Assistante maternelle et bébé allaitéAssistante maternelle et bébé allaité, quelques pistes pour aider une assistante maternelle à nourrir un bébé allaité.

Tout d’abord établir un dialogue entre les parents et l’assistante maternelle : tous les adultes doivent pouvoir exprimer leurs attentes et leurs souhaits et être entendus. Cela permet de mettre en place une solution qui peut convenir à tout le monde. Apporter de la documentation peut aider pour répondre aux peurs générées par l’inconnu.

A priori, il n’est pas nécessaire que le bébé prenne des biberons avec ses parents avant de les prendre avec l’assistante maternelle. Il peut tout à fait apprendre avec elle.
Il peut commencer par accepter quelques millilitres avant de prendre de plus grandes quantités. A partir du moment où il sait prendre quelques gorgées, c’est qu’il est capable de prendre plus, s’il est d’accord ! Plusieurs petites prises peuvent être plus efficaces les premiers temps puis l’enfant apprend à prendre de plus grosses quantités à la fois.
Pour qu’il soit d’accord pour cet apprentissage, il faut qu’il soit calme et qu’il ne soit pas affamé. Un bébé qui pleure de faim n’est pas en état d’apprendre une nouvelle façon de manger…

En général, il vaut mieux installer le bébé à la verticale, soit dos à la personne qui le nourrit, soit dans un transat, face à face avec l’assistante maternelle (le siège auto ou la poussette peuvent aussi très bien marcher).
Présenter la tétine doucement au contact des lèvres, sans la forcer dans la bouche du bébé. Le bébé la prendra quand il sera d’accord pour cela.

Proposer différentes tétines fonctionne bien chez certains bébés mais pour d’autres il peut être nécessaire de respecter le temps d’apprentissage en présentant toujours la même tétine.

L’assistante maternelle peut parler au bébé pour lui expliquer ce qui se passe et l’encourager. Elle peut aussi le féliciter pour ses progrès même s’il n’a pris que très peu de lait.
Elle peut l’accompagner dans ses pleurs : pour le bébé, ne plus avoir le sein peut être très frustrant et il doit apprendre à passer par dessus cette frustration. L’accompagner dans cette phase est très important.

Petit à petit, l’enfant et l’assistante maternelle vont apprendre à se connaître et prendre leurs habitudes et leur rythme. La confiance va s’installer et chacun en sortira gagnant.
La patience reste le maître mot.

Et vous, si vous êtes assistante maternelle, comment vous y prenez-vous ? Si vous êtes maman, comment s’y est prise l’assistante maternelle de votre enfant ?

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SylvieQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Poursuivre l’allaitement a été une évidence au moment de reprendre le travail. Poursuivre l’allaitement en tirant mon lait au travail est également devenu évident, mais une évidence qui s’est construite petit à petit. Célestin est mon premier enfant, allaiter était naturel, mais je n’avais aucun a priori sur la durée de l’allaitement. Rapidement, j’ai adoré ce contact avec mon fils, j’ai découvert à quel point il était heureux accroché à mon sein et j’ai eu envie de poursuivre aussi longtemps que nous avions envie l’un et l’autre.
Mais la reprise du travail apparaissait comme un obstacle, je ne savais pas qu’il était possible de tirer son lait au travail facilement. Je pensais m’en tenir aux recommandations du carnet de santé : tétées matin et soir. C’est d’abord le pédiatre qui a été un déclencheur en émettant des doutes sur le maintien durable de la lactation en allaitant seulement matin et soir. Puis une amie, plutôt conventionnelle, qui avait pour projet de tirer son lait jusqu’aux 6 mois de sa fille après la reprise du travail : tirer son lait n’était donc pas une pratique d’illuminée mais répandue, possible et souhaitable pour poursuivre l’allaitement. Et puis Célestin n’avait que 3 mois et 1/2 quand j’ai repris le travail, il me paraissait de plus en plus impossible d’arrêter maintenant l’allaitement – et même l’allaitement exclusif…

