allaitement et travailFrançoise, 35 ans, architecte, trois enfants (5,5 ans, 2,5 ans et 8 mois) nous avait parlé de ses allaitements en décembre 2012. Elle revient nous décrire sa reprise du travail pour son 3e enfant.

  • Quel choix avez vous fait à la reprise du travail ?

J’ai fait le choix de continuer à allaiter : j’ai allaité mon deuxième enfant un an, et je trouve qu’on en profite vraiment passé les premiers mois qui sont plus « délicats » (mise en route, tétées très nombreuses). Et puis travaillant en indépendant, pas de congé mat’, arrêt deux semaines avant l’accouchement, reprise du travail deux semaines après. Et il faut aussi dire que c’est mon petit dernier alors je veux vraiment en profiter…

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Alors pour le tout début je faisais surtout du suivi de chantier, pas trop loin de la maison et le papa était très disponible donc il m’accompagnait et gardait le bébé pendant la visite, donc tétée avant et après (et rdv montre en main, donc on va à l’essentiel, on est efficace, et on ne se noie pas dans les trucs inutiles). Je travaillais ensuite de la maison, avec mon bébé. J’ai fait du stock de lait (je n’en avait pas assez fait lors de mon précédent allaitement et je l’avais regretté). Puis à la vraie reprise, à 2 mois, j’ai tiré mon lait et la nounou l’a donné à mon bébé au biberon.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je dirais la fatigue, et la lassitude du tirage comme pour l’allaitement du second. Et puis je ne tirais pas beaucoup (alors que j’ai une « bonne » lactation ! ), que ce soit avec le tire lait manuel, ou le double pompage électrique… Et un bébé qui met un peu de temps à accepter le biberon. Finalement, j’ai abandonné le tire-lait, j’extraie mon lait manuellement. Je tire plus ou moins 300 ml/jour, et la nounou gère (parfois 150 ml le matin et au goûter, parfois moins à l’un et plus à l’autre, parfois elle remplace avec un yaourt, etc…). C’est super d’ailleurs d’être arrivées toutes les deux à se laisser de la marge de manœuvre ! Et qui dit pas de tire-lait dit pas de vaisselle (je recueille dans des pots qui passent au lave-vaisselle, et la nounou ou moi transvasons dans les biberons en fonction des besoins).Mes enfants sont gardés à domicile, c’est aussi plus simple côté logistique (frigo et congélo) et je ne travaille pas loin ce qui me permet en cas d’urgence de revenir pour une tétée ; mais l’inconvénient c’est que tout le monde pense que je peux être disponible… Pas évident de tout concilier ! Autre souci : une candidose, qui a mis longtemps à disparaître définitivement.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je vais répéter la même chose que pour mon second : toutes les fois où on est parti en famille à 5, que ce soit pour une balade ou des vacances au bout du monde, avec bébé dans les bras, et hop une tétée ! Simple, efficace, rassurant. Et niveau logistique de bagage, à 5, cela facilite aussi les choses.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Pareil, je copie colle ma réponse : De bien s’informer sur la reprise du travail et la poursuite (ou le sevrage) de l’allaitement (par exemple grâce à ce blog et à votre livre notamment). Je crois qu’on est sûre de prendre la bonne décision quand on a toutes les clés en main pour choisir, cela permet d’être plus sereine face au sevrage ou à la continuation !

J’ajouterai que j’ai eu moins de difficultés à cet allaitement que les précédents : on apprend beaucoup à chaque fois et l’expérience, ça aide ; et peut-être que la physiologie de notre allaitement évolue aussi ? J’avais une hyperlactation, elle s’est régulée beaucoup plus vite cette fois ci, et franchement quel bonheur. Chaque bébé est différent et donc chaque allaitement aussi..Je pense que c’est à prendre en compte dans sa réflexion (ici Numérobis était très pleureur car gros reflux, problèmes de digestion, d’intolérance… la fatigue fait que j’ai choisi de passer en mixte pour continuer à allaiter passé un certain nombre de mois ; par contre Number3 est plus cool, 5/6 tétées max par jour, fait ses nuits, grossit bien… et donc il est plus facile à allaiter).

