J’ai repris le travail aux 5 mois de ma fille, jusque là allaitée exclusivement.

Je travaille du lundi au vendredi de 8h30 à 17h. Ma fille a été gardée par une nourrice.

J’ai fait le choix en partenariat avec mon mari de poursuivre l’allaitement en tirant mon lait au travail, et je donnerais ce lait tiré à notre nourrice. Celle ci ayant elle même allaité son enfant ne s’est posé aucune question sur ce mode d’alimentation.

La reprise du travail s’est faite sans pression pour ma lactation. Je me disais que j’irais jusqu’où je pourrais.

Et finalement celle-ci s’est maintenue. J’ai même pu donner au lactarium.

L’allaitement a pu se poursuivre jusqu’au sevrage naturel soit un peu plus de 4 ans.

Je pense que la grande ouverture d’esprit et la patience de notre nourrice ont grandement contribué à cette poursuite. Mais également les collègues compréhensives et intéressées, mon conjoint et bien évidemment notre enfant.

J’ai au cours de mon allaitement eu la chance de rencontrer des femmes qui avaient elles mêmes allaité environ 3 ans. Ces rencontres m’ont permis également de «m’autoriser» à envisager un allaitement au delà de un an.

Je pensais allaiter 6 mois…

Je n’ai pas eu de grandes difficultés mise à part parfois, quand je devais partir en formation avec pas toujours la possibilité de tirer mon lait.

Une chose que je tiens à partager : C’est ne pas se fixer de limites. Et essayer de s’entourer de personnes relais qui peuvent de manière bienveillante : rassurer, accompagner, orienter…

L’allaitement c’est une histoire collective et pas que personnelle à mon sens.

 

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– Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Comme je reprenais le travail sur une période, où je reçois beaucoup de public dans mon bureau, et où je dois encadrer des intérimaires toute la journée, j’avais envisagé un sevrage « partiel », c’est-à-dire continuer à allaiter lorsque je suis avec mon enfant (y compris weekend et congés) et qu’il boive des biberons de lait infantile en journée lorsque je suis au travail. Je pensais que tirer mon lait au travail pour continuer un allaitement exclusif serait fastidieux.

J’ai changé d’avis par la suite.

 

– Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais lu sur internet qu’il faut habituer l’enfant et son propre corps plusieurs semaines à l’avance. Nous avons commencé à introduire un biberon 3 semaines avant pour arriver à trois biberons la veille de la reprise.

J’ai d’abord apporté mon tire-lait au bureau afin de me soulager le midi. J’ai la chance d’avoir un bureau individuel, qui ferme à clef et qui a des rideaux. Je pensais jeter ce lait mais finalement je l’ai conservé au frigo du bureau et mon fils a pu le boire le lendemain.

Du coup, j’ai décidé de continuer à tirer le midi quelques jours pour habituer son estomac petit à petit au lait industriel.

Les premiers jours, j’ai aussi utilisé des coupelles recueille-lait car j’avais beaucoup de lait qui s’écoulait au travail. Comme c’était désagréable, j’ai ensuite mis des coussinets absorbants. Au bout de 2 semaines, je n’en ai plus eu besoin.

Lorsque je retrouvais mon fils le soir, la tétée était longue (parfois plus d’une heure) mais j’avais moi aussi du mal à me décoller de lui (c’est encore un peu le cas).

Quatre semaines après, lors de mes premiers congés, on a repris l’allaitement exclusif au sein pendant 10 jours. Comme j’avais finalement continué à tirer mon lait le midi jusqu’à ces vacances, à la reprise je me suis dit que tirer deux fois au lieu d’une, ça ne changerait pas grand-chose. Nous entrions dans une période basse de réception du public, j’en ai profité pour annoncer à ma chef que j’allais tirer mon lait non plus sur ma pause du midi mais à 11h et à 14h30, ce qui correspondait aux deux repas de mon fils en mon absence. Le soir, je mettais au frigo les deux biberons pour que son Papa les lui donne le lendemain (il a la chance d’avoir un papa qui travaille à la maison et le garde avec lui toute la semaine). La veille des weekends, les biberons allaient au congélateur car ils n’étaient pas transportés en sac isotherme avec de la glace (30 min de trajet).

Je laisse mon tire-lait au bureau (Medela Symphony, trop lourd à transporter) et je ne lave mes téterelles que le soir à la maison. La journée, elles restent au frigo avec les biberons.