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai rapidement loué un tire-lait électrique double pompage Ameda lactaline sur les conseils d’une animatrice LLL, pendant le dernier mois j’ai constitué quelques stocks pour recommencer le travail sereinement (et me permettre quelques sorties !). J’ai discuté avec la nounou (garde partagée à domicile) qui n’y voyait pas d’inconvénient, ayant elle même longtemps allaiter ses enfants – et avait moins de préparation avec le lait maternel !
A ma reprise, j’ai informé mes collègues que je tirerais mon lait pour poursuivre l’allaitement, ce qu’ils ont tous trouvé très naturel, sans doute parce que je l’ai présenté de façon extrêmement évidente. Je pouvais le faire directement dans mon bureau puisque j’y étais seule. Je laisse mon tire-lait sur place et je transporte le lait dans une petite glacière fournie avec le tire-lait que je mets au frigo la journée. Pour éviter d’être dérangée, je disposais juste un petit écriteau sur la porte. Je l’avais formulé de façon humoristique : c’était une couverture de Martine à la ferme (le personnage pour enfant), avec son dessin naïf et mon prénom. L’expression « je vais à la ferme » est devenue un nom de code dans le service…
Célestin a maintenant 9 mois, entre temps nous avons changé de mode de garde, il est entré à la crèche, il est diversifié. Mais il boit encore deux biberons de 180 ml de lait maternel et j’aimerais poursuivre ce rythme en diminuant progressivement les quantités de lait jusqu’à ses 1 ans – mais je me laisse aussi la possibilité d’arrêter plus tôt si l’envie s’arrêtait !

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Ne pas stresser sur les quantités produites… Jusqu’aux 6 mois de Célestin, je tirais 3 fois par jour (à mon arrivée, en fin de pause déjeuner et vers 16h30). Il y a eu des jours avec et des jours sans : parfois je débordais de lait et avait bien trop en quantité, parfois j’étais plus juste (je complétais au besoin avec mon stock ou je tirais mon lait une ou deux fois de plus !)… Parfois je n’avais pas le temps de tirer le lait comme je le souhaitais. Mais ce qui a été compliqué a été d’ajuster au départ la quantité nécessaire : la nounou avait tendance à augmenter toujours la taille des biberons, ce qui m’entraînait dans une surenchère difficile à suivre et me stressait, donc inhibait en partie ma « production ». Quand nous sommes passés à 2 x 240 ml, j’ai dit stop et transigé sur un biberon de 240ml et le second de 210ml : quand Célestin est avec son père, il ne buvait jamais autant, la nounou avait tendance à « gaver » les bébés… La quantité « gagnée » n’était pas énorme, mais psychologiquement elle m’a permis d’être plus à l’aise et de n’avoir plus de difficulté de stock.
Autre difficulté : en septembre mon service a déménagé. Je ne suis plus seule dans mon bureau : je tire mon lait à l’infirmerie qui se trouve dans le bâtiment. Ce n’est pas loin mais il faut se motiver pour y aller et je perds plus de temps, ma motivation se tasse… mais pas au point d’abandonner ! Je vais donc régulièrement aux réunions LLL pour reprendre du poil de la bête ! Et puis je suis tellement sûre de vouloir conserver ce contact avec Célestin… et notre autonomie pour les week-end et les vacances !

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

La tétée retrouvailles du soir bien sûr !
Il y a aussi toutes ces petites joies les jours où j’arrive à produire beaucoup plus que nécessaire et que je peux congeler mon lait !
Il y a aussi eu ces trois semaines de vacances en août sans aucun biberon, sans me retrouver face à mon tire-lait et c’était vraiment chouette. ça n’aurait jamais été possible si je n’avais pas continué un allaitement exclusif et tiré mon lait et nous avons tous les 3 vraiment savouré cet aspect des choses…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

De faire comme elles le sentent. De ne pas se sentir bloquées par le regard des autres : la plupart du temps, les gens sont plutôt admiratifs… Il est vrai que tirer son lait est une pratique contraignante : il faut se créer des bonnes conditions pour qu’elle pèse le moins possible dans l’organisation quotidienne. Laisser mon tire-lait au travail a été d’une grande aide : transporter quotidiennement l’appareil m’aurait vite découragé. J’ai aussi investi dans un « bandeau d’allaitement » acheté chez Mamanana, ça peut paraître un accessoire-gadget, mais il permet de tirer son lait en continuer en conservant les mains libres, donc en pianotant sur l’ordinateur, en lisant, écrivant et permet de perdre moins de temps au travail. Une fois que l’on a pris les bonnes habitudes, cela devient facile – et tellement gratifiant de savoir qu’on a pu continuer à nourrir son enfant, tout en reprenant le travail !
Il faut aussi se laisser la liberté d’arrêter si tirer son lait pèse. Je m’étais fixé un objectif aux 6 mois de Célestin au départ, aujourd’hui je vise ses 1 ans. Mais je me suis toujours dit que si j’en avais marre, j’avais aussi le droit de changer le mode d’allaitement, de passer au mixte par exemple, cet état d’esprit m’a aussi beaucoup permis de ne pas me mettre trop la pression. Je crois qu’il faut reprendre le travail sereinement, en se laissant toutes les chances, essayer pourquoi pas de tirer son lait, de voir ensuite si les conditions le permettent et ne pas en faire un devoir épuisant !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Bien sûr !
Je ne changerais rien je crois…
Enfin si, je serais encore plus organisée dans la gestion des stocks ! Le soir en rentrant, je remplis directement les biberons du lendemain pour la crèche et je congèle tout de suite le surplus. Cette pratique m’aurait permis d’être vraiment tranquille dès le départ en sachant que si un jour je puise dans le stock, je le remplis au quotidien ! C’est sans doute le meilleur conseil pour éviter de stresser sur les quantités…

