allaiter et travailler

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je suis Adeline, la maman d’un petit Raphaël né le 26 juin 2016.
J’ai repris le travail le 26 septembre 2016, pile pour ses 3 mois. Mais voilà, outre le déchirement de devoir le quitter, une question plus grande se posait : comment on reprend le travail avec un bébé allaité ? Il ne connait même pas le mot biberon… Est-ce que ça va bien se passer ?

Et bien la réponse pour moi : le tire-lait et beaucoup de patience.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je suis allée chez le médecin me faire prescrire un tire-lait électrique double pompage pour gagner du temps, car avec le tire-lait manuel c’est long. Je connais bien, ça faisait un mois que chaque matin, je tirais mon lait sur le sein non utilisé. Je ne tirais « presque rien », 30 a 50 ml max et je congelais tout dans un bac à glaçons en silicone.

Je travaille tous les jours de 11h a 19h. Du coup, avec les transports, je m’absente de 9h50 a 20h15.
Au travail, je tire mon lait sur ma pause du midi. Je tire aussi le soir. Avec les deux tirages, je tire environ 430 ml, ce qui me permet de fournir le lait pour le lendemain. Le lait du vendredi sert pour le lundi, si bien que mon stock du congélateur n’a presque pas bougé !

Au final, Raphaël a accepté sans difficulté le biberon (nous utilisons les Avent natural). Il boit le lait sorti du frigo. Pour ma durée d’absence, je prévois 4 biberons de 110 ml auxquels s’est rajoutée, les mois passant, une purée de légumes ainsi qu’une compote 🙂 .
Quand il est avec moi, c’est tétée à volonté, open nibar comme j’aime bien dire, et j’espère que ça continuera jusqu’au sevrage naturel !

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

La plus grosse difficulté a été de trouver une assistante maternelle prête à me soutenir dans mon projet d’allaitement. J’ai dû en changer deux fois avant de trouver une perle !

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allaiter et travaillerJe suis Natalia, j’ai 30 ans. J’ai accouché de Valentina le lundi 9 Mai 2016 à 1h26 à la maternité de Longjumeau (91 – Essonne). Je n’ai pas su mettre ma fille au sein correctement, elle ne prenait pas bien vu mes mamelons très plats et je suis donc sortie de la salle d’accouchement avec un bout de silicone prêté par l’assistante de puériculture. Vu que Valentina prenait bien ainsi, j’ai demandé à mon mari d’en acheter afin de rendre celui que j’utilisais.

A cause d’une trop grande épisiotomie, je ne pouvais pas allaiter Valentina assise. L’allaitement se passait allongé, et il n’y avait pas de problème pour que Valentina se nourrisse. J’ai eu ma monté de lait le jeudi 12 mai. Valentina prenait bien le sein, mais toujours avec l’aide du bout de silicone.

Valentina été mise au sein à la demande, c’est-à-dire +/- toutes les 3 ou 4 heures. Cependant la sage-femme qui me suivait à la maison, a commencé à dire que Valentina ne prenait pas assez de poids, (+/- 15gr par jour), et nous a conseillé de donner un complément de lait artificiel. Mon mari et moi n’aillant aucune idée du poids qui doit être pris, avions décidé de le faire.

Je ne voulais pas du tout le lui donner, car je sentais que cela n’allait pas aider ma production. J’ai commencé à demander de l’aide autour de moi.

Bref, ce fut compliqué dès le départ.

J’ai réussi à me débarrasser des bouts de silicone vers les 2 mois de Valentina. J’avais acheté des plus petits et avec beaucoup de persévérance, je m’en suis débarrassé !!!

J’ai repris le travail le lundi 29 août, ma fille avait 3 mois et 3 semaines. La mise au sein continuait à la demande, mais presque toutes les 4 heures.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Bien entendu je voulais continuer à allaiter.

Mes horaires sont 7h – 15h. Je me lève tous les matins à 5h pour partir de chez mois vers 6h.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai demandé mon heure d’allaitement journalière, et j’essayais du mieux que je pouvais de tirer mon lait. Au début aucun local n’a été mis à ma disposition, j’étais obligé de tirer mon lait dans les wc. Après j’ai demandé la clef de la salle de réunion, mais comme elle est constamment occupée, je ne pouvais pas tirer à l’heure que je « devais ».

