sevrageJ’ai 30 ans et je suis maman d’une petite fille de 20 mois. Il m’avait toujours paru normal d’allaiter, même si je n’avais pas beaucoup d’exemples d’allaitement bien établi autour de moi, mais la naissance d’un bébé par césarienne dans mon entourage et le désarroi de la maman qui n’arrivait pas à l’allaiter à la maternité m’a alarmée : non, allaiter un enfant ne va pas de soi, il faut être préparée. Une autre histoire de maman désirant allaiter, à qui l’on administre par erreur un médicament « anti-montée de lait » à la maternité, m’a également choquée. Pendant ma grossesse, j’ai donc chercher à me renseigner un maximum afin d’être « prête ». Une maman m’a prêté le livre du Dr Thirion « De la naissance au sevrage » que j’ai lu studieusement. Au final, mon état d’esprit était le suivant : se méfier des mauvais conseils (au point de ne faire confiance à personne sur la question de l’allaitement) et ne faire confiance qu’à ma nouvelle « bible ».

J’ai donc choisi d’accoucher dans une clinique qui venait de recevoir le label « Amis des bébés » en précisant bien au personnel médical que je voulais à tout prix allaiter. Tout s’est déroulé parfaitement, ma fille a rampé vers mon sein à la naissance, et l’allaitement s’est parfaitement mis en place, sans souci particulier. Sa prise de poids était parfaite.

La question du tire-lait s’est rapidement posée en prévision d’un mariage vers ses 2 mois. Après moult renseignements sur internet, mon choix s’est porté sur le Medela Freestyle (compact, pratique et discret) et les biberons Calma (qui d’après le fabriquant, interférait peu avec la prise du sein). Sur les conseils de la sage-femme, j’ai attendu 1 mois avant de commencer à tirer un peu de lait. J’ai été rassurée de voir que je pouvais tirer mon lait et très fière de ma fille lorsqu’elle a englouti son 1er biberon dans les bras de son père.

Vers 1.5 mois, ma fille a enfin (?!) accepté de prendre la sucette que j’essayais de lui faire prendre depuis 2 semaines. Cela m’a beaucoup soulagée (je restais souvent entre 30 et 60 min à lui donner le petit doigt le soir dans son lit pour qu’elle s’endorme) et m’a permis de souffler un peu pendant la journée et de manger un déjeuner autrement qu’au lance-pierre. [Avec le recul, j’aurais peut-être dû la porter plus souvent en écharpe, mais c’était un été très chaud, et mon écharpe nous tenait chaud.]

A 3 mois, elle a commencé à faire des nuits de 12h, et à ne téter plus que 4 fois par jour. J’étais très fière de ma fille, qui avait déjà un rythme de « grande ». [Avec le recul, j’aurais dû lui proposer le sein plus souvent, mais ma fille ne réclamait jamais à manger en dehors des « heures de repas », manifestait rarement sa faim. Et la fois où je lui avais proposé le sein trop tôt, elle avait tout régurgité. Et sa courbe de poids était bonne (5.2kg à 3 mois).]

Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je n’étais pas prête pour le sevrage, bien qu’initialement, je m’étais dit que l’allaitement, ce n’était seulement possible que pour les mamans qui ne travaillent pas. Mais bon, on verrait bien où cela nous mènerait.

J’ai repris le travail en octobre (je suis ingénieur informatique) lorsque ma fille avait 3.5 mois. Pendant mon congé mat, je me suis renseignée sur la législation et opté pour une reprise à 80% pendant 5 mois, et 90% par la suite. Ma fille était gardée par une assistante maternelle à 2 pas de chez moi, 10h par jour, du lundi au jeudi. Il était naturel pour moi de continuer à l’allaiter, mais je pensais que j’aurais rapidement recours à des préparations infantiles pour tenir le coup.

L’adaptation chez la nounou s’est bien passée, les premiers biberons de mon lait ont été difficiles, puis ma fille s’est habituée.

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai commencé à me renseigner sur internet sur la conservation du lait maternel, et je suis tombée sur le blog de Véronique Darmangeat. C’est sans conteste ce qui m’a permis de m’informer et de m’organiser efficacement pour ma reprise du travail. Merci Véronique !

