allaitement et travailJe me présente, je m’appelle Flo j’ai 34 ans et je suis maman de deux garçons de 6,5 et 2,5 ans.

Ma mère m’a allaitée 9 mois alors j’ai toujours considéré l’allaitement comme quelque chose de simple et naturel. Mais j’avoue que j’avais du mal a croire qu’on pouvait toujours avoir du lait passé un an … L’allaitement long ou non raccourci n’était pas une évidence de départ et encore moins une volonté. Mais avec les problématiques de santé RGO fort, intolérances aux protéines de lait de vache, eczéma…. J’ai poursuivi pour lui pour sa santé.
Apres 3 ans nous avons décidé de commencer les essais bébé 2. Essai très concluant car il en aura fallu un seul. J’avais souvent lu que les enfants se sevraient, ou alors que le lait se tarissait pendant la grossesse. Puis l’envie du co-allaitement est venue. Une envie de faire partager ce moments de tendresse entre 2 frères alors j’ai décidé de ne pas lui imposer un sevrage.

J’ai eu quelques douleurs au premier trimestre puis c’est passé. Plus la grossesse avançait plus il pompait longtemps pour avoir quelques gouttes du précieux breuvage.

A la naissance de son frère, j’ai découvert qu’un bébé ça pouvait aussi dormir plusieurs heures d’affilée voir la nuit presque complète. J’avoue j’étais ravie que le grand tête encore pour soulager mes seins devenus des obus de lait.

Rapidement j’ai interdit les tétées le soir au grand pour laisser la priorité au petit. Après un an de co-allaitement quotidien, j’ai commencé a vraiment limiter les tétées du grand. Il s’est progressé sevré tout seul. Il a pris sa dernière tétée à l’aube de ses 6 ans.

Le petit de 2,5 ans tête toujours à volonté ou presque. Et oui « presque » parce que je travaille !

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai repris quand mon premier avait 2,5 mois et le deuxième 4 mois. J’ai fait un stock sous forme de glaçons majoritairement. J’avais aussi quelques poches et pots de 100 ml environ chacun. Je tirais chaque jour du lait dans les toilettes de mon travail. Le lait frais était donné le lendemain par la crèche au biberon avec une tétine bas débit. Le vendredi soir je congelais ma traite. Le lundi matin je décongelais mes plus anciens glaçons. Ainsi j’entretenais mon stock.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Des difficultés ? Je n’en ai pas eu liées à l’allaitement. Le premier était un bébé aux besoins intenses et tétait chaque demi heure. Cela a été fatigant. Mais les BABI sont épuisants allaités ou non.

Des difficultés par rapport au travail ? J’ai vécu mes allaitements dans deux entreprises différentes. J’ai toujours pu tirer mon lait sans problème. En revanche, j’ai eu des déplacements professionnels sur plusieurs jours avec découchage. Donc plusieurs nuits loin de mon bébé. Je n’étais pas ravie mais je n’avais pas le choix. Papa a toujours pris le relais en lui donnant mon stock de lait au biberon. Bébé a toujours repris le sein sans problème à chacun de mes retours.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire ? Je refais pareil sans hésiter. Je suis sûr que l’allaitement a contribué à créer cette relation si fusionnelle que j’ai avec mes enfants.

Ce qui m’a vraiment aidé dans cette réussite c’est d’avoir un super mari qui cuisine et qui participe aux tâches ménagères.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

A toutes les mamans je vous souhaite de vivre ces moments là. A celles qui hésitent je vous recommande d’essayer. Vous pourrez toujours arrêter si cela ne vous convient pas. L’inverse est moins évident.

 

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tirer son lait à la mainSur ce blog, je parle beaucoup de tire-lait car il est utilisé par de nombreuses femmes qui reprennent le travail. Cependant, il n’est pas absolument nécessaire car quasiment tout le monde dispose de … ses deux mains !

Et oui, il est tout à fait possible de tirer son lait à la main sans utiliser d’autre accessoire qu’un récipient pour recueillir le lait. Cela ne coûte absolument rien, vos mains sont faciles à nettoyer, bref c’est le plus simple.

