allaitement et travail

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement, c’était une évidence pour moi après les difficultés de mise en route de l’allaitement, heureusement surmontées avec l’aide de Véronique que j’ai vue plusieurs fois. Bébé né en avance sans force pour téter et qui s’endormait dès que je le mettais au sein, tire allaitement pendant presque 1 mois et demi avec les quantités tirées qui diminuaient, puis bébé qui serre trop les gencives et qui fait mal à maman. Après avoir passé tout cela, je ne me voyais pas arrêter et lui donner du lait en poudre.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Nous avons trouvé une assistante maternelle agréée ouverte concernant l’allaitement, elle-même ayant allaité ses 4 enfants. Elle a été très surprise de savoir qu’on pouvait congeler le lait maternel, mais a accepté tout de suite d’en prendre dans son congélateur, ce qui m’a tout de suite rassurée car je savais qu’il y aurait toujours de quoi le nourrir si le lait frais fourni le matin ne suffisait pas. La nounou a donc en réserve 2 sachets de 150 ml et un sac de glaçons de 15 ml pour les petites faims.

J’utilise le tire lait manuel Medela Harmony (en continuité du Symphony loué les premiers mois, comme j’avais investi dans des téterelles à ma taille). Je tire entre 80 et 150 ml par sein quand c’est plein en moins de 10 minutes, il me convient très bien : silencieux, petit, léger. Je me disais que je passerais à un double pompage si ça ne suffisait plus. Je prends une boite hermétique (avec les ailettes) pour stocker mon tire-lait au frigo la journée (au lieu de sachets ziploc) que je lave tous les soirs.

Quand je sens que le lait a du mal à venir je compresse le sein avec la main qui tient la téterelle, ça repart bien en général.

La première semaine je rentrais tirer mon lait à la maison à la pause déjeuner (10 min à pied de mon travail), je tirais le sein non tété le matin ou les 2 si bébé dormait encore, puis les 2 le midi. Ca roulait, je tirais ce qu’il fallait pour remplir les biberons. Puis j’ai été en formation toute la semaine avec 2 heures de trajet en plus. J’avais appelé la semaine d’avant l’organisme de formation et ils m’ont gentiment mis à disposition une salle et leur réfrigérateur. Pour le transport, impossible de trouver un pain de glace en cette saison et en une semaine… Commander sur internet je l’aurais reçu trop tard. C’était donc système D : sac isotherme et bouteille de 50 cl d’eau glacée. Ca a marché j’ai tenu toute la semaine comme ça. Maintenant j’emmène mon tire-lait au boulot (toujours avec mon sac isotherme et la bouteille d’eau glacée), je tire à 11h30 et à 15h.

J’ai de la chance d’avoir un responsable papa de 2 enfants qui soutient complètement les mamans allaitantes. Il me permet d’utiliser une salle de réunion attenante. J’ai la clé de la salle et j’y vais quand j’en ai besoin, je m’y enferme et tire tranquillement en écoutant de la musique. Il me permet également de m’éclipser des réunions pour « faire ce que j’ai à faire », que c’est plus important pour le moment et que je m’occuperai du travail après.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Après les premiers mois difficiles, la première semaine de garde complète a été très angoissante pour moi. Mon fils ne buvait « que » 2 biberons de 80 ml chez la nounou sur 9 heures de garde et ne voulait plus téter le soir. Il ne faisait que dormir, et a même recommencé à faire ses nuits cette semaine là. J’étais vraiment inquiète, je pensais qu’il ne voulait plus téter. En plus de ça, il avait perdu du poids à la visite mensuelle chez le pédiatre, lui qui m’avait habituée à prendre quasiment 1 kg par mois, j’ai vraiment eu peur qu’il ne boive pas assez. Avec le recul je me dis que dormir beaucoup était sa manière à lui de s’adapter à tous ces chamboulements dans sa vie, le fait d’être avec quelqu’un d’autre que maman, les biberons, s’endormir autrement qu’au sein.
Puis il a repris appétit et s’est remis à téter une à deux fois la nuit. Maintenant on a retrouvé un rythme plus régulier : 2 tétées le matin, 2 biberons de 150 ml + 1 variable (80 à 120ml) pour le goûter, 2 tétées le soir. Il finit rarement le bib du gouter, comme s’il savait que maman allait bientôt venir le chercher :-) et redort la nuit jusqu’à 5-6h du matin.

Suite à la semaine de formation (et sans doute le stress de la semaine de reprise et la fatigue) j’ai senti une baisse de lait, je n’arrivais plus à tirer assez le midi. Comme je rentrais plus tard le soir, je ratais la tétée (papa donnait le bib à la place). Je tirais quand même mon lait en rentrant mais ça ne donnait plus grand chose. En plus, mon fils réclamait à téter 2 fois le matin donc je ne tirais plus rien le matin, et la nounou me disait qu’il fallait remplir les biberons… Mon stock de lait au congélateur m’a été bien utile. J’ai ajouté un tirage l’après-midi, commencé une cure de fenugrec (en gélules 4g par 24 heures). Ca fait une semaine et je sens que ça revient je tire largement ce qu’il faut.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

La tétée de retrouvailles quand je vais le chercher le soir ! Avant je m’occupais pendant les tétées (bouquin, téléphone), maintenant je savoure le moment et regarde mon fils, lui prends la main, lui caresse les cheveux.

