Calendrier russe sur le thème allaitement et travail

Cette année, j’aimerais lancer une nouvelle rubrique sur ce blog :
Comment se passe l’allaitement et le travail dans d’autres pays que la France ?

Je vais vous proposer des articles sur ce sujet et je cherche à collecter des témoignages de femmes qui conjuguent allaitement et travail dans un autre pays.

Je vous demande donc de relayer le plus largement possible cet appel à témoignage pour enrichir chacune d’entre nous.

Si vous êtes concernée, voici les questions auxquelles vous pouvez répondre :

  • Dans quel pays travaillez vous ? Connaissez vous la législation locale en matière de congés maternité, congés allaitement, pauses d’allaitement ?
  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?
  • Comment vous êtes-vous organisée ?
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?
  • Quels ont été vos meilleurs moments ?
  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Vous me joignez une jolie photo de vous ou de votre bébé (ou des deux) pour illustrer et vous m’envoyez le tout à contact@lactissima.com .

A vos claviers !

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  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail à temps plein lorsque ma fille avait 2 mois ½, pas par choix, mais par obligation. Avant mon accouchement je pensais arrêter d’allaiter à la reprise du travail mais finalement et tout naturellement, j’ai souhaité poursuivre l’allaitement. Je ne pourrais pas l’expliquer tellement ce fût une évidence. Je ne me suis pas sentie mère en accouchant mais juste après, lorsque je lui ai donné le sein pour la première fois. J’ai très mal vécu les longues séparations quotidiennes et continuer l’allaitement nous a permis de nous retrouver plus facilement. De plus, je n’arrivais pas à me projeter un biberon à la main et je ne voulais pas lui donner autre chose que mon lait.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai eu la chance de pouvoir organiser mes horaires comme je le voulais. Je n’ai donc pas prévenu mon employeur que j’allais tirer mon lait. J’avais planifié 3 tirages, 2 quand ce n’était pas possible autrement, mais pas moins. Je me suis équipée d’une petite glacière pour transporter mon lait tiré et d’un grand sac à dos pour y mettre le gros tire-lait loué à la pharmacie. Sur mon lieu de travail, j’avais un réfrigérateur où je stockais mon lait et un congélateur où je mettais les pains de glaces. J’avais un bureau que je partageais avec une collègue qui n’était pas souvent là et qui était ravie d’aller faire une pause quand je tirais mon lait. Mes collègues proches étaient au courant qu’il ne fallait pas ouvrir la porte du bureau quand elle était fermée. Au fil des semaines la lassitude et la fatigue se sont installées (près de 3h de trajet par jour, marche, train et métro) et mon employeur m’a permis de travailler chez moi lorsque c’était possible.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Dans les premiers temps, le tirage ne m’a pas posé de problème particulier. J’avais tiré mon lait dès le 1er mois, je savais donc que je pouvais tirer de grosses quantités de lait et n’avais pas de stress par rapport à ça. Même pendant mes déplacements professionnels, j’ai toujours trouvé une petite pièce où tirer, assise ou debout, et un évier pour faire ma vaisselle. J’ai toujours demandé sans tabou un endroit tranquille pour tirer mon lait et ai toujours reçu un très bon accueil. Mon bébé a également très bien accepté le biberon.

Malgré cela, j’ai rencontré de nombreuses difficultés qui sont en parties liées à des erreurs commises lors de la mise en place de l’allaitement. Mon bébé a souffert de coliques importantes dès la naissance. A cela est venu s’ajouter un reflux gastro-oesophagien interne. Ma fille pleurait énormément, n’était pas soulagée par les tétées, ne dormait pas du tout la journée mais dormait 12h la nuit. Je n’ai donc jamais été capable de savoir quand elle avait faim. Très rapidement j’ai été obligée d’utiliser des bouts de seins en silicone sans savoir d’où venaient les douleurs provoquées par les tétées. Enfin, sur les conseils d’un pédiatre et de l’infirmière de la PMI je me suis mise à allaiter toutes les 3-4h pour diminuer les coliques. Elles ont duré 2 mois, jusqu’à ce que je supprime les protéines de lait de vache de mon alimentation. De peur de faire à nouveau souffrir ma fille, j’ai continué l’allaitement à heure fixe. Cela semblait lui convenir. Je crois qu’elle avait appris à ne pas exprimer sa faim et je crois aussi que je ne savais pas interpréter les signaux.

