Nguyen Thanh Binh

Pour toutes les mères, la question de la reprise du travail après le congé maternité est une question difficile. C’est en effet une question de choix. On prend conscience à ce moment là que l’on ne peut pas tout faire à la fois, reprendre le travail et avoir son bébé avec soi par exemple.

Toute une série de choix se pose alors :

  • Reprendre le travail…ou pas
  • Tirer son lait sur la pause du midi…ou profiter de cette pause pour discuter avec ses collègues
  • S’occuper de sa maison en rentrant du travail…ou garder son bébé au sein
  • Garder sa rémunération complète…ou prendre un temps partiel
  • Allaiter…ou retrouver son corps juste pour soi
  • Accepter un déplacement professionnel…ou risquer la perte de son poste pour ne pas partir sans son bébé
  • et tant d’autres choix pas toujours faciles…

Au lieu de vivre cela comme un déchirement, il est plus important de le voir comme un choix. Cela permet d’assumer son choix car on l’a réfléchi comme étant la meilleure solution pour sa famille à ce moment là . Ce qui ne veut pas dire que l’on refera le même choix pour un autre enfant. Cela signifie seulement qu’à ce moment là , c’est la meilleure solution.

Faire un choix n’est pas toujours facile et c’est important de réfléchir à la question suivante :
Quelles sont vos priorités ?

On peut ensuite se donner les moyens de vivre ses priorités.
Pour certaines familles, cela peut être une diminution du train de vie pour prendre un congé.
Pour d’autres familles, choisir la meilleure nounou pour reprendre le travail l’esprit tranquille.

On peut aussi garder en tête que l’on peut différer certains besoins mais que l’on ne peut pas différer ceux d’un bébé ou la croissance de son enfant.

Peu importe vos choix, s’ils vous correspondent et que vous vous donnez les moyens de les vivre au mieux.

Prendre conscience qu’on a le choix permet de vivre pleinement son choix. Et renoncer à certaines choses laisse la place à de nouvelles opportunités. Donnez une chance à votre avenir !

Et vous, quels choix avez-vous dû faire ?

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Je m’appelle Carole, j’ai 28 ans et je suis la maman de Eve, 10 mois et toujours allaitée.
Dans la vie, en plus d’être maman, je suis organisatrice de mariages/chef d’entreprise. Comme beaucoup de mes consÅ“urs, je travaille depuis chez moi.
Je suis fille unique, allaitée par une maman au foyer ; mon conjoint fait parti d’une fratrie de 5 enfants, presque tous allaités par une maman au foyer. Il a aussi 4 neveux, tous allaités au long court.

Voilà le décor.

Enceinte de Eve, la question de l’allaitement ne s’est pas posée (ni imposée) ; c’était une évidence. Nous allions allaiter notre fille.
Préparer et lui donner un biberon est un geste que je ne pouvais pas me représenter.

Quand nous avons annoncé la grossesse autour de nous, la planète entière à cherché à savoir comment nous allions faire garder notre fille. La crèche ou la nounou, aucune autre solution ne semblait possible.
Et pourtant.
Dans ma tête, il n’y avait qu’un seul scénario envisageable : j’allais garder notre fille à la maison avec moi. Au moins un an et nous ferions le bilan.
On dit bonjour au scepticisme et aux mots décourageants.
À bien y réfléchir, on se disait que quand même, un peu d’aide ce serait pas mal.
Alors ma maman, qui habitait à 400 km de là , a déménagé près de chez nous.

J’avais échangé avec une autre organisatrice de mariage qui l’avait fait. Elle avait eu cette phrase qui résonne encore dans ma tête : « Puise dans ton entourage proche. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Et trouve toi un bon tire-lait, double pompage, sur batterie »

Voilà comment nous nous sommes lancés ; quand on est chef d’entreprise, le congé maternité est un concept tout à fait vague. J’ai envoyé mes derniers mails sur mon smartphone depuis la maternité et j’ai repris (progressivement) au bout de 2 semaines et complètement à un mois.

Pas le choix : le premier mariage de la saison avait lieu à ce moment là .

Au quotidien, je suivais le rythme de Eve. Je travaillais au rythme de nos tétées et de ses siestes.
Ma maman s’en occupait le reste du temps.
Le soir, c’est son papa qui prenait le relais pour le repas, les tâches ménagères,… pour que je puisse maximiser mon temps de travail sans trop empiéter sur mes nuits (coup de bol pour nous, elle a fait ses nuits dès la naissance).
Je me mettais en service minimum les jours de pic de croissance, passant de longues heures avec elle sur le canapé pour la nourrir.

