• allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Lorsque j’étais enceinte, allaiter était pour moi évident. Ce n’est malheureusement pas si évident pour notre corps. Dès le début, de grosses crevasses avec parfois même des suçons de mon bébé.
J’ai accepté de tirer mon lait, dès la maternité, pour qu’il soit donné à la pipette puis dans des petits biberons. Je souhaitais qu’il ait mon lait, coûte que coûte, par rapport aux bienfaits sur la santé (mon mari est asthmatique, allergique et a deux maladies auto-immunes : rectocolite hémorragique et spondylarthrite ankylosante).
Cela a duré presque 3 semaines, pas évident mais mon mari avait son congé puis les vacances scolaires.
Nous avons vu un pédiatre qui proposait des consultations lactation, et nous avons réussi à remettre Titouan au sein !!! Quel bonheur, et surtout beaucoup moins de contraintes lors des déplacements. Tout ne fut pas rose bien évidemment, j’ai eu des crevasses d’un côté pendant plusieurs semaines, une mastite, et je me suis rendue compte que je faisais de l’hyperlactation.

Lorsque Titouan a eu 2 mois et demi, il a fait une pyélonéphrite et je suis restée avec lui lors de son hospitalisation. Je me souviens que le fauteuil d’allaitement me faisait mal sous un sein, et j’ai refait une mastite : 40 de fièvre sur plusieurs jours, je suis allée consulter aux urgences gynécologiques et la jeune interne qui m’a reçue m’a dit de tirer mon lait puis de le jeter !!! Heureusement, j’avais lu les livres de Véronique, et je savais que je devais mettre mon bébé au sein le plus souvent possible, prendre de l’ibuprofène si besoin. J’ai eu une baisse de lactation, certainement à mettre en lien avec la pyélonéphrite, donc des besoins moins importants. Et de nouveau, une pression : il faut qu’il reprenne du poids… J’ai passé du temps avec lui au sein, je tirais aussi un peu. Et je stressais car je savais que je reprenais 1 semaine après, pour ses 3 mois et qu’il fallait que ça remonte.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai repris, armée de mon tire-lait et de mes biberons.
Je partais à 8h30 le matin et rentrais vers 19h30 pour les plus grosses journées.
Je tirais 3 fois pour stimuler au maximum. Une fois entre 10h30 et 10h45 (mini pause, très compliqué ce tirage, mais je le faisais car je voyais bien qu’il y avait plus de lait à ce moment-là ) puis à 12h45 et enfin 16h30. J’ai même fait un calendrier pour noter les quantités, j’ai toujours réussi à avoir minimum 450ml (il buvait 3 biberons de 150ml en mon absence).
Puis Titouan s’est « déréglé », il ne voulait quasiment plus boire, mais se rattrapait à mon retour et la nuit. Je me suis retrouvée à devoir congeler car il ne buvait pas tout. Finalement, j’ai appelé le lactarium et j’ai donné mon lait (ce que je fais encore actuellement).

Nous sommes passés à la diversification en août, peu après ses 6 mois, mais je me souviens encore de sa 1ère cuillère, donnée par son papa. Il m’a lancé un regard, l’air de dire « mais, pourquoi je bois pas ? » et finalement, il a vraiment commencé à apprécier après ses 7 mois.

Maintenant, j’ai changé de cabinet, et je suis à 5 minutes de chez moi. Je l’allaite dès qu’il demande et je ne tire plus que le mardi et vendredi midi quand il est chez la nounou. J’ai aménagé mon emploi du temps pour être avec lui le lundi et mercredi midi, ainsi qu’au goûter. Il ne boit plus de lait chez la nounou, je tire seulement pour entretenir/soulager car il fait ses nuits depuis la rentrée (avec des hauts et des bas quand il est malade/dents/…).

Titouan a eu 1 an, et il y a peu, il a pointé mon sein et a dit « tété ». C’était magique 🙂

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je referais tout, pareil lorsqu’il y aura un deuxième (mais ce n’est pas encore pour tout de suite) en sachant que je suis beaucoup mieux armée et que j’ai de meilleures connaissances sur le rythme des bébés, l’allaitement… Je ne me sens pas encore prête à un sevrage, alors nous verrons bien jusqu’où nous irons ! Un conseil, « écoutez-vous », vous seule savez ce qu’il faut pour votre bébé, quoiqu’en dise l’entourage, certains professionnels obtus ou non formés en matière d’allaitement.