Les volumes inadaptés :

Lors de ma reprise, une des plus grosses difficultés a été de déterminer les volumes de lait à donner à la nourrice. Ma fille étant chez elle du lundi au vendredi, de 9h à 18h, j’ai donc fourni 3 biberons de 150mL à donner toutes les 3-4 heures. Je la faisais téter avant mon départ et avait prévu des téter le soir. Pour les premiers jours j’avais aussi laissé du lait en plus, au cas où, et des poches de lait congelé en cas d’accidents avec un biberon.
A cette époque ma fille dormait très peu la journée et voulait téter très souvent pour calmer ses brûlures Å“sophagiennes. Très rapidement, la nourrice a augmenté les quantités de lait et a rapproché les biberons si bien que le soir ma fille était repue, ne tétait pas et commençait sa nuit dès 18h30 pour se réveiller à 7h. Je savais qu’il était impossible que je tire autant de lait la journée et qu’il était aussi impossible que ma fille avale autant de lait en une journée (effectivement elle a fait une rechute de son RGO à cette période).
J’ai donc fait un point avec la nounou et ai décidé de ne lui donner que le lait que j’estimais nécessaire en lui disant qu’elle se rattraperait en tétant plus à la maison. J’ai régulièrement demandé à la nourrice s’il fallait augmenter les volumes mais ça avait l’air de convenir. Ma fille a continué à faire des nuits de 12h.

A la visite des 3 mois ma fille n’avait pris que la moitié du poids qu’elle aurait dû prendre et un mois plus tard elle n’avait pris que 150 g. Visiblement elle n’avait pas assez de lait. Le pédiatre nous a imposé une diversification à 4 mois.

Baisse de lactation :

Vers les 4 mois de ma fille j’ai également rencontré une baisse importante de lactation. Je tirais deux fois moins de lait. Mes seins étaient vides, mous. Et le réflexe d’éjection est devenu long à se déclencher, que ce soit au tire-lait ou avec ma fille. Cette période a été dure moralement. Les tétées du soir n’étaient plus un plaisir, ma fille s’énervait au sein car le lait ne coulait pas assez vite par rapport au débit du biberon. La tétée du soir était devenue ma hantise.
La diversification était beaucoup trop précoce pour ma fille qui n’était pas prête et pour nous qui ne l’étions pas non plus. Un soir, je me suis décidée à contacter une maman de l’association Galactée. Elle m’a donné les coordonnées d’une consultante en lactation IBCLC qui venait d’être recrutée par la maternité où j’avais accouchée.
Cette conseillère m’a dit tout ce que j’avais besoin d’entendre, tout ce que je savais au fond de moi mais qu’on aurait dû m’expliquer dès le début de mon allaitement. Elle m’a redonné confiance en ma capacité à nourrir ma fille et à savoir quand et comment la nourrir. Le problème principal dans mon allaitement était que je n’allaitais plus ma fille à la demande depuis ses 15 jours et qu’elle n’avait que 5 ou 6 tétées/biberons sur 24h.
Avec douceur, la conseillère en allaitement m’a rappelé que les coliques étaient loin derrière nous, que son RGO ne la faisait plus souffrir et qu’il n’y avait plus aucune raison de lui imposer des horaires de tétée. Elle m’a aidée à reconnaitre les signes de faim chez ma fille. Elle m’a suggéré de proposer le sein plus souvent. Ce terme de « proposer » a été une révélation pour moi. Il m’a fait comprendre que même si je ne savais pas si mon bébé avait faim je pouvais tout simplement lui demander et qu’il était tout à fait capable d’accepter ou de refuser. Ce terme en a fait pour moi un être actif.
Depuis ce jour-là , je lui fais confiance pour gérer son appétit et je vérifie son poids entre deux visites chez le pédiatre, juste comme ça, pour me rassurer. Elle m’a aussi expliqué comment donner un biberon pour que le bébé soit un peu moins passif face au débit du biberon (en position verticale, le biberon presque à l’horizontal). Elle m’a également conseillé de ne plus utiliser les bouts de seins en silicone qui pouvaient entrainer une diminution de la lactation. Je n’ai malheureusement jamais réussi à m’en passer en raison des douleurs qu’occasionnaient les tétées et du refus de ma fille de téter sans à présent.
Elle m’a aussi expliqué que les 5 tétées ou tirages quotidiens ne suffisaient pas à entretenir ma lactation et m’a suggéré de faire téter ma fille la nuit également, dès les premiers signes d’éveil. J’ai eu un peu de mal avec ce conseil car je ne voulais pas créer de troubles du sommeil. J’ai donc tiré mon lait 1 à 2 fois par nuit au début et au fil des jours, pendant les tirages nocturnes, si j’entendais ma fille bouger dans le babyphone posé au salon, je la mettais au sein. Au final, j’ai ajouté un biberon pour la journée, une tétée le matin, une autre le soir et une ou deux tétées nocturnes.
Au grand étonnement du pédiatre ma fille a repris une courbe de croissance parfaite, uniquement avec mon lait. Nous avons débuté la diversification vers 5 mois ½ quand ma fille a commencé à émettre de l’intérêt pour ce que nous mangions. La consultante en lactation m’a aussi conseillé d’augmenter la fréquence des tirages (j’ai tiré mon lait jusqu’à 8 fois par jour) et de pratiquer des massages lors des tirages selon la technique de Jane Morton .
En quelques jours j’ai retrouvé une lactation suffisante pour fournir les 4 biberons quotidiens. A cette période, j’ai entièrement organisé mon travail autour des tirages et j’ai été totalement improductive. J’étais constamment dans l’angoisse de ne pas avoir assez de lait même lorsque j’étais avec ma fille. Il m’est arrivé d’avoir d’autres baisses de lactation que j’ai rectifiées en quelques jours. Ces baisses de lactation ont été moins anxiogènes.

