revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Le gouvernement népalais demande de ne pas distribuer de préparations pour nourrissons aux sinistrés car cela augmente considérablement les risques de maladies pour des bébés qui sont normalement allaités.

– Vos seins peuvent se rappeler la grossesse précédente … Et cela vous aide à produire du lait pour votre deuxième bébé.

– Le frein de langue trop court pose problème, et pas uniquement pour l’allaitement.

Maman Eprouvette nous propose 2 articles :

– Une histoire extraordinaire : cette mère avait prévu une naissance  paisible avec une sage-femme dans une maison de naissance mais au début de la grossesse, elle a remarqué une masse suspecte dans son sein. Après les examens disant que cette masse était « probablement bénigne », elle a consulté un spécialiste du cancer du sein. La mère a été diagnostiquée avec un cancer du sein à environ 20 semaines de grossesse. Elle a eu une mastectomie du sein gauche et de la chimiothérapie. À 36 semaines, l’accouchement a été déclenché et elle a donné naissance à un petit garçon en parfaite santé. Elle voulait vraiment allaiter même si c’était pour une courte période car elle devrait reprendre les traitements contre le cancer à la sortie de l’hôpital. Après la naissance, son bébé a pris le sein droit et a tété.

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– Un excellent article sur les quantités de lait que l’on peut s’attendre à obtenir au tire-lait.

– Les bébés nourris au biberon deux fois plus touchés par la sténose du pylore.

– L’allaitement n’est pas forcément responsable d’une mauvaise prise de poids ! Surtout quand la mère déborde de lait ! Un témoignage poignant.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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Voir l’onglet Revues de presse.

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co-allaitementAujourd’hui je vous propose un thème que plusieurs personnes m’ont demandé de traiter, celui du co-allaitement.

Pour celles qui ne connaissent pas le co-allaitement, c’est le fait d’allaiter deux enfants d’âges différents. Cela se produit lorsqu’un enfant est toujours allaité à la naissance de sa petite sœur ou de son petit frère. La mère poursuit l’allaitement de son aîné(e) et allaite son nouveau bébé.
Dans ce cas, la composition du lait maternel s’adapte toujours au bébé le plus jeune et la lactation s’adapte pour pouvoir nourrir deux enfants.

Lorsqu’une mère co-allaite ses enfants et qu’elle reprend le travail, de nouvelles questions se posent : comment la lactation va t-elle s’adapter pendant les heures de travail, doit-elle tirer son lait, pour un ou deux enfants, comment le vivent les enfants, et la mère,… ?

En cas de co-allaitement, les choix à la reprise du travail sont les mêmes que pour un allaitement classique : faire un allaitement mixte, tirer son lait, au travail ou à la maison, ou bien sevrer. Mais ces choix vont nécessiter des adaptations.

Si vous choisissez de tirer votre lait au travail, vous allez le faire uniquement pour le bébé le plus jeune car le plus âgé est en général âgé de plus d’un an et peut se contenter des tétées quand vous êtes à la maison. Comme la lactation est doublement stimulée à la maison, le tirage est en général plus facile au travail.

Si vous choisissez de ne pas tirer le lait au travail mais de tirer à la maison, cela risque d’être compliqué car c’est difficile de trouver un moment pour tirer son lait à la maison lorsque deux enfants demandent régulièrement à téter. C’est donc un choix qui risque de ne pas fonctionner.

Si vous choisissez de faire un allaitement mixte et de ne pas tirer votre lait au travail, vous devrez faire attention à ne pas faire d’engorgement la journée car avec une double stimulation à la maison, vos seins risquent de se remplir rapidement au travail. Si jamais vous faites des engorgements à répétition, je vous suggère de suivre les mêmes conseils que pour une lactation importante. Par contre l’avantage du co-allaitement dans ce cas, c’est que c’est beaucoup plus facile de maintenir une lactation suffisante.

Le co-allaitement permet à l’aîné de bénéficier également des tétées de retrouvailles et c’est en général quelque-chose qu’il apprécie beaucoup.

