6 problèmes d’allaitement que vous pouvez rencontrer au travail

problèmes d'allaitement

Claude et Alexis (Derlon) Photographe : Robert Doisneau

Vous avez choisi de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail…voici quelques problèmes d’allaitement que vous pouvez rencontrer :

  • L’engorgement :
    Vous n’avez pas pu tirer votre lait aux horaires habituels et vous voilà avec des seins tendus et douloureux. Pas de panique : c’est le moment de prendre votre tire-lait et de tirer immédiatement. Vous risquez d’avoir un peu plus de mal que d’habitude à tirer, c’est normal, détendez-vous au maximum et ça va marcher !
  • Vous n’avez plus de lieu pour tirer votre lait :
    Vous utilisiez le bureau de votre collègue en congés maladie…qui malheureusement est guéri. Pas de panique, vous pouvez utiliser : une salle de réunion (qui n’est jamais utilisée en permanence), l’infirmerie ou le service de santé au travail, la pièce de repos, et si vraiment vous n’avez pas tout ça, vous pouvez au pire utiliser la salle informatique, votre voiture au parking ou les toilettes (en faisant bien attention aux conditions d’hygiène).
  • Vos collègues ou votre patron font pression pour que vous arrêtiez de tirer votre lait :
    On vous dit qu’il serait temps d’arrêter, vous subissez des moqueries, on vous envoie en déplacement pour vous forcer à arrêter. Attention, cela ressemble à du harcèlement ! N’hésitez pas à demander un conseil juridique.
  • Vous n’arrivez pas à prendre des pauses pour tirer votre lait :
    Votre hiérarchie est d’accord pour que vous tiriez votre lait mais vous n’arrivez même pas à aller aux toilettes ou à manger, alors tirer votre lait… C’est souvent le cas du personnel travaillant aux urgences hospitalières par exemple. Malheureusement je n’ai pas de solution miracle pour vous. Mais sachez qu’un allaitement mixte est possible.
  • Vous devez tirer votre lait mais vous êtes prise d’une grosse envie…de ne pas le faire :
    La motivation pour tirer son lait peut connaître des hauts et des bas, c’est normal. Vous pouvez le voir comme une opportunité de prendre une pause dans votre journée de travail. Vous pouvez aussi voir si cette baisse de motivation est passagère ou persiste. Si elle persiste, vous pouvez peut-être envisager un allaitement mixte… Par contre, je vous suggère de ne pas faire sauter la pause tire-lait le jour où vous n’en avez pas envie, sous peine de connaître un bel engorgement.

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14 Comments

  1. anne pas aigrie

    Ici, 1 an d’allaitement pour le 1er et 8 mois pour le 2nd (toujours en cours) au compteur.
    J’ai connu et je connais le 1 et le 6.

    Pour l’engorgement, il est arrivé qu’il me soit impossible de tirer mon lait de la journée…Et le plus gros problème, c’est qu’en général, j’avais une baisse de lactation dès le lendemain… Rien d’étonnant.

    Pour la flemme, je suis dedans, sur le long terme, tirer son lait au boulot, c’est pesant je trouve. Je tiens actuellement, car je sais quand je vais sevrer mon loulou (dans un mois, sevrage voulu pour plein de raisons). Pour l’aîné, c’était pareil, je continuais car je savais que j’allais le sevrer. L’objectif m’a permis de tenir.

  2. Oh oui, le n°6 est mon pire ennemi… Je suis atteinte d’une flemme aïgue quant au tirage du lait. Ca me saoule, j’ai l’impression de perdre mon temps, et en plus je ne suis pas super « performante » pour ça (je dois faire plein de petits tirages), alors qu’avec bébé au sein en 1 journée ma lactation repart +++. Et le n°4 aussi bizarrement (étant mon propre patron, j’accepte des heures de rdv qui tombent parfois mal…)
    Ce qui m’a permis de tenir :
    – pour le premier prouver qu’on pouvait allaiter et travailler, sortir, etc… (du militantisme en gros)
    – pour celui-ci : penser que tirer mon lait me permet de maintenir la lactation, et aussi l’échéance de la diversification où je pense arrêter le bib du midi pour un laitage (pas possible pour bébé2 allergique aux PLV et qui de toute façon ne mange rien de blanc), puis pour le goûter.
    Mais bon, comme bébé a aussi son mot à dire, on verra.
    Par contre la « pression » ne marche pas du tout pour moi : me sentir obligée de tirer mon lait (par exemple pour mon bébé allergique, ou l’argument du lait en poudre moins bon que le lait maternel) ne me motive pas du tout, au contraire j’aurai tendance à refuser l’obligation et tout envoyer valser.
    En écrivant je me rend compte que ce qui me motive vraiment, c’est bien le fait de savoir que tirer mon lait me permet de continuer à allaiter quand je suis avec lui et que l’allaitement permet une liberté choisie !