Prédigestion du lait :

Une fois les choses rentrées dans l’ordre je me suis aperçue que mon lait congelé prenait un goût affreux. Pour l’avoir lu sur le site, je savais que cela pouvait arriver. Ma fille acceptait bien ce lait mais j’ai quand même décidé de remplacer mes stocks de lait prédigéré par du lait chauffé à 60°C. J’avais peur qu’un jour ma fille n’accepte plus ce lait prédigéré et de me retrouver sans stocks. J’ai fait ce remplacement progressivement pour éviter le stress du congélateur vide.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Ils ont été très nombreux heureusement. Et ils compensent largement toutes les difficultés rencontrées.

Les meilleurs moments restent les tétées retrouvailles. Celles où les yeux de ma fille se révulsaient dès la première gorgée de lait, celles qui ont eu lieu dans le bain parce qu’elle n’avait pas pu attendre tellement on s’était manquées. J’ai aussi adoré les tétées de nuit où le lait est toujours abondant et le réflexe d’éjection plus rapide à venir. Je les aime toujours autant.

C’est assez paradoxal mais j’ai aimé tirer mon lait. Cela m’a permis de rester connectée à ma fille la journée. Tirer mon lait m’a aidé à supporter les séparations.

J’ai également découvert le plaisir de cuisiner pour elle avec mon lait. Des flans, des crèmes dessert, des biscuits, tout ce qui est bon mais qui contient du lait de vache qu’elle ne peut pas encore manger.

Et enfin sans doute le meilleur moment : la fin de mon cdd il y a un mois. J’ai rangé mon tire-lait et ne le ressors qu’une fois par semaine.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je leur conseillerais de prolonger au maximum leur congé. Je suis aujourd’hui convaincue que l’allaitement est fait pour être vécu avec son bébé. Même si ma fille va très bien, je l’ai sous-alimentée par ma mauvaise pratique de l’allaitement et la reprise du travail à aggravé cette situation.
Mais si vraiment elles ne peuvent pas faire autrement alors je leur dirais que c’est possible et que ça en vaut vraiment le coup. Il sera tout à fait normal de rencontrer des épisodes de fatigue et de découragement. Mais ils seront suivis de moments où tout se passera bien et où elles seront alors heureuses et fières d’avoir fait ce choix et tous ces efforts.
Je leur dirais aussi qu’il faut se faire confiance et faire confiance à son bébé. Et surtout, SURTOUT, je leur conseillerais de prendre contact avec une consultante en lactation compétente avant la reprise du travail (je dirais même avant l’accouchement) et d’être hermétiques à toutes les réflexions toxiques et aux mauvais conseils des professionnels de santé non formés à l’allaitement.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui et non.

