimuler), la technique du vert d’eau chaude.. mais il se re remplit non stop il n’est jamais vide au mieux il devient souple mais reste gros. Cela me tire tellement que j’ai des vergetures sont apparues. Je suis à bout et veut sevrer le bébé car les nuits sont trop difficiles et trop de fatigue accumulée. Cependant comment faire pour le sevrer de ce sein, j’ai peur que le sein explose !
    j’ai un adénofibrome dans ce sein qui est bénin j’ai été suivie pendant ma grossesse pour s’assurer que ce n’était pas une tumeur ou autre. Est ce la raison pour laquelle ce sein surproduit ?
    Comment faire pour sevrer le bébé sans que mon sein ne grossisse encore ?
    Ni mon gyneco ni ma sf n ont su me répondre.
    Merci beaucoup

    • @Victoria
      L’adenofibrome ne joue pas sur votre lactation mais peut empêcher un bon drainage du sein.
      Si vous souhaitez sevrer, il va falloir le faire petit à petit pour éviter un engorgement majeur. Je vous suggère également d’essayer la sauge et le persil pour aider au sevrage.

  18. Pascaline

    Bonjour,
    Tous ces témoignages me rassurent… je vis en Angleterre et souffre d’hyperlactation depuis que j’ai commencé l’allaitement.
    Ma fille a deux mois et j’ai commencé le sevrage il y a un vingtaine de jours… j’en suis à la 6eme mastite, 4 au sein gauche, 2 au droit… les conseillères en lactation ne m’ont jamais bien aidé, me répétant simplement que j’avais de la chance d’avoir beaucoup de lait et me conseillant de vider mes seins en pompant… du coup je ne m’en sort pas ! De plus ma fille n’est pas régulière dans les prises et commence à faire des nuits de 7h… intégrer les biberons est donc un véritable challenge pour moi et je dois dire que c’est éprouvant moralement et physiquement.
    Passé le stade de la culpabilité d’arrêter l’allaitement, je n’arrive simplement pas à réguler tout ca… j’en suis à 3 biberons par jours + 3 tétées, aux prix de mastites, de paracétamol et de draps mouillés toutes les nuits…
    j’ai commencé les tisanes de sauge, j’espère voir une amélioration… je vais aussi commencer un traitement homéopathique pour compléter et enfin me libérer…
    pour moi l’arrêt de l’allaitement est bien plus difficile que le démarrage… et l’entourage ne comprend pas très bien le problème !
    Autrement ma fille semble être en pleine forme, ce qui est rassurant.
    Voilà, mon témoignage n’aide en rien les femmes touchées par ce problème mais il était important pour moi de contribuer à votre post.

    • @Pascaline
      Je comprends ! Ce genre de situation est une vraie souffrance…
      Vous pouvez essayer de manger 2 bouquets de persil par jour, en général ça aide.
      Si rien ne fonctionne, il pourrait être utile de demander un dosage de prolactine pour vérifier que vous n’avez pas un taux trop élevé.

  19. Bonjour,
    Mon deuxième fils a 2 mois et j’ai allaité mon aîné 20 mois sans grande difficulté avec un Ref qu’il gérait bien et une hyperlactation qui ne m’a jamais causé de problème hormis de mouiller mes draps.
    Aujourd’hui, pour mon second, je me retrouve dans de nombreux témoignages ayant moi même une hyperlactation avec RÉF et un bébé qui tête rapidement, qui doit faire son rot, qui a de nombreux gaz et dont j’ai parfois du mal à decripter les besoins. J’ai fait un engorgement et 2 mastites et mon dernier espoir après avoir presque tout essayé (BN, drainage complet, sauge, homéopathie, légère vidange manuelle avant tété,) a été de prendre la pilule optimizette il y a 2 semaines car elle semble être à l’origine de baisse de lactation chez certaines femmes. Depuis 2 semaines donc il semble qu’elle ai eu cet effet chez moi mais j’ai l’impression que ca repart à la hausse depuis 48h… Je suis découragé et j’ai très peur de refaire une mastite. Mon conjoint ne supportera pas que je souffre à nouveau et que tout cela retentisse encore sur la sphère familiale… C’est éprouvant physiquement et moralement mais l’allaitement est tellement important pour moi que je ne veux pas arrêter. Je vais demander à faire un dosage de prolactine et que faire en cas de dérèglement ?
    Merci pour votre réponse et ce site !

