L’allaitement de jumelles : le témoignage de Ghislaine

allaitement jumeauxJ’ai 28 ans et j’ai l’immense bonheur d’être maman allaitante de deux petites filles, Adèle et Ambre. Elles sont nées par voies basses après déclenchement 3 semaines avant terme, pesaient 2kg850 et 2kg630 et étaient en parfaite santé.

Depuis « toujours » la question ne se posait pas : j’allaiterai !
Enceinte, j’étais déterminée et je me suis beaucoup documentée sur internet. La seule chose qui me hantait c’était la réussite de l’allaitement et plus j’avais de connaissances sur ses bienfaits plus je me disais qu’il était impossible qu’il en soit autrement.
Évidemment on trouve moins d’informations pour l’allaitement de deux enfants mais le peu que j’ai trouvé était rassurant : c’est possible !! Et puis je faisais confiance à mon instinct et ma détermination… Je m’étais fixée pour objectif 6 mois exclusifs.

Le Papa était de tout cœur avec moi et mes choix, j’ai voulu qu’il assiste au cours de préparation à l’accouchement sur l’allaitement pour être autant informé que moi car je redoutais les moments durs et je voulais qu’il m’aide et me soutienne.

En salle d’accouchement nous avons pratiqué une petite tétée d’accueil. Les premiers jours elles dormaient beaucoup, ont eu un ictère physiologique ce qui n’a pas aidé car ça les fatiguait. Le papa et moi les stimulions lors des tétées en changeant leurs couches avant, en les découvrant, en les titillant pendant…
Lors du 2ème jour, l’équipe médicale m’a un peu fait paniquer par rapport à la perte de poids de mes filles car elles avaient perdu 10% comme tous les bébés mais pour elles, petits poids, ça faisait beaucoup. Alors ils ont voulu que je leur donne des compléments après les tétées, au biberon… quelle horreur pour moi ! Alors j’ai mis les bouchées doubles !! Je prélevais manuellement mon colostrum pendant 45 min pour 10ml que je mettais dans une seringue pour le leur donner. Je pouvais le garder 4h en chambre.
Et j’ai fini par donner, sous la pression des soignants, du lait artificiel. Je craignais la confusion sein/tétine. Au début nous avons donné goutte par goutte à la seringue puis un ou deux biberons de 5/10ml. Ça n’a duré que quelques heures… j’ai vite dit qu’elles ne voulaient pas du lait artificiel alors que je n’essayais même pas car je savais que le poids allait remonter et c’est ce qu’il s’est passé.
Mais cette peur de la prise de poids et du « il faut qu’elles tètent, qu’elles tètent !! » m’est restée de longues semaines. J’étais obnubilée par l’allaitement. J’avais même beaucoup de mal à me concentrer sur autre chose, à faire à manger tout simplement. J’étais toujours sur le qui-vive et il fallait que je sois à 100% disponible pour mes filles à la seconde où elles réclamaient.

Nous leur avons donné les tétines à une semaine, après avoir passé de long moment à la maternité, la nuit, debout entre les deux berceaux avec les petits doigts dans la bouche pour calmer leur besoin de succion. Il y a eu une confusion… Au début de la tétée, elles tétaient mon sein comme leur tétine.
De plus, à cause de l’utilisation de la ventouse lors de l’accouchement, Adèle avait la mâchoire qui n’était pas symétrique ce qui compliquait la tétée et me faisait un peu mal. Au bout de 2/3 semaines j’avais les tétons rouge vif, irrités. J’avais mal mais je me disais « accroche toi ça va passer ». J’ai utilisé les bouts de seins et c’était très pratique car elles prenaient le sein plus facilement surtout quand je les mettais ensemble en position ballon de rugby. Mais après deux semaines d’utilisation, Ambre ne pouvait plus s’en passer alors je me suis dit qu’il fallait vite les supprimer. Ajouté à l’utilisation de la tétine ça faisait beaucoup de confusions pour elle. J’ai bataillé une dizaine de jours pour qu’elle retète correctement sans. Et je tiens à préciser que je n’ai jamais eu de crevasses ou autres grâce à la bonne compréhension du positionnement des filles et en mettant de la lanoline après chaque tétée !