J’aime aussi les tétées dodo, devenues rares maintenant qu’il s’endort seul dans son lit avec sa berceuse.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Lire vos livres et votre blog pour prendre le maximum d’informations avant de décider. Les témoignages des mamans m’ont bien inspirée aussi, il y a pleins de bonnes idées et d’astuces pour s’organiser avant la reprise.

Ne pas culpabiliser car on n’a pas toutes la chance de pouvoir tirer son lait confortablement au travail, l’allaitement mixte est aussi un moyen de poursuivre. C’est ce que j’envisage si je n’arrive plus à tirer assez la journée.

Echanger avec d’autres mamans allaitantes ou pas c’est super important de se soutenir et se rassurer.

Témoigner après car ça aidera d’autres mamans qui doutent.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui sans hésiter. Je suis consciente que j’ai vraiment de la chance d’être soutenue tant au travail qu’à la maison.

Je pense que je prendrais un congé parental s’il y a un 2ème bébé, pour allaiter tranquillement au moins jusqu’à ses 6 mois.

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travail et allaitement

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ? 

J’étais un peu perdue, mon nouveau rôle de maman était compliqué, ma fille souffrait d’un RGO, de coliques, et elle pleurait beaucoup. Aussi on m’a énormément culpabilisée vis à vis de l’allaitement. En me disant que c’était à cause de cela que ma fille souffrait. Qu’elle devait avoir faim. Elle tétait énormément, environ 18 à 20 fois par jour, et dormait très peu, 4h sur 24h, la plus part du temps au sein. Forcément, pédiatre, sage femme et compagnie me disait d’arrêter, de sevrer? Alors que faire, que choisir ?
Je ne me voyais pas reprendre le travail, alors qu’elle tétait encore toutes les heures.
On me parle de me tirer le lait, pourquoi pas ? J’essaye et là, déception, je tire 3 fois rien, simple pompage en plus.
J’ai commencé à me faire à l’idée de la sevrer. Mais au fond de mon cœur, je n’arrivais pas à m’y résoudre.
Elle souffrait tellement, et était si apaisée par ces tétées, que je ne pouvais pas lui enlever ça.
Je devais reprendre fin janvier, elle aurait du avoir 2 mois et demi. Et ça me semblait insurmontable.
J’étais dans un tel état de fatigue et de stress que mon médecin m’a prolongé d’un mois. J’étais soulagée et je me suis dis que j’allais tout mettre en œuvre pour pouvoir continuer l’allaitement au moment de la reprise, du moins essayer.
J’ai commencé à tirer le lait, devant le peu de récolte, je décide de changer de tire-lait, et là : miracle, je tire de grosses quantités. Je suis alors motivée et congèle 7 litres de lait. Après 15 jours de prolongation par le médecin, je me sentais encore incapable de reprendre, ma fille souffrait toujours et on m’avait donné une piste à explorer : un régime sans protéines de lait de vache.
Je pose alors 15 jours de congés à la suite de la prolongation, ce qui m’a permis de reprendre qu’aux 4 mois et demi de ma fille.
Pendant le mois qu’il me restait, j’ai commencé un régime strict et il s’est avéré gagnant. Disparition du reflux, des coliques, des pleurs.
Elle a commencé à dormir la nuit (6-7h d’affilé, jusqu’ici elle ne dormait jamais plus de 2h d’affilé), elle a commencé à faire des siestes, même sans le sein ! Elle est passée de 18 tétés à « seulement » 8, et je voyais enfin une étincelle d’espoir pour ma reprise.
Ma sage-femme continuait de me dire de sevrer, de commencer le biberon etc.
Et heureusement avant de faire cela, on m’a parlé de La Leche League, je me suis inscrite à la communauté internet, et j’ai beaucoup appris. J’ai commandé des livres comme L’art de l’allaitement maternel, et j’ai acquis des connaissances. J’ai compris beaucoup de choses et j’ai arrêté de culpabiliser et d’avoir peur.
Ma fille est née à terme à 4.100kg et 53 cm, et malgré une bonne prise de poids, on n’a cessé de me dire qu’elle n’avait pas assez de lait, qu’il était pas nourrissant, pas bon, voir acide. Personne n’a jamais une seule fois admis que si elle tétait autant, c’était juste pour se soulager.
Pour mon mari et moi, il était évident qu’il y avait un lien entre les protéines de lait de vache, et tous les symptômes qu’elle avait. Les proches aussi ont dit que c’était pas possible une telle coïncidence, mais n’étaient pas à fond avec nous pour autant. Le pédiatre m’a cru ridicule et ne voulait pas explorer plus cette piste.
Mais pour moi, ça a été le vrai déclic pour  continuer l’allaitement maternel. Et avec les livres, la Leche League j’étais motivée pour allaiter 6 mois exclusivement.
Me voilà armée de mon tire-lait double pompage, de mon sac Medela, et de ma motivation grandissante pour affronter la reprise.
Douloureuse cette reprise, surtout avec des seins qui « pleuraient » ma fille pendant mes longues absences.