Je donnais le sein vers 4h30, puis je tirais vers 8h. Je donnais à nouveau le sein à 12h et vu que je termine à 15h, je pouvais déjà mettre ma fille à nouveau au sein pour la tétée de 16h.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Tout été assez bien calculé pour continuer à allaiter sans problème. Je buvais beaucoup d’eau, je m’alimentais bien et sainement, et je prenais même des tisanes d’allaitement pour m’aider à la monté de lait. Mais la production a commencé à diminuer. Au début je tirais +/- 170ml , mais très vite je tirais de moins en moins. De 170ml je passe à 10ml en 4 semaines… … j’étais terrifiée et terriblement triste. Je ne satisfaisais plus ma fille. A chaque fois que je la mettais au sein, elle tétait 2 minutes et après elle hurlait. Je changeais de sein. Elle tétait 2 minutes, puis hurlait. Je changeais à nouveau, et à nouveau, et à nouveau. Je ne sentais plus les montées de lait… … Je donnais donc un biberon de LA…

Je pleurais tous les jours, jour et nuit. Je prenais des vitamines vendues en pharmacie, je buvais plus de 3 litres d’eau par jour… … mais plus de lait !!!

Début octobre, ma fille ne tète plus du tout, rien qu’à l’approche du sein elle pleure. Ce fut une déchirure beaucoup trop violante pour moi !!!

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Mon seul conseil : entourez vous des personnes les plus qualifiées, et faites vous confiance !!!

Je vous ai découverte, grâce à ma kiné, mais il été déjà beaucoup trop tard.

Une chose est sûre, la prochaine fois, je n’écouterais que mon cœur, et je prendrai contact avec vous dès que la moindre difficulté se présente à moi.

Malgré tout, mes meilleurs moments sont sans doute lors que ma fille s’endormait paisiblement encore au sein.

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refus du biberonAujourd’hui, exceptionnellement, je vous livre le témoignage d’une de mes clientes dont le bébé refusait le biberon.

« Nous avons fait appel à Véronique Darmangeat lorsque nous sommes rentrés de Montréal, où notre fille Lana est née.
La philosophie là -bas était l’allaitement exclusif à la demande. Ayant été bien accompagnée, il n’a pas été compliqué de le faire (même si cela demande beaucoup de temps, de patience et, forcément, d’amour).

À notre retour, nous souhaitions commencer à sevrer Lana. Le problème s’est très vite manifesté avec le refus du biberon. Nous avons demandé conseil à notre pédiatre qui nous a dit qu’il fallait y aller, que mon mari devait s’en charger et que moi je ne devais pas rester dans les parages. Après plusieurs tentatives, Lana n’a jamais pris le biberon et pire encore s’est complètement braquée avec… refus total donc, et impasse.

Véronique est arrivée chez nous, nous a longuement et patiemment écoutés. Il fallait bien contextualiser les choses et aussi qu’elle comprenne le degré « d’urgence » que nous avions (qui pour nous était moindre puisque je n’avais pas à reprendre le boulot tout de suite, mais souhaitais regagner plus de liberté…). Elle a parfaitement cerné notre problématique et nous avons établi ensemble un « plan d’attaque ».
De manière synthétique, il fallait reculer, laisser à Lana le temps de « faire amie » avec le biberon puis, tout doucement réessayer… Ceci sur plusieurs jours, avec de l’observation et de la patience.

Véronique nous a toujours répondu, à toutes nos questions et Lana a finalement fini par adopter le biberon 🙂
Petit à petit, puis maintenant, goulûment. Véronique nous a beaucoup aidé, elle nous a apporté la confiance dont nous manquions, avec toujours beaucoup de rigueur, précision et ponctualité. C’est une personne agréable et chaleureuse, qui connaît parfaitement son domaine d’intervention, ouverte d’esprit que nous sommes très heureux d’avoir pu rencontrer. Merci à vous Véronique. »