La semaine précédant ma reprise, j’ai pris contact avec les RH pour mettre en place mes pauses allaitement. J’ai eu de la chance d’avoir eu une salariée qui avait tiré son lait 1 an avant et qui avait « ouvert la voie ». Mon entreprise dispose d’une infirmerie, avec une infirmière permanente, comprenant une pièce close avec 2 lits. J’ai pris contact avec l’infirmière, et elle m’a grandement facilité les choses en me mettant à disposition le local, ainsi qu’un frigo avec freezer où déposer mes pains de glace, et d’un lavabo propre où je pouvais faire ma vaisselle.

Le matin, je me levais plus tôt pour avoir le temps de m’occuper de ma fille, lui donner un sein, puis tirer le deuxième, me préparer, l’amener chez la nounou à côté de la maison et partir au travail (35 min de route). Comme ma fille prenait 2 biberons chez la nounou, je faisais 2 pauses tire-lait au travail : l’une sur ma pause déjeuner, et l’autre vers 16h15. Le soir, je récupérais ma fille vers 18h15. Au début, je ne faisais pas de tétée de retrouvaille, car j’avais peur de manquer de lait pour la tétée de 19h30 avant la nuit. Elle dormait ensuite d’une traite jusqu’au matin. Avant de me coucher, il arrivait que je fasse un dernier tirage pour compléter les biberons.

Je tirais donc mon lait 3 à 4 fois par jour de travail, et arrivais ainsi à tirer entre 330ml et 480ml selon mon état de fatigue. Ma fille a rapidement pris le rythme de 2 biberons de 240ml chez la nounou, qu’elle buvait calmement en une dizaine de minutes. Il fallait donc tenir le challenge.

J’ai fonctionné en flux tendu, avec à peine 3 ou 4 jours de stock de lait congelé en sachets Lansinoh. Je tirais mon lait le matin le week-end pour avoir mon stock pour le lundi, et le lait tiré au travail était donné le lendemain. Le jeudi soir, je congelais mon lait (je n’osais pas le laisser au frigo jusqu’au lundi). Comme je conservais mon lait dans une glacière la journée (avec renouvellement des pains de glace), j’étais très rigoureuse sur l’hygiène : je lavais mes accessoires après chaque tirage, et je stérilisais tire-lait et biberons tous les soirs.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ma principale difficulté, et tourment, a été sa faible prise de poids pendant les 3 mois qui ont suivi ma reprise du travail.

Après 3 semaines de travail, je constate que sa courbe de poids stagne (seulement +140g entre ses 3 et 4 mois), la pédiatre (remplaçante) n’a pas l’air de s’en inquiéter. Devant mon inquiétude, elle s’étonne que je ne la complète pas au lait artificiel… Un mois plus tard, à peine 300g de plus. Je demande alors conseil à une maman de la Leche League et j’introduis une tétée supplémentaire, au retour de chez la nounou. Je commence également les tisanes d’allaitement. Vers ses 5.5 mois, je commence la diversification en respectant les doses de la pédiatre habituelle (et bienveillante quant à l’allaitement), en espérant que ça me soulagerait du rythme infernal du tire-lait. Mauvais calcul, comme je donnais du légume sans féculent, j’aurais dû continuer à proposer la même quantité de lait. La pesée de la visite des 6 mois me met une nouvelle claque (+170g). La pédiatre me donne alors un ultimatum : j’ai 15 jours pour inverser la tendance, après on passe au lait artificiel.

J’ai donc posé un congé de 15 jours (heureusement, c’était Noël), commencé à prendre du Fenugrec, remisé mon tire-lait au placard, et je suis passé en mode allaitement intensif (entre 6 et 7 tétées + le déjeuner et le goûter diversifié) et loué une balance. En 15 jours, +400g et on attend les 6.2kg ! Comme quoi, il n’y a pas de miracle, il faut proposer le sein souvent 🙂 .

A la rentrée de janvier, ma fille n’acceptait plus mon lait en biberon chez la nounou. Après 3 jours de tirage pour rien, j’ai laissé tomber le tire-lait avec un grand ouf, et j’ai remplacé par des laitages chez ma nounou.

