Articles portant l'étiquette ‘assistante maternelle’

Fiche pratique pour l’assistante maternelle

Je vous propose aujourd’hui une fiche pratique que vous pouvez fournir à la personne qui s’occupe de votre bébé en votre absence.

Temps de conservation du lait maternel :

Conservation du lait frais :

  • À température ambiante (25 ou 26 °C) : 4 à 6 heures. Évidemment, ce temps s’allonge si la température baisse.
  • Dans une glacière isotherme, avec des packs de congélation à 15°C : 24 heures.
  • Au réfrigérateur (4°C) : jusqu’à 8 jours. Si votre réfrigérateur n’est pas nettoyé une fois par semaine et n’est pas exactement à 4°C, il vaut mieux compter 5 jours, c’est une mesure de précaution.
  • Conservateur (freezer) : 2 semaines.
  • Congélateur : 6 mois pour une conservation optimale, jusqu’à 12 mois ce lait reste meilleur qu’un lait en poudre.

Conservation du lait décongelé :

  • Décongelé au réfrigérateur et non réchauffé :
    • A température ambiante : 4 heures.
    • Au réfrigérateur : 24 heures.
  • Décongelé à température ambiante ou à l’eau chaude :
    • À température ambiante : pour achèvement du repas en cours.
    • Au réfrigérateur : 4 heures.

Dans le réfrigérateur, le lait maternel se place dans la partie froide (pas dans la porte).

Si le bébé ne finit pas un biberon de lait frais, le remettre au réfrigérateur pour le prochain repas.
Si le biberon non terminé est resté à température ambiante pendant une heure, il peut être remis au réfrigérateur après.
Ne pas jeter de lait maternel : en cas de doute, remettre le lait maternel au réfrigérateur en indiquant sur l’étiquette la raison du doute.

Pour réchauffer le lait, il ne faut pas utiliser de four à micro-ondes.
On peut utiliser un chauffe-biberon, un bain-marie ou passer le biberon sous l’eau chaude du robinet.
Le lait n’a pas besoin d’être chaud, la majorité des bébés l’accepte à température ambiante.

Pour utiliser du lait congelé, le décongeler lentement au réfrigérateur.
Si le lait est décongelé rapidement (chauffe-biberon, bain-marie ou eau chaude du robinet), il doit être bu au cours du repas mais ne pas être gardé au-delà.

Utiliser en priorité :

  • le lait décongelé la veille au soir au réfrigérateur (si c’est la cas)
  • puis le lait frais
  • ne décongeler du lait qu’en cas de besoin, en petite quantité.

Le lait conservé au réfrigérateur se sépare : le gras remonte et le fond du biberon contient du lait plus « clair ». Il suffit de secouer doucement le lait pour le ré homogénéiser.

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Assistante maternelle et bébé allaité

Quelques pistes pour aider une assistante maternelle à nourrir un bébé allaité.

Tout d’abord établir un dialogue entre les parents et l’assistante maternelle : tous les adultes doivent pouvoir exprimer leurs attentes et leurs souhaits et être entendus. Cela permet de mettre en place une solution qui peut convenir à tout le monde.  Apporter de la documentation peut aider pour répondre aux peurs générées par l’inconnu.

A priori, il n’est pas nécessaire que le bébé prenne des biberons avec ses parents avant de les prendre avec l’assistante maternelle. Il peut tout à fait apprendre avec elle.
Il peut commencer par accepter quelques millilitres avant de prendre de plus grandes quantités. A partir du moment où il sait prendre quelques gorgées, c’est qu’il est capable de prendre plus, s’il est d’accord ! Plusieurs petites prises peuvent être plus efficaces les premiers temps puis l’enfant apprend à prendre de plus grosses quantités à la fois.
Pour qu’il soit d’accord pour cet apprentissage, il faut qu’il soit calme et qu’il ne soit pas affamé. Un bébé qui pleure de faim n’est pas en état d’apprendre une nouvelle façon de manger…

En général, il vaut mieux installer le bébé à la verticale, soit dos à la personne qui le nourrit, soit dans un transat, face à face avec l’assistante maternelle (le siège auto ou la poussette peuvent aussi très bien marcher).
Présenter la tétine doucement au contact des lèvres, sans la forcer dans la bouche du bébé. Le bébé la prendra quand il sera d’accord pour cela.

Proposer différentes tétines fonctionne bien chez certains bébés mais pour d’autres il peut être nécessaire de respecter le temps d’apprentissage en présentant toujours la même tétine.

L’assistante maternelle peut parler au bébé pour lui expliquer ce qui se passe et l’encourager. Elle peut aussi le féliciter pour ses progrès même s’il n’a pris que très peu de lait.
Elle peut l’accompagner dans ses pleurs : pour le bébé, ne plus avoir le sein peut être très frustrant et il doit apprendre à passer par dessus cette frustration. L’accompagner dans cette phase est très important.

