Pour les femmes qui tirent leur lait, transporter le lait maternel est important : pour rapporter le lait que l’on a tiré au travail, pour apporter le lait à la crèche ou à l’assistante maternelle, …

Le lait peut être transporté à température ambiante ou au froid. Quand le trajet est court, par exemple dix minutes pour aller déposer petit poussin à la crèche avec le lait de la journée, le lait frais peut se transporter à température ambiante. Attention cependant, si c’est du lait congelé que vous transportez, à ne pas rompre la chaîne du froid. Dans ce cas, vous avez besoin d’un contenant isotherme.transporter le lait maternel

Par contre, si vous tirez votre lait au travail et que vous n’avez pas de réfrigérateur à disposition, vous aurez besoin d’une petite glacière pour la conservation du lait maternel tiré et pour le transporter. Vous le mettrez au réfrigérateur à votre retour chez vous.

transporter le lait maternel

Si vous disposez d’un réfrigérateur sur votre lieu de travail, vous pouvez transporter votre lait à température ambiante en le remettant au réfrigérateur en rentrant.

En fait, vous devez toujours faire attention à ne pas cumuler les maxima de conservation du lait maternel. Mais le lait maternel se conserve et se transporte très bien.

Pour le matériel, certains tire-lait sont vendus ou loués avec un sac comprenant un compartiment isotherme, ce qui peut être très pratique. En ce moment, c’est aussi le moment pour trouver une petite glacière souple en supermarché (au rayon du matériel à pic-nique).
Comme contenant pour le lait maternel, préférez un pot ou un biberon bien fermé pour le transport car les sachets peuvent fuir. Il n’y a rien de plus rageant que de perdre les 200 ml tirés au travail dans le fond de votre sac…
Si vous apportez du lait congelé en sachet à l’assistante maternelle, pensez à placer le sachet dans une boite fermée pour récupérer le lait en cas de fuite.

Le soir, pensez également à placer dans le compartiment à glaçons de votre réfrigérateur les packs de réfrigération de votre glacièrefreezpack, sinon, vous risquez d’être très embêtée le lendemain matin.

Et si vous qui me lisez êtes chef d’entreprise, un frigo à la disposition de vos employées, ça aide !

Et vous, comment transportez-vous votre lait ?

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code du travail et allaitementLa loi française prévoit l’allaitement au travail. Les dispositions relatives à l’allaitement dans le code du travail datent de 1917. Elles ont été revues en 2007 et le décret d’application est paru en mars 2008.

Chaque salariée allaitant son enfant dispose pour ce faire d’une heure par jour sur son temps de travail jusqu’au premier anniversaire du bébé. Cette heure est divisée en deux périodes de trente minutes réduites à vingt minutes si le local d’allaitement est à l’intérieur des locaux destinés au travail.
Cette heure n’est pas rémunérée, sauf si la convention collective le spécifie.
Une salariée peut allaiter son enfant dans l’entreprise !
Chaque entreprise de plus de cent salariées doit prévoir des locaux dédiés à l’allaitement au sein de l’entreprise, dans des conditions d’hygiène très précises.
Le coût de l’installation et de l’entretien de ces locaux est entièrement à la charge de l’employeur.
Les femmes militaires bénéficient des mêmes droits.

Il est à noter qu’un contrat de travail peut inclure une clause spécifique à l’allaitement. Je vous recommande cet article de Martine Herzog-Evans, professeur de droit qui détaille ce à quoi vous avez droit.

Voici les articles du code du travail relatifs à l’allaitement :

Article L1225-30
Pendant une année à compter du jour de la naissance, la salariée allaitant son enfant dispose à cet effet d’une heure par jour durant les heures de travail.

Article L1225-31
La salariée peut allaiter son enfant dans l’établissement.

Article L1225-32
Tout employeur employant plus de cent salariées peut être mis en demeure d’installer dans son établissement ou à proximité des locaux dédiés à l’allaitement.

Article R1225-5
L’heure prévue à l’article L. 1225-30 dont dispose la salariée pour allaiter son enfant est répartie en deux périodes de trente minutes, l’une pendant le travail du matin, l’autre pendant l’après-midi.
La période où le travail est arrêté pour l’allaitement est déterminée par accord entre la salariée et l’employeur.
A défaut d’accord, cette période est placée au milieu de chaque demi-journée de travail.

