• biberon seule 2Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi d’allaiter mes enfants avant même d’être enceinte. Ce choix était évident pour moi, parce que le lait maternel est ce qu’on peut donner de mieux à son enfant. Peut-être aussi que je voulais, en quelque sorte, « prolonger la grossesse » et le rapport privilégié qu’on a avec son bébé lorsqu’on lui donne le sein, pour se souvenir du temps où il grandissait en soi…

Pour ma fille (née en juin 2007), j’avais choisi de la sevrer avant la reprise du travail. Je m’y suis prise de bonne heure, parce que je voulais que ça se fasse en douceur. Je travaillais en décalé à l’époque et garder une ou deux tétées par jour était impossible car j’avais un rythme très irrégulier. De plus, tirer mon lait sur mon lieu de travail me semblait trop contraignant : pas de local « tranquille », et j’avais déjà beaucoup de mal à le tirer à la maison (en une heure je ne sais pas si j’aurais réussi à tirer un biberon)…

Pour mon fils (qui a presque 5 mois), j’ai voulu faire autrement et j’ai fait en sorte de changer de travail (au sein même de mon entreprise) pour travailler en horaires administratifs, afin de pouvoir continuer le plus longtemps possible un allaitement mixte. Ca n’aura malheureusement pas duré très longtemps.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour ma fille, j’ai commencé vers 2 mois à retirer une tétée par semaine. Elle en prenait 5 par jour, je pensais que ça prendrait un bon mois… Comme je devais commencer l’adaptation à la crèche vers 3 mois, c’était parfait. Un biberon, super. Deux biberons, ça va encore… Au troisième biberon, elle n’a plus voulu du sein. Ca a été un sacré choc pour moi de voir ma fille me repousser, je n’étais pas prête à ça. Et en plus, j’ai dû arrêter trop brusquement la lactation, ce qui a été fort douloureux.

Pour mon fils, je ne voulais pas revivre la même chose. J’ai donc commencé le sevrage plus tard, et fait en sorte de garder les tétées du matin et du soir. Il a été allaité 3 mois pleins (4 tétées par jour depuis ses 2 mois), j’ai commencé à introduire un biberon, puis deux sans problème. Quand j’ai repris le travail, il avait 3 mois ½ et j’ai supprimé la tétée du matin (parce que je n’avais pas le temps de l’allaiter le matin, il fallait s’occuper de lui, de ma fille, de moi…). J’ai continué la tétée du soir pendant un bon mois, il n’a jamais fait de différence entre le sein et la tétine du biberon !

Mais j’ai petit à petit dû compléter avec un biberon, parce que je n’avais plus assez de lait, et mon fils s’énervait… De toute façon, ce nouveau rythme m’a fatiguée, et puis j’ai voulu reprendre le sport, donc le soir, une fois par semaine, je devais tirer mon lait. Moi qui réussissais fièrement à tirer au moins 160 ml (contre 20 ml maxi pour ma fille !!), je n’arrivais plus à tirer plus de 80 ml, donc il fallait compléter aussi avec du lait artificiel.

Bref, je me suis résignée à arrêter, mais comme ça s’est fait réellement en douceur, ça n’a pas été difficile. Et puis c’était devenu plus contraignant qu’agréable parce que mon fils se mettait à pleurer au bout de 2 minutes…

Ca fait une semaine ½ qu’il est sevré aujourd’hui et tout va bien ! Et j’avoue que j’ai toujours au moins autant de plaisir à lui faire un câlin en lui donnant son biberon !

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

La mise en place de l’allaitement pour ma fille. Elle était toute petite à la naissance (46 cm pour 2,700 kg), et elle avait du mal à bien prendre le sein (peut-être parce qu’elle avait une toute petite bouche ?)… Et du coup j’ai eu des crevasses pendant 3 semaines ! C’est là que j’ai testé ma volonté… Et j’ai tenu bon. Je me disais que je devais nourrir ma fille (j’ai du croire qu’elle mourrait de faim sinon !), même si je devais souffrir à chacune des tétées quotidiennes (7 ou 8, voire plus au début), et essayer de garder le sourire (devant mon beau-père par exemple qui était ravi de filmer sa petite fille au sein de sa maman… Je n’en ai jamais vu le film d’ailleurs !).