La prise de leur premier biberon ?! Un grand moment pour moi…. Avec mon lait évidemment. Elles avaient 2 mois et demi. Enceinte je m’étais dit que je tirerais mon lait pour que le papa puisse avoir le plaisir de nourrir ses filles, sans me rendre compte que ce n’est pas anodin et que c’est toute une logistique. Pour le repas de Noël nous étions invités et je préférais donner un biberon plutôt que de « déballer le généreux matos » en public (Allaiter 2 bébés en même temps n’est pas très discret et j’ai horreur que l’on me scrute pendant ce moment). Alors nous nous sommes entraînés au calme tous les 4 la veille. Moi je ne pouvais pas le donner, il m’a fallu deux semaines de préparation psychologique pour déjà accepter le fait qu’elles prennent un biberon. J’avais le sentiment de trahir mes filles et puis peut être au fond la peur qu’elles ne veuillent plus le sein… je me suis mise loin d’eux et je regardais avec les larmes aux yeux le papa très content de donner le premier biberon à ses filles. Elles l’ont englouti comme si elles avaient toujours fait ça ! En me fixant du regard !! Avec une tétine lambda et il n’y a eu aucune confusion ou refus de sein après mais peut-être un petit peu d’impatience qu’au sein ça ne coule pas aussi vite mais ce n’est que mon interprétation.

Les deux premiers mois ont été extrêmement éprouvant… je m’en félicite encore.
Je les faisais téter à tour de rôle, rarement à deux car je voulais respecter le rythme de chacune et puis c’était aussi plus simple pour l’apprentissage. La nuit je faisais jusqu’à 12 tétées… je vous laisse imaginer les minutes de sommeil qu’il restait pour moi… heureusement le papa était beaucoup présent et je dormais en général 1h30 l’après-midi. J’ai atteint des niveaux de fatigue extrême…

A leurs 3 semaines, j’ai eu un engorgement. Tous les symptômes d’une grippe et je croyais que s’en était une ! J’ai dit à mon conjoint après toute une matinée à pleurer toutes les larmes de mon corps « va acheter une boîte de lait, je suis à bout, je peux plus! ». Et heureusement un ami dont la femme a allaité prenait des nouvelles de moi à ce moment-là, je lui ai dit « je crois que j’ai la grippe ça ne va pas du tout » et c’est lui qui m’a informé que l’engorgement donnait ces symptômes. Bingo c’était ça ! Je ne l’aurais jamais deviné ! J’avais simplement une petite douleur en haut d’un sein vers l’aisselle. Et dans les semaines suivantes j’ai fait 2 débuts d’engorgement que j’ai immédiatement reconnus et soulagés par paracétamol et tétées +++. Un à cause de mon soutien-gorge trop serré et l’autre à cause d’une très grosse contrariété.

J’ai demandé conseil et du soutien à des amies qui ont eu une expérience d’allaitement long et positif mais il y a eu aussi l’entourage qui n’a pas allaité ou qui n’a pas réussi à mener à bien son allaitement et qui commente sans arrêt vos faits et gestes, veut vous donner de grosses bêtises en guise de conseil. D’où l’intérêt d’avoir de solides connaissances pour ne pas se laisser influencer. Ou dans les moments où vous avez besoin d’encouragement, on vous conseille de passer au lait artificiel alors que c’est la dernière chose que vous souhaitez. Ce n’est pas tant l’allaitement qui fatigue, c’est d’avoir deux bébés tout simplement et surtout de ne pas dormir la nuit. Je ne me serais pas vu descendre plusieurs fois au rez-de-chaussée pour préparer les biberons dans la cuisine, allumer toutes les lumières etc… Allaiter c’est avoir toujours du lait prêt et à température idéale en toutes circonstances.

Une fois nous avons même eu une coupure d’eau et d’électricité pendant 12h à la maison, j’étais ravie d’allaiter.
Elles ont souvent dormi avec moi les 2 premiers mois. Une de chaque côté et je me tournais d’un côté puis de l’autre. Alors quand je faisais téter une et que l’autre voulait aussi et pleurait dans mon dos j’avais la pression ! Mais à un moment donné j’avais l’impression qu’elles voulaient téter encore plus car en tétant allongé elles se rendormaient beaucoup plus vite et tétaient moins. Puis je pense que mon contact leur donnait envie aussi, mes mouvements les réveillaient. Alors j’ai essayé plusieurs choses et le mieux a été de les faire dormir chacune dans un berceau à côté de moi.

A 1 mois et demi/2 mois elles ont commencé à dormir 4 à 6h d’affilées puis rapidement n’ont tété qu’une fois dans la nuit. Le comble c’est que c’est moi à la fin qui leur sautait dessus pour les faire téter car mes seins étaient deux grosses boules énormes et douloureuses et puis ça me rassurait de maintenir une tétée pour la lactation. Jusqu’à la dernière nuit où à peine réveillée je les ai fait téter et elles se sont rendormies sur mes seins en 30 secondes. Je me suis dit qu’il était temps de les laisser dormir. Depuis elles dorment de 20H30 à 7h environ et ma lactation s’est réglée petit à petit. Je ne produis plus la nuit ou du moins peu.

