nl007Comme me l’ont rappelé Sylviane et le blog Modes d’emploi, jeudi a débuté la semaine pour la qualité de vie au travail qui a lieu du 11 au 19 juin. Cette année l’accent est mis sur le stress au travail.

Et l’allaitement dans tout ça ?
Et bien justement : une étude que j’avais menée avec une collègue il y a quelques années montrait que les femmes qui poursuivaient l’allaitement après la reprise du travail étaient moins stressées que celle qui avaient sevré avant la reprise du travail. Elles étaient convaincus que leur bébé aurait le meilleur lait en leur absence (le leur !) et cela leur permettait d’avoir l’esprit plus tranquille.
Or un salarié moins stressé est plus efficace dans son travail. Le bénéfice est donc pour tous : la salariée et son entreprise !

La qualité de vie au travail, cela passe également par la possibilité de concilier vie familiale et vie professionnelle dans les meilleures conditions. Les femmes qui le souhaitent doivent donc pouvoir utiliser l’heure d’allaitement prévue par le code du travail dans les meilleures conditions.

Vous l’avez compris, le respect du droit des femmes à allaiter leur enfant me tient à coeur. Qu’une femme souhaite sevrer son enfant au moment de la reprise du travail, je le comprends sans aucun problème ; mais qu’une femme soit contrainte d’arrêter son allaitement parce qu’elle n’a pas la possibilité de tirer son lait au travail ou parce que son patron l’envoie faire des déplacements de plusieurs jours trop souvent ou encore parce que la crèche refuse de donner son lait à son bébé, je trouve cela inadmissible.

Peut-être pourrait-on imaginer qu’un jour cette idée fasse son chemin et que les femmes n’aient plus à se battre pour faire respecter leurs droits. C’est en tout cas dans ce sens que je travaille…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 


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signature-blogJ’avais oublié de vous dire que Lactissima a signé la Charte de la parentalité en entreprise le 7 mai 2009 lors du premier anniversaire de Observatoire de la parentalité en entreprise.

Pourquoi ai-je pris la décision de participer à ce mouvement ? Lactissima propose aux entreprises de soutenir les femmes qui souhaitent poursuivre l’allaitement maternel au retour de congé maternité. Cela leur permet de reprendre le travail l’esprit tranquille, de poursuivre ce lien avec leur enfant et de mieux conjuguer vie familiale et vie professionnelle. Adhérer à la Charte de la parentalité était donc une évidence, la continuité de mon action au quotidien. Je ne pouvais pas passer à côté de cette signature. C’est pour moi une reconnaissance de ce que mon activité peut apporter aux salariés.

Que penser en général de cette charte ? 120 entreprises sont signataires, c’est donc qu’elles se sentent concernées par le statut parental de leurs salariés. En soi, c’est déjà une très bonne chose. De plus cela incite à parler du problème de la conciliation vie familiale et vie professionnelle.

Mais cette charte a tout de même ses limites : l’engagement est quand même assez vague : « Faire évoluer les représentations liées à la parentalité dans l’entreprise, créer un environnement favorable aux salariés-parents, en particulier pour la femme enceinte, respecter le principe de non-discrimination dans l’évolution professionnelle des salariés-parents ». Il n’y a aucun contrôle de prévu : les signataires font-ils les efforts auxquels ils se sont engagés ? Il n’y a pas même de rapport annuel à fournir.

L’initiative est donc très intéressante, il faut maintenant surveiller qu’elle se traduise en actes.

Et pour vous, comment se passe la conciliation vie familiale / vie professionnelle dans votre entreprise ?

