Les professionnels de santé, l’allaitement…et vous.

Professionnels de santé et allaitementIl arrive régulièrement que vous ayez besoin de faire appel à un professionnel de santé en période d’allaitement. Cela peut être pour votre bébé : il ne prend pas suffisamment de poids, il pleure ou il est malade. Cela peut aussi être pour vous : vous êtes malade, vous avez besoin d’information concernant la reprise du travail ou vous avez besoin d’une ordonnance pour pouvoir vous faire rembourser votre tire-lait. Ces situations sont multiples.

Or vous êtes nombreuses à être déçues (et encore, je crois que le mot est faible) par la réaction de votre médecin. Le plus souvent, vous vous entendez dire que vous n’avez pas assez de lait, qu’il est temps de sevrer (« votre bébé est grand maintenant madame, à trois mois il doit pouvoir dormir toute la nuit ! »), qu’à la reprise du travail il n’est pas possible de poursuivre l’allaitement et autres idées eronnées sur l’allaitement…

Il faut savoir que les médecins n’ont quasi aucune formation sur l’allaitement maternel au cours de leurs études : ils sont sensés avoir eu deux heures de cours sur les abcès du sein…et c’est tout. Donc si votre médecin n’a pas choisi de faire une formation complémentaire en allaitement maternel, il n’en connais pas plus sur le sujet que votre voisine, votre collègue ou votre patron ! En ce qui concerne les sages-femmes et les puéricultrices, la situation n’est guère meilleure. La formation initiale en allaitement est très inégale selon les écoles.

La plupart des professionnels de santé veulent bien faire ! Il ne faut pas l’oublier. Seulement ils manquent souvent de formation et d’informations à jour.

La meilleure des démarches est donc d’instaurer un partenariat entre votre médecin et vous. Et pour cela, le dialogue est primordial. N’hésitez jamais à demander des explications à votre médecin. Si vous jugez que celles-ci ne sont pas satisfaisantes, n’hésitez pas à demander un avis complémentaire, auprès d’une consultante en lactation par exemple.
Celle-ci pourra vous fournir de la documentation pour votre médecin, concernant notamment la compatibilité des médicaments avec l’allaitement ou sur d’autres sujets. Elle ne remplacera jamais l’avis médical de votre médecin mais vous pourrez ainsi lui proposer des informations complémentaires.

Enfin, si vraiment le courant ne passe pas avec votre médecin, vous avez toujours la possibilité d’en changer et de demander un autre avis médical…

Et vous, comment gérez-vous vos relations avec les professionnels de santé et allaitement ?

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57 Comments

  1. Je me suis vu precrire du lait articifiel « spécial diarrhée » quand mon fils de 4 mois a eu une gastro. Je l’allaite presque complètement (il arrive de lui donner un bib de LA de temps en temps)
    Sur cette fameuse boite de LA « spécial diarrhée » il est bien indiqué qu’il s’agit d’un produit pour bébé AU BIBERON.

    grrr

    Ma pédiatre n’est pas du tout au fait de ce qui concerne l’allaitement. Ma généraliste non plus, pour un trachéite elle m’avait prescrit (à faible dose) de la cortisone en me disant « arrêtez l’allaitement le temps du traitement. Tirez votre lait mais jetez-le, histoire de pas foutre la lactation en l’air »
    Dans le doute, j’ai appelé la LLL qui m’a informé après plusieurs vérifications) que je pouvais prendre mon traitement ET allaiter

  2. Avec mon expérience de 2 bébés allaités, ce qui marche c’est de montrer qu’on sait, d’être sûre de soi, de dire ce qu’on sait, de montrer, de ne pas douter. On peut aussi donner un exemple (vrai ou factice) de sa soeur « à qui c’est arrivé ». Oui… mais ça c’est uniquement faisable quand on a eu des tas d’informations AVANT d’avoir à consulter. C’est également valable auprès de la nounou, la belle mère, la voisinne… tous ceux qui pensent savoir mais qui n’ont pas allaité ou pas eu de formation.

  3. La pédiatre que nus avions choisis pour notre fille était nulle, elle n’y connaissait strictement rien. Heureusement que ma fille n’avait aucun problème. Mais devant la méconnaissance de la pédiatre sur l’allaitement (je m’y connaissais beaucoup mieux qu’elle) et certaines divergences, nous avons décidé de faire suivre notre fille par notre médecin traitant. J’ai la chance d’avoir un médecin traitant formidable, assez favorable à l’allaitement (mais qui respecte les choix des mères) et qui, du coup, a un certain nombre de connaissances sur le sujet. Comme dit Marie, il est important d’avoir quelques informations sur l’allaitement AVANT d’avoir à consulter. C’est pourquoi les séances d’information autour de l’allaitement organisées dans le cadre des PMI ou lactarium, sont à mon avis importantes.
    Pour moi, tant que j’allaitais, j’allais toujours en consultation avec le numéro du lactarium sur moi, au cas où un avis un peu plus poussé était nécessaire. Mais je n’en ai jamais eu besoin.
    Mais je pensais quand même que les médecins étaient mieux formés que cela…

    • @Julie
      Oui un bon médecin généraliste peut très bien suivre un bébé mieux que certains pédiatres… C’est une bonne idée d’avoir un tel numéro de téléphone sur soi !!!