Je suis restée sur un rythme de 1 tétée le matin et 2 le soir en semaine jusqu’à la pesée de ses 8 mois, qui était moyenne. Je me suis résolue à ce moment-là à compléter les tétées avec du lait artificiel bio. Elle a mis une dizaine de jours à l’accepter et les quantités prises ont augmenté petit à petit, jusqu’à atteindre 120 ml vers ses 12 mois. A 12 mois, on est passé au lait entier. Dès le passage en mixte, sa courbe de poids s’est régularisée (elle atteint maintenant les 10kg à 20 mois).

C’a été néanmoins un soulagement de me dire, qu’en mon absence, elle pouvait très bien prendre un grand biberon sans me réclamer.

Par la suite, les tétées ont toujours été un peu chaotiques, elle préférait souvent jouer ou feuilleter des livres. J’ai tenu bon et appris à accepter les livres pendant la tétée 🙂 .

Vers ses 18 mois, j’ai abandonné la tétée du soir, car elle ne la réclamait plus et j’en avais marre de lutter, ce n’était plus un moment de plaisir. Puis elle a commencé à refuser la tétée du matin au profit du biberon (notamment le matin de Noël 🙁 ). J’ai insisté un peu, puis à la rentrée de janvier, vers ses 19 mois, j’ai décidé d’arrêter la tétée du matin, c’était trop laborieux. Et du coup, j’ai gagné un bon 1/4h dans mon planning du matin, c’était pas plus mal…

Ce sevrage s’est fait très progressivement, entre 8 et 19 mois je dirais. A chaque fois je me disais : c’est bientôt la fin, mais ça a quand même continué de longs mois 🙂 .

Quels ont été vos meilleurs moments ?

-> Sa bouille toute repue après une tétée, quand elle était encore toute petite.

-> A partir de 6 mois, profiter pleinement de mon allaitement et ne plus avoir à tirer mon lait. Les tétées matin et soir en semaine suffisaient et c’était un bonheur d’avoir rangé le tire-lait !

Allaiter ma fille aussi longtemps est une vraie fierté. Même si je la nuance toujours en disant que j’ai dû compléter à partir de 8.5 mois, et que progressivement, les tétées n’étaient plus aussi nutritives qu’au début (à la fin, c’était vraiment express !). Mais bon, je pense qu’avec le niveau de connaissances sur l’allaitement que j’avais alors, ainsi que la fatigue due à la reprise du travail, je n’aurais pas pu faire mieux.

Ça a également été un combat. Sur le plan physique, car tout gérer jusqu’à ses 6 mois (trajets, allaitement, tire-lait, boulot) m’a beaucoup fatiguée. Et aussi, j’ai dû tenir bon face aux remarques « mais tu l’allaites encore ??! », « tu penses que tu vas arrêter quand? » quand ma fille était plus grande.

Dans mon aventure, j’ai une amie maman, qui avait accouché 1 mois après moi, et qui partageait la même philosophie. Nous nous sommes beaucoup entre-aidées et avons appris ensemble jour après jour.

Maintenant, je retrouve un peu ces moments de complicité quand je la porte en Buzzidil. C’est ma façon de compenser 🙂 .

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je pense qu’il est indispensable de se documenter sur l’allaitement pendant sa grossesse, pour démêler le vrai du faux, et avoir confiance en soi dès les premiers moments de vie de son bébé.

Il faut s’entourer des bonnes personnes (une sage-femme consultante en lactation, discuter avec des mamans allaitantes, lire des blogs sur le sujet, …) et ne pas tenir compte des avis négatifs sur l’allaitement de la part de personnes n’ayant pas le même point de vue que vous.

Il faut surveiller la prise de poids de son bébé à la reprise du travail, et réagir rapidement en cas de stagnation.

Il faut s’organiser, déléguer le maximum des tâches ménagères à la maison, aller à l’essentiel, profiter de son bébé, se ménager et DORMIR. Sinon, on ne s’en sort pas 🙂 .

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Il est certain que j’allaiterai mon prochain enfant. Et j’espère faire mieux.

Pour le second, si c’est financièrement possible, j’aspire à m’arrêter complètement jusqu’aux 5 mois et reprendre à 50% jusqu’aux 6 mois, puis à 80 ou 90%.

Je me renseignerai pour trouver une sage-femme consultante en lactation.

Je ne donnerai pas la sucette en journée, afin de ne pas rater de tétées. Je porterai mon bébé encore plus en écharpe (j’en prendrai une adaptée aux canicules si besoin 🙂 ).