Photo : Pascal Versaci

 


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soutien à l'allaitementQuand on poursuit l’allaitement à la reprise du travail, le soutien est particulièrement précieux. Il permet de tenir le choc dans les moments difficiles : c’est tellement plus sympa de s’entendre dire « tu as tenu bon jusque là , tu vas y arriver, c’est génial ce que tu fais » plutôt que « Si tu es si fatiguée, tu n’as qu’à arrêter, le lait en poudre est fait pour ça ! ».
Le soutien à l’allaitement permet également de pouvoir être entièrement à ce que l’on fait (rendre ce rapport urgent à gentil patron à 14h) plutôt que de penser en permanence « comment est-ce que je vais bien pouvoir m’éclipser discrètement pour tirer mon lait dans le placard à balai sans que la femme de ménage ne me voit », le stress occupe une bonne place dans la tête et ne permet pas de travailler correctement.
Et puis c’est tellement plus agréable de se sentir soutenue dans ses choix que de devoir se battre pour les imposer…

Les premières personnes qui peuvent vous soutenir sont vos proches et particulièrement le père de votre enfant. En général, quand une mère poursuit l’allaitement, le père s’investit plus dans les tâches ménagères (voir cet article), ce qui allège la charge de travail de la mère. Le père est celui à qui vous avez envie de confier vos joies et vos difficultés et c’est souvent le mieux placé pour vous remonter le moral. Après tout, ce que vous faites, vous le faites pour son enfant ! Le reste de la famille peut également être important : parents, beaux parents, frères et sÅ“urs, tout soutien est bon à prendre.

Votre entreprise devrait également pouvoir vous soutenir : en mettant à votre disposition un local pour tirer votre lait, en vous laissant prendre les pauses dont vous avez besoin, en informant l’ensemble du personnel que tirer son lait est quelque-chose de normal pour éviter les remarques désagréables ou déplacées,… L’entreprise a tout à y gagner : les enfants allaités sont statistiquement moins malades et une mère stressée travaille moins bien.

Les professionnels de santé ont leur rôle à jouer. Le pédiatre devrait vous soutenir plutôt que de vous conseiller de sevrer si ce n’est pas votre choix. Votre médecin ne devrait pas mettre votre fatigue sur le dos de l’allaitement alors que le fait même de reprendre le travail avec un bébé est en soi très fatigant. Ils devraient être à même de vous fournir de l’information et du soutien.

Enfin, le soutien de la personne qui garde votre bébé est très important. Vous avez besoin qu’elle accepte de gérer votre lait pour ne pas en gaspiller par exemple ou tout simplement pour qu’elle accepte de donner votre lait. Si cette personne vous soutient, elle ne vous stressera pas avec des demandes irréalistes (du genre : « il me faut 800 ml de lait par jour ») et c’est tellement plus agréable de ne pas avoir de remarques désagréables deux fois par jour.

Le soutien n’est pas acquis d’avance en matière d’allaitement maternel. Vous allez devoir faire preuve de pédagogie envers vos proches et la personne qui garde votre enfant. C’est important qu’ils aient les informations sur le bien fondé de votre démarche. La meilleure preuve étant la preuve par l’exemple : « regardez comme mon bébé allaité se porte bien, je ne veux pas gâcher cela en le sevrant »… Cela peut bien marcher avec l’entourage. Avec la personne qui va garder votre enfant, il faut lui expliquer que ce n’est pas plus compliqué que le lait en poudre, que cela ne va pas alourdir sa charge de travail et surtout lui fournir toutes les informations sur la manipulation et la conservation du lait maternel.
Il est important également d’écouter ses craintes et ses réticences. Le dialogue est absolument nécessaire pour obtenir le soutien dont vous avez besoin.

Vis à vis de votre entreprise, la loi est de votre côté : vous avez droit à deux fois une demi-heure dans la journée pour tirer votre lait. Cependant, affronter véhémentement votre employeur n’est a priori pas la meilleure des solutions. Commencez plutôt par expliquer votre demande. Vous pourrez toujours ensuite sortir votre article de loi s’il refuse de vous entendre…

Malgré toute votre bonne volonté, vous n’obtiendrez sûrement pas le soutien de tous. Cependant, la neutralité vaut mieux que la réprobation et si personne ne vous fait de remarques désagréables, c’est déjà un grand pas de fait.
Vous pouvez également trouver du soutien auprès d’autres femmes ayant déjà vécu la même situation, au sein de votre entreprise ou dans des associations de mères.

Et vous, avez-vous reçu le soutien dont vous aviez besoin ?

 


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Vous tirez votre lait mais votre bébé refuse de prendre le biberon… Je voudrais vous parler de toutes les autres manières de donner son lait à son bébé. En effet, contrairement à ce que notre société voudrait nous faire croire, le biberon n’est pas un accessoire absolument indispensable. On peut donner son lait autrement qu’au biberon.

