sabine2Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Poursuite de l’allaitement. Mon allaitement se passait bien, et puis de toute façon même avant la naissance d’Anaïs j’avais décidé de ne pas lui donner de lait artificiel. Je dois dire que j’ai eu l’exemple de ma soeur qui allaite ses bébés, le 1er pendant 3 ans, le 2ème encore en cours (il a 2 ans). Donc j’avais décidé de me battre pour tirer assez de lait pour ma puce. J’ai repris le travail quand elle a eu 4 mois.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai déjà commencé à tirer mon lait pour faire des réserves 1 mois 1/2 avant la reprise. On m’avait conseillé de ne pas commencer trop tôt pour profiter des tétées en direct, mais finalement étant mauvaise tireuse j’ai bien fait !
Je me suis également organisée avec mon travail; j’ai joint le service médical qui a accepté de me laisser tirer mon lait dans leurs locaux.
Au bout d’une semaine après de ma reprise, ils m’ont même trouvé une salle de repos inutilisée à coté de mon bureau; j’avais les clés et pouvait y aller à tout moment. En plus je pouvais continuer à travailler sur mon PC grâce au WIFI … ! Du grand luxe.
Je tirais le matin en arrivant au travail; je venais assez tôt exprès. Je tirais encore une fois le midi, et si possible vers 16h. Cela me prenait au moins 30 min à chaque fois.
J’ai aussi trouvé une nounou en or qui avait déjà eu un bébé allaité en garde et qui trouvait cela normal; d’autres nounous y avaient vu une difficulté, arguant qu’un bébé allaité cherchait à téter tout le temps et était donc difficile à garder. Ce qui a été complètement faux pour ma puce qui s’est très bien adaptée à la garde, et est toujours un bébé facile à garder.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Je tire peu de lait en un seul coup. J’ai donc eu du mal à maintenir le LM exclusif jusqu’à la diversification.
J’avais l’impression de tirer tout le temps pendant ce mois-là : le matin, le midi, le soir, le WE; je n’en pouvais plus et en plus je voyais mes réserves diminuer au congel. C’était devenu une obsession.
J’ai diversifié ma puce à 5 mois et par chance elle a tout de suite accepté la cuillière et adoré les solides (elle en criait de joie). Donc rapidement j’ai introduit la carotte et la pomme, de manière à pouvoir lui donner un repas de midi complet chez la nounou.
J’étais soulagée ! j’ai recommencé à faire des réserves au congel. Et petit à petit j’ai diminué le nombre de tirages au travail, et arrêté de tirer à la maison. Elle n’avait plus qu’un biberon à 16h.Vers ses 8 mois j’ai arrêté tout tirage. Elle a désormais 10 mois 1/2 et mange des solides avec la nounou, et tète avec moi à volonté (en plus des solides bien sûr, c’est une vorace …).
Après il y a eu des réflexions des collègues qui me prenaient un peu pour une extra-terrestre, surtout ceux, nombreux, dont les enfants ont eu le biberon dès la naissance. Mais une poignée d’entre eux ont appris qu’on pouvait continuer à allaiter après la reprise du travail et ont trouvé cela bien; qui sait peut-être qu’il y aura d’autres émules ?
Et l’infirmière qui me disait: « jai vu ce que vous avez tiré ce matin, c’est pas grand chose, vous êtes sûre que vous avez assez de lait ? » Il vaut mieux être bien renseignée et sûre de soi dans ces cas-là .