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more

revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Des articles sur les pères :

  • Un beau témoignage de père.
  • 5 raisons pour lesquelles les hommes adorent l’allaitement.

– Des témoignages :

– Des études :

  • Dans le domaine de la santé, l’enquête Elfe a permis d’apprendre que 70 % des mères allaitent à la maternité, un chiffre en forte progression depuis les années 1970.
  • Les microbes et les cellules dans le lait maternel et leurs avantages potentiels pour les mères et les nourrissons.
  • Le lait maternel alimente les bactéries de l’intestin du nourrisson.
  • La CoFAM et son Comité scientifique se sont saisis de la question du sommeil partagé pour proposer des recommandations de bonnes pratiques, après une revue de la littérature internationale récente.
    Ce document est disponible en version PDF dans la partie « publications du comité scientifique », accompagné par un argumentaire scientifique complet.
    Ces recommandations concernent uniquement les enfants allaités.
  • Prématurité: de la musique pour plus de lait.

– Un excellent article sur la pub Similac d’il y a peu de temps, que vous avez tous vu : la guerre des mères dans un parc.

– Une maman et son bébé ont survécu 5 jours après un accident d’avion dans la jungle colombienne, le bébé allaité était en pleine forme quand les secours sont arrivés !

– Voyager en allaitant, allaiter en voyageant.

– Etre bien accompagnée, qu’est-ce que ça veut dire ?

– Une chaire médicale créée sur le lait maternel.

– Mon mari m’a rapporté un souvenir de ses vacances : j’adore !

allaitement

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more

Tirer son laitJe voulais vous raconter mon expérience pour motiver certaines mamans à tirer leur lait

J’ai accouché de ma fille ce 1er septembre. Avant ma grossesse j’hésitais à allaiter car je suis fort sensible de la poitrine. Et pourtant, le jour ou j’avais senti bouger ma crevette … c’était une évidence ! Mon petit mammifère allait profiter de moi

Mais pourtant, Camille en décida autrement !

En effet, le jour de sa naissance, nous l’avons mise au sein et elle n’a JAMAIS voulu téter !!!

Certaines diront qu’elle était mal mise, que je ne savais pas m’y prendre ou me diront que c’est pour telle ou telle raison. Peut-être, mais le résultat était là . Malgré plusieurs consultations avec des spécialistes en lactation, rien n’y faisait.

Du coup, dans ma tête, je voulais absolument essayer de donner mon colostrum, au moins « ça quoi » notre gelée royale. C’est pourquoi, les 3 premiers jours on tirait sur mes seins avec l’aide des sages-femmes pour en faire sortir un maximum de ce nectar et le donner à ma puce à la cuillère ! Ce qui était très douloureux car ma puce m’avait fait des crevasses malgré les téterelles

Au bout du 3ème jour, ma fille a réclamé à manger toutes les 2h pendant la nuit. On a donc décidé de lui donner un complément de lait artificiel à la seringue car elle avait faim. Le matin, vers 6 heures, j’ai appelé une sage femme, pour avoir un bibi et elle n’est pas venue tout de suite. Quelle horreur d’entendre pleurer mon bébé de faim alors que si elle voulait, elle avait tout au sein de maman. Je culpabilisais encore plus mais j’étais déterminée à la nourrir.

J’ai cru que c’était la fin et que jamais nous n’y arriverions. Je vous laisse deviner mon état de tristesse.

Puis, comme chaque matin à la mat, j’ai rencontré ma spécialiste en lactation qui ma proposé cette fois de tirer mon lait. J’allais pouvoir lui donner ce que j’avais tiré et s’il fallait, j’allais compléter avec du lait en poudre.

Bref, j’allais faire à ma sauce, avec ce que je pouvais produire, ça me convenait très bien.

C’est alors qu’elle est venue avec LA machine. Ma meilleure amie 😉 (Lactaline Améda)

J’ai donc essayé de tirer mon lait. Première tentative et avec beaucoup de fierté j’ai obtenu 10 ml. Puis, j’ai tiré mon lait toutes les 2h et même la nuit les 5 premiers jours. J’étais très fatiguée mais quand bébé avait du LA elle se tordait, avait mal au ventre et réclamais beaucoup plus vite à manger qu’avec mon lait ! J’en avais peu mais je voulais « enclencher » la machine.