Oui si je n’avais pas le choix, je referais la même chose, sans aucune hésitation. Mais si j’en avais la possibilité, je reprendrais le travail beaucoup plus tard. Pendant 8 mois je n’ai pensé qu’à ma lactation, au manque de lait et au fait de suffisamment nourrir ma fille. Je ne parlais plus que de ça. J’ai entièrement organisé ma vie pour faire un maximum de tirages de lait. Pour stimuler ma lactation au maximum, j’ai consacré mes week-ends à l’allaitement de ma fille. Pour cela je me suis un peu coupée du reste du monde, préférant rester au calme pour que ma fille reste concentrée sur la tétée. Depuis que j’ai arrêté de travailler, je sens que ma lactation est naturelle, le réflexe d’éjection est plus rapide à venir, je n’ai plus cette sensation de manquer de lait. Je suis détendue.

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allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail lorsque ma fille avait 3 mois et demi.
Il n’était pas question pour moi de la sevrer volontairement. Je n’en voyais pas l’intérêt. J’avais choisi d’allaiter pour lui donner ce qu’il y a de mieux, pourquoi aurais-je arrêté sous prétexte que je n’étais plus tout le temps à la maison ? De plus, j’ai souffert d’un réflexe d’éjection fort en début d’allaitement (surtout parce qu’il n’a pas été diagnostiqué tout le monde vous dit que vous manquez de lait alors que c’est l’inverse), j’avais enfin trouvé mes marques pour gérer ça, je vivais mon allaitement avec bonheur après quelques galères au début, ce n’était pour tout arrêter à ce moment !

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’étais déjà une habituée du tire-lait car j’ai géré mon REF par le drainage intégral. Vers 4 heures du matin, je pompais mon lait pour vider mes seins et je congelais le tout pour que le papa puisse donner mon lait en mon absence pendant mes cours de japonais. Je n’ai jamais fait de « réserves », je n’en vois d’ailleurs toujours pas l’intérêt. Si on allaite longtemps, de toute façon la réserve s’amenuisera et puis mes « réserves » étaient bues chaque semaine. J’ai préféré profiter de mon congé maternité sans m’embêter avec ça. D’autant que nombre de mamans qui font des réserves finissent angoissées parce qu’elles ne tirent « rien ». Forcément quand l’enfant est allaité à la demande les seins sont vidés régulièrement, alors qu’au travail, tant que la production de lait est continue, on est plutôt contente de vider tout ça.

Je tirais mon lait aux toilettes, j’avais mon petit attirail pour faire ça proprement, je conservais mon lait au frigo du service, y compris le matériel de pompage entre deux utilisations. Au début je lavais voire stérilisais à chaque fois et au final, je le faisais le soir avant de rentrer chez moi. Je stockais mon matériel dans le frigo au boulot entre deux utilisations.

Je profitais de mes séances de pompages pour faire quelque chose que je ne pouvais pas faire autrement : LIRE ! J’ai découvert Filliozat, Gordon et Montessori dans les toilettes de mon boulot avec une téterelle sur chaque sein 🙂 .

Je n’ai jamais demandé de temps spécial pour allaiter. Je prenais 15 minutes le matin et l’après midi (+ 15 minutes entre midi) en tant que pause et personne n’a jamais rien dit. Si on m’avait critiquée j’aurais sûrement répondu que ça valait bien les « pauses clopes » des collègues fumeurs que l’on tolère sans sourciller.

J’avais briefé la nounou (30 ans de métier, première fois qu’elle donnait du lait maternel à un bébé gardé!) en lui imprimant la page de LLL sur le sujet. J’ai tout de même eu recours à du lait artificiel en complément et jusqu’aux 10 mois de ma fille qui n’a rien voulu boire d’autre que du lait jusqu’à cet âge. Ce fut difficile de trouver un lait bio et sans taurine ou maltodextrose excessive mais j’ai fini par trouver et j’assume totalement mon choix. Je devais combler 12 heures d’absence par jour, je tirais autant que possible mais ça ne suffisait pas toujours. J’ai essayé de tirer le soir mais ça ne donnait rien et j’étais épuisée par mes journées donc j’ai laissé tomber. Quand ma fille a commencé à moins boire de lait j’ai pu stopper le lait artificiel. Ça c’est très bien passé car ce n’était qu’une roue de secours et la priorité était donnée à mon lait. Les jours où je n’avais pas pu tirer (genre : j’oubliais un morceau du tire-lait), elle ne buvait que du lait artificiel (je disais à la nounou : «bon, demain, c’est McDO! »).

