conservation du laitSous ce titre un peu racoleur, je voudrais aborder aujourd’hui un sujet délicat : que faire lorsque les conditions exigées par la crèche (ou l’assistante maternelle ) pour la conservation du lait maternel sont draconiennes ?

En effet, nous avons vu dans les articles sur la conservation du lait que le lait maternel est un produit très stable, qui se conserve très bien.
Certains lieux d’accueil des bébés exigent que le lait donné à la crèche soit tiré le jour même, voir même sur place. Ils jettent alors le lait fourni et non bu par le bébé, alors même que certains biberons n’ont pas été entamés.
Ces exigences sont inutiles car le lait maternel se conserve beaucoup mieux que ça.
Pour les mères qui veulent que leur bébé puisse boire uniquement leur lait, ces conditions sont tout à fait hors de mesure. Dans les faits, il est alors impossible de donner exclusivement du lait maternel à son bébé.

Je prêche en général le dialogue avec les personnes qui s’occupent du bébé car la majorité des situations compliquées se résolvent bien grâce à une discussion franche.
Mais dans ce genre de cas, le personnel refuse le plus souvent de passer outre le protocole mis en place.

Or, qui va boire le lait maternel fourni par une mère à la crèche ? Son bébé et uniquement lui ! Les parents sont donc entièrement responsables du lait fourni pour la santé de leur enfant. Dans ce cas, où est le danger ? Les parents ne cherchent jamais à empoisonner leur bébé…
Il me semble donc logique que ce soient les parents qui décident quelles recommandations de conservation du lait maternel suivre.

Dans les faits, certains parents essaient de convaincre le personnel d’accepter une plus grande souplesse de conservation du lait et lorsqu’ils se heurtent à un refus, décident de mentir délibérément à la crèche (ou à l’assistante maternelle) sur ce point précis.
Ils peuvent alors exiger de récupérer les biberons non bus le soir sous prétexte de les utiliser à la maison…et juste changer l’étiquette de date de tirage pour le lendemain. De manière générale, ils disent à la crèche ce qu’elle veut entendre et gèrent eux-même les temps de conservation du lait.

Quel est alors le problème ? A mon sens aucun car personne n’est mis en danger…
Et vous, qu’en pensez-vous ?

Articles en rapport :


read more

Journaliste société pour le figaro.fr/madame, http://madame.lefigaro.fr/societe, le site web féminin du Figaro, je cherche des témoignages de mamans qui ont voulu continuer à allaiter après leur congé maternité et leur retour au travail : quels ont été les problèmes les plus fréquemment rencontrés ? Qu’auriez-vous aimé voir mis en place dans votre entreprise pour faciliter les choses ?

Malheureusement, j’ai besoin de ces retours très vite. Si vous voulez témoigner (anonymement si vous préférez), envoyez-moi un mail à grolin@lefigaro.fr avec vos coordonnées et quelques lignes, déjà , si vous le désirez. Je vous recontacterai dans la foulée.
Merci beaucoup de vos retours,

GAELLE ROLIN

 

Voici l’article paru à la suite de cette demande.


read more

conservation lait maternelJe vous ai déjà parlé des temps de conservation du lait maternel car c’est une question très importante pour les femmes qui tirent leur lait et se trouvent confrontées à des recommandations très diverses.

Je souhaite aujourd’hui être plus complète sur les différentes références pour déterminer ces temps. Différentes études ont été conduites. Au niveau international, The Journal of Human Lactation a publié en 2010 une méta-analyse des études sur la conservation du lait maternel. La 3ème édition (2011) du livre Best Practice for Expressing, Storing and Handling Human Milk publié par l‘Human Milk Banking Association of North America (HMBANA) propose des recommandations fondées sur l’ensemble des études menées sur le lait maternel. Cette publication étant à ce jour la plus complète, elle a été reprise par l’Association Internationale des Consultants en Lactation (ILCA). Ce sont les recommandations que vous trouvez dans mon article précédent sur la conservation du lait.

En France, la Haute Autorité de Santé (HAS) indique dans Favoriser l’allaitement maternel : processus-évaluation, en juin 2006 « Le lait maternel peut être gardé 8 jours au réfrigérateur, grâce à ses propriétés biologiques ». Mais l’AFSSA (Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments) indique des temps de conservation du lait beaucoup plus courts. En effet, les études prises en compte sont les mêmes que pour les organismes précédents mais a été appliqué un…principe de précaution, sans aucune justification d’ordre scientifique.

