Un petit peu de technique pour aujourd’hui, nous allons parler du réflexe nauséeux.

Si vous mettez quelque-chose au fond de votre bouche, vous avez très vite envie de vomir : c’est ce que l’on appelle le réflexe nauséeux. Normalement, chez les bébés, ce réflexe est placé très loin en bouche pour pouvoir placer le mamelon presqu’à la limite entre le palais osseux et le palais mou (n’essayez pas d’aller chercher cette zone sur vous, vous allez vomir…). Un bébé peut donc téter un doigt en l’amenant très loin en bouche sans être gêné.

Mais certains bébés ont un réflexe nauséeux trop avancé en bouche et dès que quelque-chose arrive vers le milieu du palais, ils déclenchent un réflexe nauséeux.
Bien sûr, c’est très gênant pour téter car dès que le sein se place bien en bouche, le réflexe nauséeux se déclenche et le bébé se met donc à mal prendre le sein pour ne pas déclencher ce réflexe : il referme la bouche et ne prend plus une large part de sein en bouche, il ne prend que le mamelon pour ne pas être gêné.

Dans un précédent article, je vous ai parlé des tétines de biberon à choisir pour qu’un bébé ne confonde pas la succion au sein et au biberon. Je vous ai proposé de choisir des tétines longues et de les placer en fond de bouche.
Evidemment, si votre bébé a un réflexe nauséeux hyperactif, ce genre de tétine ne va pas du tout lui convenir et dès que l’on va placer la tétine loin en bouche, il va être mécontent et tenter de se dégager.

Pour ces bébés, on va donc choisir une tétine différente : on va chercher une tétine courte mais qui permette quand même au bébé de prendre la base de la tétine en bouche, pour que le placement de langue ne soit pas catastrophique.
Dans ce cas, je propose en général d’utiliser la tétine Mam qui répond à ces critères.

Bien sûr, c’est l’observation de votre bébé qui doit primer : s’il est plus à l’aise avec une autre tétine et qu’il place sa langue sous la tétine, pas de souci.

Et vous, quelle tétine avez-vous utilisé pour votre bébé avec un nauséeux hyperactif ?

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allaiter et travaillerPremier enfant, née en Ariège dans une maternité très « pro allaitement ».
C’était une évidence pour moi d’essayer de l’allaiter mais je n’y connaissais rien …

Trois premières semaines = la galère ! => Tenir bon !!!

Tout petit bébé (2kg750 47 cm), toute petite poitrine mais tétons très adaptés d’après les sages-femmes (commentaires surprenants à la maternité mais encourageants !), malhabiletés de ma part (novice), succion très importante du bébé avec un raclage de mon pauvre téton contre son palais à chaque succion.

Résultats : des crevasses etc, je me revoie en larmes pendant la nuit à lui tendre mon sein crispée, pleine d’interrogations, fatiguée, à me demander si le fait qu’elle me sente en larmes pendant son repas pouvait être néfaste psychologiquement pour elle, entraîner des troubles alimentaires type anorexie boulimie en grandissant etc (siii je me posais toutes ces questions…..!!! A me dire qu’il valait peut être mieux arrêter que de risquer de lui entraîner tout ça….!!!)
Des coliques les trois premiers mois qui ont été soulagé transitoirement par 2 séances d’ostéopathies prodiguées par la sage-femme qui m’a suivie pour la préparation à l’accouchement.
Donc beaucoup de questionnements sur la ‘qualité’ de mon lait etc, sa digestibilité etc…
Vu sa courbe de poids parfaite et la lecture de votre blog etc j’ai persevéré en me bouchant les oreilles lors des commentaires désagréables de tout un chacun…

Les solutions que j’ai trouvé (grâce à ma sœur qui a allaité, ma sage femme, votre site internet etc) : tenir bon, se détendre, « rien de mieux pour mon bébé », j’ai suivi les conseils, pas de sucettes les trois premières semaines (malgré les recommandations de tous ceux qui l’ont vu autant pleurer, « ça lui fera du bien etc », je ne suis pas sûre que ça ait aidé mais j’ai appliqué bêtement les conseils, et à 3 semaines elle en voulait pas tellement, a fini par accepter mais que celle en caoutchouc, et c’est surtout pour aider la nounou à l’endormir qu’elle y est passé du coup à 3 mois environ); pommade et crème et tout ce que vous voulez n’ont pas eu tellement d’effet, le top a été d’améliorer la position, de la changer à chaque tétée, et pour les crevasses les pansements hydrogel de chez Medela ont été tout simplement magiques !