Et puis un jour, en en discutant avec une amie, elle m’a conseillé la seule crème que je n’avais pas encore essayée (à base de lanoline pure), et qui ma guérie du jour au lendemain ! J’ai pu continuer à lui donner le sein, sereinement…

Et puis j’ai eu un petit engorgement au début du sevrage, mais ça n’a heureusement pas duré longtemps.

Et surtout le sevrage trop brusque a été vraiment difficile, surtout psychologiquement, après tout ce que j’avais enduré pour réussir à allaiter ma fille…

Pour mon fils c’est passé comme une lettre à la poste ! Tout a été facile, même si les premières semaines, la mise au sein était légèrement douloureuse.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Il y a eu de nombreux moments magiques… Les regards de ma fille, yeux dans les yeux… Les endormissements au sein…

Il y a eu aussi la toute première mise au sein de mon fils. C’était comme si je ne m’étais jamais arrêtée d’allaiter… Il est resté 10 minutes à chaque sein comme s’il avait fait ça depuis des mois… Et moi j’étais aux anges. Ca présageait bien un super allaitement !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Prenez le temps de la réflexion…

Et parlez-en avec votre employeur. Vous avez des droits (1h par jour pour tirer son lait sur son lieu de travail) mais parfois l’entreprise n’a pas de local convenable pour ça, et si vous le demandez, elle doit pouvoir le mettre en place.

Si vous ne souhaitez pas sevrer votre enfant, ce n’est (en théorie) pas compliqué de continuer un allaitement total, encore faut-il pouvoir suivre le rythme (ne pas être trop fatiguée, pouvoir tirer son lait en quantité suffisante) et avoir un mari compréhensif !

Si ça vous semble trop compliqué, ne culpabilisez pas… On a autant de moments de tendresse avec son bébé en lui donnant le biberon… Je vous assure !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

L’expérience de mon premier allaitement m’a donné des améliorations à apporter à mon deuxième allaitement… S’il devait y avoir un troisième bébé (oh pas tout de suite !!)… Je ferais au moins comme pour mon deuxième, mais si possible encore plus longtemps ! Mais je pense qu’avec un 3e enfant je prendrais un congé parental d’au moins 6 mois (pour mon fils, financièrement c’était compliqué, mais j’aurais aimé…) pour pouvoir continuer sereinement a allaiter mon bébé…

Parce qu’il faut se le dire, malgré les droits qu’on nous a donnés pour concilier allaitement et travail, c’est tout de même plus que contraignant. Le congé de maternité devrait durer jusqu’aux 6 mois de l’enfant s’il est allaité (pourquoi pas en échange de don de lait maternel aux lactariums ? Ca profiterait à tout le monde !)

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douleurs des mamelons.Normalement, quand arrive la reprise du travail, votre allaitement est bien installé et vous ne devriez plus rencontrer de soucis de douleurs des mamelons, crevasses, gerçures ou autre joies de l’allaitement 🙂 .
Il arrive pourtant, qu’un bébé tète mal pendant quelques jours après avoir commencé le biberon ou qu’il perce ses dents et mâchouille votre mamelon et vous avez mal comme à la maternité

Comment soigner les mamelons abimés ?

Tout d’abord, ne jamais nettoyer les mamelons avant ou après la tétée. Il existe sur le mamelon et l’aréole ce que l’on appelle les tubercules de Montgomery. Ils secrètent un liquide antiseptique et hydratant. Quand vous nettoyez vos seins, vous enlevez tous les bénéfices de cette opération et vous fragilisez la peau du mamelon.

Ensuite, il faut absolument identifier et corriger la cause des crevasses : mauvaise position, bouche pas assez ouverte, germe,…
Si l’on soigne une crevasse mais pas sa cause, elle n’a aucune chance de guérir !

Alors seulement, on peut envisager de soigner la crevasse. Pour cela, le plus efficace est d’utiliser la cicatrisation « à l’humide », soit avec des pansements au lait maternel, soit avec de la lanoline (à utiliser de préférence à la vaseline qui est un dérivé pétrolier).

Pour faire des pansements au lait maternel :

  • imbiber une petite compresse de lait maternel,
  • l’appliquer sur le mamelon après la tétée,
  • l’entourer de film alimentaire pour que la compresse ne sèche pas,
  • la changer à chaque tétée.

