livre-ClaudeVient de paraître aux éditions Jouvence ce Petit guide de l’allaitement pour la mère qui travaille.

C’est le premier livre français entièrement consacré à mon sujet de prédilection 😉 .

Ce que j’en ai pensé : c’est un bon petit précis de démarrage, qui peut aider à faire un choix au moment de reprendre le travail.
L’auteur présente un historique du sujet très intéressant.
Il est illustré de nombreux témoignages qui le rendent vivant.

Cependant, je le trouve trop court, il ne permet pas de répondre à toutes les questions qu’une mère se pose pendant cette période.
Et surtout, il n’aborde pas du tout la question du sevrage qui est pourtant une question que se posent de nombreuses mamans au moment de la reprise du travail.

Le petit plus, l’auteur cite mon cabinet Lactissima et je l’en remercie 🙂 .

En conclusion, un bon livre à proposer aux mamans qui se demandent si elles vont poursuivre l’allaitement à la reprise du travail, il peut les aider à faire un choix, pas vraiment plus…

Et vous, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

 


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  • VirginieQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement car je voulais allaiter exclusivement mon enfant pendant au moins 6 mois. J’ai des soucis d’allergie et cela me semblait important.
Par ailleurs, l’allaitement se passant très bien, je ne souhaite pas acheter de lait artificiel. J’ai donc à coeur de tirer mon lait afin de ne donner que ce lait à mon enfant.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Je me suis renseignée sur internet pour comprendre comment faire pour tirer mon lait et le donner à mon bébé. Pour faire mes choix aussi.
Un mois avant de reprendre le travail j’ai loué un tire-lait. Je savais que la location d’un tire-lait est remboursée par la sécurité sociale et ma mutuelle m’a confirmé qu’elle compléterai même si le tire-lait coutait plus cher que le tarif sécu.
J’ai regardé des avis sur internet pour choisir mon tire-lait: double pompage (ameda lactaline), électrique, fonctionnant sur secteur et sur batterie. Ces deux modes de fonctionnement étaient important pour moi car je ne travaille pas toujours dans les même locaux. Je n’ai pas l’adaptateur voiture, mais il ne me manque pas pour le moment.

Pour l’organisation de la journée et des tirages, j’ai consulté les feuillets de la leche ligue et du Dr Newman.
J’ai choisi de réaliser deux tétées le matin avant de partir travailler, puis mes tirages et les tétées à la maison.
Au début, je réalisait quatre tirages: le matin juste après la dernière tétée, 10h, 12h et 16h.
Cela m’a permis de congeler du lait. Le congel étant plein, je ne tire plus que deux fois : 11h et 16h, sauf si j’ai une baisse de lait.
Avant de reprendre le travail, j’ai introduit une tétée fictive le soir (ma fille faisait ses nuits). Cela m’a permis de congeler du lait et de me familiariser avec les tirages.

J’ai investi dans une brassière spéciale me permettant de lire pendant que je tire mon lait. (Les 2 mains sont libres.)

J’ai une nounou très coopérative, ce qui aide bien. Je lui ai parlé de mes choix dès la grossesse, lorsque nous l’avons rencontrée. Il était primordial pour moi qu’elle accepte le lait maternel et qu’elle sache comment le préparer. Je lui ai fourni un texte expliquant comment manipuler et conserver le lait maternel. Chaque jour, nous faisons le point sur le lait que je dois lui fournir. Pour elle, manipuler du lait maternel est plus simple que de manipuler du lait en poudre : il n’y a pas de risque de se tromper dans les mesures!

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Au début je ne tirais pas beaucoup. Les feuillets du Dr Newman m’ont permis d’apprendre, ainsi qu’une vidéo de l’université de stanford expliquant comment masser les seins pour tirer le lait.
Les premiers temps c’était un peu dur de faire les quatre tirages. Cela prend du temps bien que j’ai le droit à 1h d’allaitement (rémunérée par chance!).