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Réussir le challenge du 5 mois exclusif (!) et du pas de « lait artificiel ». Avant ma reprise j’avais « rôdé » vers le rayon LA des supermarchés mais jamais franchit le pas.
Et puis les tétées retrouvailles, encore aujourd’hui c’est génial ! le meilleur moment de la journée.
Quand j’arrive chez la nounou, elle tète, et pendant ce temps la nounou me raconte la journée de ma puce. Ce qui permet d’ailleurs à la petite de 3 ans gardée avec ma fille de voir une maman allaiter; elle avait du mal à comprendre qu’Anaïs tète du lait(!) elle voulait lui ramener du lait du frigo…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

ça vaut le coup ! Maintenir l’allaitement pendant ces quelques mois, permet de continuer ensuite très longtemps, pour le bonheur de tous.
Et à la diversification c’est tellement facile.
Par contre c’est vrai que j’ai considéré que tout ajout de LA serait un échec pour moi, ce qui était sans doute une réaction un peu excessive.
Et la location du tire-lait étant remboursé, c’est très rentable…

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Je reprendrais le travail aux 6 mois du bébé, quand il serait diversifié. C’est quand même beaucoup plus facile, surtout vu les difficultés de tirage que j’ai eu.
Mais sinon je referais le même choix de l’allaitement, c’est le meilleur don que je puisse faire pour mon bébé. Je ne me vois pas du tout donner le biberon.

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CécileQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Au moment de la reprise du travail, mon fils avait presque huit mois. Je l’avais exclusivement allaité jusqu’à environ 6 mois avant d’introduire progressivement purées, compotes et compagnie. A ce moment la, je pensais que je remplacerais peu à peu les tétées de la journée par du lait 2ème age comme je l’avais fait pour mon ainée et que je garderais, à la reprise du travail les tétées du matin et du soir. Nous avions fait ce choix, pas trop contraignant, pour notre fille aînée, qui a été allaitée exclusivement 4 mois, puis matin et soir pendant 6 mois à la reprise du travail.
C’est la directrice de la crèche qui m’a poussée à essayer de tirer mon lait pour que notre fils boive uniquement du lait maternel. Une fois assurée qu’il serait possible de tirer mon lait sur mon lieu de travail dans des conditions pas trop désagréables (pas dans les toilettes), j’ai donc pris ma décision.
Cette décision m’aurait sûrement paru plus évidente si mon fils avait été plus jeune (moins de 6 mois). La, je me disais que c’était surement moins nécessaire, je me demandais si tous ces efforts de logistique se justifiaient…

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Sachant que la crèche avait un protocole spécifique pour le lait maternel (ce qui n’est pas évident car à part le lait maternel, tout ce qui est donné aux enfants est préparé sur place), il me fallait donc me rapprocher de la médecine du travail de mon entreprise pour savoir s’il y avait eu des précédents et s’il y avait des dispositions particulières pour tirer mon lait. Bien que travaillant dans un milieu très féminin dans une grosse entreprise (700 salariés), il n’y en avait pas. Le médecin du travail s’est documenté sur le sujet, a proposé que j’utilise l’infirmerie, et a informé les ressources humaines et le CHSCT.
Cela me permet donc d’avoir accès à l’infirmerie pour tirer et stocker mon lait. J’utilise un tire-lait manuel Avent et je tire mon lait une fois par jour, dans l’après-midi. Je récolte entre 300 et 330 ml. Le soir je les répartis dans 2 biberons dédiés et étiquetés par la crèche : 150 ml pour accompagner le déjeuner et 180 ml pour le goûter.
Le plus précieux, ça a été l’adaptation de mon fils à la crèche pendant 10 jours. J’ai pu « jouer le jeu » et régler peu à peu les détails logistiques pendant cette période : ne pas oublier d’emporter le(s) biberon(s), le sac thermos, ne pas oublier de rapporter les biberons le soir, faire les transvasements, laver le tire-lait et tous les biberons… Cela m’a permis d’imaginer que c’était possible.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Il n’y en a pas vraiment. Ce qui n’est pas facile c’est qu’à part le médecin, l’infirmière et une collègue, je n’ai pas informé les gens avec qui je travaille. D’où le sentiment de temps en temps d’avoir une « double vie ». Je m’absente chaque après-midi 20-25 minutes, ce qui pour le moment n’a pas suscité de réflexion ou d’interrogation de la part de mes collègues.
Ce n’est pas toujours pratique en cas de réunion l’après-midi : il faut essayer d’anticiper et parfois on se complique la vie. Par exemple, si j’ai une réunion de 14h à 17h, j’essaie d’aller tirer mon lait avant pour éviter tout « débordement ». Ce qui n’est pas forcément idéal quand c’est moi qui organise la réunion : il faut arriver à garder un peu de temps avant la réunion et arriver à être suffisamment détendue pour pouvoir remplir le biberon…
Autre difficulté, ou peut être plutôt désagrément, c’est qu’en continuant l’allaitement complet, je maintiens une lactation relativement importante, ce qui complique tout déplacement sans enfant(s) (enfin surtout celui qui tête). Je n’ai pas encore eu de déplacement professionnel, mais nous sommes partis 36 h sans enfant pour un mariage, et c’est vrai que dans ces situations, le tire-lait doit être de la partie, et utilisé régulièrement, ce qui n’est pas toujours glamour pour le week-end de l’année sans enfant…