Certaines femmes vivent mal le co-allaitement et les demandes de l’aîné, surtout lorsque celui-ci est « accro » au sein. Ce n’est pas toujours facile à vivre et si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à prendre RDV avec une consultante en lactation.

Et vous, avez-vous repris le travail en co-allaitement ? Comment cela s’est-il passé ?

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  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Avant toute chose, je précise que je suis une française expatriée en Belgique, par conséquent il y a certaines petites différences avec la France.

Pour des raisons assez particulières (nouveau travail), j’ai du retourner travailler bien trop tôt à mon goût; lorsque mon petit n’avait pas encore tout à fait 2 mois et demi. Je n’avais pas la possibilité de prendre un congé d’allaitement.
Il ne m’est même pas venu à l’idée de le sevrer, sachant qu’en plus mon pédiatre recommande l’allaitement jusqu’au 6 mois du bébé.

J’adore allaiter et j’avais énormément de lait, j’aurais trouvé dommage de la gâcher, cependant, n’ayant pas de congélateur, je n’ai pas pu faire un énorme stock avant la reprise (de quoi tenir une grosse semaine).
J’ai donc décidé de tirer mon lait sur mon lieu de travail, sans même savoir si cela serait possible, mais en ayant textes de loi et conventions collectives de travail sous la main pour prouver mon bon droit. Etant employée dans un hôpital, je me suis dit que cela ne poserait pas trop de difficulté.
De plus, en prévision de la reprise, et comme j’ai du faire des entretiens d’embauche pendant mon congé maternité, le petit avait déjà l’habitude du biberon.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai loué auprès de ma mutuelle un tire-lait double Ameda lactaline et me suis présentée au travail avec.
Première bonne surprise, ma cheffe étant elle-même jeune maman s’est montrée très compréhensive; j’ai donc une cuisine avec frigo et un fauteuil à ma disposition pour tirer mon lait.
Nous avons prévenu les collègues afin que personne n’entre quand la porte est fermée et que l’écrito est en place.
Je tire deux à trois fois par jour, par session de 10 à 20 minutes selon la nécessité.
Au début, je trimbalais le tire-lait matin et soir dans un sac à dos, mais avec le bébé porté en écharpe dans les transports en commun, cela commençait à s’avérer vraiment trop pénible; je laisse donc le tire-lait au boulot et je ramène mes petits-pots le soir dans mon sac.
J’ai l’avantage de pouvoir laver les embouts sur place, mais je dois avouer que la vaisselle à chaque fois c’est bien la partie la plus pénible.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

J’ai pu maintenir l’allaitement exclusif pendant deux semaines après la reprise; mais au début ça s’est mal passé avec la crèche: aucun problème à utiliser du lait maternel, mais en une semaine, le petit s’est mis à réclamer plus, et ayant été malade + le manque de sommeil, j’ai eu deux journées de production moindre.
On m’a demandé d’amener de la poudre pour compléter.
Mon petiot qui ne buvait que 90/120 la première semaine de crèche est passé à 150/180 une semaine après.

Le jour où j’ai du demander à mon compagnon d’aller acheter du lait en poudre, je me rappelle avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, comme si j’étais une mauvaise mère de ne plus pouvoir assurer entièrement l’alimentation de mon tout petit.
J’avais peur de ne plus pouvoir continuer à allaiter et de perdre ces moments « câlins » avec mon bébé.
J’étais également très en colère de devoir donner de la poudre, alors que j’avais l’impression que si j’étais restée davantage avec mon bébé, je n’en aurai pas eu besoin.

C’est ma belle-mère qui s’est chargée de tester le biberon de poudre et Minipouce l’a très bien accepté.
Avec le recul, je me rends compte que je me suis énormément focalisée sur le fait de l’allaiter exclusivement car cela me permettait de moins culpabiliser d’avoir du retourner au travail aussi tôt.