D’autre part, même si vous utilisez habituellement un tire-lait, c’est très utile de savoir le faire lorsque vous avez oublié votre tire-lait, qu’il s’est cassé ou qu’à l’étranger la prise électrique ne fonctionne pas, toutes situations déjà vécues par les lectrices de ce blog.

C’est un geste à apprendre, simple et qui a été utilisé par les femmes de tout temps. Cela ne prend pas forcément plus de temps qu’un tire-lait, c’est surtout une question d’habitude. De plus, les études montrent que l’on obtient un lait plus riche en graisses lorsque l’on tire à la main, comparé à un tire-lait.

Comment faire ?

Tout d’abord, se munir d’un récipient à col large, un bol par exemple, car les jets de lait partent un peu dans tous les sens et qu’il peut être difficile de viser avec un récipient à col étroit. Faites des essais et choisissez le récipient qui vous convient le mieux.

Placez votre main en forme de C et placez le pouce et l’index de part et d’autre de l’aréole, assez loin du mamelon. Vous devez pouvoir tracer une ligne imaginaire qui va de l’ongle de votre pouce à l’ongle de votre index en passant par le mamelon. Vous devez sentir la glande mammaire sous vos doigt.
Vous appliquez une légère pression vers le torse puis vous faites comme des empreintes digitales vers l’avant, sans faire glisser les doigts sur la peau. Vos doigts doivent rester loin du mamelon et ne jamais le pincer. Vous ne devez pas vous faire mal.

Puis vous relâchez et vous recommencez.

Pour visualiser la technique, voici une vidéo (en anglais) très claire. Une autre video en français.

La technique est bien expliquée dans ce document .

Et vous, avez-vous l’habitude de tirer votre lait à la main ?

 

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  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Poursuite de l’allaitement car j’ai allaité mon aînée jusqu’à 23 mois. j’ai repris le travail quand bébé avait 7 mois. Il a bientôt un an. On a découvert à ses 5 mois, lors du premier biberon de lait artificiel qu’il était allergique sévèrement au lait de vache (boutons et gonflement du cou). Cette allergie n’est pas à l’origine de mon souhait d’allaiter longtemps mais a renforcé ma détermination.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Au début je tirais mon lait pendant la tétée du matin, et en revenant du travail pendant la tétée du soir. Je voulais donner du lait maternel à la crèche mais je n’ai pas pu tirer du lait au travail. Du coup mon fils prend du lait spécial pour les allergie au lait de vache à la crèche.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je souffre depuis 5 mois d’une candidose mammaire qui n’a pas disparu avec l’antifongique. Vu que la bouche de mon fils n’a pas de taches blanches je ne suis pas prise au sérieux. Je souffre énormément car mes mamelons et toute l’auréole sont secs et la peau pèle régulièrement les laissant à vif.

Il y a eu ma difficulté à tirer du lait au travail.
Je voulais donner du lait maternel à la crèche mais je n’ai pas pu tirer du lait au travail.
En effet, mon entreprise offre une heure de travail rémunérée en moins, non conditionnée à l’allaitement jusqu’aux 18 mois de l’enfant mais je me suis heurtée à un refus implicite de m’accorder cette heure que je voulais prendre pour tirer du lait au travail sous prétexte que je suis cadre en forfait jour (je n’ai pas d’horaires juste un nombre de jour dans l’année à faire Et des RTT). C’était pareil pour l’heure en moins pendant la grossesse. Je n’ai rencontré personne qui a pu me dire si elle avait pu bénéficier de cette heure. En plus, parler d’allaitement est tabou. On nous fait vite comprendre que ça ne regarde que nous. Pourtant on a la possibilité d’aller à l’infirmerie avec une salle fermée et un frigo.
Je pense que j’ai manqué de volonté car j’aurais pu tirer pendant ma pause déjeuner. Mais je tenais à manger chaud à la cantine.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

La découverte de l’allergie de mon fils m’a rendue fière de l’avoir allaité exclusivement les 6 premiers mois. Bien que je consommais du lait de vache qui, je pense, était à l’origine de ses régurgitations fréquentes.
Quand mon fils est malade, surtout lors de la rentrée à la crèche, je suis contente de le réconforter et de le nourrir alors qu’il refuse tous les autres aliments.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