A la maison j’allaitais à la demande, de jour comme de nuit.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les périodes de vacances. J’avais parfois l’impression que ma lactation ne suivait plus les besoins de ma fille quand nous étions ensemble le temps qu’elle stimule à nouveau tout ça. J’avoue que j’ai diversifié ma fille à 6 mois pile (heureusement ça c’est très bien passé) pour me délester un peu. Mais je me suis accrochée et je ne le regrette pas. Et passé 6 mois, l’allaitement n’a été que bonheur.

Je me rappellerai aussi de cet entretien que j’ai eu avec la médecine du travail juste après ma reprise et cette doctoresse (fort sympathique par ailleurs) qui s’acharnait à me convaincre qu’il me fallait supprimer la tétée de nuit (la SEULE oui ! À 3 mois ! Combien de mamans ont des bébés de 3 mois qui se réveillent 1 SEULE fois par nuit ??) sous prétexte que ça me fatiguerait alors même que je m’acharnais à lui répondre que j’adorais cette tétée si calme, si douce, si importante pour moi qui ne voyait pas ma fille de la journée.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je me rappellerai toute ma vie de ces moments où, de retour de chez la nounou je m’asseyais sur le canapé et ma fille éjectait sa tétine d’un geste large pour se jeter sur mon sein. La tétée de retrouvailles c’était la meilleure façon de me reconnecter avec ma fille après avoir été séparée toute la journée. Au jour où j’écris ma fille a 28 mois et cette tétée est toujours aussi importante pour elle comme pour moi.

On parle des bienfaits de l’allaitement en matière de santé mais on parle trop peu de l’aspect relationnel et de l’effet bénéfique qu’il a sur l’apaisement des émotions de l’enfant. Pour moi, ce bénéfice justifie à lui seul un allaitement plein (et pas « long »).

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Ne paniquez pas d’avance !! genre : « Je tire pas assez ! », « Et si ça ne fonctionne pas ? », etc. Si ça ne fonctionne pas (ce dont je doute) au moins vous aurez tout essayé. Mais pourquoi s’avouer vaincue avant d’avoir commencé ?

Faites vous confiance, et faites confiance à votre enfant. C’est l’essentiel dans sa vie de mère.

Trouvez des soutiens : ami(e)s, associations, famille. Des personnes qui comprennent votre démarche et qui vous soutiendront dans les coups de mous. La solitude est pour moi le pire ennemi de la maman.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Mais je referai la même choix ! Pour bébé 2 qui est dans mon ventre en ce moment.

Si je devais changer quelque chose ? En tombant sur un médecin qui essaye de me convaincre d’arrêter je ne dirais plus : « Oui, oui », en pensant « Non, non ».
Cette fois, je répondrai : « Madame/monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je ressens beaucoup de colère en entendant ce que vous me dites. En tant que médecin, votre vocation est de valoriser ce qui bénéficie à la santé des gens alors je comprends mal pourquoi vous vous acharnez à me faire arrêter la chose la plus saine que je puisse donner à mon enfant. Alors même que moi, je vous dis que je le vis très bien. Comment pouvez vous tenir un tel discours à une maman qui vient de reprendre le travail, en sachant à quel point c’est déjà en soi une étape difficile à vivre ? Si j’avais écouté les discours comme le vôtre pour mon premier enfant, je serais passée à côté d’un des plus grands bonheurs de ma vie. Moi, je ne vous entends pas, et je ressortirai de votre cabinet tout aussi convaincue du bien fondé de ma démarche. Mais qu’en est-il d’autres mamans qui sont plus fragiles, moins bien informées ou entourées ? Combien de mamans vont passer à côté de ce bonheur en écoutant des discours comme le vôtre, alors même qu’elles ne le souhaitent pas ? Madame/Monsieur, j’ai vu trop de regret et de douleur masquée dans les yeux de mamans et de collègues qui, en écoutant mon vécu ont compris qu’elles auraient pu… Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais en parlant ainsi vous faites du mal. Alors peut-être que vos enfants n’ont pas été allaités, et c’est votre droit, peut-être n’êtes vous pas très informé(e) sur le sujet, mais dans ce cas, si vos paroles ne sont que découragement et culpabilisation, rendez service aux mamans allaitantes : ne dites rien. ».

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allaitement et travail– Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail aux trois mois de ma fille. Mon choix était clair : je souhaitais poursuivre l’allaitement. En Belgique la Convention collective de travail n°80 accorde aux employées des pauses pour tirer leur lait. J’ai le droit à deux pauses de 30 minutes par jour. Chaque semaine je dois indiquer à mon employeur combien de pauses j’ai pris : je ne suis pas payée mais la mutuelle intervient à raison de 82% de ma rémunération de base.

