logo ilcaGrâce à Charlotte Bodeven de Lactitude, les feuillets de l’ILCA (l’association internationale des consultants en lactation) sont désormais traduits en français. Notamment celui sur l’allaitement et le travail : « Allaiter et reprendre le travail : travailler les détails » .
Et devinez quelle est la ressource indiquée ? Ce blog !!! Je dois avouer que je suis très fière… 🙂

Pour l’instant ces fiches sont réservées aux membres mais elles devraient être mises en accès public d’ici la fin de l’année, je vous tiendrai au courant.

 


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florenceBonjour Florence,

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Pour mes deux enfants, le choix a été comme une évidence : l’allaitement mixte. J’ai essayé de garder les tétées du matin et du soir afin d’avoir, malgré la reprise du travail, nos moments de complicité et de tendresse. Je continuais ainsi à les nourrir mais d’une façon unique : celle que seule leur maman puisse leur donner. Les assistantes maternelles leur ont donné le biberon mais j’avais ce « truc » qui me différenciait d’elles. C’était important car à la reprise du travail, surtout pour mon aînée, je me suis posé beaucoup de questions du style : va t’elle l’aimer plus que moi ? Finalement ma fille était ravie de retrouver maman le soir et de faire une tétée-câlin. Mon fils est pareil. Dès qu’il me voit le soir il réclame sa tétée et me regarde dans les yeux. J’ai l’impression que c’est leur façon de me dire « je t’aime ».

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai commencé à introduire les biberons trois semaines avant la reprise du travail. D’abord des biberons de lait maternel et j’ai testé pas mal de biberons jusqu’à ce que je trouve celui qui convenait. J’ai commencé par la tétée du goûter pendant trois jours puis celle du midi et celle de dix heures. Une fois le rythme installé avec l’assistante maternelle j’ai pu reprendre l’allaitement exclusif les jours où je suis avec eux.

Pour mon aînée, elle a eu du lait artificiel en journée et tétée soir et matin. J’ai regretté de ne pas avoir stocké de lait et de ne pas avoir fait en sorte de lui fournir au moins un biberon de lait maternel.

Pour mon fils, j’ai donc tiré mon lait et préparé des biberons au congélateur. J’ai utilisé un tire-lait manuel afin de pouvoir l’emmener facilement au travail avec un bon sac isotherme. A presque cinq mois, il a deux biberons de lait artificiel et un biberon de lait maternel chez son assistante maternelle en plus des tétées soir et matin et celle des retrouvailles.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Pour le sevrage : entendre son enfant pleurer car comme moi il préférait l’allaitement.

Après la reprise du boulot : la motivation pour tirer son lait quand on est fatiguée. Il y a des jours où on n’a pas envie de le faire mais il faut se forcer pour pouvoir garder le rythme. Sinon on risque de vite perdre la lactation. Heureusement les week-ends la boostent.

Au niveau du travail c’est pouvoir le faire discrètement notamment quand il est prévu une réunion tout l’après-midi. Mais après quelques jours on trouve le rythme aussi.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

J’étais incapable d’arrêter l’allaitement pour ma fille. Je garde au fond de mon coeur ces instants magiques, ses regards de petite fille. Aujourd’hui encore, même si elle a arrêté elle-même l’allaitement, on reste complice. C’est pour moi la magie de l’allaitement.

