meilleur biberonJe reçois de nombreuses questions sur le meilleur biberon à utiliser pour la transition avec le sein. Pas un mois ne passe sans que l’on ne m’envoie une question sur un nouveau biberon.

Je vous rappelle que ce que disent les publicités n’est pas à prendre au pied de la lettre : c’est un argumentaire pour faire vendre un produit. Ne croyez pas que les industriels ont à coeur de préserver votre allaitement, bien au contraire… Moins vous allaiterez et plus vous achèterez de biberons et de préparations pour nourrissons, plus vous serez rentable pour toutes ces marques !

Ne cherchez pas à ce que le biberon ressemble à votre sein car rien n’égalera jamais un sein. Dans la bouche du bébé qui tète, le mamelon s’étire (il est fait pour cela). Aucune tétine de biberon ne s’étire dans la bouche du bébé…

Il est donc important de choisir une tétine que l’on pourra placer au fond de la bouche du bébé, presque à la limite du palais osseux et du palais mou, là où le bébé amène le mamelon. Cela lui permet de déclencher un mouvement de langue vers l’avant.

Pour qu’une tétine puisse se placer aussi loin en bouche, il faut que le bébé puisse prendre la base de la tétine en bouche. Il faut donc que la base ne soit pas trop large, sinon, il n’y arrive pas et ne prend en bouche que la partie la plus fine de la tétine et place sa langue derrière la tétine en faisant un mouvement en piston. Si jamais votre bébé se met à reproduire ce mouvement au sein, c’est la catastrophe pour votre allaitement.

Il vaut donc mieux choisir, a priori, des tétines standard, à l’ancienne, comme celle que vous voyez sur la photo illustrant ce billet. De plus, ce sont les tétines les moins chères du marché.

Voici quelques marques (il y en a surement d’autres) :

  • Tex 3 vitesses (Carrefour)
  • Auchan Baby
  • Dodie col étroit 1er âge
  • Rémond NN 1er âge
  • Medela classique
  • Beaba

Mais si votre bébé prend un autre biberon et que tout se passe bien, ne changez rien !

Et pour vous, quel a été le meilleur biberon ?

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courbe de poidsVous êtes nombreux à me poser des questions sur ce que mange votre bébé pour savoir si c’est suffisant ou non, adapté ou non,…

La meilleure façon de savoir si un bébé mange suffisamment reste de vérifier sa prise de poids. Mais par rapport à quelles références ?

Dans les carnets de santé français, les courbes de poids utilisées datent de 1979 et ont été établies par le professeur Michel Sempé, sur des cohortes d’enfants essentiellement nourris au biberon, à heure fixe avec des quantités prédéfinies d’une préparation pour nourrisson pas franchement adaptée à un bébé humain. Jusqu’à trois ans, la courbe de poids est la même pour les filles et les garçons. Elles ne reflètent pas la prise de poids normale d’un bébé allaité, à la demande.

L’OMS a conduit une vaste étude multicentrique menée de 1997 à 2003 sur 8500 enfants, entièrement allaités et en bonne santé, venant de milieux ethniques et culturels très différents, dans les pays suivants : Brésil, Etats-Unis, Ghana, Inde, Norvège et Oman.
Les résultats de cette étude ont permis d’établir des courbes de poids identiques pour toutes les régions du monde mais différentes pour les filles et les garçons. Ces courbes montrent que les bébés allaités prennent beaucoup de poids au cours des trois premiers mois.

Si l’on compare les courbes de l’OMS avec celle du carnet de santé, on s’aperçoit qu’elles ne sont pas superposables, ni pour les filles, ni pour les garçons.
Dans ce contexte, quelle courbe utiliser ? Puisque l’allaitement est la norme biologique de notre espèce, il est logique de considérer que les courbes de poids des bébés allaités doivent servir de référence pour tous les bébés, allaités ou non.

Je vous engage donc à télécharger les courbes de l’OMS, à les remplir avec les différentes prises de poids de votre bébé.

Courbes de filles :

Courbes de garçons :

Votre bébé a le droit de prendre plus de poids que ce que l’on attend s’il est uniquement nourri au lait maternel.
Par contre, il ne doit pas sortir de son couloir vers le bas.
Globalement, il doit rester dans son couloir. Si c’est un gros bébé au départ, il sera en haut de courbe alors que si vous avez un petit bébé, il restera en bas de courbe et tout cela est complètement normal. Tous les bébés ne doivent pas coller à la courbe verte !

Et vous, avez-vous utilisé les courbes de l’OMS ?