Le plus simple quand on reprend le travail et que son bébé est déjà « grand » (et oui il a déjà deux mois et demi !!!), c’est de lui proposer le lait à la tasse. Il faut prendre au début un récipient de petite contenance, au bord bien fin. Un verre en cristal serait idéal…mais peut-être un peu couteux si votre bébé tape malencontreusement dans le verre et le fait tomber… Alors disons que l’on peut prendre un capuchon de biberon, c’est nettement moins précieux. Vous le remplissez de lait à moitié et vous posez le bord du verre sur la lèvre inférieure de votre bébé ; vous laissez le lait affleurer au bord sans jamais lui verser dans la bouche et c’est votre bébé qui va boire seul. Au début, il va sans doute commencer par laper et en renverser un peu mais très vite il va apprendre à boire et ne prendra pas plus de temps au verre qu’au biberon. Certains bébés ne prendront ainsi jamais de biberon.Donner son lait autrement qu'au biberon
Il est plus prudent si votre bébé est gardé par quelqu’un qui n’est pas habitué à ce mode de nourrissage de lui apprendre avant qu’il aille en garde. Ainsi, seule la personne qui va le garder devra apprendre et elle l’acceptera certainement beaucoup plus facilement si elle voit que le bébé sait faire.

Une variante du verre ou de la tasse, c’est le gobelet à bec. S’il est muni d’un système anti-fuite, votre bébé devra apprendre à aspirer et certains bébés ont du mal à trouver le « truc ». Mais il existe toujours dans votre supermarché des gobelets à bec tout simple : si on le renverse, le lait coule… Certains bébés apprécient ce système et la personne qui s’occupe du bébé apprécie que cela se renverse moins facilement qu’un verre.

Donner son lait autrement qu'au biberon

Il existe également un système à mi-chemin entre le biberon et le verre, c’est la softcup. Son bec est souple, ce qui permet de le pincer pour régler le débit du lait. Le principe est le suivant : on pose le bec sur la lèvre inférieure du bébé, on règle le débit avec la pression des doigts et on laisse le bébé boire seul. Un petit truc à savoir : l’utilisation est plus simple si on pose le bec sur le côté de la bouche du bébé. Son inconvénient majeur : un truc de plus à acheter sans savoir si ça conviendra à son enfant.

Quand un bébé est petit, on peut le nourrir au doigt : on lui propose l’auriculaire, pulpe vers le haut, sur les lèvres et on le laisse le prendre. Un bébé qui tète bien amène votre doigt tout au fond de sa bouche. Mais comme un doigt ne nourrit pas beaucoup, vous avez deux solutions : une seringue (sans aiguille) ou un DAL. Si vous utilisez une seringue, vous allez placer l’embout le long de votre doigt et appuyer doucement quand votre bébé tète votre doigt. Si vous utilisez un DAL, vous allez introduire le petit tuyau (très fin et très souple) le long de votre doigt et le lait viendra quand votre bébé tètera votre doigt. C’est une solution qui fonctionne très bien et permet au bébé d’exercer son mouvement de langue puisqu’il fait le même mouvement avec le sein qu’avec votre doigt. Inconvénient : si votre bébé boit de grandes quantités, c’est un peu long.

Donner son lait autrement qu'au biberon

Et vous, quelle solution avez-vous adoptée ?

 


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allaitement mixteCa y est, vous reprenez le travail et vous avez choisi de poursuivre l’allaitement de votre bébé chéri. Petit souci : vous n’avez pas la possibilité de tirer votre lait au travail, vous n’avez pas de bureau, il n’y a pas d’infirmerie et votre patron adoré ne souhaite pas vous laisser son bureau deux fois un quart d’heure dans la journée… Vous décidez donc de faire un allaitement mixte : votre bébé tétera à volonté quand vous serez avec lui et prendra des biberons de préparation pour nourrisson en votre absence.
Il est aussi possible que vous tiriez du lait au travail ou à la maison mais que la quantité soit insuffisante, vous complétez donc avec une préparation pour nourrisson.

Ce sujet est très courant dans la vie des femmes mais il est peu abordé sauf ici et un petit peu là .

