• Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ?  Pourquoi ?

La poursuite de l’allaitement me tenait beaucoup à cœur, à la fois pour les bénéfices-santé qui sont aujourd’hui bien reconnus, mais aussi et surtout pour le plaisir de ce moment partagé. Quand j’allaite mon bébé j’ai vraiment l’impression de tisser des liens forts avec lui.

 

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai d’abord choisi de prendre un congé parental de 3 mois pour ne reprendre le travail qu’au 5 mois et demi de ma fille. Deux mois avant de reprendre le travail, j’ai commencé à tirer mon lait pour faire un peu de stock, avec un tire-lait double pompage en location. Après deux mois j’avais environ 2L de lait maternel au congélateur que j’ai congelé en glaçons pour plus de praticité. Avec du recul j’aurais pu m’y prendre plus tard pour tirer mon lait, deux semaines avant la reprise auraient suffi. Dans tous les cas cela m’a permis de me rassurer d’avoir du stock et de bien connaitre le fonctionnement de mon tire-lait avant la reprise du travail.

Je reprends à 80%, avec un peu de stress, je commence mes premiers jours de travail en tirant mon lait le midi. Bébé met un peu de temps à accepter le biberon, une semaine environ, il se rattrape le matin, le soir et la nuit.

 

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

D’abord trouver une salle ou tirer mon lait. On me propose l’infirmerie qui est à l’autre bout de l’usine, cela me fait traverser tous les bureaux avec mon tire-lait et je perds du temps. Heureusement je trouve une autre solution : les toilettes de mon bâtiment sont spacieuses et propres, je préviens mes collègues que je mobiliserai les toilettes 20 min une fois tous les midis, c’est très bien accepté.

Les deux premiers mois sont un peu laborieux : je ne tire pas assez de lait le midi (environ 100-130 mL), alors je tire mon lait le soir avant de me coucher mais cela n’est toujours pas assez, et j’ai la mauvaise surprise de découvrir que tout mon stock de lait congelé a mauvais goût : ma fille n’en veut pas! Heureusement petit à petit je trouve mon rythme : gros tirage à 12 h, petit tirage à 18 h après la tétée de retrouvailles et parfois petit tirage le matin quand bébé boit peu. Je réussis à refaire du stock le mercredi et le weekend, cette fois je chauffe mon lait à 65-70°C avant de le congeler et cela marche : mon lait décongelé est bon !

Aujourd’hui ma fille a 9 mois et je continue à l’allaiter. Les tirages 2 fois par jour commencent à être lourds pour moi alors je n’exclus pas de passer en allaitement mixte d’ici peu.

 

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les tétées de retrouvailles après une grosse journée de séparation.

Les pauses au milieu de la tétée avec un regard complice (avant de se jeter goulûment sur le sein !)

 

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Faites ce que vous sentez le mieux pour vous et votre bébé.

Ne vous découragez pas si vous entendez des commentaires du type « la reprise du travail cela coupe souvent le lait ». Allaiter et travailler c’est possible et quelle joie ! Pour finir je conseille aux femmes qui comme moi n’ont pas beaucoup de lait, de tirer leur lait le matin, c’est là qu’on est le plus productive !

 

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Bien sûr je recommencerais sans hésiter. Si j’ai un deuxième enfant je prendrai un congé parental d’un an pour profiter de mon bébé et pour ne pas avoir à me soucier des tirages de lait.

 

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Je suis enseignante, mère de 2 garçons A1 né en mai 2015 et A2 né en août 2017.

Pendant ma première grossesse, je me suis renseignée et mon compagnon et moi avons beaucoup cheminé sur l’éducation que nous souhaitions donner. Et nous avons découvert l’éducation « en conscience », la motricité libre, le maternage proximal avec le portage, l’allaitement … Bref, j’ai souhaité essayer allaiter et mon compagnon m’a soutenu.

L’allaitement s’est mis en place, j’ai lu, j’ai consulté des conseillères en allaitement et c’était parti.

Les vacances d’été sont arrivées puis la rentrée et ma reprise a pointé son nez…

Nous avons trouvé une super assistante maternelle (devenue une copine) qui a été sensible à notre désir de continuer l’allaitement. J’ai loué un tire-lait via ma maternité et fait quelques réserves (mais ce n’était pas facile, A1 n’avait pas beaucoup de temps calmes et moi pas beaucoup de temps pour tirer mon lait).

Et la rentrée est arrivée, mon fils avait 4 mois, j’ai beaucoup pleuré et je suis allée à l’école la boule au ventre (en car, avec mon cartable, ma gamelle de déjeuner et mon tire-lait).