J’ai eu un déplacement et j’ai du tirer mon lait dans le train et un restaurant. Ce n’est pas facile au restaurant mais cela se fait! Dans le train, les espaces de change pour bébé sont très pratiques.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Mon entourage, le papa la nounou et les collègues me soutiennent bien pour le moment. C’est très agréable. Personne n’a l’air choqué lorsque je parle (souvent d’ailleurs) du fait que je tire mon lait. J’en parle naturellement afin de faire passer plus facilement les pauses tirage 🙂

J’ai été enchantée quand une connaissance m’a dit qu’elle allait tirer son lait au travail également.

Il y a des moments où je trouve très agréable de sentir le réflexe d’éjection lorsque je tire mon lait. j’aime faire cela pour mon bébé, d’un certain coté je m’occupe de lui même au travail !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Tirer mon lait était pour moi une évidence, ce n’est pas tellement compliqué à faire. Les feuillets de La Leche League expliquent tout ce qu’il faut savoir sur le sujet. D’autres sources sur le net peuvent permettre de se rassurer. Tirer son lait c’est un peu comme commencer l’allaitement, au début il faut être motivée pour tout mettre en place, ne pas lâcher lorsque l’on trouve les tirages trop justes, … Au bout de quelques semaines tout roule et c’est du bonheur de consacrer du temps à bébé sur son lieu de travail.
Le choix que vous ferez sera de toute façon le meilleur choix pour vous et votre bébé.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui ! Je ne changerais rien, je suis actuellement très satisfaite de mon choix et de l’organisation mise en place.
Ou alors seulement, trouver le courage ou la solution pour tirer à mon poste de travail ou en réunion. Je ne suis pas à l’aise avec un châle sur les téterelles, je trouve que cela les descend trop.
J’ai fait un mini test de biberon avant la mise en garde de ma fille.
J’aurai préféré trouver quelqu’un qui utilise une tasse à bec ou une tasse pour la nourrir, afin de limiter les risques de confusion sein/tétine.

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tribune 2Je vous avais promis un retour sur le symposium organisé par Medela avec l’équipe du Pr Hartmann, m’y voici.

Les interventions proposées étaient passionnantes, la conférence de presse était une première pour moi, j’en ai profité pour poser les questions pouvant vous être utiles.

A tire d’Ailes : Est-ce qu’un bon tire-lait peut stimuler la lactation aussi efficacement qu’un bébé ?

Pr Hartmann : Oui, c’est à peu près la même chose. Dans certains cas le bébé est plus efficace mais pour stimuler une production de lait défaillante, le tire-lait peut être indispensable car il continue à stimuler le sein alors qu’un bébé s’arrête quand il n’a plus faim. Du coup, une séance d’expression au tire-lait peut durer un quart d’heure alors qu’un bébé efficace va téter en moyenne 8 minutes (selon l’appétit du bébé).
Les reflexes d’éjection se produisent de la même façon avec un tire-lait ou avec un bébé au sein, nous en avons eu la confirmation grâce à l’échographie.

A tire d’Ailes : A la reprise du travail, une mère qui ne tire pas son lait la journée et allaite son bébé à la demande quand elle est avec lui peut-elle maintenir sa lactation ?

Pr Hartmann : Cela dépend des femmes et de leur anatomie. Si le sein peut stocker suffisamment de lait, on peut espacer les tétées mais pas si la capacité de stockage est limitée. Pour certaines femmes, on ne peut pas espacer les tétées ou les tirages de plus de trois heures alors que d’autres pourront espacer de douze heures si le bébé tète à la demande à la maison.
D’autre part, un sein non drainé risque plus de voir se développer une bactérie (qui stagne alors dans le lait et peut s’y développer) qu’un sein drainé bien régulièrement.
Il vaut donc mieux prévoir au moins une pause par jour pour tirer son lait, l’idéal étant de prévoir trois pauses par jour.