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quantité de laitC’est une question que se posent beaucoup d’entre vous au moment de proposer les premiers biberons à leur bébé : quelle quantité dois-je lui donner ? J’ignore ce que bois mon bébé, est-ce que le lait que je vais tirer va suffire ?

Commençons par quelques petites notions.

  • Il est quasi-impossible de connaître la quantité de lait bue par un bébé au sein.
  • Cependant les études ont montré qu’un bébé d’une semaine à un mois prend en moyenne 150ml de lait par kilo et par 24 heures. Un bébé de 3 kg va donc boire en moyenne 450 ml par 24h.
  • La quantité prise augmente durant le premier mois.
  • Entre un mois et six mois, un bébé allaité boit en moyenne 800 ml de lait par 24 heures. Cette quantité ne varie pas ou presque pendant ces cinq mois. C’est une moyenne donc bien sûr certains bébés vont prendre 700 ml et d’autres 900 ml voir un litre…
  • Pour avoir une idée de la quantité de lait que boit votre bébé lors d’une tétée, vous pouvez donc diviser ce total par le nombre de tétées. Cependant, le résultat sera forcément inexact puisqu’un bébé ne boit pas forcément la même quantité à chaque tétée.

Bref, vous ne saurez jamais précisément…

Alors comment prévoir les quantités de lait à laisser à l’assistante maternelle ou à la crèche ?
Vous pouvez observer le rythme habituel de votre bébé et en déduire environ la quantité qu’il boira en votre absence. Cependant, la plupart des bébés adoptent un rythme différent avec la personne qui les garde.
Au début, ils n’acceptent pas forcément de grandes quantités d’une nouvelle personne, il faut le temps qu’ils trouvent leur nouveau rythme.

Donc le plus simple c’est d’essayer !
Si votre bébé doit prendre du lait en poudre, pas de souci, il sera reconstitué 30ml par 30ml.
Si vous laissez du lait maternel, au début, prévoyez de petites quantités (30ml, 60ml maximum). Un biberon entamé mais non terminé est souvent jeté à la crèche, ce serait dommage de gâcher du lait maternel laborieusement tiré !
Vous pouvez bien évidemment expliquer qu’un biberon de lait maternel frais (et non décongelé) entamé peut être remis au réfrigérateur pour le repas suivant, mais vous ne serez pas forcément entendue…
Petit à petit vous allez discuter avec la personne qui s’occupe de votre enfant et adapter les quantités à laisser.

Attention cependant ! Si l’on donne un biberon à un bébé habituellement allaité, il a souvent tendance à le boire beaucoup trop vite. En effet, il doit avaler à chaque mouvement de succion alors qu’au sein il avale toutes les deux ou trois succions. Il se fait donc un peu « piéger ». Or un bébé qui boit trop vite va boire en trop grande quantité car la sensation de satiété n’a pas le temps d’arriver. La crèche risque donc de vous dire que vous ne fournissez pas suffisamment de lait !
Vous pouvez alors leur expliquer le problème en leur demandant de faire faire beaucoup de pauses à votre bébé lorsqu’il boit un biberon.

Et vous, votre bébé prend des biberons de combien ?

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hygiène et tirage de laitQuelles sont les règles d’hygiène à respecter lorsque l’on tire son lait ?

Je vais vous parler ici des règles à appliquer avec un bébé né à terme (ou qui a dépassé l’âge de son terme et est sorti de service de néonatalogie), en bonne santé et lorsque vous ne tirez pas votre lait à l’hôpital.
L’hôpital étant un lieu où circulent beaucoup de germes, parfois très méchants, les règles pour tirer son lait y sont plus strictes.

Première chose, la plus évidente mais pas toujours la mieux appliquée, se laver les mains : il faut bien frotter partout, y compris entre les doigts et sur les poignets. Il faut se laver les mains juste avant de tirer son lait. Si c’est impossible, on peut utiliser une solution hydroalcoolique. Attention, ces solutions ont des propriétés bactéricides, virucides et fongicides mais n’ont pas d’effet nettoyant. Elles doivent donc s’utiliser sur des mains non souillées.