Pendant que mon fils dormait, je tirais mon lait, au réveil. Je tirais mon lait, à l’école, dans une pièce pas très accueillante et parfois sollicitée (grrrr) avant d’aller déjeuner rapidement et de préparer mon après-midi. Après l’école, je récupérais le lait tiré le midi, le rangeais dans un sac isotherme et rentrais en car chez moi. Je tirais mon lait rapidement en arrivant chez moi et je filais chercher mon fils chez son assistante maternelle : enfin, les retrouvailles !!! (Les journées étaient longues !) A la maison, je l’allaitais en rentrant. Et puis une fois encore avant son coucher. Mon compagnon s’occupait du lavage des accessoires, du transvasement de l’excès de lait dans des sachets de congélation à alvéoles… Par choix, je travaillais à temps partiel : on avait ce rythme de dingue 3 jours et demi par semaine. Le reste de la semaine, c’était tétées à la demande. Chez son assistante maternelle, mon fils buvait le lait frais de la veille et si besoin, on utilisait les réserves.

Juste avant le début de la diversification, les stocks se sont épuisés (comme moi) et ça a été difficile (je buvais des infusions au fenouil, je rajoutais un tirage le soir avant d’aller me coucher, je stressais…) C’était important pour nous d’éviter les laits artificiels et j’avais peur qu’en réduisant le nombre de tirages, mon allaitement cesse.

On a tenu bon. Et mon fils a vite aimé manger des solides (diversification menée par l’enfant). Alors, on a complété ses biberons de lait maternel avec des yaourts et fromages…. Puis au lait de vache à un an.

Je ne me souviens plus du moment où j’ai arrêté de tirer mon lait au travail d’abord, puis le matin et le soir, mais ce fut un soulagement. Autant j’ai adoré allaiter mon fils, autant tirer mon lait a été contraignant.

A ses 18 mois (j’étais enceinte de son petit frère), il a mis naturellement fin à notre allaitement.

Pour A2, j’ai aussi souhaité allaiter (et jusqu’à son premier anniversaire) et je savais que je pouvais le faire (ça change tout !). Je me suis mise à faire du stock de lait plus rapidement – 15 jours après la naissance : cette fois, je n’avais plus le bonus des grandes vacances, mon fils est né début août et en bénéficiant d’un arrêt maladie de 2 semaines, j’ai pu reprendre le travail après les vacances de la Toussaint, à ses 3 mois.

Par chance, les assistantes maternelles de la Mam dans laquelle allaient alors nos fils étaient aussi partantes pour le lait maternel et en plus,  j’ai une voiture pour aller au travail (et ne suis plus dépendante des horaires de car !).

Mais, avec lui, les débuts au biberon ont été plus compliqués… Oh, comme j’ai pleuré (oh, oui, même avec l’expérience du premier), comme j’ai douté et stressé…

Et voici qu’en novembre 2017, je reprends le travail. Le matin, j’allaitais mon fils en même temps que je tirais mon lait sur l’autre sein (en même temps que je prenais mon petit déjeuner) (c’est sûr, on gagne en expérience et efficacité !). Le midi, à l’école, je tirais mon lait (dans ma classe, sous un tipi, près du radiateur… parfois, j’ai quand même été dérangée, grrr) avant de déjeuner et préparer mon après-midi. Après la classe, je récupérais mon lait dans un sac isotherme, je rentrais chez moi tirer mon lait rapidement et allais chercher mes 2 fils à la Mam. En rentrant, tétée pour A2 pendant la lecture d’une histoire pour A1 et puis une autre tétée le soir. Toujours à temps partiel, on avait ce rythme pendant 3 jours et demi – le reste étant tétées à la demande. Par contre, mon fils cadet a longtemps tété la nuit… (jusqu’à son premier anniversaire)

J’ai arrêté de tirer mon lait en juin (à ses 10 mois) à chaque fois je repoussais (aux prochaines vacances…)  Finalement, je n’ai pas eu de problème de quantités, j’ai encore de la réserve congelée.

A la Mam, je crois que les assistantes maternelles ont « imposé » un rythme de biberons de lait maternel (sûrement involontairement)… A2 buvait toujours 120ml à intervalles réguliers. Il grandissait bien, était bien là-bas, prenait le sein avec plaisir : alors on a laissé faire et je pense qu’il compensait quand on était ensemble.

Actuellement, il a 15 mois, est diversifié et encore allaité (matin, retrouvailles et soir quand je travaille). Comme on a du stock à utiliser, je lui prépare un petit déjeuner avec du lait maternel et de l’avoine qu’il mange à la Mam.