A tire d’Ailes : Vous avez expliqué lors de votre intervention que pendant la période d’allaitement, le sein nécessite une proportion plus grande de consommation d’énergie quotidienne que le cerveau, représentant 30% de la prise énergétique quotidienne. Cela veut-il dire que l’allaitement fatigue ?

Pr Hartmann : Non, car le corps n’a pas besoin d’un apport calorique supplémentaire en période d’allaitement (sauf pour des jumeaux). Simplement cet apport calorique est distribué différemment. Du point de vue de l’évolution de l’espèce, ce serait anormal que l’allaitement soit fatigant.

A tire d’ailes : Si le cerveau consomme moins d’énergie pendant l’allaitement, cela veut-il dire que l’on pense ou réfléchit moins bien pendant cette période ? 🙂

Pr Hartmann : Non, car il a été prouvé, notamment grâce à des expériences sur des souris, que le QI de la femme augmente en période d’allaitement. Les entreprises devraient donc tout faire pour que leurs salariées poursuivent leur allaitement le plus longtemps possible 🙂 .

 


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  • sybilleQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de poursuivre l’allaitement ; c’était une évidence absolue… J’étais opposée à l’idée de donner du lait artificiel à mon enfant. Mes échanges avec des mamans allaitantes, mes lectures et réunions auprès de la Leche League m’ont beaucoup aidée et motivée.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai la chance immense de n’avoir repris le travail qu’aux dix mois de mon garçon, de plus c’est mon mari qui a pris un congé afin de rester avec lui dans la journée. J’ai commencé en tirant mon lait deux fois par jour au bureau (en milieu de matinée et en milieu d’après-midi) car j’avais peur d’engorger, puis j’ai arrêté après quelques semaines, car rentrant tous les midis (encore une chance !) mon garçon a rapidement eu suffisamment de tétées sans qu’il soit besoin de lui donner mon lait en mon absence.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Aucune grosse difficulté, mais quelques moments difficiles malgré tout.

Tout d’abord, il a été très déprimant de constater que le stock de lait que j’avais constitué était inutilisable à cause d’un souci de lipases. J’ai acheté un chauffe-biberon que j’ai caché sous mon bureau et qui m’a permis de sauver le lait tiré sur place, mais finalement, les circonstances ont fait que je n’ai pas eu besoin de continuer avec cette méthode (un peu complexe) d’organisation.

J’ai aussi très mal vécu le stress de vouloir à tout prix que mon garçon tète suffisamment le matin et le midi avant mon départ. J’arrêtais presque de respirer à chaque fois qu’il prenait le sein. Pourtant je me levais très tôt pour être tranquille, mais certains jours, que ce soit le matin ou le midi, mes seins étaient lourds à l’heure de partir et je vivais très mal de supplier mon enfant de téter encore. Naturellement il s’est mis de plus en plus souvent à refuser ces tétées, voire à taper sur le sein. Il a fallu que j’en parle à une personne très proche par ailleurs consultante en lactation pour prendre enfin du recul et comprendre que mon enfant sentant mon stress et le fait que ses refus retardaient mon départ essayait peut-être de me retenir. J’ai décidé de lui faire confiance, de partir au bureau même les seins lourds, avec des coussinets d’allaitement glissés dans le soutien-gorge et prête à aller exprimer du lait aux toilettes en cas d’engorgement. Finalement ma lactation s’est adaptée très rapidement, et les tétés du matin et du midi sont totalement sereines désormais.