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Lorsque j’étais enceinte, allaiter était pour moi évident. Ce n’est malheureusement pas si évident pour notre corps. Dès le début, de grosses crevasses avec parfois même des suçons de mon bébé.
J’ai accepté de tirer mon lait, dès la maternité, pour qu’il soit donné à la pipette puis dans des petits biberons. Je souhaitais qu’il ait mon lait, coûte que coûte, par rapport aux bienfaits sur la santé (mon mari est asthmatique, allergique et a deux maladies auto-immunes : rectocolite hémorragique et spondylarthrite ankylosante).
Cela a duré presque 3 semaines, pas évident mais mon mari avait son congé puis les vacances scolaires.
Nous avons vu un pédiatre qui proposait des consultations lactation, et nous avons réussi à remettre Titouan au sein !!! Quel bonheur, et surtout beaucoup moins de contraintes lors des déplacements. Tout ne fut pas rose bien évidemment, j’ai eu des crevasses d’un côté pendant plusieurs semaines, une mastite, et je me suis rendue compte que je faisais de l’hyperlactation.

Lorsque Titouan a eu 2 mois et demi, il a fait une pyélonéphrite et je suis restée avec lui lors de son hospitalisation. Je me souviens que le fauteuil d’allaitement me faisait mal sous un sein, et j’ai refait une mastite : 40 de fièvre sur plusieurs jours, je suis allée consulter aux urgences gynécologiques et la jeune interne qui m’a reçue m’a dit de tirer mon lait puis de le jeter !!! Heureusement, j’avais lu les livres de Véronique, et je savais que je devais mettre mon bébé au sein le plus souvent possible, prendre de l’ibuprofène si besoin. J’ai eu une baisse de lactation, certainement à mettre en lien avec la pyélonéphrite, donc des besoins moins importants. Et de nouveau, une pression : il faut qu’il reprenne du poids… J’ai passé du temps avec lui au sein, je tirais aussi un peu. Et je stressais car je savais que je reprenais 1 semaine après, pour ses 3 mois et qu’il fallait que ça remonte.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai repris, armée de mon tire-lait et de mes biberons.
Je partais à 8h30 le matin et rentrais vers 19h30 pour les plus grosses journées.
Je tirais 3 fois pour stimuler au maximum. Une fois entre 10h30 et 10h45 (mini pause, très compliqué ce tirage, mais je le faisais car je voyais bien qu’il y avait plus de lait à ce moment-là ) puis à 12h45 et enfin 16h30. J’ai même fait un calendrier pour noter les quantités, j’ai toujours réussi à avoir minimum 450ml (il buvait 3 biberons de 150ml en mon absence).
Puis Titouan s’est « déréglé », il ne voulait quasiment plus boire, mais se rattrapait à mon retour et la nuit. Je me suis retrouvée à devoir congeler car il ne buvait pas tout. Finalement, j’ai appelé le lactarium et j’ai donné mon lait (ce que je fais encore actuellement).

Nous sommes passés à la diversification en août, peu après ses 6 mois, mais je me souviens encore de sa 1ère cuillère, donnée par son papa. Il m’a lancé un regard, l’air de dire « mais, pourquoi je bois pas ? » et finalement, il a vraiment commencé à apprécier après ses 7 mois.

Maintenant, j’ai changé de cabinet, et je suis à 5 minutes de chez moi. Je l’allaite dès qu’il demande et je ne tire plus que le mardi et vendredi midi quand il est chez la nounou. J’ai aménagé mon emploi du temps pour être avec lui le lundi et mercredi midi, ainsi qu’au goûter. Il ne boit plus de lait chez la nounou, je tire seulement pour entretenir/soulager car il fait ses nuits depuis la rentrée (avec des hauts et des bas quand il est malade/dents/…).

Titouan a eu 1 an, et il y a peu, il a pointé mon sein et a dit « tété ». C’était magique 🙂

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je referais tout, pareil lorsqu’il y aura un deuxième (mais ce n’est pas encore pour tout de suite) en sachant que je suis beaucoup mieux armée et que j’ai de meilleures connaissances sur le rythme des bébés, l’allaitement… Je ne me sens pas encore prête à un sevrage, alors nous verrons bien jusqu’où nous irons ! Un conseil, « écoutez-vous », vous seule savez ce qu’il faut pour votre bébé, quoiqu’en dise l’entourage, certains professionnels obtus ou non formés en matière d’allaitement.

