organisation familiale et allaitementQuand on reprend le travail après la naissance d’un enfant, il y a toujours une nouvelle organisation à mettre en place : qui va déposer petit dernier chez sa nounou, qui préparera le repas et qui donnera le bain du soir, qui fera les courses de couches, … ?
Quand on poursuit l’allaitement, d’autres questions se posent : comment stocker le lait maternel, comment informer le mode de garde sur la gestion du lait maternel, comment prendre le temps des tétées,… ?

Encore une fois, chaque situation est particulière. Vous pouvez vivre seule avec votre bébé, avoir un mari qui n’est présent que le week-end, avoir d’autres enfants ou pas, savoir déléguer ou vouloir tout contrôler,…
Dans tous les cas, l‘organisation est importante.

Première chose : l’heure du lever. Si vous allaitez votre bébé, vous lui donnez en général une tétée le matin. Il faut donc prévoir ce temps en plus de votre temps de préparation habituel. De plus, il vous faut de la souplesse pour pouvoir donner cette tétée à une heure variable : votre bébé ne se réveille pas forcément tous les matins à la même heure, et certains matins, vous avez besoin de le réveiller. Dans ce dernier cas, le temps du réveil est à prévoir. En général, j’aurais tendance à vous suggérer de vous lever avant votre progéniture pour être presque prête au moment du réveil du ou des enfants, c’est nettement moins stressant. Cependant, certains bébés ont la fâcheuse tendance à se réveiller dès que vous posez le pied par terre. Dans ce cas, tout votre processus de préparation risque d’être ralenti.
Si vous avez décidé de tirer votre lait le matin sur le sein que votre bébé n’a pas tété, il faut prévoir le temps de stockage du lait et de nettoyage de tire-lait.

Autre temps à prévoir : les consignes données au mode de garde pour la gestion du lait lorsque vous laissez votre bébé. Ce temps peut être pris par le père. En général, vous l’avez briefé et il est parfaitement au courant de ce qu’il faut laisser comme consignes.

De retour du travail, la première chose que vous faites en général : donner à téter à votre bébé. C’est souvent le moment préféré de la journée : une vraie pause, des vraies retrouvailles avec votre bébé. Mais si vous avez des enfants plus grands, ce moment peut virer au cauchemar parce que tous les enfants veulent profiter de votre présence. Il vaut mieux alors prévoir un petit rituel qui permette à chacun de trouver sa place : bébé tète pendant que vous lisez une histoire à votre deuxans ou bien qu’il regarde son dessin animé préféré collé contre vous ou encore qu’il vous raconte toute sa journée par le menu. Ou alors c’est le papa qui prend le relais auprès du ou des grands le temps de cette tétée avec votre tout petit.

Ensuite, il faut absolument penser à stocker le lait que vous avez tiré au travail si tel est le cas. Cela peut être fait par quelqu’un d’autre : le père, la baby-sitter ou la personne qui garde votre bébé à domicile. Bien évidemment vous avez expliqué à cette personne comment faire (où mettre le lait, noter la date sur le contenant,…).

Votre bébé va certainement prendre d’autres tétées d’ici son coucher, vous aurez besoin d’aide pour gérer en même temps le bain ou le dîner des autres enfants ou tout simplement la préparation du repas. En général, les papas sont d’une grande efficacité. Si tel n’est pas le cas, à vous de leur apprendre ! Votre survie en dépend…

Enfin, il faut penser à préparer votre matériel pour le lendemain : nettoyage du tire-lait si vous n’avez pas pu le faire au travail, prévoir les contenants pour les tirages du lendemain, vérifier le niveau de votre flacon de liquide vaisselle (s’il n’y en a pas au travail), prévoir un torchon propre et sec (ou deux, ça peut toujours servir). Une suggestion : faites tout cela avant d’aller au lit, vous pourrez avoir un début de journée plus tranquille le lendemain !

Et vous, quelles sont vos astuces d’organisation ?

 


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nl007Comme me l’ont rappelé Sylviane et le blog Modes d’emploi, jeudi a débuté la semaine pour la qualité de vie au travail qui a lieu du 11 au 19 juin. Cette année l’accent est mis sur le stress au travail.

Et l’allaitement dans tout ça ?
Et bien justement : une étude que j’avais menée avec une collègue il y a quelques années montrait que les femmes qui poursuivaient l’allaitement après la reprise du travail étaient moins stressées que celle qui avaient sevré avant la reprise du travail. Elles étaient convaincus que leur bébé aurait le meilleur lait en leur absence (le leur !) et cela leur permettait d’avoir l’esprit plus tranquille.
Or un salarié moins stressé est plus efficace dans son travail. Le bénéfice est donc pour tous : la salariée et son entreprise !

