fonctionnairesDe nombreuses femmes travaillant dans la fonction publique se voient refuser leur heure d’allaitement, prévue par le code du travail.

Pour cela, Les ressources humaines invoquent une circulaire du 9 août 1995 (FP/4 n° 1864) relative au congé de maternité ou d’adoption et aux autorisations d’absence liées à la naissance pour les fonctionnaires et agents de l’Etat (NOR :FPPA9530027C).

La juriste Martine Herzog Evans nous dit ce qui suit dans son ouvrage Allaitement maternel et droit :
« Une lecture attentive montre toutefois qu’elle ne traite nullement des pauses d’allaitement. Elle renvoie en effet aux dispositions d’une instruction plus ancienne du 23 mars 1950 (J.O. des 26 mars, 7 et 29 avril 1950), laquelle retient,
à son tour, qu’il « n’est pas possible, en l’absence de dispositions particulières, d’accorder d’autorisations spéciales aux mères allaitant leurs enfants, tant en raison de la durée de la période d’allaitement que de la fréquence des absences nécessaires ». L’instruction recommande cependant aux administrations, qui le peuvent matériellement, de permettre aux mères d’allaiter leur enfant, voire de bénéficier d’autorisations d’absence.

Il convient donc de relever que l’instruction de 1950 évoque, d’une part, l’absence de la mère pour cause d’allaitement et, d’autre part, se fonde sur l’absence de disposition particulière.

Sur le premier point : l’instruction de 1950 ne traite en réalité tout simplement pas de la même chose que le code du travail. Elle se réfère à l’autorisation d’absence de la mère, tandis que le code du travail évoque une pause
d’allaitement prise sur le lieu du travail. En fait, l’instruction de 1950 n’interdit pas l’heure d’allaitement, mais l’absence pour allaitement.

Quant au second point, soit l’absence de disposition particulière, il ne tient pas plus. Les textes de 1950 et de 1995 ne sauraient en tenir lieu, puisqu’ils traitent d’un autre sujet, comme il vient d’être dit. Au demeurant, ils ne constituent pas des normes, contrairement aux arrêtés, décrets ou lois. En outre et surtout, en l’absence de règles particulières concernant les fonctionnaires, le principe retenu par le Conseil d’Etat, juridiction suprême en droit public, est que les règles du code du travail s’appliquent (C.E., 8 juin 1973, Ass., Dame Peynet, Rec. Leb.,406 ; A.J.D.A 1973.587, JCP 1975.II.17957).

En conséquence, l’absence de texte interdisant spécialement les pauses d’allaitement et le vide juridique à ce sujet
conduit à rendre obligatoire, pour les fonctionnaires, les pauses d’allaitement. Ce raisonnement, que nous avons proposé antérieurement dans un article publié en 2001 (M. HerzogEvans, « Aspects juridiques de l’allaitement maternel », R. t. d.san. et soc., 2001, p. 223), a pu être appliqué avec succès à plusieurs reprises dans le contexte hospitalier. Les fonctionnaires de ce secteur ont ainsi pu bénéficier de pauses pour allaiter leur enfant ou tirer leur lait. »

Donc ne vous laissez pas démonter par votre hiérarchie et utilisez ces arguments !

Et vous, avez-vous pu prendre votre heure d’allaitement ?

Articles en rapport :

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

read more

revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des rapports :

  • Le rapport WBTI vise à inciter le gouvernement à réaliser des actions concrètes, en matière de politique de santé axée sur l’allaitement maternel en France.
  • Voici le nouveau PNNS. Ce qui concerne l’allaitement est en page 82.
  • La diversification du nourrisson allaité au cours de la première année. Les recommandations de la COFAM.

– Des témoignages :

– Des études :

  • Quelle alimentation pour le nourrisson allergique aux protéines du lait de vache ? Le lait maternel évidemment…
  • Enquête d’une équipe de l’hopital Necker au sujet de l’impact de l’hospitalisation de l’enfant souffrant de bronchiolite sur le déroulement de l’allaitement maternel.
  • Allaiter son nourrisson pendant au moins six mois réduit jusqu’à 47% le risque des mères de développer du diabète au cours de leur vie.
  • Un anticancéreux tiré du lait maternel entre en essai pré-clinique.
  • Effet possible d’un allaitement maternel prolongé sur les facteurs de risque cardio-métaboliques.

– Une vidéo très mignonne.

– Des articles :

– Voici le porc USB :

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

read more

Vous avez décidé de tirer votre lait à la reprise du travail. Vous vous renseignez donc sur le choix de tire-lait sur ce blog 😉 et vous vous procurez votre compagnon des prochains mois.