La reprise du travail est très dure. Nous nous jugeons nous même par rapport à nos performances de travailleuses tout en nous jugeant sur nos performances de maman. Dans le discours il est évident que c’est le rôle de maman qui prime mais travailler a un côté épanouissant car il nous permet de subvenir à nos besoins et ceux de notre famille.
Donc si allaiter à la reprise du travail est une source de stress il ne faut pas hésiter à en parler afin de trouver le meilleur rythme et comment entretenir sa lactation. Il ne faut pas cesser de se documenter mais aussi il faut savoir s’aménager des breaks s’il le faut.
Donner du lait artificiel lorsque l’on sent la pression monter.
Faire savoir à son conjoint que le temps mis à allaiter est du temps « de travail domestique» donc qu’il prenne le relais sur ce temps en s’occupant des plus grands ou d’autres tâches. Sinon on a tendance à s’impatienter et chronométrer les tétées, ce qui y enlève tout le plaisir.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui si c’était à refaire je referais le même choix ! Je l’ai fait pour ma fille et là pour mon fils. J’espère allaiter jusqu’aux 2 ans de mon fils même si je ne crois pas vu la fatigue et ma candidose mammaire qui commence vraiment à m’épuiser.
Si c’était à refaire je changerais les tétées pour l’endormir et les tétées nocturnes qui me fatiguent et des fois me font aller travailler fatiguée.

 

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biberon lait maternel entaméVous avez réchauffé un biberon de lait maternel pour votre bébé et il ne l’a pas terminé.
Qu’en faire ?

S’il s’agit de lait décongelé, vous ne pouvez malheureusement pas le garder et vous devez le jeter.

S’il s’agit de lait frais qui a atteint les maxima de conservation, déjà 5 heures à 25° par exemple, vous ne pouvez pas non plus le garder.

S’il s’agit de lait frais qui n’a pas atteint les maxima de conservation, vous pouvez le remettre au frigo et l’utiliser pour le repas suivant, sans aucun risque.
Cette information est particulièrement importante pour ne pas gâcher de lait maternel.

Malheureusement, il n’est pas sûr que votre crèche ou votre assistante maternelle l’accepte.

Pour leur donner des arguments, voici les études récentes qui en parlent :

  • Le lait maternel restant après un repas peut être stocké pour une alimentation prochaine avec un statut bactériologiquement sûre et immunologiquement stable (Fogleman A, Allen J, Meng T, Storage of Human Milk, JHL, 2015).
  • On a testé la conservation du lait maternel restant dans le biberon. Le lait proposé était du lait pasteurisé, ayant déjà perdu une partie de ses défenses contre les microbes, mais sans microbe au début du test. Le lait préparé d’une part, et le reste dans le biberon d’autre part, ont été conservés 24h à 24°C ou 7 jours à 4°C. La conclusion est que :
    – le lait restant, conservé à 24°C, se conserve bien pendant 3h puis perd une partie de ses protéines et IgAs. La quantité de bactéries commence à augmenter significativement après 9h à 24°C
    – Le lait restant, conservé à 4°C, se conserve parfaitement à 4°C : il n’y a aucune modification de concentration en bactéries, protéines et IgAs, entre la fin du repas et 7 jours plus tard.
    (Meng, Perrin, Allen, Osborne, Jones, Fogleman, Storage of Unfed and Leftover Pasteurized Human Milk, Breastfeed Med. 2016 Dec)

Cette dernière étude étant réalisée sur du lait pasteurisé, les résultats sont d’autant plus extrapolables à du lait non pasteurisé car celui-ci contient des facteurs immunologiques qui nettoient le lait au fur et à mesure de sa conservation.

 

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Aujourd’hui, je vous propose de faire leur fête aux fausses informations sur allaitement et travail.

1- Il est impossible de continuer à allaiter quand on reprend le travail.

C’est bien évidemment faux ! De plus en plus de femmes reprennent le travail en poursuivant leur allaitement. Il faut un peu d’organisation et de détermination mais c’est possible !

2- Je peux poursuivre mon allaitement avec une tétée le matin et une tétée le soir.

C’est malheureusement faux pour une majorité de femmes. Pour certaines femmes, 2 tétées suffisent pour maintenir une lactation mais pour la majorité des femmes, la lactation va s’arrêter à plus ou moins brève échéance en ne gardant que 2 tétées. Il vaut mieux partir sur un minimum de 3 tétées les jours travaillés et tétées à la demande les jours non travaillés.