Jusqu’à 3 mois environ, les tétées duraient en moyenne 45 min et il se passait 2h entre deux débuts de tétées. Les rares fois où elles n’étaient pas synchros, je passais de longues heures sur le canapé à allaiter. Il m’est arrivé de rester 6h sans bouger lors d’un pic de croissance certainement. Mais depuis, c’est beaucoup plus rapide. En 5/10min c’est fait !

En fait ce qu’il faut se dire c’est que chaque semaine qui arrive sera beaucoup plus facile que celle qui vient de passer et chaque petit problème va passer plus rapidement que l’on croit.
J’ai plusieurs fois craqué d’épuisement physique et psychologique car on ne peut déléguer cet acte à personne et il faut toujours être présente et disponible mais l’allaitement m’apporte une relation unique avec mes filles que personne d’autre ne peux vivre ! A chaque tétée elles se tiennent et se caressent les mains, se regardent… c’est beau à voir !

Depuis leur 2 mois je les fais téter toutes les deux ensembles en ballon de rugby. Elles sont calées pareils au niveau dodo et tétées. Alors ça rend les sorties difficiles car à l’extérieur il est difficile de les allaiter de cette façon sur un banc public ! Mais ce n’est pas grave, ce n’est que pour quelques mois. Nous arrivons à faire des petites promenades entre deux tétées. Qu’elles aient le même rythme est la clé de beaucoup de choses.

allaitement jumeauxIl y a autre chose aussi dont je voulais parler, que je n’ai lu nulle part, mais je n’ai pas tout lu non plus…. je crois que nous avons aussi une dépendance physique et psychique à l’allaitement. Et que lorsque l’on emploie le mot sevrage, il y a celui de l’enfant mais aussi de la mère. Alors surement est-ce dû à la sécrétion d’ocytocine et en sécrétant deux fois plus de cette hormone, peut être que je le ressens deux fois plus fort ? Au bout d’un mois et demi je disais à mon conjoint que je ressentais de plus en plus de plaisir à allaiter, que quand venait ce moment je ressentais presque une excitation, une grande joie ! Que j’adorais de plus en plus la sensation. Et de plus en plus j’ai ressenti la libération d’ocytocine dans mon corps. Tous les matins quand ça fait 10h ou plus qu’elles n’ont pas tété, je le ressens très fort et je suis obligée de ne pas penser à la tétée qui arrive car sinon je me provoque une éjection de lait avant. Je me suis même étonnée un soir… je les ai laissées avec leur papa pour me rendre à l’anniversaire d’une amie. A l’heure de la dernière tétée, il devait donner des biberons. Et bien à partir de 20h30 j’ai commencé à être prise d’une angoisse incontrôlable, de pleurs. J’ai dû rentrer, et ce n’était pas le fait d’être loin de mes filles car j’ai pleuré jusqu’à m’endormir…

Je crois que je suis tellement accro que j’ai décidé il y a un mois d’aller au-delà des 6 mois, de continuer en travaillant et j’ai dit à mon conjoint « Mais en fait je ne voudrais jamais arrêter je crois ! » et donc je ne me donne plus de limite et souhaiterai même aller jusqu’au sevrage naturel… et là encore une fois les remarques fusent de tous les côtés… Mon conjoint me taquine en appelant ça « Ma Drogue !! » mais il me soutient et me défend auprès des personnes non tolérantes.

Aujourd’hui elles ont 4 mois et demi et je suis tellement fière d’avoir passé ces premières semaines difficiles, si fière de nourrir mes filles par moi-même ! Elles ont une très belle croissance ! De la naissance à 3 mois, Adèle prenait 40 grammes par jour et Ambre 32 grammes alors qu’on demande un minimum de 15/20gr par jour… Elles n’ont jamais été malades malgré la période hivernale en cours. Le papa et moi avons pourtant eu une rhinopharyngite tous les deux ! Vers 1 mois elles avaient eu une conjonctivite et le lait étant entre autres antiseptique, je les ai soignées avec des gouttes de mon lait dans les yeux.