  20. Bonjour,
    Merci pour ce cet article très intéressant.
    J’allaite exclusivement ma fille à la demande qui a maintenant 4 mois et demi. Je n’ai jamais utilisé ni bibeton ni tétine elle a toujours bu “a la source”.
    Le diagnostic de ref je l’ai fait par moi-même il y a quelques semaines. En effet, j’avais fait appel à une consultante en lactation aux deux mois et demi de ma fille car j’étais à bout. Les têtées étaient très difficiles en plus elle souffrait de coliques le soir elle refusait le sein jusqu’à ce qu’après des heures elle l’accepte.Mes journées je les passais à allaiter à essayer de faire faire des siestes pas un moment pour souffler en plus je sentais que ma fille mangeait par petits bouts de façon gloutonne, avait des rots difficiles et ne faisait que rarement des siestes. Cela avait commencé à partir de la sixième semaine quand mes seins sont devenus mous et ont commencé à autoproduire la quantité nécessaire pour ma fille. La consultante en lactation m’avait dit que j’avais beaucoup de lait au vu des grosses gouttes et que ma fille n’ouvrait pas grand la bouche d’où le problème. Elle m’a conseillé de voir un ostéopathe. Après deux consultations chez l’ostépathe je n’ai vu aucune différence. Le pic de croissance du 3eme mois je l’ai mieux vécu que toutes mes journées d’allaitement certes j’étais super fatiguée mais au moins il ny avait pas de pauses durant les têtees ou de pleurs elle s’enchaînaiient à la suite.
    Quand ma fille a commencé à avoir la capacité de mettre les doigts de sa main dans sa bouche ca m’a mis la puce à l’oreille car durant les têtées elle les mettait avec le mamelon et je voyais sa gêne. Quand elle retirait le mamelon des grosses gouttes continuait à tomber mais pas de jet. J’ai alors décidé de tirer manuellement au dessus d’un lavabo et quelle fut ma surprise quand j’ai vu les jets! Certes ils n’étaient pas super puissants mais non négligeables!
    J’ai essayé les conseils ( position transat bebe a la verticale) retirer le mamelon et tirer manuellement pendant 30 s au début de la têtée mais les journées sont toujours difficiles en grande majorité.
    Je reprends le travail dans un mois et j’ai beaucoup de craintes. Normalement j’ai le choix à allaiter sur place (un allaitement selon horaires fixes) ou fournir le lait maternel. L’option d’allaiter sur place me semble plus simple niveau logistique mais pour éviter les engorgements dois je déjà commencer à imposer des horaires fixes et comment? Vos conseils me seront précieux pour affronter cette période sereinement! Surtout que mon allaitement depuis la sixième semaine n’a pas été très serein mais tant que ma fille prenait très bien du poids c’était l’essentiel.

    • @Joelle
      Allaiter sur place me semble une bonne option et vous éviterais les engorgements.
      Dans la plupart des cas, on n’a pas besoin de commencer à imposer des horaires fixes.

      • Merci pour votre réponse rapide. Et le week-end je peux garder les horaires fixes? Ou je passe à l’allaitement à la demande?
        Sinon y a t il une “solution miracle” contre le REF? Est-ce que ca vaut la peine d’essayer l’éviction des produits laitiers?
        Merci beaucoup pour votre aide.

        • @Joelle
          Pour les WE, vous pouvez faire l’un ou l’autre, ce qui convient le mieux à votre bébé et vous.
          Oui vous pouvez essayer 48h d’éviction des produits laitiers et voir ce que cela donne.
          Pour d’autres solutions, je ne peux pas vous aider sans voir votre bébé téter, je suis désolée.

  21. Laurelala

    Bonjour.
    J’ai une surproduction de lait et ca fait du bien de lire témoignages et articles. Merci! 🙂 cette surproduction m’a amené mastite puis galactocele qui a abouti à un abcès. Le tout sur le sein gauche. L’abcès a été Ponctionné deux fois pour l’instant. Je cherche à arrêter la production de lait sur ce sein. Je tire le lait sur ce sein et tente d’espacer les tirages. Ma fille prend l’autre sein qui sest adapté à sa demande (mais j’aimerais l’arrêter aussi bientôt car j’y ai passé tant d’énergie et de temps) est ce possible d’arrêter complètement laproduction d’un sein tandis que l’autre fonctionne?
    Et comment faire surtout pour que le galactocele ne se réforme pas pour ne pas avoir à subir tout un tas de ponctions?
    Et enfin la tisane de sauge est telle pour tout le monde? J’ai tendance à avoir des seins kistiques et douloureux en dehors de la grossesse.
    Merci beaucoup pour votre aide.
    Laure.

    • @Laurelala
      Oui vous pouvez utiliser la sauge et le persil à haute dose (2 bouquets par jour).
      Oui on peut arrêter d’un seul sein.
      Un galactocèle n’est absolument pas dangereux et ne peut pas dégénérer en abcès. On n’est pas obligé de ponctionner un galactocèle.
      Bon courage !

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