bébé refuse le biberonVoici l’article le plus lu depuis la création de ce blog. Surtout n’hésitez pas à parcourir les commentaires dans lesquelles de nombreuses personnes témoignent du refus du biberon avant la reprise mais de la résolution de la situation avec la personne qui garde le bébé.

Ça y est, vous reprenez le travail dans quinze jours et vous avez décidé d’introduire les premiers biberons pour que votre admirable poupon s’y habitue et ne pose pas de problème chez l’assistante maternelle.
Oui mais vous n’aviez pas prévu que ce bébé devienne soudain moins admirable : il refuse catégoriquement de prendre un biberon…

Voilà une situation finalement assez fréquente à laquelle la plupart des parents ne sont pas préparés. Ils sont donc très souvent démunis et ne savent pas comment y faire face : bébé refuse le biberon.

Le bébé refuse le biberon, ou bien il accepte mais ne prend que 5 ml de lait, il se recule et pleure, voir hurle. Soit sa maman est là et il ne se calme qu’au sein, soit il pleure de détresse jusqu’au retour de celle-ci.
La personne qui s’en occupe et les parents sont destabilisés. Prendre un biberon semble quelque-chose de normal pour un bébé dans notre culture occidentale, pourquoi mon enfant refuse-t-il ?
En général, en tant que mère, on se dit que l’on a raté quelque-chose: on aurait dû lui proposer un biberon plus tôt, les autres ont raison, je suis trop fusionnelle,… De plus, la reprise du travail approche, il faut trouver une solution rapidement sinon cela va mal se passer. Ou bien la personne qui va garder le bébé ne veut le prendre que s’il est déjà habitué au biberon et ne pose pas de problème. La pression est forte…et ce bébé qui refuse de prendre un biberon… C’est une situation très stressante pour les parents et en particulier pour la mère qui a tendance à culpabiliser.

Essayons de comprendre ce qui se passe et comment se sortir de cette situation.

Du côté du bébé, la situation est tout à fait compréhensible. Celui-ci est allaité depuis sa naissance, il ne connait rien d’autre ou bien a complètement oublié les quelques biberons qui lui ont été donnés à la maternité. On lui explique (ou pas) qu’il va devoir prendre des biberons car sa maman reprend le travail. Cela a-t-il un sens pour lui ? On lui présente ce fameux biberon qu’il est censé prendre en bouche alors qu’il ne connait que la douceur du sein. Il a faim, on lui demande de changer de comportement alors qu’il n’aspire qu’à téter. Tout ceci est incompréhensible. Pour un bébé il est normal de préférer le sein (essayez de prendre une tétine de biberon en bouche, ce n’est pas l’expérience la plus agréable) et il ne comprend pas pourquoi tout d’un coup il ne peut plus téter.

Rassurez-vous, cette situation est transitoire et on trouve toujours une solution.

La première chose à faire est de se détendre. En général, plus le bébé sent la pression monter autour du biberon, moins il accepte de le prendre. Vous pouvez faire confiance à votre enfant, il va trouver sa solution pour s’adapter à sa nouvelle situation lorsque vous serez retournée au travail. Tous les bébés s’adaptent (ils n’ont d’ailleurs pas vraiment le choix). La personne qui va s’occuper de votre enfant pendant votre absence va également s’adapter. Si elle refuse de réfléchir à une solution avec vous, êtes-vous prête à lui confier votre tout petit ?
Cette situation n’étant problématique que peu de temps, autant ne pas la dramatiser.

Ensuite, vous pouvez essayer de repérer si votre bébé refuse le lait ou la tétine du biberon. Si vous lui proposez votre lait fraichement tiré dans ce même biberon, l’accepte-t-il ? Si oui, alors vous avez la réponse, c’est le lait en poudre qu’il n’aime pas. Vous pouvez alors commencer par tirer un peu votre lait. Dans le premier biberon, vous lui donnez 100% de lait maternel, dans le second 75% de lait maternel et 25% de lait artificiel pour qu’il s’habitue au goût petit à petit. Dès qu’il accepte ce mélange, vous pouvez passer à 50% de lait maternel et 50% de lait artificiel et ainsi de suite jusqu’au 100% de lait artificiel. C’est finalement une situation assez simple.
Attention, chez certaines femmes le lait tiré se « pré-digère » et prend un goût et une odeur très forts. Ce lait est toujours bon mais certains bébés le refusent (alors que d’autres le prennent sans problème). Dans ce cas, il suffit de chauffer le lait à 60° juste après l’avoir tiré pour arrêter le processus. Il n’y a alors plus de problème de goût.
Encore une petite chose, certains bébés ont une préférence pour le lait froid ou le lait chaud ou tiède