Petit à petit, l’enfant et l’assistante maternelle vont apprendre à se connaître et prendre leurs habitudes et leur rythme. La confiance va s’installer et chacun en sortira gagnant.
La patience reste le maître mot.

Et vous, si vous êtes assistante maternelle, comment vous y prenez-vous ? Si vous êtes maman, comment s’y est prise l’assistante maternelle de votre enfant ?

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Appel à témoignage

dessinAujourd’hui, je vous fait passer cet appel à témoignage d’une étudiante qui souhaite mener une étude que je trouve particulièrement intéressante.
Je vous laisse découvrir…

Étude : Travailler et allaiter : est-ce possible ?

Étudiante en deuxième année de BTS en économie sociale et familiale, je mène une étude auprès d’assistantes maternelles, afin de savoir si, en tant que professionnelles, elles sont favorables à l’accueil d’un enfant allaité.

En parallèle, je souhaite avoir davantage de renseignements auprès de futures et jeunes mamans, afin de savoir si l’allaitement se pratique de plus en plus à la naissance et si, par la suite, il leur est possible de concilier travail et allaitement.

Cette étude a deux objectifs :

  • le premier est de savoir si les assistantes maternelles sont favorables à l’accueil d’un enfant allaité et pensent être assez informées sur cet accueil,
  • le deuxième est de savoir si de plus en plus de femmes qui travaillent, continuent d’allaiter ou si la reprise du travail rime avec le sevrage de l’enfant.

De ce fait, lors de mon stage dans un relais d’assistantes maternelles, j’ai commencé mon étude auprès d’une quinzaine de professionnelles, avec lesquelles je me suis entretenue.

Pour la mener à bien, je souhaiterais avoir davantage de témoignages.

En parallèle, j’ai élaboré deux questionnaires qui s’adressent aux mamans :

  • le premier pour celles qui sont enceintes et qui souhaitent allaiter
  • le deuxième pour celles qui ont accouché, allaité et repris le travail

Suite à cette étude, je vais devoir mener un projet au sein du relais où j’étais en stage.

Je mettrai alors diverses actions (réunion d’information, création de plaquettes informatives, etc.) en place afin de répondre au(x) besoin(s) des assistantes maternelles. En parallèle, je favoriserai l’information auprès des jeunes parents, sur la poursuite de l’allaitement dés lors que leur enfant est gardé.

Si vous vous sentez concerné(e)s, que ce soit en tant que professionnelle ou en tant que maman, merci de prendre le temps de répondre au questionnaire  correspondant à votre situation, cela ne vous prendra pas plus de cinq minutes. Vous pouvez me le demander et le renvoyer par mail à l’adresse suivante : prigenth@voila.fr

Et si vous avez d’autres commentaires à faire ou informations à fournir, n’hésitez surtout pas !

 

Comment transporter son lait ?

Pour les femmes qui tirent leur lait se pose souvent la question du transport : pour rapporter le lait que l’on a tiré au travail, pour apporter le lait à la crèche ou à l’assistante maternelle,

Le lait peut être transporté à température ambiante ou au froid. Quand le trajet est court, par exemple dix minutes pour aller déposer petit poussin à la crèche avec le lait de la journée, le lait frais peut se transporter à température ambiante. Attention cependant, si c’est du lait congelé que vous transportez, à ne pas rompre la chaine du froid. Dans ce cas, vous avez besoin d’un contenant isotherme.isotherme

Par contre, si vous tirez votre lait au travail et que vous n’avez pas de réfrigérateur à disposition, vous aurez besoin d’une petite glacièreglacière qui vous permettra de conserver et de transporter votre lait sur la journée. Vous le mettrez au réfrigérateur à votre retour chez vous.

Si vous disposez d’un réfrigérateur sur votre lieu de travail, vous pouvez transporter votre lait à température ambiante en le remettant au réfrigérateur en rentrant.

En fait, vous devez toujours faire attention à ne pas cumuler les maxima de conservation. Mais le lait maternel se conserve et se transporte très bien.

Pour le matériel, certains tire-lait sont vendus ou loués avec un sac comprenant un compartiment isotherme, ce qui peut être très pratique. En ce moment, c’est aussi le moment pour trouver une petite glacière souple en supermarché (au rayon du matériel à pic-nique).
Pour le lait, préférez un pot ou un biberon bien fermé pour le transport car les sachets peuvent fuir. Il n’y a rien de plus rageant que de perdre les 200 ml tirés au travail dans le fond de votre sac…
Si vous apportez du lait congelé en sachet à l’assistante maternelle, pensez à placer le sachet dans une boite fermée pour récupérer le lait en cas de fuite.

Le soir, pensez également à placer dans le compartiment à glaçons de votre réfrigérateur les packs de réfrigération de votre glacièrefreezpack, sinon, vous risquez d’être très embêtée le lendemain matin.

Et si vous qui me lisez êtes chef d’entreprise, un frigo à la disposition de vos employées, ça aide !