  4. Florence

    Effectivement, je suis ennuyée dès que j’ai le moindre souci de santé car je me demande à chaque fois comment je vais être reçue.

    J’allaite encore ma fille de 15 mois et très souvent ça les choque et on me demande quand je vais arrêter (et je n’en sais rien, probablement quand ma fille aura décidé d’arrêter).

    Le point positif, c’est que cela m’a rendue plus sûre de moi. Je sais que je fais au mieux et si je tombe sur un médecin intolérant qui me recommande d’arrêter, je m’en vais et je consulte quelqu’un d’autre.
    Tous les médecins ne sont pas aussi fermés, heureusement. Je n’en ai rencontré aucun qui y connaissent quoi que ce soit concernant l’allaitement mais certains au moins se renseignent sur la possibilité de faire prendre certains médicaments tout en allaitant…

    J’ai aussi dû appeler le Lactarium une fois car une femme médecin m’avait aussi recommandé d’interrompre l’allaitement pendant que je prenais de l’Augmentin.
    Ma fille venait de naître à l’époque et cela m’aurait beaucoup ennuyée d’arrêter d’allaiter.
    J’ai dû appeler moi-même appeler le Lactarium pour qu’ils me confirment que c’était compatible (chose que le pharmacien m’a confirmé) alors que le médecin me soutenait mordicus qu’il fallait absolument que j’arrête.

    Le pire a été pour moi la maternité, où l’on me disait que c’était bien d’allaiter mais que je n’avais pas assez de lait et où le pédiatre me donnait des conseils totalement foireux : donner le sein 10 mn puis systématiquement un biberon (ce qui aurait conduit à un sevrage rapide, j’imagine).
    Pour allaiter, il faut être très motivée et très bien documentée
    …et heureusement que ce site existe, d’ailleurs !

  5. anne laure

    je suis médecin généraliste et maman d’une petite Léa de 16 mois que j’ai allaité jusqu’à 11 mois. en tant que médecin, je confirme que nous n’avons effectivement quasiment aucune formation sur l’allaitement au cours de nos études et c’est bien décevant. J’ai eu la chance de faire un stage auprès d’une généraliste consultante en lactation ce qui m’aide beaucoup pour les patientes que je suis et ce qui m’a beaucoup aider aussi pour mon propre allaitement. je suis moi même allée à des réunions de la LLL et j’ai pris les conseils d’une consultante en lactation lors de mon allaitement. Se former sur l’allaitement repose sur le bond vouloir du médecin…
    je pense qu’il faut clairement demander au médecin que l’on consulte si il se sent compétent à ce niveau et fuir ceux qui parlent de sevrage ou de « compléments » dès qu’il y a le moindre petit problème. C’est au médecin de s’adapter à vos souhaits de poursuivre l’allaitement et non l’inverse !! Il ne faut effectivement pas hésiter à demander conseil à un consultante en lactation.

  6. D’après la pédiatre que nous avions choisie, mon fils n’était jamais assez gros, et la
    faute en revenait exclusivement à moi qui m’obstinait à vouloir l’allaiter et refusait les compléments. Quand je lui ai expliqué que j’allais tirer mon lait au bureau pour le donner à la crèche, elle avait tous les arguments pour m’expliquer que c’était extrèmement dangereux (pensez à tous ces germes qui vont
    proliférer pendant le transport) heureusement que j’avais déjà cerné son niveau d’incompétence, que je ne tenais pas compte de son avis, et que j’avais trouvé d’autres sources d’information bien plus fiables.

    Après quelques mois (et je m’étonne encore d’avoir tenu jusque là ), j’ai changé de médecin : de façon incroyable mon fils n’avait plus aucun problème de poids, et mon allaitement ne posait plus aucun problème 😉

  7. Clémence

    Pour moi, ça s’est très mal passé à la maternité (les « conseils » reçus ont causé des douleurs et auraient pu conduire à l’échec de l’allaitement). A la PMI, j’ai également entendu n’importe quoi : leur obsession, c’est de faire espacer les tétées (« A 2 mois, il doit tenir 4 heures ! »). Pour ma part, je laisse dire mais cela me fend le coeur quand je vois d’autres mères moins bien informées qui risquent d’écouter ces mauvais conseils…
    J’ai fui le 1er pédiatre rencontré, qui me parlait de diversification à 4 mois comme d’une évidence, et nous faisons suivre notre fils par notre généraliste. Je pense qu’il ne connaît rien à l’allaitement mais il nous fiche la paix 😉

  8. Par chance, je n’ai pas eu tellement de problèmes d’allaitement, et j’étais motivée et informée. J’avais choisi le cabinet de MG lecteurs émérites de prescrire, il y avait de la doc de la LL dans le cabinet, tout semblait parfait…
    Et aux 2 mois et demi du bébé, j’ai consulté parce que je sentais que « qq chose n’allait pas ».
    Prise de poids ralentie, la remplaçante m’a demandé si j’avais toujours du lait. Mais mon bonhomme avait des antécédents qui ont fait que l’on a soupçonné une infection urinaire; c’était bien ça, et je me dis qu’à peu de choses près, j’aurais sevré pour rien, puisque lorsque qq chose ne va pas c’est bien connu, c’est toujours la faute de l’allaitement.

