mal aux dentsUne lectrice m’a demandé en début d’année de vous parler de l’allaitement en période de poussées dentaires. Quel rapport avec la reprise du travail me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que je reçois souvent des questions de ce type : »Mon bébé a mal aux dents et du coup refuse le biberon », ou bien « Mon bébé a mal aux dents et il refuse le sein quand je rentre du travail »…

Oui, on attribue aux dents de nombreux maux chez les bébés : fièvre, pleurs, réveils nocturnes, morsures, poussées de croissance,…

Qu’en est-il ? A chaque fois que l’on cherche à étudier ce phénomène, les réponses sont les mêmes : un bébé qui a de la fièvre est en fait malade, un bébé qui pleure peut avoir de nombreuses raisons de pleurer, les réveils nocturnes peuvent être tout simplement normaux parce qu’un enfant n’apprend pas à dormir la nuit de manière linéaire, et ainsi de suite.
Aucune étude ne montre que le fait que les dents poussent provoque des douleurs chez le bébé !
Je sais, je vais m’attirer les foudres de nombreux parents… Mais voici un article qui explique très bien qu’en fait, nous avons besoin d’une explication pour les pleurs d’un bébé et que les dents sont une explication bien pratique…mais que l’on peut passer à côté de quelque-chose de beaucoup plus embêtant, une méningite par exemple.

Reprenons donc ensemble ce qui a trait à l’allaitement et que nous attribuons aux dents :

  • Le bébé qui mord au sein : soit il est petit et, en fait, il prend mal le sein, en n’ouvrant pas assez la bouche, il faut lui réapprendre à prendre correctement le sein ; soit il est plus grand et il expérimente de nouvelles choses, dont la morsure, il faut alors lui expliquer que c’est interdit car douloureux et ne pas le laisser faire.
  • Les pics de croissance : je vous ai déjà parlé de ce phénomène que je préfère appeler jours de pointe. Il n’a strictement aucun rapport avec les dents…
  • Le bébé refuse le biberon avec la crèche alors qu’il le prenait à la maison : il proteste juste contre votre absence. Il a besoin de temps pour s’habituer à cette nouvelle situation.
  • Le bébé refuse le sein : il s’agit d’une grève de tétée et cela n’a rien à voir avec les dents…

En bref, quand votre bébé ne va pas bien, vous pouvez toujours chercher quelle est la réelle cause (maladie, adaptation à une nouvelle situation,…), ce sera nettement plus utile que de l’attribuer aux dents :-) .

Articles en rapport :

 Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more
  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je suis la maman de Marius qui a, à ce jour, 4 mois 1/2. Je l’allaite depuis sa naissance et je trouve que c’est un pur bonheur de pouvoir partager ces moments avec mon fils sachant tous les bénéfices qu’il y a pour lui comme pour moi.
C’est pour ces différentes raisons que j’ai choisi de tirer mon lait lors de ma reprise il y a 3 semaines.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je tire mon lait 2 fois une 1/2 heure au travail et beaucoup plus le soir pour que Marius ait ses 3 biberons de 180 ml de lait frais le lendemain chez la nounou.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Par chance, je n’ai aucun problème, que cela soit pour tirer mon lait, à la maison comme au boulot, ni pour continuer le sein quand je retrouve mon fils le soir. Il prend bien le biberon sauf quand il est chez la nounou soit 3 jours par semaine ( lundi, jeudi, vendredi chez la nounou, le mardi chez ses grand parents et le mercredi avec moi). Là bas, il va rechigner pour prendre le biberon, chercher le sein et après il a très mal au ventre avec beaucoup de pets et donc beaucoup de pleurs. Il n’a ce comportement qu’avec la nounou alors qu’avec toutes les autres personnes qui l’ont gardé, il n’y a aucun souci. Si quelqu’un a une réponse à m’apporter…On m’a parlé de stress.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Ce serait à refaire, je le referais sans hésitation ! Et je le conseille aux futures mamans ! Et en cas de doutes, de ne pas hésiter à poser des questions et à se faire aider.

