allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail lorsque ma fille avait 3 mois et demi.
Il n’était pas question pour moi de la sevrer volontairement. Je n’en voyais pas l’intérêt. J’avais choisi d’allaiter pour lui donner ce qu’il y a de mieux, pourquoi aurais-je arrêté sous prétexte que je n’étais plus tout le temps à la maison ? De plus, j’ai souffert d’un réflexe d’éjection fort en début d’allaitement (surtout parce qu’il n’a pas été diagnostiqué tout le monde vous dit que vous manquez de lait alors que c’est l’inverse), j’avais enfin trouvé mes marques pour gérer ça, je vivais mon allaitement avec bonheur après quelques galères au début, ce n’était pour tout arrêter à ce moment !

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’étais déjà une habituée du tire-lait car j’ai géré mon REF par le drainage intégral. Vers 4 heures du matin, je pompais mon lait pour vider mes seins et je congelais le tout pour que le papa puisse donner mon lait en mon absence pendant mes cours de japonais. Je n’ai jamais fait de « réserves », je n’en vois d’ailleurs toujours pas l’intérêt. Si on allaite longtemps, de toute façon la réserve s’amenuisera et puis mes « réserves » étaient bues chaque semaine. J’ai préféré profiter de mon congé maternité sans m’embêter avec ça. D’autant que nombre de mamans qui font des réserves finissent angoissées parce qu’elles ne tirent « rien ». Forcément quand l’enfant est allaité à la demande les seins sont vidés régulièrement, alors qu’au travail, tant que la production de lait est continue, on est plutôt contente de vider tout ça.

Je tirais mon lait aux toilettes, j’avais mon petit attirail pour faire ça proprement, je conservais mon lait au frigo du service, y compris le matériel de pompage entre deux utilisations. Au début je lavais voire stérilisais à chaque fois et au final, je le faisais le soir avant de rentrer chez moi. Je stockais mon matériel dans le frigo au boulot entre deux utilisations.

Je profitais de mes séances de pompages pour faire quelque chose que je ne pouvais pas faire autrement : LIRE ! J’ai découvert Filliozat, Gordon et Montessori dans les toilettes de mon boulot avec une téterelle sur chaque sein 🙂 .

Je n’ai jamais demandé de temps spécial pour allaiter. Je prenais 15 minutes le matin et l’après midi (+ 15 minutes entre midi) en tant que pause et personne n’a jamais rien dit. Si on m’avait critiquée j’aurais sûrement répondu que ça valait bien les « pauses clopes » des collègues fumeurs que l’on tolère sans sourciller.

J’avais briefé la nounou (30 ans de métier, première fois qu’elle donnait du lait maternel à un bébé gardé!) en lui imprimant la page de LLL sur le sujet. J’ai tout de même eu recours à du lait artificiel en complément et jusqu’aux 10 mois de ma fille qui n’a rien voulu boire d’autre que du lait jusqu’à cet âge. Ce fut difficile de trouver un lait bio et sans taurine ou maltodextrose excessive mais j’ai fini par trouver et j’assume totalement mon choix. Je devais combler 12 heures d’absence par jour, je tirais autant que possible mais ça ne suffisait pas toujours. J’ai essayé de tirer le soir mais ça ne donnait rien et j’étais épuisée par mes journées donc j’ai laissé tomber. Quand ma fille a commencé à moins boire de lait j’ai pu stopper le lait artificiel. Ça c’est très bien passé car ce n’était qu’une roue de secours et la priorité était donnée à mon lait. Les jours où je n’avais pas pu tirer (genre : j’oubliais un morceau du tire-lait), elle ne buvait que du lait artificiel (je disais à la nounou : «bon, demain, c’est McDO! »).

A la maison j’allaitais à la demande, de jour comme de nuit.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les périodes de vacances. J’avais parfois l’impression que ma lactation ne suivait plus les besoins de ma fille quand nous étions ensemble le temps qu’elle stimule à nouveau tout ça. J’avoue que j’ai diversifié ma fille à 6 mois pile (heureusement ça c’est très bien passé) pour me délester un peu. Mais je me suis accrochée et je ne le regrette pas. Et passé 6 mois, l’allaitement n’a été que bonheur.

