tire-allaitementMon petit garçon est né le 28 juin avec 3 semaines d’avance. Ce n’est pas grand-chose, mais pour nous ça a compté. Moi qui rêvait d’un accouchement naturel l’idée d’accoucher à la maison m’a souvent traversée l’esprit- sans péridurale, à terme, avec une première mise au sein à la demande, j’ai mis quelques idéaux de côté.
Nous arrivons à la mat’ suite à une fissure de la poche des eaux à 20h.
Positive au test du streptocoque B, je suis déclenchée à midi le lendemain et accouche finalement le surlendemain à 1h. Mon petit bonhomme doit avoir un prélèvement dans l’estomac avant même la première tétée (toujours à cause du streptocoque).

Si bébé cherche le sein dès le peau à peau, lors de la deuxième tétée, l’équipe soignante de la maternité remarque qu’il ne prend pas bien le sein. Après de multiples raisons évoquées (seins trop gros ou trop tendus, bébé fainéant ), c’est celle du frein de langue trop court qui est retenu. Il lui est donc coupé.

Néanmoins, dans la recherche de cause de la mauvaise prise du sein qui met plusieurs jours- on me propose un bout de sein pour plus de confort. Aaaaah ! lire un soulagement !- Oui ! Merci ! Mais non ! Mauvaise idée, bien sûr ! Car nous rentrons à la maison avec des tétées complètes munies du bout de sein. Ce qui doit arriver arrive : lactation moins bien stimulée, bébé reçoit moins de lait et se met en mode « économie d’énergie » (nous qui croyons alors qu’il commence à faire ses nuits !) et donc zéro prise de poids.

Pas de panique, il suffit d’enlever le bout de sein au milieu de la tétée pour re-stimuler la lactation ! Pas si simple quand petit roudoudou ne prend pas bien le sein. Dans ces heures un peu sombres de doutes et de culpabili -quoi ? Ce fameux sentiment de parent qui naît en même que les enfants et fait le yoyo avec nos nerfs : la culpabilisation !-, nous rencontrons notre première lumière : Adeline, sage-femme et consultante en lactation, nous propose de donner un complément de lait tiré au biberon. Et toujours à la demande, bien entendu. Petit biboundet n’a que 3 semaines et c’est risqué parce que le tire-lait ne stimule jamais aussi bien que la succion de bébé et la lactation n’est au « top » qu’à partir d’un mois ½ environ. Mais on tente le coup et, pendant quelques jours, on jongle entre tétées, tirages de lait, biberons.

Et ça marche ! Petit chouchou reprend du poids et Papa – Maman reprennent des couleurs ! Mais deuxième descente dans les montagnes russes des émotions : notre sage-femme libérale, Laurence, nous dit de manière très zen. Toujours !- que notre petit loulou boit autant de lait par le biberon que la moyenne qu’il est « censé » prendre à son âge. Peut-être ne prend-il pas grand-chose à mon sein.
Et c’est quoi la suite ?

C’est d’abord un épisode horrible de super-alternance pour stimuler à fond la lactation, que je n’ai pas du tout réussi.
La suite commence surtout par un dimanche midi : supermarché du coin, dernier jogging propre dans lequel je rentre, cheveux cracra mais surtout boule au ventre et larme à l’oeil : achat d’une boîte de lait bio, pour moins culpabili vous connaissez la fin
Mais surtout, la suite c’est l’organisation d’une salle de traite à la maison ! Je ne veux pas que mon bébé boive du lait de vache avant que je n’aie tout tenté finalement il en aura en moyenne 2 biberons sur 8 pendant 2 semaines et 1 par ci par là , lors des journées où bébé se transforme en glouton !
C’est ici que commence le tire-allaitement exclusif.

Armée d’un tire-lait de compèt’ (je l’ai su après, merci ma pharmacie), le Medela Lactina double-pompage, je tire alors mon lait environ 8 fois par jour pendant 30 minutes à 1 heure. J’obtiens difficilement 30ml par sein, et maxi 500 ml dans la journée.
Je ne fais que ça et, petit à petit, je deviens incollable sur la stimulation manuelle, les tire-laits simple ou double pompage, la stérilisation, les transvasements, ! Le sujet de l’allaitement me passionne et j’ai envie de tout connaître.