    Et puis vers 8 mois, mon bonhomme avait pris un peu moins de poids. La même MG m’a cassé les pieds, parce que j’y donnais pas les 10 g de protéines réglementaires. Puis en partant, j’ai vu qu’elle s’était trompée en reportant le poids du bébé sur la courbe !

    Vu la PMI avec mon bébé de 15 jours, qui voulait absolument savoir combien de fois il têtait par jour. J’étais crevée, j’en avais pas la moindre idée. « Mais comment voulez-vous que je vous aide, si vous me dîtes pas ! » Mais moi je ne demande pas d’aide ! J’ai fini par lui dire 8 fois par jour, elle a semblé contente, et a consenti à peser le bébé, qui avait bien grossi, donc je n’ai pas eu de conseils.

    Après, je savais que les médecins et une bonne partie des soignants ne connaissaient pas grand chose en allaitement, donc je n’avais pas trop d’attente à ce sujet.

  9. Virginie

    Pour ma part, je me suis trouvée assez bien accompagnée, bien qu’habitant un secteur médicalement assez mal pourvu (saint-denis…). j’ai accouché en 2010 dans un hopital qui a entamé des démarches pour obtenir le label « amis des bébés » : les sage-femmes avaient toutes reçus une formation plus poussée sur l’allaitement et tenaient un discours assez cohérent entre elles. Les puer n’avait malheureusement pas toutes été aussi bien formées, mais c’était plutôt pas trop mal.
    A la sortie, j’ai fait suivre ma fille à la pmi locale : aucune remise en cause de l’allaitement, que ce soit par rapport à la prise de poids ou autre, puer de très bons conseils et qui prennent le temps pour vous soutenir, recueillir vos impressions et les tourner en conseils avisés. Pédiatre favorable aussi. Et surtout une sage-femme consultante en lactation qui effectue des visites à domicile. Elle fut d’une aide très précieuse et m’a aidée à toutes les étapes, et y’en a eu…. Entre le démarrage, les engorgements, les médicaments, et préparer la reprise du travail en continuant.

    Pour les généralistes, c’est effectivement très variable, mais plutôt mal informés selon mon expérience. Dommage

  10. Je suis pharmacienne et moi aussi j’ai eu beaucoup de mal à répondre aux questions des mamans! AUCUN cours à la fac…
    J’ai été trés mal conseillée à la maternité pour mon premier allaitement, qui a été un échec cuisant et douloureux!!! Pendant ma 2eme grossesse j’ai donc suivit une (petite) formation sur l’allaitement et je me suis beaucoup renseignée sur Internet : LLL, santé et allaitement, Dr jack Newman… Mon début d’allaitement a été tout aussi dur que le 1er: apparament peu de SF ou de puer savent quoi faire en cas d’hyperlactation!!! une seule prennait ma douleur, mon engorgement, la faim de ma fille au sérieux , je me suis donc « accroché » à elle!!! par la suite à la maison les problèmes ont continués: REF, canaux lactifères bouchès, vasospasmes…. encore merci à la consultante en lactation!!!
    Maintenant je suis vraiment armée pour répondre à toutes mes clientes et pour conseiller ma pédiatre qui est super mais qui ne connait rien à l’allaitement!!
    J’ai repris le travail et grâce à vous j’ai continué l’allaitement et je tire mon lait au travail avec bonheur!!