Quand on n’a pas le temps de faire un pansement au lait maternel, on peut utiliser de la lanoline pure modifiée. Il existe plusieurs marques. Attention de toujours prendre un produit ne contenant pas de parfum. En cas de doute, on peut toujours gouter : votre bébé lui va bien gouter… Je recommande en général trois marques qui se valent : Purelan, Prelan, et Lansinoh.
Utiliser l’équivalent d’un demi grain de maïs chauffé entre deux doigts et ne l’appliquer que sur la zone lésée. On a en général tendance à mettre trop de crème, ce qui rend le mamelon glissant et empêche le bébé de garder la bouche grande ouverte sur le sein : il fait de la patinoire sur votre aréole 😉 … et continue à blesser votre mamelon !

Ces deux méthodes permettent une cicatrisation sans croute, bien plus confortable et rapide que si l’on assèche la plaie sécher, à l’air libre par exemple.

Et vous, avez-vous déjà utilisé les pansements au lait maternel ? Qu’en avez-vous pensé ?

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  • eddie1Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je ne condamne pas les mères qui le font car financièrement tout le monde ne peut pas arrêter de travailler mais en ce qui me concerne il était impensable que mon bébé parte en crèche à 2 mois avec un biberon de lait en poudre j’ai donc pris un congé parental de 6 mois. J’avais déjà prévu dès le départ de l’allaiter plus de 6 mois et lorsque l’échéance est arrivée j’ai choisi naturellement de poursuivre l’allaitement parce qu’il était primordial pour moi que mon fils ait droit à ce qu’il y a de meilleur et c’est un moment tellement agréable que je ne me voyais pas faire autrement. C’est déjà un choc pour lui de ne plus être toute la journée avec sa maman alors si en plus il fallait arrêter l’allaitement je crois qu’on en aurait été malade tous les deux.

En plus il a une suspicion d’allergie alimentaire (certainement au lait de vache mais peut être aussi à autre chose) et ma pédiatre ainsi que l’allergologue m’ont fortement conseillé d’allaiter le plus longtemps possible pour « soigner » ses allergies. Et lorsqu’il part chez la nounou avec un biberon de lait maternel c’est un peu comme s’il emmenait avec lui une partie de moi, c’est quelque chose que seule la maman peut lui apporter.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Mon fils tète le matin avant d’aller chez la nounou et le soir lorsque je le récupère. Je tire mon lait une fois par jour le midi pendant ma pause, je travaille et j’habite dans le même immeuble donc c’est très pratique, j’ai un tire-lait que je loue à la pharmacie, j’ai récupéré des mini bouteilles en verre (200ml pour jus de fruit) et je m’en sers pour stocker mon lait au frigo ou au congélateur. J’arrive pour l’instant à remplir une bouteille voir une bouteille et demie par jour. Heureusement que j’habite et travaille sur place car à mon ancien travail le bureau était entièrement vitré, il n’y avait pas de salle de pause, ni de vestiaire et là j’aurais dû tirer mon lait assise sur la cuvette des toilettes le tout manuellement car il n’y a pas de prise électrique dans les toilettes et bonjour l’hygiène ! En déplacement (je parcours la France entière presque tous les week-end pour participer à des foires) j’ai investi dans un mini-frigo que je branche sur l’allume-cigare ou à l’hôtel ça me permet de stocker mes bouteilles de lait ou la nourriture du petit lorsqu’il vient avec moi, c’est très pratique, c’est plus petit qu’une glacière et j’en ai eu pour 40 ou 50… en l’achetant d’occasion.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Trouver le bon moment pour tirer mon lait car trop tard je suis à la limite de l’engorgement et trop tôt la lactation est un peu plus longue à démarrer. Or, mon temps de pause est assez court et j’en profite également pour faire plein d’autres choses en même temps (j’en profite pour faire le ménage, les lessives des couches lavables, préparer des petits pots maison….) donc il ne faut pas que ça traine… Si je ne tire pas mon lait pendant quelques jours c’est dur de s’y remettre, il faut vraiment garder le rythme.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Au bout de 3 semaines d’allaitement lorsque j’ai réussi à me passer des embouts de sein et que j’arrivais à l’allaiter correctement, je me suis dit « ça y est ! j’y arrive enfin malgré les commentaires blessants qu’on m’a dit ». Les meilleures tétées ont été celles qu’on faisait pendant la sieste ou le soir lorsqu’on s’endormait ensemble l’un contre l’autre. L’allaitement m’a aussi permis de perdre 20kg en 6 mois sans aucun régime ni effort, c’est pas le but mais non seulement mon fils profite bien de l’allaitement (il est dans le haut de la courbe pour la croissance et le poids) mais au passage je retrouve la ligne…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Qu’il est possible de continuer l’allaitement et que ce n’est qu’une question de volonté à condition d’être bien conseillée et bien organisée. On ne peut pas faire de meilleur cadeau à nos enfants et c’est à cet âge là qu’on peut en profiter le plus alors pourquoi arrêter quand il existe des solutions ?