Si votre bébé refuse la tétine, vous pouvez essayer de varier l’offre. Essayez différentes sortes de tétines, certains bébés ayant leurs préférences (silicone ou caoutchouc, différentes formes ou tailles). Si vous trouvez la tétine que votre bébé accepte, vous avez gagné et résolu votre problème !
Mais certains bébés refusent toutes les tétines. Vous pouvez alors essayer le verre car on se contente de poser le bord du verre sur la lèvre inférieure et on n’introduit rien dans la bouche du bébé, cela convient mieux pour certains.

Pour tous ces essais, il vaut mieux ne pas attendre que votre bébé ait très faim car il n’est plus en état de faire un effort d’apprentissage.

Enfin, si votre enfant a plus de six mois, vous n’êtes pas obligée de lui faire prendre des biberons, il peut prendre des solides(s’il les aime) lorsque vous êtes absente et téter quand vous êtes avec lui. Cela résout le problème facilement.

Il faut savoir que de nombreux bébés refusent le biberon lorsqu’on essaie de les habituer avant la reprise du travail mais les acceptent lorsque c’est « pour de vrai ». Quand vous êtes absente, votre bébé se rend bien compte qu’il ne peut plus téter et accepte les biberons soit le jour même, soit dans les jours qui suivent.
Un bébé qui refuse de manger toute la journée n’est pas en danger, de même qu’un bébé qui dort toute la nuit sans manger. Simplement il compensera quand il vous retrouvera.
Vous pouvez alors rassurer la personne qui le garde en votre absence : si votre enfant n’a rien mangé de la journée, vous ne serez ni inquiète ni fâchée, vous savez que cela peut arriver et que c’est transitoire et sans danger.
Dans de très rares cas, un bébé va refuser de manger la journée pendant plusieurs semaines. C’est fatigant pour la mère car il va alors compenser en tétant la nuit mais ce n’est pas inquiétant pour la santé de l’enfant. Je le répète, c’est très rare.
Enfin pour un enfant, refuser de manger peut être une façon de protester contre l’absence de sa mère. Un bébé n’est jamais content de ne plus avoir sa mère avec lui et il a peu de moyens de le faire savoir. Le refus du biberon en est un.

Dans tous les cas, la crispation accentue le problème et on gagne à dédramatiser la situation. Toutes les familles sans exception s’adaptent à la reprise du travail et il suffit souvent de faire confiance à la capacité d’adaptation du bébé et de prendre le temps de l’écouter.

Et pour votre enfant, comment s’est passé le passage au biberon ?

 


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sevrage bébéSouvenez-vous, lors d’ un précédent article, j’évoquais le sevrage et je vous avais promis de développer. Aujourd’hui, je vous explique comment arrêter l’allaitement.

En tant que consultante en lactation, je suis convaincue que l’idéal pour un bébé est d’être allaité exclusivement pendant six mois puis que l’allaitement se poursuive après l’introduction des solides. Cependant la vie n’est jamais idéale et l’allaitement ne concerne pas uniquement le bébé mais aussi sa mère, vous. Un enfant veut toujours devenir grand et si on le laisse faire, un jour ou l’autre il se sèvre seul, mais pas toujours au moment où sa mère le souhaite, souvent même beaucoup plus tard (voir cet article sur cette question du sevrage naturel). Or vous pouvez avoir beaucoup de raisons différentes pour souhaiter sevrer. Cette décision vous appartient et personne ne devrait se permettre de vous juger, que vous souhaitiez sevrer votre enfant ou au contraire que vous souhaitiez poursuivre l’allaitement, et ce, quel que soit l’âge de votre bébé.

Première chose importante, prenez le temps de la décision. Il est toujours possible de relancer une lactation si l’on change d’avis mais cela demande quand même beaucoup de temps et d’énergie que vous préfèrerez certainement passer ailleurs : dormir par exemple parce que bébé n°3 se réveille encore plusieurs fois par nuit et qu’entre ses réveils s’intercalent les cauchemards de fiston et les réveils pipi de grande fille (pas si grande que ça d’ailleurs).
Vous pouvez vous poser les questions suivantes : pourquoi ai-je envie de sevrer, qu’est-ce que j’en attends, est-ce mon désir ou celui de belle-maman, suis-je prête à faire les efforts nécessaires ? Si vous souhaitez sevrer pour que Ondine fasse enfin ses nuits, autant vous prévenir tout de suite que vous pourriez être déçue, le biberon règle parfois ce genre de soucis mais pas toujours. Si la pression est forte autour de vous pour vous inciter à sevrer, vous risquez de vous apercevoir un peu tard que vous regrettez votre décision.