  11. Natie01

    C’est vrai qu’on se sent parfois seule quand on allaite. Moi, ça a commencé à la maternité où je n’étais pas aidée du tout alors que ma fille dormait tout le temps et ne réclamait jamais, ce qui m’inquiétait pour la mise en place de l’allaitement. De retour à la maison, j’ai fait appel à une sage-femme libérale (pas de consultante en lactation où j’habite) et elle m’a sauvé mon allaitement par un soutien moral et une aide « technique ». Très peu de maman le savent mais on a droit à une sage-femme libérale le 1er mois qui suit la naissance du bébé pas forcément pour l’allaitement mais notamment pour çà . C’est pris en charge à 100%. Elle est venue tous les 2 jours puis tous les 4 jours et çà m’a aidé: elle pesait ma fille et me donnait tous les conseils nécessaires.
    Après vient le pédiatre: pour lui, ma fille n’avait jamais assez de lait du fait de l’allaitement: je précise que ma fille faisait 2kg880 à la naissance et a toujours grossi doucement (mais sûrement). Elle a maintenant 20 mois et fait 9kg200 alors qu’elle mange bien de tout et qu’elle est très dynamique. Avec la diversification, il a été un peu rassuré mais il m’a quand même conseillé de lui donner du lait de croissance le soir pour être sûre qu’elle ait sa dose de lait. Je l’allaite toujours matin et soir + à 16h les mercredis et week-end. Je vois bien qu’il ne comprend pas mais tant pis!
    Le discours parfois culpabilisant des professionnels de santé quant à la prise de poids du bébé n’est pas facile à entendre pour une maman. C’est culpabilisant! Heureusement la sage-femme libérale m’avait dit « tant que le bébé ne perd pas de poids et qu’il reste vif, il ne faut pas s’inquiéter même si son poids stagne ou augmente peu ».
    L’allaitement n’est pas du tout mis en avant par le monde de la santé (en tout cas, moi je l’ai ressenti comme çà ).Par contre, cette sage-femme libérale et Véronique m’ont apporté une aide incroyable par leurs conseils (directs ou indirects). Si j’allaite toujours, c’est un peu grâce à elle. MERCI MERCI MERCI!!!

  12. Dernière visite chez le pédiatre, je lui dis que je veux essayer de tirer mon lait après la reprise du travail quitte à compléter au LA si ça ne suffit pas, j’ai adoré sa réponse : « Vous n’y arriverez pas… Mais y’en a qui y arrivent hein » (genre moi je suis plus bête qu’une autre ?)
    Sinon il m’a déjà sorti toute la panopli du médecin qui n’y connait strictement rien, et je ne l’ai vu que 4 fois. J’envisage de plus en plus sérieusement d’en changer, la question restant « qui d’autre ? » (j’habite à la campagne, ce n’est pas forcément évident de trouver un généraliste ou un pédiatre à qui on fasse confiance pour son bébé)

    • @Badelel
      Ce n’est effectivement pas toujours simple de changer de médecin. D’où l’importance d’essayer d’établir un dialogue ou d’au moins obtenir l’absence de reflexions désagréables…

  13. J’ai pour ma part fait le même constat : aucun des professionnels de la santé que j’ai rencontré ne connaissait quoi que ce soit à l’allaitement maternel. Heureusement que je n’ai pas eu de gros problèmes d’allaitement et que mes bébés ont toujours su bien téter. A la maternité, j’ai eu droit au grand classique : Allaitez à la demande madame, toutes les 4 heures et deux fois dix minutes. Après j’ai demandé conseil à un pédiatre pour pouvoir continuer à allaiter après la reprise du travail et cela m’a conduit tout simplement vers le sevrage pour mon ainé. Mon mari a mis dix minutes à faire comprendre au MG que notre bébé ne buvait que du lait maternel malgré ma reprise du travail, exemple d’un dialogue de sourd :
    « Quel lait prend-il ? » « Mon fils est allaité. » « Ah oui, mais quel est son lait ? » « Euh, celui de ma femme » « Mais elle travaille ??? » « Oui mais elle tire son lait. » « Ah »
    Quand à mon dernier pédiatre, il n’y connaît visiblement rien mais il ne m’a jamais fait de remarque même au début quand bébé ne prenait pas beaucoup de poids, c’est donc de loin le meilleur.

  14. Premier commentaire sur ce site, même si on se connaît déjà 😉

    De mon côté, j’ai eu l’immense avantage de savoir avant la naissance que je risquais de me retrouver confrontée à des praticiens pas formés. Et j’ai un gros problème, c’est que j’ai besoin d’avoir confiance, d’avoir un référent sur qui me reposer, même si je connais toute la théorie par coeur et que je suis sûre d’avoir raison. C’est en grande partie pour ça que j’ai cherché le médecin de ma fille avant sa naissance et avec une bonne connaissance de l’allaitement comme seul critère de sélection.

    Vous me l’avez conseillée, et c’est de très très loin le meilleur conseil que j’ai reçu. Notre fille est suivie par elle depuis presque un an, et elle est topissime. Merci donc.

    Bon après il reste le dialogue à gérer avec la crèche, mais c’est tellement plus simple quand on peut se reposer sur « c’est mon médecin qui m’a dit de faire comme ça ». Oui, car elle est toujours allaitée 😉 et je fournis toujours les deux biberons quotidiens…

  15. Vervaine

    Merci pour cet article qui remet les choses à leur place. Oui les médecins veulent bien faire -en majorité!- mais ils n’ont pas souvent reçu de formation adéquate. Et c’est vrai que les commentaires sur les énormités dites par les médecins ou autres pro de santé sont légion.
    Je suis tombée des nues en constatant que j’en savais plus sur la lactation et l’allaitement que certaines médecins! Agronome de formation, j’avais appris c’est la succion qui entraine la production de lait (chez la vache, mais nous sommes aussi des mammifères…). Mais ce n’est pas une évidence pour tous les médecins…

  16. Valérie

    Lors de la visite du 5e mois pour ma fille qui a eu lieu la semaine dernière, le médecin généraliste qui la suit depuis sa naissance a constaté qu’elle n’avait quasiment pas grandi et qu’elle n’avait pris que 300 grammes.
    La seule chose qu’il nous a « conseillé » de faire et de la compléter avec du LA.