  3. Mon problème majeur a été : les fuites ! J’ai fini quelques journées avec les bras croisés 😉
    Merci les coussinets en silicone, super efficaces !

  4. Le tire-lait cassé, la pièce super importante égarée, la panne de courant, j’ai connu. Heureusement qu’il y a toujours un plan B.

    Par contre, j’ai eu la chance de ne jamais avoir de pression de la part du boulot pour arrêter. Aucun commentaire des collègues ou du chef, ils ont respecté mes temps de pause. C’est plutôt moi qui avait parfois du mal à caser une pause tire-lait entre les réunions ou les gros dossiers à terminer.

  5. Sur le tire-lait en panne, ça m’est arrivé la semaine dernière. Il a fallu 5 jours avant d’avoir un nouveau, 5 jours pendant lesquels j’ai tiré à la main ! Depuis, je suis plus efficace à la main qu’au tire-lait !!
    j’ai eu le problème de « infirmerie fermée, pour les urgence adressez-vous à la vie scolaire » (je suis prof). J’ai du tout expliquer au CPE devant une ribambelle d’élève, humhum …

  6. Mon grand a aujourd’hui 3 ans et demi (important le demi) : notre belle aventure lactée s’est finie cet été à l’arrivée du petit frère, 4 mois maintenant, et qui a la chance, lui, d’avoir sa maman auprès de lui pour des tétées à volonté !

    Pour le Grand donc, ça n’a pas été pareil : reprise directe après le congé mat et hors de question de mettre fin à « notre » allaitement pour autant. J’ai tiré mon lait jusqu’à ses 2 ans.

    J’ai connu donc :

    – le malaise ambiant au travail : « tu tires ton lait !? mais tu le jettes après ? ah, ça se conserve !? mais c’est pas risqué quand même ? si ça tourne ?
    T’es drôlement courageuse : ça te fait pas trop mal ? »

    – le petit coin de table dans la salle archives poussiéreuse avec une chaise parfois sur laquelle s’asseoir ou pas…

    – les journées drôlement minutées à courir pour prendre le tire-lait, se rendre dans la salle, tirer le lait, remettre le tout en place, retourner à sa tâche où j’étais attendue

    – les soirées où malgré la fatigue, il faut tout nettoyer, tout ranger et surtout ne rien oublier

    – les week-end cloués au lit à faire téter, téter et retéter bébé, heureux, parce que début d’engorgement, voire début d’inflammation

    Par chance,jamais aucun oubli de matériel. Mais j’apprendrais bien à tirer mon lait manuellement (le lien que tu proposes n’est plus valable).

    Et toujours : le bonheur de recueillir le lait, son lait, celui qui est fait pour lui, celui que je fabrique sur mesure.

    Tirage après tirage, jours après jours, semaines après semaines, et ça jusqu’à ses deux ans : la magie du lait qui vient !

    Tirer mon lait sur mon lieu de travail ça m’a rendu écrivain : le calme pour que l’inspiration vienne, le stress de la page blanche et puis soudain, le flot, le vide qui se remplit ! La satisfaction et l’accomplissement !

    Et quelle belle histoire nous avons écrit là avec mon Grand !
    Si belle, que j’ai commencé le Tome 2 avec mon deuxième 🙂

  7. J’ai repris le travail depuis 3 semaine et mes collègues ( homme et femme) s’intéressent à l’allaitement, pose des questions et parle de leur expérience.

    J’ai la chance d avoir ma fille à la crèche de mon travail, je peux donc absenter pour aller l’allaiter ( surtout qu’elle refuse le biberon) . Ma fille a 6 mois pour le moment je n’ai pas de remarques désagréables mais j’ai peur que la durée de mon allaitement ( je souhaite allaiter jusqu’à ces 1an) ne soit pas compris.

    Quand je ne peux pas aller à la crèche, je tire mon lait et je suis fière du résultat mais elle n’en profite pas, vu qu’elle refuse le biberon. Mais j’utilise mon lait dans les petits pots que je prépare et je fais aussi des petits flans.

    Pour moi le tire lait est un allié de mon allaitement.

    Pour mes jumeaux nés prématuré, j’ai lancé ma lactation avec mon tire lait, sans lui je n’aurai pas pu allaiter mes jumeaux pendant 7 mois exclusivement.

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