Au cours du dernier mois, voici ce que j’ai repéré pour vous :

– Le lancement d’une grande étude nationale sur l’alimentation des nourrissons, baptisée Epifane.

– Le blog Mamanana a diffusé un magnifique diaporama sur l’allaitement en famille.

– Un bon article sur l’utilisation quotidienne du lait maternel…pour tout.

– Encore une étude sur la prévention de l’obésité grâce à l’allaitement maternel.

– Un article absolument magnifique sur l’allaitement maternel en Mongolie.

– Un très bon article d’une collègue québécoise sur les propriétés bactériologiques du lait humain.

– Une étude montre que les bébés allaités font des adultes apaisés.

– La Mutualité française propose un Livret allaitement et travail très bien fait.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

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Voir l’onglet Revues de presse.

 


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introduction des solidesL’introduction des solides est souvent vécue comme une étape importante par les parents. Le bébé grandit, il prend sa place à table, ce n’est plus un petit nourrisson. De ce fait, de nombreux parents ont peur de mal faire et se plient aux recommandations du pédiatre, de leur livre de puériculture, de la grand-mère…en oubliant de regarder leur enfant et ce qu’il manifeste.

En effet, votre enfant sait ce dont il a besoin et sait vous le faire comprendre. S’il n’est pas prêt à manger des solides, il repousse les aliments avec la langue. S’il veut goûter à ce que vous mangez, il essaie d’attraper votre fourchette ou la suit assidûment des yeux. S’il ne veut pas manger, il n’ouvre pas la bouche, … Bref, vous pouvez lui faire confiance !

L’OMS recommande de ne pas introduire les solides avant les six mois de l’enfant. Mais certains bébés sont prêts un peu avant. Jusqu’à un an, l’essentiel de l’alimentation reste le lait. Les solides ne sont que du complément. Ne vous inquiétez donc pas si votre enfant n’est pas intéressé par la nourriture solide, il y viendra quand il sera prêt. Ce sera peut-être à onze mois, cela n’a aucune importance !

Il faut également garder à l’esprit que, en France, on commence en général la diversification alimentaire par des fruits et des légumes. Or ce sont des aliments très peu caloriques qui ne doivent en aucun cas remplacer le lait qui, lui, est un aliment complet. Il vaut donc mieux commencer tous les repas jusqu’à un an par une tétée et proposer les solides après. Ainsi, vous êtes sûr que votre bébé a un apport calorique suffisant et complet.

Vous n’êtes pas obligée de concocter purées et compotes à votre progéniture. La plupart des enfants aiment commencer directement avec des morceaux qu’ils mâchent avec les gencives. Vous choisirez bien sûr des aliments faciles à mâcher sans dent : rondelles de courgettes bien cuites, morceaux de pommes cuites, haricots verts bien cuits,…
Vous pouvez également mettre votre bébé à table avec le reste de la famille et le laisser goûter aux plats préparés pour tous. Dans ce cas, vous ferez attention à très peu saler.

Un livre excellent existe sur ce sujet : Mon enfant ne mange pas de Carlos Gonzales.

Si vous faites partie des femmes qui tirent leur lait au travail, vous avez peut-être hâte que votre bébé commence les solides pour pouvoir diminuer les tirages de lait. Si votre bébé a du mal à prendre les biberons, vous comptez peut-être sur les solides pour qu’il se nourrisse en votre absence. Ces situations incitent en général à insister un peu sur les solides. Si votre enfant l’accepte, pas de problème ! Aucune situation n’est idéale et il faut trouver ce qui fonctionne le mieux pour votre enfant et vous. Si votre bébé refuse les solides, vous devrez changer votre fusil d’épaule : s’il n’est pas prêt, il ne sert à rien d’insister, cela viendra plus tard.

Quand votre enfant est en garde, que ce soit avec une assistante maternelle ou une crèche, vous n’êtes pas toujours présente aux repas. Il est habituel que ce soit vous qui introduisiez les premiers solides et que le mode de garde suive ce que vous avez mis en place. Mais ce n’est pas toujours le cas. Il est donc essentiel que vous ayez une discussion à ce sujet avec les personnes qui s’occupent de votre enfant.

