Médicaments et allaitementJe reçois beaucoup de questions de femmes à qui l’on a prescrit des médicaments incompatibles avec l’allaitement ou que l’on refuse de soigner sous prétexte qu’elles allaitent. Alors, médicaments et allaitement, qu’en est-il ?

Je trouve vraiment cela dommage alors que l’on sait aujourd’hui qu’il est rarissime de devoir sevrer pour pouvoir se soigner. Une énorme majorité de médicaments est compatible avec l’allaitement. Malheureusement, vous ne savez pas lesquels sont vraiment incompatibles et il s’agit parfois de médicaments en vente libre.

Voici donc quelques ressources à proposer à votre médecin :

  • Sans conteste la meilleure source : Medications and Mother’s Milk de Thomas Hale.
    Son site internet est complémentaire et apporte des mises à jour.
  • La meilleure source en français : La compilation des coins du prescripteur, édité par LLL France, que vous trouverez ici .
    Un très bon cadeau à faire à votre médecin…
  • Le site internet Lactancia est également une excellente source d’informations.
  • Le site Lecrat peut être complémentaire.

Avec tout ça, si votre médecin refuse toujours de vous soigner, c’est qu’il est vraiment de mauvaise volonté

Et vous, avez-vous eu du mal à vous faire soigner ?

 


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Allaitement et travail de nuitAllaitement et travail de nuit : est-ce incompatible ? Le travail de nuit peut prendre de nombreuses formes : ménage en entreprise, médecins et infirmières hospitalières, accueil d’urgence, sages-femmes …

Si ce rythme de travail est souvent subit, le travail de nuit est une option choisie délibérément par certaines femmes pour passer plus de temps avec leurs enfants. En effet, si vous travaillez de nuit, vous avez des jours de récupération et des horaires irréguliers, ce qui convient bien à certaines familles.
En général, c’est tout de même une situation fatigante car vous dormez moins le jour que la nuit habituellement. Il faut donc prendre soin de vous, penser à vous forcer à faire une sieste par exemple les jours de récupération, manger équilibré car une mauvaise hygiène alimentaire fatigue le corps. Ne succombez pas à la tentation de raccourcir vos périodes de sommeil : vous en avez besoin !

Si votre enfant fait ses nuits, mais que vous souhaitez qu’il n’ait que votre lait, vous devrez quand même tirer du lait pour que la personne qui s’en occupe pendant votre sommeil puisse lui donner. Ou bien vous choisirez de vous faire réveiller, de la même manière que les mamans qui gèrent les réveils nocturnes. Dans ce cas, attention à la fatigue !
S’il ne fait pas encore ses nuits, vous devrez prévoir du lait pour ses réveils nocturnes.
Un des avantages de cette situation, c’est qu’en général, le papa peut s’occuper de votre enfant en votre absence et le nourrir la nuit en cas de besoin.

Comme vous travaillez en horaires irréguliers, l’organisation va s’avérer plus compliquée car vous ne pouvez pas compter sur la régularité. Le plus simple est alors d’allaiter à la demande quand vous êtes avec votre bébé et de gérer indépendamment votre lactation durant les périodes travaillées.
Si vous ne souhaitez pas tirer votre lait pour nourrir votre bébé, le plus important est le confort de vos seins. Veillez à ce qu’ils ne s’engorgent pas.

Et vous, travaillez-vous de nuit ? Comment le vivez-vous ?

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Ce mois-ci, j’ai envie de vous faire découvrir anatole.biz

Pascale crée des vêtements pour bébés nés prématurément. Ayant elle-même eu un enfant dans ce cas, elle sait de quoi elle parle. Elle fait attention à tout : des textures douces, des vêtements faciles à mettre, des boutons pressions qui ne font pas de bruit, pas de couture risquant d’irriter la peau, une perle je vous dis.

En plus, sa collection est très belle et elle est charmante avec ses clients.

J’ai rencontré Pascale il y a six mois, j’ai tout de suite adoré ce qu’elle faisait et dans quel état d’esprit.