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allaiter et travaillerBonjour, je m’appelle Leslie et je suis la maman d’un petit Owen de presque deux ans.
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  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Owen est né en mars et je devais reprendre le travail mi-mai (j’étais professeur des écoles à 40 km de chez moi). Ma gynécologue m’a fait un arrêt de travail pour suites de couches difficiles, je n’ai donc repris le travail qu’en septembre 2015. Owen avait déjà 6 mois, l’allaitement était bien installé, nous avons décidé de continuer !
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  • Comment vous êtes-vous organisée ?

De mon côté :
J’ai loué un tire-lait électrique double pompage à la pharmacie (avec une ordonnance de la pédiatre) et j’ai commencé à faire quelques réserves pendant l’été. Je savais que je ne tirerais sans doute pas de grosses quantités au début et mon fils allait être chez la nounou 10 heures par jour, quatre jours par semaine donc il allait falloir un certain nombre de biberons (que mon fils a très bien acceptés d’ailleurs, il n’a jamais fait de confusion sein/tétine).
A la rentrée, j’ai prévenu la directrice que j’allais tirer mon lait à la pause de midi et elle m’a indiqué une salle où je pouvais être tranquille, avec une clé, une prise et un lavabo. Une semaine après, j’ai changé d’école et là j’ai découvert qu’aucune salle ne fermait à clé, et qu’il y avait de grandes fenêtres partout (vive la maternelle…) Nous avons convenu avec les collègues que je pourrais utiliser la salle de rangement du matériel de motricité, la seule sans fenêtre de tout l’établissement. J’ai donc bricolé un petit panneau « Occupé ! » avec un signe sens interdit (plastifié et tout ça, les instits ont un diplôme de plastifiage en général !), et je le fixais à la porte, que je bloquais avec des bacs de matériel de sport.
J’ai tiré mon lait presque tous les midis, pendant toute l’année scolaire 2015-2016. J’avais un petit sac isotherme où je mettait les biberons et les téterelles (que je lavais chez moi, pour gagner du temps), et hop dans le frigo. Début juillet 2016, j’ai rendu mon fidèle tire-lait après 14 mois de bons et loyaux services.

Du côté de mon fils :
Le matin, mon mari apportait chez la nounou le lait tiré la veille (ou le vendredi pour le lundi), avec des fois une poche de lait décongelée pendant la nuit si je n’avais pas tiré suffisamment. J’avais également mis dans le cahier d’Owen certaines fiches pratiques trouvées ici. La nounou avait aussi dans son congélateur quelques poches de mon lait au cas où. Elle notait les quantités bues et les heures, ce qui a permis d’ajuster ce que nous lui donnions.
Le week-end et le mercredi après midi (et aussi la nuit), c’était le sein à la demande, pour le plus grand bonheur de tout le monde ! Depuis la rentrée de septembre 2016, il ne prend plus de lait chez la nounou, nous avons trois ou quatre tétées par jour la semaine (il ne tète plus la nuit depuis juillet), et toujours à la demande le reste du temps.
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  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ma seule difficulté a été le manque de temps. Lorsqu’on est enseignante, on ne peut pas s’absenter pendant le temps de classe, puisqu’on doit être avec les élèves. Je ne pouvais donc tirer que le midi, mais je devais aussi manger, assister aux réunions, préparer ma classe, etc. C’était très fatiguant.
Je n’ai pas vraiment eu d’autres difficultés, il y a eu quelques entrées impromptues de collègues lorsque je tirais mon lait, mais ça nous a fait rire après coup ! Mon retour de couches vers les 10 mois de mon fils a fait baisser ma lactation et je tirais beaucoup moins. Mais avec le stock au congélateur et le fait qu’il était très bien diversifié et très gourmand d’autres choses que mon lait, tout s’est bien passé.
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  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Au milieu des journées très fatigantes, bruyantes et où je courrais partout de 7h à 17h30, je me suis aperçue que le temps incompressible (et non-négociable) de ma séance de tire-lait me permettait d’avoir un temps à moi pour souffler et être au calme. Pas d’élève à habiller, pas de collègue qui rentre pour se plaindre, pas de feuilles à plastifier, le rêve !
Il y a un moment dont je me souviendrai longtemps : la directrice (une trentaine d’année, pas encore d’enfant) veut en savoir plus sur l’allaitement, on en discute joyeusement dans son bureau, elle est très intéressée par le mécanisme de le montée de lait, et là elle me dit : « Leslie, tu fuis ! » Le seul fait d’en parler et de penser à mon fiston avait illustré mon propos…
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  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Aux mamans qui ont un boulot où elles peuvent prendre le temps de tirage/allaitement autorisé par la loi, faites-le !
Aux mamans qui travaillent dans l’éducation nationale : renseignez vous pour un éventuel allègement de service. Certaines collègues ont été dispensées d’APC (ce sont des heures où l’on prend des petits groupes d’élèves volontaires, pour des activités pédagogiques ou de la remédiation). Demandez aux syndicats de votre département (il y a un article sur le site du Snuipp71), ou directement à l’inspecteur. Personnellement je n’ai été au courant que vers les 11 mois de mon fils, sinon je l’aurais demandé dès la rentrée.
A toutes : lisez les conseils de ce blog, c’est une mine d’or !
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  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui je continuerais l’allaitement dans tous les cas. Je pense que je demanderais sans doute un temps partiel pour profiter un peu plus de mon fils, mais comme sa nounou est très bien et qu’il est avec moi pendant toutes les vacances scolaires, nous y trouvons notre compte quand même.

