• allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

L’allaitement était avant même la naissance de ma fille une évidence ! J’ai été amenée à reprendre le travail à ses 6 mois, une reprise un peu chaotique avec un mode de garde qui n’a pas convenu et du rafistolage (ma maman, des congés sans soldes pour moi…) jusqu’à ses 10 mois pour me permettre de travailler. Mais de toute façon la poursuite de l’allaitement n’était pas négociable. Parce que je suis persuadée de l’importance pour la santé de ma fille de la poursuite de l’allaitement, mais aussi de l’importance qu’a la relation qui nait de l’allaitement pour sa sécurité émotionnelle et son équilibre cognitif.
Je ne suis pas en train de dire que les mamans qui choisissent de ne pas allaiter ou de ne pas poursuivre l’allaitement à la reprise du travail sont dans le faux, je partage juste un sentiment profondément ancré en moi qui fait que depuis très longtemps, avant d’être enceinte, je défends l’allaitement comme étant indissociable de la maternité.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Ma petite gloutonne tète 3 à 4 fois la nuit depuis notre sortie de la maternité (14 mois maintenant). Du coup la dernière tétée de la nuit se fait vers 5h30 et avant de partir je lui propose une petite tétée. Au début, elle venait de commencer la diversification et la tétée était copieuse, et maintenant que je lui propose un fruit et du pain au petit déjeuner, la tétée varie en fonction des jours, et de la durée de la dernière tétée «nocturne».
Et puis j’ai loué un tire-lait compact et sans fil que je promène avec moi au travail et lors de mes déplacements. Je tire mon lait le midi et vers 16h00 ce qui me permet en moyenne d’avoir 170 à 220 ml par jour.
Mon petit crapaud n’a jamais tété beaucoup au biberon, elle boit maximum 160 ml chez ses nounous. Du coup je congèle le surplus ce qui me permet d’être plus sereine.
Ce qui est vraiment facilitant pour moi c’est que je dispose d’un bureau dans lequel je suis seule et qui me permet de tirer mon lait en toute discrétion et sérénité. Et par ailleurs je dispose d’un point d’eau et d’un frigo, ce qui m’apporte une réelle sérénité quant au respect de la chaine du froid et l’hygiène.
Aujourd’hui c’est une routine bien huilée, la tétée du matin avec le petit déjeuner, je tire mon lait après mon déjeuner (12 minutes au total pour obtenir 170 ml), éventuellement si mon emploi du temps me le permet je tire de nouveau mon lait vers 16h30 (12 minutes pour environ 120ml) et hop direction la Maison d’Assistantes Maternelles pour chercher mon crapaud.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je retiens 3 difficultés majeures :
– Le plus difficile a été « l’avant reprise ». Je me suis créé des angoisses de toutes sortes. Aussi j’ai parcouru des heures et des heures des forums, et notamment celui de Véronique, qui me permettait de me projeter avec des témoignages rassurant mais aussi alimenter mes angoisses : confusions seins tétines ? quelle tasses à bec choisir (je refusais de lui proposer le biberon et au final j’ai cédé après quelques jours d’essais chez sa première nourrice) ? comment argumenter auprès de la nourrice pour l’utilisation de la tasse à bec vs le biberon ? comment faire comprendre le rythme spécifique de tétées (maximum 10 minutes) mais jusqu’à 25 tétées par jours ?

– Les premières fois avec le tire lait ne furent pas concluantes … 20 ml maximum. Et plus l’angoisse de ne pas parvenir à constituer un stock de lait était présente, moins je tirais mon lait efficacement, surtout que pendant ce temps, ma fille tétait allègrement, ce qui ne me laissait pas beaucoup de marge de manœuvre. J’ai fini par relâcher la pression et j’ai réussi à tirer de quoi nourrir ma fille 2 jours en lait congelé et le lait frais a pris la relève naturellement dès le deuxième jour de garde.

