• eddie1Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je ne condamne pas les mères qui le font car financièrement tout le monde ne peut pas arrêter de travailler mais en ce qui me concerne il était impensable que mon bébé parte en crèche à 2 mois avec un biberon de lait en poudre j’ai donc pris un congé parental de 6 mois. J’avais déjà prévu dès le départ de l’allaiter plus de 6 mois et lorsque l’échéance est arrivée j’ai choisi naturellement de poursuivre l’allaitement parce qu’il était primordial pour moi que mon fils ait droit à ce qu’il y a de meilleur et c’est un moment tellement agréable que je ne me voyais pas faire autrement. C’est déjà un choc pour lui de ne plus être toute la journée avec sa maman alors si en plus il fallait arrêter l’allaitement je crois qu’on en aurait été malade tous les deux.

En plus il a une suspicion d’allergie alimentaire (certainement au lait de vache mais peut être aussi à autre chose) et ma pédiatre ainsi que l’allergologue m’ont fortement conseillé d’allaiter le plus longtemps possible pour « soigner » ses allergies. Et lorsqu’il part chez la nounou avec un biberon de lait maternel c’est un peu comme s’il emmenait avec lui une partie de moi, c’est quelque chose que seule la maman peut lui apporter.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Mon fils tète le matin avant d’aller chez la nounou et le soir lorsque je le récupère. Je tire mon lait une fois par jour le midi pendant ma pause, je travaille et j’habite dans le même immeuble donc c’est très pratique, j’ai un tire-lait que je loue à la pharmacie, j’ai récupéré des mini bouteilles en verre (200ml pour jus de fruit) et je m’en sers pour stocker mon lait au frigo ou au congélateur. J’arrive pour l’instant à remplir une bouteille voir une bouteille et demie par jour. Heureusement que j’habite et travaille sur place car à mon ancien travail le bureau était entièrement vitré, il n’y avait pas de salle de pause, ni de vestiaire et là j’aurais dû tirer mon lait assise sur la cuvette des toilettes le tout manuellement car il n’y a pas de prise électrique dans les toilettes et bonjour l’hygiène ! En déplacement (je parcours la France entière presque tous les week-end pour participer à des foires) j’ai investi dans un mini-frigo que je branche sur l’allume-cigare ou à l’hôtel ça me permet de stocker mes bouteilles de lait ou la nourriture du petit lorsqu’il vient avec moi, c’est très pratique, c’est plus petit qu’une glacière et j’en ai eu pour 40 ou 50… en l’achetant d’occasion.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Trouver le bon moment pour tirer mon lait car trop tard je suis à la limite de l’engorgement et trop tôt la lactation est un peu plus longue à démarrer. Or, mon temps de pause est assez court et j’en profite également pour faire plein d’autres choses en même temps (j’en profite pour faire le ménage, les lessives des couches lavables, préparer des petits pots maison….) donc il ne faut pas que ça traine… Si je ne tire pas mon lait pendant quelques jours c’est dur de s’y remettre, il faut vraiment garder le rythme.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Au bout de 3 semaines d’allaitement lorsque j’ai réussi à me passer des embouts de sein et que j’arrivais à l’allaiter correctement, je me suis dit « ça y est ! j’y arrive enfin malgré les commentaires blessants qu’on m’a dit ». Les meilleures tétées ont été celles qu’on faisait pendant la sieste ou le soir lorsqu’on s’endormait ensemble l’un contre l’autre. L’allaitement m’a aussi permis de perdre 20kg en 6 mois sans aucun régime ni effort, c’est pas le but mais non seulement mon fils profite bien de l’allaitement (il est dans le haut de la courbe pour la croissance et le poids) mais au passage je retrouve la ligne…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Qu’il est possible de continuer l’allaitement et que ce n’est qu’une question de volonté à condition d’être bien conseillée et bien organisée. On ne peut pas faire de meilleur cadeau à nos enfants et c’est à cet âge là qu’on peut en profiter le plus alors pourquoi arrêter quand il existe des solutions ?

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui oui et ouiiiiiiiiiii! Si j’avais su je me serais préparée avant l’accouchement en participant à des réunions avec la leche league par exemple et en lisant des livres sur l’allaitement afin d’avoir dès le départ des bons conseils au lieu d’écouter tout et n’importe quoi de la part de personnes qui ne s’y connaissent pas en matière d’allaitement.