Nous prévoyons un deuxième bébé pour l’an prochain, et depuis septembre je ne suis plus professeur des écoles, mais doctorante. Je ne sais pas comment se passera le retour au travail la prochaine fois, je travaille beaucoup chez moi donc ce sera plus facile pour tirer mon lait, mais je risque également de m’absenter plusieurs jours d’affilée pour des colloques… Ce sera donc l’objet d’un nouveau témoignage, dans quelques années !
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Je m’appelle Carole, j’ai 28 ans et je suis la maman de Eve, 10 mois et toujours allaitée.
Dans la vie, en plus d’être maman, je suis organisatrice de mariages/chef d’entreprise. Comme beaucoup de mes consÅ“urs, je travaille depuis chez moi.
Je suis fille unique, allaitée par une maman au foyer ; mon conjoint fait parti d’une fratrie de 5 enfants, presque tous allaités par une maman au foyer. Il a aussi 4 neveux, tous allaités au long court.

Voilà le décor.

Enceinte de Eve, la question de l’allaitement ne s’est pas posée (ni imposée) ; c’était une évidence. Nous allions allaiter notre fille.
Préparer et lui donner un biberon est un geste que je ne pouvais pas me représenter.

Quand nous avons annoncé la grossesse autour de nous, la planète entière à cherché à savoir comment nous allions faire garder notre fille. La crèche ou la nounou, aucune autre solution ne semblait possible.
Et pourtant.
Dans ma tête, il n’y avait qu’un seul scénario envisageable : j’allais garder notre fille à la maison avec moi. Au moins un an et nous ferions le bilan.
On dit bonjour au scepticisme et aux mots décourageants.
À bien y réfléchir, on se disait que quand même, un peu d’aide ce serait pas mal.
Alors ma maman, qui habitait à 400 km de là , a déménagé près de chez nous.

J’avais échangé avec une autre organisatrice de mariage qui l’avait fait. Elle avait eu cette phrase qui résonne encore dans ma tête : « Puise dans ton entourage proche. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Et trouve toi un bon tire-lait, double pompage, sur batterie »

Voilà comment nous nous sommes lancés ; quand on est chef d’entreprise, le congé maternité est un concept tout à fait vague. J’ai envoyé mes derniers mails sur mon smartphone depuis la maternité et j’ai repris (progressivement) au bout de 2 semaines et complètement à un mois.

Pas le choix : le premier mariage de la saison avait lieu à ce moment là .

Au quotidien, je suivais le rythme de Eve. Je travaillais au rythme de nos tétées et de ses siestes.
Ma maman s’en occupait le reste du temps.
Le soir, c’est son papa qui prenait le relais pour le repas, les tâches ménagères,… pour que je puisse maximiser mon temps de travail sans trop empiéter sur mes nuits (coup de bol pour nous, elle a fait ses nuits dès la naissance).
Je me mettais en service minimum les jours de pic de croissance, passant de longues heures avec elle sur le canapé pour la nourrir.