Seul impératif : un tête à tête avec mon tire-lait tous les matins après la première tétée. Il fallait constituer des stocks pour les moments où je partais en rendez-vous à l’extérieur et que je ne pouvais pas l’emmener (entre 2 et 6h de temps), et les jours de mariage (où là je partais vers 7h et ne revenais que dans la nuit). Là aussi, j’ai eu de la chance : j’ai toujours produit beaucoup de lait. Les stocks n’étaient pas difficiles à maintenir.

Oui, j’emmenais ma fille et ma mère en rendez-vous.
La visite d’un lieu de réception ou une installation ? Il y a toujours un parc pour se promener.
Une visite chez un client ou un fournisseur ? Une promenade dans la ville ou le village.
Dès que les horaires et la météo le permettaient, nous partions en expédition toutes les trois.
Un seul critère régissait mes choix (et encore aujourd’hui) : le bien être de notre fille.

Quand je partais pour la journée, j’emmenais mon tire-lait pour soulager mes seins.

Au début, ça a été dur de trouver le tempo.
Nous étions sur deux rythmes très aléatoires : celui de mon travail qui fluctue énormément, et celui de Eve, petit bébé donc imprévisible.
Il y a eu des jours où je me suis dit que je n’y arriverais pas. Trop compliqué, trop de contraintes.
Je n’ai pas envisagé de faire garder ma fille, non. J’ai envisagé d’arrêter de travailler.
Parce que nous sommes persuadés que ce qui compte le plus pour un enfant dans ses premières années de vie, c’est la présence de ses parents. Qu’il aura tout le temps de découvrir la vie en collectivité.

Et puis je me suis raccrochée à cette pensée : « Demain elle aura un jour de plus. Demain ce ne sera plus pareil. Ce moment difficile à passer ne se reproduira plus jamais ».
Je réalisais que ce n’était qu’une année, une année exceptionnelle à vivre à fond.
A 3 ans, elle ira à l’école et tout ça sera dernière nous sans qu’on ne le réalise vraiment.

Alors j’ai fréquenté les réunions Leche League pour trouver du soutien. Dans mon entourage proche aussi (ma maman et mon conjoint, et une amie sage-femme, toujours pleine d’encouragements !)

Puis la diversification est arrivée. Un vrai miracle !
À 5 mois et demi, elle attrapait les aliments dans nos assiettes pour les mettre à sa bouche. Elle tenait assise. On a commencé la DME. Elle a adoré manger.
Et là , tout est devenu encore plus simple.
J’avais 30 minutes de retard sur un rendez-vous ? On la faisait patienter avec une banane.
Les semaines passaient et la quantité de solides qu’elle mangeait augmentait. J’ai ralenti avec le tire-lait.
Un soir, je suis rentrée tard d’un rendez-vous client, un peu inquiète. Elle s’était endormie paisiblement dans les bras de son papa.

Aujourd’hui, elle mange 3 à 5 repas par jour et elle tète 3 à 5 fois par jour.
Ça dépend des jours, de ses dents, de son humeur, de ma présence.
Je continue à tirer mon lait uniquement pour les jours où je sais que je ne serai pas là pour la coucher (que ce soit un rendez-vous ou un ciné avec son papa !).
Encore aujourd’hui, quand on a un coup dur, qu’elle est malade et qu’elle me réclame (moi et mes seins !), que ma maman est malade et ne peut pas la garder, je repense toujours à la même chose ; ce n’est que pour quelques mois/années. Que c’est Eve le plus important !

Et vous savez quoi ? On s’en sort comme des chefs.
Jamais je n’ai eu de problème avec un client. Nous avons toujours trouvé une solution.
J’ai pu râler, douter…mais maintenant je ne regrette pas une seule seconde le choix que nous avons fait.
Je sais que nous ferons pareil pour nos futurs enfants. Parce que la voir grandir sous mes yeux, participer à chacune de ses progressions, être là pour presque chaque tétée et se dire qu’elle a exactement ce dont elle a besoin, ça n’a pas de prix.
Il ne faut pas hésiter à penser hors du cadre, pour trouver la solution qui vous convient le mieux !