Je reprends mon métier d’infirmière libérale dans 1 mois et demi, à leur 6 mois et depuis 3 semaines je commence mes stocks. Lorsque je tire bien, c’est ma petite victoire personnelle du jour ! Je tire le plus vite possible après la première tétée du matin. Au début, forte de ma motivation, je tirais 1h après la dernière tétée du soir mais tirant de moins en moins, je me suis démotivée et ai gardé que le tirage du matin. Je regrette presque de ne pas avoir tiré plus tôt car quand elles avaient 3 mois je me souviens encore avoir tiré 400ml en 7 minutes et me dire : je m’arrête là au cas où elles se réveilleraient.

J’espère de tout mon cœur que je vais continuer à allaiter le plus longtemps possible car je le vivrais comme un échec si cette belle aventure s’arrêtait avant sans que une de nous trois ne l’ai décidé. Au delà d’un échec, ce serait un déchirement…

L’allaitement me permet de passer des heures et des heures au contact de mes filles, de les regarder, de les observer, de les connaître davantage mais aussi qu’elles me connaissent encore plus, d’échanger lors des pauses, de créer des liens encore plus forts. Nous vivons toutes les 3 des beaux moments privilégiés et je nous en souhaite encore.

Je remercie Véronique pour le dévouement qu’elle accorde à cette cause. Bravo ! Et merci d’avoir répondu à mes questions quand j’en ai eu besoin !

 

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19 Comments

  1. Fanny

    Magnifique, bravo.
    Je prends la même drogue que vous et j’en allaite deux mais ils ont 2 ans d’écart… bravo pour votre détermination vos filles peuvent être fières !
    Bonne poursuite dans la voie lactée 🙂

  2. magnifique histoire, magnifique allaitement, magnifique photo de toutes les 3 ensemble!
    Je n’en ai qu’un, mais j’ai connu aussi cette phase au début où il n’y a que l’allaitement qui compte. Je me rends compte avec votre témoignage que c’est surement aussi lié à ce que j’ai vécu à la maternité : une perte de poids, un acharnement à lancer la lactation (bébé au sein sans arrêt, tire lait de colostrum et compléments)! J’étais un peu traumatisé en rentrant chez moi et j’ai mis un bon mois avant de retrouver mes esprits.
    Votre témoignage est aussi une preuve que l’allaitement n’empêche pas de faire ses nuits : à deux, alors qu’elles partagent votre lait, elles dorment! Le mien de 10 mois, allaité également, ne fait toujours pas ses nuits.
    Oui c’est une drogue et avec les mois qui passent, les bébés manifestent également le bonheur que cela représente pour eux : mon fils exclate d’un rire si particulier quand il voit le sein pour la tété. J’entends « oh oui oh oui super »! C’est magnifique.
    Voilà, je vous embrasse et vous souhaite bon courage pour la période de tirage au travail qui s’annonce. Pas toujours facile, mais ca vaut le coup.

    • Ghislaine

      Merci beaucoup, je suis très touchée.
      On trouve bien plus souvent du réconfort sur les blogs, avec les temoignages des autres mères allaitantes que dans son entourage parfois…
      J’ai fait un jour de travail déjà et l’organisation est militaire :
      Tétée a 6h puis tirage (au bout d’un mois enfin la stimulation est efficace et je tire en moyenne 250ml). A 6h45 je file avec glacière et tire lait.
      Tirage dans la voiture à 9h et 11h entre 2 patients.
      Je cours pour rentrer à 12h30 pour la tétée d’avant sieste, puis repars vers 14h/15h, retire mon lait vers 16h30 et rentre à 18h30 pour une tétée et puis la derniere vers 20h. Mon conjoint est à la maison et donne les bib (3 fois 110ml)

  3. Carobubu

    Bravo! Je trouve cela tellement beau! Félicitations d avoir tenu! C’est tellement fatiguant mais tellement magique. Bravo, bravo, bravo!!!
    Le nouveau rythme va être un peu difficile mais avec votre force et votre courage, vous allez y arriver!!
    Je vous le souhaite!!!

  4. Auré Ly

    Magnifique histoire ! Je suis de tout coeur avec vous étant moi même Infirmière. En plein allaitement de mon deuxième enfant de 5 mois et demi. Je me souviens avoir tant pleuré au sevrage de ma pépère a 9 mois et demi… je ne referai pas les mêmes erreurs et stimulerais plus ma lactation après ma reprise.

  5. Aurore

    quel beau témoignage gorgé d’amour
    c’est très émouvant
    vous pouvez être fière de vous, pour vos filles, quel courage et quel dévouement!
    Comme vous dites, on trouve plus de soutien entre mères allaitantes, même sur des forums ou des blogs, qu’auprès de notre entourage et c’est bien dommage.
    Concernant votre « drogue », vous avez tout simplement écrit avec des mots ce qui se passe dans mon coeur à chaque tétée 🙂
    encore merci!
    Avec toute la force et le courage pour vous avez mis dans votre allaitement je suis persuadée que tout va bien se dérouler pour la suite et la reprise du travail!