Seul impératif : un tête à tête avec mon tire-lait tous les matins après la première tétée. Il fallait constituer des stocks pour les moments où je partais en rendez-vous à l’extérieur et que je ne pouvais pas l’emmener (entre 2 et 6h de temps), et les jours de mariage (où là je partais vers 7h et ne revenais que dans la nuit). Là aussi, j’ai eu de la chance : j’ai toujours produit beaucoup de lait. Les stocks n’étaient pas difficiles à maintenir.

Oui, j’emmenais ma fille et ma mère en rendez-vous.
La visite d’un lieu de réception ou une installation ? Il y a toujours un parc pour se promener.
Une visite chez un client ou un fournisseur ? Une promenade dans la ville ou le village.
Dès que les horaires et la météo le permettaient, nous partions en expédition toutes les trois.
Un seul critère régissait mes choix (et encore aujourd’hui) : le bien être de notre fille.

Quand je partais pour la journée, j’emmenais mon tire-lait pour soulager mes seins.

Au début, ça a été dur de trouver le tempo.
Nous étions sur deux rythmes très aléatoires : celui de mon travail qui fluctue énormément, et celui de Eve, petit bébé donc imprévisible.
Il y a eu des jours où je me suis dit que je n’y arriverais pas. Trop compliqué, trop de contraintes.
Je n’ai pas envisagé de faire garder ma fille, non. J’ai envisagé d’arrêter de travailler.
Parce que nous sommes persuadés que ce qui compte le plus pour un enfant dans ses premières années de vie, c’est la présence de ses parents. Qu’il aura tout le temps de découvrir la vie en collectivité.

Et puis je me suis raccrochée à cette pensée : « Demain elle aura un jour de plus. Demain ce ne sera plus pareil. Ce moment difficile à passer ne se reproduira plus jamais ».
Je réalisais que ce n’était qu’une année, une année exceptionnelle à vivre à fond.
A 3 ans, elle ira à l’école et tout ça sera dernière nous sans qu’on ne le réalise vraiment.

Alors j’ai fréquenté les réunions Leche League pour trouver du soutien. Dans mon entourage proche aussi (ma maman et mon conjoint, et une amie sage-femme, toujours pleine d’encouragements !)

Puis la diversification est arrivée. Un vrai miracle !
À 5 mois et demi, elle attrapait les aliments dans nos assiettes pour les mettre à sa bouche. Elle tenait assise. On a commencé la DME. Elle a adoré manger.
Et là , tout est devenu encore plus simple.
J’avais 30 minutes de retard sur un rendez-vous ? On la faisait patienter avec une banane.
Les semaines passaient et la quantité de solides qu’elle mangeait augmentait. J’ai ralenti avec le tire-lait.
Un soir, je suis rentrée tard d’un rendez-vous client, un peu inquiète. Elle s’était endormie paisiblement dans les bras de son papa.

Aujourd’hui, elle mange 3 à 5 repas par jour et elle tète 3 à 5 fois par jour.
Ça dépend des jours, de ses dents, de son humeur, de ma présence.
Je continue à tirer mon lait uniquement pour les jours où je sais que je ne serai pas là pour la coucher (que ce soit un rendez-vous ou un ciné avec son papa !).
Encore aujourd’hui, quand on a un coup dur, qu’elle est malade et qu’elle me réclame (moi et mes seins !), que ma maman est malade et ne peut pas la garder, je repense toujours à la même chose ; ce n’est que pour quelques mois/années. Que c’est Eve le plus important !

Et vous savez quoi ? On s’en sort comme des chefs.
Jamais je n’ai eu de problème avec un client. Nous avons toujours trouvé une solution.
J’ai pu râler, douter…mais maintenant je ne regrette pas une seule seconde le choix que nous avons fait.
Je sais que nous ferons pareil pour nos futurs enfants. Parce que la voir grandir sous mes yeux, participer à chacune de ses progressions, être là pour presque chaque tétée et se dire qu’elle a exactement ce dont elle a besoin, ça n’a pas de prix.
Il ne faut pas hésiter à penser hors du cadre, pour trouver la solution qui vous convient le mieux !