Il a aussi été difficile de voir que mon enfant, qui avait l’habitude de s’endormir au sein, refusait régulièrement de faire ses siestes malgré tous les efforts de son papa : il s’endormait au sein, épuisé, à mon retour le soir. Cela me brisait le coeur en plus du fait que mon mari commençait à craquer. Mais après trois mois (qui ont paru interminables, certes) de patience, mon garçon s’endort désormais au son de la voix de son papa qui lui raconte tout doucement et en boucle la même histoire. Ils ont trouvé leur solution, il leur fallait juste un peu de temps…

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Chaque jour, de le voir grandir, s’épanouir, de le sentir si résistant, si équilibré aussi, c’est un très grand bonheur. Tous les moments difficiles sont oubliés, l’émerveillement prend largement le dessus ! Maintenant, quand je rentre le soir, mon garçon s’assoit contre mon épaule et tète pendant que je lui lis des histoires. Ce moment vaut tous les soucis de gestion et d’organisation !

Voir la relation entre mon enfant et son papa se renforcer, avoir le sentiment parfois que ce dernier est devenu son « adulte de référence », tout cela se vit bien car je sais qu’avec l’allaitement, je garde aussi « ma » place, irremplaçable… Quand on reprend le travail et que certains jours on doute de tout, cette certitude est apaisante !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Que ce qui peut sembler complexe a priori se gère finalement mieux que l’on peut le croire, dans la mesure où l’envie est là .

Je me dis souvent « Mais comment font les femmes qui n’allaitent pas ? » car malgré tout ce qu’on peut penser, je continue à être persuadée que j’ai fait le choix de la simplicité. Allaiter reste le remède miracles aux chagrins, aux bobos, aux réveils nocturnes, sans parler du fait que mon garçon n’est jamais malade. Plus les mois passent, plus tout est simple. Cela vaut vraiment la peine de persévérer. Et allaiter reste un immense plaisir !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui, absolument. Mais je déciderais dès le départ de faire réellement confiance à mon enfant. Beaucoup d’inquiétudes étaient infondées et quand on a besoin de toute son énergie, c’est dommage de la dépenser dans un stress inutile.

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professorhartmannCe vendredi, je me rends à Angers à un symposium sur l’allaitement et la lactation humaine. L’équipe du professeur Hartmann est invitée et mise à l’honneur.

Le professeur Hartmann est certainement le meilleur spécialiste au monde du fonctionnement du sein pendant la période de l’allaitement.

En tant que rédactrice de ce blog, j’ai été invitée comme journaliste à participer à la conférence de presse qui suit le symposium. Je vais donc avoir la possibilité de poser des questions au professeur Hartmann et à son équipe.
Je vous ferai bien sûr un compte-rendu ici ; mais je souhaiterais savoir si vous aussi, vous avez des questions à lui poser, que je me chargerai de transmettre.

Alors n’hésitez pas : à vos questions

 


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clara

  • Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi de continuer à allaiter parce que je sais que le lait maternel n’a rien à voir avec les laits industriels pour bébé, et aussi parce qu’on m’a conseillé de le faire le plus longtemps possible à cause de graves problèmes de santé survenus il y a 2 ans (hémorragie interne très importante, découverte d’une endométriose importante),on m’a dit que ce serait bénéfique pour moi sur le plan hormonal.