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allaitement et travailJe suis Conseillère d’orientation psychologue, j’ai eu la chance de reprendre le travail quand notre fille avait 6 mois. Avant sa naissance, je n’avais pas d’idée préconçue sur l’allaitement, je voulais essayer, si cela fonctionnait c’était bien sinon ce n’était pas grave…mais avec sa naissance, je n’ai jamais pu imaginer lui donner autre chose que mon lait. Les débuts à la maternité ont été un peu difficile et une auxiliaire de puériculture m’a orientée vers une consultante en lactation certifiée IBCLC qui travaillait au sein de la maternité. Cette rencontre et son soutien a fait, selon moi, que j’ai pris confiance en moi, en ma capacité à allaiter ma fille et ce quelles que soient les difficultés rencontrées et notamment la reprise du travail.

  • Quel choix avez-vous fait à la reprise du travail ?

Aux six mois de notre fille, j’ai donc repris le travail à temps plein. J’ai donc fait le choix de travailler trois jours pleins et deux demi-journées pour pouvoir l’allaiter davantage. J’ai donc commencé à tirer mon lait trois mois avant la reprise, une fois par jour, pour constituer un stock de lait congelé. Comme je ne tirais pas en grande quantité, je n’aurais jamais pu fournir assez de lait à la crèche en donnant seulement mon lait de la veille.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Lors de l’adaptation à la crèche j’ai expliqué mon projet d’allaitement, et ai demandé si je pouvais venir allaiter sur l’heure du midi, ce qui a été accepté. Nous étions plusieurs mamans a donné notre lait, mais j’ai été la seule à venir sur l’heure du midi pour compléter le biberon et de la purée du midi.
J’ai donc pris le parti de tirer mon lait trois fois par jour, une fois à la pause de 10h sur le temps de la récréation quand je travaillais en établissement. Une fois vers 16h sur la pause également. La récréation durant 15 min c’était juste ce qui me fallait pour tirer entre 60 et 90ml. Et une dernière fois le soir vers 22h30. Étonnamment c’est ce tirage là qui me paraissait le plus contraignant car j’étais épuisée et par conséquent c’est également celui-ci qui rendait le moins.
Pour tirer mon lait j’avais échangé mon gros tire-lait pour un modèle plus petit qui s’est révélé complètement inefficace, je suis donc retournée au premier modèle deux fois plus encombrant. Je le transportais dans un sac glacière avec deux blocs de glace. Ce qui me permettait de garder au frais mon lait. Quand j’étais au bureau hors établissement, je stockais mon lait au frigo. En établissement, je tirais mon lait dans mon bureau. Quand je travaillais en CIO, je prenais une petite pièce que je pouvais fermer à clef avec un point d’eau.
J’ai tiré mon lait jusqu’aux 11 mois de ma fille. J’ai arrêté de tirer mon lait car ma fille a progressivement refusé de boire mon lait (au biberon, au verre, à la cuillère ) et préférait les yaourts.

  • Quelles ont-été vos principales difficultés ?

Deux choses m’ont paru difficiles. La première ce sont les allers-retours crèche-travail qui réduisaient considérablement ma pause de midi, et de consacrer toutes mes pauses à l’allaitement qui ne m’ont pas rendu visible auprès de l’équipe pédagogique. C’est quand j’ai arrêté de tirer mon lait et ai donc participé aux pauses entre collègues que je m’en suis rendue compte, cela a grandement facilité mon travail et ma place dans l’équipe. Les pauses du midi étaient aussi plus reposantes pour moi. La deuxième chose a été la politique de la crèche en ce qui concerne la diversification, le médecin de crèche avait établi un protocole qui ne permettait plus de donner mon lait ou de venir allaiter quand l’enfant avait introduit la viande dans son alimentation…trop de protéine selon lui…ça a été la douche froide car notre fille a commencé la viande vers 7-8mois, et c’était impensable pour moi qu’elle se passe de mon lait durant 10 h. Ils m’ont dit que pour pouvoir continuer d’allaiter il me fallait une ordonnance d’un médecin qui précisait la non contre-indication lait maternel-viande. Le souci était que le pédiatre de la crèche était également le pédiatre de notre fille. Les deux consultantes en lactation de la maternité n’étant pas médecin elles m’ont orientée vers une médecin généraliste certifiée IBCLC qui travaillait dans un autre hôpital, ce que j’ai donc fait et j’ai donc apporté cette lettre à la crèche qui ne m’a pas causé de soucis après…je trouve cela difficile même dans un lieu bienveillant de devoir toujours justifier notre façon de faire et de devoir passer par l’autorisation d’un médecin, comme si en tant que mère nous ne pouvions pas être pleinement responsable de nos actes.

