sevrageJe m’appelle Aurore, j’ai 28 ans et ma fille vient d’avoir 8 mois. J’avais pris la décision d’allaiter exclusivement ma fille jusqu’à ses 3 mois (ma reprise du travail) et de la sevrer partiellement (garder tétées matin et soir) à ce moment là . A 1 mois j’ai fait le test de lui donner très ponctuellement des biberons de mon lait pour vérifier que le biberon ne lui posait pas de problème. Par ailleurs je ne suis pas fan de l’allaitement en public. Tout s’est très bien passé à ce niveau là .Quelques semaines avant ma reprise, j’ai essayé de lui donner du lait artificiel. Durant une semaine j’ai remplacé une tétée par un biberon. Sauf que reprendre le travail était mon choix et je me sentais mal d’imposer le sevrage à ma fille. Du coup j’ai décidé de ne pas la sevrer et de tirer du lait 4 fois par jour pour que la nounou puisse lui donner mon lait. C’est là que j’ai découvert votre blog et les témoignages qui m’ont convaincus d’essayer. Ça a été dur : bébé tétait à 4h, tire-lait à 7h, tire-lait à 11h dans les toilettes du bureau (je travaille dans un grand groupe qui prône l’égalité homme-femme et la conciliation vie perso-pro …), tire-lait encore à 16h, tétée à 19h et tire-lait à 23h.

Ma vie tournait un peu autour de ça mais je me suis accrochée jusqu’aux fêtes de fin d’année et les 7 mois de ma fille.
C’est là que j’ai arrêté de tirer du lait. J’ai liquidé le stock de lait congelé qui restait et qui diminuait inexorablement car je n’arrivait plus à tirer suffisamment pour les biberons de la journée. Le lait artificiel a pris le relais en douceur durant la journée et j’ai conservé les tétées matin et soir.Depuis cette semaine et sa première dent, le sevrage complet est enclenché. En effet, elle joue avec le sein, le mordille (ouch !) mais ne tète plus vraiment alors qu’avec le biberon oui. La tétée du soir a donc disparu au profit d’un biberon câlin. La tétée du matin a encore lieu avec un bébé endormi donc qui ne tire presque pas. Je me demande si ce n’est pas plus pour moi, pour ce moment de partage et de câlin avec mon bébé, que je conserve cette tétée. Je ne la sortirais pas de son lit pour juste un câlin mais là j’ai le prétexte tétée 🙂 .

Au final, ce sevrage s’est fait plus à la demande de bébé qu’à la mienne mais je l’ai très bien vécu. J’ai le sentiment d’avoir été plus loin que ce que je m’étais fixé initialement tout en sachant écouter les envies de mon bébé. Le fait de l’avoir sevrée progressivement m’a évité les engorgements et autres désagréments liés au sevrage.

J’aurais plusieurs conseils pour les mamans qui veulent sevrer leur bébé.
D’abord de s’assurer qu’on est sûre de ce choix. Je pense que si j’avais sevré ma fille à 3 mois comme je pensais devoir le faire à cause du retour au travail, je l’aurais vraiment regretté.
Ensuite, de le faire progressivement et autant que possible, en suivant les demandes de bébé.
Et enfin (et surtout !), de ne pas culpabiliser ! Le sevrage n’est pas un échec ! On n’en est pas moins une bonne maman !

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sevrageNous poursuivons la série de témoignages sur les sevrages avec un témoignage sur le sevrage naturel : et oui, c’est aussi un sevrage !
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« J’ai allaité mes deux enfants jusqu’au sevrage naturel.

Je n’étais pas partie pour ça à la naissance de ma fille, mais finalement cela s’est fait tout seul !

Ma fille est née en novembre 2008 et a été allaitée jusqu’en mai 2012 soit 3 ans et demi. Et mon fils est né en juillet 2010 et a tété jusqu’à ses 4 ans soit juillet 2014. J’ai donc coallaité mes 2 loulous pendant un peu moins de 2 ans.

Ma fille a cessé de téter au retour des vacances, elle ne tétait que le soir depuis quelque temps déjà et pendant les vacances elle a sauté des tétées. Puis au retour elle m’a dit qu’elle n’avait plus de lait, je lui ai expliqué quelle était peut-être trop grande… Elle a redemandé le lendemain, mais n’a rien bu, et finalement s’est dit qu’elle était trop grande, et elle n’a jamais plus redemandé.

Pour mon fils, il a décidé à ses 4 ans de cesser de téter du jour au lendemain. (il avait décidé à 3 ans d’arrêter les couches, jour et nuit en même temps !)

Évidemment je suis totalement satisfaite de ces deux sevrages, car ils ont été décidé par mes enfants ! »

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SevragesJ’inaugure aujourd’hui cette nouvelle rubrique de témoignages sur les sevrages avec celui de Jeanne.

A quel moment avez-vous décidé de sevrer votre bébé ?

J’ai sevré mon bébé au bout de 4 mois 1/2 d allaitement à cause de ma reprise de travail.

Comment vous y êtes-vous prise ?