Alors je sais que je m’éloigne un peu du sujet habituel de ce blog mais n’hésitez pas à faire passer l’information aux personnes concernées, cela en vaut la peine !

 


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patron et allaitementPatron et allaitement : beaucoup de femmes se demandent s’il vaut mieux cacher le fait qu’elles tirent du lait ou en parler au travail.
La loi est de votre côté puisque vous avez droit à une heure pour tirer votre lait mais d’un autre côté cette heure n’est pas rémunérée, sauf si votre convention collective le spécifie. Certaines femmes craignent donc que cette heure soit déduite de leur salaire si elles mentionnent le fait qu’elles tirent leur lait.

C’est vous qui connaissez le mieux votre patron. Dans la majorité des cas, il semble préférable de dire que vous souhaitez tirer votre lait mais de ne pas aborder la loi. Comme la majorité des entreprises l’ignorent, elles ne retireront pas une heure par jour à votre salaire. Bien sûr, si l’on vous refuse le droit de tirer votre lait, vous devrez faire état du code du travail en votre faveur. Je vous suggère dans ce cas de prendre connaissance de votre convention collective avant de faire cette démarche pour savoir sur quoi vous appuyer. Vous pouvez également vous renseigner sur les précédents au sein de l’entreprise et faire remarquer que l’on déduit pas de leur salaire les pauses cigarette aux fumeurs.

D’autres femmes ont des conditions de travail suffisamment souples pour savoir qu’elles peuvent s’absenter deux fois vingt minutes sans que personne ne leur en fasse la remarque. Dans ce cas, vous n’êtes pas obligée d’en parler. D’autres encore savent qu’un tirage sur la pause du midi suffira et elles n’en parlent pas non plus.

C’est à vous de voir en fonction de l’ambiance régnant dans votre entreprise et de vos possibilités.

Si vous pensez qu’il est préférable d’en parler à votre patron mais que vous n’osez pas l’aborder, voyons ensemble quelle stratégie vous pouvez adopter.

Il vaut mieux, en règle générale, annoncer à votre patron (ou votre supérieur hiérarchique, ou votre DRH, tout dépend de votre situation) au retour de votre congé maternité, que vous allez tirer votre lait sur votre lieu de travail plutôt que de demander une permission. Vous lui laisseriez ainsi le pouvoir de refuser. Alors que si vous annoncez votre décision de la façon la plus naturelle, sans laisser la possibilité de refus, vous avez plus de chance que cela se passe mieux.

Avant la rencontre, visualisez la, dans ses moindres détails de la manière dont vous souhaitez qu’elle se passe : ce que vous allez dire, comment va réagir votre interlocuteur, ses questions et vos réponses, votre posture, votre respiration… Il est important de contrôler votre respiration : si vous respirez calmement, cela vous évitera de paniquer et de laisser prise à votre interlocuteur.

Pensez également que votre patron a besoin de savoir que vous êtes prête à reprendre votre poste de façon efficace, que vous êtes toujours la personne que vous étiez avant votre départ. Pensez à votre présentation : soyez correctement habillée en fonction de votre poste, arrivez à l’heure, ne parlez pas de votre enfant en permanence à vos collègues ou pour justifier tout retard ou absence. Ainsi le fait que vous souhaitiez tirer votre lait passera beaucoup plus facilement, votre patron sera rassuré sur votre efficacité.

Enfin, souvenez-vous que vous ne risquez pas grand-chose : vous ne serez pas renvoyée pour avoir voulu tirer votre lait au travail.

Et vous, comment avez-vous parlé à votre patron ?

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consultant en lactationBien que cette profession soit essentiellement exercée par des femmes, certains hommes l’exercent, j’utiliserai donc le masculin.
Cet article va répondre à des questions que l’on m’a posées à la suite de la lecture de ce blog.
Pourquoi faire appel à un consultant en lactation à la reprise du travail ?

Si la lecture de ce blog vous a apporté toutes les informations dont vous avez besoin pour reprendre le travail sereinement vis-à -vis de l’allaitement, mon but est atteint. Cependant, pour un certain nombre d’entre vous, il reste des questions non résolues. Vous pouvez également vivre une situation particulière qui n’est pas traitée ici parce qu’il est impossible de traiter chaque situation particulière sur un blog.