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tire-allaitementMon petit garçon est né le 28 juin avec 3 semaines d’avance. Ce n’est pas grand-chose, mais pour nous ça a compté. Moi qui rêvait d’un accouchement naturel l’idée d’accoucher à la maison m’a souvent traversée l’esprit- sans péridurale, à terme, avec une première mise au sein à la demande, j’ai mis quelques idéaux de côté.
Nous arrivons à la mat’ suite à une fissure de la poche des eaux à 20h.
Positive au test du streptocoque B, je suis déclenchée à midi le lendemain et accouche finalement le surlendemain à 1h. Mon petit bonhomme doit avoir un prélèvement dans l’estomac avant même la première tétée (toujours à cause du streptocoque).

Si bébé cherche le sein dès le peau à peau, lors de la deuxième tétée, l’équipe soignante de la maternité remarque qu’il ne prend pas bien le sein. Après de multiples raisons évoquées (seins trop gros ou trop tendus, bébé fainéant ), c’est celle du frein de langue trop court qui est retenu. Il lui est donc coupé.

Néanmoins, dans la recherche de cause de la mauvaise prise du sein qui met plusieurs jours- on me propose un bout de sein pour plus de confort. Aaaaah ! lire un soulagement !- Oui ! Merci ! Mais non ! Mauvaise idée, bien sûr ! Car nous rentrons à la maison avec des tétées complètes munies du bout de sein. Ce qui doit arriver arrive : lactation moins bien stimulée, bébé reçoit moins de lait et se met en mode « économie d’énergie » (nous qui croyons alors qu’il commence à faire ses nuits !) et donc zéro prise de poids.

Pas de panique, il suffit d’enlever le bout de sein au milieu de la tétée pour re-stimuler la lactation ! Pas si simple quand petit roudoudou ne prend pas bien le sein. Dans ces heures un peu sombres de doutes et de culpabili -quoi ? Ce fameux sentiment de parent qui naît en même que les enfants et fait le yoyo avec nos nerfs : la culpabilisation !-, nous rencontrons notre première lumière : Adeline, sage-femme et consultante en lactation, nous propose de donner un complément de lait tiré au biberon. Et toujours à la demande, bien entendu. Petit biboundet n’a que 3 semaines et c’est risqué parce que le tire-lait ne stimule jamais aussi bien que la succion de bébé et la lactation n’est au « top » qu’à partir d’un mois ½ environ. Mais on tente le coup et, pendant quelques jours, on jongle entre tétées, tirages de lait, biberons.

Et ça marche ! Petit chouchou reprend du poids et Papa – Maman reprennent des couleurs ! Mais deuxième descente dans les montagnes russes des émotions : notre sage-femme libérale, Laurence, nous dit de manière très zen. Toujours !- que notre petit loulou boit autant de lait par le biberon que la moyenne qu’il est « censé » prendre à son âge. Peut-être ne prend-il pas grand-chose à mon sein.
Et c’est quoi la suite ?

C’est d’abord un épisode horrible de super-alternance pour stimuler à fond la lactation, que je n’ai pas du tout réussi.
La suite commence surtout par un dimanche midi : supermarché du coin, dernier jogging propre dans lequel je rentre, cheveux cracra mais surtout boule au ventre et larme à l’oeil : achat d’une boîte de lait bio, pour moins culpabili vous connaissez la fin
Mais surtout, la suite c’est l’organisation d’une salle de traite à la maison ! Je ne veux pas que mon bébé boive du lait de vache avant que je n’aie tout tenté finalement il en aura en moyenne 2 biberons sur 8 pendant 2 semaines et 1 par ci par là , lors des journées où bébé se transforme en glouton !
C’est ici que commence le tire-allaitement exclusif.

Armée d’un tire-lait de compèt’ (je l’ai su après, merci ma pharmacie), le Medela Lactina double-pompage, je tire alors mon lait environ 8 fois par jour pendant 30 minutes à 1 heure. J’obtiens difficilement 30ml par sein, et maxi 500 ml dans la journée.
Je ne fais que ça et, petit à petit, je deviens incollable sur la stimulation manuelle, les tire-laits simple ou double pompage, la stérilisation, les transvasements, ! Le sujet de l’allaitement me passionne et j’ai envie de tout connaître.

Aujourd’hui, mon petit boulot a 5 mois. Il ne boit toujours que mon lait en tire-allaitement. Je ne tire plus mon lait que 3 à 4 fois par jour, en maxi 30 minutes, pour obtenir entre 800 et 900 ml sur la journée.