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Et bien j’éviterais de créer ma société en même temps que de tomber enceinte… Bon en fait je ne changerais pas grand chose car ce que j’aimerais changer, ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas! Et pour le reste tout se passe plutôt bien.

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Aujourd’hui je vous propose le témoignage de Tiphaine qui a lancé une relactation alors qu’elle avait repris le travail. Un grand bravo à elle !

relactation« J’ai allaité exclusivement ma fille jusqu’à ses 2,5 mois puis allaitement mixte jusqu’à ses 4,5 mois (2 tétées et 2 biberons de « lait » en poudre) car j’ai du prendre de la cortisone.
J’ai ensuite sevré complètement Alix, une semaine après avoir repris le travail et pour commencer un autre traitement médical.

J’ai adoré allaiter et me suis donnée beaucoup de mal pour persévérer (tout en souffrant) et mettre de côté les médicaments… J’ai donc été triste et n’ai pas tellement bien vécu le sevrage alors que mon allaitement se passait super bien.
Un soir, en exprimant mes seins, j’ai vu que je perdais encore du lait et j’avais entendu qu’on pouvait relancer sa lactation après plusieurs mois d’arrêt. Je me suis donc mis dans la tête que je voulais allaiter de nouveau ma fille, sevrée depuis deux mois et qui connaissait le biberon depuis ses 2,5 mois.

J’ai donc pris contact avec Véronique Darmangeat qui m’a bien aidée et soutenue pour relancer ma lactation.
J’ai loué un tire-lait électrique double pompage et j’ai tiré entre 6 à 8 fois par jour mon lait. Très dur avec les journées de travail et m’occuper de mes deux enfants (Alix 7,5 mois et Mathias 2,5 ans).
J’ai persévéré pendant 10 jours à tirer dès que je pouvais, je rentrais le midi pour tirer car j’habite à 10 min en voiture de mon lieu de travail et j’ai tiré 1 fois la nuit 5 nuits pour stimuler d’avantage ma lactation.

Au début je tirais 2-3 gouttes, c’était déprimant…les premiers jours ont été très durs physiquement et moralement et Alix ne voulait pas téter puisqu’il n’y avait que trois fois rien qui sortait.
Sur les conseils de Véronique, j’ai pris des gélules de fénugrec, bu des tisanes d’allaitement et pris de la dompéridone sur la prescription de mon médecin. Les tirages, plus les plantes etc., ma lactation est montée en flèche ! Et Alix a pu téter au bout 10 jours !
Première tétée, 3 minutes, puis 5, puis 10 min et c’était réparti !
Nous avons repris toutes les deux confiance en nous et le tour était joué. Je n’ai jamais forcé Alix et j’ai laissé tomber le sein 2-3 jours car Alix hurlait dès que je la mettais au sein… J’ai beaucoup douté mais nous y sommes arrivées !

Aujourd’hui, Alix a 7,5 mois et tète le matin et le soir en semaine et tète le midi en plus le week-end.
Je tire mon lait tous les midis au bureau (l’infirmière, contre toute attente, a accepté que je tire mon lait sur place) et une fois avant de me coucher. Ce lait, je l’apporte à la crèche pour le repas du midi et le goûter d’Alix. Je continuerai l’allaitement jusqu’à ce que je puisse satisfaire ma fille et que le sevrage se fasse naturellement ou que cela vienne d’elle et non un sevrage « bête » et forcé.

Ce témoignage s’adresse à toutes les mamans qui souhaitent redonner le seins à leurs bébés après un sevrage total de plusieurs mois. Tout est possible ! Il faut juste persévérer, ne pas stresser (facile à dire ;-) ) et surtout garder confiance en soi et en son enfant ! »

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

- Une belle mise au point sur l’allaitement maternel et l’immunité.