Depuis ses 5 mois, je ne tire plus qu’une fois par jour sur ma pause de midi. Bébé tête lorsque je suis à la maison (de 17h à 8h) et ne prend qu’un biberon de mon lait le midi. Je n’ai pas de stock mais nous avons une boite de lait en poudre dans le placard si un jour le lait se renverse où s’il arrive qu’il ait davantage faim. Pour l’instant, la boite n’a pas été ouverte. Il arrive que bébé manifeste sa faim une heure avant mon retour, son Papa le distrait alors par des câlins et des jeux et l’emmène en balade si cela ne suffit pas à le faire patienter.

– Quelles ont été vos principales difficultés ?

J’ai eu du mal à l’annoncer à mon travail. J’ai des scrupules à faire de telles pauses pendant que mes collègues travaillent. Pourtant beaucoup font des pauses cigarettes qui sont parfois longues. Mes pauses tire-lait n’ont pas été décomptées de mon temps de travail, ce qui prouve que ma patronne est compréhensive même si elle trouve que je me donne du mal pour rien (« Un biberon c’est aussi bien et ça les rend moins capricieux »).

Les premiers mois, il m’arrivait régulièrement d’être en retard pour une séance de tire-lait car je continue à accueillir du public sans toujours oser l’orienter vers des collègues. Et ma poitrine devient désagréable et presque douloureuse.

J’ai toujours la hantise d’oublier de me rhabiller au moment d’ouvrir la porte de mon bureau après une séance de tirage, ce qui me vaut de beaux cauchemars parfois (mais qui sont drôles). Je vérifie toujours plusieurs fois si j’ai bien fermé le verrou de ma porte pendant que je tire…

– Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments sont les tétées de retrouvailles et finalement toutes les tétées depuis que j’ai repris le travail. Je suis très fière de pouvoir nourrir encore mon enfant, que ce soit seulement mon lait qui le fasse grandir et qu’il apprécie autant ces moments lui aussi.

Il y a également les visites chez le pédiatre quand on nous dit « il grandit très bien, continuez comme vous faites ».

Mais aussi le fait de se balader sans prévoir une logistique pour ses repas. Et pouvoir répondre à son entourage qu’on a besoin de rien car je suis sa cuisine sur pattes ! Finalement l’allaitement est souvent vu comme contraignant alors que je trouve que ça rend plus libre dans les déplacements avec bébé.

Il arrive parfois que mon conjoint vienne déjeuner avec moi et je peux allaiter du coup mon fils le midi. Ce sont de belles pauses-déjeuner !

– Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Il faut bien se renseigner, auprès de consultants en lactation ou de sites sérieux comme la Leache League, s’écouter et ne pas se mettre de pression : l’allaitement c’est un choix personnel, que peu comprennent (et on s’en fiche). On peut revenir en arrière comme je l’ai fait (refaire de l’exclusif). On a le droit aussi de ne plus allaiter. C’est une décision qui ne regarde que les parents et leur enfant.

Il y a beaucoup de femmes autour de moi à qui l’on a dit qu’elles n’avaient pas assez de lait et qui ont regretté de ne pas avoir allaité. Avec mon premier enfant, j’avais écouté une sage-femme de la maternité qui me conseillait de compléter les tétées par un biberon à chaque repas car, selon elle, je n’avais pas assez de lait pour un si gros bébé (4kg200 à la naissance). Si j’avais su, j’aurais refusé les compléments et j’aurais poursuivi l’allaitement plus qu’un petit mois.

Le soutien du conjoint me semble nécessaire. J’ai la chance d’avoir un conjoint qui m’a toujours soutenu dans les bons et les mauvais moments et qui me laisse l’entière liberté de continuer ou non d’allaiter.

– Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je ne commencerai pas si tôt l’introduction de biberon car cela me brisait le cœur de ne pas donner le sein à mon bébé alors que j’étais là.

Et j’aurais demandé le congé pathologique : j’étais épuisée lors des premières semaines et j’ai trouvé que j’avais repris le travail trop vite (il avait 2 mois et demi).

Je ne sais pas s’il aurait été préférable de tirer plus souvent mon lait au travail les premières semaines car je pense que cela m’aurait beaucoup stressée (et l’on aurait beaucoup toqué à ma porte).