La qualité de vie au travail, cela passe également par la possibilité de concilier vie familiale et vie professionnelle dans les meilleures conditions. Les femmes qui le souhaitent doivent donc pouvoir utiliser l’heure d’allaitement prévue par le code du travail dans les meilleures conditions.

Vous l’avez compris, le respect du droit des femmes à allaiter leur enfant me tient à coeur. Qu’une femme souhaite sevrer son enfant au moment de la reprise du travail, je le comprends sans aucun problème ; mais qu’une femme soit contrainte d’arrêter son allaitement parce qu’elle n’a pas la possibilité de tirer son lait au travail ou parce que son patron l’envoie faire des déplacements de plusieurs jours trop souvent ou encore parce que la crèche refuse de donner son lait à son bébé, je trouve cela inadmissible.

Peut-être pourrait-on imaginer qu’un jour cette idée fasse son chemin et que les femmes n’aient plus à se battre pour faire respecter leurs droits. C’est en tout cas dans ce sens que je travaille…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 


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signature-blogJ’avais oublié de vous dire que Lactissima a signé la Charte de la parentalité en entreprise le 7 mai 2009 lors du premier anniversaire de Observatoire de la parentalité en entreprise.

Pourquoi ai-je pris la décision de participer à ce mouvement ? Lactissima propose aux entreprises de soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre l’allaitement maternel au retour de congé maternité. Cela leur permet de reprendre le travail l’esprit tranquille, de poursuivre ce lien avec leur enfant et de mieux conjuguer vie familiale et vie professionnelle. Adhérer à la Charte de la parentalité était donc une évidence, la continuité de mon action au quotidien. Je ne pouvais pas passer à côté de cette signature. C’est pour moi une reconnaissance de ce que mon activité peut apporter aux salariés.

Que penser en général de cette charte ? 120 entreprises sont signataires, c’est donc qu’elles se sentent concernées par le statut parental de leurs salariés. En soi, c’est déjà une très bonne chose. De plus cela incite à parler du problème de la conciliation vie familiale et vie professionnelle.

Mais cette charte a tout de même ses limites : l’engagement est quand même assez vague : « Faire évoluer les représentations liées à la parentalité dans l’entreprise, créer un environnement favorable aux salariés-parents, en particulier pour la femme enceinte, respecter le principe de non-discrimination dans l’évolution professionnelle des salariés-parents ». Il n’y a aucun contrôle de prévu : les signataires font-ils les efforts auxquels ils se sont engagés ? Il n’y a pas même de rapport annuel à fournir.

L’initiative est donc très intéressante, il faut maintenant surveiller qu’elle se traduise en actes.

Et pour vous, comment se passe la conciliation vie familiale / vie professionnelle dans votre entreprise ?

Photo : Pascal Versaci

 


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soutien à l'allaitementQuand on poursuit l’allaitement à la reprise du travail, le soutien est particulièrement précieux. Il permet de tenir le choc dans les moments difficiles : c’est tellement plus sympa de s’entendre dire « tu as tenu bon jusque là , tu vas y arriver, c’est génial ce que tu fais » plutôt que « Si tu es si fatiguée, tu n’as qu’à arrêter, le lait en poudre est fait pour ça ! ».
Le soutien à l’allaitement permet également de pouvoir être entièrement à ce que l’on fait (rendre ce rapport urgent à gentil patron à 14h) plutôt que de penser en permanence « comment est-ce que je vais bien pouvoir m’éclipser discrètement pour tirer mon lait dans le placard à balai sans que la femme de ménage ne me voit », le stress occupe une bonne place dans la tête et ne permet pas de travailler correctement.
Et puis c’est tellement plus agréable de se sentir soutenue dans ses choix que de devoir se battre pour les imposer…

Les premières personnes qui peuvent vous soutenir sont vos proches et particulièrement le père de votre enfant. En général, quand une mère poursuit l’allaitement, le père s’investit plus dans les tâches ménagères (voir cet article), ce qui allège la charge de travail de la mère. Le père est celui à qui vous avez envie de confier vos joies et vos difficultés et c’est souvent le mieux placé pour vous remonter le moral. Après tout, ce que vous faites, vous le faites pour son enfant ! Le reste de la famille peut également être important : parents, beaux parents, frères et sÅ“urs, tout soutien est bon à prendre.