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?
Et bien c’est (presque) tous les jours. C’est le plaisir de se séparer le matin à la crèche sur une dernière tétée (qui est aussi le moyen de m’assurer que je pars « à vide »), et c’est le plaisir de la tétée des retrouvailles le soir.
C’est une belle aventure vécue en famille avec le soutien de mon mari. C’est voir ma fille de 3 ans donner le sein à ses poupées. C’est le plaisir de se dire qu’on donne le meilleur (de soi-même !) à son enfant, qui – on l’espère – le protègera pour l’hiver. Et puis c’est aussi se dire, une fois n’est pas coutume, qu’on respecte la nature telle quelle nous a créés, et en apprécier les cotés sympathiques comme par exemple, le retour au poids de forme sans régime…
  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?
J’ai vécu deux expériences heureuses et faciles ayant concilié allaitement et travail. Donc le message, c’est que c’est possible !
La reprise du travail pour la maman et le début de la garde pour le bébé marquent une étape importante pour toute la famille. Ce changement majeur n’est pas toujours facile après les premiers mois souvent fusionnels. Aussi prolonger l’allaitement maternel après la reprise du travail, c’est une façon de dire à son bébé que les choses ont changé, mais pas complètement et c’est se dire que malgré la séparation, notre corps travaille toute la journée pour lui fabriquer ce lait (son dîner !), ce qui est assez incroyable quand on y pense.
D’un point de vue plus pratique, je crois qu’il faut prendre sa décision en très petit comité, et solliciter le moins possible l’avis de l’entourage (famille, amis, pédiatre, gynéco…) afin de ne pas se laisser influencer ou angoisser par des remarques des uns et des autres.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?
Bien sûr je referais le même choix : allaitement mixte au minimum !
Ce qui doit changer, c’est la place de l’allaitement dans la société en général, et dans le monde du travail dans ce cas concret. Typiquement, je regrette de ne pas me sentir suffisamment à l’aise pour informer mon responsable de mon choix. Je n’en ai pas parlé pour ne pas avoir à me justifier, pour ne pas être jugée, et parce qu’on est déjà cataloguée en revenant de congé parental et en reprenant à 80% et que je ne voulais pas en rajouter.
Ce qui me met face à mes contradictions, car à coté de ça, ce 2ème allaitement me pousse vers un coté plus militant voire revendicatif par rapport à l’allaitement. Or pour le moment, à part entrer dans les statistiques d’allaitement maternel à la crèche et à la médecine du travail de mon entreprise, je n’ai pas vraiment le sentiment de faire bouger les choses…
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dessinAujourd’hui, je vous fait passer cet appel à témoignage d’une étudiante qui souhaite mener une étude que je trouve particulièrement intéressante.
Je vous laisse découvrir…

étude : Travailler et allaiter : est-ce possible ?

Etudiante en deuxième année de BTS en économie sociale et familiale, je mène une étude auprès d’assistantes maternelles, afin de savoir si, en tant que professionnelles, elles sont favorables à l’accueil d’un enfant allaité.