  • Quels ont-été vos meilleurs moments ?

Mes meilleurs moments furent nos retrouvailles, et avec le recul d’avoir pu fournir à ma fille mon lait sans qu’elle n’ai jamais pris à aucun moment du lait artificiel.

  • Ce serait à refaire vous referiez le même choix ?

Malgré la fatigue, je pense que je referais exactement la même chose, car je pense que cela m’a permis de ne pas culpabiliser de devoir laisser notre fille pendant 10h par jour si petite. Et puis cela lui a permis, aussi, d’être allaitée jusqu’au sevrage naturel décidé par elle il y a maintenant 3 semaines à 22 mois passés. Peut-être que si j’avais une situation financière plus satisfaisante, et sécure, j’aurais pris un temps partiel pour me dégager un peu de temps pour moi.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux autres mamans ?

De bien s’entourer par des professionnels formés et aussi et surtout de se faire confiance et de ne pas lâcher face aux différentes pressions ou difficultés rencontrées car c’est une telle fierté Et de commencer un stock de lait, d’une part pour tester le tire-lait et procéder à un changement si inefficace. Et de devancer les baisses de lactation, qui peuvent se produire avec la fatigue, ou les règles. C’est moins stressant de savoir que même si on ne tire que 30ml un soir, notre bébé aura tout de même de quoi boire le lendemain.

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des études :

– Des vidéos :

– Des articles :

– Un témoignage : le refus du biberon.

– Pour ceux qui ont envie de me découvrir un petit peu plus…

On termine sur une note d’humour :

 

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

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Voir l’onglet Revues de presse.

 

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allonger le congé maternitéPlus l’allaitement exclusif au sein est long, plus la poursuite de l’allaitement à la reprise du travail est facilitée : la lactation est bien établie, le bébé est plus grand et peut parfois manger des solides,…
Cela vaut donc parfois la peine de réfléchir à la manière d’allonger le congé maternité.

Si vous êtes salariée ou fonctionnaire :

  • Si c’est votre premier ou votre deuxième enfant, vous avez droit légalement à 10 semaines de congé postnatal.
  • Si c’est votre troisième enfant ou plus, vous avez droit légalement à 18 semaines de congé postnatal.
  • Si vous avez des jumeaux, des triplés ou plus, vous avez droit légalement à 22 semaines de congé postnatal.

Vous pouvez demander à reporter une partie de votre congé prénatal (les 3 premières semaines maximum) sur votre congé postnatal. Ce report peut se faire avec l’accord de votre médecin :

  • soit en une seule fois pour une durée maximale de 3 semaines
  • soit sous la forme d’un report d’une durée fixée par votre médecin et renouvelable (une ou plusieurs fois) dans la limite de 3 semaines.

Pour allonger ce congé légal, vous pouvez choisir les solutions suivantes :

  • Vous pouvez demander à votre médecin un congé d’un mois maximum pour suites de couches pathologiques. Attention, ce congé ne doit être accordé que pour des raisons médicales liées aux suites de couches.
    Dans le privé, ce congé est assimilé à un congé maladie (indemnité égale à 50 % du salaire journalier de base). Toutefois, l’employeur peut compléter l’indemnité de la Sécurité sociale pour que vous touchiez l’intégralité de votre salaire : tout dépend de votre convention collective. Renseignez-vous auprès de votre entreprise.
    Dans la fonction publique, ce congé est assimilé au congé maternité.
  • Il vous reste des jours de vacances que vous n’avez pas encore pris, c’est le moment de les ajouter à votre congé maternité, mais il vous faut pour cela l’accord de votre employeur.
  • Vous pouvez choisir de prendre un congé parental, votre employeur n’a pas le droit de vous le refuser à partir du moment où vous avez un an d’ancienneté dans l’entreprise à la date de naissance de votre bébé.
    Le congé parental peut débuter dès la fin du congé de maternité.
    Dans le secteur privé ou la fonction publique, les règles sont les mêmes.
    Si c’est votre premier enfant, vous avez droit légalement à 6 mois de congé parental avec la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) puis jusqu’aux trois ans de l’enfant sans rémunération.
    Pour les enfants suivants, vous avez droit à 24 mois avec la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE) puis jusqu’aux trois ans de l’enfant sans rémunération.
  • Vous pouvez demander à votre employeur un congé sans solde mais votre employeur n’est pas obligé de l’accepter.
  • Enfin, vous pouvez demander un congé sabatique.