Maintenant vous êtes vraiment décidée : vous ne voulez plus donner le sein parce que l’usage exclusif de votre corps vous appartient, vous reprenez le travail et n’avez pas envie ou pas la possibilité de tirer votre lait au travail, ou tout autre raison qui vous sont propres. Dès demain vous commencez le sevrage.

De quel sevrage parle t-on ? Quel est l’âge de votre bébé ? Vous voulez un sevrage rapide ou vous avez le temps ? Vous souhaitez conserver certaines tétées ou bien arrêter totalement l’allaitement ?

L’âge du bébé change beaucoup les conditions du sevrage. Un bébé de moins de 6 mois prendra des biberons de lait industriel pour remplacer les tétées supprimées, un enfant de plus de 6 mois pourra aussi remplacer certaines tétées par des solides, tout dépend si vous avez le modèle qui dévore tout ce qui lui tombe sous les doigts ou le modèle que rien d’autre que le sein n’intéresse jusqu’à fort tard. Un enfant de plus d’un an est désormais capable de bien faire comprendre sa volonté et de rester inflexible, votre propre volonté doit donc être sans faille si vous voulez que votre enfant accepte le sevrage.

Vous avez le temps: vous voulez juste vous dire que dans quelques temps petit Sacha ne tètera plus ou bien le travail vous impose de supprimer trois tétées par jour. Ou bien vous souhaitez un sevrage rapide : vous devez vous faire opérer en urgence par exemple et ne pourrez pas poursuivre l’allaitement avec le traitement proposé (situation particulièrement rare il faut le rappeler), ou bien le ras-le -bol est trop grand et vous ne tiendrez pas 12h de plus (ce n’est pas de l’humour, certaines femmes en sont là pour des tas de raisons différentes).

Comment faire ? Dans les deux cas prenez soin de vos seins : le plus gros risque encouru lors du sevrage, ce sont les engorgements.

Pour un sevrage en douceur, que ce soit un sevrage complet ou la suppression de quelques tétées, commencer par supprimer une tétée par 24h (pas celle du matin qui est en général celle où l’on a le plus de lait), et attendre que ses seins soient confortables avec une tétée en moins. Cela peut prendre de un à plusieurs jours selon les femmes et leur lactation. Lorsque les seins sont confortables, on peut supprimer une tétée supplémentaire et ainsi de suite. Avec cette méthode , on peut obtenir un sevrage complet en une semaine pour les femmes dont la lactation s’adapte très rapidement, dont le bébé a plus de quatre mois et qui ne sont pas en surproduction de lait ; ou en plusieurs semaines pour les autres. Le critère principal : être attentive à ses seins et aux possibles signes d’engorgement. C’est la méthode la plus douce, la plus confortable. Cela vous permet aussi un retour en arrière si finalement vous changez d’avis au bout de trois jours ou si vous avez finalement opté pour un sevrage partiel.

Si l’on veut un sevrage rapide, il faut s’attendre à plus d’inconfort. Vous pouvez supprimer toutes les tétées et utiliser un petit tire-lait manuel. Dès que vous sentez qu’un sein commence à durcir un peu ou à être douloureux, vous tirez un peu de lait, juste pour soulager le sein mais surtout pas plus pour ne pas relancer la lactation. Cette méthode est souvent inconfortable et certaines femmes devront tirer un peu de lait toutes les 2 heures ou plus pendant les premiers jours, ce qui n’est pas forcément pratique, surtout lorsque l’on a repris le travail : « Pourquoi tu t’absentes toutes les heures alors que tu ne fumes pas ? Oh, pour rien , je me soulage juste les seins…  » Hum…

A savoir : certaines plantes peuvent aider à faire diminuer la lactation à condition d’être prises en grande quantité : le persil et la sauge semblent être les plus efficaces. Un bon taboulé libanais à tous les repas pendant plusieurs jours, accompagné d’une infusion de sauge bien serrée trois fois par jour…

Et après ? Vous avez sevré votre bébé, vous êtes heureuse de ne pas avoir à vous en occuper seule à chaque fois qu’il pleure. Oui mais même sevré, il reste un bébé qui a besoin d’être porté, caliné, qui peut faire des cauchemards, avoir faim toutes les nuits et qui a fondamentalement besoin de vous, surtout si vous avez repris le travail et qu’il ne vous voit qu’une heure par jour (raison de plus pour qu’il se réveille pour vous voir la nuit). Il faut donc garder à l’esprit les besoins de tout bébé, allaité ou pas.