– Je dois toujours anticiper mes déplacements pour permettre le biberon du petit déjeuner donné par son papa, ceux de la journée et celui du soir avant que je rentre mais aussi ceux du lendemain. Les semaines qui précèdent, j’essaye de tirer plus pour stocker plus…. Et c’est toujours dans ces moments que des aléas vous tombent dessus : réunions qui s’éternisent, votre bébé qui tombe malade et vous restez avec lui… Mais j’y suis toujours parvenue, souvent dans le stress, mais le résultat était là. Le problème lors des quelques déplacements d’une journée (départ 5h00 retour 20h00) que j’ai été amenée à faire, c’est que je tire mon lait sans volonté de le conserver (chaine du froid pas respectée et je suis un psychorigide sur ce sujet). Du coup tirer son lait aux toilettes me coupe le réflexe d’éjection et savoir qu’une fois tiré, c’est direction « égouts » renforce la difficulté. Ces soirs là quand je rentre j’ai les seins comme des pastèques et ma fille a pour mission de téter !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Je ne vais pas mentir, la reprise du travail n’était pas pour moi un plaisir et si je l’ai fait c’est uniquement pour une raison financière. Alors parler de meilleurs moments…. Non je n’en ai pas eu. Pour autant c’est vrai qu’on parle souvent de la tétée retrouvaille, c’est devenu pour nous aussi un rituel doux qui nous amène, ma fille et moi, à ne rien faire pendant 10 minutes après notre arrivée à la maison. Juste être toute les deux. Et parfois même l’impatience a fait que je me suis assise sur le petit meuble à chaussures dans le sas d’accueil de la MAM ou ma fille est accueillie pour lui donner le sein…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Écoutez votre cœur !!!!! Sincèrement, si votre bébé et vous n’avez aucune envie de mettre un terme à ce lien si doux qu’est celui de l’allaitement, alors donnez-vous les moyens et foncez !
Trouvez un tire-lait qui est compact qui vous permet de transporter votre lait avec des blocs de glaces. Trouvez-vous un endroit sur votre lieu de travail qui vous permet de tirer sereinement votre lait. Et en avant l’aventure !
Sincèrement ne vous arrêtez pas pour le regard des autres ou de votre hiérarchie. Il m’arrive de faire ma petite vaisselle quand certains de mes collègues (majoritairement des hommes) se trouvent en salle de pause. Au début j’étais discrète et maintenant je continue de l’être mais j’assume totalement la démarche surtout que la plupart sait que je tire mon lait. A une collègue avec laquelle je m’entends bien je dis « je vais au pré». Pour les mamans dont le métier est moins sédentaire que le mien, je pense que c’est une question d’habitude, une voiture peut devenir un endroit serein si on s’y sent bien à condition d’avoir de quoi stocker son lait convenablement.
Et puis surtout n’écoutez pas vos proches, vos amis, votre belle-famille, éventuellement vos parents, vos collègues et même trop souvent nos médecins qui vous diront que l’allaitement n’a pas de sens sur le long terme, que votre lait n’est plus bon, que cela vous fatigue trop, que vous devriez donnez du lait maternisé… j’ai une collègue qui vit l’aventure elle aussi et elle réponds à la question « tu comptes l’allaiter jusqu’à quand ? bah jusqu’à ses 18 ans et après elle choisira … »

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Bref, si c’était à refaire…. Sans hésitation oui je le referais ! En revanche, j’essayerais de ne plus me prendre la tête et d’angoisser avant l’heure (facile à dire…), en tout cas pour mon deuxième je me ferai confiance et surtout je lui ferai confiance. C’est ce qui m’a fait rater quelques doux moments d’endormissement au sein parce que pendant que mon crapaud tétait en fermant ses jolis yeux, moi je cherchais compulsivement sur internet des réponses à mes angoisses. Mais bon, il fallait bien avoir une première fois. Reprendre le travail c’est déjà renoncer à une partie de son rôle de maman, c’est accepter les règles d’une tierse personne qui vous impose plus ou moins sa façon de faire pour votre petit bout, alors continuer à lui permettre de boire notre lait, c’est un peu l’accompagner pendant notre absence.
Aujourd’hui ma fille a 14 mois, elle est diversifiée depuis ses 6 mois et continue à téter à la demande, et je continuerai jusqu’au sevrage naturelle. Pour finir, si je peux conseiller un ouvrage, certes très psychosociale, mais tellement décomplexant pour tout parents qui s’engage dans l’aventure de l’allaitement : « L’allaitement long expliqué à mon psy, mon généraliste mon pédiatre, ma voisine…, Agnès Vigouroux, Editions du Hêtre, 2015. »

Je vous souhaite à toutes un bel allaitement !!

