Information de la salariée sur l’allaitement maternel au moment de son départ en congé maternité

La Commission des Affaires culturelles, familiales et sociale de l’Assemblée Nationale vient d’adopter, dans le cadre du projet de loi Patients, Santé, Térritoire, un amendement de Mme Valérie Boyer « prévoyant que la salariée, au moment de son départ de l’entreprise en congé de maternité est informée par l’employeur des dispositions relatives à l’allaitement maternel. »

Sa proposition d’amendement concernant l’obligation aux maternités d’informer les parents sur l’intérêt de l’allaitement maternel a été rejetée

Rejetée également, la proposition d’obliger les crèches à accepter les nourrissons nourris au lait maternel à la demande des parents.

Réjouissons-nous de l’obligation, de la part de l’employeur, d’informer les mères de ce qui est possible de faire au moment du départ en congé maternité. Un petit pas, qui incitera, si la loi est votée, à ce que les employeurs se demandent ce qu’ils font en matière d’allaitement maternel.

En revanche, le rejet de l’amendement concernant les crèches est désolant. L’argument invoqué est que cela impose une charge aux collectivités locales. Là , je ne comprends pas… En quoi accepter le lait des mères impose-t-il une charges aux collectivités locales ? En quoi est-ce différent d’un lait industriel ? Il est facile pour une crèche de s’informer et de former son personnel à ce type de pratiques, histoire de vaincre les réticences (voir mon article précédent) , et à un coût fort ridicule comparé aux bénéfices sur la santé du bébé. Je ne parle même pas de l’impact sur la mère, pour qui se type de mesure fait une différence ENORME.

Comment leur faire comprendre, avez-vous des idées ?

 


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Au vu des nouveautés en matière de tire-lait, une petite mise à jour s’impose… Je reprends donc cet article en y incluant des nouveautés.

J’ai parlé dans un article précédent de la possibilité de tirer son lait pour le donner à son bébé pendant que l’on est au travail.

D’accord mais quel tire-lait utiliser : manuel ou électrique ? En location ou à l’achat ? Simple ou double pompage ?
Tout dépend de vos moyens, de votre utilisation et de vos préférences.

La première solution, la moins chère et toujours disponible : tirer son lait à la main tout simplement.

Certaines femmes trouvent que c’est la solution la plus simple, d’autres préfèrent utiliser un tire-lait.

Si vous décidez d’emporter un tire-lait au travail, vous avez besoin d’un tire-lait discret (« tiens c’est quoi ta nouvelle valise ? »), efficace (en général gentil patron ne nous laisse pas une heure deux fois par jour pour tirer son lait) et si possible en double pompage (qui vous permet de diviser le temps de tirage par deux). Si en plus vous souhaitez pouvoir le louer, alors le tire-lait Ameda Lactaline est fait pour vous : ameda

Ce tire-lait est le seul petit tire-lait électrique efficace, en double pompage qui existe en location, auprès d’Almafil par exemple ou d’un loueur plus proche de chez vous.

Si l’idée d’un tire-lait électrique vous donne immédiatement envie de sevrer (« mais je ne suis pas une vache ! »), alors il existe de bons tire-lait manuels. Le modèle qui rassemble les suffrages de toutes les mères l’ayant essayé : le Medela Harmony : harmonyIl en existe d’autres qui conviennent bien à certaines femmes mais pas à d’autres ou qui sont difficiles à monter correctement.

Maintenant si vous ne tirez votre lait que chez vous, un tire-lait plus volumineux n’est pas gênant et vous pouvez prendre la Rolls Royce des tire-lait, le Medela Symphony : symphony

Attention cependant, il est souvent cher à la location.

Enfin si vous souhaitez acheter un tire-lait parce que vous avez prévu d’allaiter vos nombreux enfants successifs en travaillant (Wonder woman existe-t-elle…), le Ameda Lactaline s’achète, il existe aussi le Medela Swing swing

ou le mini-électric Plus de Medela

pluspour lequel la discrétion n’est absolument pas garantie, il est vraiment bruyant et moins efficace que le précédent. Cependant ces tire-lait ont peu de chance d’être encore en usage après quelques enfants… Leur durée de vie est limitée.