Continuer à allaiter était pour moi important pour de multiples raisons. Le lait maternel est bon pour l’enfant puisqu’il contient les anticorps de la mère : un enfant qui va à la crèche aura moins de chance de tomber malade Cela réduit la probabilité de devoir prendre des jours de congés pour s’occuper de son enfant malade. J’ai lu que l’absentéisme maternel en raison d’une maladie de l’enfant est d’ailleurs presque trois fois moins élevé chez les mères qui allaitent : c’est un point positif pour l’enfant, pour la mère, pour l’employeur et aussi pour l’assurance maladie !

Je travaille pour un groupement de mutualité et notre employeur nous a dans le passé sensibilisé sur les avantages de l’allaitement pour la santé de l’enfant et de la maman. Par exemple pour l’enfant, les risques d’allergie ou d’obésité sont minimisés. Et du côté de la mère, cela diminue les risques de cancer féminin (sein, ovaire, utérus), d’endométriose et même de diabète de type II.

Autant de raisons de continuer à allaiter !

– Comment vous êtes-vous organisée ?

Tout d’abord j’ai profité de mon congé maternité pour tirer un peu de lait en avance et je ne le regrette pas : avoir une réserve de lait dans le congélateur est rassurant pour les jours où l’on tire moins de lait ou bien pour ceux où bébé a un plus gros appétit.

J’ai également dévalisé le site sebio.be pour m’équiper au mieux : crème cicatrisante, compresses en tissu, tisanes d’allaitement, sacs de congélation, etc. Je recommande vraiment les compresses en tissu qui à mon sens sont plus agréables, pratiques et économiques que celles en coton jetable.

Enfin, j’ai noté dans mon agenda quand étaient programmées mes pauses allaitement afin de pouvoir organiser mon temps au mieux.

– Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les pauses allaitement prennent du temps : 2 fois 30 minutes par jour, cela représente 5 heures par semaine soit plus d’une demi-journée ! J’essaie au maximum de rentabiliser ces pauses pour faire autre chose. Par exemple, je lis des livres sur des thématiques que je traite dans le cadre de mon travail : un bon moyen de se former tout en profitant de ces temps morts.

J’ai également rencontré une autre difficulté qui est qu’au retour de vacances, quand ma fille est retournée à la crèche, elle refusait le biberon. Cela a pris dix jours pour qu’elle l’accepte à nouveau. La persévérance a aidé et aussi le fait de motiver bébé en déposant quelques gouttes de lait sur ses lèvres avec une pipette. Lire tous les conseils et témoignages sur ce site m’a beaucoup aidé à cette période.

– Quels ont été vos meilleurs moments ?

La tétée de retrouvailles à la fin de la journée est un moment unique et précieux. Ma fille est toute contente, agite les bras en gazouillant et je suis également toute heureuse de la retrouver. Elle va avoir 8 mois et j’ai de formidables souvenirs d’allaitement avec elles : la première tétée, les tétées en vacances dans les endroits les plus improbables, etc.

– Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je ne peux que les encourager à allaiter à la reprise du travail. C’est une formidable expérience à prolonger pour tous les avantages cités précédemment ! Et cela leur évitera de devoir porter et laver les biberons quand elles se déplacent : un grand avantage pratique en déplacement !

– Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, j’allaiterais naturellement de la même manière ma fille. Si je devais cependant changer quelque-chose, peut-être que j’introduirais plus tôt le biberon. Je ne l’avais pas fait par peur de la confusion sein/tétine mais cela aurait peut-être permis à ma fille de déjà se familiariser à la sensation de la tétine, tout en ayant la possibilité de continue à boire mon lait.

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allaiter et travailler

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail quand mon fils avait presque 4 mois, j’avais ajouté 3 semaines de vacances à la suite de mon congé maternité. Malgré des débuts d’allaitement assez difficiles (douleurs et rythme effréné auquel je n’étais pas préparée), tout allait enfin parfaitement bien et sevrer mon bébé était inconcevable. Allaiter le plus longtemps possible avait été mon choix depuis le début, afin de lui donner le meilleur (de moi J).