    Quand je lui ai suggéré que je pouvais aussi la compléter avec mon propre lait préalablement tiré, il m’a répondu que c’était inutile que je m’embête, qu’à 5 mois elle n’avait plus besoin de mon lait (et de ses précieux anticorps).
    Je lui ai alors rétorqué que dans la mesure où le lait maternel est ce qu ‘il y a de meilleur pour un bébé, quel que soit son âge (merci 1000 fois à votre site qui me permet d’être si bien informée et d’avoir une telle assurance). Il me répond « oui, le lait maternel est sans doute un peu mieux « (!!).

    Je n’ai rien rajouté (il faut parfois savoir se taire devant un ignorant têtu), et je me suis précipitée à la pharmacie pour y acheter du fenugrec !
    Et heureusement que votre site existe, car sinon je n’aurais jamais eu connaissance de ce remède miracle pour booster la lactation, j’aurais laissé mon médecin me décourager alors que je souhaite plus que tout continuer mon allaitement encore des semaines et des semaines !

    Je n’oublie pas que l’objectif du médecin est de veiller à ce que le bébé aie une prise de poids régulière. Mais ce que je lui reproche c’est d’inciter les parents à passer à l’alternative LA en guise de seule et unique solution !

    • @Valérie
      Je connais pas votre médecin mais en général cette réaction est liée au fait qu’ils ne savent pas comment vous aider autrement.

  17. @ Valérie

    Je voulais simplement vous donner l’exemple de mon fils qui a pris 300 g en moyenne par mois entre 6 et 12 mois alors qu’il est complètement diversifié et je peux vous assurer qu’il dévore. Cette prise de poids a paru tout a fait correcte à mon pédiatre qui ne m’a jamais dit qu’il fallait augmenter la quantité de lait bue par bébé.
    Comme quoi la notion de prise de poids normale est très subjective d’un médecin à l’autre.

    Ma fille aussi avait pris peu entre 6 et 12 mois, mais comme elle était au biberon à ce moment là , du coup c’était la faute des rhumes, puisqu’il faut bien un fautif 😉

    Bon courage

  18. Valérie

    Ma fille a déjà pris 250 grammes en une semaine alors je pourrai retourner confiante chez le médecin la semaine prochaine pour la visite intermédiaire 🙂
    Vive le fénugrec et le persévérance !

  19. Oh la la, il y aurait beaucoup à dire…

    Quand on voit un médecin, entre celui qui ne veut surtout rien vous donner de peur que… et ceux qui vous donnent des infos totalement contradictoires (comment ? untel vous a donné ça ? mais c’est totalement contre-indiqué). Ils s’en remettent au sacro-saint Vidal, autrement dit rien n’est possible!
    La dernière fois, là où je passe mes IRM, ils m’ont dit : surtout pas de produit de contraste en allaitant, c’est interdit! alors que je sais que c’est parfaitement sans danger, et le neurologue qui me prescrit les IRM aussi.

    Au mieux, les médecins informés me renvoient ou se rapportent au site du CRAT (merci merci le CRAT!), ou bien font confiance aux infos que je leur apporte moi-même.

    Quant à ma pédiatre, heureusement, elle n’est pas obtuse, mais elle m’a tout de même dit plusieurs fois, dès les débuts de la diversification : oui, tant mieux, si vous avez assez de lait (?!), continuez.

  20. alounette

    le probleme quand on dit à un médecin qu’on allaite (encore) un bébé de plus de 12 mois c’est quand il est tellement surpris qu’il n’entend que ça.La cardiologue « mais il va falloir la sevrer ! mais comment vous allez faire si un deuxième arrive ? elle va être très jalouse !!! » « heu et sinon ma tension ? mon traitement ? ». J’ai vraiment failli lui dire qu’elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas.
    Quant à la pédiatre après la consultation du premier mois où elle nous a affolé et recommandé la pesée avant/après et les compléments à cause de sa balance qui déconnait (!!!!!!!!!!!!!),je lui suis rentrée dedans à la visite du deuxième mois et elle ne dit plus rien !
    Pour mon MG pour l’instant c’est correct: il a le réflexe CRAT et s’il est très surpris il ne dit rien.