Je suis très motivée depuis toujours par l’allaitement, je me suis toujours dit que ça devait être merveilleux de pouvoir le faire, et que si j’avais des enfants un jour, je ferais tout mon possible pour les allaiter !
Donc, en reprenant le travail, j’ai mis tout en oeuvre pour continuer, en espérant que ça marcherait.
J’avais très peur que ça ne fonctionne pas, d’une part parce que je travaille loin de chez moi (à 80 km), d’autre part parce que j’avais entendu dire que si je tirais mon lait, il allait se tarir, etc…
  • Comment vous êtes-vous organisée ?
Les conditions ne sont pas idéales (il y a un soir de la semaine où je rentre trop tard pour l’allaiter),et je suis très fatiguée par les trajets et mes horaires, mais ça fonctionne bien finalement.
Pour l’organisation, j’ai acheté avant la reprise (et après l’avoir bien testé chez moi) le tire-lait Medela « pump’ in style », électrique et double-pompage, que je laisse dans une armoire sur mon lieu de travail.
J’ai eu différentes mésaventures avec des téterelles, qui n’étaient pas à la bonne taille,ou qui s’abîmaient, mais ils ont été supers chez Médela et tout a fini par s’arranger.
Pour tirer chez moi, je loue via la sécu le Medela Lactina.
Je prépare les biberons la veille au soir pour la nounou (étiquettes avec la date, et l’ordre dans lequel elle doit les donner).
J’ai noté sur une feuille TOUT ce que je dois faire heure par heure pour l’allaitement, chaque jour de la semaine : l’heure à laquelle je l’allaite le matin (différente suivant les jours), l’heure à laquelle je pars au boulot, les horaires bien précis où je peux tirer mon lait au boulot discrètement et sans trop stresser, etc…
C’est rassurant d’ « obéir » à la feuille sans se poser de question les jours où on n’a pas le temps de réfléchir pour que tout se passe au mieux, surtout si on est pressée sans arrêt.
Au début, je lavais sur mon lieu de travail le matériel (j’avais prévu du liquide vaisselle, des torchons, des rouleaux d’essuie-tout etc…), mais finalement,
j’ai 2 paires de téterelles, et lorsque je tire 2 fois au boulot dans la journée, je n’ai pas le temps de laver tout entre chaque tirage.Vous verriez en plus les lavabos des toilettes !! Bien douteux au niveau de l’hygiène.
Donc, je fourre tout dans des sacs plastiques bien hermétiques, et je les lave le soir tard en rentrant (ou c’est mon mari qui le fait, et là je dois dire qu’un mari motivé est bien précieux).
J’ai des sacs (toujours de chez Medela) réfrigérants pour le transport, et j’ai la chance de disposer d’un petit frigo sur mon lieu de travail.
Quelques semaines avant de reprendre le travail, j’ai eu la chance de pouvoir contacter la cousine d’une grande amie, qui allaitait encore son petit garçon âgé de plus d’un an, et à qui j’ai pu demander tout ce qui me passait par la tête au sujet de l’organisation précisément.Sa générosité et sa disponibilité, sa motivation communicative m’ont beaucoup aidée. Merci Mathilde !
  • Quelles ont été vos principales difficultés ?
Mes principales difficultés ont été d’ordre psychologique.
La reprise du travail a été violente (on m’a bien fait sentir que j’avais été en congé de maternité…).
Des réflexions désagréables, même de la part de collègues mères de famille de plusieurs enfants : « pendant que toi tu étais en congé, y en a d’autres qui ont vécu !! » (véridique, et dans le service public.)
Alors que j’avais été sous morphine une partie de ma grossesse tant je souffrais, et que j’avais été arrêtée 6 mois sur 9.
Je suis revenue chez moi en pleurant les 1ers jours , en plus mon chaton faisait son adaptation chez la nounou, et franchement c’était dur.
Je me sentais particulièrement vulnérable, ce qui finissait par m’empêcher de dormir le soir, même en étant crevée, et je me suis dit plusieurs fois que c’était foutu,et que dans l’état où j’étais au bout de 3 jours, l’allaitement allait s’arrêter de lui-même.
Lorsqu’on allaite pendant le congé de maternité, on est dans un cocon de douceur, et la reprise du travail fait prendre conscience d’un coup de toute la violence extérieure.
Il faut bien s’entourer, et avoir des amis à qui parler pendant cette transition difficile.
Finalement malgré quelques moments de désespoir, et de stress terrible, tout s’est mis en place petit à petit, et chaque jour passé me rendait plus confiante dans l’idée que ça fonctionnerait.