Je me rappellerai aussi de cet entretien que j’ai eu avec la médecine du travail juste après ma reprise et cette doctoresse (fort sympathique par ailleurs) qui s’acharnait à me convaincre qu’il me fallait supprimer la tétée de nuit (la SEULE oui ! À 3 mois ! Combien de mamans ont des bébés de 3 mois qui se réveillent 1 SEULE fois par nuit ??) sous prétexte que ça me fatiguerait alors même que je m’acharnais à lui répondre que j’adorais cette tétée si calme, si douce, si importante pour moi qui ne voyait pas ma fille de la journée.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je me rappellerai toute ma vie de ces moments où, de retour de chez la nounou je m’asseyais sur le canapé et ma fille éjectait sa tétine d’un geste large pour se jeter sur mon sein. La tétée de retrouvailles c’était la meilleure façon de me reconnecter avec ma fille après avoir été séparée toute la journée. Au jour où j’écris ma fille a 28 mois et cette tétée est toujours aussi importante pour elle comme pour moi.

On parle des bienfaits de l’allaitement en matière de santé mais on parle trop peu de l’aspect relationnel et de l’effet bénéfique qu’il a sur l’apaisement des émotions de l’enfant. Pour moi, ce bénéfice justifie à lui seul un allaitement plein (et pas « long »).

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Ne paniquez pas d’avance !! genre : « Je tire pas assez ! », « Et si ça ne fonctionne pas ? », etc. Si ça ne fonctionne pas (ce dont je doute) au moins vous aurez tout essayé. Mais pourquoi s’avouer vaincue avant d’avoir commencé ?

Faites vous confiance, et faites confiance à votre enfant. C’est l’essentiel dans sa vie de mère.

Trouvez des soutiens : ami(e)s, associations, famille. Des personnes qui comprennent votre démarche et qui vous soutiendront dans les coups de mous. La solitude est pour moi le pire ennemi de la maman.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Mais je referai la même choix ! Pour bébé 2 qui est dans mon ventre en ce moment.

Si je devais changer quelque chose ? En tombant sur un médecin qui essaye de me convaincre d’arrêter je ne dirais plus : « Oui, oui », en pensant « Non, non ».
Cette fois, je répondrai : « Madame/monsieur, avec tout le respect que je vous dois, je ressens beaucoup de colère en entendant ce que vous me dites. En tant que médecin, votre vocation est de valoriser ce qui bénéficie à la santé des gens alors je comprends mal pourquoi vous vous acharnez à me faire arrêter la chose la plus saine que je puisse donner à mon enfant. Alors même que moi, je vous dis que je le vis très bien. Comment pouvez vous tenir un tel discours à une maman qui vient de reprendre le travail, en sachant à quel point c’est déjà en soi une étape difficile à vivre ? Si j’avais écouté les discours comme le vôtre pour mon premier enfant, je serais passée à côté d’un des plus grands bonheurs de ma vie. Moi, je ne vous entends pas, et je ressortirai de votre cabinet tout aussi convaincue du bien fondé de ma démarche. Mais qu’en est-il d’autres mamans qui sont plus fragiles, moins bien informées ou entourées ? Combien de mamans vont passer à côté de ce bonheur en écoutant des discours comme le vôtre, alors même qu’elles ne le souhaitent pas ? Madame/Monsieur, j’ai vu trop de regret et de douleur masquée dans les yeux de mamans et de collègues qui, en écoutant mon vécu ont compris qu’elles auraient pu… Vous ne vous en rendez peut-être pas compte mais en parlant ainsi vous faites du mal. Alors peut-être que vos enfants n’ont pas été allaités, et c’est votre droit, peut-être n’êtes vous pas très informé(e) sur le sujet, mais dans ce cas, si vos paroles ne sont que découragement et culpabilisation, rendez service aux mamans allaitantes : ne dites rien. ».

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allaitement et travail– Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail aux trois mois de ma fille. Mon choix était clair : je souhaitais poursuivre l’allaitement. En Belgique la Convention collective de travail n°80 accorde aux employées des pauses pour tirer leur lait. J’ai le droit à deux pauses de 30 minutes par jour. Chaque semaine je dois indiquer à mon employeur combien de pauses j’ai pris : je ne suis pas payée mais la mutuelle intervient à raison de 82% de ma rémunération de base.

Continuer à allaiter était pour moi important pour de multiples raisons. Le lait maternel est bon pour l’enfant puisqu’il contient les anticorps de la mère : un enfant qui va à la crèche aura moins de chance de tomber malade Cela réduit la probabilité de devoir prendre des jours de congés pour s’occuper de son enfant malade. J’ai lu que l’absentéisme maternel en raison d’une maladie de l’enfant est d’ailleurs presque trois fois moins élevé chez les mères qui allaitent : c’est un point positif pour l’enfant, pour la mère, pour l’employeur et aussi pour l’assurance maladie !