Si vous avez constaté que votre enfant n’est pas prêt pour les solides, dites-le ! Insistez pour obtenir que l’on ne donne pas de solides à votre enfant avant que vous ne signaliez qu’il est prêt pour cela. C’est à vous de décider ce que vous souhaitez pour votre enfant, pas à la crèche ni à l’assistante maternelle ! Vous avez le droit de faire passer vos choix. Pour cela , il ne sert à rien d’affronter vos interlocuteurs. Par contre, expliquer votre manière de faire et vos raisons simplement peut être beaucoup plus efficace. Par contre, il est très rare qu’une crèche donne des morceaux à des petits de sept mois, vous n’y pourrez rien, c’est l’inconvénient d’un mode de garde collectif dans lequel vous devez vous plier à des règles valables pour tous.

En bref : mettre en place un dialogue de qualité vous permettra de faire passer vos souhaits quand aux repas de votre enfant.

Et pour votre enfant, comment s’est passé l’introduction des solides avec le mode de garde ?

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Mon fils est né avec 3 semaines d’avance dans un bon contexte : maternité qui aide à l’allaitement, j’étais confiante. Le démarrage s’est bien passé avec quelques petits soucis liés à une infection pour le petit et donc une grande fatigue pour lui qui s’endormait au sein.
J’ai fait connaissance avec un premier tire-lait, qui se branchait au vide de l’hôpital et qu’il fallait actionner manuellement. Pouah quelle nullité ce truc !

Le retour à la maison s’est bien déroulé, de bonnes tétées, plutôt fréquentes, pas de crevasses, pas de soucis. Le petit a bien grossi : impeccable.

J’ai pu obtenir un arrêt complétaire d’un mois et j’avais gardé tous mes congés (c’est mon premier, j’ai pu me permettre cela). J’ai donc repris le chemin du travail pour ses 5 mois, alors qu’il démarrait la diversification (je suis informaticienne, je travaille dans des bureaux).

Comme j’ai un gros terrain atopique, et qu’il avait déjà de l’eczéma depuis ses 2 mois, je ne me suis pas posée la question et j’ai souhaité tirer mon lait plutôt que de lui en donner de l’industriel.
Mon patron étant lui aussi père d’un allergique alimentaire il connait les bienfaits du lait maternel. Il m’a donc laissé faire comme je le souhaitais.

J’ai donc commencé à tirer mon lait deux fois par jour dans la salle des archives, pour que mon fils aie des bouillies avec (il n’a pas aimé le boire au biberon). Je pensais que la situation serait temporaire, mais nous avons établi une corrélation entre mon alimentation et les poussées d’eczéma de mon fils. Nous en sommes arrivés à constater une allergie aux oeufs et au lait (très fort urticaire de contact). Adieu les prévisions d’introduction de lait !

J’aurais pu choisir un lait spécial pour enfants allergiques, mais lequel ? Il s’est avéré compliqué de choisir sans risquer une autre allergie (un peu long à expliquer ici) alors avec la pédiatre nous avons choisi de poursuivre avec mon lait.

Bilan : cela fait 6 mois que je tire mon lait deux fois par jour au boulot …

J’ai de la chance, j’ai un patron compréhensif, et un bon tire-lait. J’ai le Symphony de Medela, il est super doux et parfaitement silencieux. Je prend mon téléphone fixe avec moi et je peux répondre aux clients sans qu’ils ne se rendent compte de quoi que ce soit.

Mais tout cela est très lourd et commence à me peser.

– Déjà les vaisselles : laver, laver et encore laver. Je me suis bousillée mes mains d’eczémateuse, je mets désormais des gants (super glamour au boulot,les gants rose !)

– Ensuite le temps passé : 45 minutes par jour (en étant super rodée), que mon patron me paye malgré tout (merci, et même si mon fils a maintenant plus d’un an !).

– La gestion du lait : chaîne du froid, transmission à la nounou, congélation du lait selon sa prochaine utilisation … compliqué !!

– Enfin les déplacements : le site internet qui me loue le Medela a accepté de me prêter en plus un petit tire-lait double pompage à pile, pratique mais moins doux. J’évite au maximum les déplacements mais j’en ai fait quelques uns : tirer son lait à l’hôtel, dans le train, chez le client … pfiou encore de sacrés aventures :-).