Or ce sont les recommandations de l’AFSSA que vous trouverez dans la plupart des organismes français, qui ne veulent pas prendre le risque d’aller contre des recommandations officielles.

Je vous propose donc un tableau comparatif de tous ces temps :

conservation lait maternel

Enfin, je vous propose de lire quelques études sur la conservation lait maternel.

Et maintenant, c’est à vous de choisir quelles recommandations vous souhaitez suivre. Qu’avez-vous choisi ?

Articles en rapport :

 


read more

reprise du travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Ma fille est née en avril et pour moi l’allaitement était une évidence. Tout au long de ma grossesse je me suis beaucoup documentée sur le sujet et notamment sur la partie reprise du travail. Il n’était pas question pour moi de la sevrer à la reprise sauf cas de force majeure ou réelle impossibilité !

Comment vous êtes-vous organisée ?

Je travaille à temps plein cinq jours par semaine et 8 heures par jour. Au départ je pensais reprendre directement à temps plein mais finalement fin août j’ai fait ma demande pour reprendre à 80% début octobre et ce jusqu’à fin janvier (je travaille tous les jours mais termine plus tôt). Ma fille allait être gardée par une assistante maternelle, cela n’a pas fonctionné avec la première que nous avions trouvé et à deux jours de reprendre le travail j’ai eu la chance d’en trouver une autre, disponible, à l’écoute et ouverte face à l’allaitement, ce qui compte énormément je pense.

J’ai loué un tire-lait Symphony de Medela et quand je pouvais, j’essayais de tirer mon lait afin de me familiariser avec. Les débuts ont été très difficiles, je ne tirais que peu de lait (environ 20 ml) puis petit à petit toujours un peu plus, jusqu’à aller à 90/100 ml.

J’ai également rencontré une sage femme consultante en lactation afin d’avoir quelques conseils pour ma reprise du travail. Nous avons beaucoup discuté et son soutien m’a été très précieux. Nous nous somme téléphoné plusieurs fois après ma reprise afin d’avoir un suivi complet.

Le 1er octobre j’ai donc repris le chemin du travail, une tétée le matin avant de partir, deux tirages au travail (un le matin et un après déjeuner) à l’infirmerie. J’ai la chance d’avoir une pièce disponible avec évier, frigo et bureau rien que pour moi. Je termine à 15 h 30, j’arrive à 16 h chez la nounou pour récupérer ma fille et à ce moment là on fait une tétée de retrouvailles. L’assistante maternelle qui garde ma fille a accepté cela et je lui en suis très reconnaissante. C’est important pour moi et pour ma fille car ce moment de retrouvailles est nécessaire pour toutes les deux. C’est un vrai moment de bonheur !

Quelles ont été vos principales difficultés ?

Mes principales difficultés ont été que je tire peu de lait (environ 200 ml sur la journée) et avant de commencer la diversification alimentaire à six mois, cela devenait un peu juste pour ma fille. Aujourd’hui elle est diversifiée le midi et au goûter, cela facilite les choses même si elle a encore besoin de lait. Et la fatigue, il faut savoir se reposer le week-end. J’ai pris l’habitude de faire une sieste le dimanche après-midi.

Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Ce que je souhaite aux mamans qui doivent faire un choix prochainement c’est de se faire confiance, s’entourer des bonnes personnes et savoir qu’allaiter et travailler c’est possible !

Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Ce serait à refaire, je referais exactement pareil, tout fonctionne parfaitement, et j’en suis extrêmement fière !

Articles en rapport :

 


read more

allaitement au travailVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Plusieurs publications sur allaitement et travail :

  • Pour les femmes médecins la qualité de l’accompagnement de l’allaitement sur le lieu de travail permet un allaitement plus long.
  • Un rappel de l’OIT sur la nécessité de soutenir l’allaitement au travail.
  • L’association Maman Travaille rappelle que travailler et allaiter, c’est possible.

– Un article sur le non respect du code international de commercialisation des substituts du lait maternel.

– Un article des vendredis intellos sur le sein paternel.

– Une recherche française montre que l’odeur dégagée par les tubercules de Montgomery stimule l’appétit du bébé.

– Un bon article sur le réflexe d’éjection dysphorique.