Aujourd’hui, mon petit boulot a 5 mois. Il ne boit toujours que mon lait en tire-allaitement. Je ne tire plus mon lait que 3 à 4 fois par jour, en maxi 30 minutes, pour obtenir entre 800 et 900 ml sur la journée.

Les mauvais moments et autres réflexions absurdes :
Une auxiliaire de la mat’ qui me pelote pendant des heures pour faire sortir mon lait au lieu de m’expliquer comment faire seule et en me disant que c’est son métier.
Le gavage de tisane d’allaitement et d’homéopathie à la mat’ pour aider une montée de lait qui sera finalement trop forte et rendra la prise de sein difficile. A noter que j’ai fait une grosse anémie et qu’il était normal que ma montée de lait se fasse plus tard.
Il faut réveiller bébé toutes les 4 heures.
Un médecin du 15 qui nous explique que si notre bébé a des coliques (il en a eu seulement avec l’allaitement mixte ) il faut le « rationner ».
Le lait maternel est moins nourrissant.
Il faut commencer la diversification assez tôt parce que mon lait n’a pas assez de fer.
« Jusqu’à quand vas-tu faire « ça » ? ».
Devoir tirer dans les toilettes du boulot avant de demander une salle et que la fameuse question « Ah ?! Tu tires encore ton lait ? » ne vienne tout gâcher.

Les moments de grâce :
Rencontrer Julie, auxiliaire et consultante en lactation, qui a tout mis en oeuvre pendant notre séjour à la mat’ pour que bébé prenne mon lait et qui a pris de nos nouvelles après la sortie.
Discuter avec Laurence, notre sage-femme, qui a toujours l’histoire « d’une dame » (comme elle dit), qui nous motive à continuer. Et se dire qu’un jour on sera peut-être « la dame » dont elle parlera à une autre maman.
Voir Adeline, sage-femme et consultante en lactation, sans bébé dans la crainte qu’elle « m’oblige » à le remettre au sein et s’entendre donner de précieux conseils pour poursuivre le tire-allaitement, notamment celui de lire le blog A tire d’ailes !
Tirer 1L sur une journée ! ça n’est arrivé que trois fois
Donner (pas beaucoup mais quand même) au lactarium et rencontrer Amandine.
Entendre de la nounou « ça, il l’aime le lait de maman ! ».
Etre soutenue par le père de son petit cul à la maison comme à l’extérieur, sans jugement, avec même, au fur et à mesure, la motivation grandissante que bébé ait du lait maternel le plus longtemps possible.
Le premier biberon de lait maternel, les yeux dans les yeux, et la certitude de faire ce qu’il fallait pour mon enfant.

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travailler en horaires irréguliersDe nombreuses femmes travaillent en horaires irréguliers : professionnelles de santé hospitalières, femmes travaillant dans les medias, photographes, musiciennes et toute personne travaillant dans les métiers du spectacle, chauffeurs routiers (oui il y a des femmes aussi dans ce métier), et j’en oublie sûrement…

Pour toutes ces femmes, l’organisation de la vie personnelle est compliquée car il faut trouver une garde irrégulière pour les enfants et que l’on a souvent du mal à planifier.

Pour la poursuite de l’allaitement, est-ce un problème ?

Si vous faites partie des femmes qui souhaitent tirer leur lait, le fait de ne pas avoir d’horaires réguliers n’est pas vraiment un souci : vous tirez votre lait lorsque vous travaillez, quels que soient vos horaires et votre bébé le prend en votre absence. Normalement, pas de souci d’engorgement puisque vous tirez votre lait.