Et vous comment avez-vous sevré et surtout comment l’avez-vous vécu ?


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bebeL’académie de médecine se prononce en faveur de l’allaitement maternel en demandant un congé maternité d’au moins 4 mois pour les femmes qui allaitent. Voilà une bonne nouvelle !

C’est la première fois que cet organisme fait une déclaration publique aussi nette sur le sujet.

Espérons qu’il sera entendu.

 


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fatigue allaitementVous avez repris le travail depuis quinze jours, vous aviez décidé de poursuivre votre allaitement et vous avez la sensation d’être aussi fatiguée (voir plus) qu’au lendemain de votre accouchement. Vous en êtes à douter de votre choix : est-ce que finalement donner des biberons à Arthur ne serait pas plus simple et surtout moins fatigant ??? D’ailleurs, tout le monde vous le dit : « pourquoi vous embêter alors qu’il existe du lait en poudre ? Vous vous fatiguez pour rien… »

Je vais vous dire ce que personne ne vous dit en pareil cas : vous êtes fatiguée, c’est NORMAL ! Rien que reprendre un rythme de travail après une pause de plusieurs mois est en soi très fatigant. Avoir un bébé (allaité ou pas) est également très fatigant, alors si vous cumulez les deux, vous êtes très très fatiguée ! Tout cela est parfaitement compréhensible.

De plus, la première reflexion en pareil cas, c’est de se dire qu’on en fait trop et qu’il va falloir faire des coupes franches dans ses activités. Oui mais vous avez déjà arrêté votre cours de danse du mercredi soir et votre rendez-vous rituel avec vos copines du samedi midi et franchement vous ne voyez plus quoi supprimer à part votre emploi (mais là c’est votre compte en banque qui n’est pas d’accord), ou vos séances de tirage de lait. Résultat, c’est l’allaitement qui est sacrifié sur l’autel de la fatigue.

Alors la question se pose : continuer l’allaitement après la reprise du travail, est-ce fatigant ?

Non :

  • Le fait de produire du lait ne fatigue pas le corps, c’est une fonction naturelle au même titre que produire du sang ou de l’urine.
  • Les tétées permettent de ne pas préparer de biberon (y compris la nuit) et de ne pas faire de vaisselle.
  • Tirer son lait avec un bon tire-lait ne prend que deux fois 1/4 d’heure sur la journée de travail.(voir mon article précédent sur les tire-lait).

Oui :

  • Certains bébés se réveillent souvent la nuit pour téter après la reprise du travail pour pouvoir profiter de maman.
  • Il faut souvent jongler avec les conditions de tirage difficiles au boulot car l’entreprise n’a rien prévu pour ça…quand on ne se cache pas parce qu’on n’a rien osé demander au moment de la reprise du travail.
  • Oui, parce que vous vous rajoutez une tâche supplémentaire dans la journée Mais qui sera compensée par le fait que le soir vous ne préparerez pas le biberon. Comment ça, c’est pas juste, c’est le papa qui en profite,…car lui, non seulement il n’a pas de bib à préparer mais en plus comme bébé est moins malade, il a moins de java à gérer la nuit- c’est vrai , vous avez raison, c’est pas juste.

Il y a tout de même une chose à savoir avec la fatigue : quand on est fatiguée ou stressée, on peut avoir du mal à déclencher le reflexe d’éjection du lait au moment de tirer son lait au travail. Il est alors important de parvenir à se détendre et à oublier le travail pour 1/4 d’heure.

Et vous, avez-vous trouvé fatigant de reprendre le travail en continuant à allaiter ? Qu’avez-vous fait alors ?