Je ne changerais rien d’autre. Les premières semaines ont parfois été difficiles car j’avais l’impression de passer ma vie avec bébé au sein et c’était parfois douloureux. Mais je me suis accrochée car je me doutais que cela valait la peine. Aujourd’hui, nous apprécions tous les deux ce lien si fort. Je pensais continuer à tirer mon lait au travail au moins jusqu’à ses 6 mois, là je me vois bien partie pour 6 mois de plus et qui sait, peut-être davantage.

 

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organiser son retour au travailVoilà, vous connaissez la date de votre reprise de travail et vous avez choisi de poursuivre votre allaitement en tirant votre lait. Comment vous organiser pour que tout se passe au mieux ?

  • Trouver un mode de garde qui accepte de donner votre lait.
  • Obtenir de la crèche (si c’est votre cas) leurs conditions d’acceptation du lait maternel.
  • Organiser avec l’assistante maternelle (si c’est votre cas) l’utilisation de votre lait.
  • Prévoir de louer le tire-lait qui convient le mieux à votre situation.
  • Prévoir les quantités dont aura besoin votre bébé et à quel moment les tirer.
  • Prévoir le transport de votre lait.
  • Vérifier que votre lait ne se prédigère pas.
  • Vous renseigner sur vos droits au travail : quel est votre statut ? Que dit votre convention collective ?
  • Trouver un endroit pour tirer votre lait au travail.
  • Passer en revue votre garde-robe : avez-vous des vêtement pratiques pour tirer votre lait ? Pour donner une tétée de retrouvaille à la crèche ou chez l’assistante maternelle ?

Et vous, comment vous êtes-vous préparée à la reprise du travail ?

 

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Voici mon témoignage concernant la grande aventure que j’ai vécu avec ma fille Anaëlle.

Avant sa naissance, j’avais entendu son père vanter les mérites de l’allaitement. Par contre, de mon côté, les témoignages n’étaient que manque de lait et expériences désastreuses. Personnellement je n’étais pas super à l’aise quand une amie sortait son sein pour faire téter un bébé, mais mon expérience s’arrêtait là, car j’avais vu très peu de femmes allaiter. Pour faire plaisir à mon compagnon, j’ai décidé d' »essayer » l’allaitement avec notre fille, et je me suis lancée sans a priori positif ou négatif, et surtout, sans objectif et sans pression…(du moins au départ).

Les débuts ont été douloureux, épuisants, mais beaux. J’adorais ces moments d’intimité, les yeux dans les yeux, peau contre peau. Mon compagnon me nourrissait (beaucoup!) et je nourrissais notre fille, très souvent, très longtemps. Pour éviter les douleurs, j’avais eu la bonne idée d’utiliser des bouts de seins et je n’ai pas fait tout de suite le rapprochement avec la durée interminable des tétées (quelle différence quand j’ai cessé de les utiliser !).

Mon compagnon, lui, était déstabilisé par le fait de ne pouvoir contrôler ce que notre fille buvait, et avait très peur qu’elle ne prenne pas assez de poids, mais il m’a toujours soutenue. Bref, des moments forts en émotion ! Nous avons reçu beaucoup de conseils et d’avertissements, la plupart du temps de femmes qui n’avaient pas ou quasiment pas allaité, voire qui n’avaient pas d’enfant.

Quand j’ai repris le travail, en janvier 2017, on m’a attribuée une chambre avec salle de bain pour tirer mon lait (quelle chance!) et j’ai continué à fournir mon lait à notre fille. Seule la nourrice avait le privilège de pouvoir lui donner un biberon, car à la maison c’était hors de question !

Les articles des sites de la Leche League et A tire d’ailes, m’ont aidée, soutenue, guidée, ont répondu à mes questions, de même que les consultantes, ainsi que le RENOAL (réseau normand pour l’allaitement), ma sage-femme et les conseillères de Grandir Nature.

Globalement ça s’est bien passé, même si ce n’était pas toujours facile de caser les deux demi-heures nécessaires, que parfois j’avais des baisses de tension, parfois j’oubliais une partie de mon tire-lait ou les pains de glace à la maison… Je boostais ma lactation par période avec de l’homéopathie, des tisanes, des produits à base d’avoine, des gélules de fenouil…

Tous les soirs mon compagnon lavait le tire-lait et le stérilisait une fois par semaine. Une fois j’ai oublié le kit à bouillir sur le feu pendant très longtemps… au point qu’il avait un peu fondu, alors j’ai acheté un stérilisateur électrique. J’ai changé trois fois de tire-lait.

