Je vous avais déjà proposé un article sur ce sujet il y a…8 ans (ah oui déjà…). Je me suis rendue compte qu’il n’était plus franchement à jour et que je devais vous refaire un point sur les différentes possibilités existantes.

 

Ne garder qu’une main libre

Il suffit pour cela de coincer une téterelle dans le creux d’un bras et de tenir la deuxième téterelle avec la main de ce même côté. Vous avez une main libre.

Les options bricolage

  • Utiliser des bretelles de soutien-gorge.
  • Utiliser un vieux collant.
  • Bricoler un soutien-gorge d’allaitement.
  • Utiliser un soutien-gorge d’allaitement sur lequel une bande de tissu passe sur le dessus du sein.
  • Vous pouvez également acheter une brassière premier prix et y pratiquer deux ouvertures verticales. Vous n’avez plus qu’à glisser les téterelles dans les ouvertures.

 

Les options bustier

Des bustiers spécialement conçus pour maintenir les téterelles des tire-lait sont en vente.

Il faut bien faire attention à la conception de ces bustiers :

  • Permettent-ils de faire passer tout type de téterelle ?
  • Sont-ils réglables ou bien faut-il trouver la bonne taille ?
  • Quel est leur prix ?

Voici des modèles :

  • Gratlin
  • Medela. Attention celui-ci ne fonctionne que pour les tire-lait Medela.

 

Les options tire-lait spécial

Il existe des tire-lait conçus spécialement pour tenir dans un soutien-gorge.

Je n’ai pas de retour sur l’efficacité de ces tire-lait par rapport à de bons modèles classiques. Si vous avez testé, je suis preneuse de vos retours.

Et vous, comment avez-vous fait ?

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J’ai repris le travail aux 5 mois de ma fille, jusque là allaitée exclusivement.

Je travaille du lundi au vendredi de 8h30 à 17h. Ma fille a été gardée par une nourrice.

J’ai fait le choix en partenariat avec mon mari de poursuivre l’allaitement en tirant mon lait au travail, et je donnerais ce lait tiré à notre nourrice. Celle ci ayant elle même allaité son enfant ne s’est posé aucune question sur ce mode d’alimentation.

La reprise du travail s’est faite sans pression pour ma lactation. Je me disais que j’irais jusqu’où je pourrais.

Et finalement celle-ci s’est maintenue. J’ai même pu donner au lactarium.

L’allaitement a pu se poursuivre jusqu’au sevrage naturel soit un peu plus de 4 ans.

Je pense que la grande ouverture d’esprit et la patience de notre nourrice ont grandement contribué à cette poursuite. Mais également les collègues compréhensives et intéressées, mon conjoint et bien évidemment notre enfant.

J’ai au cours de mon allaitement eu la chance de rencontrer des femmes qui avaient elles mêmes allaité environ 3 ans. Ces rencontres m’ont permis également de «m’autoriser» à envisager un allaitement au delà de un an.

Je pensais allaiter 6 mois…

Je n’ai pas eu de grandes difficultés mise à part parfois, quand je devais partir en formation avec pas toujours la possibilité de tirer mon lait.

Une chose que je tiens à partager : C’est ne pas se fixer de limites. Et essayer de s’entourer de personnes relais qui peuvent de manière bienveillante : rassurer, accompagner, orienter…

L’allaitement c’est une histoire collective et pas que personnelle à mon sens.

 

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grossesse et allaitementJe reçois régulièrement des questions sur la poursuite de l’allaitement lorsque l’on est à nouveau enceinte.