  • Comment vous êtes-vous organisée ? 

Je suis infirmière, j’allais donc être confrontée à 3 horaires de boulot (matin, soir et nuit).
J’ai prévenu mes collègues que j’allais tirer mon lait et qui ont trouvé ça honorable pour certains, bizarre pour d’autre, voir même dingue pour quelques-uns. Mais à aucun moment ils m’ont reproché quoi que ce soit.
Je faisais le boulot que j’avais à faire, je demandais toujours s’ils avaient besoin de moi, et si tout était OK, je m’isolais dans le vestiaire, où il y avait un fauteuil, un point d’eau, une prise électrique.
Quand je commençais mon service j’installais tout mon matériel pour ne pas perdre de temps. J’avais une pochette où je mettais liquide vaisselle, éponge, torchon, que je mettais sur un bord du lavabo, je branchais mon tire-lait et le posais sur le fauteuil.
Je prenais mon téléphone avec moi et je prenais 15/20min, 10min de tirage et 5 à 10min pour le nettoyage.
Sur mon téléphone je regardais l’heure mais surtout des photos ou des vidéos de ma fille afin de favoriser le réflexe d’éjection. Ou mieux encore, je me permettais d’appeler la nounou (ma mère), pour l’entendre gazouiller, avoir des nouvelles, bref avoir une pensée positive.
Une fois le tirage fini, je pouvais conserver mon lait dans un frigo dans la salle de pause du personnel.
A la fin du service, je le mettais dans la glacière fournie avec le sac Medela où un pain de glace est installé et permet de stocker jusqu’à 4 pots ou biberon de lait maternel.
Le 1er mois de ma reprise, je tirais 4 fois par jour (2 fois sur le lieu de travail, parfois sur ma pause déjeuner, quand j’en avais une. Et 2 fois à la maison)
Très vite je n’ai pu le faire qu’une fois au boulot, trop de pression, trop de travail, trop de fatigue.
Et pour finir, au bout de 2-3 mois de reprise, je ne tirais plus que 2 fois par jour, et les 2 fois c’était à la maison.
Sauf quand j’étais de soir ou de nuit, horaires qui permettaient de faire 1 à 2 tirages encore.
A la maison, réveil à 5h30 du matin TOUS LES JOURS, même pendant les jours de repos, même pendant les week end. J’ai ainsi créé une tétée fictive. Je faisais pareil à 15h.
Ce qui me permettais de tirer 200ml par tirage, donc 400ml.
Ma fille prenait 2X150ml, donc j’avais toujours 100ml d’avance pour le lendemain, ce qui me rassurait.
En fin de semaine, tout le surplus je le congelais.
Dès que le boulot était fini, c’était tétées à volonté, plus de tire-lait et ma fille au sein +++.
On s’est parfaitement adapté à ce rythme, pourtant on est parti de loin.
Mes seins ont arrêté de pleurer son absence, pour s’adapter parfaitement à ces horaires.
On est arrivé aux 6 mois d’allaitement exclusif, pour notre plus grande fierté, mon mari et moi !
A ses 7 mois jusqu’à ses 1 an, j’ai donné tous le surplus au lactarium, car je n’ai jamais eu besoin de taper dans le stock.
A ses 11 mois, une prise de sang (longuement demandée) a révélé une allergie aux protéines de lait de vache.
Par la suite on a découvert qu’elle était aussi allergique aux protéines de lait de chèvre, brebis et au soja.
C’est aussi à ce moment là où je n’arrivais plus à tirer autant de lait qu’avant. Mon pédiatre m’a dit que c’était alors la fin, et qu’il fallait la sevrer. Il avait raison, il était temps de sevrer, mais de se sevrer de ce pédiatre ! J’ai changé de médecin, et après quelques recherches sur le net, je suis tombée sur un pédiatre pro-allaitement. Il a été mon arc en ciel dans ce paysage si gris. Il m’a reboosté à fond, et m’a dit que ce n’était pas la fin non, mais une évolution de l’allaitement. Il m’a dit d’arrêter de paniquer sur la machine, et de ne plus stresser sur les quantités.
Je suis alors passée de 200ml par tirage à 100, puis à 70, puis à 50 sur quelques mois, pour ne plus tirer que 20ml à ses 20 mois.
Ne pouvant pas compenser par d’autres laitages, c’est dans la diversification que j’ai trouvé les apports nécessaires et que j’ai appris que le lait de vache n’apporte rien en réalité. Qu’on trouvait tout dans les légumes, fruits, poissons…
Comme je continue à paniquer de perdre ce lien lacté, mon « Sauveur » de pédiatre m’a dit de ne plus tirer mon lait, mais de prendre doucement ma fille dans son lit le matin, pour la mettre au sein avant de partir bosser quand je suis d’horaire du matin.
Voilà donc 15 jours que lorsque le réveil sonne à 5h15, au lieu de me diriger vers le tire lait avec la tête dans le….brouillard,  je vais doucement, tout sourire, la sortir de son lit, pour la lover dans mes bras délicatement, elle ne se réveille même pas. Elle prend sa dose de bonheur, et je la repose ni vu ni connu. Mais moi je pars au boulot gonflée de soulagement.
Quand je suis de soir, elle tète tout le matin et a une tétée de retrouvaille vers 22h, seules fois où elle se couche si tard. Mais elle est trop accro pour s’endormir sans.
Quand je suis de nuit, elle tète une fois à son réveil, quand je rentre de ma nuit, puis je dors pendant qu’elle va chez la nounou (ma mère). Et je la récupère vers 14h, elle tète à volonté jusqu’à 20h30, heure à laquelle je pars pour aller bosser.
Notre aventure avec le tire-lait aura duré 17 mois.
Cela fait aussi 17 mois que nous faisons toutes les deux le régime sans protéines de lait animal et soja.
Notre histoire lactée évolue et continuera d’évoluer. Ce qui ne change pas, c’est ce plaisir qu’on partage.
Je rêve secrètement d’un sevrage naturel, quand elle l’aura décidé elle, et non pas la société ou une quelconque personne.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ? 