Les mauvais moments et autres réflexions absurdes :
Une auxiliaire de la mat’ qui me pelote pendant des heures pour faire sortir mon lait au lieu de m’expliquer comment faire seule et en me disant que c’est son métier.
Le gavage de tisane d’allaitement et d’homéopathie à la mat’ pour aider une montée de lait qui sera finalement trop forte et rendra la prise de sein difficile. A noter que j’ai fait une grosse anémie et qu’il était normal que ma montée de lait se fasse plus tard.
Il faut réveiller bébé toutes les 4 heures.
Un médecin du 15 qui nous explique que si notre bébé a des coliques (il en a eu seulement avec l’allaitement mixte ) il faut le « rationner ».
Le lait maternel est moins nourrissant.
Il faut commencer la diversification assez tôt parce que mon lait n’a pas assez de fer.
« Jusqu’à quand vas-tu faire « ça » ? ».
Devoir tirer dans les toilettes du boulot avant de demander une salle et que la fameuse question « Ah ?! Tu tires encore ton lait ? » ne vienne tout gâcher.

Les moments de grâce :
Rencontrer Julie, auxiliaire et consultante en lactation, qui a tout mis en oeuvre pendant notre séjour à la mat’ pour que bébé prenne mon lait et qui a pris de nos nouvelles après la sortie.
Discuter avec Laurence, notre sage-femme, qui a toujours l’histoire « d’une dame » (comme elle dit), qui nous motive à continuer. Et se dire qu’un jour on sera peut-être « la dame » dont elle parlera à une autre maman.
Voir Adeline, sage-femme et consultante en lactation, sans bébé dans la crainte qu’elle « m’oblige » à le remettre au sein et s’entendre donner de précieux conseils pour poursuivre le tire-allaitement, notamment celui de lire le blog A tire d’ailes !
Tirer 1L sur une journée ! ça n’est arrivé que trois fois
Donner (pas beaucoup mais quand même) au lactarium et rencontrer Amandine.
Entendre de la nounou « ça, il l’aime le lait de maman ! ».
Etre soutenue par le père de son petit cul à la maison comme à l’extérieur, sans jugement, avec même, au fur et à mesure, la motivation grandissante que bébé ait du lait maternel le plus longtemps possible.
Le premier biberon de lait maternel, les yeux dans les yeux, et la certitude de faire ce qu’il fallait pour mon enfant.

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allaitement et travail

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris mon travail quand mon bébé avait 3 mois.

Les débuts de l’allaitement ont été difficiles. Pendant 3 jours à la maternité, mon bébé n’a pas su téter et personne ne m’a aidée, on m’a juste sommée de donner des biberons. Depuis, je suis plus motivée et déterminée que jamais à allaiter mon bébé, et à l’allaiter longtemps.

Je voulais continuer l’allaitement exclusif. J’avais peur de manquer de lait si je passais à l’allaitement mixte. J’ai vu beaucoup d’amies arrêter l’allaitement pour cette raison. Je voulais aussi pouvoir allaiter exclusivement pendant les weekends et les vacances, et j’avais peur que ma lactation ait du mal à s’adapter en cas d’allaitement mixte en semaine.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’en ai discuté avec Véronique Darmangeat et j’ai beaucoup lu le site A tire d’Ailes. J’ai décidé de tirer mon lait tous les jours au travail pour le lendemain.

Mon bébé est gardé par une assistante maternelle. Elle a tout de suite été d’accord pour donner à David mon lait tiré, même si elle n’avait jamais fait ça avant. La seule condition était que David accepte le biberon, ce qui était le cas.

J’ai loué le tire-lait Améda Lactaline. D’ailleurs, au bout de 10 mois de location, ils me l’ont vendu pour 20 euros. Je le conseille pour son sac à main pratique, sa glacière et son double pompage doux et efficace. Les point faibles sont la fragilité des valves (à remplacer tous les 3 mois environ) et du transformateur (j’en suis au 3e).

J’ai pris contact avec l’infirmerie de l’Université Paris 6, où je travaille. Ils réservent une salle pour que les femmes qui allaitent puissent tirer leur lait tranquillement. Ils laissent aussi le frigo de l’infirmerie à disposition pour y stocker les biberons de lait. Les infirmières sont adorables.

Concrètement, je passe tirer mon lait entre 2 et 3 fois par jour, selon ma lactation. En cas de lactation très poussive, je tire 4 fois. Chaque tirage prend 25-30 minutes. Le tirage en lui même prend 10 minutes, et j’ai acheté la brassière main libre de Mamanana pour pouvoir travailler en même temps. Le reste du temps est dédié au chauffage du lait pour détruire les lipases, à la vaisselle, puis au remplissage et étiquetage des biberons.