En parallèle, je souhaite avoir davantage de renseignements auprès de futures et jeunes mamans, afin de savoir si l’allaitement se pratique de plus en plus à la naissance et si, par la suite, il leur est possible de concilier travail et allaitement.

Cette étude a deux objectifs :

  • le premier est de savoir si les assistantes maternelles sont favorables à l’accueil d’un enfant allaité et pensent être assez informées sur cet accueil,
  • le deuxième est de savoir si de plus en plus de femmes qui travaillent, continuent d’allaiter ou si la reprise du travail rime avec le sevrage de l’enfant.

De ce fait, lors de mon stage dans un relais d’assistantes maternelles, j’ai commencé mon étude auprès d’une quinzaine de professionnelles, avec lesquelles je me suis entretenue.

Pour la mener à bien, je souhaiterais avoir davantage de témoignages.

En parallèle, j’ai élaboré deux questionnaires qui s’adressent aux mamans :

  • le premier pour celles qui sont enceintes et qui souhaitent allaiter
  • le deuxième pour celles qui ont accouché, allaité et repris le travail

Suite à cette étude, je vais devoir mener un projet au sein du relais où j’étais en stage.

Je mettrai alors diverses actions (réunion d’information, création de plaquettes informatives, etc.) en place afin de répondre au(x) besoin(s) des assistantes maternelles. En parallèle, je favoriserai l’information auprès des jeunes parents, sur la poursuite de l’allaitement dés lors que leur enfant est gardé.

Si vous vous sentez concerné(e)s, que ce soit en tant que professionnelle ou en tant que maman, merci de prendre le temps de répondre au questionnaire correspondant à votre situation, cela ne vous prendra pas plus de cinq minutes. Vous pouvez me le demander et le renvoyer par mail à l’adresse suivante : prigenth@voila.fr

Et si vous avez d’autres commentaires à faire ou informations à fournir, n’hésitez surtout pas !

 


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Segolene et TaliaJe vous ai déjà parlé de Mamanana pour ses vêtements d’allaitement et ses accessoires d’allaitement (les Lilypadz ou le bustier pour tire-lait par exemple).

Aujourd’hui, je suis heureuse de vous faire rencontrer Ségolène Finet, la co-fondatrice de Mamanana, qui partage avec nous son expérience du travail et de l’allaitement.

– Bonjour Ségolène. Peux-tu nous parler de ton métier ?

J’ai plusieurs casquette : je suis la fondatrice de la boutique en ligne www.mamanana.com et à ce titre je m’occupe des achats (c’est moi qui choisit la collection de vêtements et de lingerie auprès de plus de 30 fournisseurs), et du marketing du site (publicité, relations presse, etc.) Je suis aussi bloggeuse et j’écris sur mon expérience de maman allaitante, l’actualité de l’allaitement, etc. : http://blog.allaitement.mamanana.com/2008/01/pour-changer-de.html

– Y a-t-il des « trucs » vestimentaires qui peuvent aider une maman qui tire son lait au travail ?

Il y a deux types de trucs : les trucs pour se sentir bien, et les trucs pour tirer son lait facilement.

Pour se sentir bien : souvent quand on reprend le travail après un congé de maternité, on y va un peu à reculons en espérant toujours qu’un miracle de dernière minute nous permettra de rester à la maison au chaud avec bébé. On a tendance aussi à se préoccuper uniquement des besoins futurs de bébé, et à oublier les siens. Du coup, et cela m’est arrivé pour mon premier bébé, on arrive souvent pour le premier jour de boulot avec des cernes, pas super bien coiffée, un tailleur qui date d’avant la grossesse, et souvent, des kilos en trop qui dépriment. Difficile alors d’avoir confiance en soi et de projeter l’image dynamique attendue des collaborateurs de votre entreprise. Donc mon premier truc est de se préparer au retour de manière un peu égoïste : de s’accorder une petite virée shopping, un tour au rayon maquillage de Monop, une coupe de cheveu, etc. C’est plus important qu’on ne le pense.