Article R1225-6
La période de trente minutes est réduite à vingt minutes lorsque l’employeur met à la disposition des salariées, à l’intérieur ou à proximité des locaux affectés au travail, un local dédié à l’allaitement.

Article R4152-13
Le local dédié à l’allaitement prévu à l’article L. 1225-32 est :
1° Séparé de tout local de travail ;
2° Aéré et muni de fenêtres ou autres ouvrants à châssis mobiles donnant directement sur l’extérieur ;
3° Pourvu d’un mode de renouvellement d’air continu ;
4° Convenablement éclairé ;
5° Pourvu d’eau en quantité suffisante ou à proximité d’un lavabo ;
6° Pourvu de sièges convenables pour l’allaitement ;
7° Tenu en état constant de propreté. Le nettoyage est quotidien et réalisé hors de la présence des enfants ;
8° Maintenu à une température convenable dans les conditions hygiéniques.

Article R4152-1
Les femmes enceintes ainsi que les mères dans les six mois qui suivent leur accouchement et pendant la durée de leur allaitement bénéficient, conformément à l’article R. 4624-19, d’une surveillance médicale renforcée.

Article R4152-2
Indépendamment des dispositions relatives à l’allaitement prévues par les articles L. 1225-31etR. 4152-13 et suivants, les femmes enceintes ou allaitant doivent pouvoir se reposer en position allongée, dans des conditions appropriées.

Article R4152-14
Dans les établissements soumis à des dispositions particulières en matière de santé et sécurité au travail, le local dédié à l’allaitement est séparé de tout local affecté à des travaux pour lesquels ont été édictées ces dispositions particulières.
Cette séparation est telle que le local est protégé contre les risques qui ont motivé ces dispositions.

Article R4152-15
Les enfants ne peuvent séjourner dans le local dédié à l’allaitement que pendant le temps nécessaire à l’allaitement.
Aucun enfant atteint ou paraissant atteint d’une maladie contagieuse ne doit être admis dans ce local.
Des mesures sont prises contre tout risque de contamination.
L’enfant qui, après admission, paraît atteint d’une maladie contagieuse ne doit pas être maintenu dans le local.

Article R4152-16
Le local dédié à l’allaitement a une surface suffisante pour pouvoir abriter un nombre d’enfants de moins d’un an, compte tenu du nombre de femmes employées dans l’établissement.

Article R4152-17
Le local dédié à l’allaitement a une hauteur de trois mètres au moins sous plafond. Il a au moins, par enfant, une superficie de trois mètres carrés.
Un même local ne peut pas contenir plus de douze berceaux. Toutefois, lorsque le nombre des enfants vient à dépasser ce maximum, le directeur régional du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle peut en autoriser provisoirement le dépassement.
Lorsqu’il y a plusieurs salles, celles-ci sont desservies par un vestibule.

Article R4152-18
Le local dédié à l’allaitement ne comporte pas de communication directe avec des cabinets d’aisance, égouts, puisards.
Il est maintenu à l’abri de toute émanation nuisible.

Article R4152-19
Les revêtements des sols et des parois du local dédié à l’allaitement permettent un entretien efficace et sont refaits chaque fois que la propreté l’exige.

Article R4152-20
L’employeur fournit pour chaque enfant un berceau et un matériel de literie.
Il fournit également du linge en quantité suffisante pour que les enfants puissent être changés aussi souvent que nécessaire.
Le matériel et les effets sont tenus constamment en bon état d’entretien et de propreté.
Pendant la nuit, tous les objets dont se compose la literie sont disposés de manière à être aérés.

Article R4152-21
Le local dédié à l’allaitement est tenu exclusivement par du personnel qualifié en nombre suffisant.
Ce personnel se tient dans un état de propreté rigoureuse.

