sevrage de nuitVotre enfant a plus de 7 mois, fait toujours plusieurs tétées de nuit et vous n’en pouvez plus. Vous pourriez profiter des vacances pour lui apprendre à se rendormir sans téter et reprendre le travail un peu moins fatiguée grâce au sevrage de nuit

Avant de commencer ce sevrage, assurez-vous que ces réveils ne sont pas dus à un problème de santé (reflux gastro-Å“sophagien, allergie, douleur,…) qui nécessite bien sûr une prise en charge particulière.

On vous a peut-être déjà dit qu’à cet âge là ce n’est pas de la faim et qu’il vous fait marcher. C’est faux et archi-faux !
La nuit, tout le monde a faim à un moment ou à un autre lorsque le dernier repas est digéré. Nous avons simplement appris à nous rendormir en ayant faim lors de nos micro-réveils de changement de cycles de sommeil. Votre bébé, lui, n’a pas encore appris.

Certains bébés apprennent à le faire et peuvent faire leurs nuits à un mois alors que d’autres ne savent toujours pas le faire à un an. Pas de souci, tout est normal dans ce domaine.
Si les réveils de nuit de votre bébé ne vous dérangent pas, vous pouvez tranquillement attendre qu’il apprenne seul à se rendormir sans téter. Tous les enfants savent le faire un jour ou l’autre.

Mais si vous êtes épuisée, vous pouvez essayer d’accélérer un peu les choses…et mettre en place un sevrage de nuit.

Ce n’est pas la peine d’essayer si votre bébé a 3 mois, il ne peut pas encore comprendre et cela risque de ressembler à du dressage…
Par contre, à partir de 7 à 8 mois, voici ce que vous pouvez essayer de faire :

  • Attendre d’être sûre de vous et sans ambiguïté dans votre décision.
  • Expliquer à votre enfant, pendant la journée, que désormais la nuit on ne tète plus.
  • Le soir venu, lui réexpliquer brièvement et lui donner à téter comme d’habitude mais ne pas le laisser s’endormir au sein et lui apprendre à s’endormir autrement : câlin, rester à côté de lui avec une main posée sur lui, écouter de la musique douce ou chanter des berceuses,…
  • La nuit, lorsque votre bébé se réveille, aller le voir et lui expliquer que c’est la nuit et qu’on ne tète plus, qu’il pourra téter au matin et l’accompagner pour se rendormir(voir point précédent).
  • Votre enfant risque fort de ne pas être d’accord et de vous le dire haut et fort. C’est tout à fait normal et il a le droit de dire qu’il n’est pas content. Il a besoin que vous entendiez que c’est difficile pour lui et qu’il a besoin d’aide pour passer ce cap.
  • Il est alors très important de ne pas céder pour la tétée sinon, la seule chose que votre enfant apprend c’est qu’il suffit de pleurer pour que vous acceptiez qu’il tète. Il n’a alors aucune raison de s’en priver :-).
  • Par contre vous pouvez lui dire :  » Je sais que tu as faim, c’est normal et tu ne risques rien à dormir en ayant faim, tout va bien, nous sommes là pour toi ». Et bien sûr, vous êtes réellement là pour lui !
  • Petit à petit, votre enfant va trouver de nouvelles façons de se rendormir et bientôt il ne vous appellera plus (ou presque plus) la nuit.

Bien sûr, au début, cela va être nettement plus fatigant pour vous de le rendormir sans téter alors qu’il est tellement plus simple de le mettre au sein… C’est pour cela que je vous suggère de faire cet apprentissage pendant les vacances.

Vous pouvez également redouter que votre bébé réveille son grand frère ou sa grande sÅ“ur : vous pouvez leur expliquer que le bébé va apprendre à ne plus téter la nuit et qu’il risque de pleurer. Ce n’est pas grave car vous allez vous occuper de lui, ils peuvent dormir tranquille !
Si besoin vous pouvez aussi prévenir les voisins que pendant quelques nuits votre bébé va pleurer.