Articles en rapport :

 Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !


read more

sevrageA quel moment avez-vous décidé de sevrer votre bébé ?

A partir des 12-13 mois de mon enfant pour diverses raisons, intérieures ou malheureusement extérieures:

  • Même si je n’ai subi aucune pression ou remarque désagréable, je n’ai jamais senti un réel soutien à notre allaitement « long » dans mon entourage très proche.
  • Je commençais à ressentir une certaine lassitude à tirer mon lait au travail, j’oubliais de plus en plus souvent de le tirer (aucun souci de la part de ma hiérarchie qui était prête à me laisser du temps pour tirer mon lait même au-delà de la première année de mon enfant).  Ma lactation en journée diminuait peu à peu.
  • J’envisageais une nouvelle grossesse et souhaitais « consacrer » tout mon corps à cette grossesse car le premier trimestre est assez fatiguant pour moi et je ne suis pas attirée par le double allaitement.
  • Je me sentais pleinement satisfaite d’avoir allaité un an mon enfant, sentiment du « devoir accompli », surtout après des moments de doute au tout début de l’allaitement, et d’avoir la possibilité d’utiliser directement du lait de vache, n’étant pas très portée sur les préparations de lait en poudre.

Bref ces différents sentiments (non soutien, lassitude, d’autres envies, satisfaction) m’ont conduit à décider de sevrer mon enfant.

Comment vous y êtes-vous prise ?

Par contre, je n’étais nullement pressée donc je me suis fixée un objectif lointain (rentrée de septembre soit 3-4 mois de délai). J’ai commencé par arrêter de tirer mon lait au travail diminuant de facto la lactation de jour et ce même le week-end, ceci en environ 4 semaines. Puis les tétées de nuit ont été réduites, aussi par le fait que mon enfant commençait à dormir de nombreuses heures d’affilée, encore environ 3 semaines. Enfin, la dernière tétée supprimée a été celle du coucher, en moins d’une semaine. Mon enfant a donc été sevré en 2 mois, avant la date limite que je m’étais fixée.

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Nous avons essayé deux laits en poudre différents, qui n’ont pas plu à notre enfant (alors qu’elle les avait accepté quelques mois auparavant), avant de finalement lui proposer du lait de vache (avec l’accord du pédiatre qui nous a conseillé du lait entier, même si je sais ce conseil soumis à polémique). Cette petite phase, 2 semaines, a été délicate car je n’avais presque plus de stock de lait congelé, mon enfant n’aimait pas vraiment les yaourts et nous avions peur qu’elle manque d’apports lactés.

La seule réelle difficulté a été de supprimer la tétée du coucher où j’ai dû refuser le sein à mon enfant mais heureusement ça n’a duré que quelques jours (mon mari étant absent le soir, il ne pouvait me substituer).

Etes-vous satisfaite de ce sevrage ?

Hormis le fait de n’avoir pas eu de soutien à mon allaitement long, et donc d’avoir eu des encouragements pendant notre sevrage, encouragements que je trouvais déplacés, je suis totalement satisfaite de ce sevrage tout en douceur. En effet, n’étant pas sous pression, je ne m’offusquais pas si, de temps en temps, je partageais une tétée non prévue avec mon enfant.

Qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui souhaitent sevrer leur bébé ?

De sevrer vraiment au moment où elles le jugent opportun et pas sous une quelconque pression. De sevrer à leur rythme. De bien préparer la transition en cherchant un lait de remplacement avant d’entamer le sevrage ou de se retrouver en difficulté.

Articles en rapport :

 


read more

revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Le gouvernement népalais demande de ne pas distribuer de préparations pour nourrissons aux sinistrés car cela augmente considérablement les risques de maladies pour des bébés qui sont normalement allaités.

– Vos seins peuvent se rappeler la grossesse précédente … Et cela vous aide à produire du lait pour votre deuxième bébé.

– Le frein de langue trop court pose problème, et pas uniquement pour l’allaitement.