Bref, l’allaitement a été et est un bonheur pour moi et j’espère mes fils. Ce corps à corps, ces regards, ces caresses, ces sourires et mêmes ces rires… Par contre, je n’ai pas aimé tirer mon lait : je le faisais pour continuer de pouvoir allaiter et aussi pour éviter les laits artificiels.

Au travail, les interruptions (et même intrusions pendant les tirages) m’ont énormément énervée ! C’était déjà une contrainte pour moi, je n’avais pas envie de me justifier, de me dévoiler, ni parler boulot à ce moment-là, je voulais juste être tranquille pendant 20 minutes au milieu de ces journées de folie. Mais certaines collègues ont été bienveillantes, ont partagé leur expérience d’allaitement, de tirages…

Pour les mamans qui veulent … il faut essayer et se faire entourer des bonnes personnes. On laisse les pessimistes de côté ou ceux qui ne connaissent pas le sujet. On pense très fort à ses enfants (vives les photos et vidéos pendant les tirages !). On demande de l’aide au Papa pour la logistique, le nettoyage, la gestion du stock… Et on fait de son mieux, avec le droit de se tromper, d’être fatiguée et de demander des conseils, un arrêt de travail…

Si c’était à refaire : je l’ai refait et je le referais ! En anticipant, comme pour A2, en faisant un peu de stock dès que possible pour s’éviter du stress…

 

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  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Mes trois enfants ont été allaités, pour mes deux premiers j’ai fait la même chose. Pour ma petite dernière, je fais totalement différemment.

Pour les aînés :

J’ai repris le travail aux trois mois de mes enfants. Je souhaitais maintenir la tétée du matin et du soir. A leur 1 mois et demi, ils ont commencé a prendre le biberon, avec mon lait au début, puis avec du lait artificiel, pour arriver à ma reprise, avec la tétée du matin, des biberons de lait artificiel la journée, et la tétée du soir. Très rapidement, j’ai du compléter la tétée du matin, jusqu’à l’arrêter, et garder que celle du soir, qui est devenue une tétée de confort avant le dodo. A leurs 5 mois j’ai sevré mes enfants.

Pour ma joliefée :

La configuration est différente, d’une le travail ça ne se passe pas très bien, puis notre joliefée nous a fait des frayeur à la naissance….bref, après des débuts difficile…j’ai réfléchi pour savoir comment faire vis-à-vis du travail….j’ai posé mes congés, fait le maximum pour notre organisation pour ne reprendre qu’aux 7 mois de ma fille, ce fut un déchirement. Mais pour le coup, pas de prise de tête….j’ai loué un tire lait. Et j’ai décidé de tirer mon lait, et ainsi poursuivre l’allaitement. Je ne pensais pas cela possible. Mais le groupe sur facebook les wondermums m’a aidé.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour ma joliefée :

Sur le coup je partais à l’aventure, je ne savais pas combien de biberons je devais laisser, de combien, joliefée étant à la demande. Donc j’ai tiré mon lait, après l’organisation s’est fait d’elle-même. Le midi, je tire mon lait, soit à mon travail, soit chez moi, le soir quand je rentre je tire mon lait. Au début je devais tirer le matin pour avoir trois biberons de 180 à 210 ml….puis elle s’est calée, et donc je tire un biberon le midi et un le soir, le reste c’est à la demande. J’en ai un peu au congélateur si besoin. En fait, je tire lorsqu’elle n’a pas tété.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Au travail : incompréhension de collègues, malgré l’autorisation de la hiérarchie. Parfois ça prend du temps, c’est contraignant, mais je me dis, que c’est pour peu de temps, donc je fais cet effort pour ma beauté. Et je ne le regrette pas. Après, j’ai un frigidaire a disposition, donc glacière, pain de glace…j’ai ce qu’il faut, ça aide. J’ai loué un tire-lait électrique en pharmacie et j’en ai un d’appoint manuel.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Nos retrouvailles après le travail, la recherche immédiate de la tétée. Le soir, le rituel du coucher ; et j’avoue la nuit, comme elle ne fait pas ses nuits et que je la vois peu, ben j’aime en profiter.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Si vous souhaitez essayer de faire du tire allaitement, sans prise de tête, lancez vous. Si en fonction de votre organisation c’est plus compliqué car horaires difficiles, aînés, petits….et j’en passe, alors essayez de garder la tétée du soir et celle du matin. Le principal est de vous faire plaisir et de faire ce que vous pouvez, avec ce que vous avez. C’est un échange, un partage entre vous et le bébé. Mettez des œillères aux sous-entendus. Et 1 mois, 3 mois 9 mois …qu’importe vous êtes là pour lui, c’est le principal.