Le but d’une consultation d’allaitement va être de mettre à plat et de répondre à toutes les questions que vous vous posez, que vous souhaitiez sevrer ou poursuivre l’allaitement. Vous pouvez également prendre un rendez-vous pour pouvoir prendre une décision sur la poursuite ou non de l’allaitement. Les informations apportées par le consultant en lactation doivent vous permettre de prendre la décision qui vous convient, à vous, en toute tranquillité.
Cela permet de vous répondre de façon personnalisée pendant une heure ou une heure et demie. Cela vous permet également de bénéficier d’un suivi téléphonique à la suite de la consultation.
Chaque consultant en lactation travaille à sa manière. En ce qui me concerne, mes clientes peuvent me rappeler aussi longtemps et aussi souvent qu’elles en ont besoin, cela fait partie de ma prestation.

La consultation d’allaitement doit être avant tout un lieu d’écoute et d’information.

Pour trouver un consultant en lactation proche de chez vous, vous pouvez consulter le site de l’association française des consultants en lactation (AFCL).

Vous trouverez également des coordonnées sur le site de l’association internationale des consultants en lactation, l’ILCA.

Bien sûr, cette profession, bien qu’existant depuis plus de vingt ans, n’est pas encore très répandue, mais vous devriez pouvoir trouver quelqu’un près de chez vous.

Et vous, avez-vous fait appel à un consultant en lactation ?

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  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Pendant la grossesse, avec mon mari, nous avions envie que j’allaite pour le contact avec notre loulou et pour lui apporter l’alimentation la plus saine et naturelle possible. Nous nous étions dit qu’allaiter 6 mois serait notre objectif, tout en se laissant la liberté, d’y renoncer si l’allaitement ne fonctionnait pas ou que je ne me sentais pas, au dernier moment, de continuer à la reprise de travail. Notre seul problème était que nous ne connaissions personne autour de nous qui avait fait ce choix là et que je n’avais, du coup, aucune idée de comment faire.

Finalement, plusieurs choses m’ont aidée à tenter l’aventure (car c’en est une !) de l’allaitement à la reprise du travail :
– j’avais suivi le cours de préparation à l’allaitement de Christine Coursaget aux Diaconesses, une femme extraordinaire, qui m’a ouvert une première fenêtre : elle m’a d’abord fondamentalement donné envie d’allaiter alors que je doutais de ma capacité à y arriver ; elle m’a fait découvrir qu’il était possible de tirer son lait au boulot et que c’était un droit ; elle nous a donné un conseil précieux que j’ai depuis en tête « faites vous aider, soyez entourée, ne restez pas seule »; enfin, dans son cours, j’ai rencontré une maman qui avait allaité 6 mois ses deux premiers enfants tout en travaillant, malgré des difficultés. Du coup je me suis dit : et pourquoi pas moi ?
– les deux premiers mois d’allaitement ont été difficiles pour Elouan, qui n’arrivait pas à têter (merci Véronique pour votre aide !) et pour moi qui avait du mal à gagner une confiance sur ma capacité à le nourrir. Au bout de 3 mois, même si ce n’était pas un allaitement idéal, ça se passait beaucoup mieux, je me détendais, Elouan grossissait et grandissait bien. Je me disais qu’arrêter l’allaitement, à cause du travail, alors que j’en avais bavé jusqu’alors et que je commençais juste à savourer plus facilement avec mon fiston, était rageant !
– mon mari me soutenait et était volontaire dans cette démarche.
– enfin, j’avais tellement de mal à me faire à l’idée de reprendre le travail, à me séparer la journée de mon loulou, que continuer l’allaitement m’aidait à appréhender plus sereinement cette reprise : je n’assimilais pas boulot et sevrage, je gardais le lien en journée avec mon petit bonhomme en tirant mon lait.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