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des articles :

– Des études :

– Mes réponses d’experte pour le site magicmaman :

– Un dessin très réaliste :

– Une idée géniale pour tirer son lait en mains libres.

– Des photos :

– Par une maman  : « une bonne surprise sur le papier entourant le pain en plein Paris. »

– 2 hôpitaux que j’ai accompagné vers le label IHAB ont été certifiés ou recertifiés : Chateaubriant et St Dié des Vosges.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

 

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sevrage en douceur

Je suis régulièrement contactée, sur ce blog, sur les réseaux sociaux ou pour des consultations, par des mères qui souhaitent faire un sevrage en douceur de leur enfant, en évitant les pleurs, de manière à ce que ce soit facile pour leur enfant.
Je comprends très bien cette demande : on souhaite toujours le meilleur pour son enfant et pouvoir lui épargner les difficultés.

Mais j’ai une mauvaise nouvelle : cette demande est totalement irréaliste ! Je vous explique pourquoi.

Un enfant que l’on allaite à la demande aussi longtemps qu’il le souhaite, s’arrête tout seul de téter lorsqu’il n’en a plus besoin. Il s’arrête en général entre 2 et 5 ans. Ce sevrage que l’on appelle naturel se passe en général très bien et est facile pour l’enfant car il intervient au moment où l’enfant est totalement prêt à passer à autre chose. C’est la seule forme de sevrage facile pour un enfant.

A partir du moment où ce sont les parents qui induisent le sevrage, avant que l’enfant soit prêt, c’est forcément une étape difficile pour l’enfant, car justement il n’y est pas prêt.
Il a toujours besoin de téter et on lui demande d’arrêter : forcément c’est difficile et frustrant.
S’il s’agit d’un bébé de moins de 3 mois, on peut trouver cela facile car le plus souvent le bébé prend les biberons assez facilement. Pourtant c’est la période la plus difficile pour sevrer un enfant car c’est le moment où les tétées sont le plus importantes pour lui. Mais il n’a pas encore les moyens de vous dire qu’il n’est pas d’accord donc les parents pensent à tort que c’est facile. A cet âge là, quand on sèvre un bébé, il est primordial de remplacer les tétées par beaucoup de contacts physiques : câlins, portage, massage,…

Par la suite, plus l’enfant grandit, plus il a les moyens de vous dire qu’il n’est pas d’accord : refus du biberon, recherche du sein, pleurs, grosses colères,…
Lorsque l’on veut sevrer un enfant de 18 mois par exemple, il sait très bien dire qu’il n’est pas d’accord et pas content, que c’est difficile pour lui. Il le dit haut et fort et les parents pensent donc que c’est plus difficile pour un enfant de 18 mois que pour un bébé de 2 mois d’être sevré. C’est faux ! L’enfant de 18 mois a tout un bagage de réassurance qui lui permet de mieux gérer cette difficulté qu’un bébé de 2 mois. Par contre, il sait beaucoup mieux exprimer sa difficulté.

Tout cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas sevrer un enfant ! Il est tout à fait légitime qu’une mère souhaite, pour des raisons qui lui sont propres et ne sont pas discutables, sevrer son enfant avant qu’il ne le fasse seul.
Mais vous devrez affronter la situation en toute conscience et faire face à l’idée que ce ne sera pas facile pour votre enfant. Il va y arriver, toujours, mais c’est difficile pour lui.