Enfin, votre bébé doit pouvoir s’appuyer sur vous pour passer cette étape pas simple pour lui. C’est pour cette raison que vous devez être sûre de votre décision. Si votre bébé ressent que c’est trop difficile pour vous, il ne peut pas s’appuyer sur vous et se sent complètement perdu.
Vous n’allez pas traumatiser votre bébé ! Oui il va surement pleurer mais vous n’allez pas l’abandonner à pleurer seul dans son lit pendant des heures. Vous allez au contraire l’accompagner et l’aider !

Enfin, le père peut participer à cet apprentissage. Vous pouvez vous relayer auprès de votre enfant pour l’aider à se rendormir.
Plus vous êtes tranquilles et sûrs de votre décision, mieux se passera cette étape et moins elle durera longtemps.

Par contre, si pour vous il est impossible d’entendre votre bébé pleurer (ce que je peux tout à fait comprendre), il vaut mieux attendre encore un peu que vous soyez prête.

Et pour vous, comment s’est passé le sevrage de nuit ?

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travail et allaitementQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Alors ici j’ai choisi pour mon troisième bébé de ne pas le sevrer à la reprise du travail et de conjuguer travail et allaitement, il avait 5 mois. Je ne me voyais pas couper ce lien avec lui, c’était important pour moi et puis on appréciait vraiment les moments de tétées tous les deux. De plus mon petit souffrant d’un gros problème de reflux gastro-Å“sophagien (RGO) avec une Å“sophagite impressionnante, j’ai repris il commençait tout juste a aller mieux …

Comment vous êtes-vous organisée ?

Pas simple, je suis infirmière de nuit à temps plein et j’ai trois tout petits(ma grande n’avait à ce moment là que 4 ans), je tirais la nuit au travail une à deux fois selon mes possibilités(super la salle toute sale des plannings) et si je pouvais également le soir quand j’étais de repos à la maison, je congelais. Le reste du temps quand j’étais avec lui il avait deux biberons de lait artificiel par jour épaissi (surépaissi car AR + épaississant + médocs) et mes seins le reste du temps et à la demande.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

La difficulté majeure a été de réussir à tirer, pour mes trois je n’ai jamais pu tirer beaucoup, c’était long pour avoir peu … Du coup mon fils n’avait qu’un biberon de mon lait par jour de crèche et si il avait besoin d’un second repas c’était une préparation pour nourrisson.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

La première fois que j’ai amené mon lait à la crèche, grosse grosse fierté !!! Et aussi chaque tétée du matin et surtout du soir quand j’allais le récupérer, moment intime mais aussi de grande fierté quand une maman arrivait dans la pièce de change/allaitement pendant une de mes tétées, le fait d’y arriver malgré toutes les contraintes, il a tété jusque ses 7 mois et demi passés, et un jour n’a plus du tout voulu… Je pense qu’il s’est habitué au biberon, mais c’est déjà chouette !

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

De bien réfléchir, de faire leur choix en leur âme et conscience et pas pour faire plaisir aux autres (conjoint, chefs, famille…), que rien n’est insurmontable, on trouve toujours des solutions (pour tirer, pour aider bébé …) et de s’entourer de bons conseils.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui sans hésiter !!! J’essaierais juste que ça ne s’arrête pas si vite !!! Mais avec un bébé malade que les médecins voulaient sevrer dès ses 2 mois c’est déjà pas mal … C’est une organisation pas facile surtout quand il y a des aînés mais c’est tellement magique cette douceur et ce lien !!!

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revue de presse allaitementVoici l’actualité allaitement du dernier mois :

– De nombreuses études intéressantes sont sorties :

– Une initiative mise en place par des hôtels pour les mères allaitantes qui voyagent.

– L’âge de la diversification alimentaire chez le bébé Néandertal.

– Un témoignage précieux sur le réflexe d’éjection dysphorique.

– L’HAS propose la MAMA comme contraception, une grande première !

Un excellent article sur comment aider les femmes qui tirent leur lait.

– Toujours les excellents articles de Maman Eprouvette :

– Un excellent article : Pourquoi dire qu’allaiter est bon pour la santé n’est pas en soi culpabilisant.