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allaiter et travaillerBonjour, je m’appelle Leslie et je suis la maman d’un petit Owen de presque deux ans.
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  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Owen est né en mars et je devais reprendre le travail mi-mai (j’étais professeur des écoles à 40 km de chez moi). Ma gynécologue m’a fait un arrêt de travail pour suites de couches difficiles, je n’ai donc repris le travail qu’en septembre 2015. Owen avait déjà 6 mois, l’allaitement était bien installé, nous avons décidé de continuer !
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  • Comment vous êtes-vous organisée ?

De mon côté :
J’ai loué un tire-lait électrique double pompage à la pharmacie (avec une ordonnance de la pédiatre) et j’ai commencé à faire quelques réserves pendant l’été. Je savais que je ne tirerais sans doute pas de grosses quantités au début et mon fils allait être chez la nounou 10 heures par jour, quatre jours par semaine donc il allait falloir un certain nombre de biberons (que mon fils a très bien acceptés d’ailleurs, il n’a jamais fait de confusion sein/tétine).
A la rentrée, j’ai prévenu la directrice que j’allais tirer mon lait à la pause de midi et elle m’a indiqué une salle où je pouvais être tranquille, avec une clé, une prise et un lavabo. Une semaine après, j’ai changé d’école et là j’ai découvert qu’aucune salle ne fermait à clé, et qu’il y avait de grandes fenêtres partout (vive la maternelle…) Nous avons convenu avec les collègues que je pourrais utiliser la salle de rangement du matériel de motricité, la seule sans fenêtre de tout l’établissement. J’ai donc bricolé un petit panneau « Occupé ! » avec un signe sens interdit (plastifié et tout ça, les instits ont un diplôme de plastifiage en général !), et je le fixais à la porte, que je bloquais avec des bacs de matériel de sport.
J’ai tiré mon lait presque tous les midis, pendant toute l’année scolaire 2015-2016. J’avais un petit sac isotherme où je mettait les biberons et les téterelles (que je lavais chez moi, pour gagner du temps), et hop dans le frigo. Début juillet 2016, j’ai rendu mon fidèle tire-lait après 14 mois de bons et loyaux services.

Du côté de mon fils :
Le matin, mon mari apportait chez la nounou le lait tiré la veille (ou le vendredi pour le lundi), avec des fois une poche de lait décongelée pendant la nuit si je n’avais pas tiré suffisamment. J’avais également mis dans le cahier d’Owen certaines fiches pratiques trouvées ici. La nounou avait aussi dans son congélateur quelques poches de mon lait au cas où. Elle notait les quantités bues et les heures, ce qui a permis d’ajuster ce que nous lui donnions.
Le week-end et le mercredi après midi (et aussi la nuit), c’était le sein à la demande, pour le plus grand bonheur de tout le monde ! Depuis la rentrée de septembre 2016, il ne prend plus de lait chez la nounou, nous avons trois ou quatre tétées par jour la semaine (il ne tète plus la nuit depuis juillet), et toujours à la demande le reste du temps.
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  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ma seule difficulté a été le manque de temps. Lorsqu’on est enseignante, on ne peut pas s’absenter pendant le temps de classe, puisqu’on doit être avec les élèves. Je ne pouvais donc tirer que le midi, mais je devais aussi manger, assister aux réunions, préparer ma classe, etc. C’était très fatiguant.
Je n’ai pas vraiment eu d’autres difficultés, il y a eu quelques entrées impromptues de collègues lorsque je tirais mon lait, mais ça nous a fait rire après coup ! Mon retour de couches vers les 10 mois de mon fils a fait baisser ma lactation et je tirais beaucoup moins. Mais avec le stock au congélateur et le fait qu’il était très bien diversifié et très gourmand d’autres choses que mon lait, tout s’est bien passé.
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  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Au milieu des journées très fatigantes, bruyantes et où je courrais partout de 7h à 17h30, je me suis aperçue que le temps incompressible (et non-négociable) de ma séance de tire-lait me permettait d’avoir un temps à moi pour souffler et être au calme. Pas d’élève à habiller, pas de collègue qui rentre pour se plaindre, pas de feuilles à plastifier, le rêve !
Il y a un moment dont je me souviendrai longtemps : la directrice (une trentaine d’année, pas encore d’enfant) veut en savoir plus sur l’allaitement, on en discute joyeusement dans son bureau, elle est très intéressée par le mécanisme de le montée de lait, et là elle me dit : « Leslie, tu fuis ! » Le seul fait d’en parler et de penser à mon fiston avait illustré mon propos…
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  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Aux mamans qui ont un boulot où elles peuvent prendre le temps de tirage/allaitement autorisé par la loi, faites-le !
Aux mamans qui travaillent dans l’éducation nationale : renseignez vous pour un éventuel allègement de service. Certaines collègues ont été dispensées d’APC (ce sont des heures où l’on prend des petits groupes d’élèves volontaires, pour des activités pédagogiques ou de la remédiation). Demandez aux syndicats de votre département (il y a un article sur le site du Snuipp71), ou directement à l’inspecteur. Personnellement je n’ai été au courant que vers les 11 mois de mon fils, sinon je l’aurais demandé dès la rentrée.
A toutes : lisez les conseils de ce blog, c’est une mine d’or !
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  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui je continuerais l’allaitement dans tous les cas. Je pense que je demanderais sans doute un temps partiel pour profiter un peu plus de mon fils, mais comme sa nounou est très bien et qu’il est avec moi pendant toutes les vacances scolaires, nous y trouvons notre compte quand même.