J’ai d’abord reçu les conseils de Mme Coursaget aux Diaconnesses qui m’a toujours été d’une grande aide durant l’allaitement. Je devais m’y prendre un mois avant la reprise, en remplaçant d’abord une tétée par un biberon, puis deux, trois…

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu ! Mon bébé a totalement refusé de boire avec un biberon. Et cela pendant des semaines, parfois il prenait quelques millilitres au biberon puis s’arrêtait. Nous avons tout essayé, toutes les marques de biberon, de lait, en mettant mon lait dans le biberon, on m’a même dit de l' »affamer » car s' »il a vraiment faim, il mangera » ! Et bien c’est faux ! Le jour où j ai repris mon travail, mon bébé n’était donc pas vraiment sevré et c’était très dur de laisser comme ça chez sa nounou. Au bout de quelques jours il a pris plus facilement le biberon.

Etes-vous satisfaite de ce sevrage ?

Pas vraiment ! Je ne m’attendais pas à ce que mon bébé refuse à ce point la tétine. Avec le recul je ne vois pas ce que j’aurais pu faire de plus, peut-être prévoir un mois de plus de préparation au sevrage et ainsi faire les choses plus en douceur…

Qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui souhaitent sevrer leur bébé ?

La clé est l’accompagnement. De son conjoint, de sa famille et d’une spécialiste en lactation. Si ces trois choses pour moi avaient été réunies j’aurais réussi mon rêve : un allaitement mixte à la reprise du travail. Biberon chez la nounou et tétées à volonté avec moi. Mais avec le sevrage mon bébé a commencé à ne plus prendre assez de poids et j’ai subi beaucoup de pression de mon entourage et de ma pédiatre pour cesser l’allaitement qui était vu comme la cause du ralentissement de croissance de mon bébé (en tout cas peu d’encouragement pour continuer). Je pense qu’une spécialiste en lactation à l’époque m’aurait été d’une grande aide. Mais c’était l’été, j’étais en vacances et donc je n’ai pas pu en bénéficier !

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sevrer bébéSevrer son bébé avant la reprise du travail est un choix que fait un certain nombre de mères.
Voici quelques pistes pour que ce sevrage se passe au mieux :

  • Vous êtes la mieux placer pour savoir si ce choix vous convient : ne laissez personne vous dire ce que vous devriez faire !
  • Soyez au clair avec votre décision de sevrage : est-ce votre choix ou celui que vous impose votre médecin ou votre famille ? Un choix libre est clair est beaucoup plus facile à mettre en application.
  • Prenez soin de vos seins : le but est d’éviter à tout prix de faire des engorgements.
  • Commencez par introduire un biberon de préparation pour nourrisson par 24 heures. Et attendez que vos seins soient à nouveau confortables.
  • Vous pouvez alors introduire un deuxième biberon par 24 heures…et attendre que vos seins soient à nouveau confortables.
  • Vous continuez ainsi jusqu’à ce que la dernière tétée disparaisse
  • Vous pouvez accélérer un peu le processus en utilisant des plantes : manger deux bouquets de persil par jour ou prendre des infusions bien foncées de sauge officinale à raison de trois grandes tasses par jour.
  • Gardez en tête que le sevrage n’est pas toujours facile mais que c’est tout à fait possible de sevrer son bébé sans le traumatiser à condition de remplacer le contact physique des tétées par d’autres contacts physiques : massage, portage, câlins à haute dose !

Et vous, comment avez-vous sevré bébé ?

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sevrage de nuitVotre enfant a plus de 9 mois, fait toujours plusieurs tétées de nuit et vous n’en pouvez plus. Vous pourriez profiter des vacances pour lui apprendre à se rendormir sans téter et reprendre le travail un peu moins fatiguée grâce au sevrage de nuit

Avant de commencer ce sevrage, assurez-vous que ces réveils ne sont pas dus à un problème de santé (reflux gastro-oesophagien, allergie, douleur,…) qui nécessite bien sûr une prise en charge particulière.

On vous a peut-être déjà dit qu’à cet âge là ce n’est pas de la faim et qu’il vous fait marcher. C’est faux et archi-faux !
La nuit, tout le monde a faim à un moment ou à un autre lorsque le dernier repas est digéré. Nous avons simplement appris à nous rendormir en ayant faim lors de nos micro-réveils de changement de cycles de sommeil. Votre bébé, lui, n’a pas encore appris.

Certains bébés apprennent à le faire et peuvent faire leurs nuits à un mois alors que d’autres ne savent toujours pas le faire à un an. Pas de souci, tout est normal dans ce domaine.
Si les réveils de nuit de votre bébé ne vous dérangent pas, vous pouvez tranquillement attendre qu’il apprenne seul à se rendormir sans téter. Tous les enfants savent le faire un jour ou l’autre.

Mais si vous êtes épuisée, vous pouvez essayer d’accélérer un peu les choses…et mettre en place un sevrage de nuit.