3- J’ai droit à un congé supplémentaire pour allaitement.

C’est faux ! L’allaitement n’est pas un motif pour prolonger le congé maternité, sauf dans certaines branches dans lesquelles la convention collective prévoit un congé pour allaitement, comme dans les banques par exemple.

4- Les crèches sont obligées d’accepter le lait maternel.

C’est encore faux à ce jour. Les crèches comme les assistantes maternelles ont le droit de refuser de prendre le lait maternel. Seules quelques municipalités ont établi des règles en ce sens. Je vous suggère cet article.

5- Le meilleur tire-lait au travail, c’est le tire-lait manuel.

Pas du tout ! Si un bon tire-lait manuel peut convenir à certaines femmes, la plupart des femmes préfèrent un bon tire-lait électrique de petit format.

Et vous, quelles sont les idées reçues que vous avez dû combattre ?

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allaiter et travailler Je pourrai écrire des pages et des pages sur l’allaitement. C’est un vrai bonheur de ma vie ! Un accomplissement et une révélation. L’allaitement m’a facilité la maternité ! Il renforce le lien (ou en tout cas le facilite), il atténue ma culpabilité de ne pas être là tout le temps.

Je suis avocate, collaboratrice libérale. Cela signifie que je n’ai pas les droits des femmes salariées pour l’allaitement, mais que j’ai quand même un patron à qui je rends des comptes. Au moment de la reprise, j’ai fait le choix de poursuivre l’allaitement, et sur ce point-là, je n’ai  pas envisagé avoir ni son accord, ni son assentiment ! Cela signifie aussi que je ne suis pas beaucoup à la maison (tétée du matin 7h30, tétée du soir 19h30 au plus tôt) !

Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement pour ma fille (née en 2015) et j’ai fait d’autant plus ce choix pour mon fils (né en 2017).  Pour ma fille, je ne savais même pas qu’on pouvait allaiter « longtemps » (après 3 mois) ou en travaillant. Je n’avais jamais entendu parler de tire lait, je ne savais pas que ça existait. A la maternité ils nous ont donné un petit livret pour écrire les premiers jours, à la fin de ce livret il était indiqué : allaitement pendant 6 mois exclusif ???? Je me suis renseignée ! J’ai trouvé ce site, j’ai lu des témoignages et je me suis dit ok je m’organise et on verra bien ! Pour ma fille, je n’ai eu de cesse que de repousser « ma limite », j’ai arrêté à ses 15 mois pour cause de 2e grossesse. Le sevrage a été assez doux. Pour mon fils, 15 mois actuellement, je n’ai plus de limite ! On verra bien !

Comment vous êtes-vous organisée ?

Si je ne savais pas qu’on pouvait allaiter et travailler, je voulais quand même allaiter et le plus longtemps possible. J’avais donc décalé le plus possible mon congé maternité pour pouvoir profiter de ma fille et l’allaiter. J’ai fait le même choix pour mon fils. J’ai donc bénéficié de 14 semaines avec ma fille et de 15 semaines avec mon fils. (Je suis profession libérale, le RSI nous autorise à cesser le travail à j-15). Donc j’ai repris le travail, mes enfants avaient 3 mois. Ma fille allait chez ma mère et la nounou, donc très facile pour gérer le lait, l’une comme l’autre suivaient mes recommandations, et je pouvais aller sur place le midi.

J’ai voulu tirer mon lait 3 fois par jour. J’ai vite renoncé car les locaux où je travaillais à l’époque,  étaient  peu adaptés. Je tirais donc le matin avant de partir, juste après la tétée, et le midi après la tétée également. Je tirais les DEUX seins et pas seulement celui qui n’avait pas été pris par ma fille. Tirer le lait juste après que ma fille ait pris me permettait d’avoir un tirage efficace. (Le matin 200 ml minimum et le midi 150 ml minimum). J’ai eu très vite du surplus (mais je ne savais pas qu’on pouvait donner au lactarium). J’ai tiré mon lait jusqu’à ses 10 mois. Ensuite j’ai poursuivi l’allaitement sans lait tiré (je rentrais toujours le midi) jusqu’à ses 15 mois où j’arrivais à la fin du premier trimestre de ma 2e grossesse et c’était devenu compliqué pour moi. Elle a tété la nuit jusqu’à ses 12 mois. L’organisation était somme toute facile compte-tenu du fait que c’était une nounou et ma mère.