Je travaille pour un groupement de mutualité et notre employeur nous a dans le passé sensibilisé sur les avantages de l’allaitement pour la santé de l’enfant et de la maman. Par exemple pour l’enfant, les risques d’allergie ou d’obésité sont minimisés. Et du côté de la mère, cela diminue les risques de cancer féminin (sein, ovaire, utérus), d’endométriose et même de diabète de type II.

Autant de raisons de continuer à allaiter !

– Comment vous êtes-vous organisée ?

Tout d’abord j’ai profité de mon congé maternité pour tirer un peu de lait en avance et je ne le regrette pas : avoir une réserve de lait dans le congélateur est rassurant pour les jours où l’on tire moins de lait ou bien pour ceux où bébé a un plus gros appétit.

J’ai également dévalisé le site sebio.be pour m’équiper au mieux : crème cicatrisante, compresses en tissu, tisanes d’allaitement, sacs de congélation, etc. Je recommande vraiment les compresses en tissu qui à mon sens sont plus agréables, pratiques et économiques que celles en coton jetable.

Enfin, j’ai noté dans mon agenda quand étaient programmées mes pauses allaitement afin de pouvoir organiser mon temps au mieux.

– Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les pauses allaitement prennent du temps : 2 fois 30 minutes par jour, cela représente 5 heures par semaine soit plus d’une demi-journée ! J’essaie au maximum de rentabiliser ces pauses pour faire autre chose. Par exemple, je lis des livres sur des thématiques que je traite dans le cadre de mon travail : un bon moyen de se former tout en profitant de ces temps morts.

J’ai également rencontré une autre difficulté qui est qu’au retour de vacances, quand ma fille est retournée à la crèche, elle refusait le biberon. Cela a pris dix jours pour qu’elle l’accepte à nouveau. La persévérance a aidé et aussi le fait de motiver bébé en déposant quelques gouttes de lait sur ses lèvres avec une pipette. Lire tous les conseils et témoignages sur ce site m’a beaucoup aidé à cette période.

– Quels ont été vos meilleurs moments ?

La tétée de retrouvailles à la fin de la journée est un moment unique et précieux. Ma fille est toute contente, agite les bras en gazouillant et je suis également toute heureuse de la retrouver. Elle va avoir 8 mois et j’ai de formidables souvenirs d’allaitement avec elles : la première tétée, les tétées en vacances dans les endroits les plus improbables, etc.

– Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je ne peux que les encourager à allaiter à la reprise du travail. C’est une formidable expérience à prolonger pour tous les avantages cités précédemment ! Et cela leur évitera de devoir porter et laver les biberons quand elles se déplacent : un grand avantage pratique en déplacement !

– Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, j’allaiterais naturellement de la même manière ma fille. Si je devais cependant changer quelque-chose, peut-être que j’introduirais plus tôt le biberon. Je ne l’avais pas fait par peur de la confusion sein/tétine mais cela aurait peut-être permis à ma fille de déjà se familiariser à la sensation de la tétine, tout en ayant la possibilité de continue à boire mon lait.

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allaiter et travailler

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail quand mon fils avait presque 4 mois, j’avais ajouté 3 semaines de vacances à la suite de mon congé maternité. Malgré des débuts d’allaitement assez difficiles (douleurs et rythme effréné auquel je n’étais pas préparée), tout allait enfin parfaitement bien et sevrer mon bébé était inconcevable. Allaiter le plus longtemps possible avait été mon choix depuis le début, afin de lui donner le meilleur (de moi J).

Malgré toute cette conviction, la séparation alors que mon bébé était encore si petit et la poursuite de l’allaitement à la reprise du travail me terrorisaient. Mon bébé refusait farouchement le biberon que son papa lui proposait depuis un mois et je ne savais pas comment il allait se nourrir chez sa nounou. Mon stress a peut être beaucoup joué dans ce refus, le biberon symbolisait pour moi la séparation et un éventuel sevrage qui m’était insupportable… Ou alors bébé affirmait juste ses choix, lui qui n’avait jamais voulu d’une quelconque tétine !

