J’ai décidé de continuer à allaiter mon bébé lors de mon retour au travail après quatre mois d’arrêt parce que pour moi il y allait avoir déjà un chamboulement dans sa petite vie (la nounou) et je ne voulais pas le traumatiser en essayant de le sevrer. J’ étais également déterminée à allaiter jusqu’à au moins un an (il a 14 mois et est encore allaité).

Pour moi cela était difficile étant donné que je suis instructeur de vol et travaillant dans un milieu plutôt masculin.
Heureusement mon travail m’a donné une pièce avec frigo pour m’installer avec mon tire-lait. Tirer mon lait entre deux vols et à l’heure du repas de midi, c’est comme ça depuis.

Je commence à m’en fatiguer mais quand je galère à tirer mon lait, je pense à mon chéri quand il allaite et je me souviens pourquoi je fais tout ça.

Je conseillerais à tout le monde de continuer en reprenant le travail si cela est possible. Cela les protège également contre les rhumes et autres choses qu’ils attrapent à la crèche. Et puis après tout, se sacrifier un peu pendant un an ou deux, c’est pas la mort et ça vaut le coup !

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Au cours du dernier mois, voici ce que j’ai repéré pour vous :

– Le témoignage d’une femme qui a poursuivi l’allaitement après la reprise du travail.

– La sortie du livre Oser devenir mère et réussir sa vie professionnelle, qui comporte un chapitre sur allaitement et travail.

– Une vidéo présentant de nombreuses représentations de la vierge à l’enfant allaitant.

– Après la polémique sur l’utilisation du motilium pendant l’allaitement pour augmenter la lactation, une excellente réponse de la COFAM (coordination française pour l’allaitement maternel).

– Un beau témoignage d’une maman ayant allaité ses quatre enfants.

– Cinq nouvelles maternités françaises labellisées amies des bébés.

– Un très beau tableau d’allaitement.

– Une étude qui montre que la croissance est différente chez les bébés allaités.

– Une sage-femme raconte comment un bébé a retrouvé le chemin du sein.

– Un très bon article en deux parties sur allaitement et féminisme.

– Quand les crèches travaillent en faveur de l’allaitement.

– Enfin, je peux vous annoncer la sortie de mon livre Allaiter et reprendre le travail pour le 15 février prochain. Je vous en reparlerai.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

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Voir l’onglet Revues de presse.

 


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Professionnels de santé et allaitementIl arrive régulièrement que vous ayez besoin de faire appel à un professionnel de santé en période d’allaitement. Cela peut être pour votre bébé : il ne prend pas suffisamment de poids, il pleure ou il est malade. Cela peut aussi être pour vous : vous êtes malade, vous avez besoin d’information concernant la reprise du travail ou vous avez besoin d’une ordonnance pour pouvoir vous faire rembourser votre tire-lait. Ces situations sont multiples.

Or vous êtes nombreuses à être déçues (et encore, je crois que le mot est faible) par la réaction de votre médecin. Le plus souvent, vous vous entendez dire que vous n’avez pas assez de lait, qu’il est temps de sevrer (« votre bébé est grand maintenant madame, à trois mois il doit pouvoir dormir toute la nuit ! »), qu’à la reprise du travail il n’est pas possible de poursuivre l’allaitement et autres idées eronnées sur l’allaitement…

Il faut savoir que les médecins n’ont quasi aucune formation sur l’allaitement maternel au cours de leurs études : ils sont sensés avoir eu deux heures de cours sur les abcès du sein…et c’est tout. Donc si votre médecin n’a pas choisi de faire une formation complémentaire en allaitement maternel, il n’en connais pas plus sur le sujet que votre voisine, votre collègue ou votre patron ! En ce qui concerne les sages-femmes et les puéricultrices, la situation n’est guère meilleure. La formation initiale en allaitement est très inégale selon les écoles.

La plupart des professionnels de santé veulent bien faire ! Il ne faut pas l’oublier. Seulement ils manquent souvent de formation et d’informations à jour.

La meilleure des démarches est donc d’instaurer un partenariat entre votre médecin et vous. Et pour cela, le dialogue est primordial. N’hésitez jamais à demander des explications à votre médecin. Si vous jugez que celles-ci ne sont pas satisfaisantes, n’hésitez pas à demander un avis complémentaire, auprès d’une consultante en lactation par exemple.
Celle-ci pourra vous fournir de la documentation pour votre médecin, concernant notamment la compatibilité des médicaments avec l’allaitement ou sur d’autres sujets. Elle ne remplacera jamais l’avis médical de votre médecin mais vous pourrez ainsi lui proposer des informations complémentaires.