Nous prévoyons un deuxième bébé pour l’an prochain, et depuis septembre je ne suis plus professeur des écoles, mais doctorante. Je ne sais pas comment se passera le retour au travail la prochaine fois, je travaille beaucoup chez moi donc ce sera plus facile pour tirer mon lait, mais je risque également de m’absenter plusieurs jours d’affilée pour des colloques… Ce sera donc l’objet d’un nouveau témoignage, dans quelques années !
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Je m’appelle Carole, j’ai 28 ans et je suis la maman de Eve, 10 mois et toujours allaitée.
Dans la vie, en plus d’être maman, je suis organisatrice de mariages/chef d’entreprise. Comme beaucoup de mes consÅ“urs, je travaille depuis chez moi.
Je suis fille unique, allaitée par une maman au foyer ; mon conjoint fait parti d’une fratrie de 5 enfants, presque tous allaités par une maman au foyer. Il a aussi 4 neveux, tous allaités au long court.

Voilà le décor.

Enceinte de Eve, la question de l’allaitement ne s’est pas posée (ni imposée) ; c’était une évidence. Nous allions allaiter notre fille.
Préparer et lui donner un biberon est un geste que je ne pouvais pas me représenter.

Quand nous avons annoncé la grossesse autour de nous, la planète entière à cherché à savoir comment nous allions faire garder notre fille. La crèche ou la nounou, aucune autre solution ne semblait possible.
Et pourtant.
Dans ma tête, il n’y avait qu’un seul scénario envisageable : j’allais garder notre fille à la maison avec moi. Au moins un an et nous ferions le bilan.
On dit bonjour au scepticisme et aux mots décourageants.
À bien y réfléchir, on se disait que quand même, un peu d’aide ce serait pas mal.
Alors ma maman, qui habitait à 400 km de là , a déménagé près de chez nous.

J’avais échangé avec une autre organisatrice de mariage qui l’avait fait. Elle avait eu cette phrase qui résonne encore dans ma tête : « Puise dans ton entourage proche. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Et trouve toi un bon tire-lait, double pompage, sur batterie »

Voilà comment nous nous sommes lancés ; quand on est chef d’entreprise, le congé maternité est un concept tout à fait vague. J’ai envoyé mes derniers mails sur mon smartphone depuis la maternité et j’ai repris (progressivement) au bout de 2 semaines et complètement à un mois.

Pas le choix : le premier mariage de la saison avait lieu à ce moment là .

Au quotidien, je suivais le rythme de Eve. Je travaillais au rythme de nos tétées et de ses siestes.
Ma maman s’en occupait le reste du temps.
Le soir, c’est son papa qui prenait le relais pour le repas, les tâches ménagères,… pour que je puisse maximiser mon temps de travail sans trop empiéter sur mes nuits (coup de bol pour nous, elle a fait ses nuits dès la naissance).
Je me mettais en service minimum les jours de pic de croissance, passant de longues heures avec elle sur le canapé pour la nourrir.