Votre entreprise devrait également pouvoir vous soutenir : en mettant à votre disposition un local pour tirer votre lait, en vous laissant prendre les pauses dont vous avez besoin, en informant l’ensemble du personnel que tirer son lait est quelque-chose de normal pour éviter les remarques désagréables ou déplacées,… L’entreprise a tout à y gagner : les enfants allaités sont statistiquement moins malades et une mère stressée travaille moins bien.

Les professionnels de santé ont leur rôle à jouer. Le pédiatre devrait vous soutenir plutôt que de vous conseiller de sevrer si ce n’est pas votre choix. Votre médecin ne devrait pas mettre votre fatigue sur le dos de l’allaitement alors que le fait même de reprendre le travail avec un bébé est en soi très fatigant. Ils devraient être à même de vous fournir de l’information et du soutien.

Enfin, le soutien de la personne qui garde votre bébé est très important. Vous avez besoin qu’elle accepte de gérer votre lait pour ne pas en gaspiller par exemple ou tout simplement pour qu’elle accepte de donner votre lait. Si cette personne vous soutient, elle ne vous stressera pas avec des demandes irréalistes (du genre : « il me faut 800 ml de lait par jour ») et c’est tellement plus agréable de ne pas avoir de remarques désagréables deux fois par jour.

Le soutien n’est pas acquis d’avance en matière d’allaitement maternel. Vous allez devoir faire preuve de pédagogie envers vos proches et la personne qui garde votre enfant. C’est important qu’ils aient les informations sur le bien fondé de votre démarche. La meilleure preuve étant la preuve par l’exemple : « regardez comme mon bébé allaité se porte bien, je ne veux pas gâcher cela en le sevrant »… Cela peut bien marcher avec l’entourage. Avec la personne qui va garder votre enfant, il faut lui expliquer que ce n’est pas plus compliqué que le lait en poudre, que cela ne va pas alourdir sa charge de travail et surtout lui fournir toutes les informations sur la manipulation et la conservation du lait maternel.
Il est important également d’écouter ses craintes et ses réticences. Le dialogue est absolument nécessaire pour obtenir le soutien dont vous avez besoin.

Vis à vis de votre entreprise, la loi est de votre côté : vous avez droit à deux fois une demi-heure dans la journée pour tirer votre lait. Cependant, affronter véhémentement votre employeur n’est a priori pas la meilleure des solutions. Commencez plutôt par expliquer votre demande. Vous pourrez toujours ensuite sortir votre article de loi s’il refuse de vous entendre…

Malgré toute votre bonne volonté, vous n’obtiendrez sûrement pas le soutien de tous. Cependant, la neutralité vaut mieux que la réprobation et si personne ne vous fait de remarques désagréables, c’est déjà un grand pas de fait.
Vous pouvez également trouver du soutien auprès d’autres femmes ayant déjà vécu la même situation, au sein de votre entreprise ou dans des associations de mères.

Et vous, avez-vous reçu le soutien dont vous aviez besoin ?

 


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Modes de garde et allaitement maternelVous avez choisi de poursuivre l’allaitement après la reprise du travail et de tirer votre lait. Maintenant, comment cela va-t-il se passer avec le mode de garde ?
Tout dépend évidemment du mode de garde choisi, ou de celui que vous avez trouvé in extremis parce que la nounou vous a laché au dernier moment et que votre patron a finalement décidé qu’il avait besoin de vous une semaine plus tôt que prévu…

Séparons les modes de garde collectifs des modes de garde individuels.
En mode de garde collectif, il existe les crèches (collectives, parentales ou d’entreprise et dans une moindre mesure familiales) et les haltes garderies (quand vous n’avez pas besoin d’une garde à plein temps). D’une ville à l’autre, d’une structure à l’autre, d’une direction à l’autre, il existe de grandes disparités. A Paris, par exemple, une directive oblige les crèches municipales à accepter le lait maternel mais c’est loin d’être le cas partout et il faut parfois se battre (sans forcément obtenir gain de cause) pour pouvoir laisser son lait pour son bébé. Parfois il est accepté mais les conditions sont tellement draconiennes que c’est à décourager n’importe quelle mère normalement fatiguée à la reprise du travail. On vous demande par exemple de tirer votre lait uniquement sur place, ou de faire « décontaminer » votre lait au lactarium (lactarium qui vous fait évidemment payer très cher le traitement du lait)…
Il existe également des difficultés pour la tétée de retrouvaille, celle que vous avez terriblement envie de donner à votre bébé parce que vos seins sont tellement tendus que la seule chose à laquelle vous pensez, c’est la tétée libératrice. Si certaines crèches ne posent aucune difficulté pour que vous puissiez allaiter votre bébé dans les locaux, d’autres y sont totalement opposées.
De manière générale, il est souvent plus difficile de faire fléchir une structure plutôt qu’un individu.