    Ajout suite au commentaire de Manue :

  • On peut, dans certaines entreprises et administrations, mettre de côté des congés sur compte épargne temps, sur plusieurs années même, et se servir de ces jours pour poser des congés derrière le congé maternité.
  • Pour une reprise à temps partiel dans le cadre du congé parental, dans certaines entreprises ou administrations, il est possible d’annualiser ce temps partiel, par exemple se mettre à 80% pour avoir 52 jours de congé supplémentaires, qu’on peut alors poser à la suite du congé maternité.

Attention, il n’existe pas de congé spécifique à l’allaitement.

Je vous conseille également de bien étudier la convention collective de votre entreprise qui peut prévoir des conditions spécifiques pour le congé maternité. C’est le cas par exemple dans les banques et les assurances.

Si vous êtes travailleur indépendant, ni dans le secteur médical, ni en tant que conjointe collaboratrice, vous avez droit à une indemnité journalière forfaitaire d’interruption d’activité. Pour que l’indemnité soit versée, l’activité professionnelle doit être interrompue pendant au moins 44 jours consécutifs dont 14 jours doivent immédiatement précéder la date présumée d’accouchement.
Cet arrêt de travail peut être prolongé par une ou deux périodes de 15 jours consécutifs. La durée des arrêts de travail ne peut pas être fractionnée autrement.
Le montant de cette indemnité est de 2 262,92 € pour 44 jours d’arrêt, 3 034,37 € pour 59 jours d’arrêt et 3 805,82 € pour 74 jours d’arrêt.
Dans ces conditions, il est quasiment impossible d’allonger son congé maternité.

Et vous, quel choix avez-vous fait ?

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Une fois n’est pas coutume, je souhaite partager sur ce blog, un article d’un autre blog.

En effet, cette maman a tout fait pour que son bébé accepte le biberon, sans succès…jusqu’à ce qu’elle reprenne le travail.

Je remercie infiniment cette maman pour avoir su témoigner : elle décrit parfaitement ce que la panique devant le refus de son bébé de prendre le biberon peut engendrer.

Ce témoignage est long, précis et hyper-instructif !

Vous pouvez le lire ici.

Et vous, ça vous parle ?

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?
Je suis l’heureuse maman de Lou 2 ans et 4 mois et d’Emma 10 mois. Je suis infirmière en néonatalogie et pour moi la question ne se posait même pas, bien sûr j’allais continuer à allaiter à la reprise du travail.
  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais toutes les conditions réunies pour : une responsable consultante en lactation, tout le matériel sur place et même une petite salle au calme pour pouvoir tirer Maintenant tout n’est pas idéal, je travaille quand même dans un service de soins intensifs et parfois c’est compliqué de trouver le temps.
Mais le temps j’ai presque toujours réussit à le prendre, sauf une fois pour l’instant . Mes collègues sont toujours très compréhensives, et surveillent mes patients ou me prennent le bip réa de la salle d’accouchement volontiers quand je vais tirer.
Le petit point négatif est que je ne peux pas m’enfermer à clefs alors des fois je me fais surprendre !!! J’en rigole après

J’ai allaité Lou jusqu’à ses 15 mois, j’ai repris le travail à ses 6 mois, et j’ai été en arrêt de travail à ses 13 mois car j’étais enceinte. J’allaite encore Emma et j’ai aussi repris à ses 6 mois, je travail a 60% je pense que ça aide beaucoup!
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ce qui m’a parut difficile c’est le refus du bib par mes filles, cela m’angoissait à l’idée qu’elles ne boivent rien en mon absence , mais elles ont fini par l’accepter et bien sûr après j’avais peur qu’elles ne veuillent plus le sein ! Mais elles ont pris leur rythme et ont continué a prendre le sein.
L’autre difficulté est les tétés de nuits. Alors quand je travaille la nuit papa doit se lever donner des bibs .et heureusement il me soutient à 200% dans mon allaitement et préfère se lever la nuit quand je ne suis pas là plutôt que d’envisager un sevrage .

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
Même si j’avoue que c’est une contrainte, je ne regrette en rien mon choix, cela m’a aussi permis de mieux accepter la reprise du boulot avec la séparation car quelque-part en continuant d’allaiter je maintiens un certain lien
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Aux autres mamans je dirais de ne pas se l’imposer si pour elles c’est une trop grosse contrainte mais de foncer si pour elles sevrer pour la reprise est un déchirement .

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