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Toujours est-il qu’à la reprise de mon travail, 3 jours par semaines avec une garde de 8h15 à 17h45, il a bien fallu laisser mon bonhomme avec ses petits pots de mon lait tiré et prier pour que tout se passe bien…

Sa nounou, véritable perle, m’a envoyé des messages toute la journée pour me rassurer et bébé a pris un peu de mon lait, mais à la cuillère, pas au biberon. Elle s’était renseignée sur internet et avait vu qu’on pouvait nourrir les bébés allaités de cette façon, elle a donc essayé et s’est aperçue qu’il prenait sans difficulté et plutôt rapidement. Il s’est nourri comme ça pendant une semaine puis a accepté le biberon, mais sans jamais le prendre avec grand enthousiasme. Il l’a d’ailleurs refusé à nouveau pendant plusieurs semaines suite aux vacances de Noël lors desquelles je l’avais mis au sein à la demande sans un seul biberon.

Actuellement, bébé a presque 7 mois, il mange joyeusement des purées, des compotes et des yaourts ainsi qu’environ 160 à 200 ml de mon lait avec la nounou et je l’allaite toujours à la demande quand je ne travaille pas. On lui apprend à boire à la tasse à bec en ce moment et ça marche plutôt pas mal, j’ai bon espoir de dire adieu au biberon pour de bon.

Au travail je tire mon lait 2 fois par jour, en fin de matinée et dans l’après-midi, pour récolter 200 à 280 ml au total. J’utilise un tire-lait manuel Avent et il me convient assez bien car il est discret et silencieux. Je travaille dans mon bureau personnel avec point d’eau et frigo à proximité, ça facilite beaucoup les choses ! J’ai une petite glacière pour le transport (une demi-heure de route) et je mets tout de suite au frigo mes 2 pots en rentrant jusqu’au lendemain.

Je n’avais pas fait de réserves, je tire du jour pour le lendemain, ou le surlendemain, et c’est à la demande toute la journée et la nuit quand je ne travaille pas, ainsi que matin, fin d’après-midi, soir et nuit quand je travaille. Quand bébé ne prend pas tout le lait que j’ai laissé à la nounou elle le garde pour le ou les jours suivants (je lui ai imprimé l’article sur la conservation du lait maternel présent sur ce site et elle gère en fonction, je lui accorde ma confiance et elle nous accorde sa patience).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Mes principales difficultés ont été liées au refus du biberon et à la question de la quantité que j’arriverai à tirer afin qu’elle couvre les besoins de mon bébé. Finalement mon bonhomme se restreint un peu quand il est chez sa nounou et se rattrape quand il est avec moi donc je tire régulièrement plus que ce qu’il boit. Au début ça m’inquiétait un peu, mais sa courbe de poids et de taille est excellente, certainement aussi grâce aux 4 jours à la demande par semaine. Je mets toujours une brique de lait artificiel à la nounou au cas où, mais elle n’a jamais servi !

Les tétées de nuit aussi étaient (et sont encore, bien que plus rarement) difficiles car fatigantes et sources parfois de commentaires désobligeants de l’entourage, bien souvent mal informé.

Plus généralement le plus difficile c’est de devoir tout apprendre par soi-même, les professionnels de santé sont souvent incompétents voire dangereux dans leurs conseils… Mon pédiatre m’avait par exemple conseillé de réduire à 5 tétées par jour alors que mon bébé n’avait que 3 mois. Heureusement que je ne l’ai pas écouté… Donc, merci internet (et ce site en particulier) qui m’a évité de perdre mon allaitement et m’a rassurée bien des fois !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments, ce sont les tétées du soir, avant que mon fils s’endorme paisiblement la main sur mon sein ou mon visage, avec ces soupirs d’aise que seuls un cÅ“ur et un ventre pleins peuvent permettre !

C’est aussi le sentiment de fierté que j’ai de toujours allaiter mon fils actuellement, et j’espère encore pour de longs mois. Ce malgré l’incompréhension, voire la réprobation commune (ah cette fameuse peur de l’enfant trop fusionnel…). L’allaitement m’a révélé ce que j’étais capable de faire en tant que maman, il m’a rendu plus forte et plus confiante en mes capacités, il m’a aussi appris à n’écouter que mon fils et moi.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Pour les mamans encore hésitantes ou inquiètes, j’aimerais juste vous dire d’essayer ! Chaque famille peut trouver sa solution, l’allaitement ne dure qu’un temps et, comme toute la vie, il passe très vite alors profitons-en et faisons-en profiter nos enfants le plus possible.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. J’aimerais juste pouvoir revenir en arrière pour me dire de ne pas stresser pour la reprise du travail, que nous allions y arriver et que nous en serions les plus heureux.