Vous voici installée devant la bête, et vous vous sentez … bête.
Comment se sert-on d’un tire-lait ? Je vous livre le mode d’emploi.

  • Choisissez la téterelle à votre taille. Certains tire-lait sont livrés avec plusieurs tailles de téterelles alors que pour d’autres, vous devez choisir avant de louer ou d’acheter.
  • Stérilisez les téterelles et flacons. C’est la seule fois que vous avez besoin de le faire. Par la suite un simple nettoyage suffira.
  • Faites le montage du tire-lait. Je vous suggère fortement de vous reporter à la notice de votre tire-lait car chaque modèle est différent et si le montage est mal fait, votre tire-lait ne fonctionnera pas.
  • Placez les téterelles sur vos seins : les mamelons doivent être centrés dans les téterelles, ne pas frotter sur les bords.
  • Appuyez sur le bouton de mise en route.
  • Pour le fonctionnement, vous avez 2 types de tire-lait : soit vous ne pouvez régler que la force de tirage et il existe alors 2 phases (stimulation et expression) ; soit vous pouvez régler et la force de tirage et la vitesse des cycles.
  • Pour un tire-lait du premier type (Medela Symphony, Swing, Freestyle), vous commencez par une phase de stimulation et dès que le lait commence à couler, vous appuyez sur le bouton qui vous permet de passer en phase d’expression. Vous réglez la force de tirage en mettant le plus fort qui ne vous pas mal.
  • Pour un tire-lait du deuxième type (Ameda, Ardo, Spectra, Mamivac), vous commencez par régler les cycles en rapide et la force en faible. Dès que le lait commence à couler, vous passez en cycles lents et force élevée (le plus fort qui ne vous fait pas mal).
    Vous avez donc plus de réglages à faire et vous allez tâtonner un peu jusqu’à trouver le bon réglage pour vous. L’avantage, c’est que vous pouvez vraiment régler le tire-lait à votre usage mais cela demande un petit apprentissage.
  • Une fois que vous ne tirez plus une goutte depuis au moins 2 minutes, vous arrêtez votre tire-lait.
  • Vous débranchez les téterelles.
  • Vous dévissez les téterelles et vous fermez vos flacons que vous mettez au frigo.
  • Vous nettoyez vos téterelles à l’eau chaude et savonneuse pour la prochaine utilisation.

Il est tout à fait normal de ne tirer que peu de lait lors du premier tirage, il faut que votre corps s’habitue à déclencher le réflexe d’éjection pour une machine plutôt que pour un bébé.

Prêtes ? Tirez !

Et vous, comment s’est passé votre premier tirage ?

Articles en rapport :

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more
lait de fin de tétée

Photo : Daniel Lobo

Beaucoup de mamans me posent des questions sur le temps passé sur un sein et la prise du lait de fin de tétée :
« On m’a dit de ne donner qu’un sein pour qu’il ait le lait de fin de tétée, plus gras. »
« Si je lui donne 2 seins, comment je sais qu’il a eu le lait de fin de tétée ? »
« Si je tire mon lait, comment je sais qu’il y a le lait gras ? »
« Si je ne donne à mon bébé que du lait tiré en début de tétée, il va avoir faim. »

Mettons les choses au point :

  • Oui le lait varie en cours de tétée : il est plus riche en lactose en début de tétée et plus riche en gras en fin de tétée.
  • Mais il y a déjà du gras dans le lait en début de tétée et il y a toujours du lactose dans le lait en fin de tétée.
  • Le lait est toujours complet et nourrissant, quel que soit le moment de la tétée.
  • D’autre part, vous ne saurez jamais si vous êtes ou non sur la partie la plus grasse du lait sauf si vous tirez votre lait (car le lait est alors beaucoup plus opaque). En effet, la composition du lait en graisses varie en fonction de la fréquence des tétées, du taux de drainage du sein, de l’efficacité de votre bébé au sein,…

Je vous propose donc de ne jamais vous occuper de la composition de votre lait, qui est toujours bon pour votre bébé.

Il y a seulement 2 exceptions à cela :

  • Le grand prématuré à qui on va systématiquement donner la partie la plus grasse du lait tiré pour augmenter ses apports caloriques.
  • Le bébé qui a très mal au ventre, des selles liquides, explosives, mousseuses et vertes, sans aucun grumeaux. Celui-ci a peut-être trop d’apports de lactose et pas assez de lactase pour digérer tout ce lactose.