– Une recherche a montré l’impact de l’allaitement maternel sur le développement cérébral et cognitif de l’enfant.

– Un très bon article sur le réflexe présent chez tous les bébés pour aller chercher le sein à la naissance et téter.

– Une recherche qui montre que lorsqu’une femme épileptique allaite son enfant, cela réduirait chez lui les risques liés à l’exposition in utero aux médicaments antiépileptiques.

– Une étude australienne montre que l’allaitement éviterait les ronflements de l’enfant.

– Une étude révèle que 92% des femmes rencontrent des difficultés d’allaitement à la maternité, bizarrement, je ne suis pas étonnée…

– Un magnifique témoignage sur l’allaitement long.

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

 


read more

quantité de lait tiréLorsque l’on commence à tirer son lait au tire-lait, on s’inquiète souvent de la quantité de lait tiré : est-ce normal, représentatif de ma production de lait, comment vais-je obtenir assez pour les journées de travail ?

La première chose à savoir, c’est que la plupart des femmes ne tirent que quelques gouttes de lait les premières fois qu’elles utilisent un tire-lait. C’est assez déprimant et il n’est pas rare de penser que l’on n’a pas assez de lait…alors même que son bébé grossit très bien.
Un tire-lait doit s’apprivoiser. On peut avoir des seins pleins de lait et ne tirer que trois gouttes, tout simplement parce que l’on ne déclenche pas le réflexe d’éjection du lait pour une machine.
En persévérant, on s’aperçoit que les quantités tirées augmentent au fur et à mesure.

Si l’on essaye de tirer son lait pour faire des stocks en vue de la reprise du travail, on essaie en général de tirer son lait entre deux tétées. Mais si votre bébé a trois mois, votre lactation est bien établie…pour les tétées de votre bébé. Vous n’allez donc pas tirer beaucoup les premières fois parce qu’il faut que votre corps produise plus de lait pour les tirages.
D’autre part, lorsque l’on a son bébé avec soi qui tète très régulièrement, il peut être difficile de tirer du lait en plus car le lait disponible est bu directement par votre bébé.
A la reprise du travail, on tire en général plus de lait, tout simplement parce que le bébé ne le tète plus régulièrement.

La quantité de lait que l’on peut tirer dépend également de la capacité de stockage de lait de chaque femme. En effet, si vous stockez beaucoup de lait entre deux tétées, vous pourrez facilement tirer 200 ml par tirage au travail, et ne faire qu’un ou deux tirages. Par contre, si vous stockez peu de lait entre deux tétées, vous pouvez ne pas dépasser 90 ml par tirage au travail, quel que soit le temps que vous y passiez. Vous devrez alors tirer plus souvent et moins longtemps au travail.

En terme de chiffre, il peut être tout à fait normal de ne pas tirer plus de 30 ml si votre bébé est avec vous et tète régulièrement, comme il est possible de tirer 200 à 250 ml si l’on a une grosse capacité de stockage de lait et que l’on n’est pas avec son bébé.
Cela dépend de la fréquence des tétées de votre bébé, de votre capacité de stockage (à laquelle vous ne pouvez rien) et du temps entre deux tirages (dans la limite de votre capacité de stockage).

Enfin, gardez bien en tête que la quantité de lait tirée ne donne jamais une idée de votre lactation car vous pouvez inhiber votre réflexe d’éjection et tirer peu de ce fait. Si c’est votre cas, je vous propose cet article.
Pour améliorer la quantité de lait tirée, je vous suggère d’utiliser la méthode Jane Morton.
Et n’oubliez pas que certaines femmes tirent beaucoup mieux leur lait en tirage manuel.

Et vous, combien tirez-vous de lait à chaque tirage ? Est-ce suffisant pour votre bébé ?

Articles en rapport :

 


read more

Véronique Darmangeat…sur Véronique Darmangeat, consultante en lactation, sans avoir jamais osé me le demander. Voilà ce que j’ai proposé aux lecteurs de ma page Facebook la semaine dernière.

Je vous livre ici leurs questions et mes réponses.

Qu’est-ce qui, au niveau personnel, vous a poussé vers ce métier?