Les problèmes d’engorgements n’ont trouvé qu’une réelle solution : le tire lait.

Sevrage : fait en trois jours à peine juste avant ma reprise de boulot a à peine 3 mois : par mamie qui la pauvre l’a entendu hurler car elle refusait la tétine du biberon.
Je n’ai jamais fait l’essai moi-même, convaincue qu’elle ne comprendrait pas, sentant mon sein gorgé disponible tout près…

Nounou 12h/j 4 jours et 1/2 / semaine (je suis vétérinaire).
Elle-même a allaité deux de ses quatre enfants et comprenait très bien ma volonté de poursuivre mon allaitement. N’a pas trouvé embêtant de gérer le lait maternel.
Pourtant ma petite fait plein de mini repas, encore aujourd’hui où l’on a commencé la diversification, elle prend des bibi de 150 ml max en moyenne, on est loin du compte pour le standard de cet âge là.

Pour tirer le lait : dans la salle de radio sans lavabo, sans frigidaire suffisamment propre, je rentrais le midi, le stocker dans un sac isotherme avec des pains de glace que je changeais (plus de 4h le matin/ plus de 5h30 l’après midi => jamais eu de soucis d’indigestion chez la petite même si pas idéal). Bu le lendemain en général, essentiellement conservé au frigo.
En double pompage, à peine plus d’un quart d’heure par « traite » avec nettoyage de la salle etc.

Fréquence des traites : les premiers mois elle ne buvait que sur un sein à la fois, je tirais donc la fin du sein en question et surtout l’autre une fois au petit matin (4h), une fois à 7h, une fois dans la matinée au boulot sur les 2 seins en même temps, une fois à midi chez moi sur les 2 seins puisque je ne la reprenais pas (pause trop courte et aléatoire selon les urgences), une fois l’après-midi au boulot sur les 2 seins, et une fois le soir à 23h quand elle dormait sur les 2 seins.
(autant vous dire que le dimanche soir quand je préparais le tire-lait pour la semaine, je n’avais pas envie de le voir….!)
Mais je voulais absolument maintenir l’allaitement et je faisais une fixette pour qu’elle ne reçoive pas de préparation pour nourrisson, je suppose que c’était ma façon de me déculpabiliser de la laisser autant si petite à la nounou (top heureusement…).
Avec ça j’étais en flux tendu d’un jour à l’autre environ en quantité de lait. J’avais juste fait quelques réserves avant la reprise en le tirant le soir à 23h et le matin sur le deuxième sein…

Aucune discussion au travail par rapport à ça; (gros conflits pour finir avec mes employeurs qui m’ont mis une pression énorme pour que je démissionne à cause de la maternité et car ils avaient trouvé un nouveau collaborateur homme qui correspondait mieux à leur entreprise…pas très légal….mais bref, j’ai trouvé un autre emploi et ai démissionné pour ne pas me retrouver à la rue…); par ma fonction de vétérinaire, avec le rythme de ce métier très fluctuant et relativement imprévisible, les traites au travail étaient à des heures irrégulières et parfois j’en ai sauté une dans la journée (vive les coussinets à placer dans le soutien gorge…!).

Le premier bibi en poudre donné par la nounou m’a fait pleurer : je me donnais tellement de mal ça a été une terrible déception ! Et puis j’ai relativisé et me suis appliquée à bien poursuivre mon rythme de traite pour obtenir la quantité nécessaire.

Mais quel bonheur de la voir se développer si bien, elle a eu une petite rhino une fois seulement et elle a quasiment 8 mois, et je pense que c’est surtout à cause de grosses variations de températures extérieures et entre ma maison et celle de la nounou.
Elle n’est pas en crèche mais la nounou a deux petits de 2 ans et 1/2 , une fille 8 ans et beaucoup de va et vient chez elle…
1 seule journée d’absence en 8 mois !!