A la fin mes seins avaient tellement réduit que les téterelles les plus petites ne convenaient plus tout à fait. J’ai arrêté de tirer mon lait en mai 2018. Ma fille n’a jamais voulu boire de lait en poudre, ni de lait de croissance chez sa nourrice, alors tant pis elle a eu des yaourts et du fromage ! A la maison, c’était encore tétée à volonté et à la demande, nuit et jour.

En septembre 2018, je suis tombée enceinte et alors mes seins sont devenus hyper douloureux. C’était pire qu’à la maternité, pire que pendant les poussées dentaires quand la salive acide irrite les mamelons, et le pire du pire, c’est que ma fille s’acharnait alors que je n’avais quasiment plus de lait. J’ai essayé de protéger et faire cicatriser mes bouts de sein avec du miel, de la lanoline, du papier film.

Ma fille faisait la grimace face à mes bobos et au goût étrange de mes mamelons et m’envoyait me laver (lol !). J’ai fini par me rendre à l’évidence : il fallait arrêter de s’acharner car les tétées devenaient une corvée. J’ai donné ma dernière tétée le 21 novembre 2018. Ma fille me réclame toujours, elle m’en veut, elle pleure, tire sur mes vêtements et parfois me tape, mais elle finit par se consoler et écouter mes explications. Sa frustration est difficile à vivre pour moi, car j’aurais préféré un sevrage naturel, à un moment choisi par elle. J’en pleurerais avec elle.

C’était une belle aventure, qui a commencé dans les larmes d’émotion, parfois de fatigue et de frustration (on ne peut pas se faire remplacer pour la tétée, même quand on n’en peut plus) et qui se termine dans des larmes de regret et de frustration. Malgré tout je suis fière de moi, mon compagnon l’est aussi, et je crois que j’ai donné quelque chose d’important à ma fille pendant ces 25 mois et 19 jours qu’ont duré l’allaitement. Notre relation est très fusionnelle.

Pendant les tétées nous avons vécu beaucoup de tendresse, et même des fous rires. La tétée a endormi, consolé, rassuré, réchauffé, réconforté. Mes seins ont eu droit à toutes les attentions : caresses, « bisous-prout » pour rigoler, « bisous-magiques » pour guérir les bobos de maman… C’était, comme je l’ai lu dans un article « le rôle de leur vie ».

A part quelques détails, je ne changerais rien. J’envisage même de retenter l’aventure avec le prochain bébé, forte de l’expérience accumulée. Si j’avais des conseils à donner, ce serait de n’écouter que soi, son instinct « animal » de jeune mère, de faire confiance à son enfant (les bébés savent d’instinct ce qu’il faut faire et à quel rythme), et de dire dès le départ à un entourage trop négatif que l’allaitement ne les concerne pas (c’est un peu violent, mais efficace) et surtout de s’entourer (même par courriel ou téléphone) de bonnes conseillères ou consultantes.

Concernant le sevrage : si vous ne trouvez pas de bonne raison pour ne pas continuer, continuez, d’autant plus qu’après six mois, l’allaitement devient beaucoup moins contraignant et plus agréable. Enfin, ne cherchez pas « la bonne recette », je crois qu’il y a autant de façons d’allaiter et de sevrer que de couples mère-enfant…

 

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J’ai trois enfants:

J’ai allaité la première jusqu’à 9 mois, la deuxième a peu près la même durée et le troisième vient d’arriver.allaitement et travail

Pour la première, j’avais oublié mais ces dernières semaines m’ont fait revenir les souvenirs. L’accouchement a été déclenché sans complications médicales, mais avec souffrance pour moi et je pense pour elle aussi, nous avions fait une tétée d’accueil sur un seul sein sans trop de difficulté, mais elle avait trop « bu la tasse », et les premiers jours à la maternité ont été ensuite compliqués.

Je remercie une des sages femmes de m’avoir passé des bouts de sein, qui ont permis de lancer la machine, je le mettais en début de tétée quand le mamelon n’était pas sorti puis je l’enlevais. Je dois surtout mon allaitement à une copine qui a allaité ses 2 enfants et à sa sœur qui est « écoutante » dans une association de soutien à la lactation et qui vous lit… Elles m’ont vraiment encouragée et permis de trouver confiance en moi.