Sous une apparence simple, cette question est compliquée. Au début c’est vraiment le côté technique qui me plaisait et qui m’a poussé à creuser et à passer le diplôme de consultante en lactation. J’aime énormément apprendre et comprendre. D’un point de vue plus personnel, j’avais besoin d’aider les femmes à être mère, à leur propre place. C’est lié à mon histoire avec ma propre mère, très clairement.

Votre profession de base ?

Violoncelliste.

Combien avez vous d’enfants ? Vous avez allaité longtemps ? Jamais rencontré de problèmes ?

J’ai deux enfants ados aujourd’hui que j’ai allaités tous les deux. Pour mon ainée, je n’y connaissais rien et j’ai eu de très grosses crevasses et douleurs, je pleurais à chaque tétée. Je l’ai allaitée huit mois. Pour mon second, j’ai du tirer mon lait lorsqu’il était hospitalisé avec un affreux tire-lait, vous n’imaginez même pas que ça ait pu exister (je n’ai même pas trouvé d’image sur internet pour vous montrer) et j’ai eu des crevasses… Je l’ai allaité presque quatre ans.

Votre couleur favorite ?

Le orange.

Comment vous vous êtes vous formée pour former du personnel de néonat, ou d’autres services ?

J’ai passé le diplôme de consultante en lactation et j’ai formé beaucoup d’animatrices de groupes de soutien à l’allaitement. Un jour, on m’a proposé des formations hospitalières que j’ai acceptées et qui se sont très bien passées donc je continue. J’aime beaucoup faire de la formation à cause du rapport humain avec les gens qui viennent se former. Pour moi c’est cela qui fait que l’on peut faire passer un savoir. Faire de la formation m’amuse beaucoup.

Ce pourquoi tu te lèves le matin !

En fait en lisant ta question, la première réponse qui m’est venue : pour me faire plaisir et pour m’amuser ! Je crois que mon métier me plait vraiment :-D.

Quel est votre péché mignon ? !

Les abricots.

Y a t’il quelque chose que vous auriez pu faire différemment à la lueur de votre expérience aujourd’hui ?

Bien sûr, à commencer par mes propres allaitements. Mais en fait je ne réfléchis jamais comme ça. Je pense que j’ai toujours fait les meilleurs choix que je pouvais faire en fonction de ce que je savais au moment T. L’essentiel pour moi est de continuer à m’améliorer !

Comment faites-vous pour rester aussi enthousiaste ? Les problèmes liés à l’allaitement sont souvent les mêmes (combien d’allaitement sauvés juste avec une question de position au sein ? Combien d’autre en expliquant simplement à la maman que son corps et celui du bébé gèrent comme un chef la quantité et la qualité du lait ?) Est ce qu’au bout d’un moment ça ne vous lasse pas un peu ?

C’est drôle, c’est une question que m’ont posée mes enfants. Ça ne me lasse pas parce que ce qui me passionne c’est la relation que j’établis avec chaque famille et de pouvoir m’adapter à chacun. Et ça, je trouve toujours ça passionnant.

Moi j’aimerais savoir, minute par minute, comment se déroule une de tes journées (tu sais une bien chargée comme tu les aimes ! :-D).

Ça peut être très long ça… et surtout je change de journée tout le temps. Si je prends la journée d’hier, démarrage à 6h30, douche, petit-dejeuner, ranger la maison, plier le linge sec, ranger la vaisselle sèche, préparer ma lunchbox du midi, me mettre au boulot à 7h30. Répondre à mes mails, faire de la veille sur internet, regarder Facebook, tout ça doit impérativement être terminé à 8h15. Préparation de ma prochaine newsletter. 9h, départ en consultations, retour de consultations à 15h. Courses de rentrée avec ma grande. 16h30, préparation d’un stand pour une journée allaitement, 16h45 préparation de la paperasse de ma formation de lundi, 17h30 préparation d’une formation pour novembre, 19h30 préparation de ma journée du lendemain, 19h45 préparation du repas puis repas puis signature de paperasses pour les enfants et changement d’assurance en discussion avec mon homme. 21h30 coucher.

Comment faire pour devenir consultante ?

Pour devenir consultante en lactation, il faut passer le diplôme et pour cela répondre à un certain nombre de pré-requis que vous trouverez ici.

Combien de temps dure la formation pour être consultante en lactation ? Et son prix ?

Tout dépend de votre formation initiale.
Pour le prix, il existe deux organismes de formation en France : le CREFAM et l’ACLP.

Articles en rapport :

 


read more