En volume : vers ses 3 mois des petits bibi de 60 à 90 mL / repas 5 à 6 repas sur les 12 h avec la nounou.
A la maison une tétée le soir plus une ou deux dans la nuit et une au matin avant le départ pour nounou.

Puis elle a augmenté avec des volumes de 120 à 150 mL en moyenne/ repas, et 4 à 5 repas sur les 12 h avec nounou.

Je pense avoir approvisionné en moyenne de 500 mL / j la nounou en lait maternel, et aujourd’hui encore c’est ce qu’elle boit, avec en plus un repas le midi avec un petit pot de 120g de légumes et peut être un quart de petit pot de compote de fruits.
Elle a du mal à prendre ce repas, souvent la nounou met la moitié du pot dans 60mL de lait au bibi pour qu’elle le prenne.

J’ai lâché beaucoup de lest sur les traites au quotidien, entre la fatigue s’accumulant, le stress avec ces employeurs etc, et je pense que depuis ses 6 mois je tire mon lait que deux à trois fois par jour, et la nounou donne du lait en poudre pour compléter…

Très heureuse d’avoir tenu bon, j’ai un mois de vacances entre mes deux boulots du coup, et c’est un bonheur de me simplifier la vie avec l’allaitement.
Elle commence juste à sortir des dents : les tétées semblent être un grand réconfort pour elle j’ai l’impression.
Je la couche dans son lit le soir mais chaque nuit elle se réveille plusieurs fois et elle reste avec moi, tétouille je pense plus pour se consoler et je me sens vraiment là pour elle dans « cette épreuve qu’est l’éruption dentaire »!
Elle m’a quand même mordu deux fois dans un demi sommeil ; j’ai hurlé tellement fort qu’elle s’est mise à pleurer !!! La pauvre ! Alors je lui ai expliqué qu’ elle devait vraiment se contrôler car je ne lui donnerais plus le sein si elle me mordait…pour le moment on dirait « qu’elle a compris »!

J’avais juste un projet d’allaitement initialement le temps de reprendre mon boulot…
Aujourd’hui je crois que j’aimerais le poursuivre jusqu’à ce qu’elle mange vraiment du solide pour la plupart de ses apports (au moins midi et soir de vrai repas)…On verra si je tiens le coup et si l’arrivée de ses quenottes ne nous perturbe pas trop !!

Par rapport à mon corps à moi : la fatigue ressentie me parait bien plus venir du stress de mon boulot que de l’allaitement, malgré les nombreux réveils nocturnes, sachant que je me rendors très facilement, et qu’elle aussi elle voulait juste téter et se rendormait illico au sein.

J’ai même observé des montées de stress au boulot, qui étaient apaisées par ce moment d’intimité avec mon tire-lait !!! Siii je suppose l’afflux d’ocytocyne associé à la traite ! Je m’en suis même servie, par exemple avant d’opérer un chien, quand j’étais méga énervée par mes connos de patrons, pour ne pas entamer une chirurgie en étant à cran! Je prenais le temps de tirer mon lait et était plus détendue pour m’occuper du toutou ! hihi

Toujours pas de règles à presque 8mois de l’accouchement.
Quelques jours de douleurs intenses au niveau du bas ventre, m’évoquant des contractions, lors des périodes où j’ai moins tiré mon lait (stress manque de temps etc)…J’espère que le retour des règles ne sera pas si violent, je crois que je ne serais bonne à rien avec de telles douleurs!!!
(je ne prends pas de contraception car je suis seule avec ma petite, j’attends le retour des règles pour me faire placer un stérilet).