J’ai fait ce qui me paraissait le mieux pour mon fils, mais maintenant j’en ai marre, et j’attends avec impatience le rendez-vous avec un pédiatre allergologue pour trouver quel lait lui donner en journée. Je ne souhaite pas arrêter d’allaiter, mais juste arrêter de tirer mon lait.
Cela sera une grand bouffée d’air !

En tout cas il existe encore des entreprises où il fait bon tirer son lait. Mes collègues ont été interpellés mais compréhensifs, la salle des archives a été rebaptisée « laiterie » et une autre collègue m’a emboîté le pas, visiblement rassurée, pendant quelques mois. Il ne faut pas hésiter à rappeler à nos responsables les bénéfices du lait maternel, et à se procurer un bon tire-lait silencieux.

Je ferais bien un peu de pub d’ailleurs pour le site où je l’ai loué, car dans ma région je n’aurais jamais pu avoir le Symphony. C’est le site Grandir Nature. Je pense que pleins de mamans seraient heureuses de savoir que ce genre de système existe.

Mise à jour :

En ce début février mon fils a 15 mois … et je tire toujours mon lait. Nous avons bien obtenu un lait spécial, à base de riz, mais au final ce n’est pas le produit miraculeux dont je révais. Pas de lactose dans les laits pour allergiques ! Et les études montrent que 40% des allergiques au lait finissent intolérants au lactose. Ça plus le risque, avec juste 2 tétées par jour, de voir mon lait se tarir, et nous avons décidé de continuer les tirages. Enfin il y a quand même 2 grosses avancées : je ne tire plus qu’une fois par jour à 13h30 (plus d’impact sur mon travail) et même si j’ai de petites quantités je peux toujours compléter avec le lait en poudre (un gros stress en moins).
Voilà , jusqu’à quand cela durera, je ne sais pas ! Mais pour le moment c’est ainsi et je fais avec. Heureusement les agréables tétées contrecarrent ce fichu tirage 🙂

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Je m’appelle Nathalie, j’ai 34 ans et je suis la maman de Léa qui a maintenant 4 ans 1/2 et qui a été allaitée 18 mois, elle s’est sevrée toute seule et la maman de Charles qui a 8 mois, je l’allaite toujours à ce jour. J’habite en Normandie.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai continué l’allaitement à mes deux reprise de travail car c’est déjà super dur de laiser ses petits bouts, je ne pouvais pas arrêter l’allaitement et puis de tout les laits de toute la terre, c’est mon lait le meilleur pour eux. Je me suis toujours dit « tant que ça fonctionne bien, j’ai aucune raison d’arrêter ».

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Le tire-lait est devenu mon ami !! J’ai loué un tire-lait électrique et je tire mon lait en journée pour le donner le lendemain. Mon patron me laisse le temps nécessaire et j’ai la chance de revenir chez moi car j’habite juste à coté de mon travail.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pour Léa pas de problème mais pour Charles je fais des mastites à répétition, je me sens plus fatiguée, c’est assez dur de concilier travail, maison (mon mari a de grandes journées de travail). En plus Charles, contrairement à Léa, tête pas mal la nuit… Charles a eu un peu de mal avec le biberon chez la nounou mais avec un peu de patience, il a fini par boire mon lait au biberon.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Se retrouver le soir et se regarder dans les yeux pendant la tétée, c’est vraiment magique cette relation.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Surtout essayer, moi avant d’essayer le tire-lait, je disais, jamais je ferais ça et puis finalement ça se fait bien.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je ferais exactement la même chose , je ne saurais même pas donner le biberon !!!

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J’ai décidé de continuer à allaiter mon bébé lors de mon retour au travail après quatre mois d’arrêt parce que pour moi il y allait avoir déjà un chamboulement dans sa petite vie (la nounou) et je ne voulais pas le traumatiser en essayant de le sevrer. J’ étais également déterminée à allaiter jusqu’à au moins un an (il a 14 mois et est encore allaité).

Pour moi cela était difficile étant donné que je suis instructeur de vol et travaillant dans un milieu plutôt masculin.
Heureusement mon travail m’a donné une pièce avec frigo pour m’installer avec mon tire-lait. Tirer mon lait entre deux vols et à l’heure du repas de midi, c’est comme ça depuis.