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allaitement et travailJe suis Conseillère d’orientation psychologue, j’ai eu la chance de reprendre le travail quand notre fille avait 6 mois. Avant sa naissance, je n’avais pas d’idée préconçue sur l’allaitement, je voulais essayer, si cela fonctionnait c’était bien sinon ce n’était pas grave…mais avec sa naissance, je n’ai jamais pu imaginer lui donner autre chose que mon lait. Les débuts à la maternité ont été un peu difficile et une auxiliaire de puériculture m’a orientée vers une consultante en lactation certifiée IBCLC qui travaillait au sein de la maternité. Cette rencontre et son soutien a fait, selon moi, que j’ai pris confiance en moi, en ma capacité à allaiter ma fille et ce quelles que soient les difficultés rencontrées et notamment la reprise du travail.

  • Quel choix avez-vous fait à la reprise du travail ?

Aux six mois de notre fille, j’ai donc repris le travail à temps plein. J’ai donc fait le choix de travailler trois jours pleins et deux demi-journées pour pouvoir l’allaiter davantage. J’ai donc commencé à tirer mon lait trois mois avant la reprise, une fois par jour, pour constituer un stock de lait congelé. Comme je ne tirais pas en grande quantité, je n’aurais jamais pu fournir assez de lait à la crèche en donnant seulement mon lait de la veille.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Lors de l’adaptation à la crèche j’ai expliqué mon projet d’allaitement, et ai demandé si je pouvais venir allaiter sur l’heure du midi, ce qui a été accepté. Nous étions plusieurs mamans a donné notre lait, mais j’ai été la seule à venir sur l’heure du midi pour compléter le biberon et de la purée du midi.
J’ai donc pris le parti de tirer mon lait trois fois par jour, une fois à la pause de 10h sur le temps de la récréation quand je travaillais en établissement. Une fois vers 16h sur la pause également. La récréation durant 15 min c’était juste ce qui me fallait pour tirer entre 60 et 90ml. Et une dernière fois le soir vers 22h30. Étonnamment c’est ce tirage là qui me paraissait le plus contraignant car j’étais épuisée et par conséquent c’est également celui-ci qui rendait le moins.
Pour tirer mon lait j’avais échangé mon gros tire-lait pour un modèle plus petit qui s’est révélé complètement inefficace, je suis donc retournée au premier modèle deux fois plus encombrant. Je le transportais dans un sac glacière avec deux blocs de glace. Ce qui me permettait de garder au frais mon lait. Quand j’étais au bureau hors établissement, je stockais mon lait au frigo. En établissement, je tirais mon lait dans mon bureau. Quand je travaillais en CIO, je prenais une petite pièce que je pouvais fermer à clef avec un point d’eau.
J’ai tiré mon lait jusqu’aux 11 mois de ma fille. J’ai arrêté de tirer mon lait car ma fille a progressivement refusé de boire mon lait (au biberon, au verre, à la cuillère ) et préférait les yaourts.

  • Quelles ont-été vos principales difficultés ?

Deux choses m’ont paru difficiles. La première ce sont les allers-retours crèche-travail qui réduisaient considérablement ma pause de midi, et de consacrer toutes mes pauses à l’allaitement qui ne m’ont pas rendu visible auprès de l’équipe pédagogique. C’est quand j’ai arrêté de tirer mon lait et ai donc participé aux pauses entre collègues que je m’en suis rendue compte, cela a grandement facilité mon travail et ma place dans l’équipe. Les pauses du midi étaient aussi plus reposantes pour moi. La deuxième chose a été la politique de la crèche en ce qui concerne la diversification, le médecin de crèche avait établi un protocole qui ne permettait plus de donner mon lait ou de venir allaiter quand l’enfant avait introduit la viande dans son alimentation…trop de protéine selon lui…ça a été la douche froide car notre fille a commencé la viande vers 7-8mois, et c’était impensable pour moi qu’elle se passe de mon lait durant 10 h. Ils m’ont dit que pour pouvoir continuer d’allaiter il me fallait une ordonnance d’un médecin qui précisait la non contre-indication lait maternel-viande. Le souci était que le pédiatre de la crèche était également le pédiatre de notre fille. Les deux consultantes en lactation de la maternité n’étant pas médecin elles m’ont orientée vers une médecin généraliste certifiée IBCLC qui travaillait dans un autre hôpital, ce que j’ai donc fait et j’ai donc apporté cette lettre à la crèche qui ne m’a pas causé de soucis après…je trouve cela difficile même dans un lieu bienveillant de devoir toujours justifier notre façon de faire et de devoir passer par l’autorisation d’un médecin, comme si en tant que mère nous ne pouvions pas être pleinement responsable de nos actes.