  21. Tout d’abord merci pour ce blog grâce auquel je continue d’allaiter mon petit garçon de 7 mois en dépit de conditions difficiles au travail (je tire mon lait dans un bureau au milieu de 4 collègues et dans 1 lieu de passage car je n’ai pas d’autre endroit).
    Jusqu’à ses 5 mois, mon fils était suivi par une pédiatre consultante en lactation. Malheureusement, elle a changé de région et j’ai continué le suivi avec mon MG.
    A 6 et 7 mois, il a pris moins de 150 gr à chaque visite.
    Réponse du MG: votre lait n’est pas assez nourrissant! Il faut tout arrêter immédiatement et passer au lait de vache! Je lui explique que cela correspond au début de la diversification alimentaire. Qu’en interrogeant la Nounou, une semaine auparavant, je me suis aperçue qu’elle lui donnait 2 fois 150 ml de mon lait et qu’elle complétait avec les purées en milieu de tétée. Elle n’avait pas compris que c’était lait à volonté, puis purées. Le MG n’a pas révisé son diagnostic et a répondu que c’était urgent, qu’il fallait agir dès à présent et faire des examens digestifs le mois prochain s’il ne prenait pas au moins 400 gr. Que pour MON PLAISIR, je pouvais garder la tétée du soir!!! J’ai été tellement choquée que je n’ai rien répondu. Comme si l’allaitement était une question de plaisir personnel! Bien sûr, il a réussi à m’inquiéter tout de même, mais j’ai décidé de ne pas l’écouter et de consulter un spécialiste de l’allaitement. Je précise que mon fils est très éveillé, souriant et dort très bien ,c’est pourquoi je ne le pense pas si mal en point que m’a laissé entendre le MG.
    J’ai rendez-vous avec une pédiatre spécialisée en nutrition et allaitement dans 10 jours.
    En attendant, la Nounou a corrigé son erreur (et maintenant je sais qu’une Nounou ne s’y connait pas forcément mieux que moi). Depuis quelques jours, mon fils boit 220 ml et 180 ml, puis ses purées.
    J’attends tout de même l’avis du spécialiste. D’autant que je ne tire plus assez de lait en deux fois (200 et 150 ml) et que je dois le faire une 3ème fois le soir ce qui est un peu fatiguant. Quoi qu’il en soit, j’espère pouvoir prolonger l’allaitement jusqu’au 1 an de mon fils.

  22. J’avais fait cette courbe pour la montrer au généraliste mais il l’a à peine regardée… Il est totalement fermé au dialogue. Je ne le consulterai plus.
    Merci Véronique pour vos encouragements!

  23. Cécile

    Je suis pharmacienne et comme les médecins nous n’avons pas plus de formation qu’eux lors de notre cursus. En tant que Maman allaitante, je me suis beaucoup documentée. Je suis donc mieux armée pour conseiller les mamans en difficulté à la pharmacie. J’essaie aussi de rectifier les erreurs des médecins que consultent mes patientes (par exemple, ceux qui conseillent d’arrêter l’allaitement pendant quelques jours en cas de gastro-entérites de l’enfant). Moi même, je n’ai jamais écouté ma pédiatre qui me disait de compléter systématiquement mes tétées en proposant du lait maternisé car mon enfant prennait encore trop de fois le sein dans la journée selon elle. Je distribue aux futures ou aux jeunes mamans le guide de l’allaitement maternel de l’INPES, les informent sur la possibilité de louer un tire lait électrique à la pharmacie et cite souvent votre blog comme source d’informations fort utiles en cas de difficultés. Je regrette qu’il n’existe pas à ma connaissance un label comme celui des maternités « amis des bébés » qui pourrait indiquer aux mamans dans quelles pharmacies trouver un bon accompagnement pour leur allaitement car nous restons un secteur de proximité consultable sans rendez-vous 6 jours sur 7 (voire 7 sur 7 avec les services de garde).

  24. bibiti

    Ma pédiatre est favorable à l’allaitement sans pour autant en savoir autant que moi grace à mes diverses lectures notamment de ce blog et au site LLL (par exemple l’utilité de la mise au sein pour eviter la douleur des vaccins). Mais que de bétises entendues sur le nombre de tétées, l’espacement et le fait de « faire les nuits »!!! Je transmets mon « savoir » aux copines qui me semblent perdues par le discours des medecins et je leur conseille ce blog avant qu’elle ne reprenne le travail! Donc merci aux consultantes, aux bénévoles LLL, sage femmes qui se forment pour qu’à notre tour nous transmettions autant que possible les vraies infos utiles sur l’allaitement! ET merci aux mamans qui partagent leur savoir et leur expérience.