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi, avec mon compagnon, de continuer complètement l’allaitement, je voulais qu’il prenne mon lait le plus possible. Lors de la naissance de Pompoko (c’est son petit surnom sur la toile), il était prévu que je l’allaite au moins 12 mois. Pourquoi, je n’en savais rien, c’était dans ma tête. Il était donc impensable que j’arrête à cause de ma reprise de boulot. J’ai pu décaler cette reprise (initialement le 10 juin 2014) au 1er septembre. Ce qui a été plus simple pour moi. Tout d’abord mentalement, laisser mon tout petit d’à peine 2 mois était impossible. Ensuite physiquement, j’ai une thyroidite d’Hashimoto et le mois de juin m’a été complètement fatal. Ma TSH est montée à 100 ce qui a réduit considérablement mes montées de lait. En Août, nous avions déjà commencé un peu la diversification de notre fils ce qui laissait à la nounou une autre alternative au cas où « il n’y avait pas assez de lait ».

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais commencé, petit à petit, mon stock de lait. J’en ai pris beaucoup plus conscience lorsque j’ai cru « ne plus en avoir » en juin. Dès que ma lactation est revenue (début juillet), j’ai essayé de tirer mon lait tous les jours pour avoir du stock. Si bien qu’en septembre, tout allait bien. Je donnais le lait frais à la nounou et le lait congelé était pour le matin avec papa (je pars très tôt malheureusement).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Faire le stock ! Et encore maintenant, je suis en flux tendu. Le fait de ne pas pouvoir donner la tétée du matin avant que mon fils aille chez la nounou, aussi… C’est frustrant et démoralisant. Je pars le matin à 5h45 et rentre autour de 18h. Le transport est mon principal ennemi.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Ils sont là tous les jours, lorsque je vois sa frimousse « en transe » de mon lait. Il ferme les yeux, me regarde, est ailleurs… J’ai l’impression que je le shoote de mon lait ! Ses sourires post-tétées, son regard et son attention lorsqu’il tète… Bref, les meilleures moments c’est aussi lorsqu’il est au sein !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Il n’y a pas d’obstacle ! Ma chef m’avait laissé un bureau au début de ma reprise… puis elle m’a dit que si je voulais continuer l’allaitement, il fallait que je tire dans les toilettes… Ça m’a beaucoup miné le moral, je produisais moins d’ailleurs. Et puis, je m’y suis faite… Après tout, qui a dit que l’allaitement était un choix de facilité ?

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referais le même choix oui ! Ce que je changerais, dans l’idéal mon temps de transport (4h par jours), j’ai tout essayé au niveau interne mais rien n’y a fait. En septembre 2015 sans doute, on sera tous plus proche. Pour un second bébé, je pense que je prendrai un 80% progressif. C’est-à -dire passer de 40% à 80 en 6 mois. La coupure a été trop brusque pour mon fils, je le sens bien, il tolère très mal notre séparation… tout comme moi.

Je ne saurais l’expliquer mais grâce à l’allaitement, je me sens complètement à ma place et je n’ai pas fait de baby blues ou de dépression post accouchement. Très sincèrement, je pense que j’en aurais fait une (dépression) si je n’avais pas allaité mon fils. Si je n’avais pas maintenu un lien qui progressivement se coupera de manière non brutale. C’est un peu extrême comme pensée et je conçois que toutes les personnes ne pensent pas comme moi mais c’est mon ressenti.
J’espère que mon témoignage pourra aider d’autres mamans. Pour moi, l’allaitement est un choix simple où chaque jour nous avons une épreuve à surmonter, il n’y a pas de routine. L’allaitement peut être difficile à certains moment mais il n’empêche rien à la fierté que l’on éprouve lorsque l’on nourri son enfant !

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  • allaitement et travailA quel moment avez-vous décidé de sevrer votre bébé ?

Le sevrage s’est fait très progressivement : notre fille a toujours tété pour se nourrir, pas vraiment comme réconfort. Avec la diversification, elle a progressivement supprimé des tétées d’elle-même. Nous étions donc à 2 tétées par jour pendant les vacances d’été (elle avait 9 mois). Pour la rentrée, nous avons supprimé celle du soir : le papa allait la coucher, jusqu’à ce qu’elle « oublie » que d’habitude elle avait le sein.
Nous avons continué plusieurs mois avec la tétée petit déjeuner. Pendant les vacances de Noël, je me suis enfin sentie prête à lancer un sevrage, que j’annonçais régulièrement à mon conjoint sans le mettre en Å“uvre. Je ne voulais pas que ce soit trop brutal (éviter tout engorgement) et aussi qu’elle ait le temps de s’y faire.