Article R4152-22
Il est tenu :
1° Un registre sur lequel sont inscrits les nom, prénoms et la date de naissance de chaque enfant, les nom, adresse et profession de la mère, la date de l’admission, la constatation des vaccinations, l’état de l’enfant au moment de l’admission et, s’il y a lieu, au moment des réadmissions ;
2° Un registre sur lequel sont mentionnés nominativement les enfants présents chaque jour.

Article R4152-2
Le local dédié à l’allaitement est surveillé par un médecin désigné par l’employeur.
Ce dernier fait connaître à l’inspecteur du travail le nom et l’adresse de ce médecin.
Le médecin visite le local au moins une fois par semaine. Il consigne ses observations sur le registre prévu au 2° de l’article R. 4152-22.
Un règlement intérieur signé par le médecin est affiché à l’entrée du local.

Article R4152-24
Le local dédié à l’allaitement est équipé de moyens de réchauffer les aliments. Ces derniers sont conformes aux prescriptions réglementaires prévues pour les établissements et services d’accueil des enfants de moins de six ans.

Article R4152-25
Des mesures sont prises pour qu’aucune personne pouvant constituer une cause de contamination n’ait accès au local dédié à l’allaitement.

Article R4152-26
Personne ne doit passer la nuit dans le local dédié à l’allaitement où les enfants passent la journée.

Article R4152-27
L’eau du local dédié à l’allaitement est à température réglable. Des moyens de nettoyage et de séchage appropriés sont mis à disposition.
Le matériel et les effets sont tenus constamment en bon état d’entretien et de propreté.

Article R4152-28
La rémunération du médecin et du personnel du local dédié à l’allaitement ainsi que la fourniture et l’entretien du matériel et des effets énumérés aux articles R. 4152-20 et R. 4152-27 sont à la charge de l’employeur.
Aucune contribution ne peut être réclamée aux mères dont les enfants fréquentent le local.

Article L1142-3
Est nulle toute clause d’une convention ou d’un accord collectif de travail ou d’un contrat de travail qui réserve le bénéfice d’une mesure quelconque, à un ou des salariés, en considération du sexe.
Toutefois, ces dispositions ne sont pas applicables lorsque cette clause a pour objet l’application des dispositions relatives :
1° A la protection de la grossesse et de la maternité, prévues aux articles L. 1225-1 à L. 1225-28;
2° A l’interdiction d’emploi prénatal et postnatal, prévues à l’article L. 1225-29 ;
3° A l’allaitement, prévues aux articles L.1225-30 à L. 1225-33 ;
4° A la démission de la salariée en état de grossesse médicalement constaté, prévues à l’article L. 1225-34;
5° Au congé de paternité, prévues aux articles L. 1225-35 et L. 1225-36 ;
6° Au congé d’adoption, prévues aux articles L. 1225-37 à L.1225-45.

Article R4138-4
Le militaire féminin peut bénéficier, sur demande, des autorisations d’absence pour allaitement prévues à l’article L. 1225-30 du code du travail.

Code du travail et allaitement, le sujet est clair ! Et vous, avez-vous demandé votre heure d’allaitement à votre employeur ?

 


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homme femmeLes media ne se sont pas pressés de diffuser cette information… La place des femmes, ce n’est pas encore un sujet porteur !
Merci à Tout pour elles et Du rose dans le gris de m’y avoir donné accès.

Les réseaux de femmes cadres se sont regroupés et ont souhaité mener une enquête commune auprès de leurs membres sur le thème de l’égalité professionnelle.

Les résultats sont édifiants :

  • 69% des femmes interrogées ne sont pas satisfaites de l’égalité dans l’accès aux postes de haut niveau.
  • 60% des femmes interrogées pensent que la situation des femmes ne s’est pas améliorée ou s’est dégradée ces deux dernières années dans leur entreprise.
  • 55% des femmes interrogées pensent que leurs congés maternité ont eu un impact négatif sur leur progression de carrière.

Voilà une preuve que le chemin reste long vers l’égalité professionnelle entre hommes et femmes.

Cependant :

  • 66% des femmes interrogées disent que leur environnement de travail leur permet une organisation flexible pour les aider à concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Il ne reste plus qu’à étendre cette flexibilité aux salariées non cadres et aux hommes qui trop souvent n’osent pas en user.