A oui, important : voyez avec l’assistante maternelle, ou la crèche, si ça ne pose pas de soucis d’avoir du lait maternel.

Et pour votre travail renseignez vous, vous avez la possibilité d’avoir deux fois 30 minutes sur la journée pour allaiter votre bébé ou tirer votre lait.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oh que oui, je ferais pareil…et même je m’arrangerais pour rester à la maison 😊 😊….dommage que pour mes aînés, je n’ai pas eu le vent de cette possibilité, du tire allaitement ; mais d’avoir gardé les tétées du matin et du soir, c’était superbe.

Donc pour l’heure je ne change rien et poursuis cette belle aventure lacté avec ma joliefée.

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Ce tableau a été réalisé par une artiste, Corinne Ko, à partir d’une photo de ma fille et moi…

Je suis maman de deux petites filles une de 8,5 ans et une de 3,5 ans.

Toutes les deux allaitées longuement et j’allaite toujours la deuxième…

Le début de l’allaitement pour la première à été un vrai parcours du combattant, tant le manque d’information et de confiance en moi, en mon bébé et en la nature était grand…

Des la maternité on a commencé à nous conseiller des compléments de LA et évidemment cela n’a pas du tout aidé, en plus ma fille ne le supportait pas du tout… on a été voir un ostéopathe à ses deux mois et il nous a demandé pourquoi nous lui donnions des compléments… nous lui avons répondu que je n’avais pas assez de lait !

Il nous a regarde avec des yeux grands comme des billes et nous a expliqué un peu le fonctionnement de l’offre et la demande et nous a conseillé d’arrêter complètement le LA et de ne plus que lui donner le sein… il faut savoir qu’étant indépendante j’avais recommencé à travailler à mi-temps deux semaines après mon accouchement et qu’à ses deux mois ma fille était en crèche et je recommençais à travailler plein temps.

Mais ça nous était égal, on a tout fait pour y arriver, étant reflexologue et pédicure médicale, je tirais mon lait après chaque patient. Mon mari a été d’une aide si précieuse, je n’y serais jamais arrivée sans lui…

Et petit à petit on s’est rendu compte qu’en effet je n’avais pas beaucoup de lait mais qu’il était hyper concentré, ma fille avait assez avec de petites quantités et elle n’avait plus toutes ces crampes et problèmes de digestion…

On a tenu bon comme ça jusqu’à ses 6 mois en faisant du cododo et en la laissant au sein tout le temps qu’elle voulait jour et nuit après ses journées entières de crèche…

Ma gynécologue m’avait conseillé un magnifique livre qui m’a fait prendre conscience de tout ce que mon corps, celui de mon bébé et la nature était capable, j’ai réellement eu une révélation… ce livre s’appelle “mon bébé comprend tout” de Aletha Solter…

Après ses 6 mois on a pu être soulagé par la diversification alimentaire et tirer de moins en moins, elle mangeait solide à la crèche et tétait à la maison…

Elle a décidé vers ses 3,5 ans qu’elle était devenue grande et qu’elle n’avait plus besoin de téter… on a fait un petit film de “dernière fois” avec un petit truc pour marquer le coup et dire au revoir au tétées de maman…

Nous avons décidé quelques années plus tard de vouloir un deuxième enfant, mais nous ne voulions plus que cela se passe dans les mêmes conditions…

Je suis donc devenue employée dans une administration afin d’avoir droit à des congés de maternité dignes de ce nom et cinq ans plus tard j’ai donné naissance à ma deuxième fille.

Là je n’étais plus la même femme que pour mon premier bébé, tout ce monde était devenu une passion pour moi et j’étais bien décidée d’accoucher le plus naturellement possible et de ne surtout pas perturber mon allaitement avec du LA. J’avais appris à me faire confiance, à faire confiance à mon bébé et en la nature qui est si bien faite..

La petite est née dans la pénombre, sous le regard très bienveillant de mon mari, la sage femme et la gyneco, et sans aucune intervention ni chimique ni physique… nous avons attendu que le cordon cesse de battre avant de le couper et tout doucement elle s’est étirée jusqu’à mon sein pour prendre sa première tétée…

Tout s’est très bien passé, j’ai privilégié le portage, le cododo, l’allaitement à la demande et ai pu rester 6 mois avec elle à la maison… après j’ai repris le boulot et ai pu l’allaiter à la crèche sur le temps de midi

Elle tête encore aujourd’hui matin et soir, elle aura 4 ans en février. Elle a n’a pas encore l’air d’avoir envie d’arrêter mais je lui fais confiance!