Les modes de garde individuels regroupent beaucoup de situations : les assistantes maternelles, les jeunes filles au pair, les gardes à domicile (partagées ou non), les membres de la famille (mari, grand-mère le plus souvent). On trouve dans cette catégorie beaucoup de personnes qui n’ont jamais gardé un bébé allaité et en sont parfois effrayées mais aussi beaucoup de personnes ouvertes à la discussion qu’il est plus facile de convaincre. Les réticences sont parfois loin du raisonnable : la peur de manipuler un fluide humain par exemple (le lait en l’occurrence). Mais ce sont aussi les mêmes que celles des crèches en ce qui concerne la tétée de retrouvaille : certaines assistantes maternelles ne veulent pas que la mère s’installe pour donner une tétée chez elle, elles le vivent comme une intrusion dans leur espace de vie.

De manière générale, comment faire ?
Tout d’abord parler. Cela peut paraître évident mais ne l’est pas forcément lorsque l’on se retrouve face à la seule personne que l’on a trouvé pour garder son bébé et que la reprise est proche. Il est normal d’avoir peur de l’effrayer et de la perdre. Aujourd’hui, c’est encore souvent le parcours du combattant pour faire garder son enfant et l’allaitement est loin d’être le seul facteur à prendre en compte dans son choix.
Néanmoins, si vous tenez à donner votre lait à votre bébé, il faut en parler, clairement, dès la première rencontre. Expliquer concrètement comment vous envisagez les choses, comment gérer le lait maternel et engager la personne qui est face à vous à vous faire part de ses peurs et de ses réticences pour pouvoir les désamorcer.
Poser également toutes les questions qui vous viennent à l’esprit : serait-il possible de passer donner une tétée sur votre pause de midi, pourrez-vous donner une tétée de retrouvaille,… ? Expliquer également que si votre bébérefuse de manger en vous attendant, vous ne serez pas inquiète et n’en voudrez absolument pas à la personne qui garde l’enfant (ce n’est pas pire pour un bébé de ne pas manger pendant une journée que de ne pas manger pendant une nuit…si vous avez la chance d’avoir un bébé qui fait ses nuits).
Soyez également réaliste dans vos attentes, vous n’avez pas forcément besoin d’un soutien sans faille de la crèche mais au moins d’une neutralité bienveillante.

Pour les crèches justement, mettez en avant l’argument de la santé du bébé allaité qui est statistiquement moins malade alors que les bébés en crèche sont souvent malades.

Quand cela se passe bien et que tout le monde fait des efforts, pensez à remercier de l’effort fourni et de l’adaptation qui a été faite.

Et si malgré tous vos efforts, votre lait est refusé, vous avez là un choix difficile : accepter ce mode de garde parce que vous n’en avez pas d’autre ou prendre le risque de le refuser pour en trouver un autre plus conciliant…difficile question !

Et vous, comment avez-vous « négocié » avec votre mode de garde ?

 


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Poursuivre l'allaitement quand on est indépendantLorsque que l’on parle de travail et allaitement, on trouve beaucoup de choses pour les salariées, mais si vous travaillez en indépendant ou en libéral, vous trouverez déjà beaucoup moins d’information. En effet, le terme de travailleur indépendant regroupe une grande variété de situations : du médecin qui travaille en libéral en cabinet, à l’infirmière qui se déplace à domicile, de l’avocat qui se rend au tribunal au développeur qui travaille chez lui la majorité du temps,…
En général, lorsque l’on est indépendant, il est nécessaire de maintenir sa clientèle et l’on reprend son travail tôt, d’où l’importance de bien installer sa lactation, en tirant son lait si besoin, si l’on veut pouvoir poursuivre son allaitement quelques mois ou plus.

Quelles sont donc les différentes situations d’une femme travailleur indépendant, ses contraintes et ses « trucs » à savoir ?
Tout d’abord, vous pouvez travailler à temps partiel, à plein temps, voir à temps hyper-plein. En effet, un indépendant doit travailler souvent beaucoup plus de 35h pour s’en sortir. Du coup, vous devrez avoir une organisation en béton et ce sera parfois difficile de trouver du temps pour tirer son lait.
Si vous travaillez à temps partiel, cela vous permet souvent d’être plus souple sur l’organisation de votre emploi du temps et de pouvoir y caser une tétée de temps en temps ou un tirage de lait au bon moment. Si vous êtes à temps plein avec des horaires réguliers, votre situation se rapproche de celle d’une salariée.