Dans tous les autres cas, on ne se préoccupe pas de la composition du lait. Un bébé qui se nourrit avec beaucoup de lait de début de tétée prend très bien du poids. Le lait de début de tétée n’est pas de l’eau, il est calorique !

Donc si vous tirez votre lait, ce n’est pas la peine de l’observer à la loupe, il est bon et nourrissant pour votre bébé.

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

read more
  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

L’allaitement était avant même la naissance de ma fille une évidence ! J’ai été amenée à reprendre le travail à ses 6 mois, une reprise un peu chaotique avec un mode de garde qui n’a pas convenu et du rafistolage (ma maman, des congés sans soldes pour moi…) jusqu’à ses 10 mois pour me permettre de travailler. Mais de toute façon la poursuite de l’allaitement n’était pas négociable. Parce que je suis persuadée de l’importance pour la santé de ma fille de la poursuite de l’allaitement, mais aussi de l’importance qu’a la relation qui nait de l’allaitement pour sa sécurité émotionnelle et son équilibre cognitif.
Je ne suis pas en train de dire que les mamans qui choisissent de ne pas allaiter ou de ne pas poursuivre l’allaitement à la reprise du travail sont dans le faux, je partage juste un sentiment profondément ancré en moi qui fait que depuis très longtemps, avant d’être enceinte, je défends l’allaitement comme étant indissociable de la maternité.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Ma petite gloutonne tète 3 à 4 fois la nuit depuis notre sortie de la maternité (14 mois maintenant). Du coup la dernière tétée de la nuit se fait vers 5h30 et avant de partir je lui propose une petite tétée. Au début, elle venait de commencer la diversification et la tétée était copieuse, et maintenant que je lui propose un fruit et du pain au petit déjeuner, la tétée varie en fonction des jours, et de la durée de la dernière tétée «nocturne».
Et puis j’ai loué un tire-lait compact et sans fil que je promène avec moi au travail et lors de mes déplacements. Je tire mon lait le midi et vers 16h00 ce qui me permet en moyenne d’avoir 170 à 220 ml par jour.
Mon petit crapaud n’a jamais tété beaucoup au biberon, elle boit maximum 160 ml chez ses nounous. Du coup je congèle le surplus ce qui me permet d’être plus sereine.
Ce qui est vraiment facilitant pour moi c’est que je dispose d’un bureau dans lequel je suis seule et qui me permet de tirer mon lait en toute discrétion et sérénité. Et par ailleurs je dispose d’un point d’eau et d’un frigo, ce qui m’apporte une réelle sérénité quant au respect de la chaine du froid et l’hygiène.
Aujourd’hui c’est une routine bien huilée, la tétée du matin avec le petit déjeuner, je tire mon lait après mon déjeuner (12 minutes au total pour obtenir 170 ml), éventuellement si mon emploi du temps me le permet je tire de nouveau mon lait vers 16h30 (12 minutes pour environ 120ml) et hop direction la Maison d’Assistantes Maternelles pour chercher mon crapaud.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je retiens 3 difficultés majeures :
– Le plus difficile a été « l’avant reprise ». Je me suis créé des angoisses de toutes sortes. Aussi j’ai parcouru des heures et des heures des forums, et notamment celui de Véronique, qui me permettait de me projeter avec des témoignages rassurant mais aussi alimenter mes angoisses : confusions seins tétines ? quelle tasses à bec choisir (je refusais de lui proposer le biberon et au final j’ai cédé après quelques jours d’essais chez sa première nourrice) ? comment argumenter auprès de la nourrice pour l’utilisation de la tasse à bec vs le biberon ? comment faire comprendre le rythme spécifique de tétées (maximum 10 minutes) mais jusqu’à 25 tétées par jours ?

– Les premières fois avec le tire lait ne furent pas concluantes … 20 ml maximum. Et plus l’angoisse de ne pas parvenir à constituer un stock de lait était présente, moins je tirais mon lait efficacement, surtout que pendant ce temps, ma fille tétait allègrement, ce qui ne me laissait pas beaucoup de marge de manœuvre. J’ai fini par relâcher la pression et j’ai réussi à tirer de quoi nourrir ma fille 2 jours en lait congelé et le lait frais a pris la relève naturellement dès le deuxième jour de garde.