En juillet, je m’étais assurée que la crèche acceptait bien le lait maternel, ce qui était le cas (même si j’ai eu des difficultés dans les faits).
Je m’y suis prise 3 semaines avant la reprise de travail environ.
1) J’ai eu d’abord besoin, concrètement, de me préparer à ce dont j’avais besoin en matériel et en terme d’organisation pour me rassurer : quel type de tire-lait (j’avais le Medela en location déjà mais je le trouvais énorme et impossible à transporter) ? à quoi fallait-il penser ? comment transporter le lait ?..etc
Toujours avec la phrase de Christine Coursaget en tête, j’ai appelé à l’aide :
* je suis allée sur le blog de Véronique où j’ai trouvé plein de bonnes idées : j’ai découvert le petit tire-lait Ameda (le top ! petit et super pratique. J’ai seulement passé pas mal de temps avec la pharmacie pour qu’elle me le trouve en location, mais depuis j’ai découvert qu’on peut louer sur le site Almalfil, tout en étant remboursé par la sécu..).
* j’ai demandé un RDV téléphonique avec Véronique qui m’a conseillée sur le tire-lait, combien tirer, où tirer, les coussinets Lilypadz (finalement je n’en ai pas eu besoin ou quasi pas) etc etc, bref a rendu concret les tirages de lait au travail et du coup envisageable tout ce que je n’arrivais pas à imaginer et qui m’angoissait.
2) Côté boulot, lorsque j’ai passé des entretiens pour intégrer un poste à mon retour de congé mat, j’ai chaque fois précisé que j’allais continuer à allaiter et que cela allait impliquer deux tirages de lait dans la journée, tout en assurant que je m’arrangerais pour que cela ne dérange pas trop. J’ai aussi contacté l’infirmerie pour qu’elle me donne son accord pour aller tirer là bas (de fait ce n’était pas pratique du tout, j’ai dû donc trouver une autre solution par la suite). J’ai eu de la chance car, au moins en façade, je n’ai pas essuyé de refus.
3) les 3 semaines avant ma reprise, mon loulou étant à la crèche partiellement, je devais tirer mon lait pour donner des biberons…j’ai donc fait des entraînements et stocké un peu de lait au congélateur.

Sur place, je tire encore 2 fois par jour (matin et après-midi en fonction de mes impératifs de la journée).L’infirmerie étant trop loin, j’ai dû trouver une autre salle. Finalement j’ai pu aller dans une salle de repos, pas toujours libre certes, mais qui est vraiment super (je mesure ma chance). C’est par contre stressant de me demander chaque fois si je vais pouvoir tirer ou non, et, au dernier moment, de trouver un autre endroit où tirer.

Au début, j’avais un seul set de pompage (pompage double), mon liquide vaisselle, torchon. Au bout d’une semaine, j’ai trouvé ça ingérable car je prenais 2 fois plus de temps que la normale (du temps pour tirer+du temps pour laver). Très vite j’ai donc commandé un second set de pompage : génial ! je mets les téterelles sales dans un sac ziploc et je lave tout ça le soir, juste après avoir préparé les biberons pour la crèche…et pendant que mon mari baigne notre loulou (merci à lui !).

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

– D’abord la crèche !! Malgré l’accord du début, au quotidien fournir du lait maternel a été et reste très difficile.
Elouan a eu la « bonne idée » de refuser son premier biberon à la crèche ; dès lors, tout le monde s’est braqué en assimilant tout pleur, tout refus de biberon, toute difficulté au fait que je l’allaitais (« tant que vous n’aurez pas arrêté l’allaitement, Elouan ne s’intègrera pas à la crèche » sic). Les règles sont en outre hyper strictes (pas de lait congelé, lait de 24h maximum, ..) : très vite, cela m’a angoissée car si je ne tire pas assez un jour, je n’ai aucune solution de secours, d’autant plus que je dois dater mes tirages de lait : c’est un stress pour moi chaque jour. Enfin, le lait que j’apporte est entouré d’une méfiance extrême : « ça risque de lui donner la gastro » (!), obligation de signer une décharge (car je refusais qu’ils aient une boite de lait maternisé pour lui) stipulant que « si le lait était visiblement impropre à la consommation ou que le biberon de lait maternel se cassait », je devais revenir nourrir mon enfant dans la 1/2h ..etc