En rentrant de la mat, nous lui avons donner un bibi LA pendant que je tirais mon lait. Puis, j’ai essayé de tirer plus ou moins en même temps que bébé mangeait (Tout en essayant de lui proposer toujours mon sein mais elle ne voulait rien savoir !)

Du coup après, j’ai commencé à avoir pile poil ce dont ma fille avait besoin pour sa journée et sa nuit.

Ensuite, je tirais mon lait toutes les 3h en journée, une dernière fois à minuit puis à 6h.

Puis après 3 mois et demi de « tirage intensif » j’ai espacé un peu.

Mon bébé à 4 mois et demi, elle est nourrie exclusivement de lait maternel depuis ses 7jours. Maintenant, je tire mon lait 4 fois par jour (8h-2h-19h-23h) et hier j’ai tiré 1,4 litre !!! Je tire 30-40 minutes car ça coule encore bien et je « presse » un peu ma poitrine. J’évite aussi de mettre trop fort la force de succion car je me suis fais déjà fait des crevasses.

Ma fille boit 800ml environ par jour donc je vous laisse calculer combien je congèle mon congélateur est rempli ! Celui de ma maman aussi

Je congèle dans des petites bouteilles d’eau de 33cl, je les vide sans boire au goulot (pour garder un max stérile) et je rempli de 240ml (environ 2 bibis) et je n’oublie pas de dater.

J’ai recommencé le boulot à mi-temps, du coup je rentre l’après-midi c’est vrai que c’est plus chouette pour moi de pouvoir tirer mon lait à mon aise à la maison. J’ai acheté un adaptateur voiture pour pouvoir tirer mon lait dans l’auto, c’est super pratique!!! Sinon, je tire le matin (entre 270ml et 400ml) papa l’apporte à la crèche dans un sac de congélation et je le reprends pour le reste de la journée si Camille n’a pas tout bu.

J’ai parfois eu de grosses baisses de régime. Il est vrai que si pendant une journée je ne stimulais pas assez la lactation, le lendemain, je produisais beaucoup moins. Du coup, il fallait que je sois plus régulière dans le tirage les jours suivants. Mon secret est de boire beaucoup d’eau, je prends du Galactogil en grain et du thé au fenouil et à l’anis. Et aussi, un bon vieux remède de grand-mère, une bière brune juste après avoir tiré mon lait (j’ai entre 5 et 6 h pour éliminer l’alcool !).

J’ai acheté un adaptateur de prise pour tirer mon lait dans l’auto et je peux aussi mettre des piles dans mon tire-lait ! Du coup j’ai investit dans une cape et je parviens à tirer mon lait comme une mère allaiterait en public mais tout ça en cachette.

C’est laborieux, aussi dans le nettoyage (les biberons mais aussi les embouts du TL !) mais quelle fierté d’y être arrivée, le papa n’aurait pas parié sur moi vu ma sensibilité des seins et pourtant il est super fier de pouvoir donner le bon lait de maman.

Alors courage et à votre tire-lait !!!

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

..


read more

allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Lors de ma reprise du travail, j’ai souhaité poursuivre l’allaitement. Je me suis dit que c’était dommage d’arrêter en si bon chemin ! Je m’étais préparé avant en tirant mon lait à plusieurs reprises notamment suite à des problèmes d’engorgement les premiers mois d’allaitement. Tirer mon lait ne me faisait donc pas peur !

Comment vous êtes-vous organisée ?

Comme dit précédemment, j’ai commencé à tirer mon lait bien avant la reprise du travail, ce qui m’a permis de constituer un bon stock dans le congélateur ! Avec le recul, heureusement que j’avais un stock pour reprendre sereinement.

Mon fils Antonin avait presque 5 mois lors de la reprise du travail. Nous avons eu la chance d’avoir une place dans une crèche à proximité de mon lieu de travail. Je peux donc me rendre sur place pour l’allaiter le midi.

L’après-midi, je tire une fois mon lait avec le tire-lait Lactina de Medela. C’est pratique car je peux le faire sur place dans mon bureau qui ferme à clef et est doté de rideaux. Dans les placards de mon bureau, j’ai des cuvettes pour nettoyer les ustensiles du tire-lait, du liquide vaisselle, des torchons, etc toute une organisation !

