Sevrages : le témoignage de Sophie

sevrageA quel moment avez-vous décidé de sevrer votre bébé ?

A partir des 12-13 mois de mon enfant pour diverses raisons, intérieures ou malheureusement extérieures:

  • Même si je n’ai subi aucune pression ou remarque désagréable, je n’ai jamais senti un réel soutien à notre allaitement « long » dans mon entourage très proche.
  • Je commençais à ressentir une certaine lassitude à tirer mon lait au travail, j’oubliais de plus en plus souvent de le tirer (aucun souci de la part de ma hiérarchie qui était prête à me laisser du temps pour tirer mon lait même au-delà de la première année de mon enfant). Ma lactation en journée diminuait peu à peu.
  • J’envisageais une nouvelle grossesse et souhaitais « consacrer » tout mon corps à cette grossesse car le premier trimestre est assez fatiguant pour moi et je ne suis pas attirée par le double allaitement.
  • Je me sentais pleinement satisfaite d’avoir allaité un an mon enfant, sentiment du « devoir accompli », surtout après des moments de doute au tout début de l’allaitement, et d’avoir la possibilité d’utiliser directement du lait de vache, n’étant pas très portée sur les préparations de lait en poudre.

Bref ces différents sentiments (non soutien, lassitude, d’autres envies, satisfaction) m’ont conduit à décider de sevrer mon enfant.

Comment vous y êtes-vous prise ?

Par contre, je n’étais nullement pressée donc je me suis fixée un objectif lointain (rentrée de septembre soit 3-4 mois de délai). J’ai commencé par arrêter de tirer mon lait au travail diminuant de facto la lactation de jour et ce même le week-end, ceci en environ 4 semaines. Puis les tétées de nuit ont été réduites, aussi par le fait que mon enfant commençait à dormir de nombreuses heures d’affilée, encore environ 3 semaines. Enfin, la dernière tétée supprimée a été celle du coucher, en moins d’une semaine. Mon enfant a donc été sevré en 2 mois, avant la date limite que je m’étais fixée.

Quelles difficultés avez-vous rencontré ?

Nous avons essayé deux laits en poudre différents, qui n’ont pas plu à notre enfant (alors qu’elle les avait accepté quelques mois auparavant), avant de finalement lui proposer du lait de vache (avec l’accord du pédiatre qui nous a conseillé du lait entier, même si je sais ce conseil soumis à polémique). Cette petite phase, 2 semaines, a été délicate car je n’avais presque plus de stock de lait congelé, mon enfant n’aimait pas vraiment les yaourts et nous avions peur qu’elle manque d’apports lactés.

La seule réelle difficulté a été de supprimer la tétée du coucher où j’ai dû refuser le sein à mon enfant mais heureusement ça n’a duré que quelques jours (mon mari étant absent le soir, il ne pouvait me substituer).

Etes-vous satisfaite de ce sevrage ?

Hormis le fait de n’avoir pas eu de soutien à mon allaitement long, et donc d’avoir eu des encouragements pendant notre sevrage, encouragements que je trouvais déplacés, je suis totalement satisfaite de ce sevrage tout en douceur. En effet, n’étant pas sous pression, je ne m’offusquais pas si, de temps en temps, je partageais une tétée non prévue avec mon enfant.

Qu’aimeriez-vous dire aux femmes qui souhaitent sevrer leur bébé ?

De sevrer vraiment au moment où elles le jugent opportun et pas sous une quelconque pression. De sevrer à leur rythme. De bien préparer la transition en cherchant un lait de remplacement avant d’entamer le sevrage ou de se retrouver en difficulté.

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1 Comment

  1. Sylvia dupuis

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