 


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Information de la salariée sur l’allaitement maternel au moment de son départ en congé maternité

La Commission des Affaires culturelles, familiales et sociale de l’Assemblée Nationale vient d’adopter, dans le cadre du projet de loi Patients, Santé, Térritoire, un amendement de Mme Valérie Boyer « prévoyant que la salariée, au moment de son départ de l’entreprise en congé de maternité est informée par l’employeur des dispositions relatives à l’allaitement maternel. »

Sa proposition d’amendement concernant l’obligation aux maternités d’informer les parents sur l’intérêt de l’allaitement maternel a été rejetée

Rejetée également, la proposition d’obliger les crèches à accepter les nourrissons nourris au lait maternel à la demande des parents.

Réjouissons-nous de l’obligation, de la part de l’employeur, d’informer les mères de ce qui est possible de faire au moment du départ en congé maternité. Un petit pas, qui incitera, si la loi est votée, à ce que les employeurs se demandent ce qu’ils font en matière d’allaitement maternel.

En revanche, le rejet de l’amendement concernant les crèches est désolant. L’argument invoqué est que cela impose une charge aux collectivités locales. Là , je ne comprends pas… En quoi accepter le lait des mères impose-t-il une charges aux collectivités locales ? En quoi est-ce différent d’un lait industriel ? Il est facile pour une crèche de s’informer et de former son personnel à ce type de pratiques, histoire de vaincre les réticences (voir mon article précédent) , et à un coût fort ridicule comparé aux bénéfices sur la santé du bébé. Je ne parle même pas de l’impact sur la mère, pour qui se type de mesure fait une différence ENORME.

Comment leur faire comprendre, avez-vous des idées ?

 


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Au vu des nouveautés en matière de tire-lait, une petite mise à jour s’impose… Je reprends donc cet article en y incluant des nouveautés.

J’ai parlé dans un article précédent de la possibilité de tirer son lait pour le donner à son bébé pendant que l’on est au travail.

D’accord mais quel tire-lait utiliser : manuel ou électrique ? En location ou à l’achat ? Simple ou double pompage ?
Tout dépend de vos moyens, de votre utilisation et de vos préférences.

La première solution, la moins chère et toujours disponible : tirer son lait à la main tout simplement.

Certaines femmes trouvent que c’est la solution la plus simple, d’autres préfèrent utiliser un tire-lait.

Si vous décidez d’emporter un tire-lait au travail, vous avez besoin d’un tire-lait discret (« tiens c’est quoi ta nouvelle valise ? »), efficace (en général gentil patron ne nous laisse pas une heure deux fois par jour pour tirer son lait) et si possible en double pompage (qui vous permet de diviser le temps de tirage par deux). Si en plus vous souhaitez pouvoir le louer, alors le tire-lait Ameda Lactaline est fait pour vous : ameda

Ce tire-lait est le seul petit tire-lait électrique efficace, en double pompage qui existe en location, auprès d’Almafil par exemple ou d’un loueur plus proche de chez vous.

Si l’idée d’un tire-lait électrique vous donne immédiatement envie de sevrer (« mais je ne suis pas une vache ! »), alors il existe de bons tire-lait manuels. Le modèle qui rassemble les suffrages de toutes les mères l’ayant essayé : le Medela Harmony : harmonyIl en existe d’autres qui conviennent bien à certaines femmes mais pas à d’autres ou qui sont difficiles à monter correctement.

Maintenant si vous ne tirez votre lait que chez vous, un tire-lait plus volumineux n’est pas gênant et vous pouvez prendre la Rolls Royce des tire-lait, le Medela Symphony : symphony

Attention cependant, il est souvent cher à la location.

Enfin si vous souhaitez acheter un tire-lait parce que vous avez prévu d’allaiter vos nombreux enfants successifs en travaillant (Wonder woman existe-t-elle…), le Ameda Lactaline s’achète, il existe aussi le Medela Swing swing

ou le mini-électric Plus de Medela

pluspour lequel la discrétion n’est absolument pas garantie, il est vraiment bruyant et moins efficace que le précédent. Cependant ces tire-lait ont peu de chance d’être encore en usage après quelques enfants… Leur durée de vie est limitée.

Désormais il existe aussi le Pump in style advanced qui permet de tirer son lait en double pompage avec un tire-lait double phase inclut dans un sac à dos équipé d’un compartiment glacière.pump in style

Il existe aussi le Freestyle qui a les mêmes caractéristiques mais qui est beaucoup plus petit, que l’on peut utiliser sans les mains et qui vient de sortir : freestyle

Important : la location d’un tire-lait peut être prise en charge, en partie ou en totalité, par la sécurité sociale et votre mutuelle. La catégorie de remboursement de la mutuelle est : appareillage AAD (au cas où la mutuelle ne se souvienne pas qu’elle rembourse la location de tire-lait).