Et vous, comment transportez-vous votre lait ?

Articles en rapport :

  • Le point sur les tire-lait
  • La conservation du lait maternel


 

modes de garde et allaitement maternel

crecheVous avez choisi de poursuivre l’allaitement après la reprise du travail et de tirer votre lait. Maintenant, comment cela va-t-il se passer avec le mode de garde ?
Tout dépend évidemment du mode de garde choisi, ou de celui que vous avez trouvé in extremis parce que la nounou vous a laché au dernier moment et que votre patron a finalement décidé qu’il avait besoin de vous une semaine plus tôt que prévu…

Séparons les modes de garde collectifs des modes de garde individuels.
En mode de garde collectif, il existe les crèches (collectives, parentales ou d’entreprise et dans une moindre mesure familiales) et les haltes garderies (quand vous n’avez pas besoin d’une garde à plein temps). D’une ville à l’autre, d’une structure à l’autre, d’une direction à l’autre, il existe de grandes disparités. A Paris, par exemple, une directive oblige les crèches municipales à accepter le lait maternel mais c’est loin d’être le cas partout et il faut parfois se battre (sans forcément obtenir gain de cause) pour pouvoir laisser son lait pour son bébé. Parfois il est accepté mais les conditions sont tellement draconiennes que c’est à décourager n’importe quelle mère normalement fatiguée à la reprise du travail. On vous demande par exemple de tirer votre lait uniquement sur place, ou de faire « décontaminer » votre lait au lactarium (lactarium qui vous fait évidemment payer très cher le traitement du lait)…
Il existe également des difficultés pour la tétée de retrouvaille, celle que vous avez terriblement envie de donner à votre bébé parce que vos seins sont tellement tendus que la seule chose à laquelle vous pensez, c’est la tétée libératrice. Si certaines crèches ne posent aucune difficulté pour que vous puissiez allaiter votre bébé dans les locaux, d’autres y sont totalement opposées.
De manière générale, il est souvent plus difficile de faire fléchir une structure plutôt qu’un individu.

Les modes de garde individuels regroupent beaucoup de situations : les assistantes maternelles, les jeunes filles au pair, les gardes à domicile (partagées ou non), les membres de la famille (mari, grand-mère le plus souvent). On trouve dans cette catégorie beaucoup de personnes qui n’ont jamais gardé un bébé allaité et en sont parfois effrayées mais aussi beaucoup de personnes ouvertes à la discussion qu’il est plus facile de convaincre. Les réticences sont parfois loin du raisonnable : la peur de manipuler un fluide humain par exemple (le lait en l’occurrence). Mais ce sont aussi les mêmes que celles des crèches en ce qui concerne la tétée de retrouvaille : certaines assistantes maternelles ne veulent pas que la mère s’installe pour donner une tétée chez elle, elles le vivent comme une intrusion dans leur espace de vie.

De manière générale, comment faire ?
Tout d’abord parler. Cela peut paraître évident mais ne l’est pas forcément lorsque l’on se retrouve face à la seule personne que l’on a trouvé pour garder son bébé et que la reprise est proche. Il est normal d’avoir peur de l’effrayer et de la perdre. Aujourd’hui, c’est encore souvent le parcours du combattant pour faire garder son enfant et l’allaitement est loin d’être le seul facteur à prendre en compte dans son choix.
Néanmoins, si vous tenez à donner votre lait à votre bébé, il faut en parler, clairement, dès la première rencontre. Expliquer concrètement comment vous envisagez les choses, comment gérer le lait maternel et engager la personne qui est face à vous à vous faire part de ses peurs et de ses réticences pour pouvoir les désamorcer.
Poser également toutes les questions qui vous viennent à l’esprit : serait-il possible de passer donner une tétée sur votre pause de midi, pourrez-vous donner une tétée de retrouvaille,… ? Expliquer également que si votre bébé refuse de manger en vous attendant, vous ne serez pas inquiète et n’en voudrez absolument pas à la personne qui garde l’enfant (ce n’est pas pire pour un bébé de ne pas manger pendant une journée que de ne pas manger pendant une nuit…si vous avez la chance d’avoir un bébé qui fait ses nuits).
Soyez également réaliste dans vos attentes, vous n’avez pas forcément besoin d’un soutien sans faille de la crèche mais au moins d’une neutralité bienveillante.

Pour les crèches justement, mettez en avant l’argument de la santé du bébé allaité qui est statistiquement moins malade alors que les bébés en crèche sont souvent malades.

Quand cela se passe bien et que tout le monde fait des efforts, pensez à remercier de l’effort fourni et de l’adaptation qui a été faite.

Et si malgré tous vos efforts, votre lait est refusé, vous avez là un choix difficile : accepter ce mode de garde parce que vous n’en avez pas d’autre ou prendre le risque de le refuser pour en trouver un autre plus conciliant…difficile question !

Et vous, comment avez-vous « négocié » avec votre mode de garde ?