Si vous travaillez chez vous, trois situations sont possibles : votre bébé est gardé à l’extérieur, il est gardé chez vous ou bien c’est vous qui vous en occupez. Dans cette dernière situation, vous pouvez bien sûr continuer l’allaitement exclusif sans avoir besoin de tirer votre lait régulièrement, sauf en cas de rendez-vous. Cependant, vous êtes toujours à l’affût du moindre moment de sommeil de votre progéniture pour pouvoir travailler et c’est souvent épuisant nerveusement. Si votre bébé est gardé chez vous, vous avez tout intérêt à vous isoler pour travailler : bien sûr, petit-dernier préfère vos bras à ceux de la nounou et les réclame à corps et à cris et si vous l’entendez pleurer, c’est très difficile de continuer à coudre ce charmant tablier dont cliente adorée attend la livraison depuis hier. Donc l’isolation phonique est importante. L’avantage de la situation c’est que bébé peut venir prendre une tétée de temps en temps et vous n’êtes pas forcée de tirer votre lait, ou bien vous choisissez de tirer votre lait mais vous le faites chez vous, au moment qui vous convient et dans les meilleures conditions. Cela s’applique également si votre bambin chéri est gardé en crèche ou chez une assistante maternelle : vous pouvez travailler au calme et tirer votre lait dans les meilleures conditions d’hygiène, d’intimité et de conservation. Rien ne vous empêche alors d’utiliser un système permettant de maintenir les téterelles du tire-lait et de continuer à travailler.

Si vous travaillez en cabinet, rien ne vous empêche d’organiser votre emploi du temps de manière à garder des plages pour tirer votre lait ou pour que la personne qui garde votre bébé vous l’amène pour une tétée. Au moins, vous avez un bureau pour vous isoler et vous êtes en général maitresse de votre emploi du temps.

Si vous travaillez en visites à domicile, cela se complique un peu : soit vous vous déplacez à pied ou en transports en commun, soit vous vous déplacez en voiture. En voiture, il possible de tirer son lait très discrètement avec un petit tire-lait fonctionnant sur batterie ou que vous pouvez brancher sur l’allume-cigare. Un châle peut vous couvrir et personne ne s’apercevra de rien. Je sais, cela peut paraître difficile à croire mais certaines mères l’ont fait sans problème pendant plusieurs semaines. Si vous n’êtes pas en voiture, vous n’avez pas d’espace personnel. Vous pouvez imaginer de demander à votre client au moment de la prise de rendez-vous téléphonique s’il peut vous prêter une pièce un quart d’heure pour tirer votre lait mais il faut être très à l’aise et ne pas avoir peur de surprendre… Sinon, vous pouvez essayer d’organiser votre emploi du temps de manière à passer voir votre bébé une ou plusieurs fois dans la journée pour des tétées, ou bien opter pour un allaitement mixte : vous allaitez complètement votre bébé lorsque vous êtes avec lui et il prend du lait en poudre quand vous n’êtes pas là .

Si vous n’avez qu’un seul client à la fois et que vous travaillez dans son entreprise, votre situation est proche de celle des salariées de cette entreprise et vous pouvez tout à fait utiliser l’infirmerie s’il y en a une ou un bureau pour tirer votre lait. Meilleure est votre relation avec votre client, plus ce sera facile. Il ne faut pas hésiter à signifier votre besoin d’un endroit isolé pour un quart d’heure deux fois par jour, cela ne pénalise pas votre client.

Une des caractéristiques commune à ces professions c’est que vous dépendez de vos clients et ne maîtrisez pas toujours votre emploi du temps qui peut toujours être chamboullé au dernier moment. Il est alors très utile d’avoir un stock de lait au congélateur qui vous permettra de ne pas stresser si vous n’avez pas pu tirer suffisamment sur une journée. Dans un cas comme celui-ci, vous pouvez également avoir la désagréable surprise de sentir votre lait se mettre à couler au beau milieu de cette audience où vous devez prendre la parole dans cinq minutes : auréoles sur les vêtements interdites ! Un petit truc qui peut aider : l’utilisation de coussinets en silicone type Lilypadz. Ils sont très efficaces et vous êtes assurée de ne pas subir une des pires gênes de votre vie… Dans le même stock de trucs : évitez les vêtements unis noirs ou blancs : le blanc devient transparent lorsqu’il est mouillé, le noir ne cache absolument pas les auréoles. Optez plutôt pour des tissus bariolés, pas trop près du corps, ils seront plus discrets en cas de perte de lait.

Et vous comment avez-vous fait ? Quelles ont été vos astuces ?

 


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