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui oui et ouiiiiiiiiiii! Si j’avais su je me serais préparée avant l’accouchement en participant à des réunions avec la leche league par exemple et en lisant des livres sur l’allaitement afin d’avoir dès le départ des bons conseils au lieu d’écouter tout et n’importe quoi de la part de personnes qui ne s’y connaissent pas en matière d’allaitement.

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  • interviewQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail pour trois de mes quatre enfants. Pour le deuxième, j’ai pris quelques mois de congé parental.
La poursuite de l’allaitement me semblait naturelle, je n’envisageais pas du tout de passer aux bibs de lait « en boite ».
Il me semblait que mon lait était ce qu’il y avait de mieux.

Pour le petit quatrième (9 mois) qui a 9 ans de différence avec le troisième, je ne me sentais pas le courage de tirer du lait sur mon lieu de travail (je suis enseignante, j’ai repris en septembre dernier). Pour la première fois, j’ai acheté une boite de lait (bio …) ; il prend un tout petit bib (90ml) vers 9h les jours où je travaille. J’ai la chance de pouvoir le faire manger à midi (avec une petite tétée comme dessert).

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour les trois premiers, j’ai tiré du lait pour le lactarium à partir de leur premier mois. J’étais donc habituée au tire lait. J’ai fait quelques réserves au congélateur avant la reprise du travail.

J’emmenais une glacière, des blocs gelés et le tire-lait stérilisé dans une boite. Pour l’ainé, je tirais le lait entre midi et 13h30. Pour le troisième, je tirais du lait pendant la récréation du matin, à la main, sans tire lait (méthode d’expression Marmet je crois ).

Je n’ai jamais donné de biberon moi même : je donnais le sein, la nounou le biberon de lait maternel. L’ainé a eu un peu de mal à s’y mettre, la nounou a donc essayé la cuillère, la tasse jusqu’à ce qu’il prenne enfin le biberon. Elle n’avait pas allaité ses propres enfants et ne connaissait pas ce genre de difficultés. Elle a malgré tout accepté de me suivre dans l’aventure et je l’en remercie !

Mes enfants prennaient donc un repas de midi et un goûté « solide » et pour le reste des petites faims, il y avait les bibs de lait maternel à la demande. Le matin et à mon retour, c’était le sein, à la demande (y compris la nuit). Pour le petit dernier, c’est un peu la même chose, avec juste un biberon de lait « en boite » en milieu de matinée.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pas vraiment de difficultés, sauf peut être le jour de la reprise du travail pour l’ainé : le ressort du tire-lait s’est cassé juste au moment où je voulais commencer à tirer, les seins à la limite de l’engorgement … J’ai passé toute la pause de midi à tirer le lait à la main, en larmes, je n’ai pas eu le temps de manger et j’étais soulagée de rentrer chez moi à 16h30.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments, ce sont toutes les tétées « de retrouvailles », allongés au chaud dans le grand lit !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

De s’écouter et de faire ce qu’elles ont vraiment envie de faire.

Ce n’est pas toujours facile d’allaiter et de travailler en même temps, la fatigue est là . Ce n’est pas toujours facile ni évident de tirer son lait sur son lieu de travail.
Mais si c’est celà qui fait envie, il faut foncer. J’ai toujours adoré voir mes enfants me faire de grands sourires dégoulinants de lait au moment des tétées « de retrouvaillles ».

A l’inverse, si on est plus à l’aise avec l’idée de passer au biberon de lait artificiel parce que tirer son lait semble trop compliqué, trop stressant, trop aléatoire, et bien il faut le faire aussi.

C’est un choix qui concerne la maman, le papa … et le bébé (certains sont très doués pour imposer leur choix à eux !!)

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Quatre bébés, quatre situations différentes, mais toujours ce même plaisir à allaiter. Je referais les mêmes choix sans hésiter et j’espère bien que l’allaitement en cours, et qui sera le dernier, durera encore longtemps (record à battre, 13 mois !!).