Finalement, il n’y a eu aucun problème, le petit continue de téter, j’ai toujours beaucoup de lait et les jours où je ne travaille pas, on continue en exclusif. Il ne prend donc des biberons de lait maternisé que les après-midi en semaine et jusqu’ici tout se passe très bien.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Pour n°2, 3 etc… je prendrai un congé d’allaitement, et je tenterai de faire davantage de stock avant la reprise, mais ce qui est sûr, c’est que je ne me ferai plus un telle montagne de l’allaitement exclusif: la poudre permet de pallier à d’éventuels manques sans que je ne m’inquiète, mon petiot est toujours en bonne santé et j’ai conservé tous nos moments privilégiés.

Petit bonus: ces derniers jours, j’ai même pu tirer assez de lait pour ne pas avoir à lui donner de la poudre.
Bref, pour nous trois, tout se passe très bien.

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sevrageJe m’appelle Aurore, j’ai 28 ans et ma fille vient d’avoir 8 mois. J’avais pris la décision d’allaiter exclusivement ma fille jusqu’à ses 3 mois (ma reprise du travail) et de la sevrer partiellement (garder tétées matin et soir) à ce moment là. A 1 mois j’ai fait le test de lui donner très ponctuellement des biberons de mon lait pour vérifier que le biberon ne lui posait pas de problème. Par ailleurs je ne suis pas fan de l’allaitement en public. Tout s’est très bien passé à ce niveau là.Quelques semaines avant ma reprise, j’ai essayé de lui donner du lait artificiel. Durant une semaine j’ai remplacé une tétée par un biberon. Sauf que reprendre le travail était mon choix et je me sentais mal d’imposer le sevrage à ma fille. Du coup j’ai décidé de ne pas la sevrer et de tirer du lait 4 fois par jour pour que la nounou puisse lui donner mon lait. C’est là que j’ai découvert votre blog et les témoignages qui m’ont convaincus d’essayer. Ça a été dur : bébé tétait à 4h, tire-lait à 7h, tire-lait à 11h dans les toilettes du bureau (je travaille dans un grand groupe qui prône l’égalité homme-femme et la conciliation vie perso-pro …), tire-lait encore à 16h, tétée à 19h et tire-lait à 23h.

Ma vie tournait un peu autour de ça mais je me suis accrochée jusqu’aux fêtes de fin d’année et les 7 mois de ma fille.
C’est là que j’ai arrêté de tirer du lait. J’ai liquidé le stock de lait congelé qui restait et qui diminuait inexorablement car je n’arrivait plus à tirer suffisamment pour les biberons de la journée. Le lait artificiel a pris le relais en douceur durant la journée et j’ai conservé les tétées matin et soir.Depuis cette semaine et sa première dent, le sevrage complet est enclenché. En effet, elle joue avec le sein, le mordille (ouch !) mais ne tète plus vraiment alors qu’avec le biberon oui. La tétée du soir a donc disparu au profit d’un biberon câlin. La tétée du matin a encore lieu avec un bébé endormi donc qui ne tire presque pas. Je me demande si ce n’est pas plus pour moi, pour ce moment de partage et de câlin avec mon bébé, que je conserve cette tétée. Je ne la sortirais pas de son lit pour juste un câlin mais là j’ai le prétexte tétée :-) .

Au final, ce sevrage s’est fait plus à la demande de bébé qu’à la mienne mais je l’ai très bien vécu. J’ai le sentiment d’avoir été plus loin que ce que je m’étais fixé initialement tout en sachant écouter les envies de mon bébé. Le fait de l’avoir sevrée progressivement m’a évité les engorgements et autres désagréments liés au sevrage.

J’aurais plusieurs conseils pour les mamans qui veulent sevrer leur bébé.
D’abord de s’assurer qu’on est sûre de ce choix. Je pense que si j’avais sevré ma fille à 3 mois comme je pensais devoir le faire à cause du retour au travail, je l’aurais vraiment regretté.
Ensuite, de le faire progressivement et autant que possible, en suivant les demandes de bébé.
Et enfin (et surtout !), de ne pas culpabiliser ! Le sevrage n’est pas un échec ! On n’en est pas moins une bonne maman !