La grande est toujours partante quand elle peut recevoir un peu de mon lait qu’elle dit être délicieux avec un goût de noisette… 😉

Je me sers égalent de mon lait comme désinfectant pour tous les petits bobos, conjonctivite ou autre, c’est magique !

Pour moi l’amour, l’information et la confiance ainsi que du soutien notamment de son conjoint sont primordiaux pour mener à bien son allaitement…

Bonne tétée à tous vos petits loulous…

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Genèse

Nous avions avec mon conjoint placé ma grossesse, mon accouchement et le développement de notre petit (et premier !) garçon sous le signe de la physiologie et du naturel. Après un accouchement merveilleux et en douceur en salle nature à l’hôpital, un peau à peau et une première tétée à quelques minutes de vie, je ne m’étais jamais vraiment posé la question de la longueur de mon allaitement. Dans notre cercle familial et amical, nous entendions ici et là combien l’allaitement était laborieux, douloureux, fatiguant pour la maman… Et pourtant, après les quelques jours où il faut tout apprendre aussi bien pour la maman que pour le bébé, l’allaitement s’est tout doucement mis en place. Avec son lot de douleurs, de fatigue, d’engorgement certes mais bien loin du tableau qui m’avais été dressé et avec le soutien indéfectible du papa indispensable en cas de découragement ! Ce qu’on oublie souvent de préciser aux jeunes mamans, c’est qu’une fois que l’allaitement fonctionne bien, ces petits moments maman-bébé sont synonymes de tendresse, douceur et n’ont tout simplement pas de prix.

La fausse conviction de la nécessité d’un sevrage

Au bout de trois mois et quelques de congés maternité, un allaitement bien en place et un déplacement de 10 jours aux Etats-Unis en vue, il était pour moi certain que je ne pouvais, même si cela me chagrinait énormément, continuer à allaiter mon petit. Nous avons donc commencé à lui donner mon lait tiré au biberon pour l’y habituer petit à petit. Puis, nous avons introduit (à mon grand désespoir) un biberon de lait artificiel. Après 3 mois d’allaitement exclusif, le biberon de lait tiré a été accepté sans problème mais pour le lait artificiel, c’était une autre histoire – rejet complet ! Même si dans le fond, je n’étais pas mécontente qu’il refuse le lait artificiel, je comprenais l’angoisse de mon conjoint de se retrouver seul avec un stock de lait certes important mais pas suffisant pour couvrir les besoins de notre petit pendant 10 jours. Après un changement de marque de lait, il a finalement accepté le lait de vache avant mon départ. Cet épisode de refus m’a pourtant permis de repenser mon allaitement car je n’étais vraiment pas prête à le sevrer, j’ai donc congelé un maximum de lait tiré. Nous avons décidé ensemble de continuer l’aventure allaitement et de compléter avec un minimum de lait en poudre pendant mes déplacements.

Le premier déplacement lointain et long

Après des au revoirs difficiles, c’est parti pour la reprise et me voilà en route pour les Etats-Unis avec un congélateur bien achalandé en lait maternel à la maison et un tire-lait manuel dans mon sac, objectif : maintenir ma lactation ! Ça peut paraître bête mais l’allaitement était pour moi le lien qui m’unissait à mon bébé et me permettait de moins culpabiliser de partir loin de lui. C’est, aujourd’hui encore, toujours le cas à chacun de mes déplacements, comme un petit fil rouge, qui nous lie tout au long de la journée. Je vous avoue qu’avec un long courrier, un décalage horaire de 10h, contrôler mes montées de lait et maintenir ma lactation n’a pas été une mince affaire, loin de là ! J’ai été chanceuse à l’aller de pouvoir tirer mon lait à ma place (car personne à côté de moi), ce fut un peu plus difficile au retour avec deux voisins de siège et des toilettes que je ne me voyais pas bloquer pendant quinze minutes.

Une fois sur place, je travaillais sur un salon et j’ai expliqué à mes collègues proches que je devrais m’absenter plusieurs fois pendant la journée, ils ont tous compris et cela a même aiguisé la curiosité de certains hommes sans enfant qui m’ont posé tout un tas de questions sur les mécanismes de l’allaitement !