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livre-ClaudeVient de paraître aux éditions Jouvence ce Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille.

C’est le premier livre français entièrement consacré à mon sujet de prédilection 😉 .

Ce que j’en ai pensé : c’est un bon petit précis de démarrage, qui peut aider à faire un choix au moment de reprendre le travail.
L’auteur présente un historique du sujet très intéressant.
Il est illustré de nombreux témoignages qui le rendent vivant.

Cependant, je le trouve trop court, il ne permet pas de répondre à toutes les questions qu’une mère se pose pendant cette période.
Et surtout, il n’aborde pas du tout la question du sevrage qui est pourtant une question que se posent de nombreuses mamans au moment de la reprise du travail.

Le petit plus, l’auteur cite mon cabinet Lactissima et je l’en remercie 🙂 .

En conclusion, un bon livre à proposer aux mamans qui se demandent si elles vont poursuivre l’allaitement à la reprise du travail, il peut les aider à faire un choix, pas vraiment plus…

Et vous, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

 


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  • VirginieQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement car je voulais allaiter exclusivement mon enfant pendant au moins 6 mois. J’ai des soucis d’allergie et cela me semblait important.
Par ailleurs, l’allaitement se passant très bien, je ne souhaite pas acheter de lait artificiel. J’ai donc à coeur de tirer mon lait afin de ne donner que ce lait à mon enfant.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je me suis renseignée sur internet pour comprendre comment faire pour tirer mon lait et le donner à mon bébé. Pour faire mes choix aussi.
Un mois avant de reprendre le travail j’ai loué un tire-lait. Je savais que la location d’un tire-lait est remboursée par la sécurité sociale et ma mutuelle m’a confirmé qu’elle compléterai même si le tire-lait coutait plus cher que le tarif sécu.
J’ai regardé des avis sur internet pour choisir mon tire-lait: double pompage (ameda lactaline), électrique, fonctionnant sur secteur et sur batterie. Ces deux modes de fonctionnement étaient important pour moi car je ne travaille pas toujours dans les même locaux. Je n’ai pas l’adaptateur voiture, mais il ne me manque pas pour le moment.

Pour l’organisation de la journée et des tirages, j’ai consulté les feuillets de la leche ligue et du Dr Newman.
J’ai choisi de réaliser deux tétées le matin avant de partir travailler, puis mes tirages et les tétées à la maison.
Au début, je réalisait quatre tirages: le matin juste après la dernière tétée, 10h, 12h et 16h.
Cela m’a permis de congeler du lait. Le congel étant plein, je ne tire plus que deux fois : 11h et 16h, sauf si j’ai une baisse de lait.
Avant de reprendre le travail, j’ai introduit une tétée fictive le soir (ma fille faisait ses nuits). Cela m’a permis de congeler du lait et de me familiariser avec les tirages.

J’ai investi dans une brassière spéciale me permettant de lire pendant que je tire mon lait. (Les 2 mains sont libres.)

J’ai une nounou très coopérative, ce qui aide bien. Je lui ai parlé de mes choix dès la grossesse, lorsque nous l’avons rencontrée. Il était primordial pour moi qu’elle accepte le lait maternel et qu’elle sache comment le préparer. Je lui ai fourni un texte expliquant comment manipuler et conserver le lait maternel. Chaque jour, nous faisons le point sur le lait que je dois lui fournir. Pour elle, manipuler du lait maternel est plus simple que de manipuler du lait en poudre : il n’y a pas de risque de se tromper dans les mesures!

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Au début je ne tirais pas beaucoup. Les feuillets du Dr Newman m’ont permis d’apprendre, ainsi qu’une vidéo de l’université de stanford expliquant comment masser les seins pour tirer le lait.
Les premiers temps c’était un peu dur de faire les quatre tirages. Cela prend du temps bien que j’ai le droit à 1h d’allaitement (rémunérée par chance!).

J’ai eu un déplacement et j’ai du tirer mon lait dans le train et un restaurant. Ce n’est pas facile au restaurant mais cela se fait! Dans le train, les espaces de change pour bébé sont très pratiques.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Mon entourage, le papa la nounou et les collègues me soutiennent bien pour le moment. C’est très agréable. Personne n’a l’air choqué lorsque je parle (souvent d’ailleurs) du fait que je tire mon lait. J’en parle naturellement afin de faire passer plus facilement les pauses tirage 🙂

J’ai été enchantée quand une connaissance m’a dit qu’elle allait tirer son lait au travail également.