Pour mon fils j’ai sensiblement les mêmes instants magiques. Ils sont juste différents car mes enfants sont différents, ils tètent différemment… Ma plus grande fierté était le jour où j’ai réalisé que j’avais « travaillé  » pour faire un stock de trois semaines de lait pour la reprise du travail. Je suis fière le matin de donner un biberon de lait maternel à la tata de mon fils. C’est le seul biberon qu’il termine et en réclame encore. Je me dis que ça en vaut la peine.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Comme choisir d’allaiter c’est un choix personnel de conserver au moins deux tétées et peut-être de tirer son lait. Mais si on aime donner le sein à notre enfant il n’y a pas de raison que le travail nous prive de ce bonheur. Profitez de ces instants magiques encore longtemps après la reprise de travail. C’est entre vous et votre bébé et personne ne peut vous dire quoi que soit. Certes c’est fatiguant mais ça en vaut la peine. C’est compliqué d’expliquer quelque chose qu’on ressent comme ça. Fermez les yeux et pensez à ce que vous ressentez quand votre bébé tète. Si le sourire apparait c’est que vous devriez continuer pour vous deux parce que vous aimez et lui sera ravi de continuer.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

A 300% je referais le même choix! A défaut de pouvoir allaiter sur mon lieu de travail. Pour ce qui est des changements, peut-être tenter de faire deux biberons de lait maternel par jour!

 


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Aujourd’hui, j’ai envie de créer une nouvelle rubrique : mettre en avant vos témoignages d’allaitement à la reprise du travail ( sevrage ou poursuite de l’allaitement). En effet il n’y a rien de plus parlant que l’expérience des autres.

Alors si vous êtes d’accord pour être interviewée, faites-moi signe là : contact@lactissima.com

Je serai très heureuse de ce partage.

 


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allaitement et déplacements professionnelsVotre patron vous a annoncé hier, tout content, que c’est vous qui étiez choisie pour représenter la société auprès des nouveaux clients chinois, en Chine, la semaine prochaine pendant trois jours…
Bonne nouvelle : votre patron considère, malgré votre récente maternité, que vous êtes la meilleure et digne de confiance 🙂 .
Mauvaise nouvelle : votre bébé a trois mois, vous n’avez aucune envie de le laisser trois jours d’affilée et vous commencez à angoisser pour votre allaitement.
Pas de panique, voyons ensemble comment vous y prendre.

Tout d’abord, si vous êtes au travail, c’est que vous avez déjà mis en place une stratégie pour poursuivre votre allaitement (ou bien vous avez déjà sevré et la question ne se pose pas). Il va juste falloir adapter cette stratégie à cette situation particulière.

Si vous êtes de celles qui ne tirent pas leur lait au travail et qui poursuivent l’allaitement lorsqu’elles sont avec leur enfant, vous allez devoir apprendre à utiliser un tire-lait, ne serait-ce que pour gérer les possibles engorgements. Dans ce cas, vous pouvez prendre un petit tire-lait manuel ou électrique. Voir cet article.
Vous tirerez le lait matin et soir jusqu’à avoir les seins confortables. Vous n’êtes pas obligée de conserver le lait et vous reprendrez votre allaitement habituel de retour à la maison.

Si vous êtes de celles qui tirent leur lait au travail, il va falloir songer à tirer votre lait matin et soir en plus des tirages habituels. Souvenez-vous que la lactation est adaptable et que si vous ne tirez pas aux horaires habituels, ce n’est pas grave. Vous devez juste faire attention à éviter les engorgements.
Si vous souhaitez conserver votre lait pendant plusieurs jours, vous devez avoir obligatoirement accès à un réfrigérateur mais il vous suffira d’une glacière munie de freezpack pour le trajet du retour. Attention cependant, le lait maternel est généralement refusé en cabine en avion 🙁 .
Si vous souhaitez que votre bébé n’ai que votre lait durant votre absence, vous aurez besoin de faire du stock avant de partir et faire du stock pour trois jours alors que l’on tire déjà quotidiennement, ce n’est pas facile ! Pensez à exploiter les week-end et les soirées pour tirer du lait supplémentaire.
Si vous savez à l’avance que vous aurez des déplacements professionnels, pensez à faire du stock au congélateur pendant votre congé maternité. Cela facilite la logistique.