Si vous faites un allaitement mixte avec des biberons de préparation pour nourrisson donnés en votre absence et un allaitement à la demande quand vous êtes avec votre enfant, la situation peut se compliquer un peu.
Soit vous avez la chance d’avoir des seins qui s’adaptent facilement et vous éviterez les engorgements, soit au contraire vos seins s’engorgement au moindre changement de rythme et la reprise du travail risque d’être compliquée. Dans ce dernier cas, je vous suggère de prévoir un petit tire-lait manuel au travail, juste pour soulager les seins si vous les sentez trop tendus, même si vous ne gardez pas ce lait.

En général, lorsque que l’on travaille en horaires décalés, on a droit à des jours de récupération (sauf si vous travaillez à votre compte…). Ces jours de récupération permettent de reprendre un allaitement complet et de relancer la lactation régulièrement, ce qui permet à l’allaitement de se poursuivre sans trop de risques.

Et vous, travaillez-vous en horaires décalés ? Comment l’allaitement se passe t-il pour vous ?

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arrêter le tire-laitCette question m’a été posée par une lectrice du blog : comment arrêter de tirer son lait au travail et être sûre que la lactation restera suffisante pour son bébé ?

Cette question se pose différemment selon votre situation :

  • Le rythme de tétées de votre bébé : en effet, plus votre bébé tète souvent en votre présence, moins vous risquez de voir votre lactation baisser. Si au contraire, vous avez un bébé qui ne tète que 2 fois par jour, vous avez plus de risque que votre lactation baisse.
    Vous pouvez, a priori, penser que si votre bébé tète au moins 3 fois par 24h les jours où vous travaillez et à la demande les jours où vous ne travaillez pas, votre lactation devrait se maintenir même si vous ne tirez plus votre lait au travail.
  • L’âge de votre bébé : plus votre bébé est jeune, plus votre lactation est fragile. Au contraire, plus votre enfant est grand, mieux votre lactation est installée et moins vous risquez une baisse de lactation.
    Si votre bébé a plus de 8-9 mois, peut importe son rythme de tétée, votre lactation devrait se poursuivre sans problème.
  • La façon de téter de votre bébé : si votre bébé tète très bien et efficacement, il stimule très bien votre lactation, alors que si votre bébé a du mal à téter efficacement, votre lactation est beaucoup plus fragile. Si vous avez un doute sur l’efficacité de votre bébé au sein, prenez rendez-vous avec une consultante en lactation certifiée IBCLC pour faire le point et ne pas risquer un arrêt prématuré de votre allaitement.

Que faire si vous souhaitez arrêter de tirer votre lait au travail ?

  • Soit vous êtes dans une situation dans laquelle votre lactation risque peu de diminuer et dans ce cas, vous pouvez essayer d’arrêter les tirages et voir ce que ça donne, sans inquiétude particulière. Au pire, si vous avez l’impression que votre lactation diminue un peu, vous pourrez toujours relancer votre lactation.
  • Soit vous êtes dans une situation à risque et vous avez le choix entre prendre le risque d’une vraie baisse de lactation ou bien poursuivre les tirages de lait au travail (je sais, je vous aide beaucoup là …mais je n’ai pas de solution miracle).

Si vous décidez d’arrêter de tirer votre lait au travail, je vous suggère de le faire progressivement, pour éviter les engorgements.
Vous pouvez commencer par enlever un tirage si vous en faites deux habituellement. Puis vous pouvez tirer deux fois moins longtemps pour le dernier tirage, avant de le supprimer.

Et vous, comment cela s’est-il passé lorsque vous avez arrêté de tirer votre lait au travail ?

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tirer son lait en musiqueVous souhaitez tirer plus de lait, vous pouvez écouter de la musique !

En effet, écouter de la musique 15 minutes avant de tirer puis continuer en tirant son lait rend les tirages de lait plus efficaces. En fait, c’est le fait que la musique fasse diminuer le stress, qui rend les tirages plus faciles.

Mais les études ne disent pas quelle musique est la plus efficace… Alors je vous propose d’essayer différentes sortes de musiques et de partager ici ce qui fonctionne le mieux pour vous.

Et vous, avez-vous déjà essayé ?

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tirer son laitJe me suis aperçue qu’aucun article du blog ne répondait clairement à cette question alors même que j’ai détaillé toutes les étapes dans d’autres articles.