Il est tout à fait possible de poursuivre l’allaitement pendant une nouvelle grossesse. Contrairement à ce que disent beaucoup de professionnels de santé, cela ne conduit pas à un risque de fausse couche supplémentaire. Lorsque l’on allaite, on déclenche des pics d’ocytocine au cours des tétées, qui permettent l’éjection du lait. Ces pics d’ocytocine ne provoquent pas de contraction de l’utérus. Lorsque l’on a un orgasme, on déclenche également des pics d’ocytocine et pourtant, on n’interdit pas les rapports sexuels pendant la grossesse.
Le seul cas qui peut poser question, c’est lorsqu’il y a une menace d’accouchement prématuré. Si l’on déconseille les rapports sexuels, alors on devrait également déconseiller les tétées.
Par ailleurs, il n’y a aucun risque pour le développement du fœtus si l’on poursuit l’allaitement au cours de la grossesse.

Au cours de la grossesse, la lactation va diminuer, s’arrêter puis repartir en colostrum. Cette diminution de la lactation peut intervenir à n’importe quel moment de la grossesse, dès le premier mois pour certaines femmes jusqu’à la fin du 9e mois pour d’autres.

Si la lactation diminue, selon l’âge votre enfant, il se peut qu’il n’obtienne plus assez de lait et qu’il faille lui proposer un autre lait. Dans ce cas, attention à lui proposer un lait adapté à son âge. Si votre enfant a moins d’un an et qu’il n’a jamais pris de préparation pour nourrisson, il peut le refuser car le goût ne lui plait pas. On peut alors lui proposer un mélange avec du lait maternel.

Si vous êtes habituée à tirer votre lait au travail, vos tirages peuvent diminuer au cours de la grossesse. Vous ne pouvez malheureusement rien y faire. N’essayez surtout pas de prendre du fenugrec pour augmenter votre lactation car le fenugrec a un effet abortif pendant la grossesse.

Certains enfants allaités, devant la baisse de lactation parfois très importante, se sèvrent d’eux mêmes car ils ne sont plus satisfaits par la quantité de lait obtenue. Il peuvent redemander le sein au moment de la naissance.

Certaines femmes, sous l’effet des hormones de grossesse, développent une sensibilité accrue des mamelons qui peut rendre les tétées désagréables, voir douloureuses. Certaines femmes négocient donc avec leur enfant une diminution des tétées ou de leur durée. Par ailleurs, ces hormones peuvent déclencher un sentiment d’irritation quand l’enfant tète et certaines mères en viennent à sevrer car les tétées deviennent trop pénibles pour elles.

Enfin, si vous connaissez une baisse de lactation qui n’est pas en lien avec la baisse du nombre de tétées, pensez à faire un test de grossesse, on ne sait jamais…

Et vous, comment avez-vous vécu votre allaitement en période de grossesse ?

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Un nouvel arrêté change les règles de remboursement des tire-lait.

Désormais, le tarif de référence de remboursement de la sécurité sociale est de 7,50€ par semaine et le loueur de tire-lait ne plus pratiquer de dépassement.

Le kit de pompage, téterelle, biberon et tube de raccordement est fixé à 12,00 € (prix limite de vente : 20,00 €) en expression simple(code 1140252) et à 22,00 € (prix limite de vente : 37,00 €) pour un double pompage (code 1128044), pour 6 mois..

Par ailleurs,  la prescription initiale est de 10 semaines au maximum, avec un renouvellement par 3 mois ensuite.

De nouvelles règles sont édictées quand aux spécifications techniques des tire-lait mis à la location. Ces règles ne correspondent aujourd’hui qu’à un seul modèle de tire-lait, le Sensitive Mamivac. Aucun autre tire-lait ne répond à ces normes. Ils ont jusqu’en 2023 pour s’y plier.

« Lors de la dispensation du matériel, une formation doit être effectuée, par le pharmacien d’officine ou le prestataire de service et distributeur de matériels, à la personne à qui est délivré le matériel loué. Elle doit comprendre au minimum :
– une présentation générale du matériel et des consommables ;
– l’information et la formation technique relative au fonctionnement et à l’entretien du matériel et des consommables ;
– l’information relative au respect des consignes de sécurité ;
– la délivrance d’une notice d’utilisation ;
– le choix de la taille de la téterelle ;
– l’explication de la durée de prescription initiale et des possibilités de renouvellement ;
– un rappel des règles de conservation du lait et des règles d’hygiènes associées ;
– les démarches à effectuer en cas de panne du matériel. »
Pour ce service, le pharmacien touche 30€ par location mais il a une obligation de formation par le fabricant du tire-lait loué.