Ma fille par contre ne se réveillait pas et perdait du poids, nous avons donc dû la réveiller à heure fixe, mais ces moments difficiles sont vite passés. Elle a fait une petite crise de croissance vers 2 semaines et demi, et après l’allaitement s’est déroulé avec bonheur. J’ai repris le travail quand elle avait 5 mois, comme c’était un nouveau poste, j’ai préféré ne pas tirer, et je l’allaitais le soir en rentrant, vers minuit, et le matin avant de partir….jusqu’à ses 9 mois, on a diminué progressivement.

Pour ma deuxième tout s’est passé comme sur des roulettes je dirais ! La lactation s’est lancée très vite, et le petit souci du démarrage était plus que je surproduisais (j’ai tiré du surplus pour soulager mes seins très vite), et que le débit était trop important pour elle…mais cela s’est réglé dans les premières semaines.

J’ai pensé à donner au lactarium, mais comme c’est une petite fille qui avait beaucoup de mal à dormir ( même à 2 ans aujourd’hui c’est compliqué, quand elle se réveille, elle est réveillée jusqu’au cycle suivant, ce qui fait maintenant 1h30…), j’ai eu un zona qui rendait le don impossible….

C’était un allaitement différent, mon aînée me caressait le sein doucement, la deuxième avait des mouvement plus « dynamiques » avec le sein, et pour toutes les deux ce sont des moments magiques à 2.. Quand elle a eu 5 mois, j’ai repris sur une mission à 20 min de la maison, et je me suis sentie de tirer mon lait, j’ai commencé au manuel dans les toilettes jusqu’à ce qu’on m’indique une petite salle. J’arrivais à tirer en 2-3 pauses de quoi fournir à la nounou….

Par contre, celle-ci ne m’a pas indiqué à quel point ma fille refusait de manger. Elle a vu que j’étais déjà angoissée de tirer, de retourner travailler,… Elle m’a évoqué ses difficultés mais je n’ai pas su voir l’ampleur jusqu’à ce qu’on en discute 1 an  après !!!  Ma fille a très probablement fait la « grève de la faim » au début. Je pense que cela a duré 2 bonnes semaines et demandé à la nounou ( qui n’est pas du tout pro-allaitement) beaucoup de ressources. Ma fille a accepté le lait que je tirais la veille pour le lendemain (je le donnais à la nounou le soir en allant la chercher), mais pas le lait congelé de mon stock ( moi qui avait tout conservé pour la reprise !!). Au final on a tenu comme cela 3 mois, puis j’ai changé de lieu de travail et nous sommes passées à une tétée matin, soir, minuit, mais cela a moins bien fonctionné que pour l’aînée… rapidement c’est devenu des tétées câlin…

Mon troisième est arrivé il y a 15 jours, tétée d’accueil très compliquée (un seul sein, il a fallu le guider, cela n’a pas trop marché), la lactation s’est lancée, il avait stabilisé son poids en sortie de maternité, puis lors des surveillances suivantes, son poids chutait… Nous avons donc dû passer à du tire-allaitement avec DAL au doigt, ce que je trouve contraignant et déstabilisant émotionnellement… J’ai rendez-vous avec la sage femme « allaitement » de la maternité pour une consultation mercredi, nous verrons comment cela se passe (j’ai l’impression qu’elle n’est pas IBCLC puisqu’elle n’est pas dans l’annuaire).

Heureusement que c’est un troisième car sinon cela serait difficile de s’accrocher !!! Je suis persuadée envers tout le monde ( mari, médecin, sage femme,…) que c’est un souci de frein (le mien a été coupée à la maternité ma mère m’a raconté) et je suis un peu démunie, je vois un ostéopathe demain (deux sœurs spécialisées en nourrisson, l’une infirmière-puéricultrice-aide à l’allaitement, l’autre ostéo spéciale nourrisson), car l’autre piste proposée est un menton trop en arrière…

Coté tire lait :

* pour la première j’avais un lactaline avec des téterelles medela car le loueur était en rupture…galère avec des remontées dans le tuyau et j’ai très peu tiré

*pour la deuxième j’avais un lactaline avec des téterelles lactaline, bien mieux, je tirais avec la reprise du travail a peu près 250 ml dans ma journée 8h-18h…