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revues de presse allaitementPour cette 50e revue de presse, voici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– On commence avec des témoignages :

– Des études variées :

  • « Cette étude a montré, pour les nourrissons non exclusivement allaités au sein à 6-8 semaines, une augmentation du risque d’hospitalisation pour des affections courantes motivant une consultation aux urgences. »
  • Le rôle de l’allaitement sur le sommeil du bébé.
  • « L’amélioration du soutien à l’allaitement au travail peut améliorer la satisfaction au travail des nouvelles mères, qui pourrait être bénéfique pour les entreprises. »
  • Le peau-à-peau contre les bactéries résistantes aux antibiotiques.

– Un article très intéressant sur l’âge du sevrage.

– Une belle traduction d’un article sur les pièges de l’allaitement.

– The Walking Dead : Norman Reedus promeut l’allaitement d’une manière originale.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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agar agar

Présentation non contractuelle ;-)

De nombreux bébés refusent le biberon lorsque leur mère reprend le travail. Pour la plupart le problème se résout tout seul avec le temps et ils apprennent petit à petit à boire au biberon.
Mais certains bébés persistent dans leur refus du biberon et l’on cherche alors comment leur faire accepter le lait autrement qu’au biberon.

Une des alternatives consiste à faire un flan avec du lait maternel et à le donner à la cuillère.
Pour cela on utilise de l’agar agar.

Je voudrais donc faire le point aujourd’hui sur cette utilisation de l’agar agar.

L’agar agar est une poudre gélifiante blanche et sans odeur obtenue à partir d’extraits cellulaires d’algues rouges que l’on récolte au Japon.
Il est utilisé en cuisine pour remplacer la gélatine alimentaire et son pouvoir gélifiant est largement supérieur.

Peut-on l’utiliser chez les bébés ?
Comme il s’agit d’un aliment autre que le lait et que l’on va le donner à la cuillère, on va attendre la diversification alimentaire et on va l’introduire comme un nouvel aliment. Il n’existe pas de contre-indication spécifique pour les bébés mais on peut raisonnablement faire attention à certains points :

  • Comme c’est un produit de la mer, il peut éventuellement être allergène. Je ne connais pas de cas d’allergie à l’agar agar mais cela doit être possible.
  • Il peut avoir un effet laxatif chez l’adulte au delà de 3 grammes par jour. On va donc rester prudent avec un bébé et surveiller ses selles pour réajuster les quantités en cas de souci.

Comment faire un flan avec de l’agar agar ?
On mélange à froid 2 grammes d’agar agar avec 500 ml de lait maternel, on fait chauffer en remuant jusqu’à 60-70 degrés pendant une minute puis on réfrigère jusqu’à gélification.
Contrairement à une crème ou de la gélatine alimentaire vous ne sentirez pas la gélification au chauffage mais elle se produira au refroidissement.

Et vous, avez-vous utilisé l’agar agar ?

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allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Au départ, j’étais peu renseignée sur l’allaitement. Je savais vaguement ce qu’avait fait ma sœur : elle avait un tire-lait manuel, congelait son lait et avait eu son lot de remarques désagréables de ses collègues.

Je devais reprendre le travail le jour du 5ème « mésiversaire » de mon fils. Je m’étais dit que si ça se passait bien, si j’avais « toujours du lait », j’essaierai de continuer en reprenant le travail quitte à me « frotter » aux remarques des collègues et de la hiérarchie.
Le début de l’allaitement a été très pénible pour moi, jusqu’au 3 mois de mon fils. Alors, il est devenu évident pour moi que je n’avais pas souffert 3 mois pour n’avoir que 2 mois agréables. Et tout ce que je lisais sur l’allaitement (recommandations de l’OMS, etc…) me confortait dans mon choix.

