Vous tirez votre lait mais votre bébé refuse de prendre le biberon… Je voudrais vous parler de toutes les autres manières de donner son lait à son bébé. En effet, contrairement à ce que notre société voudrait nous faire croire, le biberon n’est pas un accessoire absolument indispensable. On peut donner son lait autrement qu’au biberon.

Le plus simple quand on reprend le travail et que son bébé est déjà « grand » (et oui il a déjà deux mois et demi !!!), c’est de lui proposer le lait à la tasse. Il faut prendre au début un récipient de petite contenance, au bord bien fin. Un verre en cristal serait idéal…mais peut-être un peu couteux si votre bébé tape malencontreusement dans le verre et le fait tomber… Alors disons que l’on peut prendre un capuchon de biberon, c’est nettement moins précieux. Vous le remplissez de lait à moitié et vous posez le bord du verre sur la lèvre inférieure de votre bébé ; vous laissez le lait affleurer au bord sans jamais lui verser dans la bouche et c’est votre bébé qui va boire seul. Au début, il va sans doute commencer par laper et en renverser un peu mais très vite il va apprendre à boire et ne prendra pas plus de temps au verre qu’au biberon. Certains bébés ne prendront ainsi jamais de biberon.Donner son lait autrement qu'au biberon
Il est plus prudent si votre bébé est gardé par quelqu’un qui n’est pas habitué à ce mode de nourrissage de lui apprendre avant qu’il aille en garde. Ainsi, seule la personne qui va le garder devra apprendre et elle l’acceptera certainement beaucoup plus facilement si elle voit que le bébé sait faire.

Une variante du verre ou de la tasse, c’est le gobelet à bec. S’il est muni d’un système anti-fuite, votre bébé devra apprendre à aspirer et certains bébés ont du mal à trouver le « truc ». Mais il existe toujours dans votre supermarché des gobelets à bec tout simple : si on le renverse, le lait coule… Certains bébés apprécient ce système et la personne qui s’occupe du bébé apprécie que cela se renverse moins facilement qu’un verre.

Donner son lait autrement qu'au biberon

Il existe également un système à mi-chemin entre le biberon et le verre, c’est la softcup. Son bec est souple, ce qui permet de le pincer pour régler le débit du lait. Le principe est le suivant : on pose le bec sur la lèvre inférieure du bébé, on règle le débit avec la pression des doigts et on laisse le bébé boire seul. Un petit truc à savoir : l’utilisation est plus simple si on pose le bec sur le côté de la bouche du bébé. Son inconvénient majeur : un truc de plus à acheter sans savoir si ça conviendra à son enfant.

Quand un bébé est petit, on peut le nourrir au doigt : on lui propose l’auriculaire, pulpe vers le haut, sur les lèvres et on le laisse le prendre. Un bébé qui tète bien amène votre doigt tout au fond de sa bouche. Mais comme un doigt ne nourrit pas beaucoup, vous avez deux solutions : une seringue (sans aiguille) ou un DAL. Si vous utilisez une seringue, vous allez placer l’embout le long de votre doigt et appuyer doucement quand votre bébé tète votre doigt. Si vous utilisez un DAL, vous allez introduire le petit tuyau (très fin et très souple) le long de votre doigt et le lait viendra quand votre bébé tètera votre doigt. C’est une solution qui fonctionne très bien et permet au bébé d’exercer son mouvement de langue puisqu’il fait le même mouvement avec le sein qu’avec votre doigt. Inconvénient : si votre bébé boit de grandes quantités, c’est un peu long.

Donner son lait autrement qu'au biberon

Et vous, quelle solution avez-vous adoptée ?

 


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allaitement mixteCa y est, vous reprenez le travail et vous avez choisi de poursuivre l’allaitement de votre bébé chéri. Petit souci : vous n’avez pas la possibilité de tirer votre lait au travail, vous n’avez pas de bureau, il n’y a pas d’infirmerie et votre patron adoré ne souhaite pas vous laisser son bureau deux fois un quart d’heure dans la journée… Vous décidez donc de faire un allaitement mixte : votre bébé tétera à volonté quand vous serez avec lui et prendra des biberons de préparation pour nourrisson en votre absence.
Il est aussi possible que vous tiriez du lait au travail ou à la maison mais que la quantité soit insuffisante, vous complétez donc avec une préparation pour nourrisson.

Ce sujet est très courant dans la vie des femmes mais il est peu abordé sauf ici et un petit peu là .