* là on m’ a passé un fisio pro de kitett en m’indiquant qu’il était plus puissant…j’ai un peu galéré mais le loueur de matériel vient à domicile, et elle m’a fait remarqué deux choses :

  • il faut bien vérifier l’étanchéité, les téterelles sont plus simples que les medela ou les lactaline, et on se fait piéger à ne pas faire une bonne étanchéité plus facilement (le serrage de la bouteille par exemple).
  • coté vitesse et jeu de puissance, je faisais comme les vidéos sur internet, mais en m’observant tirer avec mon avent manuel, elle m’a indiqué que j’utilisais un rythme plus rapide et moins de puissance…changement dans le tirage assez impressionnant…

Par contre en lisant sur votre blog les commentaires je me demande si je devrais pas redemander un lactaline 🙁 (je tire à peu prés 350 ml sur les 500 que je fournis au bébé en complément)…

 

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  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ?  Pourquoi ?

Ma fille aînée est née en Novembre 2015. L’allaitement maternel a été une évidence pour moi mais pourtant je pensais qu’il fallait la sevrer pour la reprise du travail, prévue à ses 3 mois.

Au cours d’une réunion de La Leche League, on aborde ce sujet et l’animatrice me demande si j’ai envisagé de tirer mon lait pour qu’il lui soit donné en mon absence. Cela ne m’avait pas traversé l’esprit et je décide de questionner la directrice de la crèche où ma fille sera accueillie. Elle m’informe que c’est possible et m’explique le protocole en vigueur : amener des biberons de lait étiquetés au nom de ma fille avec date et heure de recueil.

J’ai déjà le tire-lait à la maison et je décide donc de me lancer dans cette aventure.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

2 à 3 semaines avant la reprise je commence à faire un stock de lait maternel que je congèle (au cas où je ne tirerais pas assez. Je n’ai jamais utilisé la totalité de ce stock).

Je préviens ma responsable au travail (je suis fonctionnaire) que je souhaite bénéficier de mon heure d’allaitement. Je travaille dans les mêmes locaux que la PMI et j’utilise donc les bureaux médicaux pour tirer mon lait (pas de salle d’allaitement à disposition). 2 fois par jour je prends 20 à 30 min de pause. Je m’isole avec mon tire-lait double pompage. Je conserve mon lait dans une glacière dans le réfrigérateur commun. Et le soir je le transporte avec des pains de glace. Pour gagner du temps, je ne lave pas les téterelles après chaque tirage. Je les mets dans un sac de congélation puis dans la glacière. Et je lave tout, le soir à la maison (c’est une astuce donnée par d’autres mères tire-allaitantes sur internet). Pendant que je tire mon lait je me repose, je lis ou pense à ma fille pour faciliter le tirage.

Je tirerai mon lait de cette manière 4 jours par semaine au travail mais aussi à la maison pendant 9 mois au total.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Cela n’a pas toujours été facile : trouver du temps dans son organisation professionnelle ou personnelle, faire face aux demandes de la crèche qui sollicitent des quantités plus importantes de lait (jusqu’à 3 biberons de 180 ml), la fatigue qui se fait ressentir par moments. Mais j’ai tenu bon car je sais que c’est le meilleur pour ma fille. Cependant, quand elle est entrée dans la section des moyens à l’âge d’un an, j’ai préféré rendre le tire-lait et arrêter les biberons à la crèche (remplacés par des laitages solides).

J’ai ensuite continué à allaiter ma fille jusqu’à ses 30 mois (sevrage dû à une nouvelle grossesse).

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Si l’on souhaite tirer son lait au travail, le plus important, à mon avis, est d’être organisée et motivée. Et quelle fierté de savoir que l’on continue de nourrir son enfant et de lui donner le meilleur.

Je ne connaissais pas le risque de confusion sein-tétine à ce moment là. Et j’ai de la chance que ma fille n’en ait jamais faite.  Mais je veux dire aux mamans que si le biberon est le seul contenant accepté (ce qui fut mon cas) on peut limiter les risques (tétine au débit le plus bas, biberon donné à l’horizontale).

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Et à la question « si c’était à refaire ? » je réponds oui sans hésiter. D’ailleurs j’ai recommencé. Je tire de nouveau mon lait pour ma seconde fille qui a intégré la crèche à ses  4 mois et demi.

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