Enfin, si vraiment le courant ne passe pas avec votre médecin, vous avez toujours la possibilité d’en changer et de demander un autre avis médical…

Et vous, comment gérez-vous vos relations avec les professionnels de santé et allaitement ?

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allaitement AnttonQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je suis la maman d’un petit Antton, 10 mois 1/2 que j’allaite avec un immense plaisir.

Quand j’ai repris le travail (kiné libéral, associée dans un cabinet de ville), je voulais poursuivre mon allaitement, Antton avait alors 3 mois, pour plusieurs raisons : ça se passait bien, j’y prenait beaucoup de plaisir, mon mari me soutenait et j’étais entourée : la tante de mon mari est conseillère en allaitement et était très disponible pour me conseiller, répondre à mes doutes et me guider par téléphone et par mail depuis le tout début.

Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour l’organisation, il a fallu réfléchir et nous adapter au fil des mois. Voilà comment nous nous y sommes pris :

– 15 jours avant la reprise j’ai apprivoisé le tire-lait électrique (Medela, double tirage) et commencé à faire des stocks qui ne m’ont finalement jamais servi. Au début je tirais après la tétée, assise à côté de mon fils en lui parlant. Puis ça a été en même temps que la tétée, Antton à un sein, le tire-lait à l’autre.

– de 3 à 6 mois je rentrais tous les midis chez la nounou pour allaiter et tirer le lait en même temps. On l’a expliqué aux autres enfants dont la nounou avait la responsabilité et ça s’est très bien passé pour tout le monde. Les autres enfants se sont montrés curieux, amusés et respectueux.

J’amenais le lait frais dans une glacière que je déposais le matin chez la nounou et nous récupérions le soir ce qui n’avait pas été bu.

– l’après-midi je tirais encore une fois sur les 2 seins en même temps, j’avais « bloqué » un créneau sur mon planning.

Nous avons une petite kitchenette au cabinet où je pouvais m’isoler tranquillement.

Le surplus tiré qu’Antton ne prenait pas était pour le Lactarium et l’est toujours. Une collectrice passe à la maison recueillir les biberons de lait congelé.

– à 6 mois, nous avons commencé la diversification en douceur, le petit était demandeur depuis quelques semaines déjà et nous le mettions à table avec nous depuis quasiment toujours. Malgré mes craintes devant l’inconnu, le petit était ravi et a toujours mangé avec appétit.

Mon mari est enseignant et c’est tombé au moment des vacances d’été. Je rentrais donc le midi pour continuer allaitement / tire-lait.

En septembre le petit n’a plus voulu de mon lait en biberon, mais uniquement au sein.

Quand je travaille il tète matin et 1-2 fois le soir, le lendemain je tire le midi les deux seins pendant qu’il est chez la nounou.

Quand je ne travaille pas : week-end et mercredi, il tète de 4 à 7 fois et je ne tire pas.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Voici les principales difficultés que j’ai rencontrées :

– à la maternité, Antton ne prenait pas bien le sein, j’ai donc été très entourée par l’équipe pendant 48h, jusqu’à la montée de lait et même après. Nous avons heureusement trouvé la position à califourchon qui a résolu tous les petis soucis de prise du sein.

– au tout début j’ai dû affronter mes peurs : est-ce qu’il prend bien? est-il rassasié? il tète de façon très anarchique, mon lait est-il bon?

– beaucoup de fatigue car je tirais trop souvent, voulant être sûre qu’Antton ait assez. J’ai fait une pause de 3 semaines pour le Lactarium et en tirant moins souvent (au moment où Antton n’a plus voulu de mon lait en biberon), ça s’est régulé.

– expliquer à l’entourage d’amis ou plutôt me justifier d’allaiter en travaillant.

– beaucoup de communication avec mon mari qui ne pouvait donc pas pendant ses vacances partir 2-3 jours avec le petit alors qu’il l’aurait souhaité.

Quels ont été vos meilleurs moments ?