Comme vous n’avez jamais donné de lait en poudre, une question devant laquelle on peut se sentir très bête : quel lait choisir ? Il faut savoir que les normes sont les mêmes pour tous et que donc tous les laits premier âge se valent à peu de chose près, vous avez donc le droit de choisir la marque la moins chère. Si votre enfant ne le supporte pas bien, il faut voir avec son médecin quel lait sera le plus approprié dans son cas.

Quelle quantité donner ? Vous pouvez regarder les indications sur la boite, cela vous donnera un ordre d’idée. Il faut savoir qu’un bébé allaité prend en moyenne 800 ml de lait maternel par 24h entre un mois et six mois. Si vous divisez par le nombre de repas, cela peut aussi vous donner un ordre d’idée. Pensez également à faire boire le biberon lentement (cela doit durer environ vingt minutes). En effet, au sein, un bébé a plusieurs mouvements de succion pour une déglutition ; au biberon il doit déglutir à chaque mouvement de succion, il a donc tendance à boire beaucoup trop vite et donc beaucoup trop.

Quelles sont les précautions à prendre pour que cela se passe au mieux ? Si vous souhaitez pouvoir poursuivre votre allaitement, il vaut mieux attendre d’avoir une lactation bien installée avant de commencer l’allaitement mixte. Mais si vous reprenez le travail après le congès maternité légal, il n’y a pas de problème. Ceci dit, plus on commence tard, mieux cela se passe.

Au début, vous devrez faire attention aux engorgements. Votre corps est habitué à produire du lait pour un bébé qui tète régulièrement, donc une première journée sans votre bébé risque de provoquer un engorgement. Vous devez donc prévoir de tirer un tout petit peu de lait en cours de journée, juste pour soulager les seins. Vos seins vont s’habituer et dans quelques jours vous n’aurez plus besoin de le faire. Plus votre bébé est âgé, plus vos seins s’habituent rapidement. Si dès le début, vous avez une lactation très importante, vos seins mettront plus de temps à s’habituer à ce nouveau rythme. Prévoyez des coussinets d’allaitement ou des Lilypadz et évitez les vêtements unis car il est possible que vous perdiez un peu de lait

Pour certaines mamans dont la lactation a toujours tendance à être un peu « juste« , il va falloir faire attention pour maintenir une lactation suffisante. Le risque étant qu’elle diminue plus rapidement que ce que vous souhaitez… Pour ces mamans, deux tétées par 24h sont en général insuffisantes pour maintenir une lactation, il faut en garder un minimum de trois, ce qui est assez facile : une le matin, une quand vous retrouvez votre bébé, une le soir au coucher. Il faut donc prévenir la personne qui garde votre bébé de ne pas le nourrir dans les deux heures qui précèdent votre retour, pour qu’il puisse faire une bonne tétée. Garder un allaitement à la demande quand vous êtes avec votre bébé reste la meilleure solution pour maintenir la lactation. Ce qui veut dire que votre bébé sera complètement allaité le week-end par exemple, cela permet de bien relancer la lactation toutes les semaines.

Enfin, certains bébés refusent le lait en poudre, dont le goût est nettement moins bon que celui du lait de maman…

Cependant, un allaitement mixte bien conduit peut durer aussi longtemps que vous le souhaitez.

Et vous, comment s’est passé votre allaitement mixte ?

 


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clavierÇa y est !!! le blog est réparé, vous pouvez à nouveau lire tous les commentaires et en laisser, vous pouvez également accéder à tous les liens !

Bonne lecture et à vos commentaires…


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Modes de garde et allaitement maternelVous avez choisi de poursuivre l’allaitement après la reprise du travail et de tirer votre lait. Maintenant, comment cela va-t-il se passer avec le mode de garde ?
Tout dépend évidemment du mode de garde choisi, ou de celui que vous avez trouvé in extremis parce que la nounou vous a laché au dernier moment et que votre patron a finalement décidé qu’il avait besoin de vous une semaine plus tôt que prévu…