Comme vous n’avez jamais donné de lait en poudre, une question devant laquelle on peut se sentir très bête : quel lait choisir ? Il faut savoir que les normes sont les mêmes pour tous et que donc tous les laits premier âge se valent à peu de chose près, vous avez donc le droit de choisir la marque la moins chère. Si votre enfant ne le supporte pas bien, il faut voir avec son médecin quel lait sera le plus approprié dans son cas.

Quelle quantité donner ? Vous pouvez regarder les indications sur la boite, cela vous donnera un ordre d’idée. Il faut savoir qu’un bébé allaité prend en moyenne 800 ml de lait maternel par 24h entre un mois et six mois. Si vous divisez par le nombre de repas, cela peut aussi vous donner un ordre d’idée. Pensez également à faire boire le biberon lentement (cela doit durer environ vingt minutes). En effet, au sein, un bébé a plusieurs mouvements de succion pour une déglutition ; au biberon il doit déglutir à chaque mouvement de succion, il a donc tendance à boire beaucoup trop vite et donc beaucoup trop.

Quelles sont les précautions à prendre pour que cela se passe au mieux ? Si vous souhaitez pouvoir poursuivre votre allaitement, il vaut mieux attendre d’avoir une lactation bien installée avant de commencer l’allaitement mixte. Mais si vous reprenez le travail après le congès maternité légal, il n’y a pas de problème. Ceci dit, plus on commence tard, mieux cela se passe.

Au début, vous devrez faire attention aux engorgements. Votre corps est habitué à produire du lait pour un bébé qui tète régulièrement, donc une première journée sans votre bébé risque de provoquer un engorgement. Vous devez donc prévoir de tirer un tout petit peu de lait en cours de journée, juste pour soulager les seins. Vos seins vont s’habituer et dans quelques jours vous n’aurez plus besoin de le faire. Plus votre bébé est âgé, plus vos seins s’habituent rapidement. Si dès le début, vous avez une lactation très importante, vos seins mettront plus de temps à s’habituer à ce nouveau rythme. Prévoyez des coussinets d’allaitement ou des Lilypadz et évitez les vêtements unis car il est possible que vous perdiez un peu de lait

Pour certaines mamans dont la lactation a toujours tendance à être un peu « juste« , il va falloir faire attention pour maintenir une lactation suffisante. Le risque étant qu’elle diminue plus rapidement que ce que vous souhaitez… Pour ces mamans, deux tétées par 24h sont en général insuffisantes pour maintenir une lactation, il faut en garder un minimum de trois, ce qui est assez facile : une le matin, une quand vous retrouvez votre bébé, une le soir au coucher. Il faut donc prévenir la personne qui garde votre bébé de ne pas le nourrir dans les deux heures qui précèdent votre retour, pour qu’il puisse faire une bonne tétée. Garder un allaitement à la demande quand vous êtes avec votre bébé reste la meilleure solution pour maintenir la lactation. Ce qui veut dire que votre bébé sera complètement allaité le week-end par exemple, cela permet de bien relancer la lactation toutes les semaines.

Enfin, certains bébés refusent le lait en poudre, dont le goût est nettement moins bon que celui du lait de maman…

Cependant, un allaitement mixte bien conduit peut durer aussi longtemps que vous le souhaitez.

Et vous, comment s’est passé votre allaitement mixte ?

 


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clavierÇa y est !!! le blog est réparé, vous pouvez à nouveau lire tous les commentaires et en laisser, vous pouvez également accéder à tous les liens !

Bonne lecture et à vos commentaires…


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Modes de garde et allaitement maternelVous avez choisi de poursuivre l’allaitement après la reprise du travail et de tirer votre lait. Maintenant, comment cela va-t-il se passer avec le mode de garde ?
Tout dépend évidemment du mode de garde choisi, ou de celui que vous avez trouvé in extremis parce que la nounou vous a laché au dernier moment et que votre patron a finalement décidé qu’il avait besoin de vous une semaine plus tôt que prévu…