Maman Eprouvette nous propose 2 articles :

– Une histoire extraordinaire : cette mère avait prévu une naissance  paisible avec une sage-femme dans une maison de naissance mais au début de la grossesse, elle a remarqué une masse suspecte dans son sein. Après les examens disant que cette masse était « probablement bénigne », elle a consulté un spécialiste du cancer du sein. La mère a été diagnostiquée avec un cancer du sein à environ 20 semaines de grossesse. Elle a eu une mastectomie du sein gauche et de la chimiothérapie. À 36 semaines, l’accouchement a été déclenché et elle a donné naissance à un petit garçon en parfaite santé. Elle voulait vraiment allaiter même si c’était pour une courte période car elle devrait reprendre les traitements contre le cancer à la sortie de l’hôpital. Après la naissance, son bébé a pris le sein droit et a tété.

cancercancer2

– Un excellent article sur les quantités de lait que l’on peut s’attendre à obtenir au tire-lait.

– Les bébés nourris au biberon deux fois plus touchés par la sténose du pylore.

– L’allaitement n’est pas forcément responsable d’une mauvaise prise de poids ! Surtout quand la mère déborde de lait ! Un témoignage poignant.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

Articles en rapport : 

Voir l’onglet Revues de presse.

..


read more

co-allaitementAujourd’hui je vous propose un thème que plusieurs personnes m’ont demandé de traiter, celui du co-allaitement.

Pour celles qui ne connaissent pas le co-allaitement, c’est le fait d’allaiter deux enfants d’âges différents. Cela se produit lorsqu’un enfant est toujours allaité à la naissance de sa petite sœur ou de son petit frère. La mère poursuit l’allaitement de son aîné(e) et allaite son nouveau bébé.
Dans ce cas, la composition du lait maternel s’adapte toujours au bébé le plus jeune et la lactation s’adapte pour pouvoir nourrir deux enfants.

Lorsqu’une mère co-allaite ses enfants et qu’elle reprend le travail, de nouvelles questions se posent : comment la lactation va t-elle s’adapter pendant les heures de travail, doit-elle tirer son lait, pour un ou deux enfants, comment le vivent les enfants, et la mère,… ?

En cas de co-allaitement, les choix à la reprise du travail sont les mêmes que pour un allaitement classique : faire un allaitement mixte, tirer son lait, au travail ou à la maison, ou bien sevrer. Mais ces choix vont nécessiter des adaptations.

Si vous choisissez de tirer votre lait au travail, vous allez le faire uniquement pour le bébé le plus jeune car le plus âgé est en général âgé de plus d’un an et peut se contenter des tétées quand vous êtes à la maison. Comme la lactation est doublement stimulée à la maison, le tirage est en général plus facile au travail.

Si vous choisissez de ne pas tirer le lait au travail mais de tirer à la maison, cela risque d’être compliqué car c’est difficile de trouver un moment pour tirer son lait à la maison lorsque deux enfants demandent régulièrement à téter. C’est donc un choix qui risque de ne pas fonctionner.

Si vous choisissez de faire un allaitement mixte et de ne pas tirer votre lait au travail, vous devrez faire attention à ne pas faire d’engorgement la journée car avec une double stimulation à la maison, vos seins risquent de se remplir rapidement au travail. Si jamais vous faites des engorgements à répétition, je vous suggère de suivre les mêmes conseils que pour une lactation importante. Par contre l’avantage du co-allaitement dans ce cas, c’est que c’est beaucoup plus facile de maintenir une lactation suffisante.

Le co-allaitement permet à l’aîné de bénéficier également des tétées de retrouvailles et c’est en général quelque-chose qu’il apprécie beaucoup.

Certaines femmes vivent mal le co-allaitement et les demandes de l’aîné, surtout lorsque celui-ci est « accro » au sein. Ce n’est pas toujours facile à vivre et si vous êtes dans ce cas, n’hésitez pas à prendre RDV avec une consultante en lactation.