Je commence à m’en fatiguer mais quand je galère à tirer mon lait, je pense à mon chéri quand il allaite et je me souviens pourquoi je fais tout ça.

Je conseillerais à tout le monde de continuer en reprenant le travail si cela est possible. Cela les protège également contre les rhumes et autres choses qu’ils attrapent à la crèche. Et puis après tout, se sacrifier un peu pendant un an ou deux, c’est pas la mort et ça vaut le coup !

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Au cours du dernier mois, voici ce que j’ai repéré pour vous :

– Le témoignage d’une femme qui a poursuivi l’allaitement après la reprise du travail.

– La sortie du livre Oser devenir mère et réussir sa vie professionnelle, qui comporte un chapitre sur allaitement et travail.

– Une vidéo présentant de nombreuses représentations de la vierge à l’enfant allaitant.

– Après la polémique sur l’utilisation du motilium pendant l’allaitement pour augmenter la lactation, une excellente réponse de la COFAM (coordination française pour l’allaitement maternel).

– Un beau témoignage d’une maman ayant allaité ses quatre enfants.

– Cinq nouvelles maternités françaises labellisées amies des bébés.

– Un très beau tableau d’allaitement.

– Une étude qui montre que la croissance est différente chez les bébés allaités.

– Une sage-femme raconte comment un bébé a retrouvé le chemin du sein.

– Un très bon article en deux parties sur allaitement et féminisme.

– Quand les crèches travaillent en faveur de l’allaitement.

– Enfin, je peux vous annoncer la sortie de mon livre Allaiter et reprendre le travail pour le 15 février prochain. Je vous en reparlerai.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

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Voir l’onglet Revues de presse.

 


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Professionnels de santé et allaitementIl arrive régulièrement que vous ayez besoin de faire appel à un professionnel de santé en période d’allaitement. Cela peut être pour votre bébé : il ne prend pas suffisamment de poids, il pleure ou il est malade. Cela peut aussi être pour vous : vous êtes malade, vous avez besoin d’information concernant la reprise du travail ou vous avez besoin d’une ordonnance pour pouvoir vous faire rembourser votre tire-lait. Ces situations sont multiples.

Or vous êtes nombreuses à être déçues (et encore, je crois que le mot est faible) par la réaction de votre médecin. Le plus souvent, vous vous entendez dire que vous n’avez pas assez de lait, qu’il est temps de sevrer (« votre bébé est grand maintenant madame, à trois mois il doit pouvoir dormir toute la nuit ! »), qu’à la reprise du travail il n’est pas possible de poursuivre l’allaitement et autres idées eronnées sur l’allaitement…

Il faut savoir que les médecins n’ont quasi aucune formation sur l’allaitement maternel au cours de leurs études : ils sont sensés avoir eu deux heures de cours sur les abcès du sein…et c’est tout. Donc si votre médecin n’a pas choisi de faire une formation complémentaire en allaitement maternel, il n’en connais pas plus sur le sujet que votre voisine, votre collègue ou votre patron ! En ce qui concerne les sages-femmes et les puéricultrices, la situation n’est guère meilleure. La formation initiale en allaitement est très inégale selon les écoles.

La plupart des professionnels de santé veulent bien faire ! Il ne faut pas l’oublier. Seulement ils manquent souvent de formation et d’informations à jour.

La meilleure des démarches est donc d’instaurer un partenariat entre votre médecin et vous. Et pour cela, le dialogue est primordial. N’hésitez jamais à demander des explications à votre médecin. Si vous jugez que celles-ci ne sont pas satisfaisantes, n’hésitez pas à demander un avis complémentaire, auprès d’une consultante en lactation par exemple.
Celle-ci pourra vous fournir de la documentation pour votre médecin, concernant notamment la compatibilité des médicaments avec l’allaitement ou sur d’autres sujets. Elle ne remplacera jamais l’avis médical de votre médecin mais vous pourrez ainsi lui proposer des informations complémentaires.

Enfin, si vraiment le courant ne passe pas avec votre médecin, vous avez toujours la possibilité d’en changer et de demander un autre avis médical…

Et vous, comment gérez-vous vos relations avec les professionnels de santé et allaitement ?

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