Seul impératif : un tête à tête avec mon tire-lait tous les matins après la première tétée. Il fallait constituer des stocks pour les moments où je partais en rendez-vous à l’extérieur et que je ne pouvais pas l’emmener (entre 2 et 6h de temps), et les jours de mariage (où là je partais vers 7h et ne revenais que dans la nuit). Là aussi, j’ai eu de la chance : j’ai toujours produit beaucoup de lait. Les stocks n’étaient pas difficiles à maintenir.

Oui, j’emmenais ma fille et ma mère en rendez-vous.
La visite d’un lieu de réception ou une installation ? Il y a toujours un parc pour se promener.
Une visite chez un client ou un fournisseur ? Une promenade dans la ville ou le village.
Dès que les horaires et la météo le permettaient, nous partions en expédition toutes les trois.
Un seul critère régissait mes choix (et encore aujourd’hui) : le bien être de notre fille.

Quand je partais pour la journée, j’emmenais mon tire-lait pour soulager mes seins.

Au début, ça a été dur de trouver le tempo.
Nous étions sur deux rythmes très aléatoires : celui de mon travail qui fluctue énormément, et celui de Eve, petit bébé donc imprévisible.
Il y a eu des jours où je me suis dit que je n’y arriverais pas. Trop compliqué, trop de contraintes.
Je n’ai pas envisagé de faire garder ma fille, non. J’ai envisagé d’arrêter de travailler.
Parce que nous sommes persuadés que ce qui compte le plus pour un enfant dans ses premières années de vie, c’est la présence de ses parents. Qu’il aura tout le temps de découvrir la vie en collectivité.

Et puis je me suis raccrochée à cette pensée : « Demain elle aura un jour de plus. Demain ce ne sera plus pareil. Ce moment difficile à passer ne se reproduira plus jamais ».
Je réalisais que ce n’était qu’une année, une année exceptionnelle à vivre à fond.
A 3 ans, elle ira à l’école et tout ça sera dernière nous sans qu’on ne le réalise vraiment.

Alors j’ai fréquenté les réunions Leche League pour trouver du soutien. Dans mon entourage proche aussi (ma maman et mon conjoint, et une amie sage-femme, toujours pleine d’encouragements !)

Puis la diversification est arrivée. Un vrai miracle !
À 5 mois et demi, elle attrapait les aliments dans nos assiettes pour les mettre à sa bouche. Elle tenait assise. On a commencé la DME. Elle a adoré manger.
Et là , tout est devenu encore plus simple.
J’avais 30 minutes de retard sur un rendez-vous ? On la faisait patienter avec une banane.
Les semaines passaient et la quantité de solides qu’elle mangeait augmentait. J’ai ralenti avec le tire-lait.
Un soir, je suis rentrée tard d’un rendez-vous client, un peu inquiète. Elle s’était endormie paisiblement dans les bras de son papa.

Aujourd’hui, elle mange 3 à 5 repas par jour et elle tète 3 à 5 fois par jour.
Ça dépend des jours, de ses dents, de son humeur, de ma présence.
Je continue à tirer mon lait uniquement pour les jours où je sais que je ne serai pas là pour la coucher (que ce soit un rendez-vous ou un ciné avec son papa !).
Encore aujourd’hui, quand on a un coup dur, qu’elle est malade et qu’elle me réclame (moi et mes seins !), que ma maman est malade et ne peut pas la garder, je repense toujours à la même chose ; ce n’est que pour quelques mois/années. Que c’est Eve le plus important !

Et vous savez quoi ? On s’en sort comme des chefs.
Jamais je n’ai eu de problème avec un client. Nous avons toujours trouvé une solution.
J’ai pu râler, douter…mais maintenant je ne regrette pas une seule seconde le choix que nous avons fait.
Je sais que nous ferons pareil pour nos futurs enfants. Parce que la voir grandir sous mes yeux, participer à chacune de ses progressions, être là pour presque chaque tétée et se dire qu’elle a exactement ce dont elle a besoin, ça n’a pas de prix.
Il ne faut pas hésiter à penser hors du cadre, pour trouver la solution qui vous convient le mieux !

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