A noter : je n’ai aucune action chez Medela ou Ameda 0034, simplement l’usage nous montre que ce sont de bons tire-lait.

Et vous quel est votre tire-lait préféré ? Partagez vos bons tuyaux, de location en particulier ! Si vous êtes utilisatrice du Pump in style advanced ou du Freestyle, j’ai besoin de vos retours 🙂

 


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Encore trop souvent à mon goût, j’entends les femmes raconter que la crèche qui va très bientôt s’occuper de leur enfant leur a demandé de sevrer bébé…

Quelle justification les crèches apportent-elles à cette demande ? Souvent aucune, soyons clairs. Il s’agit principalement de la peur de se tromper dans la manipulation du lait (n’oublions pas que la France est encore traumatisée par l’histoire du sang contaminé) et de donner à un autre bébé le lait maternel qui est destiné à votre fiston. Pourtant, chaque maman apporte la plupart du temps un lait différent de celui qui nourrit le petit copain. Les boites de lait sont soigneusement étiquetées, tout comme vous allez étiqueter votre biberon de lait maternel.

La crèche peut également refuser pour des raisons d’hygiène : peur de contaminer votre bébé avec un produit dont le personnel ignore souvent tout des conditions de recueil et de conservation.

Plus difficile à vivre pour les mamans, le discours culpabilisant : » il faut le sevrer, Madame, car il est trop attaché à vous ». Là derrière se cachent toutes les craintes au sujet de la mère fusionnelle, ainsi que la méconnaissance des rythmes et des besoins des bébés allaités. Très concrètement la personne qui va s’occuper de l’enfant peut avoir peur de ne pas réussir à calmer ce bébé qui à l’habitude de la chaleur des bras de sa maman.

Parfois la crèche demande aux mamans de « substituer le lait maternel à un autre aliment (solide ou liquide) afin que conformément aux règles HACCP , plus aucun aliment non traçable ne soit introduit à la crèche. » Alors là , dur dur, vous avez une crèche qui assimile le lait maternel aux fluides corporels et qui, par peur de la contamination pour son personnel, applique une règle strictement, sans réfléchir.

Comme vous voyez, les raisons de cette demande de sevrage peuvent-être multiples. Il s’agit donc d’en parler, d’en parler et d’en parler… avant de commencer l’adaptation. Ce sera plus facile pour vous d’en discuter de manière détendue et si vous êtes détendue, ce sera plus facile pour le personnel de la crèche de vous entendre, parce qu’ils n’auront pas le sentiment d’être dans la confrontation.

sevrage crècheDès lors que dire ?

Vous pouvez tout d’abord écouter et essayer de comprendre quelles sont les peurs derrière les raisons invoquées. N’oubliez pas que le personnel de la crèche fait partie des professionnels de la petite enfance, et à ce titre, est très soucieux du bien-être de votre bébé. Entendez et faites savoir que vous entendez ce souci.

Ensuite, vous pouvez donner de l’information et suggérer d’en discuter ensemble. De plus en plus de brochures sont publiées sur le sujet :

  • La mairie de Paris accueille depuis 2002 les bébés allaités dans les crèches collectives et familiales : « L’entrée à la crèche n’est pas synonyme de sevrage. L’allaitement maternel est d’un nourrisson en crèche est possible et même souhaitable ». La brochure « Allaitement maternel à la crèche » conseille les parents sur la manière de s’y prendre.
  • Le Conseil Général des Alpes Maritimes a publié une brochure intitulée « Allaiter et confier son enfant à des tiers ».
  • La ville de Pau, en collaboration avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, a publié une brochure intitulée « le bébé allaité et les modes d’accueil« .
  • Juliette Le Roy, médecin, a publié un article dans la revue Spirale, intitulé « Allaiter à la crèche ou l’accueil des mamans et de leur bébé allaité ». Il décrit le projet de la crèche familiale « les p’tits malins » autour de l’accueil des bébés allaités.
  • Le Département de la Seine Saint Denis, dans son règlement intérieur des établissements départementaux d’accueil du jeune enfant, stipule à l’article 5 sur l’alimentation : « la poursuite de l’allaitement maternel, soit au sein, soit par du lait tiré, est possible dans les établissements départementaux, dès lors que la mère le souhaite. (merci Elisabeth ;-))

Et chez vous, comment cela se passe-t-il ?

 


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