Par ailleurs, Antonin a fait une adaptation progressive à la crèche durant un mois avant ma reprise. Je le mettais quelques heures par jour pour qu’il s’habitue à un nouvel environnement, aux biberons, etc. Cela m’a aussi permis de récupérer un peu aussi comme j’étais très fatiguée et anémiée suite à un retour de couches très précoce alors que j’allaite (en gros, des règles très abondantes toutes les semaines et demi pendant 2 mois) !

Enfin, j’ai repris à 80% pendant 3 mois, ce qui permet d’avoir le temps pour de bons moments de retrouvailles et de tétées en milieu de semaine, une vraie bouffée d’air !

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Malgré un discours très encourageant de la directrice de crèche sur l’allaitement, j’ai rencontré certaines difficultés sur le terrain ! Tout d’abord, j’ai été surprise de constater que nous étions seulement 2 mères allaitantes sur les 20 bébés présents à la crèche ! J’étais un peu dans mon « nuage de lait » pendant tout le congé maternité avec beaucoup d’amies allaitantes, je n’avais pas réalisé à quel point nous étions une minorité à allaiter au-delà de 2-3 mois Ensuite, la première semaine d’adaptation à la crèche a été assez éprouvante : pour son premier biberon à la crèche, les nounous ont souhaité que ce soit moi qui lui donne. J’ai refusé en expliquant que ce n’était pas possible pour moi étant donné que je l’avais toujours allaité jusque-là . Seuls son papa et sa mamie lui avaient donné des biberons. J’estimais que lui donner un biberon pour la première fois à la crèche, dans un environnement complètement nouveau, aurait été bien perturbant pour lui. Finalement, une nounou lui a donné après que j’ai expliqué à Antonin pourquoi quelqu’un d’autre lui donnait un biberon. Et sinon quelques petits loupés, comme par exemple, les sachets de lait mis par les nounous dans le freezer de la crèche qui m’ont été redonnés recongelés après avoir été décongelés Bref, en prenant le temps d’échanger, on parvient vite à dépasser certaines difficultés !

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Le sourire radieux qui illumine le visage de mon fils et le mien ( !) lorsque je le prends dans mon bras le soir en venant le chercher à la crèche. Je sens une telle complicité dans ces moments de retrouvailles, cela me bouleverse. Et une fois arrivés à la maison, comme pour beaucoup, le meilleur moment est la tétée de retrouvaille avec Antonin ! Il stoppe parfois la tétée pour me regarder et gazouiller. Quand son papa rentre, il fait à nouveau de grands sourires et vocalises et c’est à nouveau un merveilleux moment de retrouvaille.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Continuez et restez confiantes ! Comme pour le démarrage de l’allaitement, c’est important d’être bien entourées pour poursuivre l’allaitement entre le compagnon, les amis, la sage-femme, les associations, les collègues ou toute autre personne bienveillante ! C’est bien de se préparer avant la reprise en se renseignant par différents canaux : vive le blog A tire d’ailes qui m’a bien aidée et confortée dans mon choix ! Sinon j’ai été bien épaulée par une association de soutien à la parentalité qui organise régulièrement des rencontres sur l’allaitement.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui à coup sûr !! En prenant un temps partiel plus long !

Addendum :