Merci Véronique! Merci au blog de Lactissima! Quel réconfort d’avoir enfin des conseils avisés !
  • Quels ont été vos meilleurs moments ?
Lorsque je retrouve Gaspard et qu’il comprend qu’on va faire une bonne tétée, et que je vois son sourire radieux, ses yeux brillants, quel bonheur !!
C’est dans ces moments-là que tous les efforts entrepris pour que ça dure prennent leur sens.
OUI ça vaut le coup !
La communication avec son bébé dans ces moments-là est indescriptible.
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
Chaque maman doit se demander profondément ce qu’elle souhaite, indépendamment de tout ce qu’elle entend autour d’elle.
N’écoutez plus personne !!! A part les amis à qui vous pouvez vraiment en parler. Les réactions ne sont pas toujours sympathiques.
Il y a beaucoup d’incompréhension, de rejet, de jalousie même, lorsqu’on dit qu’on allaite encore son bébé…
Sans compter les personnes pour qui ça ne s’est pas bien passé, qui ont été mal conseillées, etc…
Dans les familles aussi, beaucoup de barrières (ça n’est pas un sujet anodin l’allaitement, ça rappelle des choses…).
Avant de prendre une décision, il faut se demander aussi si on sera soutenue par l’entourage proche (les pères ont un rôle important à mon avis), mais aussi par une nounou d’accord ,etc…
Le soutien est un facteur important dans la réussite de ce projet.Si on se sent comprise et soutenue, c’est 80% de la réussite à mon avis.
C’est pourquoi les pères ont un rôle si déterminant : il m’est arrivé de douter, comme je l’explique plus haut.
Mais mon mari m’a toujours encouragée, en m’assurant que ça marcherait! Sa confiance m’a étonnée, et m’a donné confiance à mon tour.
  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
Si j’ai un regret, c’est d’avoir tellement anticipé le retour au travail que j’ai stressé pour rien des semaines avant.
J’ai congelé du lait à gogo (je ne m’en suis toujours pas servi, mais ça rassure d’avoir ses petites réserves…!), j’ai mal dormi, je n’ai pas vécu dans le présent et profité à fond des derniers moments avec mon petit chéri.
Je vivais dans un compte à rebours angoissant.
Finalement, même si la reprise n’est pas facile, ça fait du bien aussi de faire autre chose !
C’est lorsque j’ai ACCEPTE que je n’y arriverais peut-être pas, que tout s’est arrangé, comme par hasard !!
J’avais très peur de ne pas avoir assez de lait, finalement j’en ai trop chaque semaine, et j’envisage d’en donner au lactarium.
Sinon, à présent tout va bien , même si parfois l’organisation est très contraignante.
Mais pour ma part, j’ai tellement de joie à le faire que je souhaite que ça dure le plus longtemps possible !!
Gaspard a bientôt 7 mois, et prend désormais des purées de légumes et de fruits aussi, ce qui permet de tirer moins de lait.
Il a commencé la diversification à 6 mois , et tout s’est bien passé. Il adore manger à la cuiller.A présent il prend en moyenne 750 ml de lait / jour, 140g de purée de légumes à midi (préparée avec mon lait bien sûr),
et 120g de compote de fruits à 16h.
Evidemment, si c’était à refaire, je referais exactement le même choix, mais en me stressant moins si possible !
Et en me laissant influencer uniquement par des personnes compétentes… Les médecins, aussi compétents soient-ils, ne connaissent en général RIEN à l’allaitement.
Et les sages-femmes, les puéricultrices, les gynécos, ne sont pas toujours hélas de bon conseil. On entend souvent des prédictions très pessimistes auxquelles il ne faut pas faire attention !
Bon courage à toutes et à tous dans cette belle aventure !
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logo ilcaGrâce à Charlotte Bodeven de Lactitude, les feuillets de l’ILCA (l’association internationale des consultants en lactation) sont désormais traduits en français. Notamment celui sur l’allaitement et le travail : « Allaiter et reprendre le travail : travailler les détails » .
Et devinez quelle est la ressource indiquée ? Ce blog !!! Je dois avouer que je suis très fière… 🙂

Pour l’instant ces fiches sont réservées aux membres mais elles devraient être mises en accès public d’ici la fin de l’année, je vous tiendrai au courant.

 


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