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  • interviewQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail pour trois de mes quatre enfants. Pour le deuxième, j’ai pris quelques mois de congé parental.
La poursuite de l’allaitement me semblait naturelle, je n’envisageais pas du tout de passer aux bibs de lait « en boite ».
Il me semblait que mon lait était ce qu’il y avait de mieux.

Pour le petit quatrième (9 mois) qui a 9 ans de différence avec le troisième, je ne me sentais pas le courage de tirer du lait sur mon lieu de travail (je suis enseignante, j’ai repris en septembre dernier). Pour la première fois, j’ai acheté une boite de lait (bio …) ; il prend un tout petit bib (90ml) vers 9h les jours où je travaille. J’ai la chance de pouvoir le faire manger à midi (avec une petite tétée comme dessert).

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour les trois premiers, j’ai tiré du lait pour le lactarium à partir de leur premier mois. J’étais donc habituée au tire lait. J’ai fait quelques réserves au congélateur avant la reprise du travail.

J’emmenais une glacière, des blocs gelés et le tire-lait stérilisé dans une boite. Pour l’ainé, je tirais le lait entre midi et 13h30. Pour le troisième, je tirais du lait pendant la récréation du matin, à la main, sans tire lait (méthode d’expression Marmet je crois ).

Je n’ai jamais donné de biberon moi même : je donnais le sein, la nounou le biberon de lait maternel. L’ainé a eu un peu de mal à s’y mettre, la nounou a donc essayé la cuillère, la tasse jusqu’à ce qu’il prenne enfin le biberon. Elle n’avait pas allaité ses propres enfants et ne connaissait pas ce genre de difficultés. Elle a malgré tout accepté de me suivre dans l’aventure et je l’en remercie !

Mes enfants prennaient donc un repas de midi et un goûté « solide » et pour le reste des petites faims, il y avait les bibs de lait maternel à la demande. Le matin et à mon retour, c’était le sein, à la demande (y compris la nuit). Pour le petit dernier, c’est un peu la même chose, avec juste un biberon de lait « en boite » en milieu de matinée.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pas vraiment de difficultés, sauf peut être le jour de la reprise du travail pour l’ainé : le ressort du tire-lait s’est cassé juste au moment où je voulais commencer à tirer, les seins à la limite de l’engorgement … J’ai passé toute la pause de midi à tirer le lait à la main, en larmes, je n’ai pas eu le temps de manger et j’étais soulagée de rentrer chez moi à 16h30.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments, ce sont toutes les tétées « de retrouvailles », allongés au chaud dans le grand lit !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

De s’écouter et de faire ce qu’elles ont vraiment envie de faire.

Ce n’est pas toujours facile d’allaiter et de travailler en même temps, la fatigue est là . Ce n’est pas toujours facile ni évident de tirer son lait sur son lieu de travail.
Mais si c’est celà qui fait envie, il faut foncer. J’ai toujours adoré voir mes enfants me faire de grands sourires dégoulinants de lait au moment des tétées « de retrouvaillles ».

A l’inverse, si on est plus à l’aise avec l’idée de passer au biberon de lait artificiel parce que tirer son lait semble trop compliqué, trop stressant, trop aléatoire, et bien il faut le faire aussi.

C’est un choix qui concerne la maman, le papa … et le bébé (certains sont très doués pour imposer leur choix à eux !!)

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Quatre bébés, quatre situations différentes, mais toujours ce même plaisir à allaiter. Je referais les mêmes choix sans hésiter et j’espère bien que l’allaitement en cours, et qui sera le dernier, durera encore longtemps (record à battre, 13 mois !!).

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  • VirginieQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement car je voulais allaiter exclusivement mon enfant pendant au moins 6 mois. J’ai des soucis d’allergie et cela me semblait important.
Par ailleurs, l’allaitement se passant très bien, je ne souhaite pas acheter de lait artificiel. J’ai donc à coeur de tirer mon lait afin de ne donner que ce lait à mon enfant.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je me suis renseignée sur internet pour comprendre comment faire pour tirer mon lait et le donner à mon bébé. Pour faire mes choix aussi.
Un mois avant de reprendre le travail j’ai loué un tire-lait. Je savais que la location d’un tire-lait est remboursée par la sécurité sociale et ma mutuelle m’a confirmé qu’elle compléterai même si le tire-lait coutait plus cher que le tarif sécu.
J’ai regardé des avis sur internet pour choisir mon tire-lait: double pompage (ameda lactaline), électrique, fonctionnant sur secteur et sur batterie. Ces deux modes de fonctionnement étaient important pour moi car je ne travaille pas toujours dans les même locaux. Je n’ai pas l’adaptateur voiture, mais il ne me manque pas pour le moment.