Trouver du temps pour tirer mon lait au travail.
Les préjugés, les remarques négatives, le réveil à 5h30 les jours de repos pour maintenir cette tétée fictive.
La peur de manquer de lait.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ? 

Le fait d’avoir eu le « choix » de lui offrir le meilleur. Et dire qu’à la naissance je pensais ne pas tenir plus de 2 mois et demi (date à laquelle j’aurais du reprendre le travail)…
Les tétées retrouvailles aussi sont d’excellents moments. Je n’en ai pas une en particulier, car elles sont toutes merveilleuses. C’est chaque jour ma bulle d’oxygène pour finir ma journée de travail.
Le soutien du papa, sa fierté et ce regard qu’il porte sur moi.
Avoir pu surmonter 2 pyélonéphrites, où à 41° de fièvre, elle ne voulait rien d’autre que mon lait. La satisfaction et ce côté rassurant de savoir que je pouvais lui apporter tout ce dont elle avait besoin à travers un bout de moi. Chaleur, câlin, réconfort, sécurité, réassurance et du lait adapté.
Avoir acquis la confiance qu’on m’avait enlevé au tout début de mon rôle de maman.
Avoir su faire confiance à mon instinct. Cette fierté que je ressens quand je m’aperçois que je viens de passer une semaine de 52h, en ayant bosser lundi et mardi en horaire du matin, mercredi en horaire du soir et vendredi-samedi et dimanche en horaire de nuit et que malgré ça ma fille eu ses 5 à 7 tétées journalières, que je prends toujours autant de plaisir et que je la vois s’épanouir sereinement.
Ce que j’adore, c’est quand elle vient avec ses yeux brillants me demander « poupou maman teplait » ou qu’elle me dit « poupou est bon et doux ».

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ? 

Ne pas se précipiter, écouter les besoins de notre enfant, et se faire confiance.
Je n’ai aucunement préparé la transition pour la reprise du boulot, si ce n’est avoir stocké du lait au congélateur, je ne l’ai pas habituée au biberon. Son 1er biberon était le jour de ma reprise, avec une tétine spéciale qui réduit le risque de confusion sein tétine. Elle a mis une semaine avant de prendre des quantités raisonnables, mais se rattrapait toujours le soir quand je rentrais.
Se rapprocher d’associations qui soutiennent l’allaitement, car seule, c’est très difficile d’y arriver.
Car quand on a des coups de mou, c’est toujours bien d’avoir du soutien de partout.
Lire un peu sur l’allaitement, pour éviter tous les « on dit » qui peuvent détruire le peu de confiance en nous.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Absolument. Il me tarde déjà le prochain allaitement. Je sais maintenant tout ce que j’ai à savoir pour allier allaitement et reprise du boulot. Il me tarde, car je sais que je ne le vivrai pas de la même manière.
Moins de stress et de pression. Plus de confiance, de sérénité. J’ai vécu les premiers mois de souffrance et d’amour, mais ce qui nous a permis de surmonter tout ça, c’est l’allaitement. Ainsi ce choix est resté le meilleur que j’ai pris dans ma vie de maman.
Ce que je changerais et qu’il me semble que je change déjà, c’est le regard des gens sur l’allaitement. Je prouve que quand on veut on peut. Et surtout, je n’aurai jamais de regret, c’est le plus important pour moi.
C’est une histoire que j’écris avec ma fille, et qui restera à jamais gravée dans notre âme, une histoire que mon mari nous aide à écrire, et qui nous unis tous les 3 comme personne ne pourra jamais le faire.