– ensuite, le travail pour plusieurs raisons : mes collègues et mes responsables étaient au courant que je tirais mon lait. J’ai souvent eu des remarques soit parce que je m’absentais quelques instants, soit parce que j’avais l’air trop fatiguée, et beaucoup de gens se sont mêlés de ce qui, au final ne les regardait pas (« tu vas allaiter jusqu’à quel âge » ? « t’en as pas marre », « tu devrais arrêter parce que t’es vraiment trop fatiguée »..etc). Le plus compliqué est surtout l’organisation : jongler entre les réunions pour trouver un créneau pour tirer, trouver une salle dans n’importe quel lieu de travail (hôtels, salles de conférence…) : au final, j’ai jusqu’à présent toujours trouvé mais c’est parfois sportif (salles non fermées ou entourées de vitres sans store..etc).

– la logistique également : il ne faut pas se voiler la face, allaiter exclusivement tout en travaillant est une superbe aventure, mais ce n’est pas reposant et c’est contraignant. Il faut le soir, alors que l’on rentre du travail, faire les biberons pour la crèche, étiqueter, puis laver les téterelles et les biberons, remettre le bloc de glace au congel et préparer son sac de tirage pour le lendemain. Il faut, la journée et dans les transports (bondés), se balader toujours avec un sac qui, même s’il est le plus petit possible (le Medela n’est pas mal du tout pour cela, l’Ameda n’étant pas très pratique), est de toute façon encombrant et pas si léger.

– mon petit loulou et sa succion toujours difficile : il tête largement assez pour grandir, mais tête sur seins bien pleins et pas assez efficacement pour entretenir la lactation. Du coup, dans les moments comme les week-end ou les vacances où j’aurais pu me passer de tire- lait, je dois toujours l’emmener et tirer mon lait a minima une fois par jour. Je l’ai très mal vécu jusqu’au moment où je me suis dit que ça me laissait aussi respirer et que le papa était ravi de donner un biberon de mon lait. A partir de là , je me suis détendue.

– à la Toussaint j’ai failli tout laisser tomber : mon fils, malade, tétait encore moins que d’habitude et j’étais épuisée : je n’avais quasi plus de lait, mon loulou hurlait après chaque tétée même si mon mari complétait avec des petits biberons de lait congelé. J’ai relancé la lactation en tirant mon lait après chaque tétée (le cauchemar!) et c’est le seul moment où j’ai vraiment hésité à arrêter. J’ai alors rencontré un médecin (merci Véronique) qui, voyant ma volonté de tenir bon au moins jusqu’à Noël, m’a aidée avec un médicament pour franchir le cap et me permettre de faire remonter ma production de lait.

– enfin deux épisodes d’engorgement localisé du sein droit avec forte douleur : j’ai eu très peur et j’ai réussi à m’en sortir grâce à des petites astuces (douches chaudes, huile de massage Weleda, homéopathie, compresses d’argile).

…….last but not least : moi même !! J’ai longtemps douté de ma capacité à continuer l’allaitement et à nourrir mon bonhomme, ce qui me stressait beaucoup et pesait sur l’allaitement. Quel soulagement quand j’ai pu me détendre vis-à -vis de cela, décongeler du lait le week-end si il fallait lorsque ma lactation diminuait, compléter au besoin, plus grand, avec un peu de yahourt. Finalement j’ai eu beaucoup moins de problèmes de lactation depuis !!

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

-Vraiment avant tout la relation avec mon loulou : le sourire et le regard de mon petit bonhomme quand il me voit et que s’annonce la tétée, quand il me tend les bras pour venir téter (on l’a surnommé flap flap le papillon), quand il me sourit lorsqu’il est au sein, quand il s’endort, ses jours de grande fatigue, le soir au sein, quand le matin, pour le réveiller pour la crèche je le mets au sein endormi et que peu à peu il s’éveille en souriant. J’adore et, visiblement, lui aussi, ces moments de douceur, de confiance, de contact. Je ne m’imaginais pas cela avant, mais ce sont des moments privilégiés tendres et profonds avec lui.