A mon retour, quel bonheur cela a été de pouvoir allaiter mon bébé et de retrouver cette proximité et douceur qui m’ont tant manquées pendant mes dix jours d’absence. Il a fallu certes relancer la lactation et mettre mon bébé au sein plus souvent, reprendre les tétés nocturnes, faire une cure de fenugrec (merci Véronique !!) mais tout est revenu dans l’ordre au bout de quelques semaines.

Epilogue

Je suis maintenant devenue une professionnelle du tirage de lait en toutes circonstances avec mon tire-lait électrique de poche ! Pendant ces dix jours aux Etats-Unis et mes quelques déplacements européens depuis, j’ai tiré mon lait dans tellement d’endroits, des toilettes d’aéroport, d’hôtels mais aussi découvert que certains pays proposent des ‘lactation suites’ dans les gares et aéroports, très appréciables, et qui permettent de tirer son lait/allaiter dans de biens meilleurs conditions ! Quand je ne suis pas en déplacement, je tire deux biberons de lait pour la journée chez la nourrice, le reste du temps, c’est allaitement ! J’arrive à apprécier mes déplacements car je sais qu’à mon retour la tétée des retrouvailles sera merveilleuse.

J’aurais des milliers d’autres choses à vous raconter sur cette magnifique aventure qu’est l’allaitement mais mon texte est déjà bien long… Je vous confesse toutefois que ça m’est tombé dessus, je ne pensais pas trouver cette expérience si enrichissante, gratifiante, pourtant il n’y a rien de plus naturel au monde.  Aujourd’hui, après 6 mois et quelques semaines d’allaitement, je me dis que finalement, ça n’était pas si compliqué et que si on le souhaite, tout est faisable….

Enfin, si c’était à refaire, j’aurais tiré plus de lait pendant mon congé maternité pour ne pas avoir à introduire de lait artificiel et être en allaitement exclusif !

PS : c’est une aventure collective que je n’aurais pas réussi sans le soutien de mon conjoint, la Leche League, et les mamans et conseillères en lactation sur Facebook !

 

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Je vous livre aujourd’hui le témoignage d’Emmanuelle. Un grand merci à elle !

Je travaille pour une association de solidarité internationale et suis régulièrement amenée à faire des missions d’une ou deux semaines dans des pays du Sud, en Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale ou encore Asie du Sud, dans des zones souvent rurales et loin des infrastructures de santé auxquelles nous sommes habituées. A la reprise du travail j’ai été confrontée au dilemme arrêter ou poursuivre l’allaitement. Or je viens de réussir à partir 8 jours en déplacement professionnel sans ma fille, en continuant l’allaitement à mon retour, et c’est cette expérience que je souhaite partager avec les autres mères qui pourraient se retrouver face au même dilemme. J’ai moi-même beaucoup cherché de témoignages avant de partir sans pour autant trouver beaucoup de conseils pratiques, parfois même ils ont plutôt élevé mon niveau d’anxiété, face à des situations imprévues et à l’absence de préparation de certaines mères qui partageaient leur expérience. Alors ici je partage mes « trucs » pour partir plus sereine, gérer le quotidien en déplacement, et une checklist de choses à emporter avec soi pour faire face à différentes situations possibles. Si j’ai réussi c’est sûrement que les autres mères le peuvent aussi, si elles ont la possibilité et la volonté de le faire. Je suis absolument soulagée aujourd’hui de savoir je ne suis pas obligée de choisir entre mon travail et mon allaitement, et que les deux sont possibles.

Pour remettre mon expérience en contexte, je suis le genre de mère allaitante qui a eu « trop de lait », et des engorgements à répétition pendant les trois premiers mois. Ma fille vient d’avoir 9 mois, et jusqu’à très récemment l’idée d’être loin d’elle faisait surgir en moi une impression de menace vitale ! L’angoisse de la séparation, au sens affectif, si elle était présente, était estompée par la peur immédiate de problème médicaux pouvant découler du « trop de lait ».

J’ai repris le travail aux 6 mois de ma fille, « résignée » à l’idée que cela rimerait avec arrêt de l’allaitement dès le premier déplacement professionnel. Puis, plus le premier voyage approchait, moins je n’avais de volonté pour forcer une fin d’allaitement. Ma fille est une sacrée gourmande. Elle est si visiblement heureuse de téter, et affiche une préférence si nette pour les biberons de lait maternel par rapport aux biberons de lait de vache reconstitué, que je ne voyais pas le sens de lui infliger la peine d’un sevrage forcé en plus de mon absence imminente. Je suis fière des moments de tendresse ou de réconfort que nous permettent l’allaitement. Et l’arrêt de l’allaitement rimerait aussi pour moi avec tracas logistiques, fin des sorties libres et improvisées sans une smala de biberons, poudres, eau minérales et autres ustensiles en tout genre que les magasins de puériculture savent nous vendre.