Pour la location du tire-lait je suis passée par le site grandir nature, infos via internet et entre autre votre site, ma sage-femme, la maternité, vu une consultante en lactation à la maternité une fois avant la reprise du boulot, contact avec une asso de femmes ayant allaitées dans ma région par téléphone pour un soutien et des questions ; hauts d’allaitement acheté sur le site envie de fraises, soutien-gorges d’allaitement acheté chez Kiabi pas trop cher…

Merci à vous pour votre travail, j’espère que vous parviendrez à toucher des petites entreprises comme les cliniques vétérinaires, métiers qui se féminisent et où le salaria grandit, car aujourd’hui c’est vraiment « arriéré » comme mentalité…

Et merci à toutes les mamans qui ont témoigné, grand réconfort au moment du stress du sevrage pour le bibi, des fameux pics de croissance où les critiques vont bon train…

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai allaité mon premier neuf mois, ce fut une belle expérience facile car je n’ai eu aucun problème et j’ai pris six mois de congé parental.
Pour mon deuxième, j’allais évidemment allaiter mais je me posais des questions sur la reprise. Comme l’allaitement était aussi sans souci, je n’ai pas eu le cœur de le sevrer et j’ai décidé d’essayer de continuer, surtout que j’avais des exemples d’amies qui avait fait ce choix. Néanmoins je pensais passer à l’allaitement mixte, car si dans la loi on a une heure pour tirer le lait, dans les faits pendant cette heure mon travail n’aurait pas été fait, ma collègue déjà surchargée aurait du le faire, ou alors j’aurai du partir une heure plus tard le soir. J’ai donc décidé de ne tirer que le midi et d’acheter une boite de lait. Que je n’ai jamais ouverte, comme quoi.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je travaille dans une petite boîte qui n’a donc pas l’obligation de mettre une salle à dispo. J’en ai parlé à la RH. Comme toutes les portes des bureaux sont en verre, j’avais deux choix, la salle des archives sale et poussiéreuse et minuscule ou les toilettes. A l’heure du midi, je savais qu’i n’y aurait pas trop de va et vient et elles sont propres. J’ai donc passé 30 minutes chaque midi dans les toilettes en toute discrétion. Comme je n’avais pas d’autres tirages, je mettais mes accessoires sales dans un sac à laver le soir. J’ai comme tire-lait le Calipso d’Ardo qui m’a bien convenu surtout car il était petit et à pile (j’utilise des rechargeables). Il est fourni avec un petit sac isotherme et des blocs froids.
A partir du printemps, j’ai tiré dans ma voiture, le parking est calme, avec une étole pour cacher au cas où.
Je mettais la bonne quantité pour le lendemain et congelais le reste. J’ai appris à mes dépends que j’ai intérêt à congeler le plus frais possible sinon mon lait a une odeur rance à la décongélation. J’ai toujours congelé dans un bac à glaçon en silicone, super pratique. Je mets le bon nombre de glaçons dans un bib le soir, la nuit au frigo, le matin il est prêt pour chez la nourrice.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

J’ai des déplacements ponctuels, au début j’ai prévenu ma chef que souhaitais les éviter le premier mois pour ne pas me compliquer la vie, elle a bien compris pourquoi. Je n’en ai parlé qu’à ma chef, je savais qu’elle respectait les choix des gens en général, et la RH quand on a cherché une salle, et c’est tout, je n’avais pas envie d’attirer là dessus l’attention des autres sur ce sujet personnel. En revanche les collègues proches qui ont demandé je l’ai expliqué, pas de souci.
Par la suite j’ai repris les déplacements, une à deux fois par mois, ça impliquait de ne pas tirer le lait de la journée (pas d’endroit pour), je me ruais donc dans les WC dégueu du train le soir avec mon tire-lait manuel, ça c’est pas des très bons souvenirs ! Surtout quand le train a deux heures de retard et que tu débordes de partout ! Une fois je me suis même collée une mastite (mais pour en avoir eu à mon premier j’ai développé les bons réflexes et c’était réglé en 48h).