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

- On a parlé travail et allaitement :

- De la recherche :

- Une belle initiative d’un restaurant en Angleterre pour soutenir les femmes qui allaitent.

- Un blog pour les papas de bébés allaités.

- Une trouvaille sur les vieilles croyances du Bourbonnais.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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Voir l’onglet Revues de presse.


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question-mark-295272_640Au vu de tous les messages reçus après la publication de mon dernier article, il m’a bien fallu revoir ma position plutôt optimiste de départ…

Alors voilà tous ce que les médecins du travail ont fait subir aux lectrices de ce blog :

  • « Ils s’en fichent. Quand j’ai dit à mon médecin que j’arrêtais l’allaitement à cause de la reprise du travail que j’étais donc épuisée, elle m’a répondu « et alors c’est compatible  » en gros je me suis fait rembarrer« .
  • « Ben moi, le médecin du travail m’a ordonné d’arrêter d’allaiter, car j’allais m’épuiser et je ne pourrais plus travailler convenablement. Je ne lui avais rien demandé. Bien sûr, je n’ai pas écouté cette incompétente. »
  • « Moi mon médecin du travail ( une femme) a été choquée quand je lui ai dit que j’allaite toujours mon fils de 13 mois et je compte continuer … Et quand je lui ai dit les bienfaits de l’allaitement sur la santé elle n’a rien dit , quand je lui ai demandé un soutien pour l’accès a la salle  » de tire lait »(car on m’a interdit l’accès depuis le 1 an de mon fils ) elle m’a dit gentiment dit qu’il est temps d’arrêter l’allaitement … »
  • « Ah la la…les choses ne changent pas…en 2002, mon médecin m’avait dit tout pareil ! Vous allez vous épuiser madame avec cet allaitement ! »
  • « Pff moi pour les 2 premiers (la 1ere fois j’avais demandé de l’aide pour une salle, la seconde fois non) quand j’ai dit que j’allaitais toujours (à 3 et 8 mois), même réplique : « mais enfin 2 mois d’allaitement c’est dejà bien, pas besoin de vous fatiguer plus, arrêtez et passez à autre chose ».
  • « Pour ma part, le médecin du travail n’a pas du tout été d’un grand soutien, bien au contraire !
    Quand j’ai repris après mon congé maternité, ce fut un renouvellement de contrat et j’ai dû passer la visite médicale et à ce moment la reprise s’annonçait difficile car ma fille de 3 mois refusait le biberon (j’en parle dans les commentaires de votre fameux article le plus lu sur le refus du biberon). Votre site et tous ses témoignages ainsi qu’une consultante en lactation de ma ville m’avaient rassurée en me disant que ma fille finirait par prendre le biberon chez la nounou…
    Sauf que voilà, je suis ressortie en larmes de cette visite médicale car le médecin du travail (une femme) m’a complètement culpabilisée en me disant que j’aurais dû essayer le biberon bien avant alors que ça faisait plus d’un mois qu’on avait fait des essais le papa et moi ! M’enfin bref, je me souviendrai toujours avec rancœur de ce mauvais moment, de cette mauvaise rencontre. »
  • « Pour ma part, pas du tout !
    Lors de ma visite médicale de reprise, le seul commentaire de la médecin lorsque j’ai évoqué très pudiquement le fait que j’allaitais « encoooore » (ma fille avait 4 mois!), elle m’a répondu, « mais vous avez encore du lait ? » suivi du « ah ben vous devez être fatiguée alors ». Deux clichés en moins de 30 s, chapeau. Quand j’ai commencé à dire que oui, j’ai encore du lait car ma fille tête (tire-lait pas encore évoqué), elle me répond « ah mais non, ça n’a rien à voir, il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas assez de lait, vous avez de la chance, vous ». Quand c’est la boulangère ou Mme Michu qui dit ça, c’est déjà énervant, mais on comprend, mais venant de la part d’une mé-de-cin !!! J’en suis restée scotchée et n’ai pas voulu embrayer sur le sujet, expliquer, etc, j’avais juste envie de partir vite de son bureau (bien sûr, elle avait déjà 3/4h de retard).
    Voilà ma mauvaise expérience avec la médecine du travail… »
  • « Le médecin du travail m’a sidéré lors de la visite. Heureusement, j’avais pu trouver toutes les infos sur le net (sur votre site entre autres :-D ) et ma titulaire n’a rien dit quand j’ai proposé mon organisation pour tirer mon lait à l’officine (suis pharmacienne). Comme dans un commentaire précédent j’ai eu droit à tous les poncifs possibles et inimaginables qui se sont enchaînés : « encore » (mon fils devait avoir un an à l’époque, je ne sais plus), « après 6 mois ce n’est plus nourrissant », quand je lui ai parlé des 2 ans ou plus de l’OMS on a atteint le point « nan mais c’est pour les pays du tiers-monde ça ! », et j’en passe… J’ai fini par lui dire qu’en tant que mère et professionnelle de santé je m’étais beaucoup renseignée et qu’elle devrait peut-être faire de même… J’étais dans une rage folle en sortant du centre en pensant qu’une mère allaitante dans le besoin n’aurait vraiment pas trouvé d’aide auprès de ce médecin. Et même si par le plus grand des hasards je l’ai poussé à réfléchir et se renseigner, elle avait l’air tellement débordée que je doute qu’elle puisse le faire :(« 
  • « Expérience négative également pour ma part. Lors de ma visite de reprise, le médecin (femme) a sous-entendu que mon travail ne devait pas être très difficile pour réussir à concilier vie professionnelle et allaitement… J’ai failli lui faire manger son crayon ! Elle a ensuite rajouté que sa fille avait elle aussi allaité très (ou trop) longtemps : 6 mois ! »

