Suisse : le témoignage de Sarah

Suisse

  • Dans quel pays travaillez vous ? Connaissez vous la législation locale en matière de congés maternité, congés allaitement, pauses d’allaitement ?

Je travaille en Suisse, et j’ai pu continuer à allaiter ma petite fille.
J’ai repris le travail à ses 16 semaines, selon le congé maternité suisse.

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Cela me tenait à coeur de continuer à l’allaiter pour 2 raisons : j’avais mal vécu le sevrage forcé de son frère, 3 ans auparavant, et parce que ma puce est allergique aux protéines de lait de vache.
Après avoir informé ma supérieure hiérarchique, j’ai pu rencontrer, avant ma reprise, ma RH qui m’a largement encouragée à continuer l’allaitement.
Elle m’a expliqué mes droits : pour une journée de plus de 8h travaillées, j’avais le droit à 1h30 de pause pour tirer mon lait, pris sur mon temps de travail. Je pouvais avoir la possibilité de rentrer à la maison pour allaiter directement ma puce, mais j’habite trop loin de mon lieu de travail.
On a cherché quel endroit serait idéal pour que je puisse tirer mon lait sans risquer d’être dérangée. Elle m’a alors confié qu’il y a 4 ans en arrière, elle tirait son lait aux toilettes.
Elle m’a proposé plusieurs solutions : l’infirmerie de l’entreprise….mais trop de risques d’être dérangée. Une pièce qui puisse être fermée à clefs…mais problème : tous les cadres de l’entreprise ont le pass des salles, donc si l’un décide d’entrer dans une salle, il peut le faire. Dernière solution, les toilettes. Celles qui sont le moins occupées, les plus « accueillantes « , et avec un lavabo pour pouvoir faire ma vaisselle. J’ai fini par choisir cette option, même si au départ je trouvais ça très glauque !

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Ensuite, c’était à moi de m’organiser, en fonction de mes horaires de travail et des tétées de ma puce.
Je n’avais finalement besoin que de 2 ×30 minutes pour tirer convenablement mon lait.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Parfois, en fonction du stress provoqué par mon travail, je tirais beaucoup moins de lait que les jours ou j’étais détendue !
Au bout de 3 mois de tirage au travail, j’ai fini par me sentir épuisée de devoir organiser les biberons du lendemain, faire la vaisselle de tout le tire-lait. .. cela me prenait plus de temps que je ne l’avais imaginé.
J’ai pris la décision d’arrêter de tirer mon lait au travail, alors que ma puce avait 7 mois. On a préservé 2 tétées à la maison, puis 1 jusqu’à ce que je n’ai plus de lait.
J’aurai allaité ma fille jusqu’à ses 8 mois, pour mon plus grand bonheur !
Parfois cela me manque…mais je sais que je lui ai donné le meilleur et que ça lui aura été bénéfique : elle est beaucoup moins malade que son grand frère !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter ! Je suis plutôt fière de dire que j’ai pu continuer à allaiter en reprenant le travail ! Ça surprend la plupart des personnes !

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1 Comment

  1. Génial le coup de la RH qui a fait ça elle aussi ! Parfois, on a des bonnes surprises au boulot… (car parfois les femmes entre elles ne sont pas tendres…).
    Bravo !

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