Ce n’est pas la peine d’essayer si votre bébé a 3 mois, il ne peut pas encore comprendre et cela risque de ressembler à du dressage…
Par contre, à partir de 9 mois, voici ce que vous pouvez essayer de faire :

  • Attendre d’être sûre de vous et sans ambiguité dans votre décision.
  • Expliquer à votre enfant, pendant la journée, que désormais la nuit on ne tète plus.
  • Le soir venu, lui réexpliquer brièvement et lui donner à téter comme d’habitude mais ne pas le laisser s’endormir au sein et lui apprendre à s’endormir autrement : câlin, rester à côté de lui avec une main posée sur lui, écouter de la musique douce ou chanter des berceuses,…
  • La nuit, lorsque votre bébé se réveille, aller le voir et lui expliquer que c’est la nuit et qu’on ne tète plus, qu’il pourra téter au matin et l’accompagner pour se rendormir(voir point précédent).
  • Votre enfant risque fort de ne pas être d’accord et de vous le dire haut et fort. C’est tout à fait normal et il a le droit de dire qu’il n’est pas content. Il a besoin que vous entendiez que c’est difficile pour lui et qu’il a besoin d’aide pour passer ce cap.
  • Il est alors très important de ne pas céder pour la tétée sinon, la seule chose que votre enfant apprend c’est qu’il suffit de pleurer pour que vous acceptiez qu’il tète. Il n’a alors aucune raison de s’en priver :-).
  • Par contre vous pouvez lui dire :  » Je sais que tu as faim, c’est normal et tu ne risques rien à dormir en ayant faim, tout va bien, nous sommes là pour toi ». Et bien sûr, vous êtes réellement là pour lui !
  • Petit à petit, votre enfant va trouver de nouvelles façons de se rendormir et bientôt il ne vous appellera plus (ou presque plus) la nuit.

Bien sûr, au début, cela va être nettement plus fatigant pour vous de le rendormir sans téter alors qu’il est tellement plus simple de le mettre au sein… C’est pour cela que je vous suggère de faire cet apprentissage pendant les vacances.

Vous pouvez également redouter que votre bébé réveille son grand frère ou sa grande soeur : vous pouvez leur expliquer que le bébé va apprendre à ne plus téter la nuit et qu’il risque de pleurer. Ce n’est pas grave car vous allez vous occuper de lui, ils peuvent dormir tranquille !
Si besoin vous pouvez aussi prévenir les voisins que pendant quelques nuits votre bébé va pleurer.

Enfin, votre bébé doit pouvoir s’appuyer sur vous pour passer cette étape pas simple pour lui. C’est pour cette raison que vous devez être sûre de votre décision. Si votre bébé ressent que c’est trop difficile pour vous, il ne peut pas s’appuyer sur vous et se sent complètement perdu.
Vous n’allez pas traumatiser votre bébé ! Oui il va surement pleurer mais vous n’allez pas l’abandonner à pleurer seul dans son lit pendant des heures. Vous allez au contraire l’accompagner et l’aider !

Enfin, le père peut participer à cet apprentissage. Vous pouvez vous relayer auprès de votre enfant pour l’aider à se rendormir.
Plus vous êtes tranquilles et sûrs de votre décision, mieux se passera cette étape et moins elle durera longtemps.

Par contre, si pour vous il est impossible d’entendre votre bébé pleurer (ce que je peux tout à fait comprendre), il vaut mieux attendre encore un peu que vous soyez prête.

Et pour vous, comment s’est passé le sevrage de nuit ?

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sevrageJe vous propose aujourd’hui d’envisager une situation que peu de personnes connaissent. Il est possible d’allaiter complètement son bébé à la demande et de commencer le sevrage avec la reprise du travail.

Cette possibilité convient bien aux femmes qui souhaitent allaiter pendant leur congé maternité et sevrer à la reprise du travail. Cela leur évite de devoir commencer le sevrage quinze jours ou trois semaines avant la reprise.

Pour sevrer de cette façon là , voici les étapes à suivre :

  • Continuer l’allaitement à la demande jusqu’au jour de la reprise du travail ou jusqu’au premier jour de garde de votre bébé.
  • Le jour de la reprise, laisser l’assistante maternelle, la crèche ou toute autre personne s’occupant de votre bébé lui proposer le biberon en votre absence.
  • Lors de l’absence de votre bébé, prévoir de tirer un petit peu de lait juste pour soulager vos seins lorsque ceux-ci commencent à être tendus. Ne jamais drainer les seins totalement.
  • Lorsque vous retrouvez votre bébé, lui proposer le sein à la demande.
  • Quand vos seins supportent la journée de travail sans engorgement et que votre bébé accepte les biberons en votre absence, vous pouvez commencer à introduire un biberon à la maison.
  • Lorsque vos seins sont confortables avec ce biberon, vous pouvez en introduire un deuxième et ainsi de suite jusqu’à supprimer totalement les tétées.

Cette méthode n’est pas à privilégier si vous avez une lactation très abondante mais elle peut convenir à toutes les autres femmes qui souhaitent sevrer.

Si la lactation ne baisse pas assez rapidement à votre goût, vous pouvez utiliser des infusions de sauge.

Et vous, avez-vous déjà testé cette méthode ?

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