Les meilleurs moments sont en fait le moment où il tète. Je ressens un immense bonheur à le regarder téter. Surtout quand il glisse dans le sommeil.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Pour les mamans qui doivent se décider sur le choix du sein ou du biberon, je dirais d’écouter quel est le vrai désir de chacune, en en parlant avec le conjoint.

Allaiter n’était pas mon rêve de gamine. J’ai eu envie d’essayer et une fois ma décision prise j’ai été très motivée. Mais je ne pensais pas que ça allait à ce point me plaire. Je suis allée de découverte en découverte et allaiter a été une vraie révélation.

Quoiqu’il en soit, une bonne mère est, pour moi, une mère aimante, qu’elle donne le sein ou le biberon, l’essentiel étant d’offrir à son bébé des conditions de sérénité.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je referais 100 fois ce choix, malgré les difficultés à la mise au sein du début, malgré la douleur des deux 1ers jours car pour chaque problème rencontré nous avons, en équipe, trouvé une solution, malgré les doutes personnels et les préjugés de l’entourage ignorant.

Je n’aurais jamais connu le bonheur d’un allaitement long sans l’accord de mon bébé, l’amour et l’entière coopération de mon mari et le soutien inconditionnel et les conseils judicieux de la tante de mon mari, conseillère en allaitement.

Chaque maman qui allaite devrait avoir une référente qu’elle pourrait joindre tout au long de cette fantastique expérience.

Je ne me suis jamais dit « je vais allaiter jusqu’à telle date » car je ne voulais pas me mettre de pression et je n’ai pas voulu entendre ceux qui m’ont dit « attends-toi à avoir moins de lait quand tu vas reprendre le travail » car c’est faux. La preuve, je donne encore au Lactarium.

Je me suis dit : s’il tète jusqu’à ma reprise du travail à 3 mois ce serait bien, s’il tète jusqu’à ses 6 mois ce serait vraiment super, s’il tète jusqu’à mes vacances d’été ce serait extraordinaire. Maintenant qu’il tète toujours à 10 mois 1/2, je réponds à la question qu’on me pose si souvent : « mais jusqu’à quand comptes-tu allaiter? », « jusqu’à ce que mon bébé le désire ». Lorsqu’il ne le souhaitera plus, il me faudra alors accepter sereinement le sevrage, acceptation d’autant plus sereine que le sevrage sera naturel.

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Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou
poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je suis la maman d’une petite fille qui a aujourd’hui un peu plus de deux ans. Lorsqu’elle a eu 3 mois, je n’ai pas eu d’autres choix que de reprendre le travail. Si c’était à refaire, je pense que je ne le referais pas. Même si à l’époque, je n’avais pas vraiment le choix, pour moi, quitter ma fille si tôt était une véritable déchirure. C’est encore une grande frustration aujourd’hui. Avant de reprendre le travail, je savais que je continuerais à allaiter. Il était pour moi hors de question de sevrer ma fille. L’allaitement se passait bien, je fais partie de celles qui n’ont rencontré aucune difficulté lors de l’allaitement. J’ai eu un accouchement respecté, sans péridurale, j’ai accueilli mon enfant dans une certaine intimité (toute relative en maternité mais quand même) et ma fille a dans les minutes qui ont suivi sa naissance trouvé le sein sans difficulté. Ma fille tétait bien, j’ai refusé de regarder ma montre et de noter les horaires et durées de tétée, ma fille tétait quand elle le voulait et autant qu’elle le voulait (autant dire souvent !). Elle prenait bien le sein, elle prenait du poids. Tout roulait. J’avais tout de même pris soin durant ma grossesse de bien me renseigner et de bien me préparer à l’allaitement pour parer aux difficultés (mon livre de chevet était l’allaitement du Dr Thirion). Les premiers pics de croissance ne m’ont donc pas étonné, et je n’ai jamais douté de ma capacité à nourrir mon enfant et à subvenir à tous ses besoins.

Au bout d’à peine d’un mois et demi, je devais déjà me préparer à la reprise du travail. On me parlait déjà de sevrage. Je suis allée à une réunion de la Leche League et des mamans m’ont raconté leur expérience de reprise du travail. Une des mamans présentes m’a proposé de la contacter par mail si j’avais des questions. On a longuement échangé par mail. J’ai appris que je n’avais pas à sevrer ma fille de mon sein, que je pouvais continuer à lui proposer tant que j’étais avec elle. (Quel soulagement!) Et qu’elle prendrait le biberon de mon lait avec sa nounou. Nous avons essayé le biberon à plusieurs reprises, en mon absence, avant ma reprise du travail. Ma fille l’a accepté sans problème, tant qu’elle mangeait, ça lui allait ! Certains bébés refusent le biberon et préfèrent attendre leur maman (ce qui m’aurait flatté huhu) mais la mienne non.

Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai demandé à mon gynéco une ordonnance pour un tire-lait électrique (sans limitation de durée – jusqu’à arrêt de l’allaitement). J’ai commencé à tirer mon lait, d’abord avec un tire-lait manuel, pour faire quelques réserves au congélateur. Puis j’ai obtenu un Tire-lait électrique Lactina de Medela double-pompage (j’avais demandé un Symphony mais tous étaient loués).

Voici comment je m’étais organisée. Je travaillais à 100 km de chez moi, une heure de route matin et soir mais avec des horaires assez souples et la possibilité de tirer mon lait et de le stocker au frais sur mon lieu de travail. Je tirais mon lait le matin en même temps que la première tétée du matin (je n’aimais pas l’idée au départ puis il s’est avéré que c’était ce qu’il y avait de plus efficace et de plus rapide). Ma fille tétait une fois au réveil vers 07h30, puis une fois vers 08h30 avant le
départ chez la nounou. Je tirais ensuite mon lait au travail durant ma pause déjeuner en regardant des photos et des vidéos de ma puce (les premières semaines, je tirais aussi mon lait vers 10h30 puis 16h). Je ramenais le lait chez moi dans un sac isotherme et je le donnais à la nounou le lendemain. Et je tirais ensuite pendant la tétée de retrouvailles vers 18h30.

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je tiens à préciser que ma fille a fait ses nuits à 1 mois donc je n’avais plus de tétées nocturnes. Elle devait donc faire le plein la
journée et je devais tirer beaucoup beaucoup de lait. Au bout de quelques mois, je n’avais plus de réserves de lait et j’avais de plus en plus de mal à en faire le week-end. Je refusais de lui donner du lait industriel donc je me suis mis une grosse pression pour réussir à tirer assez de lait. Ce qui a eu l’inverse de l’effet escompté, stress, fatigue, etc. Et j’ai dû compléter par un biberon de lait industriel par jour. (On a appris à ce moment là que ma fille était intolérante aux protéines de lait de vache [IPLV], et elle n’était pas fan des yaourts et fromages à ce moment là . Elle prenait donc du lait industriel spécial IPLV).

J’avais de plus en plus de mal à tirer des quantités de lait suffisantes pour nourrir ma fille sur la journée. Et étant IPLV, la diversification ne m’a pas permis de compléter par d’autres laitages. Je devais donc tirer et encore tirer pour qu’elle n’ait pas à prendre trop de lait industriel.

Quand ma fille a eu 11 mois, j’ai arrêté de tirer mon lait au travail. Je n’arrivais plus à tirer sufisamment et j’étais fatiguée de tirer mon lait. Je savais que je prenais le risque pour le maintien de ma lactation mais ça devenait trop compliqué à gérer pour moi (la fatigue des trajets quotidiens n’a pas aidé). Elle prenait donc une tétée le matin et une le soir. J’essayais de la mettre au sein +++ le week-end mais elle s’énervait vite car ça ne venait pas assez rapidement et j’ai donc dû compléter par des biberons même le week-end alors que j’étais là . Petit à petit, elle a donc progressivement arrêté de téter pour préférer le biberon. Sur le moment, je me suis faite à l’idée et la fatigue du travail, l’organisation de la maison à gérer, je n’ai pas réussi à trouver la solution pour faire durer mon allaitement. Ma fille ne prenait plus de plaisir à téter (à la fin il fallait que je ruse, que je me mette au lit dans le noir, allongée avec elle pour qu’elle veuille bien de la tétée du soir). Le sevrage s’est donc fait tout en douceur,
mais j’ai eu du mal à l’accepter tout de même. J’aurais adoré que ça dure plus longtemps. Encore aujourd’hui, ça me manque parfois… Mais je relativise en me disant que ça a tout de même déjà duré 13 mois et que j’ai fait du mieux que je pouvais pour lui donner le meilleur de moi-même.