Séparons les modes de garde collectifs des modes de garde individuels.
En mode de garde collectif, il existe les crèches (collectives, parentales ou d’entreprise et dans une moindre mesure familiales) et les haltes garderies (quand vous n’avez pas besoin d’une garde à plein temps). D’une ville à l’autre, d’une structure à l’autre, d’une direction à l’autre, il existe de grandes disparités. A Paris, par exemple, une directive oblige les crèches municipales à accepter le lait maternel mais c’est loin d’être le cas partout et il faut parfois se battre (sans forcément obtenir gain de cause) pour pouvoir laisser son lait pour son bébé. Parfois il est accepté mais les conditions sont tellement draconiennes que c’est à décourager n’importe quelle mère normalement fatiguée à la reprise du travail. On vous demande par exemple de tirer votre lait uniquement sur place, ou de faire « décontaminer » votre lait au lactarium (lactarium qui vous fait évidemment payer très cher le traitement du lait)…
Il existe également des difficultés pour la tétée de retrouvaille, celle que vous avez terriblement envie de donner à votre bébé parce que vos seins sont tellement tendus que la seule chose à laquelle vous pensez, c’est la tétée libératrice. Si certaines crèches ne posent aucune difficulté pour que vous puissiez allaiter votre bébé dans les locaux, d’autres y sont totalement opposées.
De manière générale, il est souvent plus difficile de faire fléchir une structure plutôt qu’un individu.

Les modes de garde individuels regroupent beaucoup de situations : les assistantes maternelles, les jeunes filles au pair, les gardes à domicile (partagées ou non), les membres de la famille (mari, grand-mère le plus souvent). On trouve dans cette catégorie beaucoup de personnes qui n’ont jamais gardé un bébé allaité et en sont parfois effrayées mais aussi beaucoup de personnes ouvertes à la discussion qu’il est plus facile de convaincre. Les réticences sont parfois loin du raisonnable : la peur de manipuler un fluide humain par exemple (le lait en l’occurrence). Mais ce sont aussi les mêmes que celles des crèches en ce qui concerne la tétée de retrouvaille : certaines assistantes maternelles ne veulent pas que la mère s’installe pour donner une tétée chez elle, elles le vivent comme une intrusion dans leur espace de vie.

De manière générale, comment faire ?
Tout d’abord parler. Cela peut paraître évident mais ne l’est pas forcément lorsque l’on se retrouve face à la seule personne que l’on a trouvé pour garder son bébé et que la reprise est proche. Il est normal d’avoir peur de l’effrayer et de la perdre. Aujourd’hui, c’est encore souvent le parcours du combattant pour faire garder son enfant et l’allaitement est loin d’être le seul facteur à prendre en compte dans son choix.
Néanmoins, si vous tenez à donner votre lait à votre bébé, il faut en parler, clairement, dès la première rencontre. Expliquer concrètement comment vous envisagez les choses, comment gérer le lait maternel et engager la personne qui est face à vous à vous faire part de ses peurs et de ses réticences pour pouvoir les désamorcer.
Poser également toutes les questions qui vous viennent à l’esprit : serait-il possible de passer donner une tétée sur votre pause de midi, pourrez-vous donner une tétée de retrouvaille,… ? Expliquer également que si votre bébérefuse de manger en vous attendant, vous ne serez pas inquiète et n’en voudrez absolument pas à la personne qui garde l’enfant (ce n’est pas pire pour un bébé de ne pas manger pendant une journée que de ne pas manger pendant une nuit…si vous avez la chance d’avoir un bébé qui fait ses nuits).
Soyez également réaliste dans vos attentes, vous n’avez pas forcément besoin d’un soutien sans faille de la crèche mais au moins d’une neutralité bienveillante.

Pour les crèches justement, mettez en avant l’argument de la santé du bébé allaité qui est statistiquement moins malade alors que les bébés en crèche sont souvent malades.

Quand cela se passe bien et que tout le monde fait des efforts, pensez à remercier de l’effort fourni et de l’adaptation qui a été faite.

Et si malgré tous vos efforts, votre lait est refusé, vous avez là un choix difficile : accepter ce mode de garde parce que vous n’en avez pas d’autre ou prendre le risque de le refuser pour en trouver un autre plus conciliant…difficile question !

Et vous, comment avez-vous « négocié » avec votre mode de garde ?

 


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clavierUne lectrice m’a heureusement fait remarquer que les liens vers les commentaires ne fonctionnent pas et que vous ne pouvez donc pas laisser de commentaire.
Je m’en occupe immédiatement et j’espère que vous pourrez bientôt laisser tous les commentaires que vous avez retenus 🙂


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Poursuivre l'allaitement quand on est indépendantLorsque que l’on parle de travail et allaitement, on trouve beaucoup de choses pour les salariées, mais si vous travaillez en indépendant ou en libéral, vous trouverez déjà beaucoup moins d’information. En effet, le terme de travailleur indépendant regroupe une grande variété de situations : du médecin qui travaille en libéral en cabinet, à l’infirmière qui se déplace à domicile, de l’avocat qui se rend au tribunal au développeur qui travaille chez lui la majorité du temps,…
En général, lorsque l’on est indépendant, il est nécessaire de maintenir sa clientèle et l’on reprend son travail tôt, d’où l’importance de bien installer sa lactation, en tirant son lait si besoin, si l’on veut pouvoir poursuivre son allaitement quelques mois ou plus.