J’ai pris du temps pour préparer ce voyage, et j’ai fait le grand saut, je suis partie 8 jours à l’autre bout de la planète sans ma fille. Et ça a marché ! Voici les 6 trucs qui sont devenus pour moi des incontournables pour mon prochain voyage :

1) Partir en confiance, accompagnée. J’ai trouvé une conseillère en lactation qui me connaissais, avec mon histoire d’allaitement unique, en qui j’avais confiance et que je pouvais joindre n’importe quand en cas de besoin. Ce point était d’autant plus important pour moi que j’étais amenée à voyager seule. J’ai trouvé une conseillère qui a déjà accompagnée plusieurs mères dans les problématiques de reprise du travail et de « trop de lait », et avec qui je me suis entraînée à l’expression manuelle avant de partir.

2) Pouvoir tirer son lait sans contrainte psychologique ni peur du jugement des autres. Mon truc pour y arriver était d’informer et d’impliquer les partis prenants de mon voyage dès la première rencontre. Je leur expliquais ma situation et le fait que j’ai besoin d’eux pour trouver un lieu propice pour tirer mon lait à heures fixes et non négociables, et de le prévoir dans la planification de la mission. J’ai ainsi engagé les hôtesses de l’air (24 heures et 2 escales étaient nécessaires pour parvenir à ma destination) et les partenaires locaux qui m’ont accompagné pendant toute la mission. Dès mon arrivée je leur ai expliqué que je ferais un « break » à heures fixes. « Break » était le mot magique qu’on utilisait pour pas avoir à parler de « milk pumping » ou autre vocabulaire étrange qui passerait mal dans un contexte professionnel ! On s’adaptait chaque jour à la situation, grâce à leur soutien : j’ai utilisé une salle de classe dans un village, des salles de bureau, une salle de bain chez l’habitant, des toilettes de restaurant et aéroport, quand il n’était pas possible de rentrer à l’hôtel. Mes hôtes ont été absolument extraordinaires et compréhensifs pendant le voyage. Ma conclusion est qu’avec un entourage coopératif, il est très facile de trouver un lieu adéquat pour tirer son lait, dans n’importe quelle situation.

3) Être rigoureuse sur les heures, et flexible/réactive pendant la phase d’adaptation. La règle d’or étant, qu’il pleuve ou qu’il vente, de ne pas se permettre de « sauter une tétée » (un tirage en l’occurrence). J’avais l’habitude d’une tétée le matin, deux le soir et une la nuit (et le midi au travail un simple soulagement manuel de l’excès), donc environ 4 tétées par jour. Par précaution j’ai mis des réveils qui se répètent toutes les 5h, plutôt plus souvent que d’habitude, pour penser à vérifier l’état de mes seins. J’ai pris soin de réajuster les réveils à chaque changement d’heure (et non ils ne changent pas d’heure automatiquement… !). Au final pendant les 8 jours il n’y a jamais eu plus de 6h entre chaque tirage. En revanche, ma physiologie a été comme chamboulée les 2-3 premiers jours. J’ai dû tirer mon lait 5-6 fois par jour pour éviter l’engorgement. C’est donc vraiment important de vérifier plus souvent que d’habitude au début du voyage pour laisser le corps passer une « période d’adaptation ». Quand on y pense quoi de plus normal ? Il y a tant de raisons possibles car tant de différences dues au voyage. Par exemple :

– comme je tirais mon lait au lieu d’être tétée, mes seins étaient vidés moins efficacement donc, dans l’immédiat (avant qu’un réajustement physiologique ne soit possible), ils remplissaient plus vite.

– le décalage horaire qui a fait que, en l’absence de repères horaires et de repères jour/nuit, mon corps a produit beaucoup de lait tout le temps (sans les trêves habituelles le midi et la nuit).

– pendant les vols j’ai eu l’impression que la position fixe assises avec les vibrations « stimulaient » le remplissage de mes seins tout en les « anesthésiant » (attention ! au 1er vol ils sont devenus durs sans que je ne ressente aucun inconfort, d’où les checks réguliers à s’imposer pour éviter cela).

– ma nourriture était subitement complètement différente, et, en l’occurrence, est devenue très épicée (Inde).

La conclusion c’est qu’il faut s’attendre à une phase d’adaptation et être flexible en soulageant ses seins aussi souvent que nécessaire, et en mettant des réveils comme « garde-fou ».