Affronter la situation veut dire accepter que votre enfant pleure et vous exprime son désaccord. Accepter de lui dire : « Je comprends que ce soit difficile pour toi, tu peux pleurer si tu en as besoin, je vais t’aider et te garder dans mes bras et tu vas y arriver. »
Beaucoup de parents, à ce stade, cherchent une échappatoire : laisser l’enfant aux grands-parents pendant une semaine, mettre un produit désagréable sur les seins, demander au père de gérer les nuits,…
Mais cela n’aide pas votre enfant, je dirais même que c’est une lâcheté de la part des parents : refuser d’affronter la difficulté du sevrage pour leur enfant et laisser leur enfant y faire face seul…

Vous devez être présents pour votre enfant lors de ce moment difficile et le rassurer, l’aider.
Vous devez accepter l’idée que vous lui imposez votre décision et l’accompagner.

Plus vous resterez zen et attentif à votre enfant, mieux cette étape se vivra pour lui.

Donc gardez en tête qu’un sevrage n’est jamais facile pour votre enfant, sauf s’il vient de lui, et que vous devez affronter cette difficulté avec lui.

Et vous, comment avez-vous affronté le sevrage de votre enfant ?

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Je suis la maman d’un petit garçon de 3,5 mois que j’allaite exclusivement depuis sa naissance. Depuis 2 jours (oui c’est tout frais) j’ai repris le travail et j’ai décidé de donner mon lait à la nourrice.

A partir de 1 mois et demi j’ai commencé à tirer mon lait pour en faire un petit stock au congélateur. Mon fils tétait et de l’autre sein je tirais mon lait (tire-lait Kitett Fisio en location). J’étais assez dubitative parce que je tirais environ 200 ml par jour ce que je trouvais peu mais mon médecin qui s’y connait bien en allaitement puisqu’elle a allaité sa fille jusqu’à 2 ans et demi m’a dit que c’était une très bonne « consommation » puisque mon fils continuait à téter toute la journée. J’ai réussi à me constituer un stock d’un peu plus de 2 litres au congélateur (avec le recul et pour un second allaitement je pense que je m’y prendrai plus tôt et de façon plus régulière pour avoir un stock plus conséquent).

Comme je suis une maman assez stressée et angoissée nous avons décidé avec le papa d’habituer notre fils au biberon environ un mois avant la reprise. Premier essai (avec papa, moi à l’étage) avec une tétine Calma de Medela, mon fils a bu 90 ml. Deuxième essai (toujours papa et même tétine) : refus (je n’étais pas très loin et il était affamé…). Troisième essai (avec la mamie et même tétine) : 60 ml mais beaucoup de mal à prendre le biberon.
Voyant la reprise arriver à grand pas nous avons donc décidé de changer de tétine : Biberon Mam avec tétine débit 2. Mon fils a englouti le biberon et n’a plus voulu le sein de toute la journée, ça coulait plus vite que le sein et c’était plus facile. J’en ai pleuré toute la journée. Puis j’ai tenté de lui redonner la nuit quand il commençait à peine à se réveiller et il a repris le sein. Par la suite nous avons décider que ce serait seulement la nounou qui lui donnerait le biberon et nous avons pris une tétine nouveau né (débit 1).

A la reprise du travail (soit au 3,5 mois de mon fils) et un peu avant pendant l’adaptation, la nounou lui a donné le biberon pendant qu’elle le gardait et il l’a très bien pris. Quand j’allais le récupérer il prenait volontiers le sein que je n’avais pas « vidé » en son absence pour qu’il soit plein et qu’il ne râle pas parce que ça n’allait pas assez vite.

Aujourd’hui après deux jours de travail, voilà comment ça se passe : la nuit et le matin avant de partir travailler, il tète (environ 2-3 tétées), je tire mon lait à la dernière tétée avant de partir (mon fils sur un sein et tire-lait pour l’autre) et je récolte environ 80 ml.
Le midi, comme j’ai la possibilité de rentrer chez moi, je tire mon lait (double pompage) et j’obtiens environ 180 ml.
Le soir en rentrant (18h) soit il réclame une tétée de retrouvaille (c’était le cas hier) soit il dort (c’est le cas aujourd’hui) et du coup je tire mon lait sur le sein qu’il ne prend pas (environ 80 ml). Le soir il prend 2 tétées soit 4 à 5 tétées par jour environ et un tirage de lait de 340 ml environ.
Pour l’instant je donne à sa nourrice 400 ml de lait pour une garde de 9h à 18h mais sur les 2 jours il n’a pris que 300-310 ml à la journée, répartis sur 4 biberons. Comme je tire un peu le week-end et que pour l’instant je tire plus que ce qu’il consomme, j’ai toujours un peu d’avance sur le jour d’après et je n’ai pas besoin de piocher dans mes réserves de surgelé.