Pour l’organisation de la journée et des tirages, j’ai consulté les feuillets de la leche ligue et du Dr Newman.
J’ai choisi de réaliser deux tétées le matin avant de partir travailler, puis mes tirages et les tétées à la maison.
Au début, je réalisait quatre tirages: le matin juste après la dernière tétée, 10h, 12h et 16h.
Cela m’a permis de congeler du lait. Le congel étant plein, je ne tire plus que deux fois : 11h et 16h, sauf si j’ai une baisse de lait.
Avant de reprendre le travail, j’ai introduit une tétée fictive le soir (ma fille faisait ses nuits). Cela m’a permis de congeler du lait et de me familiariser avec les tirages.

J’ai investi dans une brassière spéciale me permettant de lire pendant que je tire mon lait. (Les 2 mains sont libres.)

J’ai une nounou très coopérative, ce qui aide bien. Je lui ai parlé de mes choix dès la grossesse, lorsque nous l’avons rencontrée. Il était primordial pour moi qu’elle accepte le lait maternel et qu’elle sache comment le préparer. Je lui ai fourni un texte expliquant comment manipuler et conserver le lait maternel. Chaque jour, nous faisons le point sur le lait que je dois lui fournir. Pour elle, manipuler du lait maternel est plus simple que de manipuler du lait en poudre : il n’y a pas de risque de se tromper dans les mesures!

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Au début je ne tirais pas beaucoup. Les feuillets du Dr Newman m’ont permis d’apprendre, ainsi qu’une vidéo de l’université de stanford expliquant comment masser les seins pour tirer le lait.
Les premiers temps c’était un peu dur de faire les quatre tirages. Cela prend du temps bien que j’ai le droit à 1h d’allaitement (rémunérée par chance!).

J’ai eu un déplacement et j’ai du tirer mon lait dans le train et un restaurant. Ce n’est pas facile au restaurant mais cela se fait! Dans le train, les espaces de change pour bébé sont très pratiques.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Mon entourage, le papa la nounou et les collègues me soutiennent bien pour le moment. C’est très agréable. Personne n’a l’air choqué lorsque je parle (souvent d’ailleurs) du fait que je tire mon lait. J’en parle naturellement afin de faire passer plus facilement les pauses tirage 🙂

J’ai été enchantée quand une connaissance m’a dit qu’elle allait tirer son lait au travail également.

Il y a des moments où je trouve très agréable de sentir le réflexe d’éjection lorsque je tire mon lait. j’aime faire cela pour mon bébé, d’un certain coté je m’occupe de lui même au travail !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Tirer mon lait était pour moi une évidence, ce n’est pas tellement compliqué à faire. Les feuillets de La Leche League expliquent tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. D’autres sources sur le net peuvent permettre de se rassurer. Tirer son lait c’est un peu comme commencer l’allaitement, au début il faut être motivée pour tout mettre en place, ne pas lâcher lorsque l’on trouve les tirages trop justes, … Au bout de quelques semaines tout roule et c’est du bonheur de consacrer du temps à bébé sur son lieu de travail.
Le choix que vous ferez sera de toute façon le meilleur choix pour vous et votre bébé.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui ! Je ne changerais rien, je suis actuellement très satisfaite de mon choix et de l’organisation mise en place.
Ou alors seulement, trouver le courage ou la solution pour tirer à mon poste de travail ou en réunion. Je ne suis pas à l’aise avec un châle sur les téterelles, je trouve que cela les descend trop.
J’ai fait un mini test de biberon avant la mise en garde de ma fille.
J’aurai préféré trouver quelqu’un qui utilise une tasse à bec ou une tasse pour la nourrir, afin de limiter les risques de confusion sein/tétine.