Malgré toute cette conviction, la séparation alors que mon bébé était encore si petit et la poursuite de l’allaitement à la reprise du travail me terrorisaient. Mon bébé refusait farouchement le biberon que son papa lui proposait depuis un mois et je ne savais pas comment il allait se nourrir chez sa nounou. Mon stress a peut être beaucoup joué dans ce refus, le biberon symbolisait pour moi la séparation et un éventuel sevrage qui m’était insupportable… Ou alors bébé affirmait juste ses choix, lui qui n’avait jamais voulu d’une quelconque tétine !

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Toujours est-il qu’à la reprise de mon travail, 3 jours par semaines avec une garde de 8h15 à 17h45, il a bien fallu laisser mon bonhomme avec ses petits pots de mon lait tiré et prier pour que tout se passe bien…

Sa nounou, véritable perle, m’a envoyé des messages toute la journée pour me rassurer et bébé a pris un peu de mon lait, mais à la cuillère, pas au biberon. Elle s’était renseignée sur internet et avait vu qu’on pouvait nourrir les bébés allaités de cette façon, elle a donc essayé et s’est aperçue qu’il prenait sans difficulté et plutôt rapidement. Il s’est nourri comme ça pendant une semaine puis a accepté le biberon, mais sans jamais le prendre avec grand enthousiasme. Il l’a d’ailleurs refusé à nouveau pendant plusieurs semaines suite aux vacances de Noël lors desquelles je l’avais mis au sein à la demande sans un seul biberon.

Actuellement, bébé a presque 7 mois, il mange joyeusement des purées, des compotes et des yaourts ainsi qu’environ 160 à 200 ml de mon lait avec la nounou et je l’allaite toujours à la demande quand je ne travaille pas. On lui apprend à boire à la tasse à bec en ce moment et ça marche plutôt pas mal, j’ai bon espoir de dire adieu au biberon pour de bon.

Au travail je tire mon lait 2 fois par jour, en fin de matinée et dans l’après-midi, pour récolter 200 à 280 ml au total. J’utilise un tire-lait manuel Avent et il me convient assez bien car il est discret et silencieux. Je travaille dans mon bureau personnel avec point d’eau et frigo à proximité, ça facilite beaucoup les choses ! J’ai une petite glacière pour le transport (une demi-heure de route) et je mets tout de suite au frigo mes 2 pots en rentrant jusqu’au lendemain.

Je n’avais pas fait de réserves, je tire du jour pour le lendemain, ou le surlendemain, et c’est à la demande toute la journée et la nuit quand je ne travaille pas, ainsi que matin, fin d’après-midi, soir et nuit quand je travaille. Quand bébé ne prend pas tout le lait que j’ai laissé à la nounou elle le garde pour le ou les jours suivants (je lui ai imprimé l’article sur la conservation du lait maternel présent sur ce site et elle gère en fonction, je lui accorde ma confiance et elle nous accorde sa patience).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Mes principales difficultés ont été liées au refus du biberon et à la question de la quantité que j’arriverai à tirer afin qu’elle couvre les besoins de mon bébé. Finalement mon bonhomme se restreint un peu quand il est chez sa nounou et se rattrape quand il est avec moi donc je tire régulièrement plus que ce qu’il boit. Au début ça m’inquiétait un peu, mais sa courbe de poids et de taille est excellente, certainement aussi grâce aux 4 jours à la demande par semaine. Je mets toujours une brique de lait artificiel à la nounou au cas où, mais elle n’a jamais servi !

Les tétées de nuit aussi étaient (et sont encore, bien que plus rarement) difficiles car fatigantes et sources parfois de commentaires désobligeants de l’entourage, bien souvent mal informé.

Plus généralement le plus difficile c’est de devoir tout apprendre par soi-même, les professionnels de santé sont souvent incompétents voire dangereux dans leurs conseils… Mon pédiatre m’avait par exemple conseillé de réduire à 5 tétées par jour alors que mon bébé n’avait que 3 mois. Heureusement que je ne l’ai pas écouté… Donc, merci internet (et ce site en particulier) qui m’a évité de perdre mon allaitement et m’a rassurée bien des fois !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments, ce sont les tétées du soir, avant que mon fils s’endorme paisiblement la main sur mon sein ou mon visage, avec ces soupirs d’aise que seuls un cÅ“ur et un ventre pleins peuvent permettre !