  • Comment vous y êtes-vous prise ?

Nous avons donc commencé à la lever le matin et lui donner à manger au saut du lit, puis je complétais au sein pendant 2 à 3 semaines. Au bout de ce temps, la tétée était symbolique, j’y tenais surement plus qu’elle, elle ne buvait presque rien, restait au sein quelques minutes. J’ai décalé doucement l’heure de tétée (toujours par peur d’un engorgement) une journée, et le lendemain, j’ai oublié de lui donner. Et voilà , elle était sevrée. A 15 mois.

  • Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Pas de difficulté particulière. Simplement, cela fait un mois et je ressens encore une très très forte envie de lui donner le sein de temps en temps. Elle ne l’a jamais réclamé, mais ça me démange parfois.
Je me sens désarmée aussi lorsqu’elle est inconsolable la nuit et que je n’ai plus mon arme fatale à disposition, je dois apprendre de nouvelles techniques d’apaisement.

  • Etes-vous satisfaite de ce sevrage ?

Oui, beaucoup. Tout s’est fait doucement. Ce n’est pas un sevrage naturel, mais presque en fait. Notre fille aime tellement manger !
L’allaitement a été une aventure très agréable pour moi, il nous a surement sauvé la mise car au début les nuits auraient été très longues sans. Le sevrage se sera fait tout aussi simplement, en accord avec nos rythmes et nos envies.

  • Qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui souhaitent sevrer leur bébé ?

De s’écouter, d’écouter leur enfant et de ne pas précipiter les choses. Dans leur sevrage comme dans leur allaitement. J’ai trop d’amies allaitantes qui vivent un allaitement compliqué car elles en font trop (tirent leur lait pour le donner à bébé dans la foulée, sans s’absenter et donc ne font que ça : allaiter, tirer le lait, donner le bib), alors que les choses sont faites pour fonctionner d’elles-mêmes.
Le sevrage n’a pas besoin d’être une déchirure : c’est une suite logique.

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marie2Suite à ma demande, voici donc les résultats des performances de vos tire-lait en terme de batteries ou de piles.

– Marque Medela :

  • Modèle Freestyle, fonctionne avec une batterie rechargeable.
    • Résultat de Bzoui : 40 tirages de 10 minutes !
    • Résultat d’Anita : 14 tirages de 10 minutes mais la batterie n’était pas vraiment déchargée.
  • Modèle Pump in Style Advanced, fonctionne avec 8 piles AA.
    • Résultat d’Elea : 20 à 30 tirages de 10-15 minutes avec les mêmes piles.
  • Modèle Swing Maxi, fonctionne avec 6 piles AA.
    • Résultat d’Elodie : 10 tirages au moins. Le tirage est très efficace sur tous les tirages, puis s’arrête d’un seul coup quand les piles sont vides.
  • Modèle Symphony, fonctionne sur batteries rechargeables quand le tire-lait est branché sur secteur.
    • Résultat d’Elodie : J’ai fait jusqu’à 2 tirages entre 20 et 30 minutes sans le recharger sans aucun problème. Mais comme je m’en servais le plus souvent sur secteur je ne pourrais pas dire jusqu’à combien de temps il tient.
    • Résultat de Bzoui : 2 à 3 tirages de 20 minutes.

– Marque Ameda :

  • Modèle Lactaline, fonctionne avec 6 piles LR6.
    • Résultat de Jue : utilise des piles rechargeables et je faire environ 6/8 tirages de 10 minutes avec.
    • Résultat de Bzoui : 3/4 tirages de 10 minutes.

– Marque Ardo :

  • Modèle Calypso, fonctionne avec 6 piles LR6.
    • Résultat de Mélanie : 3 tirages corrects mais au delà la machine ne tire plus correctement.
    • Résultat de Maëlle : 4-5 tirages de 15 minutes.
    • Résultat de Maud : 2 tirages d’environ 1/4 d’heure en double pompage.Le tirage est nettement moins efficace que quand le tire-lait est branché sur secteur.

N’hésitez pas à compléter cet article avec vos retours d’expérience !

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