Alors, si jamais vous êtes médecin du travail et que vous lisez ce blog, n’hésitez pas à donner de l’information à vos collègues !

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médecine du travail et allaitementActeur méconnu, le médecin du travail peut avoir une place importante dans la poursuite de votre allaitement à la reprise du travail.

La médecine du travail doit veiller sur la santé des salariés de l’entreprise. Dans ce cadre, la poursuite de l’allaitement est un facteur important puisqu’il vous permet une meilleure santé et protège la santé de votre enfant. Les médecins du travail sont donc en général favorables à la poursuite de l’allaitement à la reprise du travail.

Dans le cadre de mon cabinet Lactissima, j’ai rencontré de nombreux médecins du travail. Il sont toujours en faveur de l’allaitement mais manquent cruellement d’informations pour vous soutenir efficacement. Ils peuvent même ignorer qu’il est possible de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail.

Cependant, ils sont généralement très ouverts et vous pouvez aller les trouver lorsque vous cherchez un lieu pour tirer votre lait. Vous pouvez également leur apporter de l’information, et même pourquoi pas les coordonnées de Lactissima :-) .
Ils acceptent la plupart du temps que vous tiriez votre lait dans le service de santé au travail (sauf si l’espace ne s’y prête vraiment pas) et que vous utilisez leur réfrigérateur pour y entreposer votre lait.

Le médecin du travail peut également être un soutien si votre patron ne veut pas vous accorder vos pauses d’allaitement.

Donc n’hésitez pas à contacter votre médecin du travail !

Et vous, votre médecin du travail a t-il été un allié ?

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  • Qallaitement travailuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je devais reprendre le travail aux 3 mois et demi de mon fils. Pas de possibilité de congé parental, car je n’avais pas suffisamment d’ancienneté dans mon service. Or ce petit bonhomme était tellement accro au sein (nourriture, endormissement, apaisement, réconfort, etc.) que je ne voyais absolument pas comment un sevrage était possible !! De plus, il refusait catégoriquement le biberon, chose que je n’avais absolument pas envisagée !
J’ai donc fait des recherches sur internet, tout d’abord dans l’idée de lui faire accepter le biberon, et j’ai découvert qu’il était possible de concilier reprise du travail et poursuite de l’allaitement. L’assistante maternelle à qui je devais le confier n’avait jamais gardé d’enfant allaité, mais elle était pleine de bonne volonté.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai eu la chance de pouvoir reprendre à mi-temps, sur une amplitude horaire assez réduite (9h-17h) avec des temps de trajets très courts. Mon bureau fermait à clé et il y avait un frigo à l’infirmerie de mon lieu de travail. J’ai annoncé à ma chef que je souhaitais prendre l’heure prévue par la loi pour tirer mon lait et je n’ai eu aucune remarque. Elle seule était au courant.
Je tirais mon lait avec un tire-lait manuel sur le temps de ma pause déjeuner, je le déposais ensuite au frigo dans un sac opaque très discret, puis le ramenais chez moi dans un contenant isotherme avec un petit pain de glace. Il servait dès le lendemain. La nounou de mon fils avait en plus des réserves dans son congélateur, parce qu’elle avait très peur de renverser un jour le précieux liquide et de se trouver à court.
Le reste du temps, c’était allaitement à la demande.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Le jour de ma reprise, mon bébé hurlait en voyant un bib’, malgré nos essais avec différentes personnes, différentes tétines, différents environnements… Je ne suis donc pas partie travailler très sereine, et l’assistante maternelle non plus d’ailleurs ! Les deux premiers jours, je suis revenue allaiter mon fils sur ma pause déjeuner. Puis il a apprivoisé ce drôle d’ustensile et j’ai pu le laisser la journée complète.
Mon pire souvenir reste le jour où j’ai renversé l’intégralité de ce que je venais de tirer par terre. J’en ai pleuré.
J’ai tiré mon lait sur mon lieu de travail jusqu’à ses un an, comme prévue par la loi. De toute façon, mon bambin était suffisamment diversifié pour s’alimenter de façon solide en mon absence.
Alors qu’il avait commencé à faire des nuits complètes vers ses trois mois, les réveils nocturnes ont recommencé à ma reprise du travail. Il a fallu deux ans pour qu’il s’en remette ! J’avoue avoir eu des moments d’épuisement et de découragement. Heureusement, en aménageant rythme de vie et couchages, j’ai tenu le coup, et je suis heureuse de lui avoir laissé le temps d’être « prêt ».
J’ai eu également quelques soucis de santé qui ont mis en péril mon allaitement, notamment parce que pour beaucoup de médecins il est plus simple de demander de sevrer le bébé/bambin plutôt que de chercher un traitement compatible. Je trouve tellement dommage que si peu de professionnels de santé soient formés !
Mais la touche finale en matière de difficultés est souvent venue de mon entourage, avec des réflexions douloureuses, souvent par méconnaissance ou par maladresse. Je suis quelqu’un de discret, qui aime se fondre dans la masse, et faire ce choix un peu hors-norme d’allaiter en travaillant, et en plus d’allaiter longtemps, a parfois été difficile à assumer. D’ailleurs, à partir de ses un an, j’ai préféré allaiter uniquement dans l’intimité de notre foyer.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Pouvoir faire le choix de me laisser guider par mon fils. Avant sa naissance, je croyais que reprise du travail était synonyme de sevrage. De même je ne savais pas qu’il était possible d’allaiter un bébé qui avait des dents ! Mon fils, par sa ténacité, a su me montrer que c’était réellement important pour lui. Et de fil en aiguille, on a été jusqu’au sevrage naturel, vers ses 3 ans et demi.
Sa courbe de poids qui m’a permis de ne jamais douter, ainsi que le fait qu’il ne soit jamais malade. Je n’ai d’ailleurs jamais stérilisé mon matériel.
Le soutien du papa, qui a senti que c’était important pour notre fils et pour moi.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