Autre anecdote, ne pas oublier ses coussinets… une fois que je tardais le soir à discuter boulot, j’ai senti la cata arriver, j’ai dégouliné et ne pouvais pas trop expliquer pourquoi à la personne…

Sinon pour Bébé, ça a été très compliqué. Refus de biberon (et de tasse, et de dispositif…) il buvait rien la première semaine, 30 mL la deuxième, 60 ML la troisième et n’a jamais dépassé 100 ml. Il compensait la nuit. Après je suis passée au yaourt pour compléter. Même maintenant à 10 mois il ne veut pas de biberon. J’ai eu la chance d’avoir une super nourrice pourtant absolument pas familière de l’allaitement qui n’a pas remis en doute mon choix et a été patiente quoique inquiète. On pouvait en parler en toute sérénité. Actuellement je ne tire plus, j’ai des stocks à écouler et il est diversifié. Je continue d’allaiter par contre.
Anecdote, à une visite à la PMI à l’époque où il buvait 40/60 mL par jour, la puéricultrice commence par dire « ha, mais ça ne va pas, en plus il grossit pas assez », de quoi me faire un peu vaciller. Arrive la pédiatre. « Quel beau bébé en pleine santé. Il boit 60 mL en journée ? Mais c’est bien, tu te débrouilles bien bébé, c’est déjà pas mal ! ». Cette pédiatre m’a tellement reboostée ! Effectivement avec ce qu’il buvait la nuit pas de souci !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Le soir, quand on rentre du boulot, il fait beau, et hop une petite tétée au jardin pour oublier tous les soucis ! Et puis finalement, enfermée 30 minutes dans les toilettes ou la voiture, on est peinard, on peut bouquiner, ça fait une pause (l’investissement dans la brassière mains-libres vaut le coup !).

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

En fait, ça peut aussi être simple, je n’ai jamais eu de soucis d’organisation alors que je redoutais vraiment de me charger avec ça en plus. Bon, certes, il mangeait la nuit plutôt que le jour, mais mon ainé qui têtait correctement le jour ne me laissait pas dormir pour autant, donc bon j’ai l’habitude !
J’avais énormément lu ce blog pour me préparer, ça aide. On se sent seule alors qu’en fait on est plein. Moi j’ai pas mal tannée une amie qui l’avait fait pour avoir plein d’info, après chaque situation est différente mais ça aide. J’ai aussi posté une ou deux fois sur les forums de la LLL dans des moments de doute et j’ai eu des tas de commentaires bienveillants qui remotivent.
Un autre conseil, c’est de retarder le plus possible la reprise pour avoir un allaitement bien mis en place. Moi j’ai pris un mois de congé parental et deux semaines de vacances pour ne reprendre qu’à ses quatre mois.
Bonus : regarder sur le bon coin pour les accessoires, moi ça m’a coûté 1 € symbolique !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Honnêtement, tout pareil ! Si je suis contente de ne jamais avoir utilisé le lait en poudre, je pense que partir en me disant que je ferais du mixte m’a bien allégé niveau anxiété. Pour moi l’important de l’allaitement c’est plus le lien physique et les câlins, tant pis si un biberon était artificiel.

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Ma fille Élisa est née fin avril 2016 (le 26 pour être précise). J’étais à ce moment là en conflit avec mon employeur (conflit lié à ma grossesse). J’ai été en arrêt de travail deux mois après la fin de mon congé maternité. Cela m’a permis de continuer à allaiter au sein Élisa jusqu’à ses 4 mois. Pour moi, il n’était pas concevable d’arrêter l’allaitement parce que je reprenais le travail. J’ai donc fait le choix de tirer mon lait, puisque mon objectif était de pouvoir allaiter exclusivement Élisa jusqu’à ses 6 mois, comme le recommande l’OMS.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Au vu des conflits avec mon employeur, ça n’a pas été simple d’obtenir mes heures d’allaitement, malgré ce que prévoit la loi. J’ai du me battre et ai finit par obtenir gain de cause. Deux fois par jour, j’avais une demi-heure pour tirer mon lait. Je tirais ce qu’il fallait pour le lendemain, et parfois même plus, ce qui m’a permis de compléter les stocks commencés avant la reprise.
Je travaillais à 10 minutes de la crèche et ayant deux heures de pause le midi, j’ai pu aller allaiter Élisa à la crèche chaque jour. La directrice de la crèche est pro-allaitement et a tout fait pour que je sois le mieux possible. Elle a mis à ma disposition une petite salle puisque j’étais la seule maman a venir allaiter mon enfant.
J’ai repris à temps plein mais me suis arrangé pour poser une journée de congé par semaine. (une sorte de 80% déguisé). Le mercredi, quand j’étais à la maison, je mettais Élisa au sein à la demande, à la fois car elle en avait besoin et à la fois parce que ça me permettait de favoriser la lactation. Je faisais de même le week-end.