J’avais commencé à faire des réserves de lait congelé avant la reprise. Ça m’a permis de reprendre sans stress. Mais au final, non seulement je n’ai jamais utilisé ces réserves, mais en plus j’ai tout jeté (>3 L !) quand je me suis rendue compte que mon bébé était allergique aux Å“ufs par le biais de mon lait. Maintenant, je garde maximum 500 mL de réserve au congélateur.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

1) L’épuisement à cause des reflux
Mon bébé, depuis sa naissance, a des gros problèmes de reflux internes. C’est d’ailleurs Véronique Darmangeat qui l’a diagnostiqué quand il avait 1 mois, alors que je galérais et qu’aucun médecin ne me prenait au sérieux. A chaque tétée, au bout d’1 minute, il se tordait et hurlait de douleur. Et il était impossible de l’allonger. Il ne dormait que dans mes bras ou l’écharpe de portage. Et il tétait (et tète toujours !) toutes les heures, jour et nuit !
Pendant 3 mois, j’ai essayé en vain le faire dormir incliné dans son lit. J’ai tout essayé, même un magnifique parachute de proclive. J’étais épuisée. Alors à la reprise du travail, j’ai pris une décision radicale : je ne me fatiguerai plus à essayer de l’allonger, il dormira toute la nuit dans l’écharpe. De 3 mois à 7 mois, il a ainsi dormi dans l’écharpe, pendant que je dormais assise contre des coussins. Cette position inconfortable, en plus des tétées toutes les heures et des crises de reflux à gérer, m’a épuisée. Mais c’était un moindre mal par rapport à l’épuisement d’avant cette décision.
A 7 mois, il m’a fait comprendre qu’il se sentait trop à l’étroit pour dormir dans l’écharpe. J’ai donc décidé de l’allonger à côté de moi, sur un gros oreiller pour lui sur-élever le haut du corps. J’ai redécouvert le confort du sommeil allongé. Mais ce sommeil est devenu plus court, puisqu’il faut que j’attende au moins 15 minutes pour le reposer après chaque tétée. Sinon, il se réveille en se tordant au bout de 2 minutes. Ça ne me laisse que 30 minutes de sommeil chaque heure. Parfois, même en attendant la fin de la digestion, je n’arrive pas à le poser, il dort alors dans mes bras. Quand il va bien, il dort aussi dans mes bras, car je m’endors avant de la poser.
Il a maintenant presque 14 mois. Ça va mieux, il arrive parfois à dormir 2 h d’affilée. Mais les nuits restent encore difficiles, avec au moins 7-8 tétées et plusieurs crises de reflux à gérer chaque nuit. Et ça, c’est quand il va bien, je ne parle pas des angines.

2) Les lipases
Avant la reprise, tous les dimanches, j’allais à la piscine. Mon mari gardait mon bébé et lui donnait mon lait tiré au biberon. Du jour au lendemain, vers 2 mois, il a commencé à refuser le biberon, puis à hurler quand on lui proposait. Mon mari a essayé de lui donner au verre, rien à faire. J’ai goûté le lait et il avait mauvais goût. Je me suis alors souvenu de l’article sur les lipases sur le site A tire d’Ailes. J’ai goûté le lait fraîchement tiré, il était délicieux. Au bout de 15 minutes, il était devenu mauvais. J’ai appliqué la méthode anti-lipase : chauffage quelques minutes à 60°. Et là , miracle ! Le lait restait bon, et mon bébé le prenait de nouveau, que ce soit au biberon ou au verre.
Depuis, je chauffe mon lait tout de suite après le tirage. Je verse le lait tiré dans un biberon fin en verre que je plonge au bain-marie dans une bouilloire. Je surveille la température avec un thermomètre de cuisson. Pendant ce temps de chauffage, je nettoie tout le matériel.

3) Les phases de lactation insuffisante
Il y a des jours où je tire moins, sans que je n’ai pu corréler cela à la fatigue ou à aucun autre facteur. Je compense les jours où je tire plus.
Le gros problème de lactation a eu lieu quand j’ai commencé un régime draconien pour éviter tous les allergènes potentiels pour mon bébé. Après 2 semaines de régime, il a commencé à aller nettement mieux et à avoir plus d’appétit. De 200 mL par jour chez la nounou, il est passé à 350 mL ! Ma lactation a mis plusieurs semaines à s’adapter à cette nouvelle consommation. Je me suis gavée de fénugrec pendant cette période.