Ces nouvelles dispositions paraissent plus favorables aux mères qui sont intégralement remboursées. Mais elles posent par ailleurs un certain nombre de questions :

  • Est-ce que les médecins qui ne sont pas formés à l’allaitement, vont accepter de renouveler une ordonnance de tire-lait tous les trois mois ?
    Je vois déjà le type de réplique : « Mais il est grand maintenant votre bébé, vous pouvez lui donner un lait en poudre ! »
  • Si le tarif ne peut plus être dépassé, comment vont faire les loueurs de tire-lait pour s’en sortir quand on voit le prix à l’achat ? De ce fait, beaucoup risquent de fermer et donc certains tire-lait ne seront plus accessibles…même ceux que les mères voudraient louer à leurs frais.
  •  Oui les pharmaciens vont avoir un forfait de 30 € lors de la remise du tire-lait mais cela ne compensera pas le manque à gagner et cela m’étonnerait fort que les pharmacies qui sont déjà mal équipées fassent des efforts pour s’équiper correctement à ce prix là !
  • Il ne faut pas compter sur la baisse du prix d’achat des tire-lait. Les fabricants ne vont pas baisser leurs prix uniquement pour la France ! Ils vendent largement ailleurs pour laisser tomber le marché français s’il n’est pas rentable.
  • Une formation des pharmaciens est obligatoire…par l’entreprise qui commercialise l’appareil ! Ces entreprises sont souvent en infraction vis-à-vis du Code de Commercialisation des Substituts de lait maternel. Que va contenir leur formation ?
  • En 2023, toutes les marques de tire-lait qui sont en désaccord sur les spécifications techniques demandées ne seront plus remboursées, donc plus proposées à la location. Pense-t-on vraiment que ces marques qui ne sont pas françaises pour la plupart, vont changer leurs spécifications techniques pour un cahier des charges qui ne répond pas aux études récentes sur l’efficacité des tire-lait ?
Donc oui dans un premier temps, les mères sont gagnantes mais dans un second temps, arrêtons de faire l’autruche, je suis absolument persuadée du contraire : elles risquent de ne plus avoir accès à un certains nombre de tire-lait performants.
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Je vous propose aujourd’hui un petit quizz pour tester vos connaissances…

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sevrage bambinQuand ma petite Zélie est née, le 23 juillet 2015, je savais que je voulais l’allaiter et le faire longtemps. J’avais allaité son aîné 13 mois et là je me disais que l’allaitement durerait 18 mois/ 2 ans.
J’avais la chance de pouvoir l’allaiter sur mon lieu de travail et de ne pas travailler le mercredi. La crèche était stricte sur les horaires de tétées et je n’ai jamais pu imposer l’allaitement à la demande mais je l’allaitais le matin en la déposant, en fin de matinée, milieu d’après-midi puis en la récupérant le soir et à la demande à la maison. J’ai fait ça jusqu’à ses un an. Quand elle est entrée chez les moyens, elle était bien diversifiée donc c’était plus facile et j’avais supprimé la tétée de quand on arrivait à la crèche. Pour sa dernière année de crèche, j’ai supprimé toute tétée à la crèche.

Notre allaitement se passait bien mais quand elle a eu deux ans et quelques mois ça a commencé à me peser. Elle était toujours allaitée à la demande et ne se privait jamais : dans le métro, à chaque fois qu’elle s’ennuyait…j’ai mis le « holà » pour ne plus allaiter dans les lieux publics. Elle a parfois hurlé fort mais les circonstances faisaient qu’il m’était facile de tenir bon (heure de pointe dans le métro….).