  25. Bonsoir. En tapant « méconnaissance allaitement » sur google (!), je suis tombée sur cet article, et sur votre site que j’ai parcouru avec intérêt. Ma fille de 4 mois est exclusivement allaitée, mais lors de la dernière visite chez la pédiatre, celle-ci m’a affolée, jeune mère naïve que je suis, estimant qu’elle n’avait pas pris assez de poids (200 g en 3 semaines). « Vous devez manquer de lait » me dit-elle, à un moment où en plus je me sens assez fatiguée. Allez hop, et qu’ça saute, un biberon de complément après CHAQUE tétée. Oui, carrément. Bon, j’ai investi à contre-coeur dans le matériel, mais je me suis aussi documentée par ailleurs, car je trouvais cette solution plutôt radicale et inappropriée pour quelqu’un qui souhaite prolonger l’allaitement. Finalement, ma fille a tranché : elle a catégoriquement refusé le biberon. Petit tour à la PMI locale, où la puéricultrice certes me conseille de la remettre au sein le plus souvent possible, ce qui s’avère être un très bon conseil – ma fille ne tétait que 5-6 fois par jour, ce qui est finalement peu – mais me glisse, par la même occasion que: « bon quand même, vous l’avez allaitée quatre mois, c’est déjà très bien, hein ». Elle me donne rendez-vous dans une semaine pour peser la petite. Mise au sein beaucoup plus fréquente, le résultat ne se fait pas attendre : elle a pris 300g en une semaine, et a du coup rattrapé son prétendu « retard ». Je suis bien contente de m’être écoutée et d’avoir tenu bon pour un allaitement exclusif, mais je suis atterrée de voir le peu de connaissance de la majorité des pédiatres en matière d’allaitement, qui brandissent les biberons de complément dès que bébé ne suit pas la courbe des bébés joufflus de nos carnets de santé…

  26. Bonjour à tous(s)tes,
    Je ne suis pas sûre d’écrire dans la bonne rubrique (Véronique, déplacez mon message si nécessaire).
    J’allaite depuis bientôt 15 mois (qui l’eut cru!), et lors de ma dernière visite chez mon gynéco, j’ai parlé de l’éventualité d’un deuxième enfant. Je dis à mon médecin (qui me suit depuis des années et en qui j’ai toute confiance) que j’ai mes règles tous les 28 jours depuis mon retour de couches (sans pilule). Il me répond : « ah, c’est que vous devez donc avoir ‘une sorte’ d’ovulation », sous-entendant qu’avec l’allaitement, je réduisais sérieusement mes chances de grossesse. D’un côté, on nous dit que l’allaitement est extrêmement efficace, mais seulement à 3 conditions (qui ne sont plus réunies depuis longtemps dans mon cas), et de l’autre, qu’il peut réduire les chances de tomber enceinte. Donc d’abord, je partage ce petit paradoxe avec vous, et puis Véronique, je vous pose la question (sans supposer que vous soyez Madame Irma, bien sûr 😉 : les chances de tomber enceinte sont-elle significativement réduites si on allaite depuis 15 mois? Sait-on quelque chose sur le sujet?
    Merci pour vos éventuels commentaires, et bon allaitement à toutes!
    PS : mon petit garçon a commencé il y a 2 jours à attraper mon tee shirt pour accéder à mes seins. ça m’a bien fait sourire 😉

  27. Emmanuelle

    Bonjour,

    Je ne résiste pas à l’idée de vous raconter la visite de la puéricultrice de la pmi chez l’assistante maternelle qui s’occupe de notre fils de 10 mois et demi, qui est encore allaité … :
    La nounou a donc expliqué comment se passait les repas des enfants qu’elle a en garde et pour mon fils c’est : a midi d’abord un biberon de LM (entre 250 et 330 ml), puis 190 g de puree, puis 70 g de compote puis 50 g de fromage blanc.
    Remarque de la puéricultrice : « a son age, il ne doit plus avoir de lait le midi, c’est parce que la maman ne veut pas couper le cordon ! Et puis à son age il ne doit plus manger mixé mais des morceaux ! »
    Heureusement, la nounou lui a répondu qu’elle donnait ce que les parents fournissaient et que chaque famille était différente. C’est une super nounou qui en plus se débrouille super bien avec le LM, une crème !

    Je ne pense pas que la puéricultrice aurait fait cette remarque sur le fait de couper le cordon si c’était du LA … Et manifestement les recommandations de l’OMS ne sont pas parvenues jusqu’à elle. Manifestement elle était jeune et sortait a peine de l’école, la nounou et moi allons continuer comme avant, au rythme de mon fils, qui est demeurant très bien portant !! En tant que parent, il faut absolument se faire confiance et ne pas se laisser déstabiliser par des conseils un peu trop péremptoires !!

    Merci pour ce blog toujours utile !!!