Séparons les modes de garde collectifs des modes de garde individuels.
En mode de garde collectif, il existe les crèches (collectives, parentales ou d’entreprise et dans une moindre mesure familiales) et les haltes garderies (quand vous n’avez pas besoin d’une garde à plein temps). D’une ville à l’autre, d’une structure à l’autre, d’une direction à l’autre, il existe de grandes disparités. A Paris, par exemple, une directive oblige les crèches municipales à accepter le lait maternel mais c’est loin d’être le cas partout et il faut parfois se battre (sans forcément obtenir gain de cause) pour pouvoir laisser son lait pour son bébé. Parfois il est accepté mais les conditions sont tellement draconiennes que c’est à décourager n’importe quelle mère normalement fatiguée à la reprise du travail. On vous demande par exemple de tirer votre lait uniquement sur place, ou de faire « décontaminer » votre lait au lactarium (lactarium qui vous fait évidemment payer très cher le traitement du lait)…
Il existe également des difficultés pour la tétée de retrouvaille, celle que vous avez terriblement envie de donner à votre bébé parce que vos seins sont tellement tendus que la seule chose à laquelle vous pensez, c’est la tétée libératrice. Si certaines crèches ne posent aucune difficulté pour que vous puissiez allaiter votre bébé dans les locaux, d’autres y sont totalement opposées.
De manière générale, il est souvent plus difficile de faire fléchir une structure plutôt qu’un individu.

Les modes de garde individuels regroupent beaucoup de situations : les assistantes maternelles, les jeunes filles au pair, les gardes à domicile (partagées ou non), les membres de la famille (mari, grand-mère le plus souvent). On trouve dans cette catégorie beaucoup de personnes qui n’ont jamais gardé un bébé allaité et en sont parfois effrayées mais aussi beaucoup de personnes ouvertes à la discussion qu’il est plus facile de convaincre. Les réticences sont parfois loin du raisonnable : la peur de manipuler un fluide humain par exemple (le lait en l’occurrence). Mais ce sont aussi les mêmes que celles des crèches en ce qui concerne la tétée de retrouvaille : certaines assistantes maternelles ne veulent pas que la mère s’installe pour donner une tétée chez elle, elles le vivent comme une intrusion dans leur espace de vie.

De manière générale, comment faire ?
Tout d’abord parler. Cela peut paraître évident mais ne l’est pas forcément lorsque l’on se retrouve face à la seule personne que l’on a trouvé pour garder son bébé et que la reprise est proche. Il est normal d’avoir peur de l’effrayer et de la perdre. Aujourd’hui, c’est encore souvent le parcours du combattant pour faire garder son enfant et l’allaitement est loin d’être le seul facteur à prendre en compte dans son choix.
Néanmoins, si vous tenez à donner votre lait à votre bébé, il faut en parler, clairement, dès la première rencontre. Expliquer concrètement comment vous envisagez les choses, comment gérer le lait maternel et engager la personne qui est face à vous à vous faire part de ses peurs et de ses réticences pour pouvoir les désamorcer.
Poser également toutes les questions qui vous viennent à l’esprit : serait-il possible de passer donner une tétée sur votre pause de midi, pourrez-vous donner une tétée de retrouvaille,… ? Expliquer également que si votre bébérefuse de manger en vous attendant, vous ne serez pas inquiète et n’en voudrez absolument pas à la personne qui garde l’enfant (ce n’est pas pire pour un bébé de ne pas manger pendant une journée que de ne pas manger pendant une nuit…si vous avez la chance d’avoir un bébé qui fait ses nuits).
Soyez également réaliste dans vos attentes, vous n’avez pas forcément besoin d’un soutien sans faille de la crèche mais au moins d’une neutralité bienveillante.

Pour les crèches justement, mettez en avant l’argument de la santé du bébé allaité qui est statistiquement moins malade alors que les bébés en crèche sont souvent malades.

Quand cela se passe bien et que tout le monde fait des efforts, pensez à remercier de l’effort fourni et de l’adaptation qui a été faite.

Et si malgré tous vos efforts, votre lait est refusé, vous avez là un choix difficile : accepter ce mode de garde parce que vous n’en avez pas d’autre ou prendre le risque de le refuser pour en trouver un autre plus conciliant…difficile question !

Et vous, comment avez-vous « négocié » avec votre mode de garde ?

 


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