Désormais il existe aussi le Pump in style advanced qui permet de tirer son lait en double pompage avec un tire-lait double phase inclut dans un sac à dos équipé d’un compartiment glacière.pump in style

Il existe aussi le Freestyle qui a les mêmes caractéristiques mais qui est beaucoup plus petit, que l’on peut utiliser sans les mains et qui vient de sortir : freestyle

Important : la location d’un tire-lait peut être prise en charge, en partie ou en totalité, par la sécurité sociale et votre mutuelle. La catégorie de remboursement de la mutuelle est : appareillage AAD (au cas où la mutuelle ne se souvienne pas qu’elle rembourse la location de tire-lait).

A noter : je n’ai aucune action chez Medela ou Ameda 0034, simplement l’usage nous montre que ce sont de bons tire-lait.

Et vous quel est votre tire-lait préféré ? Partagez vos bons tuyaux, de location en particulier ! Si vous êtes utilisatrice du Pump in style advanced ou du Freestyle, j’ai besoin de vos retours 🙂

 


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Encore trop souvent à mon goût, j’entends les femmes raconter que la crèche qui va très bientôt s’occuper de leur enfant leur a demandé de sevrer bébé…

Quelle justification les crèches apportent-elles à cette demande ? Souvent aucune, soyons clairs. Il s’agit principalement de la peur de se tromper dans la manipulation du lait (n’oublions pas que la France est encore traumatisée par l’histoire du sang contaminé) et de donner à un autre bébé le lait maternel qui est destiné à votre fiston. Pourtant, chaque maman apporte la plupart du temps un lait différent de celui qui nourrit le petit copain. Les boites de lait sont soigneusement étiquetées, tout comme vous allez étiqueter votre biberon de lait maternel.

La crèche peut également refuser pour des raisons d’hygiène : peur de contaminer votre bébé avec un produit dont le personnel ignore souvent tout des conditions de recueil et de conservation.

Plus difficile à vivre pour les mamans, le discours culpabilisant : » il faut le sevrer, Madame, car il est trop attaché à vous ». Là derrière se cachent toutes les craintes au sujet de la mère fusionnelle, ainsi que la méconnaissance des rythmes et des besoins des bébés allaités. Très concrètement la personne qui va s’occuper de l’enfant peut avoir peur de ne pas réussir à calmer ce bébé qui à l’habitude de la chaleur des bras de sa maman.

Parfois la crèche demande aux mamans de « substituer le lait maternel à un autre aliment (solide ou liquide) afin que conformément aux règles HACCP , plus aucun aliment non traçable ne soit introduit à la crèche. » Alors là , dur dur, vous avez une crèche qui assimile le lait maternel aux fluides corporels et qui, par peur de la contamination pour son personnel, applique une règle strictement, sans réfléchir.

Comme vous voyez, les raisons de cette demande de sevrage peuvent-être multiples. Il s’agit donc d’en parler, d’en parler et d’en parler… avant de commencer l’adaptation. Ce sera plus facile pour vous d’en discuter de manière détendue et si vous êtes détendue, ce sera plus facile pour le personnel de la crèche de vous entendre, parce qu’ils n’auront pas le sentiment d’être dans la confrontation.

sevrage crècheDès lors que dire ?

Vous pouvez tout d’abord écouter et essayer de comprendre quelles sont les peurs derrière les raisons invoquées. N’oubliez pas que le personnel de la crèche fait partie des professionnels de la petite enfance, et à ce titre, est très soucieux du bien-être de votre bébé. Entendez et faites savoir que vous entendez ce souci.