  28. GAIGNON

    A la reprise du travail après mon 1er congé mater(je suis pompier),le médecin du travail m’a dit « Vous n’allez quand même pas nous faire ch… avec l’allaitement?Et comment ferez-vous pour les tétées?Vous serez avec votre bébé? »Je lui ai poliment expliqué qu’AUJOURD’HUI il existait des tire-laits très efficaces etc… il m’a dit « non mais je connais un peu le sujet…ma femme a allaité.
    Ensuite aux 4 mois de ma fille qui stagnait au poids, j’ai eu besoin de conseils auprès de la conseillère en lactation qui m’a donné des cours de prépa,ça a été un choc pour moi, elle m’a culpabilisé énormément par téléphone,j’en ai pleuré à chauses larmes ensuite. Deux heures plus tard je la rappelais pour annuler le rendez-vous pris,pour moi il était primordial de se sentir à l’aise avec le professionnel de santé pour discuter de ce point. J’ai vu une pédiatre donc qui m’a donné une « feuille de route » à suivre pour la diversification à commencer plus vite que prévu. Sauf que ses conseils avisés concernaient une diversification avec biberon.Je lui ai demandé à quel moment je devais faire mes tétées,elle m’a dit après (bah voyons si je veux la sevrer c’est l’idéal).
    Et là j’ai commencé à vraiment beaucoup me documenter sur le sujet,merci à la leche league,vous et autres sites sérieux.
    Ensuite j’ai décider de continuer à voir le médecin traitant de mes filles,généraliste mais avec qui le courant passait bien avec peu de connaissances sur le sujet mais je me suis dit « tant pis ce sera l’occasion de discuter sur le sujet ».
    Par exemple,à la visite de ma seconde fille, vers ses 1 an,je l’informe que j’allaite toujours et là il me dit « encore mais elle est grande il faudrait la sevrer » je lui réponds »oui mais un enfant a encore besoin de 500ml de lait par jour après ses 1 an il me semble et justement c’est ce que j’obtiens quand je suis de garde ». Il me demande juste pour s’assurer 🙂 si je la nourris à côté.Je lui dis « bien sûr elle est diversifiée depuis ses 5 mois révolus ». Il me dit « ah bon » et là on discute.
    Aujourd’hui je suis allée en consultation auprès de SOS médecins pour ma seconde fille 20 mois qui m’inquiète. Je devais y aller demain chez le généraliste mais je ne suis pas tranquille. On a tous eu une gastro il y a plus d’un mois et depuis elle a toujours cette petite fatigue permanente,elle a vomi sans raisons particulières 2 fois ces derniers jours,fièvre pendant 24h il y a qques jours également.J’explique tout ça au médecin et lui précise que je l’allaite.J’aurais peut être dû lui dire en 1er car c’est comme s’il avait oublié tous les autres symptômes. Il me dit « Mais peut-être que votre lait n’est pas assez riche »…
    C’en est trop je lui dis que s’il était suffisamment informé il saurait que ça ne se dit pas,que le lait est adapté au bébé et que dans ce cas d’autres pistes sont à explorer. Je lui rappelle que je me suis énormément documenté sur le sujet et que je sais que le personnel médical est sous-formé à l’allaitement.Je n’ai pas pris de gants et m’en veux mais on a discuté.
    J’aimerais que les consultations des futures mamans qui allaitent ne soient pas des débats mais de vraies consultations médicales.
    Merci pour votre article.

  29. Cécile

    Il y a trois ans, après 2 mois d’allaitement de mon premier enfant, j’ai fait de l’hyperlactation et une mastite qui a dégénéré en abcès. Je suis allée voir plusieurs professionnels de santé. Une gynécologue, qui a confirmé la mastite et m’a donné quelques conseils. Un généraliste, qui a considéré que je n’avais pas de fièvre et que la douleur était supportable, ce qui excluait l’abcès bien que j’aie eu le sein droit brûlant et écarlate sur 10 cm. On m’a toutefois prescrit des antibiotiques. Un autre généraliste, que je suis allée consulter parce que la situation ne se résorbait pas, a augmenté la dose d’antibiotiques. J’ai insisté pour obtenir une ordonnance pour une mammographie. L’échographe, que j’ai consulté un samedi, a refusé de me confirmer par oral l’existence d’un abcès et m’a indiqué qu’en l’absence de sa secrétaire, le compte-rendu serait disponible le mardi suivant. Il indiquait un abcès, de mémoire d’une dizaine de cm. Sur les conseils d’une amie, j’avais dans l’intervale pris rdv avec Véronique Darmangeat, qui a confirmé la présence d’un abcès et m’a alerté sur l’inutilité des antibiotiques à ce stade, m’indiquant la procédure à suivre. J’ai dû être opérée en urgence, et recevoir un mois de soins infirmiers quotidiens et douloureux.

    Aujourd’hui, alors que j’allaite mon deuxième enfant, qui prendra bientôt six mois. Une très forte hyperlactation les premiers jours de l’allaitement avait pu être jugulée grâce à l’expérience d’une amie, et peut-être, une freinotomie. A deux doigts de renoncer, j’ai finalement poursuivi un allaitement exclusif, en parallèle de ma reprise de travail (une petite revanche), mais je suis de nouveau inquiète : pour la 3e fois en 3 semaine, j’ai une forte fièvre, des symptômes grippaux…et une douleur au même sein, sans rougeur apparente. Le généraliste a palpé le sein, et m’a diagnostiqué une grippe, qui entraînait peut-être une petite conséquence inflammatoire sur le sein, mais je me demande aujourd’hui si ce n’est pas le sein qui entraînerait cet état. Est-ce possible ?

    • @Cécile
      Oui c’est possible. Le sein est complètement souple ? Même en profondeur ?

      • Cécile

        …de fait, je n’ai pas pu tirer mon lait avant-hier entre 11h et mon retour du travail et la tétée vers 20h. Situations similaires de mémoires les semaines précédentes. Un bon drainage hier et je suis en pleine forme. Je crois que je n’ai jamais eu la grippe 😉

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