Et puis tout plein de choses :

– quand au bout de 6 mois, l’allaitement est devenu naturel, et le rythme allaitement/travail fluide (ouf !). Les contraintes logistiques se sont mises à moins peser ; j’ai trouvé mon rythme du week-end avec un biberon de mon lait du papa ; j’ai vécu apaisée mes tirages de lait en oubliant un quart d’heure les remarques, la somme de boulot qui m’attendait ; j’ai réussi à me fondre dans le paysage au travail et à ne plus susciter des réflexions et questions en permanence ; j’ai trouvé mes petits trucs pour alléger encore le temps passé le soir (je mets par exemple toutes mes téterelles et biberons dans un grand saladier avec eau chaude et produit vaisselle et je les lave très vite, beaucoup plus que un par un : ça parait
bête mais j’ai gagné au moins 5 min le soir!!).

– quand un médecin qui avait voulu donner des biberons de complément à 2 mois à Elouan m’encourage maintenant à continuer compte tenu de ses bronchiolites.

– quand je sais aujourd’hui qu’avec sa torsion de sa tête in utero, le fait d’avoir tenu bon pour l’allaitement nous a permis de nous rendre compte de son problème et de l’accompagner dans les soins.

– quand mon homme me dit qu’il est fier de moi, de nous.

– quand je regarde tout le chemin parcouru, dont je ne me serais jamais sentie capable, et que, en avançant jour après jour, avec mon loulou et avec mon mari, je réalise que j’allaite depuis plus de 9 mois avec joie.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

* D’abord, faire le choix dont elles ont profondément envie, au fond d’elles, et pas sous une pression quelconque (si je ne continue pas, je ne suis pas une bonne mère, je ne serais pas allée assez loin, ou au contraire, continuer en travaillant c’est refuser de couper le lien, c’est asservissant etc etc).

* Ensuite faire le choix avec le papa de l’enfant : on a besoin fondamentalement de son accord, qu’il nous soutienne quand arrivent des moments de découragement ou face à la logistique, qu’il puisse répondre aussi aux remarques familiales, amicales, qu’il puisse vivre ce choix en étant fier, content et non pas tenu à l’écart. C’est important de ne pas être seule à porter et assumer ce choix.

* Ne pas se dire ni « c’est impossible pour moi » (parfois ça l’est, parfois on ne se sent pas capable alors qu’au fond, on a une l’énergie pour cela)…ni « ça va être facile, l’allaitement c’est naturel… » : allaiter et travailler demande de l’organisation et, je trouve, beaucoup de volonté ! Il faut savoir dans quelle (belle) aventure on se lance , mais que au quotidien ça peut être lourd.

* Prévoir, organiser à l’avance, et notamment le côté logistique et pratique : moins on galère dans ces aspects là , plus on peut profiter et mettre son énergie là où il faut (allaiter et tirer son lait).

* Vivre au jour le jour « allaiter et travailler », avancer et décider au fur et à mesure si l’on continue ou non.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez- vous ?

Oui je referais le même choix et nous referions le même choix avec mon mari !
Que changer ? Avant tout ma confiance en moi : moins me stresser, parvenir à me dire que je réussirai à le nourrir sans souci, ne pas paniquer à la moindre baisse de lactation en me disant que j’ai quelques réserves de lait et que ça va revenir…
Bien sûr, si mon loulou avait tété de façon plus efficace, avait été moins gêné par sa petite tête tordue, ça aurait été plus facile et m’aurait évité le tire-lait le week-end et les vacances…mais il n’a pas choisi, pas plus que moi !
Bref, je ne changerais pas grand chose, mais aurais gagné toute la période d’apprentissage des « petits trucs qui font gagner du temps ».