Quelles sont donc les différentes situations d’une femme travailleur indépendant, ses contraintes et ses « trucs » à savoir ?
Tout d’abord, vous pouvez travailler à temps partiel, à plein temps, voir à temps hyper-plein. En effet, un indépendant doit travailler souvent beaucoup plus de 35h pour s’en sortir. Du coup, vous devrez avoir une organisation en béton et ce sera parfois difficile de trouver du temps pour tirer son lait.
Si vous travaillez à temps partiel, cela vous permet souvent d’être plus souple sur l’organisation de votre emploi du temps et de pouvoir y caser une tétée de temps en temps ou un tirage de lait au bon moment. Si vous êtes à temps plein avec des horaires réguliers, votre situation se rapproche de celle d’une salariée.

Si vous travaillez chez vous, trois situations sont possibles : votre bébé est gardé à l’extérieur, il est gardé chez vous ou bien c’est vous qui vous en occupez. Dans cette dernière situation, vous pouvez bien sûr continuer l’allaitement exclusif sans avoir besoin de tirer votre lait régulièrement, sauf en cas de rendez-vous. Cependant, vous êtes toujours à l’affût du moindre moment de sommeil de votre progéniture pour pouvoir travailler et c’est souvent épuisant nerveusement. Si votre bébé est gardé chez vous, vous avez tout intérêt à vous isoler pour travailler : bien sûr, petit-dernier préfère vos bras à ceux de la nounou et les réclame à corps et à cris et si vous l’entendez pleurer, c’est très difficile de continuer à coudre ce charmant tablier dont cliente adorée attend la livraison depuis hier. Donc l’isolation phonique est importante. L’avantage de la situation c’est que bébé peut venir prendre une tétée de temps en temps et vous n’êtes pas forcée de tirer votre lait, ou bien vous choisissez de tirer votre lait mais vous le faites chez vous, au moment qui vous convient et dans les meilleures conditions. Cela s’applique également si votre bambin chéri est gardé en crèche ou chez une assistante maternelle : vous pouvez travailler au calme et tirer votre lait dans les meilleures conditions d’hygiène, d’intimité et de conservation. Rien ne vous empêche alors d’utiliser un système permettant de maintenir les téterelles du tire-lait et de continuer à travailler.

Si vous travaillez en cabinet, rien ne vous empêche d’organiser votre emploi du temps de manière à garder des plages pour tirer votre lait ou pour que la personne qui garde votre bébé vous l’amène pour une tétée. Au moins, vous avez un bureau pour vous isoler et vous êtes en général maitresse de votre emploi du temps.

Si vous travaillez en visites à domicile, cela se complique un peu : soit vous vous déplacez à pied ou en transports en commun, soit vous vous déplacez en voiture. En voiture, il possible de tirer son lait très discrètement avec un petit tire-lait fonctionnant sur batterie ou que vous pouvez brancher sur l’allume-cigare. Un châle peut vous couvrir et personne ne s’apercevra de rien. Je sais, cela peut paraître difficile à croire mais certaines mères l’ont fait sans problème pendant plusieurs semaines. Si vous n’êtes pas en voiture, vous n’avez pas d’espace personnel. Vous pouvez imaginer de demander à votre client au moment de la prise de rendez-vous téléphonique s’il peut vous prêter une pièce un quart d’heure pour tirer votre lait mais il faut être très à l’aise et ne pas avoir peur de surprendre… Sinon, vous pouvez essayer d’organiser votre emploi du temps de manière à passer voir votre bébé une ou plusieurs fois dans la journée pour des tétées, ou bien opter pour un allaitement mixte : vous allaitez complètement votre bébé lorsque vous êtes avec lui et il prend du lait en poudre quand vous n’êtes pas là .

Si vous n’avez qu’un seul client à la fois et que vous travaillez dans son entreprise, votre situation est proche de celle des salariées de cette entreprise et vous pouvez tout à fait utiliser l’infirmerie s’il y en a une ou un bureau pour tirer votre lait. Meilleure est votre relation avec votre client, plus ce sera facile. Il ne faut pas hésiter à signifier votre besoin d’un endroit isolé pour un quart d’heure deux fois par jour, cela ne pénalise pas votre client.