Puis, en novembre, j’ai changé d’emploi. J’ai eu une opportunité de travailler à 70%, ce qui ne m’arrangeait pas forcément mais je me suis dit que c’était le moment ou jamais de profiter de ma fille et de poursuivre mon allaitement. Mon premier objectif de 6 mois d’allaitement exclusif était atteint… Le seul bémol, c’est qu’à partir de ce moment là, je n’ai plus eu la possibilité d’aller allaiter ma fille à la crèche, par manque de temps. J’ai donc continué à tirer mon lait, 2 fois par jour, parfois même 3 fois par jour.

Elle n’a donc jamais eu autre chose que mon lait jusqu’à ses 11 mois (à part les purées et compotes bien sûr, à partir de 6 mois). A ce moment là, j’ai eu la possibilité de reprendre à temps plein, et ne pouvais pas refuser cette chance. J’ai depuis, moins de lait et n’arrive plus à tirer assez pour le repas du midi et pour le goûter. J’ai alors introduit courant mars un yaourt pour le repas du midi, le restant étant du lait maternel.
Elle a maintenant 14 mois et est toujours nourrie de cette manière (tétées matin et soir, yaourt le midi et biberon de lait maternel pour le goûter).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Les premiers jours, les premières semaines et les premiers mois n’ont pas toujours été simples.
D’abord à la maternité où le personnel soignant m’a fortement encouragé à donner des compléments . Elisa pesait 2.7kg à la naissance et a perdu +de 10 % de son poids dans les jours qui ont suivis. Heureusement, une des auxiliaires puéricultrice s’est fortement investie et s’est montré très patiente avec moi car elle a réellement compris mon désir d’allaiter.
La pédiatre a voulu plus d’une fois que je donne des compléments de lait maternisé , ce que j’ai toujours refusé. Elisa n’a jamais été bien grosse, mais a toujours bien suivi sa courbe de poids : je ne voyais donc pas pourquoi je devais lui donner autre chose que mon lait.
J’ai eu quelques engorgements, mais j’ai su m’entourer de personnes et professionnels experts en allaitement, qui m’ont donné des trucs et astuces pour m’en dépatouiller.
Ce qui a été difficile également, c’est le regard et remarques des autres, surtout à l’approche de son 1er anniversaire. Je ne compte plus le nombre de fois où on m’a demandé combien de temps je comptais allaiter ma fille (et on me le demande toujours d’ailleurs). Je sens que cela gêne… car les gens ne sont pas habitués à ce qu’on allaite longtemps nos enfants.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je crois que chaque tétée a été et est un moment de bonheur… car en plus de l’aspect nutritif, c’est un moment d’échange, de tendresse et de complicité entre ma fille et moi.
Maintenant qu’elle est plus grande, à la fin de chaque tétée, elle me sourit et rit parfois aux éclats comme pour me dire merci.
Je n’ai jamais eu de douleurs que ce soit lors de la mise au sein ou avec le tire lait, et je mesure ma chance !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Que l’allaitement, ce n’est pas toujours simple, qu’on se pose beaucoup de questions mais qu’il faut se faire confiance et faire confiance à son bébé. Et qu’il faut passer outre les remarques et conseils des autres, même si très souvent, ils sont bienveillants.
La place du papa est aussi très importante: se sentir soutenu par son conjoint est important…

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je referais exactement le même choix. Si j’avais la chance d’avoir un deuxième enfant, je m’organiserais de la même façon car je pense avoir eu (et avoir toujours) un bel allaitement. Je mesure cependant ma chance car ma fille a toujours accepté le biberon et je n’ai jamais eu de douleurs (ni avec le tire-lait, ni lors de la mise au sein).
Allaiter en travaillant, ce n’est pas toujours simple, assez fatiguant mais tout à fait possible quand on le souhaite vraiment.
L’allaitement demande du temps, de la patience et quelques sacrifices, mais c’est tellement magique que je le conseille à tout le monde (sans pour autant juger les mamans qui n’allaitent pas).