– Enfin, vous pouvez désormais me suivre sur Pinterest pour de nombreuses images allaitement.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

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Voir l’onglet Revues de presse.


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période d'adaptation et allaitementLorsque votre bébé entre en crèche ou est accueilli par une assistante maternelle, il est habituel de faire une période d’adaptation dont la durée varie selon les établissements et les personnes.

Cette période d’adaptation et allaitement n’est pas toujours facile lorsque son bébé refuse le biberon.

Dans beaucoup de crèches, on demande à la mère de donner le biberon à la crèche pendant cette période. Or lorsqu’un bébé refuse le biberon, il ne comprend pas pourquoi maman lui propose un biberon alors que le sein est à portée de bouche. Je suggère en général d’éviter cette étape et de laisser la crèche ou l’assistante maternelle donner le biberon.

Mais même ainsi, certains enfants continuent à refuser le biberon. Dans certains cas, allonger la période d’adaptation peut être une bonne idée. Une lectrice de ce blog nous a donné ce témoignage :
« Nous avons la chance de très bien nous entendre avec l’assistante maternelle qui garde notre fille. Nous avons aussi pu faire une adaptation très progressive : trois semaines en tout avant de faire une « vraie semaine » en avançant demi heure par demi heure. Pendant un temps, j’ai emmené ma fille dès le réveil pour qu’elle ait vraiment besoin du biberon et l’accepte. Cette longue adaptation nous a permis d’échanger, de discuter, de chercher ensemble des solutions pour qu’elle accepte le biberon. L’assistante maternelle qui était septique sur un temps d’adaptation si long a dit ensuite qu’elle le proposerait à d’autres parents parce que cela avait vraiment été bénéfique pour elle et notre fille. »
Cette solution peut très bien convenir aux familles qui ont le temps.

Certaines crèches ou assistantes maternelles proposent à la mère de l’appeler quand leur bébé a faim s’il refuse le biberon, pour qu’elle puisse venir donner une tétée.
Cette solution peut être une bonne idée si vous êtes disponible pour venir mais c’est assez rarement le cas et c’est souvent un bon moyen pour que le bébé continue à refuser le biberon. Il comprend vite que s’il refuse, maman va venir donner à téter : pourquoi s’en priver ?
Cette solution peut donc convenir au début de la période d’adaptation mais ne peut pas perdurer. Il est alors important de rester ferme avec la personne qui s’occupe de votre enfant. Si votre bébé refuse de manger, il a le droit de vous attendre pour téter, ce n’est pas grave et il ne risque rien.

Bien sûr, le dialogue avec la personne qui s’occupe de votre enfant est primordial pendant cette période d’adaptation car cela permet d’établir une relation de confiance pour le plus grand bien de votre enfant, de vous et de la personne qui s’occupe de votre enfant.

Et pour vous, comment s’est passée la période d’adaptation de votre bébé ?

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Prix-Maman-Travaille2

DR C. Ananiguian pour Maman travaille

J’étais hier à la Journée Maman Travaille. Ce fut une très belle journée !

Lactissima était finaliste du prix Maman Travaille et je suis très heureuse d’avoir pu présenter cette action devant un public qui ne connait pas toujours cette problématique de l’allaitement au travail.

C’est Avis de Mamans qui a gagné le prix du public et BBBook a remporté le prix du jury. Bravo à eux ! Lactissima est arrivé 3e des votes du public. Un résultat qui me ravit !

Le reste de la journée a été passionnant et je vous engage fortement à venir à la prochaine journée !

Bravo à toute l’équipe d’organisation pour une manifestation sans faute !

Vous y étiez ? Partagez vos impressions avec nous !


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Travail et allaitementTravail et allaitement : quand j’ai repris le travail, j’ai décidé de continuer à allaiter, mon fils avait 2 mois 1/2, c’est tellement petit et puis j’ai choisi de prendre un congé parental à mi-temps de 6 mois. Je travaillais deux matinées plus une journée en continue. Les matinées il était gardé par ma mère et la journée continue il allait à la crèche.