  6. Libellule

    Oh là là comme ça fait du bien de lire votre témoignage!!!! Après un premier bébé et un allaitement de 7 mois, nous attendons deux nouveaux bébés pour juillet. Et j’avoue me poser beaucoup de question!!! Mon premier allaitement a été assez simple (grâce aux conseils de ce merveilleux site!) Mais deux en même temps… je panique un peu!!!
    Vous parlez de la position ballon de rugby, vous utilisiez un coussin d’allaitement? J’en envisage l’acquisition pour allaiter les deux bébés en même temps.
    Merci et très bonne reprise!!!!

  7. Ghislaine

    @Veronique : bien sûr ! Je vous raconterais mes aventures dans quelques semaines
    @Carobubu et @Aurore : Merci beaucoup !! Ça me va droit au cœur
    @Libellule : oui j’utilise un coussin d’allaitement, je vous conseil un très épais surtout au début quand les bébés sont petits pour qu’il soit assez haut pour que vous restiez le dos droit. Et petite astuce… l’ideal et de se mettre assise avec jambe reposées sur le canapé et non au sol avec un gros coussin sous les genoux. Et mon coussin d’allaitement étant pas très épais justement, je met un plaid en dessous. Et les premiers mois je mettais un lange sous chaque tête pour repositionner facilement leurs têtes, que je tirai si besoin.
    Si vous avez d’autres questions hésitez pas, je me suis posé les mêmes et ça aidera d’autres mamans …. et toutes mes félicitations !! Les jumeaux c’est tellement de bonheur… 2 fois plus 😉 et vous voyez allaiter est tout à fait possible

    • Libellule

      Merci, merci pour les astuces! Je garde précieusement votre proposition de questions/réponses sous le coude.
      Merci encore Ghislaine!!! Et la reprise du travail? J’ai hâte de lire votre expérience!

  8. Lilou

    Bravo ! J’ai allaité moi aussi mes jumeaux qui ont aujourd’hui 7 ans. Mais je n’ai pas eu autant de courage et me suis trop vite laissé imposer des biberons à la maternité…j’ai allaité mes jumeaux 3 mois en mixte. Alors quand ma petite dernière est née, j’ai pu prendre ma revanche. Elle a 21 mois et est toujours allaitée.
    Pour la reprise du travail, à 6 mois c’est presque facile de continuer à allaiter et presque sans contrainte. En tout cas pour moi !

  9. Tatille

    C’est une aventure qui donne des frissons à sa lecture… merci pour votre témoignage. Je suis moi aussi une maman droguée et très heureuse de l’être. Quand ma fille de 17 mois me dit « lait-lait » je fond sur place. Continuez, ne lâcher rien, plus les mois passeront plus le regard des autres pourra être désagréable mais plus vous avancerez dans cette magnifique aventure moins ces jugements ne vous atteindront.
    Bel allaitement !

  10. Ghislaine

    Merci pour ces beaux encouragements, ça me touche ! Je prends, je prends !!! 🙂

  11. Ghislaine

    Véronique au secours !
    Ce matin, avant de partir travailler, je constate que dans toutes les poches de lait congelées (de moins de 2 mois) des points blancs ont apparus ! Savez vous pourquoi ?! Je prie pour qu’il ne faille pas que je jète tout…. ? (13 litres)

    • @Ghislaine
      Ce n’est absolument pas un problème. Parfois la congélation fait cela sur le gras du lait et ce n’est pas un problème.

      • Ghislaine

        Encore une fois merci beaucoup Véronique ! Vous sauvez bien des choses…

  12. Elizabeth

    Magnifique témoignage! Et félicitation à cette maman wonder woman!! Ça fait tellement de bien de voir qu’au final l’allaitement se passe bien même avec deux bébés! Le soutien du mari et sa compréhension sont pour moi un atout et essentiel pour le bon déroulement de l’allaitement! De plus, je suis complètement d’accord sur la dépendance des mères qui allaitent! Parce que j’en fais aussi parti : j’ai repris le travail aux 2 mois de mon petit bout mais j’allaite toujours exclusivement (il a 4 mois maintenant) et j’ai besoin des tétées du matin et surtout du soir moi aussi! J’en suis malade quand je tarde à rentrer du travail tellement j’ai hâte de le retrouver et de lui donner sa dernière ou avant dernière tétée !
    Merci pour ce témoignage et ces merveilleux conseils!
    Elizabeth

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