Il y a des moments où je trouve très agréable de sentir le réflexe d’éjection lorsque je tire mon lait. j’aime faire cela pour mon bébé, d’un certain coté je m’occupe de lui même au travail !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Tirer mon lait était pour moi une évidence, ce n’est pas tellement compliqué à faire. Les feuillets de La Leche League expliquent tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. D’autres sources sur le net peuvent permettre de se rassurer. Tirer son lait c’est un peu comme commencer l’allaitement, au début il faut être motivée pour tout mettre en place, ne pas lâcher lorsque l’on trouve les tirages trop justes, … Au bout de quelques semaines tout roule et c’est du bonheur de consacrer du temps à bébé sur son lieu de travail.
Le choix que vous ferez sera de toute façon le meilleur choix pour vous et votre bébé.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui ! Je ne changerais rien, je suis actuellement très satisfaite de mon choix et de l’organisation mise en place.
Ou alors seulement, trouver le courage ou la solution pour tirer à mon poste de travail ou en réunion. Je ne suis pas à l’aise avec un châle sur les téterelles, je trouve que cela les descend trop.
J’ai fait un mini test de biberon avant la mise en garde de ma fille.
J’aurai préféré trouver quelqu’un qui utilise une tasse à bec ou une tasse pour la nourrir, afin de limiter les risques de confusion sein/tétine.

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tribune 2Je vous avais promis un retour sur le symposium organisé par Medela avec l’équipe du Pr Hartmann, m’y voici.

Les interventions proposées étaient passionnantes, la conférence de presse était une première pour moi, j’en ai profité pour poser les questions pouvant vous être utiles.

A tire d’Ailes : Est-ce qu’un bon tire-lait peut stimuler la lactation aussi efficacement qu’un bébé ?

Pr Hartmann : Oui, c’est à peu près la même chose. Dans certains cas le bébé est plus efficace mais pour stimuler une production de lait défaillante, le tire-lait peut être indispensable car il continue à stimuler le sein alors qu’un bébé s’arrête quand il n’a plus faim. Du coup, une séance d’expression au tire-lait peut durer un quart d’heure alors qu’un bébé efficace va téter en moyenne 8 minutes (selon l’appétit du bébé).
Les reflexes d’éjection se produisent de la même façon avec un tire-lait ou avec un bébé au sein, nous en avons eu la confirmation grâce à l’échographie.

A tire d’Ailes : A la reprise du travail, une mère qui ne tire pas son lait la journée et allaite son bébé à la demande quand elle est avec lui peut-elle maintenir sa lactation ?

Pr Hartmann : Cela dépend des femmes et de leur anatomie. Si le sein peut stocker suffisamment de lait, on peut espacer les tétées mais pas si la capacité de stockage est limitée. Pour certaines femmes, on ne peut pas espacer les tétées ou les tirages de plus de trois heures alors que d’autres pourront espacer de douze heures si le bébé tète à la demande à la maison.
D’autre part, un sein non drainé risque plus de voir se développer une bactérie (qui stagne alors dans le lait et peut s’y développer) qu’un sein drainé bien régulièrement.
Il vaut donc mieux prévoir au moins une pause par jour pour tirer son lait, l’idéal étant de prévoir trois pauses par jour.

A tire d’Ailes : Vous avez expliqué lors de votre intervention que pendant la période d’allaitement, le sein nécessite une proportion plus grande de consommation d’énergie quotidienne que le cerveau, représentant 30% de la prise énergétique quotidienne. Cela veut-il dire que l’allaitement fatigue ?

Pr Hartmann : Non, car le corps n’a pas besoin d’un apport calorique supplémentaire en période d’allaitement (sauf pour des jumeaux). Simplement cet apport calorique est distribué différemment. Du point de vue de l’évolution de l’espèce, ce serait anormal que l’allaitement soit fatigant.

A tire d’ailes : Si le cerveau consomme moins d’énergie pendant l’allaitement, cela veut-il dire que l’on pense ou réfléchit moins bien pendant cette période ? 🙂

Pr Hartmann : Non, car il a été prouvé, notamment grâce à des expériences sur des souris, que le QI de la femme augmente en période d’allaitement. Les entreprises devraient donc tout faire pour que leurs salariées poursuivent leur allaitement le plus longtemps possible 🙂 .

 


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