Je reviens après presque trois semaines complètes de travail pour vous faire part de l’évolution de ma situation. Pour l’instant tout se passe à merveille.
Très rapidement mon fils est passé d’une consommation de 300-310 ml en 4 biberons à une consommation de 300-310 ml en 3 biberons (vous aviez raison, sa consommation par jour ne varie quasiment pas de jours en jours, parfois 290, parfois 330 mais jamais au delà). Du coup alors qu’au début je fournissais 400 ml à la nounou, je commence petit à petit à diminuer mes doses données pour maintenant lui donner 340 ml. Cela me permet de moins me stresser sur la quantité que je tire par jour et de moins me mettre la pression.

Au début je lui fournissais un biberon de 150 ml et un autre biberon recharge de 250 ml qu’elle versait au fur et à mesure dans le premier biberon pour compléter sauf qu’au bout d’une semaine je me suis rendue compte que l’odeur du premier biberon était très forte, un goût très désagréable… J’ai pensé de suite (grâce à votre site) à un problème de lait prédigéré mais après avoir fait un test de laisser 20 ml au frigo pendant 5 jours et de le goûter tous les jours je me suis rendu compte que le problème ne venait pas de là. Je pense (mais je n’en suis pas certaine) que le problème venait peut être du fait que le lait du premier biberon était réchauffé plus de 2 fois puisque je lui fournissais 150 ml, qu’il buvait ce qu’il voulait, que la nounou complétait avec la recharge et ainsi de suite tout au long de la journée. Du coup il y avait toujours un reste de lait qui était réchauffé plus de deux fois.
Maintenant je lui fourni 3 biberons numérotés. Le premier contient le lait qui reste de la veille (et qui a été réchauffé 1 fois) et les deux derniers du lait frais (s’il en reste après la journée dans ces deux biberons il serviront pour le lendemain et ainsi de suite). Niveau quantité des biberons pour l’instant on tâtonne un peu puisque mon fils ne prends pas la même quantité à chaque fois. Souvent le biberon de 10 h il boit moins (donc actuellement je lui mets 100 ml), celui de 13 h un peu plus (donc je lui met 130 ml) et celui de 16 h est de 110 ml (sachant que je le récupère 2 h après il patiente sans soucis).

Et toujours tétées à volonté à la maison : deux tétées de nuit, une au matin, et le soir entre une à deux tétées. Ici on n’a pas souvent la tétée des retrouvailles parce que la plupart du temps il dort en rentrant de chez la nounou donc la tétée des retrouvailles se couple avec la tétée du soir.
Sinon pour tirer le lait je le fais toujours en trois fois :
– le matin sur un sein pendant qu’il tète l’autre.
– le midi sur les deux seins (le tirage le plus difficile parce que bébé n’est pas là et qu’il faut que je mange en même temps le tout en 30 min :/ ).
– le soir sur un sein pendant qu’il tète l’autre.
Pour l’instant ça fonctionne bien, on croise les doigts pour que ça continue (et au pire j’ai deux litres de lait au congélateur en cas de coup dur).
Voilà j’espère que ça pourra aider d’autres personnes.