Et vous, quelle est la situation des femmes dans votre entreprise ?

Etude réalisée pour : Les réseaux de femmes cadres
Etude réalisée par : LH2
Dates de réalisation : Du 13 mai au 3 juin 2009
Etude réalisée en ligne : 23 000 femmes cadres appartenant à des réseaux d’entreprises et/ou de grandes écoles consultées, 5 207 répondantes, soit un taux de retour de 22%.

 


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organisation familiale et allaitementQuand on reprend le travail après la naissance d’un enfant, il y a toujours une nouvelle organisation à mettre en place : qui va déposer petit dernier chez sa nounou, qui préparera le repas et qui donnera le bain du soir, qui fera les courses de couches, … ?
Quand on poursuit l’allaitement, d’autres questions se posent : comment stocker le lait maternel, comment informer le mode de garde sur la gestion du lait maternel, comment prendre le temps des tétées,… ?

Encore une fois, chaque situation est particulière. Vous pouvez vivre seule avec votre bébé, avoir un mari qui n’est présent que le week-end, avoir d’autres enfants ou pas, savoir déléguer ou vouloir tout contrôler,…
Dans tous les cas, l‘organisation est importante.

Première chose : l’heure du lever. Si vous allaitez votre bébé, vous lui donnez en général une tétée le matin. Il faut donc prévoir ce temps en plus de votre temps de préparation habituel. De plus, il vous faut de la souplesse pour pouvoir donner cette tétée à une heure variable : votre bébé ne se réveille pas forcément tous les matins à la même heure, et certains matins, vous avez besoin de le réveiller. Dans ce dernier cas, le temps du réveil est à prévoir. En général, j’aurais tendance à vous suggérer de vous lever avant votre progéniture pour être presque prête au moment du réveil du ou des enfants, c’est nettement moins stressant. Cependant, certains bébés ont la fâcheuse tendance à se réveiller dès que vous posez le pied par terre. Dans ce cas, tout votre processus de préparation risque d’être ralenti.
Si vous avez décidé de tirer votre lait le matin sur le sein que votre bébé n’a pas tété, il faut prévoir le temps de stockage du lait et de nettoyage de tire-lait.

Autre temps à prévoir : les consignes données au mode de garde pour la gestion du lait lorsque vous laissez votre bébé. Ce temps peut être pris par le père. En général, vous l’avez briefé et il est parfaitement au courant de ce qu’il faut laisser comme consignes.

De retour du travail, la première chose que vous faites en général : donner à téter à votre bébé. C’est souvent le moment préféré de la journée : une vraie pause, des vraies retrouvailles avec votre bébé. Mais si vous avez des enfants plus grands, ce moment peut virer au cauchemar parce que tous les enfants veulent profiter de votre présence. Il vaut mieux alors prévoir un petit rituel qui permette à chacun de trouver sa place : bébé tète pendant que vous lisez une histoire à votre deuxans ou bien qu’il regarde son dessin animé préféré collé contre vous ou encore qu’il vous raconte toute sa journée par le menu. Ou alors c’est le papa qui prend le relais auprès du ou des grands le temps de cette tétée avec votre tout petit.

Ensuite, il faut absolument penser à stocker le lait que vous avez tiré au travail si tel est le cas. Cela peut être fait par quelqu’un d’autre : le père, la baby-sitter ou la personne qui garde votre bébé à domicile. Bien évidemment vous avez expliqué à cette personne comment faire (où mettre le lait, noter la date sur le contenant,…).

Votre bébé va certainement prendre d’autres tétées d’ici son coucher, vous aurez besoin d’aide pour gérer en même temps le bain ou le dîner des autres enfants ou tout simplement la préparation du repas. En général, les papas sont d’une grande efficacité. Si tel n’est pas le cas, à vous de leur apprendre ! Votre survie en dépend…

Enfin, il faut penser à préparer votre matériel pour le lendemain : nettoyage du tire-lait si vous n’avez pas pu le faire au travail, prévoir les contenants pour les tirages du lendemain, vérifier le niveau de votre flacon de liquide vaisselle (s’il n’y en a pas au travail), prévoir un torchon propre et sec (ou deux, ça peut toujours servir). Une suggestion : faites tout cela avant d’aller au lit, vous pourrez avoir un début de journée plus tranquille le lendemain !