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail lorsque Maxime avait un peu plus de 5 mois. L’allaitement était bien installé. Je n’avais pas rencontré de soucis particuliers. En effet j’ai eu la chance, lors de cours de préparation à l’accouchement organisés à la piscine par 3 sages-femmes, qu’il y en ait une qui se présente comme spécialiste en lactation (certifiée IBCLC) travaillant dans une PMI proche de mon domicile (Sainte Geneviève des Bois). Elle m’avait proposé de prendre un rendez-vous avant la naissance pour discuter de l’allaitement et cela a été un point très positif pour moi. Ce premier rendez-vous m’avait permis de mieux me préparer et d’avoir également un numéro à appeler en cas de problème (ce qui est toujours très rassurant pour une future maman). Par la suite j’ai pris d’autres rendez-vous dans cette PMI avec la seconde consultante en lactation (puéricultrice) qui m’a permis de me rassurer dans les moments de doutes que j’ai pu avoir.
La poursuite de l’allaitement lors de ma reprise du travail, a été prévu avec les conseils d’organisation de cette consultante en lactation : allaitement mixte : tétée + lait tiré à la maison, lait en poudre chez la nounou.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je tirais mon lait le matin (bébé encore endormi) avant de partir au travail, et le midi sur mon lieu de travail. Je faisais une tétée le soir (au moment de son souper) et un dernier tirage plus tard dans la soirée.
Maxime buvait mon lait tiré le matin et en complément des tétées le weekend, puis progressivement en complément le soir aussi.
Maxime avait un rythme établit de 4 repas par jour (certains jours 5 tétées mais plus pour me rassurer que par envie de la part du bébé). Par ailleurs nous avons également commencé l’introduction des solides 15 jours avant. C’est un bébé qui a beaucoup aimé l’introduction des solides.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Lorsque l’on tire son lait, on voit les quantités … et je pense ne pas être la seule à avoir certains jours désespéré devant un faible tirage. Bon j’avoue mon côté scientifique (je suis ingénieure) m’a poussé à faire une courbe de mes tirages de lait. Ça m’a permis de relativiser en voyant comment sur le moyen terme les quantités restaient finalement stables (320ml / jour en moyenne). Par ailleurs l’allaitement mixte m’a permis de ne jamais avoir la pression sur les quantités. Dans les faits mon lait me suffisait à la maison de septembre à mi-décembre
La plus grosse difficulté à mes yeux a peut-être été d’accepter que mon fils à partir de ses 9 mois préférait le biberon au sein. J’ai souhaité profiter de 2 semaines de vacances à Noël pour le mettre à chaque repas au sein (chose que j’ai toujours maintenu les weekends), et il faut bien avouer que si oui il accepté de commencer par prendre le sein, il s’en désintéressait très vite et était soulagé et visiblement heureux quand le biberon arrivait ensuite. Suite à cela m’a décision a été prise je me suis dirigée vers un sevrage définitif tout au long du mois de janvier. Je me suis libérée progressivement de mon tire-lait (ça c’est la partie ultra positive du sevrage). La dernière tétée s’est faite finalement très simplement, j’étais prête, Maxime aussi (enfin lui depuis un bon petit moment en fait).

  • Quelles ont été vos points positifs ?

J’ai apprécié la salle de repos et d’allaitement mise en place dans mon entreprise pourtant très fortement masculine (je travaille dans la mine et la métallurgie). J’étais la seule à l’utiliser de septembre à décembre. Et en janvier savoir que deux nouvelles mamans en avaient également l’utilité m’a aidé, en leur laissant « ma place », à accepter le sevrage.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

J’ai beaucoup apprécié la proximité créée par l’allaitement et le côté pratique lorsque l’on est en allaitement exclusif. Par exemple savoir que l’on a tout ce qu’il faut pour nourrir son bébé de trois mois en plein mois de juin (30°C ce jour-là) suite à un accident voyageur sur une grande ligne.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Si possible rencontrer comme moi une spécialiste en lactation. Leurs conseils sont précieux, toujours bienveillants, et cela permet aux mamans de faire prendre des décisions éclairées qui leur correspondent, et ceux tout au long de leur allaitement.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je pense bien évidement allaiter mes autres enfants. Je pense ne pas changer grand-chose dans mes grandes décisions et continuer à avoir le soutien d’une consultante en lactation, et même refaire une séance avant l’accouchement pour me remettre dans le bain !