Elle continuait néanmoins de s’endormir en tétant, de téter jusqu’à 5 fois par nuit, le matin et souvent à la maison….à deux ans et demi j’en avais un peu marre (et parfois vraiment marre), ne pouvait pas boire de vin ne sachant jamais quand elle voudrait téter et le plaisir de l’allaitement devenait contrainte. Le papa était pour que je continue mais moi je voulais mon corps pour moi. J’ai donc, là encore, rajouté des règles: si maman boit du vin, il y a du « caca dans son lait » et tu ne peux pas téter. Ça ne lui a pas toujours plu mais c’est vite devenu un jeu : « maman a du caca dans le lait je peux pas téter ». Après j’ai parfois eu honte quand à 10h du matin en public elle me demande: «- tu as du caca dans le lait maman, tu as bu du champagne? » « -euh…non ma chérie maman ne boit pas à 10h du matin! ».

Toutes ces nouvelles règles rendaient l’allaitement plus supportable mais les couchers en 1 h au sein me pesaient. Je ne pouvais pas coucher mon fils….alors j’ai décidé que c’était fini, j’en avais marre. Il fallait que ça s’arrête. J’ai pris RDV avec Véronique le 18 avril 2017. On a parlé avec Zélie et Véronique m’a expliqué que même si elle ne voulait pas, elle pouvait être sevrée, qu’elle était armée pour, et on a mis en place un « plan »: d’abord supprimer les tétées de la nuit, puis celle du matin puis celle du coucher.

Zélie a préféré, moyennant l’achat d’un biberon et d’une tétine dont elle ne se sert pas, supprimer la tétée du coucher en premier….et sans cri elle a arrêté de téter pour le coucher. Nous avons donc mis en place un nouveau rituel : lecture de deux livres, petit câlin. Les endormissements ont parfois été très difficiles mais elle n’a jamais demandé le sein et je ne le lui ai jamais proposé…

Et puis nous n’avons pas pu aller plus loin dans la poursuite du plan. Je n’étais peut être pas prête. Je ne voulais pas la brusquer. J’avais envie d’un sevrage naturel mais c’était tellement long….et finalement toutes les tétées qui me pesaient avaient été supprimées (celles dans le métro et l’interminable du coucher).

Si bien que l’arrêt des tétées la journée, la possibilité de lui dire non la nuit parce que j’avais bu de l’alcool et le fait qu’elle s’endorme sans le sein nous avait emmené à un allaitement acceptable pour toutes les deux (il lui restait la nuit et le matin)…et nous a emmené jusqu’aux vacances d’été où elle n’a pas demandé pendant 15 jours…j’ai cru que nous y étions mais à peine arrivées au bord de la mer c’était reparti…

Et puis nous avons passé la rentrée scolaire et je lui ai dit qu’à Noël on arrêtait, même si au fond ce n’était plus un besoin (c’était un problème de pilule. La seule pilule compatible avec l’allaitement ne me convient pas et j’ai besoin d’en changer pour mon confort).

Et pendant ces vacances de la Toussaint pour ses 3 ans et 3 mois exactement elle m’a à nouveau réclamé l’achat d’un biberon. J’ai dit ok mais uniquement si elle arrêtait de téter pour toujours. Elle a accepté après que je lui ai bien posé plusieurs fois la question pour qu’elle soit sûre de son choix… J’ai acheté le biberon qui ne sert pas plus que le premier et voilà l’allaitement est terminé. Ça fait 10 jours…
Je ne suis pas allée au sevrage naturel mais elle l’a bien vécu quand même je crois. On a mis du temps mais je crois qu’elle était prête….et aujourd’hui je regrette de ne pas avoir eu, moi, la force d’aller plus loin mais je suis heureuse de notre bel allaitement.

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