Et vous, quelles sont vos astuces d’organisation ?

 


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nl007Comme me l’ont rappelé Sylviane et le blog Modes d’emploi, jeudi a débuté la semaine pour la qualité de vie au travail qui a lieu du 11 au 19 juin. Cette année l’accent est mis sur le stress au travail.

Et l’allaitement dans tout ça ?
Et bien justement : une étude que j’avais menée avec une collègue il y a quelques années montrait que les femmes qui poursuivaient l’allaitement après la reprise du travail étaient moins stressées que celle qui avaient sevré avant la reprise du travail. Elles étaient convaincus que leur bébé aurait le meilleur lait en leur absence (le leur !) et cela leur permettait d’avoir l’esprit plus tranquille.
Or un salarié moins stressé est plus efficace dans son travail. Le bénéfice est donc pour tous : la salariée et son entreprise !

La qualité de vie au travail, cela passe également par la possibilité de concilier vie familiale et vie professionnelle dans les meilleures conditions. Les femmes qui le souhaitent doivent donc pouvoir utiliser l’heure d’allaitement prévue par le code du travail dans les meilleures conditions.

Vous l’avez compris, le respect du droit des femmes à allaiter leur enfant me tient à coeur. Qu’une femme souhaite sevrer son enfant au moment de la reprise du travail, je le comprends sans aucun problème ; mais qu’une femme soit contrainte d’arrêter son allaitement parce qu’elle n’a pas la possibilité de tirer son lait au travail ou parce que son patron l’envoie faire des déplacements de plusieurs jours trop souvent ou encore parce que la crèche refuse de donner son lait à son bébé, je trouve cela inadmissible.

Peut-être pourrait-on imaginer qu’un jour cette idée fasse son chemin et que les femmes n’aient plus à se battre pour faire respecter leurs droits. C’est en tout cas dans ce sens que je travaille…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 


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signature-blogJ’avais oublié de vous dire que Lactissima a signé la Charte de la parentalité en entreprise le 7 mai 2009 lors du premier anniversaire de Observatoire de la parentalité en entreprise.

Pourquoi ai-je pris la décision de participer à ce mouvement ? Lactissima propose aux entreprises de soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre l’allaitement maternel au retour de congé maternité. Cela leur permet de reprendre le travail l’esprit tranquille, de poursuivre ce lien avec leur enfant et de mieux conjuguer vie familiale et vie professionnelle. Adhérer à la Charte de la parentalité était donc une évidence, la continuité de mon action au quotidien. Je ne pouvais pas passer à côté de cette signature. C’est pour moi une reconnaissance de ce que mon activité peut apporter aux salariés.

Que penser en général de cette charte ? 120 entreprises sont signataires, c’est donc qu’elles se sentent concernées par le statut parental de leurs salariés. En soi, c’est déjà une très bonne chose. De plus cela incite à parler du problème de la conciliation vie familiale et vie professionnelle.

Mais cette charte a tout de même ses limites : l’engagement est quand même assez vague : « Faire évoluer les représentations liées à la parentalité dans l’entreprise, créer un environnement favorable aux salariés-parents, en particulier pour la femme enceinte, respecter le principe de non-discrimination dans l’évolution professionnelle des salariés-parents ». Il n’y a aucun contrôle de prévu : les signataires font-ils les efforts auxquels ils se sont engagés ? Il n’y a pas même de rapport annuel à fournir.

L’initiative est donc très intéressante, il faut maintenant surveiller qu’elle se traduise en actes.

Et pour vous, comment se passe la conciliation vie familiale / vie professionnelle dans votre entreprise ?