De bien se renseigner sur les différentes options qui s’offrent. Entre sevrage complet et sevrage naturel, il y a toute une multitude de possibilités.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Travailler et continuer d’allaiter, c’est un vrai challenge, ça n’est pas toujours simple, et j’ai conscience d’avoir eu des conditions privilégiées.
Si c’était à refaire, je n’essaierais pas de faire prendre le bib’ à mon bébé pour anticiper la reprise du travail. Ces tentatives ont été horriblement stressantes et ont gâché la fin de mon congé mat’.
J’essaierais de trouver du soutien pour éviter les moments de doute et de solitude. J’ai découvert tardivement l’existence des consultantes en lactation et les associations d’entraide. Je crois que rencontrer d’autres mamans qui vivaient la même situation m’aurait beaucoup aidé, que ce soit pour la reprise du travail ou l’allaitement d’un bambin.
Je viendrais lire ce blog plus tôt !!!

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clémentineQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou  poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail alors que Clémentine avait 3 mois et demi. J’adhère à une association locale, Materlait, qui à la fois informe les parents sur le mode d’alimentation de leur futur enfant et les aide lorsqu’ils ont fait le choix de l’allaitement ; chaque semaine, plusieurs réunions collectives ont lieu lors desquelles chaque parent en compagnie de leur bébé peut exprimer ses doutes, partager ses questions etc… Remarquez que ces séances sont ouvertes aux papas ! Car l’allaitement n’est pas qu’une affaire de femmes ! J’y ai donc entendu parler entre autre de tire-lait, de stock, de sevrage etc..
Les sujets évoqués ne se cantonnent pas à l’allaitement ; j’en veux pour exemple de thèmes abordés : les pleurs du bébé, le sommeil etc..
C’est Yolande, une sage-femme diplômée en lactation qui nous soutient ; ce qui est un privilège (!) tellement on entend de sottises et de  « on-dit » !

Mon choix de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail s’est fait naturellement : je me suis interrogée assez vite, une fois passé le premier mois de notre fille. Mon allaitement se passait sans encombre, j’étais soutenue par mon mari, cela me semblait couler de source d’envisager de poursuivre au moment de la reprise du travail.

Alors, j’ai tout d’abord testé un tire lait manuel pour me rendre compte des « sensations » (forcément différentes du contact avec son enfant), pour évaluer si cela me poserai problème, mais non ! J’ai essayé ensuite un tire lait double pompage AXXXA LXXXXXXXE (bip pas de marque mais c’est le modèle facilement transportable). J’ai ensuite demandé une prescription pour l’obtenir. Comme le fait de tirer ne m’ennuyait pas (pas de syndrome meuuuuuh), j’ai tout bonnement décidé de commencer un stock de lait pour envisager sereinement la reprise.

J’ai contacté mon employeur pour lui faire part de mon projet, de mon souhait et de la nécessité de disposer un bureau dans lequel je puisse m’isoler (je partage le mien avec un collègue). Ma demande a bien été accueillie, sans réticence. Je n’ai rien caché à mes collègues proches et moins proches, estimant qu’il n’est pas honteux ni intime d’évoquer ces questions. Un de mes plus proches collègues a dessiné une petite vache sur l’écriteau que j’appose sur la porte fermée, nous avons bien ri !

Toutes les conditions étaient donc réunies pour reprendre le travail l’esprit serein.

Comment vous êtes-vous organisée ?