Une des caractéristiques commune à ces professions c’est que vous dépendez de vos clients et ne maîtrisez pas toujours votre emploi du temps qui peut toujours être chamboullé au dernier moment. Il est alors très utile d’avoir un stock de lait au congélateur qui vous permettra de ne pas stresser si vous n’avez pas pu tirer suffisamment sur une journée. Dans un cas comme celui-ci, vous pouvez également avoir la désagréable surprise de sentir votre lait se mettre à couler au beau milieu de cette audience où vous devez prendre la parole dans cinq minutes : auréoles sur les vêtements interdites ! Un petit truc qui peut aider : l’utilisation de coussinets en silicone type Lilypadz. Ils sont très efficaces et vous êtes assurée de ne pas subir une des pires gênes de votre vie… Dans le même stock de trucs : évitez les vêtements unis noirs ou blancs : le blanc devient transparent lorsqu’il est mouillé, le noir ne cache absolument pas les auréoles. Optez plutôt pour des tissus bariolés, pas trop près du corps, ils seront plus discrets en cas de perte de lait.

Et vous comment avez-vous fait ? Quelles ont été vos astuces ?

 


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Et le père ?

père et allaitementDepuis que j’ai commencé à écrire pour ce blog, j’en ai très peu parlé : et le père dans toute cette aventure ?
Je ne suis pas la seule à peu en parler, je n’ai quasiment rien trouvé sur la blogosphère sur le sujet, sauf cet article.
L’expérience m’a montré que le père a une place primordiale dans la réussite d’un allaitement. Et quand je parle de réussite, j’entends un allaitement conforme à ce que vous souhaitez, pas conforme à une norme, quelle qu’elle soit.
Le père donc est l’acteur de l’ombre sans qui tout est plus compliqué. Père et allaitement, toute une histoire.

En effet, c’est une source de soutien quotidienne. Si vous reprenez le travail et que vous souhaitez poursuivre l’allaitement, c’est à votre homme que vous aurez certainement envie de raconter vos déboires ou vos réussites le soir en rentrant du travail. Il est à la fois un soutien psychologique : quand on tire son lait au travail, on est encore hors-norme en France (il faut espérer que cela change) et cela fait du bien de pouvoir en parler à quelqu’un qui comprend votre démarche.
Il est également un soutien logistique. Les femmes qui conjuguent allaitement et travail au long cours sont en général des femmes qui ont un soutien matériel important à la maison. Les pères sont là pour s’occuper des enfants plus grands et prendre leur part de travail domestique : préparation des repas, gestion des lessives, vaisselle, etc…

Les réactions des pères face à la poursuite de l’allaitement sont diverses. Certains sont très fiers de ce que fait leur femme et sont les premiers à tenter de prouver aux amis ou collègues que l’allaitement c’est mieux. D’autres trouvent cela pratique pour la nuit : si bébé se réveille, il tète et ne réveille pas son père…qui n’a pas besoin de se lever.
Pour que cela se passe bien il est nécessaire d’avoir un bon dialogue au sein du couple pour que chacun puisse exprimer ses besoins et se sente reconnu dans son rôle. Il faut également que le père ait pu nouer une relation avec son enfant qui ne dépende pas du fait de le nourrir ou non, qu’il sache jouer avec lui, le porter, le bercer, le baigner, le changer, bref tout ce qui fait la vie d’un bébé en dehors du sein de sa mère. Ainsi, il ne se sent pas exclu de la vie de son enfant.

Cependant, certains pères vivent mal la poursuite de l’allaitement après la reprise du travail. Le regard des autres est parfois difficile à porter et si le père n’est pas lui-même convaincu des bienfaits de l’allaitement, il peut prendre la démarche de sa femme pour de l’acharnement. Il peut également vivre un sentiment d’exclusion : tant que mon enfant est allaité, je n’ai pas de place auprès de lui. C’est alors très difficile pour les deux membres du couple : pour la mère qui veut faire le meilleur pour son enfant et ne se sent ni soutenue, ni comprise ; pour le père qui a l’impression d’être quantité négligeable.

L’allaitement est certes une décision de la mère mais cet allaitement ne se passera bien que si le père est soutenant ou au minimum pas opposé à cet allaitement. Encore une fois, tout est affaire de dialogue au sein du couple.

Et chez vous, comment le père a-t-il vécu l’allaitement de son enfant ?

 


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