– Je dois toujours anticiper mes déplacements pour permettre le biberon du petit déjeuner donné par son papa, ceux de la journée et celui du soir avant que je rentre mais aussi ceux du lendemain. Les semaines qui précèdent, j’essaye de tirer plus pour stocker plus…. Et c’est toujours dans ces moments que des aléas vous tombent dessus : réunions qui s’éternisent, votre bébé qui tombe malade et vous restez avec lui… Mais j’y suis toujours parvenue, souvent dans le stress, mais le résultat était là. Le problème lors des quelques déplacements d’une journée (départ 5h00 retour 20h00) que j’ai été amenée à faire, c’est que je tire mon lait sans volonté de le conserver (chaine du froid pas respectée et je suis un psychorigide sur ce sujet). Du coup tirer son lait aux toilettes me coupe le réflexe d’éjection et savoir qu’une fois tiré, c’est direction « égouts » renforce la difficulté. Ces soirs là quand je rentre j’ai les seins comme des pastèques et ma fille a pour mission de téter !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je ne vais pas mentir, la reprise du travail n’était pas pour moi un plaisir et si je l’ai fait c’est uniquement pour une raison financière. Alors parler de meilleurs moments…. Non je n’en ai pas eu. Pour autant c’est vrai qu’on parle souvent de la tétée retrouvaille, c’est devenu pour nous aussi un rituel doux qui nous amène, ma fille et moi, à ne rien faire pendant 10 minutes après notre arrivée à la maison. Juste être toute les deux. Et parfois même l’impatience a fait que je me suis assise sur le petit meuble à chaussures dans le sas d’accueil de la MAM ou ma fille est accueillie pour lui donner le sein…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Écoutez votre cœur !!!!! Sincèrement, si votre bébé et vous n’avez aucune envie de mettre un terme à ce lien si doux qu’est celui de l’allaitement, alors donnez-vous les moyens et foncez !
Trouvez un tire-lait qui est compact qui vous permet de transporter votre lait avec des blocs de glaces. Trouvez-vous un endroit sur votre lieu de travail qui vous permet de tirer sereinement votre lait. Et en avant l’aventure !
Sincèrement ne vous arrêtez pas pour le regard des autres ou de votre hiérarchie. Il m’arrive de faire ma petite vaisselle quand certains de mes collègues (majoritairement des hommes) se trouvent en salle de pause. Au début j’étais discrète et maintenant je continue de l’être mais j’assume totalement la démarche surtout que la plupart sait que je tire mon lait. A une collègue avec laquelle je m’entends bien je dis « je vais au pré». Pour les mamans dont le métier est moins sédentaire que le mien, je pense que c’est une question d’habitude, une voiture peut devenir un endroit serein si on s’y sent bien à condition d’avoir de quoi stocker son lait convenablement.
Et puis surtout n’écoutez pas vos proches, vos amis, votre belle-famille, éventuellement vos parents, vos collègues et même trop souvent nos médecins qui vous diront que l’allaitement n’a pas de sens sur le long terme, que votre lait n’est plus bon, que cela vous fatigue trop, que vous devriez donnez du lait maternisé… j’ai une collègue qui vit l’aventure elle aussi et elle réponds à la question « tu comptes l’allaiter jusqu’à quand ? bah jusqu’à ses 18 ans et après elle choisira … »

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Bref, si c’était à refaire…. Sans hésitation oui je le referais ! En revanche, j’essayerais de ne plus me prendre la tête et d’angoisser avant l’heure (facile à dire…), en tout cas pour mon deuxième je me ferai confiance et surtout je lui ferai confiance. C’est ce qui m’a fait rater quelques doux moments d’endormissement au sein parce que pendant que mon crapaud tétait en fermant ses jolis yeux, moi je cherchais compulsivement sur internet des réponses à mes angoisses. Mais bon, il fallait bien avoir une première fois. Reprendre le travail c’est déjà renoncer à une partie de son rôle de maman, c’est accepter les règles d’une tierse personne qui vous impose plus ou moins sa façon de faire pour votre petit bout, alors continuer à lui permettre de boire notre lait, c’est un peu l’accompagner pendant notre absence.
Aujourd’hui ma fille a 14 mois, elle est diversifiée depuis ses 6 mois et continue à téter à la demande, et je continuerai jusqu’au sevrage naturelle. Pour finir, si je peux conseiller un ouvrage, certes très psychosociale, mais tellement décomplexant pour tout parents qui s’engage dans l’aventure de l’allaitement : « L’allaitement long expliqué à mon psy, mon généraliste mon pédiatre, ma voisine…, Agnès Vigouroux, Editions du Hêtre, 2015. »

Je vous souhaite à toutes un bel allaitement !!