- Différentes études :

- Des témoignages :

- Dans ce kit pour concilier vie familiale et vie professionnelle de l’université d’Auckland en Nouvelle Zélande, pages 20 et 21 on y explique comment poursuivre l’allaitement !

- Aux Philippines, le gouvernement met en place une politique de soutien à l’allaitement pour les femmes qui travaillent.

- Un nouveau blog traitant d’allergie et reflux gastro-œsophagien pour les bébés allaités.

- Un peu de légèreté avec un témoignage dans Gala de l’ex miss France Elodie Gossuin qui allaite sa deuxième paire de jumeaux (les premiers allaités 9 mois).

allaitement de jumeaux

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.


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entreprise et allaitement

La Nourrice, Josse-François-Joseph Leriche, d’après Louis Boizot, 1775.

De (trop) nombreuses personnes pensent qu’il est nécessaire de sevrer pour reprendre le travail. Une des raisons : il leur parait impensable de pouvoir travailler correctement et efficacement tout en poursuivant l’allaitement.
Il semble nécessaire de devoir choisir entre sa vie de mère et sa vie de travailleuse. Entreprise et allaitement ne seraient pas compatibles.

Il n’y aucune raison à cela. Produire du lait n’a jamais empêché de se servir de ses mains ou de réfléchir, de parler, de soigner, bref d’exercer un métier. Et si l’on choisit de tirer son lait sur le lieu de travail, cela ne signifie pas que l’on transforme son bureau en laiterie…

Tirer son lait sur son lieu de travail prend en moyenne 40 minutes par jour (à répartir en plusieurs pauses). La loi accorde une heure sur le temps de travail pour l’allaitement. Combien de temps de pause prennent vos collègues qui fument sur une journée de travail ? Qui le leur reproche ? Et surtout il ne viendrait à personne l’idée de leur enlever ce temps de pause de leur salaire. Alors qu’une femme qui prend ses pauses d’allaitement risque de voir son salaire amputé d’une heure par jour.

D’autre part, les femmes qui poursuivent l’allaitement ont souvent la sensation de faire le mieux pour leur enfant et sont, de ce fait, moins inquiètes lorsqu’elles reprennent le travail. Elles ont donc l’esprit plus libre pour leur travail.

On retrouve autour de cette question tout ce qui concerne la culpabilisation de la mère qui travaille : il parait admis que l’on ne peut pas être une bonne mère si l’on travaille. Laissons donc aux femmes la possibilité de faire les choix qui leur conviennent. Elles peuvent choisir de faire des enfants ou non, de travailler ou non, de les allaiter ou non, de les sevrer à la reprise du travail ou non.

Et vous, vous a-t-on accusé (explicitement ou non) de moins bien travailler parce que vous allaitiez ?

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allaitement et  entreprise Vous allez reprendre le travail et vous souhaitez poursuivre l’allaitement. Mais dans votre entreprise, rien n’est prévu pour faciliter la vie des femmes qui veulent tirer leur lait au travail et allaitement et entreprise ne se conjuguent pas encore au présent.

Et si vous invitiez votre entreprise à devenir « baby friendly » ?

Pour votre entreprise, soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre l’allaitement à la reprise du travail a de nombreux avantages que je vous invite à découvrir sur le site de Lactissima.
Et vous seriez la première à bénéficier de la mise en place d’un tel programme.

Alors comment faire ?

  • En parler tout d’abord : soit au service de santé au travail, soit au service des ressources humaines, soit à votre patron si vous travaillez dans une plus petite entreprise.
  • Leur donner un document explicatif clair.
  • Leur signifier que c’est un programme avec lequel tout le monde est gagnant.
  • Laisser l’idée faire son chemin tout en relançant régulièrement.

Et vous êtes-vous prête à inciter votre entreprise à devenir pionnière ?