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  • allaiter et travaillerQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Pour moi, allaiter était une évidence. Je voulais donner mon lait en cadeau à ma fille, au moins essayer. J’avais lu des témoignages avec des sevrages non voulus et des regrets. Mon but est un allaitement sans regret quelle que soit sa durée.
Allaiter en travaillant fût une question que je me suis posée très tôt dans la grossesse car je suis aide-soignante, avec des horaires postée très irréguliers et des nuits de temps en temps. Plus je m’informais sur comment tirer son lait, plus je trouvais cela impossible jusqu’au jour où j’ai lu le témoignage d’une infirmière qui l’avait fait !! Alors pourquoi pas moi ?
J’ai repris le travail à plein temps à la fin du congé maternité, aux 2 mois 1/2 de ma puce.
Aujourd’hui, elle a 11 mois, en pleine santé et toujours allaitée.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai commencé à tirer mon lait dès la naissance pour m’habituer et désengorger mes seins entre 2 tétées. J’ai pu trouver le tire-lait qui me convenait, l’électrique double avent Natural et faire quelques réserves.
Avec la reprise du travail, j’ai un rythme par poste, je tire quand ma fille dort (avant ou après le boulot) et une fois par poste pendant ma pause (20min). A la maison, c’est tétée à volonté.
Je m’installe dans une des salles de bains de l’établissement (je travaille en EHPAD) et peux mettre le lait dans le frigo de notre salle de pause.
J’ai acheté 2 lots de téterelles, un pour la maison et un pour le boulot. Comme ça, mon sac est toujours prêt et je n’ai pas de vaisselle à faire juste avant de partir travailler. Je lave tout une fois rentrée. Avec la technique du frigo, je n’ai qu’une vaisselle par jour à la maison, ce qui est plutôt confortable.
Je laisse au frigo le lait qui sera consommé le lendemain et congèle le reste.
Ma fille est gardée par mon mari, homme au foyer et a donc mon lait en mon absence. Elle garde le même rythme de tétées qu’en ma présence.
Toute la famille a été formée à la conservation du lait. Ainsi, j’ai pu laisser des stocks chez ma mère et ma belle-mère qui m’ont beaucoup aidée. Ma puce a souvent dormi chez l’une ou l’autre.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Le fait que ce soit mon premier enfant donc pas d’expérience pour l’allaitement et beaucoup de questions.
Un mauvais démarrage de l’allaitement. Ma fille tétait avec ses gencives car j’avais les seins très dur au début. Elle ne buvait presque rien, pleurait beaucoup et j’avais les seins irrités et douloureux.
Elle s’est mise en économie d’énergie, ne grossissait plus. J’ai dû faire un tire-allaitement pendant un mois pour qu’elle puisse reprendre des forces avant de réapprendre à téter.
Elle a su téter correctement juste avant que je reprenne le travail. Un déchirement pour moi d’avoir eu à utiliser le tire-lait tous les jours avant ma reprise.
Le pédiatre qui me demande sans cesse des quantités de lait par biberon et fait les gros yeux dès que je dis que j’allaite encore.
Le manque d’exemple dans mon entourage et sur internet concernant ma profession et l’allaitement.
La fatigue du travail, d’un bébé qui dort peu, pleure (hurle) beaucoup et un emploi du temps draconien pour maintenir une lactation suffisante. Beaucoup de découragements.
La peur de ne pas « produire » assez, de faire une dépression ou de devoir arrêter et regretter.
Le fait de laisser son bébé et de partir. 2 mois ½ c’est beaucoup trop tôt.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Le soutien de mes collègues qui ont respecté ma décision.
La première tétée sans douleur vers les 1 mois de ma puce.
Elle avait 5 mois quand j’ai pu abandonner le tire-lait pour une semaine de congés. Un rêve !
L’aide de ma famille, qui a régulièrement gardé ma fille la nuit pour que je puisse dormir. Environ une fois par semaine depuis ma reprise jusqu’à ses 9 mois.
Quand j’ai découvert le blog A tire-d’Aile. Très utile pour me remonter le moral et m’aider à persévérer. Merci encore à Véronique Darmangeat et à tous les témoignages.
Les tétées de retrouvailles et voir mon bébé apaisé après. Son air réjoui et empressé quand elle sait qu’elle va téter.
La sage-femme spécialiste en lactation qui m’a aidée à remettre ma fille au sein et à reprendre confiance en moi après le tire-allaitement.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je souhaiterais leur dire que si elles souhaitent allaiter et travailler, c’est possible. Peut-être difficile mais possible. Il faut s’adapter, s’accrocher, c’est une aventure unique et passionnante.
L’aide est finalement peu visible en France mais elle existe et ça vaut le coup de persévérer. On en retire beaucoup d’estime et de confiance en soi.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je prendrais la même décision.
Cependant, je reprendrais le boulot le plus tard possible et éviterais mes erreurs de débutante qui m’ont conduite au tire-allaitement. C’était vraiment une épreuve épuisante.