Petite suite à la publication de mon témoignage 🙂
Antonin a maintenant 11 mois et l’allaitement se poursuit pour notre plus grand plaisir !
Après avoir consulté une bonne cinquantaine de pages sur le site A tire d’ailes et posé une bonne quinzaine de questions, me voilà un peu plus sereine entre allaitement et reprise du travail 😉
En résumé ces 5 derniers mois :
baisse de lactation peu de temps après la reprise du travail qui m’a un peu stressée = merci le fenouil, le fenugrec et la détente retrouvée !
le stock de lait congelé a vite diminué (note pour plus tard : j’en donnerai un peu moins que demandé pour le prochain bambin car un peu de gâchis au niveau des quantités données et réellement bues au départ !)
j’ai accepté que la crèche complète le lait tiré avec du lait artificiel suite à baisse de lactation et de stock de lait congelé un peu avant les 6 mois d’Antonin. Je redoutais que cela signe la fin de l’allaitement mais ouf, ça n’a pas été le cas et la lactation
j’ai acheté un tire-lait manuel Medela Harmony pour d’éventuels tirages d’appoint si nécessaire le week-end et pour éviter les déplacements avec le gros tire-lait électrique
j’ai été agréablement surprise par l’accueil de différentes personnes quand j’allais et je vais à des réunions extérieures munie de mon tire-lait électrique :)
Depuis les 8 mois d’Antonin, je tire mon lait 1 fois/jour le midi et ne vais plus l’allaiter sur place à la crèche car je sentais qu’il ne tétait plus vraiment à ce moment-là . Il regardait à droite, à gauche et cherchait des yeux ses camarades de crèche ! Cela n’a pas été évident pour moi mais c’était une étape. Du coup, il se rattrape au moment de la tétée de retrouvaille et la nuit. Il tète 1, 2 ou 3 fois par nuit, ce qui est tout de même assez fatiguant à la longue avec la reprise du travail depuis plusieurs mois. Nous essayerons sans doute un sevrage nocturne pendant les vacances en août s’il n’y a pas de nouvelle canicule qui se profile !
Enfin, suite à ma dernière phrase de témoignage, je reviens à temps partiel en septembre :)

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !


read more
sevrageA quel moment avez-vous décidé de sevrer votre bébé ?
..
J’ai repris le travail (de nuit) quand Lilou avait 4 mois. Je tirais donc mon lait pour le lui donner lorsqu’elle était à la crèche. On a fonctionné ainsi jusqu’à mes premiers congés (elle avait alors 5 mois 1/2).
Mais plus le temps passait, plus tirer mon lait devenait une contrainte. Je subissais ce côté de l’allaitement et le faisais uniquement parce que c’était bénéfique à ma fille.
Mon principal problème est que j’ai un rythme totalement différent les jours travaillés des jours de repos. Et je n’ai jamais su avoir le même rythme. Donc, mes seins ne savaient plus trop à quel rythme se fier, quand devaient-ils se mettre au repos, quand devaient-ils produire ??? Et cette « confusion » entrainait chez moi une obligation de tirer mon lait pour me soulager et éviter les engorgements. Seulement, plus on tire, plus on produit… Bref, les vacances arrivant en même temps que les 6 mois de Lilou, j’ai voulu passer à un allaitement mixte.

Comment vous y êtes-vous prise ?
..
Ayant déjà commencé la diversification dès 4 mois, elle ne prenait plus qu’une tétée le matin, une au goûter et une le soir. Elle a fait ses nuits dès ses 3 mois. Avec mes horaires, j’étais toujours présente à la maison pour la tétée du matin et celle du soir. Il ne manquait que la tétée du goûter, que je voulais donc remplacer par mes réserves de lait congelé dans un premier temps, une préparation pour nourrisson par la suite.

J’ai toujours eu beaucoup de lait (dès mon 5ème mois de grossesse). Je me suis donc imaginé que les deux tétées suffiraient pour maintenir ma lactation.
On a fonctionné comme ça pendant 15 jours puis je me suis rendue compte que ma lactation n’était plus suffisante non plus pour le matin. Je complétais donc par un biberon de lait maternel congelé.
Et puis, Lilou a commencé a refuser de téter le soir aussi (trop d’effort pour si peu de lait ?). Progressivement, elle n’a plus voulu de mon sein. On a continuer le lait maternel pendant 1 mois, le temps d’écouler les stocks du congélateur. Puis, on a introduit la préparation pour nourrisson au goûter, puis le matin et puis le soir. Le sevrage s’est fait de façon assez progressive.
..
Etes-vous satisfaite de ce sevrage ?
..
Oui et non… Oui car il s’est fait progressivement, parce que j’avais choisi de ne plus tirer mon lait. Non car j’aurais aimé maintenir deux tétées pendant plus longtemps, jusqu’à ses 9 mois…
J’aurais dû mieux me renseigner car j’ai ensuite trouvé l’info sur ce site, 3 tétées minimum pour un allaitement mixte….Le plus dur pour moi a été cette pensée : « Ã‡a y est, ma fille n’a plus besoin de moi pour manger… « 
Mais je ne veux pas avoir de regrets. Mon allaitement était une des plus belles périodes de ma vie. Il m’a permis un épanouissement total.
Et puis, il faut que j’avoue que je m’étais fixé une limite de 10 mois (allez savoir pourquoi, je ne le sais pas moi même). Pas de regret non plus car je sais que Lilou aura un petit frère ou une petite soeur un jour et que cet enfant sera allaité… plus longtemps !
..
Qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui souhaitent sevrer leur bébé ?
..
Ce que m’a dit ma mère lorsque j’ai eu un moral en berne après le sevrage : « Ne pas regretter, tu as fait ce que tu as pu et elle a déjà reçu 7 mois pleins de ton lait, c’est déjà une grande chance pour elle ». Avoir confiance, en soi, en son bébé est le plus important pour ne pas douter !