Les matinées, je donnais une tétée avant de partir au travail et je croisais les doigts pour qu’il tienne jusqu’à mon retour, sinon ma mère lui donnait du lait que j’avais tiré la veille ou du lait congelé au biberon (tommee tippee pour éviter la confusion sein/tétine qui était ma grande angoisse). Puis à mon arrivée, il avait encore une tétée. Il a très vite pris le rythme d’attendre mon arrivée et ne prenais pas de bib (malin le bonhomme) je tirais mon lait une fois au bureau avec un tire-lait électrique double pompage.

Pour les journées complètes, la crèche acceptait le lait congelé qui était donné au biberon et moi je tirais mon lait environ trois fois dans la journée. Il m’arrivait de tirer aussi avant d’aller me coucher pour être sure d’en avoir d’avance.

Je ne suis pas une grande productrice de lait, je tirais sur les deux seins en 20 min entre 150 et 210 ml de lait mais au début c’était entre 80 ml et 120, c’était assez désespérant j’ai donc essayé de mettre en place des stratégies : bricoler un soutien gorge pour avoir les mains libres, je regardais des vidéos de mon fils ou jouait à un jeu sur mon téléphone, parfois j’appelais mon chéri.. le but étant de ne pas penser que j’étais au travail avec une machine accrochée à mes seins, il suffisait que j’entende mon patron dans la pièce à coté ou que quelqu’un qui avait oublié que j’étais en train de tirer mon lait essaie d’ouvrir la porte et c’était foutu, je ne tirais presque rien.

C’était parfois contraignant, ça demande de l’organisation mais quelle satisfaction de savoir que mon fils ne buvait que mon lait, ce qu’il y a avait de plus sain et de plus adapté à ses besoins ! Et quelle double satisfaction lorsque l’on s’est rendu compte qu’il était intolérant aux PLV (protéines de lait de vache) !

Finalement, j’ai réussi à tenir bien plus longtemps qu’espéré. J’ai repris à temps pleins lorsqu’il avait 8 mois ½ et pour moi impossible d’imaginer le sevrer, j’ai donc continué à allaiter en gardant deux tirages par jour pour entretenir la lactation, vu qu’il était diversifié et qu’il buvait moins de lait, je donnais le surplus au lactarium. J’ai arrêté de tirer mon lait vers 10 mois, et j’ai gardé deux tétées par jours en semaine et un peu plus en week-end jusqu’à ses 17 mois.

Actuellement j’attends mon 2ème enfant, je ne sais malheureusement pas si je pourrai à nouveau prendre un congé parental à mi-temps pendant 6 mois, si j’en ai la possibilité je le referai sans hésiter, si je ne peux pas je verrai quelle organisation mettre en place pour continuer à allaiter mon enfant le plus longtemps possible avec mon lait en exclusif !

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journalL‘actualité allaitement du mois écoulé :

– Une étude sur l’influence des pratiques alimentaires sur les caries du nourrisson.

– Une étude sur le rôle du père dans la réussite de l’allaitement.

– Un très bel article sur l’allaitement d’un bébé souffrant d’allergies multiples.

Jack Newman nous régale d’un article sur la tyrannie de la balance.

– Un article sur une production de lait suffisante.

– Maman éprouvette nous parle d’allaitement et dépression, de tabac et allaitement, d’un super pouvoir du lait maternel, de fer et allaitement.

– Un excellent article sur comment voyager lorsque l’on tire son lait !

– L’importance de l’allaitement dans le sommeil des bébés.

– Un bon article qui explique comment donner le biberon en respectant le bébé : ses besoins physiques et psychologiques.

– Lorsqu’une femme est en soins intensifs et son bébé en neonat, il est possible qu’un membre de sa famille ou le personnel soignant tire le lait de la mère pour lancer la lactation.

– Un témoignage très complet d’une maman partie en WE sans son bébé allaité.

– Un excellent article qui explique tout sur la molécule HAMLET présente dans le lait maternel et qui agit contre le cancer.

– La polémique enfle sur l’affaire Célio.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.


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