Deuxième chose, utiliser un matériel propre. Le tire-lait et tout ce que vous utilisez pour tirer votre lait doit être propre (serviette, récipient de recueil, …). Propre ne veut pas dire stérile. Un tire-lait lavé à l‘eau chaude et au liquide vaisselle, bien rincé est propre, un biberon également. La stérilisation n’est pas nécessaire et complique singulièrement le quotidien.
Si vous tirez votre lait plusieurs fois dans la journée, vous pouvez aussi mettre les téterelles dans un sac plastique zippé (type sac de congélation) au réfrigérateur entre deux tirages. Il n’y a que du lait sur vos téterelles, or le lait se conserve très bien au réfrigérateur, donc pas de problème. Ainsi vous nettoierez votre tire-lait en rentrant chez vous le soir et vous gagnez du temps au travail. Vous changez de sac zippé tous les jours.

Vous devez également respecter la chaine du froid pour votre lait. Si vous le conservez dans un réfrigérateur au travail, pensez à le transporter dans un petit sac glacière pour rentrer chez vous ou pour l’apporter à la crèche.

Concernant le lieu de tirage, évitez de tirer votre lait dans les toilettes de votre entreprise, les germes y sont très nombreux.
Préférez l’infirmerie ou le service de santé au travail, votre bureau, une salle de réunion, une salle de repos,…
Si les toilettes sont vraiment le seul lieu disponible, insistez bien sur le lavage des mains puis ne touchez à rien sauf à votre tire-lait : pas de poignée de porte, de serviette suspendue pour se sécher les mains, d’interrupteur. Pensez à tout préparer avant de vous laver les mains, puis utilisez votre coude si vous devez fermer une porte.

Enfin, il est inutile (et même nocif) de nettoyer le sein avant ou après le tirage. Une douche quotidienne suffit.

Et vous, avez-vous besoin de précautions supplémentaires ?

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tn_17 octobre 2009 008-2Et oui, ce blog a un an aujourd’hui !

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler un peu de moi. L’écriture de ce blog a été un grand défi : c’était la première fois que je me lançais dans l’univers du blog et la première fois également que je m’engageais à écrire régulièrement…
Engagement tenu et je suis fière de moi ! Il n’y a plus qu’à continuer

Je veux bien sûr écrire ce qui est utile pour vous. J’ai besoin que vous me disiez quels sont les sujets que vous voudriez me voir aborder, est-ce que vous souhaiteriez voir apparaitre de nouvelles rubriques et toute suggestion à laquelle je n’aurais pas pensé.
J’ai toujours besoin de témoignages bien sûr !

Enfin, je veux vous parler de l’illustration de ce billet. Son auteur souhaite rester anonyme mais j’aime beaucoup ce dessin !

Alors, à vos claviers, j’ai besoin de vos idées !

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themis 5 juillet 2009 002Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai eu tellement de difficultés à démarrer que lorsque j’ai commencé à me sentir bien dans cette expérience de l’allaitement, la reprise du travail pointait son nez. J’avais été informée lors de la pré inscription de mon futur enfant à la crèche de la possibilité de donner mon lait pour qu’il soit donné à mon bébé. J’ai donc souhaité poursuivre cette belle aventure et tirer mon lait pour qu’il soit donné à ma fille pendant mes absences.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’avais été informée du droit de tirer son lait sur mon lieu de travail. J’ai donc informé ma directrice que je souhaitais continuer à allaiter et donc m’organiser pour tirer mon lait. Nous avons réfléchi à la meilleur solution. J’ai donc pu m’installer dans les toilettes handicapées, lieu spacieux où je pouvais mettre une chaise et être sûre de ne pas être dérangée. Je tirais au début 3 fois par jour matin, pause déjeuner, après midi au tire lait manuel puis je suis passée au médéla double pompage et 2 fois par jour matin et soir. Je rapportais le lait dans un sac isotherme le soir pour qu’il soit donné le lendemain à la crèche. Le lait du vendredi était congelé dans des bacs à glaçons et ensuite soit donné le mardi (je ne travaille pas le lundi) soit mis en sachet. Chaque glaçon faisait 20ml, et un sac était conservé à la crèche en cas de besoin.
J’ai tiré mon lait jusqu’au 13 mois de ma fille.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

La première difficulté est arrivée au bout d’un mois, ma production a diminué dû à un manque de tétées avec mon bébé. Mon médecin m’avait conseillé de passer à 4 tétées par jour et du coup je ne produisais pas assez. J’ai donc suivi les conseils de La Leche League, tétées à volonté le week end et matin et soir en semaine. Ajouté à cela du fenugrec en gélules, le tirage double pompage et tout est reparti.