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more

revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Un bon point sur le commerce du lait maternel.

– Un excellent article sur la façon dont on parle d’allaitement.

– Un bon article d’une collègue sur les mythes autour de l’allaitement.

– Un très bon article sur le traitement du vasospasme du mamelon.

– Deux articles sur l’anatomie des seins.

– Un témoignage qui a été beaucoup apprécié sur les papas qui s’occupent la nuit d’un bébé allaité.

– Un bon rappel sur le fait qu’allaiter ne doit pas faire mal.

– Une méta-analyse qui montre que les enfants qui n’ont pas été allaité ont plus de risque de développer une leucémie. Une explication en français pour ceux qui ne lisent pas l’anglais.

– Maman éprouvette nous parle des ampoules de lait.

– Un peu d’anthropologie autour de l’allaitement.

– Une réflexion intéressante sur les problèmes rencontrés quand on fait de la recherche autour de l’allaitement.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more

mal aux dentsUne lectrice m’a demandé en début d’année de vous parler de l’allaitement en période de poussées dentaires. Quel rapport avec la reprise du travail me direz-vous ? Et bien tout simplement parce que je reçois souvent des questions de ce type : »Mon bébé a mal aux dents et du coup refuse le biberon », ou bien « Mon bébé a mal aux dents et il refuse le sein quand je rentre du travail »…

Oui, on attribue aux dents de nombreux maux chez les bébés : fièvre, pleurs, réveils nocturnes, morsures, poussées de croissance,…

Qu’en est-il ? A chaque fois que l’on cherche à étudier ce phénomène, les réponses sont les mêmes : un bébé qui a de la fièvre est en fait malade, un bébé qui pleure peut avoir de nombreuses raisons de pleurer, les réveils nocturnes peuvent être tout simplement normaux parce qu’un enfant n’apprend pas à dormir la nuit de manière linéaire, et ainsi de suite.
Aucune étude ne montre que le fait que les dents poussent provoque des douleurs chez le bébé !
Je sais, je vais m’attirer les foudres de nombreux parents… Mais voici un article qui explique très bien qu’en fait, nous avons besoin d’une explication pour les pleurs d’un bébé et que les dents sont une explication bien pratique…mais que l’on peut passer à côté de quelque-chose de beaucoup plus embêtant, une méningite par exemple.

Reprenons donc ensemble ce qui a trait à l’allaitement et que nous attribuons aux dents :

  • Le bébé qui mord au sein : soit il est petit et, en fait, il prend mal le sein, en n’ouvrant pas assez la bouche, il faut lui réapprendre à prendre correctement le sein ; soit il est plus grand et il expérimente de nouvelles choses, dont la morsure, il faut alors lui expliquer que c’est interdit car douloureux et ne pas le laisser faire.
  • Les pics de croissance : je vous ai déjà parlé de ce phénomène que je préfère appeler jours de pointe. Il n’a strictement aucun rapport avec les dents…
  • Le bébé refuse le biberon avec la crèche alors qu’il le prenait à la maison : il proteste juste contre votre absence. Il a besoin de temps pour s’habituer à cette nouvelle situation.
  • Le bébé refuse le sein : il s’agit d’une grève de tétée et cela n’a rien à voir avec les dents…

En bref, quand votre bébé ne va pas bien, vous pouvez toujours chercher quelle est la réelle cause (maladie, adaptation à une nouvelle situation,…), ce sera nettement plus utile que de l’attribuer aux dents 🙂 .

Articles en rapport :

Lire des articles ou poser des questions en commentaire ne suffit pas à résoudre votre problème ? Savez-vous que vous pouvez prendre RDV pour une consultation avec moi ? N’hésitez pas à me contacter !

 


read more