Pour mon fils c’était la crèche, donc une organisation beaucoup plus réglementée. Il fallait préparer tous les biberons à l’avance (sans savoir combien il allait avoir besoin sur la journée c’est très difficile de savoir si lors d’une tétée il aura besoin de 100 ou 200 ou 60 ml ! et bien sûr si c’est chauffé et non bu dans les 30 minutes c’est jeté !!). Je ne pouvais pas venir le midi pour l’allaiter (même si la crèche l’autorisait). J’ai repris grosso modo la même façon de tirer. Une fois le matin et une fois le midi. Comme je ne pouvais pas rentrer le midi, j’ai poursuivi le tire-lait jusqu’à ses 12 mois. Il est toujours allaité (15 mois) le matin et le soir et le weekend à la demande.

Autre remarque utile peut-être pour des mamans :

J’avais plusieurs kits, donc je rinçais juste le kit de tirage du matin, idem le midi, et mon mari (il était très investi) faisait la vaisselle du tout le soir.

J’avais fabriqué avec une brassière de sport un « kit main libre » (petit trou dans le bonnet – cette astuce fonctionne avec les kits de chez medela où la téterelle se détache)

Tirer son lait en se détendant (lire un magazine, écouter de la musique, regarder une série)

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pour mon premier allaitement : la course le midi ! J’avais 1h30 je devais allaiter ma fille et tirer mon lait et manger et faire l’aller-retour !  (Avec mon kit main libre je tirais le lait en mangeant)

Pour mon deuxième allaitement : l’organisation avec la crèche, gérer les multiples biberons de quantité différentes et les étiquettes, l’impossibilité en pratique de donner du lait congelé car le protocole était trop complexe (ou alors il fallait mentir sur le fait que le lait ait été congelé – je l’ai fait 2 ou 3 fois). Transporter mon tire-lait tous les jours dans le métro et les remarques de collègues qui ne voulaient pas voir le lait dans le frigo commun (j’ai dû improviser des « caches » biberons).  La «course » le midi pour avoir le temps de manger, puis d’aller tirer mon lait. La fatigue qui faisait que parfois j’avais très peu de lait et donc le stress de me dire que mon fils n’aurait pas assez le lendemain. L’attitude du médecin de la crèche qui met clairement des bâtons dans les roues, qui voulaient absolument que je donne le biberon à mon fils avant son arrivée à la crèche ! (elle n’a jamais dû entendre parler du risque de confusion sein-tétine). J’ai été en flux tendu tout le temps où mon fils avait des biberons. Je n’avais pratiquement aucun stock d’avance. La fatigue joue beaucoup dans la production de lait je pense.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Chaque tétée ! Pour ma fille celle du matin au réveil, pour mon fils celle du soir avant de l’endormir ! De vrais moments câlins. J’aime toutes les étapes de l’allaitement, mais j’adore vraiment l’allaitement à partir de 5 mois jusqu’à 10 mois ! Je ne sais pas pourquoi !

Le soutien de mon mari (je n’ai pratiquement jamais lavé moi-même les kits !!)

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

 Essayez ! Vous verrez bien ! Ne posez pas la question à votre travail, informez les, mais en ayant déjà pensé à comment vous allez faire pour 1/ être sure de vous, et 2/ qu’ils ne tentent pas de vous dissuader !

Pour moi : allaiter c’est l’une des seules choses que je fais pour mes enfants dont je suis sûre qu’elle leur est bénéfique !

Une maman disait sur ce site à tire d’aile (je reprends l’idée, je n’ai plus les mots exacts) déjà qu’on doit repartir travailler, qu’on doit les laisser toute la journée, ce serait dommage de perdre en plus ce lien magnifique !

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui j’allaiterais à nouveau un autre enfant. Et je ferais tout pour concilier l’allaitement et le travail ! Je ne changerais rien du tout, surtout que maintenant, je suis très équipée ! Sauf peut-être que j’envisagerais mieux le don de lait !

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