4) Les problèmes techniques et étourderies
Valves abîmées, valve perdue, biberons ou bouchons de biberons oubliés, pannes de transformateur, piles du thermomètre usées, lait oublié le soir dans le frigo de l’infirmerie Les problèmes techniques et étourderies sont rares mais très gênants ! A chaque fois, j’y perds une demi-journée de travail. Heureusement, mon travail, flexible, me le permet.

5) Les critiques des pédiatres
Mon bébé a un rythme très atypique. Ses reflux y sont probablement pour quelque chose. Il tète toutes les heures jour et nuit, au sein comme au biberon (chez la nounou). Chez la nounou, il n’a jamais pu avaler des biberons de plus de 50 mL. Les pédiatres trouvent ça très bizarre, eux qui ont appris qu’il fallait espacer les tétées d’au moins 2-3 h et qu’à tel âge, les biberons doivent faire tant de mL. Au début, c’était des recommandations plus ou moins insistantes. Puis vers 2 mois, mon bébé a cassé sa courbe, comme c’est souvent le cas des bébés à reflux. Entre 7 mois et 13 mois, il n’a pris que 100 g. Les recommandations sont devenues de vrais sermons culpabilisants. C’est de ma faute s’il ne grossit pas et s’il a des reflux, c’est parce qu’il tète trop souvent ! Je suis plusieurs fois rentrée déprimée de la PMI, et heureusement que Véronique Darmangeat et des monitrices de La Leche League étaient là pour me consoler. La fréquence des tétées n’est pas la cause des problèmes, c’est au contraire un moyen pour mon bébé de moins souffrir… Puis vers 11 mois, on lui a découvert une grosse anémie. Là , ce n’étais plus seulement le rythme, mais l’allaitement tout court qui était pointé du doigt. On m’a sommée de donner du lait de croissance. Heureusement, depuis, mon bébé est supplémenté en fer et son anémie s’est résorbée sans recours au lait de croissance.
Je pense que je peux écrire un bêtisier avec tout ce que j’ai entendu par les pédiatres sur l’allaitement : « S’il se réveille en hurlant, c’est un problème d’éducation » (quand mon bébé avait 7 jours); « L’allaitement à la demande, c’est bien dans les villages en Afrique, mais c’est incompatible avec notre mode de vie » ; « Le lait maternel, c’est infecte » ; « En tétant si souvent, il ne peut pas connaître les sensations de faim et de satiété » ; « Il fait 5kg, il doit faire ses nuits » ; « Les allergies par le lait maternel, c’est un mythe » ; « A force de téter, il va avoir des problèmes plus tard avec l’oralité ».

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Quand mon bébé est calme et sans reflux, chaque tétée est un moment de bonheur. C’est magique. On se regarde les yeux dans les yeux, on se câline, on se caresse, on papote avec des « Hmm hmm hmm ». Parfois, il sourit ou rit avec mon sein dans la bouche, c’est trop mignon.
Les nuits sont dures, mais ce sont aussi des moments de tendresse. S’il faisait ses nuits, je ne le verrait que 1 h le matin et 2-3 h le soir. Quand je l’entends se réveiller à côté de moi, je le prends dans les bras à moitié endormie, sans m’en rendre compte, instinctivement. Je le serre contre moi, il cherche le sein dans le noir et se met à téter, les yeux fermés. Ça aussi c’est magique.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Continuer l’allaitement exclusif en travaillant, c’est faisable et ça vaut la peine d’essayer.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referais exactement le même choix. Mais si c’était à refaire, je me serais mieux renseignée sur l’allaitement avant l’accouchement, ça m’aurait épargné bien du stress, des ennuis, des mauvais conseils de médecins et des coups de déprime. J’aurais aussi pratiqué le co-dodo dès le départ.
Aujourd’hui, mon bébé a bientôt 14 mois, je souhaite continuer à l’allaiter en travaillant aussi longtemps qu’il le désire.

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tirer son lait en musiqueVous souhaitez tirer plus de lait, vous pouvez écouter de la musique !

En effet, écouter de la musique 15 minutes avant de tirer puis continuer en tirant son lait rend les tirages de lait plus efficaces. En fait, c’est le fait que la musique fasse diminuer le stress, qui rend les tirages plus faciles.

Mais les études ne disent pas quelle musique est la plus efficace… Alors je vous propose d’essayer différentes sortes de musiques et de partager ici ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Et vous, avez-vous déjà essayé ?

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J’ai eu le plaisir d’être invitée par Paola Perez à participer à sa chaine youtube dédiée à la parentalité.

Paola m’a demandé de vous parler de sevrage et j’ai grand plaisir à partager avec vous cette vidéo.

 

 

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