  • Quels ont-été vos meilleurs moments ?

Mes meilleurs moments furent nos retrouvailles, et avec le recul d’avoir pu fournir à ma fille mon lait sans qu’elle n’ai jamais pris à aucun moment du lait artificiel.

  • Ce serait à refaire vous referiez le même choix ?

Malgré la fatigue, je pense que je referais exactement la même chose, car je pense que cela m’a permis de ne pas culpabiliser de devoir laisser notre fille pendant 10h par jour si petite. Et puis cela lui a permis, aussi, d’être allaitée jusqu’au sevrage naturel décidé par elle il y a maintenant 3 semaines à 22 mois passés. Peut-être que si j’avais une situation financière plus satisfaisante, et sécure, j’aurais pris un temps partiel pour me dégager un peu de temps pour moi.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux autres mamans ?

De bien s’entourer par des professionnels formés et aussi et surtout de se faire confiance et de ne pas lâcher face aux différentes pressions ou difficultés rencontrées car c’est une telle fierté Et de commencer un stock de lait, d’une part pour tester le tire-lait et procéder à un changement si inefficace. Et de devancer les baisses de lactation, qui peuvent se produire avec la fatigue, ou les règles. C’est moins stressant de savoir que même si on ne tire que 30ml un soir, notre bébé aura tout de même de quoi boire le lendemain.

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Une fois n’est pas coutume, je souhaite partager sur ce blog, un article d’un autre blog.

En effet, cette maman a tout fait pour que son bébé accepte le biberon, sans succès…jusqu’à ce qu’elle reprenne le travail.

Je remercie infiniment cette maman pour avoir su témoigner : elle décrit parfaitement ce que la panique devant le refus de son bébé de prendre le biberon peut engendrer.

Ce témoignage est long, précis et hyper-instructif !

Vous pouvez le lire ici.

Et vous, ça vous parle ?

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?
Je suis l’heureuse maman de Lou 2 ans et 4 mois et d’Emma 10 mois. Je suis infirmière en néonatalogie et pour moi la question ne se posait même pas, bien sûr j’allais continuer à allaiter à la reprise du travail.
  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais toutes les conditions réunies pour : une responsable consultante en lactation, tout le matériel sur place et même une petite salle au calme pour pouvoir tirer Maintenant tout n’est pas idéal, je travaille quand même dans un service de soins intensifs et parfois c’est compliqué de trouver le temps.
Mais le temps j’ai presque toujours réussit à le prendre, sauf une fois pour l’instant . Mes collègues sont toujours très compréhensives, et surveillent mes patients ou me prennent le bip réa de la salle d’accouchement volontiers quand je vais tirer.
Le petit point négatif est que je ne peux pas m’enfermer à clefs alors des fois je me fais surprendre !!! J’en rigole après

J’ai allaité Lou jusqu’à ses 15 mois, j’ai repris le travail à ses 6 mois, et j’ai été en arrêt de travail à ses 13 mois car j’étais enceinte. J’allaite encore Emma et j’ai aussi repris à ses 6 mois, je travail a 60% je pense que ça aide beaucoup!
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ce qui m’a parut difficile c’est le refus du bib par mes filles, cela m’angoissait à l’idée qu’elles ne boivent rien en mon absence , mais elles ont fini par l’accepter et bien sûr après j’avais peur qu’elles ne veuillent plus le sein ! Mais elles ont pris leur rythme et ont continué a prendre le sein.
L’autre difficulté est les tétés de nuits. Alors quand je travaille la nuit papa doit se lever donner des bibs .et heureusement il me soutient à 200% dans mon allaitement et préfère se lever la nuit quand je ne suis pas là plutôt que d’envisager un sevrage .

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
Même si j’avoue que c’est une contrainte, je ne regrette en rien mon choix, cela m’a aussi permis de mieux accepter la reprise du boulot avec la séparation car quelque-part en continuant d’allaiter je maintiens un certain lien
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Aux autres mamans je dirais de ne pas se l’imposer si pour elles c’est une trop grosse contrainte mais de foncer si pour elles sevrer pour la reprise est un déchirement .

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