Articles en rapport :

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more

revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des articles :

– Des études :

– Mes réponses d’experte pour le site magicmaman :

– Un dessin très réaliste :

– Une idée géniale pour tirer son lait en mains libres.

– Des photos :

– Par une maman  : « une bonne surprise sur le papier entourant le pain en plein Paris. »

– 2 hôpitaux que j’ai accompagné vers le label IHAB ont été certifiés ou recertifiés : Chateaubriant et St Dié des Vosges.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

 

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

read more

sevrage en douceur

Je suis régulièrement contactée, sur ce blog, sur les réseaux sociaux ou pour des consultations, par des mères qui souhaitent faire un sevrage en douceur de leur enfant, en évitant les pleurs, de manière à ce que ce soit facile pour leur enfant.
Je comprends très bien cette demande : on souhaite toujours le meilleur pour son enfant et pouvoir lui épargner les difficultés.

Mais j’ai une mauvaise nouvelle : cette demande est totalement irréaliste ! Je vous explique pourquoi.

Un enfant que l’on allaite à la demande aussi longtemps qu’il le souhaite, s’arrête tout seul de téter lorsqu’il n’en a plus besoin. Il s’arrête en général entre 2 et 5 ans. Ce sevrage que l’on appelle naturel se passe en général très bien et est facile pour l’enfant car il intervient au moment où l’enfant est totalement prêt à passer à autre chose. C’est la seule forme de sevrage facile pour un enfant.

A partir du moment où ce sont les parents qui induisent le sevrage, avant que l’enfant soit prêt, c’est forcément une étape difficile pour l’enfant, car justement il n’y est pas prêt.
Il a toujours besoin de téter et on lui demande d’arrêter : forcément c’est difficile et frustrant.
S’il s’agit d’un bébé de moins de 3 mois, on peut trouver cela facile car le plus souvent le bébé prend les biberons assez facilement. Pourtant c’est la période la plus difficile pour sevrer un enfant car c’est le moment où les tétées sont le plus importantes pour lui. Mais il n’a pas encore les moyens de vous dire qu’il n’est pas d’accord donc les parents pensent à tort que c’est facile. A cet âge là, quand on sèvre un bébé, il est primordial de remplacer les tétées par beaucoup de contacts physiques : câlins, portage, massage,…

Par la suite, plus l’enfant grandit, plus il a les moyens de vous dire qu’il n’est pas d’accord : refus du biberon, recherche du sein, pleurs, grosses colères,…
Lorsque l’on veut sevrer un enfant de 18 mois par exemple, il sait très bien dire qu’il n’est pas d’accord et pas content, que c’est difficile pour lui. Il le dit haut et fort et les parents pensent donc que c’est plus difficile pour un enfant de 18 mois que pour un bébé de 2 mois d’être sevré. C’est faux ! L’enfant de 18 mois a tout un bagage de réassurance qui lui permet de mieux gérer cette difficulté qu’un bébé de 2 mois. Par contre, il sait beaucoup mieux exprimer sa difficulté.

Tout cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas sevrer un enfant ! Il est tout à fait légitime qu’une mère souhaite, pour des raisons qui lui sont propres et ne sont pas discutables, sevrer son enfant avant qu’il ne le fasse seul.
Mais vous devrez affronter la situation en toute conscience et faire face à l’idée que ce ne sera pas facile pour votre enfant. Il va y arriver, toujours, mais c’est difficile pour lui.

Affronter la situation veut dire accepter que votre enfant pleure et vous exprime son désaccord. Accepter de lui dire : « Je comprends que ce soit difficile pour toi, tu peux pleurer si tu en as besoin, je vais t’aider et te garder dans mes bras et tu vas y arriver. »
Beaucoup de parents, à ce stade, cherchent une échappatoire : laisser l’enfant aux grands-parents pendant une semaine, mettre un produit désagréable sur les seins, demander au père de gérer les nuits,…
Mais cela n’aide pas votre enfant, je dirais même que c’est une lâcheté de la part des parents : refuser d’affronter la difficulté du sevrage pour leur enfant et laisser leur enfant y faire face seul…

Vous devez être présents pour votre enfant lors de ce moment difficile et le rassurer, l’aider.
Vous devez accepter l’idée que vous lui imposez votre décision et l’accompagner.

Plus vous resterez zen et attentif à votre enfant, mieux cette étape se vivra pour lui.

Donc gardez en tête qu’un sevrage n’est jamais facile pour votre enfant, sauf s’il vient de lui, et que vous devez affronter cette difficulté avec lui.

Et vous, comment avez-vous affronté le sevrage de votre enfant ?

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

read more