Ah si, j’essaierais de m’habituer au bustier spécial tire-lait qui permet de tirer les mains libres. Je n’ai pas trouvé le truc pour que ce soit confortable, mais je suis motivée pour retenter la prochaine fois !

Et puis j’essaierais de trouver un peu plus de temps pour aller sur le blog de Véronique et faire partager mes petits trucs.

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reprise du travail et bébé RGOCet article est la suite de l’article que j’ai écrit pour maman Travaille sur l’allaitement des bébés souffrant de RGO.

Reprise du travail et bébé RGO : un certain nombre de problèmes se posent.

  • Laisser son bébé lorsqu’il est malade est particulièrement difficile à vivre. Malheureusement, on n’a parfois pas le choix puisqu’il faut continuer à payer son loyer et tout ce qui va avec.
  • Pour le bébé, la séparation est beaucoup plus difficile lorsqu’il est malade. C’est à ce moment là qu’il a le plus besoin de sa mère et qu’il a le moins de capacités d’adaptation. Il va falloir être particulièrement patiente avec lui.
  • Trouver un mode de garde pour un bébé malade, qui pleure beaucoup et a besoin d’être dans les bras en permanence n’est pas un exercice facile ! Parfois même on ne trouve pas… Et c’est du côté de la famille que l’on se tourne, ce n’est pas forcément plus simple. On peut avoir plus de mal à imposer ses exigences.
  • Le suivi scrupuleux d’un traitement anti-reflux par le personnel de crèche ou par une assistante maternelle pose problème. Certaines crèches n’acceptent pas de donner des médicaments, tout simplement parce que leur responsabilité est en jeu. Voir ce très bon article . Il faut donc amener très vite le sujet au cours de la discussion car un bébé souffrant de reflux qui ne peut pas prendre son traitement est un bébé qui souffre et donc l’Å“sophagite (si elle existe) risque d’empirer.
  • Le fait de tirer son lait prend là une importance toute particulière puisque le lait maternel fait partie du traitement d’un bébé souffrant de reflux. Il est beaucoup moins agressif pour les parois de l’Å“sophage qu’un lait en poudre et soulage le bébé quand il boit.

Du point de vue de la garde, il va falloir trouver quelqu’un qui accepte de garder un enfant malade, sous traitement, qui pleure plus que la moyenne et qui dort en général beaucoup moins. Il faut reconnaître que le tableau n’est pas séduisant ! Mettez en avant tous les bons côtés de votre bébé et dites bien qu’il a besoin de toute l’expérience de la personne qui se trouve en face de vous pour pouvoir passer ce cap !
Une fois que vous avez trouvé la perle rare, le dialogue est absolument nécessaire car vous avez besoin d’expliquer à cette personne ce qui calme le mieux votre bébé, quels sont ses besoins spécifiques. De son côté, elle va devoir vous dire quelles sont ses réactions (pleurs, douleurs, sommeil,…) pour que votre médecin puisse adapter le traitement au mieux (ce qui prend parfois plusieurs mois). La confiance est absolument nécessaire !

Ce qui va vous compliquer encore la tâche, c’est qu’en général ces enfants dorment mal la nuit car les remontées acides les réveillent. Vous devez avoir les idées claires au travail pour être performante et vous ne dormez que par tranches d’une heure dans le meilleur des cas. Autant dire mission impossible ! Soyez indulgente avec vous, vous faites de votre mieux et personne ne peut vous demander l’impossible ! N’hésitez pas à poser des jours enfant malade quand vous craquez ou bien demandez un congé maladie à votre médecin de temps à autre si c’est trop difficile (devrais-je écrire une chose pareille ??? 🙂 )

Mais voyez le côté positif de la situation : vos heures au travail peuvent être votre bol d’air pour pouvoir affronter les pleurs de votre bébé au retour. Au travail, vous n’entendez pas de bébés pleurer, sauf si vous travaillez en maternité ou en crèche… Profitez-en !

Avoir un bébé souffrant de RGO n’est jamais une partie de plaisir, n’hésitez pas à partager avec d’autres parents.

Et vous, avez-vous repris le travail avec un bébé souffrant de RGO ?

 


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