Je vous propose donc une série d’étapes pour reprendre le travail en conservant un allaitement exclusif et donc en tirant son lait :

  • Vous avez le choix entre faire un stock de lait ou pas. Faire un stock n’est pas forcément indispensable et surtout pas toujours possible.
  • Vous pouvez choisir de préparer votre bébé au biberon ou pas.
  • Vous devez vérifier si votre lactation n’est pas trop abondante, ce qui peut créer des problèmes à la reprise du travail.
  • Vous pouvez vous renseigner sur le lieu disponible pour tirer votre lait sur votre lieu de travail.
  • Vous pouvez vous renseigner sur vos droits en matière de pauses d’allaitement.
  • Vous devez choisir comment tirer votre lait : à la main, tire-lait électrique ou manuel,…
  • Vous allez réfléchir à comment transporter votre lait et comment le conserver.
  • Vous allez discuter avec la personne qui va s’occuper de votre enfant de la manière de gérer votre lait et de la quantité de lait à prévoir pour votre bébé.
  • Et vous allez peut-être vous apercevoir que votre enfant refuse le biberon
  • Enfin, au travail, vous allez avoir besoin d’être efficace en tirant votre lait.

Et vous, pensez-vous qu’il y ait des points à rajouter dans cette liste ?

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quantité de laitQuelle mère qui tire son lait n’a pas entendu cette phrase de la part de la nounou ou de la crèche ?

C’est un classique mais c’est toujours aussi stressant pour la mère qui l’entend. Voyons donc ensemble pourquoi on vous fait cette remarque et pourquoi elle est souvent injustifiée.

La plupart des personnes qui s’occupent de bébés ont comme référence les bébés nourris aux préparations pour nourrissons. Or, si l’on suit les recommandations des pédiatres et des boites de préparations pour nourrissons, ces bébés prennent au fil du temps des biberons de plus en plus conséquents et moins souvent.
Par exemple, on recommande de donner quatre biberons de 210 ml par jour à quatre mois. Or la plupart des bébés allaités ne mangent pas de cette façon : ils tètent beaucoup plus souvent et souvent encore la nuit et mangent donc de plus petites quantités à chaque prise alimentaire.

La personne qui s’occupe de votre bébé est donc habituée à des bébés qui prennent l’essentiel de leurs apports alimentaires en journée. Si on prend l’exemple précédent, elle s’attend donc à donner deux biberons de 210 ml sur la journée.

Mais si votre bébé est habitué à téter encore huit fois par 24 heures, dont deux tétées la nuit par exemple. On sait qu’il prend en moyenne 750 ml par 24 heures. Cela fait donc des tétées de 90 à 100 ml environ.
Si vous êtes absente de 8 heures à 18 heures, cela correspond environ à quatre tétées de 90 à 100 ml, soit 4 biberons de 90 à 100 ml.

Vous remarquerez que le total dans les deux cas est à peu près équivalent : 420 ml pour le bébé au biberon pour 360 à 400 ml pour le bébé allaité. Mais la répartition est différente.

Et surtout, la façon de boire le biberon joue énormément dans la sensation de satiété d’un bébé. Cette sensation de satiété arrive environ un quart d’heure après le début d’un repas. Si l’on mange trop vite, on mange trop. Pour le bébé, c’est la même chose : s’il boit son biberon en 5 minutes, il n’a pas la sensation de satiété et réclame de plus grandes quantités, jusqu’à avoir la sensation de l’estomac distendu qui le fait s’arrêter. Mais cela n’est pas bon pour lui. C’est un peu comme si on lui faisait faire un repas de noël à tous les repas.

Il est donc particulièrement important de faire attention à la manière de donner le biberon pour que celui-ci dure de 15 à 20 minutes.

En résumé : les bébés allaités prennent en général de plus petits biberons plus fréquents qu’ils ne doivent pas boire en moins de 15 à 20 minutes.

Et si vraiment votre bébé a encore un peu faim, ce n’est pas bien grave et il fera alors une grosse tétée de retrouvailles !

Et vous, vous a-t-on fait cette réflexion ?

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