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J’ai reçu par mail ce témoignage de Fabienne et je lui ai demandé l’autorisation de le publier ici car il correspond tout à fait à ce que peuvent vivre d’autres mamans. Merci donc à Fabienne !

allaitement et travailBonjour,

C’est juste un « petit » mot pour vous remercier et pour partager mon expérience.
Je suis maman, pour la deuxième fois, d’un petit Gabriel né le 6 octobre 2013. Je l’allaite exclusivement depuis sa naissance, il est gardé par une nounou depuis deux semaines, ma reprise du travail.

J’ai commandé votre livre il y a quelques jours et je le dévore depuis.
La sage femme (consultante en lactation IBCLC) a été de très bon conseil à ma sortie de la maternité, ainsi qu’une animatrice de la Leche League que j’ai appelée par trois fois durant mon congé post-natal.
Dans votre livre, j’ai retrouvé des informations qu’elles m’avaient données mais aussi beaucoup de nouveaux conseils, ou astuces à appliquer pour la poursuite de l’allaitement en ayant repris le travail.

Gabriel a eu un peu de mal au biberon les premiers jours d’adaptation (même si je l’avais un peu « entraîné » à boire). Mais depuis la fin de la semaine dernière, il est de plus en plus gourmand et boit bien 400 ml dans la journée avec nounou (entre 8h à 10h de garde). Il maintient quand même ses habitudes avec des biberons « à la demande », ce qui change de l’autre bébé gardé par la nounou (15 jours d’écart) qui lui, prend ses biberons de 180 ml toutes les 4 heures (presque précises !).
Donc j’ai la pression pour m’adapter à la demande de mon fils.

J’embarque mon tire-lait Medela Lactina tous les matins, petit sac isotherme Medela aussi et au moins 3 bouteilles de 150 ml (et quelques poches de congélation aussi).
J’ai depuis avril un bureau pour moi presque toute seule (mais ma collègue est en congé pré natal anticipé) donc je peux utiliser cet espace tranquillement, presque quand je le souhaite pour tirer mon lait. Je le fais donc trois fois par jour (milieu de matinée et milieu d’après midi, mais je continue à travailler en même temps …) et sur ma pause déjeuner, là, vraiment au calme, avec juste un peu de musique.
J’arrive donc à fournir près de 500 ml en trois tirages journaliers (nettement mieux sur un sein que sur l’autre, mais j’ai lu que c’était normal et habituel). Je suis donc bien soulagée de savoir que mon petit Gabriel va pouvoir se régaler du lait de sa maman le lendemain.

Nous maintenons évidemment la tétée du matin, selon son appétit car elle peut être très courte et ponctuée de sourires du réveil, la tétée des retrouvailles et la tétée du soir. Bref, tout va bien pour nous.

Je comptais continuer l’allaitement jusqu’à ses 6 mois, et puis, je me dis que je peux encore continuer après puisque c’est bon pour lui et cela me plaît d’avoir ce lien avec mon bébé (j’ai sevré ma fille au bout de 2 mois, par manque d’information à l’époque – 2003 – … elle a 11 ans maintenant).

Ce long roman était pour vous remercier de vos conseils que je lis sur Facebook, sur votre blog (grâce aux expériences des mamans et leurs commentaires) et dans votre livre.
Il devrait y avoir plus de consultantes en lactation en France !
Certaines mamans et malheureusement leurs bébés passent à côté de quelque chose de merveilleux et de tellement bon quand elles ne sont pas bien informées (je ne parle pas d’impossibilité d’allaiter ou de choix personnel).

Bref, en un mot MERCI !

Fabienne

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

- Un beau témoignage allaitement et travail.

- Un article qui parle des effets de la péridurale sur l’allaitement.

- Toujours les articles de Maman Éprouvette :

- Un excellent article sur les composants du lait maternel.

- Une série d’études :

- Le label Hôpital ami des bébés a été remis à de nouvelles maternités. Voici la carte des maternités labellisées.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.


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