Puisque mon projet de poursuivre l’allaitement exclusif s’est vite dessiné, nous avons commencé à donner des biberons de lait maternel à notre enfant dès qu’elle a eu 6 semaines, ce conseil d’habituer tôt notre enfant nous a été prodigué par Yolande, sage-femme diplômée en lactation qui assure les séances à Materlait.

Du moment que la nourriture était au rendez-vous, Clémentine n’a jamais eu de réticence envers le biberon. C’est une bonne vivante !

J’ai débuté le stock de lait environ 4 semaines avant la reprise, je tirais mon lait le matin, après une tétée en double pompage, et j’obtenais environ 150 ml. J’ai donc pu constituer une réserve de 5 litres jusqu’au moment de la reprise.

Le matin, avant de partir, je nourris Clémentine et je fais un double pompage, puis je tire mon lait sur mon lieu de travail pendant midi et une heure avant de nous retrouver. J’obtiens entre 500 et 600 ml de lait chaque jour.

Je donne donc à la nounou 2 biberons de lait frais et un biberon de lait congelé pour consommer le stock au fur et à mesure.

Le stock effectué, additionné au fruit du recueil quotidien, est bien suffisant car Clémentine ne consomme même pas ce que je « produis » dans la journée.

Le soir, j’allaite Clémentine à la demande, c’est environ 3 à 4 tétées chaque soir.

Pour ce qui est des week end (qui pour moi débute le jeudi soir puisque je travaille à 80%), je la nourris exclusivement au sein et à la demande également.

Je me suis largement appuyée sur tous les conseils que vous prodiguez (fiche à l’attention de l’assistante maternelle, comment optimiser la production de lait grâce l’aide de pressions etc…)

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Celles que j’ai connues sont :

-       Les premiers jours de mise en place : positionner son bébé, s’adapter au nouveau rythme de vie : sommeil et activités sans cesse interrompus, se faire confiance quant à son allaitement.

-       il y a les moments de fatigue, qui surviennent notamment aux moments des pics de croissance. Ils sont terribles parce qu’il est tentant (quand on ne connait pas leur existence) de baisser les bras et d’arrêter l’allaitement. Je pense qu’ils sont la cause de bon nombre d’arrêts.

Je pense que ces difficultés sont classiques mais tellement mêlées à nos premiers pas de parents, qu’elles mettent en péril l’allaitement.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Comme beaucoup de mamans qui reprennent une activité professionnelle (je pense), ce sont les retrouvailles le matin, après une bonne nuit de sommeil et en fin de journée, après le travail.

La satisfaction de savoir que l’on donne l’alimentation la mieux adaptée à notre enfant, le plaisir de partager des moments uniques avec son enfant, la certitude que l’on a eu raison d’essayer sans se poser trop de questions et de persévérer dans les moments de fatigue et de doutes.

Tous les moments d’échanges avec les personnes rencontrées dans l’espace public : c’est fou comme voir une femme allaiter suscite la rencontre ! Souvent les regards sont bienveillants, les paroles aimables.

Les femmes parlent souvent de leur propre allaitement, c’est rigolo !

De plus, ces occasions constituent un réel moyen de sensibiliser celles et ceux qui ne le sont pas, en montrant l’ « acte d’allaiter » en public, de travailler sur l’image inconsciente qui consiste à penser que le biberon est la « norme ».

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Aux femmes enceintes, informez-vous ! Et cela, même si l’image de l’allaitement ne fait pas partie de votre projection de vous-même dans le rôle de parent. Je suis l’exemple même celle qui ne s’imaginait pas du tout en tant que maman allaitante.

J’ai pris le parti de me renseigner, puis d’essayer lorsqu’on m’a parlé de la tétée de bienvenue à la maternité.

Finalement, Clémentine a 6 mois aujourd’hui et je ne regrette pas de m’y être intéressée. Ce sont des moments uniques qu’on ne peut comprendre si on n’a pas tenté l’expérience.

Je pense que nul choix n’est libre s’il n’est pas éclairé.

Aux mamans qui allaitent et pour qui la reprise du travail approche, faites-vous conseiller : consultante en lactation, association locale, amie qui partagerait volontiers son savoir et son expérience, site internet… les infos existent, le soutien humain est plus approprié, je le concède.

Maître mot majeur : faites-vous confiance !

Cela demande un peu de logistique, mais je ne crois pas plus que pour préparer des biberons de lait artificiel.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je referai les mêmes choix, sans se mettre de pression.

J’ai bizarrement décidé de me lancer, de me jeter à l’eau sans me fixer d’objectifs (ce qui soit dit en passant ne me ressemble pas du tout !) Je pense que cet état d’esprit aide parce que nous sommes habitués à mesurer, jauger,…en particulier en ce qui concerne les bébés.

Certes, l’allaitement se base sur de la théorie, et en cela, être renseignée et se faire conseiller est précieux. Mais ensuite, lorsque que l’enfant naît, l’allaitement, c’est de la pratique ! et il faut se faire confiance : il faut apprendre à connaitre son enfant et se mieux connaitre soi.

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