La deuxième a été une mycose mammaire qui est revenue et qui m’a fait souffrir pendant mes tirages de lait.

Autre difficulté, l’organisation. Entre le travail, se reposer, s’occuper de bébé et gérer le quotidien cela n’a pas été de tout repos mais j’y suis arrivée!

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les tétées retrouvailles après une dure journée de travail, lorsque ma fille a commencé à parler et me disait en tendant les bras vers mois TETEE maman, « j’adore téter maman » un soir, les regards complices lors des tétées, mes rencontres avec d’autres mamans qui allaitent et qui m’ont fait réaliser que je ne suis pas une extra terrestre, juste une maman qui suit son instinct!

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Que le jeu en vaut la chandelle! que la tendresse partagée avec son enfant est un cadeau inestimable! que cela les rend plus fort! qu’il faut s’accrocher et surtout ne pas hésiter à demander de l’aide (LLL, sage-femme, consultante en lactation, amies qui ont allaité etc…), qu’il faut croire en soit et en ses capacités à rebondir, que cela est possible d’allaiter ET de travailler qu’il faut juste trouver l’organisation qui convient à la famille. Que cela est pratique: on est chez des amis, ils nous invitent à rester diner, hop le diner du bébé est tout prêt! On part en balade, bébé a faim, hop le sein de maman. Que cela renforce la confiance en soi, cela booste et donne envie de déplacer des montagnes!

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

OUI mille fois oui!
Je me serais informée avant la naissance sur le nombre de tétée (à la demande est la meilleure réponse) pour éviter de diminuer à 4 et baisser ma lactation.J’utiliserais un tire lait double pompage où les mains seraient libres (j’arrivais pas avec le double pompage).

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vacances et allaitementC’est l’été et les vacances avec, pour beaucoup d’entre nous. Vous avez mis en place toute une organisation pour maintenir votre allaitement tout en travaillant et l’idée de tout remettre en question ne vous enthousiasme pas. Alors comment gérer vacances et allaitement ?

Plusieurs solutions s’offrent à vous.
Vous pouvez d’abord considérer les vacances comme une sorte de long week-end… Si vous allaitez à la demande pendant le week-end, vous pouvez en faire autant pendant les vacances et reprendre l’allaitement à la demande. Cela permet de bien relancer la lactation et de revenir à quelque-chose de simple pour passer des vacances tranquilles, surtout si vous n’êtes pas chez vous ! Si votre bébé passe sans problème du sein au biberon, vous ne risquez pas grand-chose pour le retour de vacances.

Si le passage au biberon a été très difficile et que vous avez du faire face au refus du biberon, vous avez peut-être envie de ne pas prendre de risque et de continuer à proposer des biberons à votre bébé pour être sûre qu’il les prendra sans problème au retour. Dans ce cas, vous pouvez soit conserver le rythme habituel de votre bébé, soit ne conserver qu’un seul biberon par jour. D’autant plus que si vous ne donnez que du lait maternel à votre bébé, c’est quand même plus simple de le mettre au sein que de tirer son lait pour lui donner au biberon.

Vous pouvez aussi profiter de ces vacances pour introduire les premiers solides (si votre bébé a plus de six mois). Cela permet de mettre en place la diversification tranquillement (puisque c’est les vacances) et éventuellement de donner moins de biberons au retour des vacances.

Pour d’autres, cela peut être l’occasion de refaire un stock de lait maternel si les derniers temps ont étés difficiles côté tirage. Vous disposez de plus de temps et peut-être de bras supplémentaires (des grands-parents par exemple) pour s’occuper de votre petite merveille pendant que vous tirez votre lait.

Si c’est la première fois que vous partez en voyage avec votre bébé allaité, ce n’est pas la peine de s’encombrer : le coussin d’allaitement n’est absolument pas indispensable et, à part si vous partez au bout du monde, vous aurez toujours une pharmacie pour une éventuelle crème ou des coussinets supplémentaires. Pendant le voyage, mettre son bébé au sein est plus facile que de préparer un biberon, donc pas d’angoisse.

En bref, les vacances sont faites pour vous reposer et profiter le plus possible de ce temps supplémentaire avec votre enfant, donc n’angoissez pas et allez au plus simple et faites rimer vacances et allaitement !

Et vous, comment avez-vous prévu vos vacances ?

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