Photo : Pascal Versaci

 


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soutien à l'allaitementQuand on poursuit l’allaitement à la reprise du travail, le soutien est particulièrement précieux. Il permet de tenir le choc dans les moments difficiles : c’est tellement plus sympa de s’entendre dire « tu as tenu bon jusque là , tu vas y arriver, c’est génial ce que tu fais » plutôt que « Si tu es si fatiguée, tu n’as qu’à arrêter, le lait en poudre est fait pour ça ! ».
Le soutien à l’allaitement permet également de pouvoir être entièrement à ce que l’on fait (rendre ce rapport urgent à gentil patron à 14h) plutôt que de penser en permanence « comment est-ce que je vais bien pouvoir m’éclipser discrètement pour tirer mon lait dans le placard à balai sans que la femme de ménage ne me voit », le stress occupe une bonne place dans la tête et ne permet pas de travailler correctement.
Et puis c’est tellement plus agréable de se sentir soutenue dans ses choix que de devoir se battre pour les imposer…

Les premières personnes qui peuvent vous soutenir sont vos proches et particulièrement le père de votre enfant. En général, quand une mère poursuit l’allaitement, le père s’investit plus dans les tâches ménagères (voir cet article), ce qui allège la charge de travail de la mère. Le père est celui à qui vous avez envie de confier vos joies et vos difficultés et c’est souvent le mieux placé pour vous remonter le moral. Après tout, ce que vous faites, vous le faites pour son enfant ! Le reste de la famille peut également être important : parents, beaux parents, frères et sÅ“urs, tout soutien est bon à prendre.

Votre entreprise devrait également pouvoir vous soutenir : en mettant à votre disposition un local pour tirer votre lait, en vous laissant prendre les pauses dont vous avez besoin, en informant l’ensemble du personnel que tirer son lait est quelque-chose de normal pour éviter les remarques désagréables ou déplacées,… L’entreprise a tout à y gagner : les enfants allaités sont statistiquement moins malades et une mère stressée travaille moins bien.

Les professionnels de santé ont leur rôle à jouer. Le pédiatre devrait vous soutenir plutôt que de vous conseiller de sevrer si ce n’est pas votre choix. Votre médecin ne devrait pas mettre votre fatigue sur le dos de l’allaitement alors que le fait même de reprendre le travail avec un bébé est en soi très fatigant. Ils devraient être à même de vous fournir de l’information et du soutien.

Enfin, le soutien de la personne qui garde votre bébé est très important. Vous avez besoin qu’elle accepte de gérer votre lait pour ne pas en gaspiller par exemple ou tout simplement pour qu’elle accepte de donner votre lait. Si cette personne vous soutient, elle ne vous stressera pas avec des demandes irréalistes (du genre : « il me faut 800 ml de lait par jour ») et c’est tellement plus agréable de ne pas avoir de remarques désagréables deux fois par jour.

Le soutien n’est pas acquis d’avance en matière d’allaitement maternel. Vous allez devoir faire preuve de pédagogie envers vos proches et la personne qui garde votre enfant. C’est important qu’ils aient les informations sur le bien fondé de votre démarche. La meilleure preuve étant la preuve par l’exemple : « regardez comme mon bébé allaité se porte bien, je ne veux pas gâcher cela en le sevrant »… Cela peut bien marcher avec l’entourage. Avec la personne qui va garder votre enfant, il faut lui expliquer que ce n’est pas plus compliqué que le lait en poudre, que cela ne va pas alourdir sa charge de travail et surtout lui fournir toutes les informations sur la manipulation et la conservation du lait maternel.
Il est important également d’écouter ses craintes et ses réticences. Le dialogue est absolument nécessaire pour obtenir le soutien dont vous avez besoin.

Vis à vis de votre entreprise, la loi est de votre côté : vous avez droit à deux fois une demi-heure dans la journée pour tirer votre lait. Cependant, affronter véhémentement votre employeur n’est a priori pas la meilleure des solutions. Commencez plutôt par expliquer votre demande. Vous pourrez toujours ensuite sortir votre article de loi s’il refuse de vous entendre…

Malgré toute votre bonne volonté, vous n’obtiendrez sûrement pas le soutien de tous. Cependant, la neutralité vaut mieux que la réprobation et si personne ne vous fait de remarques désagréables, c’est déjà un grand pas de fait.
Vous pouvez également trouver du soutien auprès d’autres femmes ayant déjà vécu la même situation, au sein de votre entreprise ou dans des associations de mères.

Et vous, avez-vous reçu le soutien dont vous aviez besoin ?

 


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