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  • sybilleQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement ; c’était une évidence absolue… J’étais opposée à l’idée de donner du lait artificiel à mon enfant. Mes échanges avec des mamans allaitantes, mes lectures et réunions auprès de la Leche League m’ont beaucoup aidée et motivée.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai la chance immense de n’avoir repris le travail qu’aux dix mois de mon garçon, de plus c’est mon mari qui a pris un congé afin de rester avec lui dans la journée. J’ai commencé en tirant mon lait deux fois par jour au bureau (en milieu de matinée et en milieu d’après-midi) car j’avais peur d’engorger, puis j’ai arrêté après quelques semaines, car rentrant tous les midis (encore une chance !) mon garçon a rapidement eu suffisamment de tétées sans qu’il soit besoin de lui donner mon lait en mon absence.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Aucune grosse difficulté, mais quelques moments difficiles malgré tout.

Tout d’abord, il a été très déprimant de constater que le stock de lait que j’avais constitué était inutilisable à cause d’un souci de lipases. J’ai acheté un chauffe-biberon que j’ai caché sous mon bureau et qui m’a permis de sauver le lait tiré sur place, mais finalement, les circonstances ont fait que je n’ai pas eu besoin de continuer avec cette méthode (un peu complexe) d’organisation.

J’ai aussi très mal vécu le stress de vouloir à tout prix que mon garçon tète suffisamment le matin et le midi avant mon départ. J’arrêtais presque de respirer à chaque fois qu’il prenait le sein. Pourtant je me levais très tôt pour être tranquille, mais certains jours, que ce soit le matin ou le midi, mes seins étaient lourds à l’heure de partir et je vivais très mal de supplier mon enfant de téter encore. Naturellement il s’est mis de plus en plus souvent à refuser ces tétées, voire à taper sur le sein. Il a fallu que j’en parle à une personne très proche par ailleurs consultante en lactation pour prendre enfin du recul et comprendre que mon enfant sentant mon stress et le fait que ses refus retardaient mon départ essayait peut-être de me retenir. J’ai décidé de lui faire confiance, de partir au bureau même les seins lourds, avec des coussinets d’allaitement glissés dans le soutien-gorge et prête à aller exprimer du lait aux toilettes en cas d’engorgement. Finalement ma lactation s’est adaptée très rapidement, et les tétés du matin et du midi sont totalement sereines désormais.

Il a aussi été difficile de voir que mon enfant, qui avait l’habitude de s’endormir au sein, refusait régulièrement de faire ses siestes malgré tous les efforts de son papa : il s’endormait au sein, épuisé, à mon retour le soir. Cela me brisait le coeur en plus du fait que mon mari commençait à craquer. Mais après trois mois (qui ont paru interminables, certes) de patience, mon garçon s’endort désormais au son de la voix de son papa qui lui raconte tout doucement et en boucle la même histoire. Ils ont trouvé leur solution, il leur fallait juste un peu de temps…

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Chaque jour, de le voir grandir, s’épanouir, de le sentir si résistant, si équilibré aussi, c’est un très grand bonheur. Tous les moments difficiles sont oubliés, l’émerveillement prend largement le dessus ! Maintenant, quand je rentre le soir, mon garçon s’assoit contre mon épaule et tète pendant que je lui lis des histoires. Ce moment vaut tous les soucis de gestion et d’organisation !

Voir la relation entre mon enfant et son papa se renforcer, avoir le sentiment parfois que ce dernier est devenu son « adulte de référence », tout cela se vit bien car je sais qu’avec l’allaitement, je garde aussi « ma » place, irremplaçable… Quand on reprend le travail et que certains jours on doute de tout, cette certitude est apaisante !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Que ce qui peut sembler complexe a priori se gère finalement mieux que l’on peut le croire, dans la mesure où l’envie est là .

Je me dis souvent « Mais comment font les femmes qui n’allaitent pas ? » car malgré tout ce qu’on peut penser, je continue à être persuadée que j’ai fait le choix de la simplicité. Allaiter reste le remède miracles aux chagrins, aux bobos, aux réveils nocturnes, sans parler du fait que mon garçon n’est jamais malade. Plus les mois passent, plus tout est simple. Cela vaut vraiment la peine de persévérer. Et allaiter reste un immense plaisir !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui, absolument. Mais je déciderais dès le départ de faire réellement confiance à mon enfant. Beaucoup d’inquiétudes étaient infondées et quand on a besoin de toute son énergie, c’est dommage de la dépenser dans un stress inutile.