C’est aussi le sentiment de fierté que j’ai de toujours allaiter mon fils actuellement, et j’espère encore pour de longs mois. Ce malgré l’incompréhension, voire la réprobation commune (ah cette fameuse peur de l’enfant trop fusionnel…). L’allaitement m’a révélé ce que j’étais capable de faire en tant que maman, il m’a rendu plus forte et plus confiante en mes capacités, il m’a aussi appris à n’écouter que mon fils et moi.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Pour les mamans encore hésitantes ou inquiètes, j’aimerais juste vous dire d’essayer ! Chaque famille peut trouver sa solution, l’allaitement ne dure qu’un temps et, comme toute la vie, il passe très vite alors profitons-en et faisons-en profiter nos enfants le plus possible.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. J’aimerais juste pouvoir revenir en arrière pour me dire de ne pas stresser pour la reprise du travail, que nous allions y arriver et que nous en serions les plus heureux.

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi, avec mon compagnon, de continuer complètement l’allaitement, je voulais qu’il prenne mon lait le plus possible. Lors de la naissance de Pompoko (c’est son petit surnom sur la toile), il était prévu que je l’allaite au moins 12 mois. Pourquoi, je n’en savais rien, c’était dans ma tête. Il était donc impensable que j’arrête à cause de ma reprise de boulot. J’ai pu décaler cette reprise (initialement le 10 juin 2014) au 1er septembre. Ce qui a été plus simple pour moi. Tout d’abord mentalement, laisser mon tout petit d’à peine 2 mois était impossible. Ensuite physiquement, j’ai une thyroidite d’Hashimoto et le mois de juin m’a été complètement fatal. Ma TSH est montée à 100 ce qui a réduit considérablement mes montées de lait. En Août, nous avions déjà commencé un peu la diversification de notre fils ce qui laissait à la nounou une autre alternative au cas où « il n’y avait pas assez de lait ».

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais commencé, petit à petit, mon stock de lait. J’en ai pris beaucoup plus conscience lorsque j’ai cru « ne plus en avoir » en juin. Dès que ma lactation est revenue (début juillet), j’ai essayé de tirer mon lait tous les jours pour avoir du stock. Si bien qu’en septembre, tout allait bien. Je donnais le lait frais à la nounou et le lait congelé était pour le matin avec papa (je pars très tôt malheureusement).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Faire le stock ! Et encore maintenant, je suis en flux tendu. Le fait de ne pas pouvoir donner la tétée du matin avant que mon fils aille chez la nounou, aussi… C’est frustrant et démoralisant. Je pars le matin à 5h45 et rentre autour de 18h. Le transport est mon principal ennemi.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Ils sont là tous les jours, lorsque je vois sa frimousse « en transe » de mon lait. Il ferme les yeux, me regarde, est ailleurs… J’ai l’impression que je le shoote de mon lait ! Ses sourires post-tétées, son regard et son attention lorsqu’il tète… Bref, les meilleures moments c’est aussi lorsqu’il est au sein !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Il n’y a pas d’obstacle ! Ma chef m’avait laissé un bureau au début de ma reprise… puis elle m’a dit que si je voulais continuer l’allaitement, il fallait que je tire dans les toilettes… Ça m’a beaucoup miné le moral, je produisais moins d’ailleurs. Et puis, je m’y suis faite… Après tout, qui a dit que l’allaitement était un choix de facilité ?

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referais le même choix oui ! Ce que je changerais, dans l’idéal mon temps de transport (4h par jours), j’ai tout essayé au niveau interne mais rien n’y a fait. En septembre 2015 sans doute, on sera tous plus proche. Pour un second bébé, je pense que je prendrai un 80% progressif. C’est-à -dire passer de 40% à 80 en 6 mois. La coupure a été trop brusque pour mon fils, je le sens bien, il tolère très mal notre séparation… tout comme moi.

Je ne saurais l’expliquer mais grâce à l’allaitement, je me sens complètement à ma place et je n’ai pas fait de baby blues ou de dépression post accouchement. Très sincèrement, je pense que j’en aurais fait une (dépression) si je n’avais pas allaité mon fils. Si je n’avais pas maintenu un lien qui progressivement se coupera de manière non brutale. C’est un peu extrême comme pensée et je conçois que toutes les personnes ne pensent pas comme moi mais c’est mon ressenti.
J’espère que mon témoignage pourra aider d’autres mamans. Pour moi, l’allaitement est un choix simple où chaque jour nous avons une épreuve à surmonter, il n’y a pas de routine. L’allaitement peut être difficile à certains moment mais il n’empêche rien à la fierté que l’on éprouve lorsque l’on nourri son enfant !

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