Les petits trucs en plus :

  • les lilypadz pour éviter les fuites devant les clients chinois.
  • la glacière souple qui se range dans la valise au départ.
  • les pots de conservation qui ferment hermétiquement pour ne pas retrouver une valise mouillée au lait maternel à la descente du train.
  • le tire-lait électrique qui fonctionne sur batterie (que vous aurez rechargée) car les prises électriques à l’étranger ne sont pas toujours compatibles avec les appareils français.
  • le savon liquide et le torchon propre pour nettoyer son matériel.

Et vous quels sont vos trucs pour concilier allaitement et déplacements professionnels ?

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anticiper le retour au travailLorsqu’on allaite son enfant, on a envie de rester dans cette bulle intime, et songer à la reprise du travail n’est pas une partie de plaisir. Pourtant, plus l’échéance approche, plus la question se pose : que vais-je faire de mon allaitement ?

La plupart des mères souhaitent que tout se passe au mieux lors de cette première séparation d’avec leur bébé. Elles souhaitent alors préparer au maximum pour être sûre que tout se passera bien.
Pour autant, faut-il et peut-on anticiper le retour au travail ?

Bien sûr, il est important de savoir si l’on souhaite sevrer complètement son bébé ou bien continuer l’allaitement. Cependant, une telle décision prise un mois avant la reprise du travail peut très bien ne plus convenir trois jours avant l’échéance. Alors, comment faire ?

Tout d’abord, profiter pleinement de son allaitement sans se gâcher le plaisir à l’idée de la reprise du travail. Un mois avant le reprise du travail, se renseigner sur les différentes options possibles, quelles sont celles compatibles avec sa situation. Puis prendre une décision environ trois semaines avant la reprise en gardant à l’esprit que l’on peut changer d’avis en cours de route.

Si l’on souhaite un sevrage complet avant la reprise, il vaut mieux le décider au plus tard trois semaines avant la reprise pour avoir le temps de le mener en douceur. Il faut alors commencer à supprimer une tétée à la fois, et surveiller la réaction de ses seins. Voir cet article.

Si l’on souhaite continuer un allaitement complet, il faut se renseigner sur la possibilité matérielle de tirer son lait sur son lieu de travail et sur le matériel à prévoir. Puis prendre le temps de se procurer ce matériel (tire-lait, sachet de conservation, glacière éventuelle, biberons, …). On peut prévoir d’essayer le tire-lait tranquillement à la maison et de faire un peu de stock de lait au congélateur en prévision des jours possibles où l’on ne tirera pas assez de lait pour le lendemain. Cela permet de reprendre le travail plus tranquillement.
Si l’on souhaite garder un allaitement partiel, il faut juste prévoir d’acheter du lait en poudre et de quoi le donner au bébé (biberon, tasse,…).
Dans ces deux derniers cas, il n’est pas indispensable de préparer son enfant au biberon. Voir cet article.

Dans tous les cas de figure, il vaut mieux essayer de préparer cette reprise le plus sereinement possible. En effet, si votre bébé sent de la tension chez vous, l’urgence qu’il accepte le biberon par exemple, il y a de fortes chances qu’il refuse et se braque.
Gardez à l’esprit que c’est un moment de transition, que tous les bébés s’adaptent à la nouvelle situation et que plus on est zen, mieux cela se passe. Il faut laisser à votre bébé le droit d’exprimer son mécontentement et la possibilité de s’adapter à sa manière (qui n’est pas forcément celle que vous aviez imaginée).

Et vous, comment avez-vous préparé votre reprise du travail ?

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poussette caféSi vous avez envie de me rencontrer, de connaitre mon activité de consultante en lactation, en consultation et au sein de Lactissima, vous pourrez faire ma connaissance lors de la journée portes ouvertes du Poussette Café.

Elle a lieu le mercredi 16 septembre 2009, de 14h à 17h, au Poussette Café, 6 rue Pierre Sémart, 75009 Paris.