4) Avoir l’équipement adéquat et plusieurs cordes à son arc pour tirer son lait. En cabine d’avion vous ne pourrez prendre qu’un tire-lait avec batterie. Moi je n’en n’avais pas donc toutes les périodes de voyage (24h aller et 24h retour) se sont passées en expression manuelle. Tout le reste du temps j’alternais tire-lait électrique (Medela Pump in Style), plus rapide et efficace. Mon truc pour ne pas surstimuler : je n’utilisais le tire lait-électrique que 3 fois par jour, le reste du temps j’exprimais mon lait manuellement, ce qui me permettait aussi de reposer mes aréoles du tire-lait. J’ai mis 6 mois à réaliser que l’inconfort permanent que je ressentais avec le tire-lait électrique venait :

– d’une part de téterelles trop grandes : je fais du 17-19mm mais la plus petite taille que Medela commercialise est du 21mm. Heureusement Maymom vend des téterelles en 15-17-19mm compatible avec les tire-laits Medela

– d’autre part mon tire-lait électrique ne me convenait pas (un autre Medela). Il fallait plus de deux minutes pour que le lait commence à couler. Un peu par hasard j’ai essayé le Pump in Style, et la sensation était complètement différente et le lait commençait à couler en quelques secondes. Ce tire-lait est rapidement devenu mon meilleur atout pendant le voyage.

J’avais deux alternatives avec moi : un tire-lait manuel, et l’expression manuelle. Pour moi c’était clé de savoir que je maîtrisais l’expression manuelle, que j’avais pratiqué avec ma conseillère, pour faire face aux situations imprévues (surtout si pas de prise pour le tire-lait car il n’avait pas de batterie). Un bon test pour savoir si vous avez le bon matériel : avant le voyage, essayer 2-3 jours uniquement en tirant votre lait. Si quelque chose ne convient pas il est probable que des douleurs ou blocages apparaissent. C’est comme ça que je me suis décidée à consulter car dans mon cas c’était trop douloureux de tirer mon lait tout un week-end.

5) Se connaître et savoir créer des conditions propices pour tirer son lait. Ennemi numéro 1 : le stress ! Dans mon cas c’était flagrant : du stress, un malaise, des douleurs, ou de la presse, et pas d’écoulement de lait, même (ou surtout !) avec le tire-lait. Chacun ses trucs qui marchent, moi c’était une vidéo de ma fille qui tête (radical !), un petit massage des omoplates avec une balle de tennis dos à un mur, et des respirations profondes pour me relaxer avant de tirer mon lait.

6) Pas de panique ! Je sais maintenant qu’il peut être normal d’avoir une phase d’adaptation ou la lactation semble être inhabituelle, trop abondante dans mon cas. Cela s’accompagnait d’une réaction légèrement inflammatoire (probablement due au mécanisme de succion différent), mais dès que cela devenait perceptible je prenais un ibuprofène et tout rentrait tout de suite dans l’ordre. J’alternais aussi les différentes façons de tirer mon lait pour ne pas créer de tension trop récurrente sur mes aréoles, l’expression manuelle étant une bonne alternative « relaxante » au tire-lait. Et si au début il peut y avoir « trop de lait » et des tirages un peu anarchiques, j’ai pu voir qu’e c’est bien la loi de l’offre et la demande qui prévaut in fine, car en deuxième partie de voyage ma lactation a commencé à baisser significativement.

Et pour une liste de matériel qui me semble utile pour être parée en toute situation :

  • Pour l’expression manuelle : un flacon, un tissu/serviette pour protéger ses habits
  • Le(s) tire-laits, avec prises et adaptateur compatible avec le pays, un accessoire et valve de pompage de rechange en cas de perte/ défaut, des piles si nécessaire
  • Un bustier en cas de double pompage
  • Une balle de tennis pour se masser le dos contre un mur
  • Une vidéo et des photos de l’enfant si vous y êtes sensible
  • Une lampe frontale en cas d’absence d’électricité nocturne
  • Des compresses thérapeutiques de gel qui vont au congélo et aux micro-ondes et qui peuvent être utilisées soit pour chauffer soit pour refroidir le sein en cas d’engorgement (je n’en n’ai pas eu besoin)
  • De l’ibuprofène, à utiliser sans état d’âme !
  • Vos remèdes médicinaux à base de plantes si vous en avez
  • Un petit sac passe partout que vous ne serez pas gêné d’avoir toujours avec vous-même en contexte professionnel, pour y mettre tout ceci

 

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