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clara

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de continuer à allaiter parce que je sais que le lait maternel n’a rien à voir avec les laits industriels pour bébé, et aussi parce qu’on m’a conseillé de le faire le plus longtemps possible à cause de graves problèmes de santé survenus il y a 2 ans (hémorragie interne très importante, découverte d’une endométriose importante),on m’a dit que ce serait bénéfique pour moi sur le plan hormonal.

Je suis très motivée depuis toujours par l’allaitement, je me suis toujours dit que ça devait être merveilleux de pouvoir le faire, et que si j’avais des enfants un jour, je ferais tout mon possible pour les allaiter !
Donc, en reprenant le travail, j’ai mis tout en oeuvre pour continuer, en espérant que ça marcherait.
J’avais très peur que ça ne fonctionne pas, d’une part parce que je travaille loin de chez moi (à 80 km), d’autre part parce que j’avais entendu dire que si je tirais mon lait, il allait se tarir, etc…
  • Comment vous êtes-vous organisée ?
Les conditions ne sont pas idéales (il y a un soir de la semaine où je rentre trop tard pour l’allaiter),et je suis très fatiguée par les trajets et mes horaires, mais ça fonctionne bien finalement.
Pour l’organisation, j’ai acheté avant la reprise (et après l’avoir bien testé chez moi) le tire-lait Medela « pump’ in style », électrique et double-pompage, que je laisse dans une armoire sur mon lieu de travail.
J’ai eu différentes mésaventures avec des téterelles, qui n’étaient pas à la bonne taille,ou qui s’abîmaient, mais ils ont été supers chez Médela et tout a fini par s’arranger.
Pour tirer chez moi, je loue via la sécu le Medela Lactina.
Je prépare les biberons la veille au soir pour la nounou (étiquettes avec la date, et l’ordre dans lequel elle doit les donner).
J’ai noté sur une feuille TOUT ce que je dois faire heure par heure pour l’allaitement, chaque jour de la semaine : l’heure à laquelle je l’allaite le matin (différente suivant les jours), l’heure à laquelle je pars au boulot, les horaires bien précis où je peux tirer mon lait au boulot discrètement et sans trop stresser, etc…
C’est rassurant d’ « obéir » à la feuille sans se poser de question les jours où on n’a pas le temps de réfléchir pour que tout se passe au mieux, surtout si on est pressée sans arrêt.
Au début, je lavais sur mon lieu de travail le matériel (j’avais prévu du liquide vaisselle, des torchons, des rouleaux d’essuie-tout etc…), mais finalement,
j’ai 2 paires de téterelles, et lorsque je tire 2 fois au boulot dans la journée, je n’ai pas le temps de laver tout entre chaque tirage.Vous verriez en plus les lavabos des toilettes !! Bien douteux au niveau de l’hygiène.
Donc, je fourre tout dans des sacs plastiques bien hermétiques, et je les lave le soir tard en rentrant (ou c’est mon mari qui le fait, et là je dois dire qu’un mari motivé est bien précieux).
J’ai des sacs (toujours de chez Medela) réfrigérants pour le transport, et j’ai la chance de disposer d’un petit frigo sur mon lieu de travail.
Quelques semaines avant de reprendre le travail, j’ai eu la chance de pouvoir contacter la cousine d’une grande amie, qui allaitait encore son petit garçon âgé de plus d’un an, et à qui j’ai pu demander tout ce qui me passait par la tête au sujet de l’organisation précisément.Sa générosité et sa disponibilité, sa motivation communicative m’ont beaucoup aidée. Merci Mathilde !
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?
Mes principales difficultés ont été d’ordre psychologique.
La reprise du travail a été violente (on m’a bien fait sentir que j’avais été en congé de maternité…).
Des réflexions désagréables, même de la part de collègues mères de famille de plusieurs enfants : « pendant que toi tu étais en congé, y en a d’autres qui ont vécu !! » (véridique, et dans le service public.)
Alors que j’avais été sous morphine une partie de ma grossesse tant je souffrais, et que j’avais été arrêtée 6 mois sur 9.
Je suis revenue chez moi en pleurant les 1ers jours , en plus mon chaton faisait son adaptation chez la nounou, et franchement c’était dur.