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Continuer l’allaitement, si c’était à refaire, je le referais sans hésiter, j’insisterais peut-être même encore plus pour que ça dure le
plus longtemps possible (peut-être que je demanderais conseil à une conseillère en lactation par exemple ?). En revanche, j’ai organisé autrement ma vie professionnelle. J’ai monté mon entreprise il y a 6 mois, je travaille de chez moi. Ma fille va chez la nounou 4 jours par semaine. J’ai du temps pour elle et j’en profite un maximum. Une chose est sûre, mon prochain bébé sera allaité oui, le plus longtemps possible, mais il ne sera pas séparé de sa maman au bout de 3 mois, ça non.

Donc allaiter et travailler, le plus souvent, oui c’est possible. C’est pas mal d’organisation, surtout si on reprend le travail très tôt mais c’est un vrai bonheur de pouvoir conserver cette relation si privilégiée avec son enfant. Mes meilleurs moments sont les tétées de retrouvailles ! Quand ma fille se jetait sur mon sein après ma journée au travail. Que je pouvais enfin l’avoir tout contre moi en ayant la certitude de lui donner ce qu’il y avait de meilleur pour elle.

Audrey (Maman-Nature 49)
www.mamanature49.blogspot.com

Mes articles sur mon allaitement et ma reprise du travail:
http://mamanature49.blogspot.com/2011/06/allaiter-cetait-mon-dada.html
http://mamanature49.blogspot.com/2011/06/allez-hop-au-boulot-la-mere.html

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Voyons voir ce que nous a réservé le mois de novembre (serais-je un peu en retard ?) :

– Chez Famili, après le magazine papier, c’est autour de son site internet de consacrer un article au sujet allaitement et travail.

– Imaginez-vous un centre de PMI qui écrive à l’employeur d’une femme revenant de congés maternité, cela pourrait donner cet excellent courrier. Je suis désolée, c’est en anglais :-).

– Un très bon article de Mamanana sur l’émission des Maternelles consacrée à allaitement et travail.

– Un beau témoignage d’une française vivant au Nebraska sur son retour au travail en poursuivant l’allaitement.

– La poule pondeuse, vous a concocté une série d’articles très complets sur les modes de garde. A lire !

– Un témoignage très beau…mais très triste sur le une crèche refusant le lait maternel et exigeant le sevrage.

– La poule pondeuse encore qui nous offre un très bon article sur alcool et allaitement.

– Une touche d’humour avec ce billet très drôle !

L’allaitement maternel pourrait réduire le risque de diabète chez les femmes ayant eu un diabète gestationnel.

– « Allaitement : la loi et les associations  » : comme toujours venant de Passerelle Eco, un très bon article !

– Un peu de provocation avec ces 10 phrases d’allaitante politiquement incorrectes 😉

– Un très beau tableau ! Comme quoi l’allaitement n’a jamais empêché de sortir !

– Un excellent article : Du féminisme dans l’allaitement maternel !

Allaitement : comportement inné ou acquis ? Bonne question !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes…

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Voir l’onglet Revues de presse.

 


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Bonjour !

Je suis maman d’un petit garçon né début mars 2011 et je l’allaite toujours exclusivement, c’est à dire qu’il n’a jamais eu de lait artificiel. Il mange des solides depuis ses six mois. J’ai repris le travail mi-juin, il avait trois mois et demi.
Etant enseignante en lycée j’ai eu de la chance car j’ai repris au moment des surveillances et des corrections d’examens. Les surveillances se faisaient sur de longues journées (10h) mais sur trois jours puis j’ai corrigé les copies chez moi, avec quatre réunions. Puis j’ai pu partir en vacances le 10 juillet et ma vraie rentrée s’est faite le 17 août, mon petit avait alors 5 mois et demi. Comme je m’étais fixé 6 mois d’allaitement exclusif , cette répartition des vacances me donnait toutes les chances de réussir ! J’ai aussi bénéficié d’un congé pathologique suite à un accouchement très long et une dépression post-partum.

Pour résumer, voici mon organisation. Puis je parlerai de ce qui m’a aidé à réussir ce pari. Enfin, des difficutés que j’ai rencontrées.