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?
J’avais réussi un allaitement exclusif jusqu’à la reprise alors c’est tout naturellement que j’ai souhaité continuer.
  • Comment vous êtes-vous organisée ?
J’ai acheté un tire-lait manuel puis, après l’avoir utilisé quelques fois à la maison pour constituer mon stock, j’ai compris que cela ne serait pas suffisant. J’ai donc investi dans un Medela swing maxi.
Le jour de la reprise, j’ai cru que mes seins allaient exploser avant la pause de midi où je comptais tirer mon lait ! J’ai cherché un coin tranquille pour tirer et j’ai trouvé une douche propre et inutilisée dans les vestiaires au travail. Apres le premier tirage je me suis dit que c’était bien long et compliqué j’étais un peu démoralisée. Puis j’ai croisé une collègue dans le couloir à qui j’en ai parlé (je savais qu’elle même avait allaité ses enfants) et elle m’a dit qu’elle avait tiré pendant 6 mois au travail. Je me suis dit pourquoi n’y arriverais-je pas ?? J’étais reboostée !!
J’ai tiré mon lait jusqu’aux 15 mois de mon fils ! Il a 2 ans 1/2 et je l’allaite encore matin et soir en co-allaitement avec ma fille de 3 mois.
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?
Les jours de réunion ou formation : trouver une excuse pour s’échapper, ou pendant les déplacements à l’étranger. J’ai parfois tiré mon lait dans les toilettes d’aéroport ou les chambres d’hôtel pour le vider dans le lavabo ! Ça fait mal au cœur…
Je n’aimais pas non plus la phase de lavage en rentrant le soir mais il faut l’inclure dans une routine quotidienne.
 
  • Quels ont  été vos meilleurs moments ?
Voir mon fils grandir en échappant aux épidémies, les tétées de retrouvailles…. Avoir poursuivi l’allaitement suffisamment longtemps pour entendre mon fils me dire « hummmm ça sent bon les seins » en plongeant son nez dans mon décolleté ou me dire « il est pas bon le lait maman » en étant enceinte de 4 mois puis le voir reprendre le sein à pleine bouche.
J’adore aussi allaiter car tout est plus simple, parfois je vois les mamans avec des gros sacs pour transporter les boîtes de lait et les bouteilles d’eau je me dis quelle galère !! Sans parler du côté écologique, économique et des bénéfices santé indéniables.
Je suis aussi assez fière d’avoir montré à quelques collègues proches où je tirais mon lait au bureau car plusieurs l’ont fait ou le font encore depuis et on se motive mutuellement.
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Foncez, ne baissez pas les bras, ça vaut la peine. On veut toutes le meilleur pour nos enfants et je suis convaincue que c’est l’une des choses les plus faciles à faire. Entourez-vous des bonnes personnes pour réussir votre allaitement, ne vous laissez pas perturber par des messages déstabilisants ou négatifs. Écoutez votre corps et votre bébé, faites-vous confiance et dites-vous que la magie de l’allaitement vous récompensera. Les moments de partage avec vos enfants pendant l’allaitement n’ont pas d’égal.
Et faites confiance à la nature, le corps s’adapte ! Quand on arrête de tirer le corps régule… c’est incroyable à entendre mais vrai…
  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? 
Tirer son lait demande un minimum d’organisation, mais c’est tout à fait possible. Mon deuxième congé maternité se termine la semaine prochaine je vais donc recommencer les séances de tirage ! Cette fois j’ai constitué mon stock à la maison en faisant un tirage manuel je vais voir si j’adopterai cette méthode au travail ou si je recommencerai au tire-lait.
  • Que changeriez-vous ? 
J’aimerais pouvoir dire que je dois m’absenter 20 min pour tirer mon lait sans gêne… malheureusement je n’ai pas le sentiment que je pourrai le faire sans me sentir jugée. Mais je sens que les choses changent ! Mobilisons-nous pour faire de l’allaitement une banalité.

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