Alors, à bientôt 🙂

 


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comment passer du sein au biberonVous avez décidé de sevrer votre enfant ou de tirer votre lait, vous reprenez votre travail et votre enfant a moins de six mois, il va devoir se nourrir en votre absence.
Il existe différents moyens de donner du lait à un bébé : la tasse, le verre, la tasse à bec, la paille au doigt,… Vous trouverez tous ces moyens ici.

Cependant de nombreux parents préfèrent utiliser un biberon. Il convient alors de faire attention à la manière de donner ce biberon et de choisir la bonne tétine. Voyons ensemble comment passer du sein au biberon.

Aujourd’hui les marques se battent pour obtenir le marché des femmes allaitantes, de plus en plus nombreuses. Ces marques utilisent des arguments du type : « tétine la plus proche du sein » qui ne sont fondés sur aucun argument valable. Aucune tétine ne pourra avoir la souplesse, l’adaptabilité ni l’étirement d’un sein et de son mamelon. Ce sont des arguments purement commerciaux et qui n’ont aucune valeur.

Ce qui est important lorsqu’un bébé passe du sein au biberon et vice-versa, c’est qu’il garde un mouvement de langue quasi identique dans les deux cas.
Au sein, le bébé étire le mamelon dans sa bouche et l’amène tout au fond, derrière le palais osseux, sous le voile du palais. Il peut ainsi placer sa langue sous le sein et lui imprimer un mouvement ondulatoire.
Si l’on veut qu’il reproduise ce mouvement de langue au biberon, la tétine doit se placer au même endroit dans sa bouche, c’est à dire très loin, et elle doit lui remplir la bouche autant que possible. Pour que ce soit possible, il faut utiliser une tétine longue, que le bébé pourra prendre entièrement dans sa bouche. La base de la tétine ne doit pas être trop large, sinon, la plupart des bébés ne la prendront pas en bouche.
Il existe plusieurs marques présentant ces caractéristiques : Dodie classique premier âge, Rémond NN premier âge ou Tex 3 vitesses par exemple.

Pour que le bébé prenne bien la tétine en bouche, il faut lui proposer de la même manière que le sein : lui chatouiller la lèvre supérieure avec la tétine et attendre que votre bébé ouvre la bouche le plus grand possible. Lorsque c’est le cas, lui mettre la tétine loin dans la bouche.

Si la tétine n’arrive qu’au milieu du palais osseux, le bébé va devoir faire un mouvement de langue en piston, très différent de ce qu’il fait au sein.

Votre bébé ne doit pas boire son biberon entier en cinq minutes. Un bébé qui boit trop vite stresse. D’autre part, s’il boit trop vite la sensation de satiété arrive trop tard et du coup, il a tendance à boire trop. Le repas au biberon devrait prendre environ 20 minutes. S’il ne dure que 5 à 10 mn, le débit est trop rapide. S’il dure 30 à 45 mn, le débit peut être trop lent pour les capacités du bébé.

Pour lui donner le biberon, mettre le bébé en position presque assise sur les genoux de l’adulte, en lui soutenant le haut du dos et la tête avec une main (et non en le maintenant au creux du bras). Tenir le biberon presque horizontalement, de façon à ne pas faciliter la sortie du lait par la force de la gravité. Lorsque le bébé a la tétine en bouche, incliner le biberon juste ce qui est nécessaire pour qu’il n’y ait pas d’air dans la tétine.

Faire faire des pauses au bébé toutes les 3 ou 4 succions en lui laissant la tétine sous le nez. En effet, au sein, le bébé fait 3 ou 4 succions avant de déglutir alors qu’au biberon il doit déglutir à chaque mouvement de succion.

Enfin, la condition la plus importante pour que ce passage se passe le mieux possible, c’est que la succion de votre bébé au sein soit la meilleure possible au départ, sinon, il risque d’avoir du mal à passer du biberon au sein.

Et vous, quels sont vos trucs pour que ce passage se passe au mieux ?

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