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des articles :

  • Conseils pour une bonne mise en place de l’allaitement.
  • En quoi le lait humain et le lait industriel sont-ils différents ?
  • Du sein au biberon : combien de lait le bébé doit-il prendre ?
  • Les Fakes du Net.
  • Réponse d’expert : « Ma fille de 17 mois ne se nourrit qu’au sein »
  • Une excellente mise au point sur l’usage de la dompéridone au cours de l’allaitement.
  • Petits seins, alcool, contraception: Le vrai du faux sur l’allaitement.
  • Réponse d’expert : « Mon bébé ne tête qu’un sein… Que faire ? »
  • Des explications sur allaitement et cancer du sein.

– Des études :

– Des recommandations internationales ou nationales :

  • Le nouveau document de l’OMS fournissant des lignes directrices pour l’allaitement en maternité et néonatologie. Ces recommandations sont fondées sur les preuves.
  • Vous souhaitez que l’allaitement fasse l’objet d’une politique de santé publique ? C’est le moment de donner votre avis !
  • Le Haut Comite de Santé Publique vient de publier les propositions pour le PNNS 2017-2021. Page 82, vous trouverez les recommandations sur l’allaitement.

– Un joli témoignage d’allaitement.

– Des nouvelles du Centre allaitement Véronique Darmangeat :

  • Le Centre allaitement Véronique Darmangeat possède une salle de formation proposée à la location.
  • Le Centre allaitement Véronique Darmangeat élargie sa zone d’intervention pour les visites à domicile !

  • Une 3e consultante en lactation a rejoint le Centre allaitement Véronique Darmangeat, il s’agit de Martine Vergnol.
  • Parce qu’un bébé a besoin d’être beaucoup porté, et que cette proximité favorise l’allaitement, le Centre allaitement Véronique Darmangeat propose des cours de portage, individuels ou collectifs.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

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Un petit peu de technique pour aujourd’hui, nous allons parler du réflexe nauséeux.

Si vous mettez quelque-chose au fond de votre bouche, vous avez très vite envie de vomir : c’est ce que l’on appelle le réflexe nauséeux. Normalement, chez les bébés, ce réflexe est placé très loin en bouche pour pouvoir placer le mamelon presqu’à la limite entre le palais osseux et le palais mou (n’essayez pas d’aller chercher cette zone sur vous, vous allez vomir…). Un bébé peut donc téter un doigt en l’amenant très loin en bouche sans être gêné.

Mais certains bébés ont un réflexe nauséeux trop avancé en bouche et dès que quelque-chose arrive vers le milieu du palais, ils déclenchent un réflexe nauséeux.
Bien sûr, c’est très gênant pour téter car dès que le sein se place bien en bouche, le réflexe nauséeux se déclenche et le bébé se met donc à mal prendre le sein pour ne pas déclencher ce réflexe : il referme la bouche et ne prend plus une large part de sein en bouche, il ne prend que le mamelon pour ne pas être gêné.

Dans un précédent article, je vous ai parlé des tétines de biberon à choisir pour qu’un bébé ne confonde pas la succion au sein et au biberon. Je vous ai proposé de choisir des tétines longues et de les placer en fond de bouche.
Evidemment, si votre bébé a un réflexe nauséeux hyperactif, ce genre de tétine ne va pas du tout lui convenir et dès que l’on va placer la tétine loin en bouche, il va être mécontent et tenter de se dégager.

Pour ces bébés, on va donc choisir une tétine différente : on va chercher une tétine courte mais qui permette quand même au bébé de prendre la base de la tétine en bouche, pour que le placement de langue ne soit pas catastrophique.
Dans ce cas, je propose en général d’utiliser la tétine Mam qui répond à ces critères.

Bien sûr, c’est l’observation de votre bébé qui doit primer : s’il est plus à l’aise avec une autre tétine et qu’il place sa langue sous la tétine, pas de souci.

Et vous, quelle tétine avez-vous utilisé pour votre bébé avec un nauséeux hyperactif ?

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