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai essayé le tire-lait manuel Avent un peu plus d’un mois avant la reprise. ça marchait bien mais mes lectures me portaient à croire qu’un électrique double-pompage serait plus rapide et plus efficace. J’ai donc loué l’affreux Kitett de ma pharmacie sans la bonne taille de téterelle… Puis un calypso de chez Ardo, puis le Selecta d’Ardo. Pour conclure que tous étaient plus désagréables que le manuel, me prenaient autant de temps pour aucun gain de productivité.

J’ai repris le travail avec 10 petits pots de 100ml environ, ce qui correspondait à ses premiers biberons.
Cette réserve a fondue très vite car la reprise du travail a coïncidé avec mon retour de couche et une grosse chute de productivité.

J’ai donc été rapidement confronté au flux tendu et les tentatives de reconstitution de stock les week-end.
J’ai maintenant repris depuis plus de 2 mois et mon travail m’amène à me déplacer pour la journée complète plusieurs fois par semaine en dehors du bureau. Je ne vais jamais dans les même endroits ni avec les même personnes. Eh bien, je dois dire que jusqu’à maintenant j’ai été bien reçue partout. Bien sûr, j’ai rarement d’autre choix que les toilettes ou ma voiture pour être tranquille. Mais je n’ai eu aucune remarque négative, ni regard désapprobateur (même quand je dis l’âge de mon garçon).
Quant aux collègues et supérieurs hiérarchiques, ils sont souvent intrigués, certains s’essaient à l’humour mais je sens bien que c’est par curiosité. Là aussi, aucun retour négatif. Quand j’en ai parlé à mon directeur, il m’a dit « oui, oui, vous avez le droit à deux fois une demi-heure, j’avais une ancienne collègue qui le faisait. Vois avec l’agent d’entretien quel endroit serait le mieux pour vous. » Je partage donc avec une collègue qui allaite aussi une pièce qui était sous-utilisée sur la porte de laquelle il a rajouté un verrou. L’agent d’entretien nous a même dit que si on lui apportait un rideau, il le fixerait à la fenêtre.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Trouver le bon tire-lait (en fait je l’avais dès le départ mais j’espérais mieux).
Renverser un biberon en faisant un transfert (j’en ai pleuré).
La fatigue après chaque tirage (mon garçon tète 2 à 3 fois par nuit et je suis… j’étais une grosse dormeuse).
Surmonter la gêne de quitter momentanément une réunion parce que j’ai l’impression que mes seins vont exploser et surtout que mon fils n’aura pas assez de lait le lendemain.
Voir le stock du congélateur diminuer parce que c’est la semaine de règles et anticiper sur la fatigue du week-end à suivre pour reconstituer le stock.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Le bonheur de continuer aujourd’hui encore un allaitement qui avait mal débuté.
L’assurance de donner à mon enfant exactement ce qu’il lui faut (on a découvert après quelques tentatives que son estomac rejetait violemment le lait en poudre).

Avoir la conscience tranquille quand je passe 2 fois une demi-heure sur mon temps de travail à ne penser qu’à mon fils.
Être tout à fait tranquille quand je me déplace avec mon enfant car à tout moment, j’ai ce qu’il lui faut, à la bonne température.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Surtout ne pas se mettre de pression, ni dans un sens ni dans l’autre. Ne pas se laisser convaincre qu’il FAUT faire ceci ou cela. Se laisser le temps d’expérimenter ce qui nous convient le mieux. Lire tout ce qu’on peut sur l’allaitement (sur des blogs comme celui-ci par exemple) pour pouvoir argumenter sereinement face aux questions (idiotes forcément mais qu’on aurait posées nous-même avant de se renseigner) que l’entourage pose.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Bien sûr je continuerais d’allaiter mais je ne chercherais pas à tout prix à trouver un « meilleur » tire-lait.

Je me dis aussi que j’aurais dû faire plus de réserve quand j’étais encore à la maison et que je débordais de lait. Mais la constitution de mon lait n’était-elle pas différente quand mon garçon n’avait que 3 mois ? et n’est-elle pas maintenant exactement ce qu’il lui faut ?

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