Je me sentais particulièrement vulnérable, ce qui finissait par m’empêcher de dormir le soir, même en étant crevée, et je me suis dit plusieurs fois que c’était foutu,et que dans l’état où j’étais au bout de 3 jours, l’allaitement allait s’arrêter de lui-même.
Lorsqu’on allaite pendant le congé de maternité, on est dans un cocon de douceur, et la reprise du travail fait prendre conscience d’un coup de toute la violence extérieure.
Il faut bien s’entourer, et avoir des amis à qui parler pendant cette transition difficile.
Finalement malgré quelques moments de désespoir, et de stress terrible, tout s’est mis en place petit à petit, et chaque jour passé me rendait plus confiante dans l’idée que ça fonctionnerait.
Merci Véronique! Merci au blog de Lactissima! Quel réconfort d’avoir enfin des conseils avisés !
  • Quels ont été vos meilleurs moments ?
Lorsque je retrouve Gaspard et qu’il comprend qu’on va faire une bonne tétée, et que je vois son sourire radieux, ses yeux brillants, quel bonheur !!
C’est dans ces moments-là que tous les efforts entrepris pour que ça dure prennent leur sens.
OUI ça vaut le coup !
La communication avec son bébé dans ces moments-là est indescriptible.
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Chaque maman doit se demander profondément ce qu’elle souhaite, indépendamment de tout ce qu’elle entend autour d’elle.
N’écoutez plus personne !!! A part les amis à qui vous pouvez vraiment en parler. Les réactions ne sont pas toujours sympathiques.
Il y a beaucoup d’incompréhension, de rejet, de jalousie même, lorsqu’on dit qu’on allaite encore son bébé…
Sans compter les personnes pour qui ça ne s’est pas bien passé, qui ont été mal conseillées, etc…
Dans les familles aussi, beaucoup de barrières (ça n’est pas un sujet anodin l’allaitement, ça rappelle des choses…).
Avant de prendre une décision, il faut se demander aussi si on sera soutenue par l’entourage proche (les pères ont un rôle important à mon avis), mais aussi par une nounou d’accord ,etc…
Le soutien est un facteur important dans la réussite de ce projet.Si on se sent comprise et soutenue, c’est 80% de la réussite à mon avis.
C’est pourquoi les pères ont un rôle si déterminant : il m’est arrivé de douter, comme je l’explique plus haut.
Mais mon mari m’a toujours encouragée, en m’assurant que ça marcherait! Sa confiance m’a étonnée, et m’a donné confiance à mon tour.
  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
Si j’ai un regret, c’est d’avoir tellement anticipé le retour au travail que j’ai stressé pour rien des semaines avant.
J’ai congelé du lait à gogo (je ne m’en suis toujours pas servi, mais ça rassure d’avoir ses petites réserves…!), j’ai mal dormi, je n’ai pas vécu dans le présent et profité à fond des derniers moments avec mon petit chéri.
Je vivais dans un compte à rebours angoissant.
Finalement, même si la reprise n’est pas facile, ça fait du bien aussi de faire autre chose !
C’est lorsque j’ai ACCEPTE que je n’y arriverais peut-être pas, que tout s’est arrangé, comme par hasard !!
J’avais très peur de ne pas avoir assez de lait, finalement j’en ai trop chaque semaine, et j’envisage d’en donner au lactarium.
Sinon, à présent tout va bien , même si parfois l’organisation est très contraignante.
Mais pour ma part, j’ai tellement de joie à le faire que je souhaite que ça dure le plus longtemps possible !!
Gaspard a bientôt 7 mois, et prend désormais des purées de légumes et de fruits aussi, ce qui permet de tirer moins de lait.
Il a commencé la diversification à 6 mois , et tout s’est bien passé. Il adore manger à la cuiller.A présent il prend en moyenne 750 ml de lait / jour, 140g de purée de légumes à midi (préparée avec mon lait bien sûr),
et 120g de compote de fruits à 16h.
Evidemment, si c’était à refaire, je referais exactement le même choix, mais en me stressant moins si possible !
Et en me laissant influencer uniquement par des personnes compétentes… Les médecins, aussi compétents soient-ils, ne connaissent en général RIEN à l’allaitement.
Et les sages-femmes, les puéricultrices, les gynécos, ne sont pas toujours hélas de bon conseil. On entend souvent des prédictions très pessimistes auxquelles il ne faut pas faire attention !
Bon courage à toutes et à tous dans cette belle aventure !
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florenceBonjour Florence,