Et vous, avez-vous repris le travail en co-allaitement ? Comment cela s’est-il passé ?

Articles en rapport :

 


read more
  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Avant toute chose, je précise que je suis une française expatriée en Belgique, par conséquent il y a certaines petites différences avec la France.

Pour des raisons assez particulières (nouveau travail), j’ai du retourner travailler bien trop tôt à mon goût; lorsque mon petit n’avait pas encore tout à fait 2 mois et demi. Je n’avais pas la possibilité de prendre un congé d’allaitement.
Il ne m’est même pas venu à l’idée de le sevrer, sachant qu’en plus mon pédiatre recommande l’allaitement jusqu’au 6 mois du bébé.

J’adore allaiter et j’avais énormément de lait, j’aurais trouvé dommage de la gâcher, cependant, n’ayant pas de congélateur, je n’ai pas pu faire un énorme stock avant la reprise (de quoi tenir une grosse semaine).
J’ai donc décidé de tirer mon lait sur mon lieu de travail, sans même savoir si cela serait possible, mais en ayant textes de loi et conventions collectives de travail sous la main pour prouver mon bon droit. Etant employée dans un hôpital, je me suis dit que cela ne poserait pas trop de difficulté.
De plus, en prévision de la reprise, et comme j’ai du faire des entretiens d’embauche pendant mon congé maternité, le petit avait déjà l’habitude du biberon.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai loué auprès de ma mutuelle un tire-lait double Ameda lactaline et me suis présentée au travail avec.
Première bonne surprise, ma cheffe étant elle-même jeune maman s’est montrée très compréhensive; j’ai donc une cuisine avec frigo et un fauteuil à ma disposition pour tirer mon lait.
Nous avons prévenu les collègues afin que personne n’entre quand la porte est fermée et que l’écrito est en place.
Je tire deux à trois fois par jour, par session de 10 à 20 minutes selon la nécessité.
Au début, je trimbalais le tire-lait matin et soir dans un sac à dos, mais avec le bébé porté en écharpe dans les transports en commun, cela commençait à s’avérer vraiment trop pénible; je laisse donc le tire-lait au boulot et je ramène mes petits-pots le soir dans mon sac.
J’ai l’avantage de pouvoir laver les embouts sur place, mais je dois avouer que la vaisselle à chaque fois c’est bien la partie la plus pénible.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

J’ai pu maintenir l’allaitement exclusif pendant deux semaines après la reprise; mais au début ça s’est mal passé avec la crèche: aucun problème à utiliser du lait maternel, mais en une semaine, le petit s’est mis à réclamer plus, et ayant été malade + le manque de sommeil, j’ai eu deux journées de production moindre.
On m’a demandé d’amener de la poudre pour compléter.
Mon petiot qui ne buvait que 90/120 la première semaine de crèche est passé à 150/180 une semaine après.

Le jour où j’ai du demander à mon compagnon d’aller acheter du lait en poudre, je me rappelle avoir pleuré toutes les larmes de mon corps, comme si j’étais une mauvaise mère de ne plus pouvoir assurer entièrement l’alimentation de mon tout petit.
J’avais peur de ne plus pouvoir continuer à allaiter et de perdre ces moments « câlins » avec mon bébé.
J’étais également très en colère de devoir donner de la poudre, alors que j’avais l’impression que si j’étais restée davantage avec mon bébé, je n’en aurai pas eu besoin.

C’est ma belle-mère qui s’est chargée de tester le biberon de poudre et Minipouce l’a très bien accepté.
Avec le recul, je me rends compte que je me suis énormément focalisée sur le fait de l’allaiter exclusivement car cela me permettait de moins culpabiliser d’avoir du retourner au travail aussi tôt.