Dès la reprise je suis allée voir l’infirmière de mon lycée. Sa collègue a allaité un an, une autre enseignante tirait son lait l’année d’avant : j’ai été très bien accueillie. Elles ont mis à ma disposition un local très propre que je pouvais fermer, un évier, un micro ondes pour stériliser, et une étagère où laisser mon matériel.
Au début je devais tirer matin et après midi, surtout pour me soulager car j’avais déjà des réserves au congélateur. A présent je tire vers 14h ou sur ma pause de midi sachant que je tire avant de partir à 6h30 et je commence à 7h30. Je monte à l’infirmerie avec ma petite glacière , un pack de glace et mon pot de conservation. Je stérilise mon tire-lait manuel, je tire mon lait, je le range dans ma glacière. Je lave le tire-lait et le laisse pour le lendemain. Je redescends dans la salle des profs où je mets mon pot au frigo et le pack dans la partie freezer. A 17h, je repars. Le pot servira à la nounou le lendemain.

Le week-end, je nourris mon petit à la demande et je tire en plus le matin après la tétée (1h après) pour pouvoir congeler quelques sachets. Avant la diversification il buvait 3 biberons de 120ml chez la nounou sur une journée entière, maintenant c’est 1 le matin et un1/2 au goûter. Quand je rentre vers 18h, mon petit tète puis il tète vers 20h. Il tète encore une fois la nuit (même s’il me réveille plus souvent).

Ce qui m’a aidée :

  • les vacances, je n’ai eu à tirer 2 fois par jour que sur trois semaines.
  • l’achat d’un 2e tire-lait manuel à laisser au travail (ça évite les oublis douloureux) et d’un 2e stérilisateur à micro ondes.
  • les pots de conservation pour transporter et les sachets à congeler qui se réchauffent vite et ne prennent pas de place.
  • l’achat d’une petite glacière jolie qui ne me fait pas repérer pendant mes déplacements vers l’infirmerie.
  • un bon emploi du temps : j’ai une heure de « trou » après maximum 3h de cours d’affilée, donc je peux tirer dès que j’en ai besoin.
  • une nounou qui était formée par le département à accueillir des biberons de lait maternel.
  • un bébé qui a accepté les biberons ET le sein dès ses 1 mois (j’ai utilisé des bouts de sein au début de l’allaitement, peut être que ça a aidé).
  • votre site, qui résumait tout sur la conservation (je vis à la Réunion, je dois faire attention à cause de la chaleur mais vous m’avez rassurée).
  • l’infirmière très disponible et fiable ! (elle me prévient si elle doit s’absenter)
  • mon médecin généraliste qui a soigné ma mastite.
  • le papa, qui lave et stérilise le tire lait quand je suis trop débordée !
  • l’achat de bons soutien-gorge pour être élégante au travail, de quelques vêtements spéciaux pour pouvoir tirer facilement.
  • j’ai eu beaucoup de lait et jamais de mal à tirer, même si je tire moins maintenant (150 pour les deux contre 300 par sein au début).
  • l’aide d’une copine qui l’avait fait !
  • SAVOIR QUE C’ETAIT POSSIBLE

Les difficultés :

  • à la reprise en juin j’ai du rester 6h sans tirer et j’ai récolté une mastite que j’ai mis un mois à soigner. C’était très douloureux et fatigant et j’ai failli arrêter sous la pression de mon entourage.
  • les montées de lait sur coussinets trop fins ou mal placés en plein cours…. On oublie une fois de prendre un haut de rechange, pas deux ! (ah si, la dernière fois devant l’inspecteur mais je n’ai pas eu le temps de me changer).
  • le frigo pas très propre de la salle des profs : je mets mes pots dans une boîte et je lave le frigo de temps en temps.

Les meilleurs moments :

  • mon collègue qui me prête un pull pour cacher une fuite disgracieuse.
  • une autre qui me dit: « mais c’est merveilleux ! tu lui donnes le meilleur à ton petit! »

Le conseil à donner :

  • Savoir que c’est possible.
  • Faire des réserves pour ne pas stresser.

Voilà ! Pour la petite histoire, une de mes amies a tiré aussi au travail après que je lui ai montré mon tire-lait. Elle l’a fait un mois, mais c’est toujours ça de pris…

Si c’était à refaire : je prendrais peut être un double pompage électrique pour gagner du temps (ça me prend quand même 25 min le matin entre lavage et stérilisation) mais ça coûte quand même cher. Le reste, ben rien car ça roule !

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