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Pour mes deux enfants, le choix a été comme une évidence : l’allaitement mixte. J’ai essayé de garder les tétées du matin et du soir afin d’avoir, malgré la reprise du travail, nos moments de complicité et de tendresse. Je continuais ainsi à les nourrir mais d’une façon unique : celle que seule leur maman puisse leur donner. Les assistantes maternelles leur ont donné le biberon mais j’avais ce « truc » qui me différenciait d’elles. C’était important car à la reprise du travail, surtout pour mon aînée, je me suis posé beaucoup de questions du style : va t’elle l’aimer plus que moi ? Finalement ma fille était ravie de retrouver maman le soir et de faire une tétée-câlin. Mon fils est pareil. Dès qu’il me voit le soir il réclame sa tétée et me regarde dans les yeux. J’ai l’impression que c’est leur façon de me dire « je t’aime ».

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai commencé à introduire les biberons trois semaines avant la reprise du travail. D’abord des biberons de lait maternel et j’ai testé pas mal de biberons jusqu’à ce que je trouve celui qui convenait. J’ai commencé par la tétée du goûter pendant trois jours puis celle du midi et celle de dix heures. Une fois le rythme installé avec l’assistante maternelle j’ai pu reprendre l’allaitement exclusif les jours où je suis avec eux.

Pour mon aînée, elle a eu du lait artificiel en journée et tétée soir et matin. J’ai regretté de ne pas avoir stocké de lait et de ne pas avoir fait en sorte de lui fournir au moins un biberon de lait maternel.

Pour mon fils, j’ai donc tiré mon lait et préparé des biberons au congélateur. J’ai utilisé un tire-lait manuel afin de pouvoir l’emmener facilement au travail avec un bon sac isotherme. A presque cinq mois, il a deux biberons de lait artificiel et un biberon de lait maternel chez son assistante maternelle en plus des tétées soir et matin et celle des retrouvailles.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pour le sevrage : entendre son enfant pleurer car comme moi il préférait l’allaitement.

Après la reprise du boulot : la motivation pour tirer son lait quand on est fatiguée. Il y a des jours où on n’a pas envie de le faire mais il faut se forcer pour pouvoir garder le rythme. Sinon on risque de vite perdre la lactation. Heureusement les week-ends la boostent.

Au niveau du travail c’est pouvoir le faire discrètement notamment quand il est prévu une réunion tout l’après-midi. Mais après quelques jours on trouve le rythme aussi.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

J’étais incapable d’arrêter l’allaitement pour ma fille. Je garde au fond de mon coeur ces instants magiques, ses regards de petite fille. Aujourd’hui encore, même si elle a arrêté elle-même l’allaitement, on reste complice. C’est pour moi la magie de l’allaitement.

Pour mon fils j’ai sensiblement les mêmes instants magiques. Ils sont juste différents car mes enfants sont différents, ils tètent différemment… Ma plus grande fierté était le jour où j’ai réalisé que j’avais « travaillé  » pour faire un stock de trois semaines de lait pour la reprise du travail. Je suis fière le matin de donner un biberon de lait maternel à la tata de mon fils. C’est le seul biberon qu’il termine et en réclame encore. Je me dis que ça en vaut la peine.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Comme choisir d’allaiter c’est un choix personnel de conserver au moins deux tétées et peut-être de tirer son lait. Mais si on aime donner le sein à notre enfant il n’y a pas de raison que le travail nous prive de ce bonheur. Profitez de ces instants magiques encore longtemps après la reprise de travail. C’est entre vous et votre bébé et personne ne peut vous dire quoi que soit. Certes c’est fatiguant mais ça en vaut la peine. C’est compliqué d’expliquer quelque chose qu’on ressent comme ça. Fermez les yeux et pensez à ce que vous ressentez quand votre bébé tète. Si le sourire apparait c’est que vous devriez continuer pour vous deux parce que vous aimez et lui sera ravi de continuer.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

A 300% je referais le même choix! A défaut de pouvoir allaiter sur mon lieu de travail. Pour ce qui est des changements, peut-être tenter de faire deux biberons de lait maternel par jour!

 


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