Finalement, il n’y a eu aucun problème, le petit continue de téter, j’ai toujours beaucoup de lait et les jours où je ne travaille pas, on continue en exclusif. Il ne prend donc des biberons de lait maternisé que les après-midi en semaine et jusqu’ici tout se passe très bien.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Pour n°2, 3 etc… je prendrai un congé d’allaitement, et je tenterai de faire davantage de stock avant la reprise, mais ce qui est sûr, c’est que je ne me ferai plus un telle montagne de l’allaitement exclusif: la poudre permet de pallier à d’éventuels manques sans que je ne m’inquiète, mon petiot est toujours en bonne santé et j’ai conservé tous nos moments privilégiés.

Petit bonus: ces derniers jours, j’ai même pu tirer assez de lait pour ne pas avoir à lui donner de la poudre.
Bref, pour nous trois, tout se passe très bien.

Articles en rapport :

 


read more
sevrageJe m’appelle Aurore, j’ai 28 ans et ma fille vient d’avoir 8 mois. J’avais pris la décision d’allaiter exclusivement ma fille jusqu’à ses 3 mois (ma reprise du travail) et de la sevrer partiellement (garder tétées matin et soir) à ce moment là. A 1 mois j’ai fait le test de lui donner très ponctuellement des biberons de mon lait pour vérifier que le biberon ne lui posait pas de problème. Par ailleurs je ne suis pas fan de l’allaitement en public. Tout s’est très bien passé à ce niveau là.Quelques semaines avant ma reprise, j’ai essayé de lui donner du lait artificiel. Durant une semaine j’ai remplacé une tétée par un biberon. Sauf que reprendre le travail était mon choix et je me sentais mal d’imposer le sevrage à ma fille. Du coup j’ai décidé de ne pas la sevrer et de tirer du lait 4 fois par jour pour que la nounou puisse lui donner mon lait. C’est là que j’ai découvert votre blog et les témoignages qui m’ont convaincus d’essayer. Ça a été dur : bébé tétait à 4h, tire-lait à 7h, tire-lait à 11h dans les toilettes du bureau (je travaille dans un grand groupe qui prône l’égalité homme-femme et la conciliation vie perso-pro …), tire-lait encore à 16h, tétée à 19h et tire-lait à 23h.

Ma vie tournait un peu autour de ça mais je me suis accrochée jusqu’aux fêtes de fin d’année et les 7 mois de ma fille.
C’est là que j’ai arrêté de tirer du lait. J’ai liquidé le stock de lait congelé qui restait et qui diminuait inexorablement car je n’arrivait plus à tirer suffisamment pour les biberons de la journée. Le lait artificiel a pris le relais en douceur durant la journée et j’ai conservé les tétées matin et soir.Depuis cette semaine et sa première dent, le sevrage complet est enclenché. En effet, elle joue avec le sein, le mordille (ouch !) mais ne tète plus vraiment alors qu’avec le biberon oui. La tétée du soir a donc disparu au profit d’un biberon câlin. La tétée du matin a encore lieu avec un bébé endormi donc qui ne tire presque pas. Je me demande si ce n’est pas plus pour moi, pour ce moment de partage et de câlin avec mon bébé, que je conserve cette tétée. Je ne la sortirais pas de son lit pour juste un câlin mais là j’ai le prétexte tétée :-) .

Au final, ce sevrage s’est fait plus à la demande de bébé qu’à la mienne mais je l’ai très bien vécu. J’ai le sentiment d’avoir été plus loin que ce que je m’étais fixé initialement tout en sachant écouter les envies de mon bébé. Le fait de l’avoir sevrée progressivement m’a évité les engorgements et autres désagréments liés au sevrage.

J’aurais plusieurs conseils pour les mamans qui veulent sevrer leur bébé.
D’abord de s’assurer qu’on est sûre de ce choix. Je pense que si j’avais sevré ma fille à 3 mois comme je pensais devoir le faire à cause du retour au travail, je l’aurais vraiment regretté.
Ensuite, de le faire progressivement et autant que possible, en suivant les demandes de bébé.
Et enfin (et surtout !), de ne pas culpabiliser ! Le sevrage n’est pas un échec ! On n’en est pas moins une bonne maman !

Articles en rapport :

..

read more

Page 2 sur 4912345...10203040...Dernière »