Ensuite, vous pouvez donner de l’information et suggérer d’en discuter ensemble. De plus en plus de brochures sont publiées sur le sujet :

  • La mairie de Paris accueille depuis 2002 les bébés allaités dans les crèches collectives et familiales : « L’entrée à la crèche n’est pas synonyme de sevrage. L’allaitement maternel est d’un nourrisson en crèche est possible et même souhaitable ». La brochure « Allaitement maternel à la crèche » conseille les parents sur la manière de s’y prendre.
  • Le Conseil Général des Alpes Maritimes a publié une brochure intitulée « Allaiter et confier son enfant à des tiers ».
  • La ville de Pau, en collaboration avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, a publié une brochure intitulée « le bébé allaité et les modes d’accueil« .
  • Juliette Le Roy, médecin, a publié un article dans la revue Spirale, intitulé « Allaiter à la crèche ou l’accueil des mamans et de leur bébé allaité ». Il décrit le projet de la crèche familiale « les p’tits malins » autour de l’accueil des bébés allaités.
  • Le Département de la Seine Saint Denis, dans son règlement intérieur des établissements départementaux d’accueil du jeune enfant, stipule à l’article 5 sur l’alimentation : « la poursuite de l’allaitement maternel, soit au sein, soit par du lait tiré, est possible dans les établissements départementaux, dès lors que la mère le souhaite. (merci Elisabeth ;-))

Et chez vous, comment cela se passe-t-il ?

 


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Une nouvelle année commence et beaucoup de jeunes mamans vont reprendre leur travail après la naissance de leur bébé.
La question revient souvent : est-ce que je dois sevrer pour reprendre mon travail ?
Tout dépend de ce que vous souhaitez !

Si vous souhaitez sevrer, pas de souci, il suffit de mettre en place un sevrage en douceur pour votre bébé et surtout pour vos seins, pour éviter tout souci d’engorgement.

Si vous souhaitez continuer allaiter et travailler, c’est possible et plusieurs possibilités s’offrent à vous :

  • Continuer l’allaitement à la demande quand vous êtes avec votre bébé et lui proposer autre chose quand vous êtes absente.
  • Ne garder que trois tétées par 24 heures et remplacer les autres tétées par autre chose.

Dans ces deux cas, vous allez devoir choisir le contenant et le contenu.
Le contenant : biberon, tasse, verre, …
Le contenu : lait maternel, lait industriel ou des solides si votre bébé a plus de six mois.

Le contenant choisi va dépendre de ce que votre bébé accepte et de la qualité de sa succion.
Votre bébé a une bonne succion : il a de bonnes chances de passer sans problème du sein au biberon et vice-versa.
Certains bébés en sont capables mais ne sont pas d’accord : préférence pour le biberon ou préférence pour le sein, refus de changer de façon de se nourrir…
Dans tous les cas, ce passage à autre chose que le sein va ressembler à une danse entre votre bébé et vous : une succession d’essais pour trouver ce qui convient le mieux.
Vous devrez aussi composer avec ce que préfère…la personne qui va s’occuper de votre bébé en votre absence.

En ce qui concerne le choix du lait, vous pouvez prévoir de tirer votre lait lorsque vous êtes au travail pour qu’il soit donné à votre bébé en votre absence ou bien choisir de donner un lait industriel.

Beaucoup de possibilités différentes donc que nous approfondirons dans nos prochains articles.

Et vous, qu’avez-vous choisi de faire ?

 


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Nous sommes deux consultantes en lactation, Christine et Véronique, fondatrices du cabinet conseil Lactissima.

Lactissima propose aux entreprises des actions pour permettre aux femmes de poursuivre l’allaitement maternel à la reprise du travail.

Nous vous proposerons ici des articles réguliers autour de ce thème, mais également sur :

  • la place de la femme dans la société,
  • le travail des femmes,
  • l’articulation vie familiale-vie professionnelle,
  • nourrir son enfant,
  • les modes de garde,
  • la place du père.

et bien d’autres sujets encore.

Véronique est consultante en lactation. Elle partage son temps professionnel entre ses consultations à domicile et le cabinet Lactissima.

Dans le privé, elle est mère de deux enfants, aime passer du temps avec eux et doit donc elle aussi concilier vie familiale et vie professionnelle.

Christine est consultante en lactation et formatrice, également mère de deux enfants et confrontée au même problème.

Nous attendons de nombreux commentaires et témoignages à nos articles.

A bientôt pour plus d’échanges.

 


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