Deuxième truc, il faut se préparer une garde-robe qui fonctionne bien pour tirer son lait au travail et/ou pour allaiter bébé en le retrouvant le soir (car s’il faut enlever votre robe pour allaiter à la crèche c’est moyen.) Cela inclut la lingerie. Voilà ma petite liste :

  • Des soutiens-gorge d’allaitement suffisamment souples et élastiques pour tenir les téterelles du tire-lait (si vous utiliser un tire-lait à double pompage), ou un bustier tire-lait à rajouter dessus.
  • Des hauts et robes qui vous permettent facilement de tirer votre lait, c’est-à -dire, soit des hauts et robes d’allaitement, soit des tenues qui peuvent suffisamment s’ouvrir devant (chemisier boutonné, pull de forme cache-coeur, superposition caraco élastique sous veste, etc.) et qui ne se friperont pas trop lors de l’opération. Vous pouvez aussi porter un haut que vous soulèverez mais c’est moins pratique car 1) vous avez le ventre à l’air, donc risquez d’avoir un peu froid si les locaux sont climatisés, et 2) avec le tee-shirt remonté au dessus de la poitrine vous voyez moins bien comment positionner les téterelles, c’est énervant.
  • Difficile de tirer son lait, du moins au début, sans qu’une goutte ou deux atterrissent sur vos vêtements, donc privilégiez les matières non fragiles (pas de nettoyage à sec !), les teintes sombres, et les imprimés. Amenez aussi une petite serviette de toilette ou un foulard en coton qui ne craint rien que vous posez sur vos genous afin de protéger votre jupe ou votre pantalon.
  • Avoir toujours sur son lieu de travail une tenue complète de rechange (haut et bas), et un soutien-gorge de rechange, en cas de catastrophe (genre, vous renversez sur vous la bouteille de lait tiré) ou d’écoulement de lait intempestif. Prévoir aussi des coussinets d’allaitement de rechange, des barres de céréales, et un petit tire-lait manuel que vous pouvez glisser dans un sac à main en cas de déjeuner client qui s’éternise (et auquel vous n’avez pas amené votre tire-lait électrique plus encombrant).
  • Ne pas lésiner sur les coussinets d’allaitement si vous en avez besoin. En essayer plusieurs afin d’identifier les plus discrets et les plus absorbants. Rien de pire que de sentir un écoulement de lait tremper votre pull lors d’une réunion de fin de journée.

– Quelles sont les erreurs à éviter ?

Idéalement, pour limiter le stress des premiers jours, il faut faire une répétion générale. C’est-à -dire chez soi (ou dans l’entreprise mais c’est difficile !) s’habiller comme pour le premier jour de travail (avec collants et chaussures !), installer son tire-lait, tirer son lait, etc. C’est incroyable le genre de petits détails qu’on découvre « en situation » : le tire-lait qu’on ne sait pas bien assembler, la goutte de lait qui tombe de la téterelle et tâche votre pantalon, les compresses d’allaitement qui se voient sous le haut qu’on avait choisi, etc.

L’autre erreur c’est de ne planifier que la première journée de travail. Il faut prévoir suffisamment de tenues propres et repassées pour toute une semaine de travail, y compris tous les accessoires (des boucles d’oreilles aux chaussures), car en rentrant le soir vous n’aurez qu’une envie : vous occuper de votre petit bout, et dormir dormir dormir (donc repasser vos chemisiers vous paraîtra une tâche insurmontable.) Mieux vaut préparer tout cela avant, pour éviter les matins paniquants ou vous cherchez désespérement une paire de collants non filés (surtout au début quand la nouvelle routine avec bébé et le tire-lait et la crèche ou nounou n’est pas encore rôdée.)

Je crois aussi que les congés de maternité peuvent changer la manière dont vous êtes perçue dans une entreprise (surtout si vous travaillez dans un milieu très masculin), de femme vous passez à mère, avec tout le cortège de clichés que cela suppose sur votre compétence au travail, votre motivation, etc. C’est particulièrement vrai pour les femmes cadres, ou toutes celles qui font un métier peu féminisé (dans l’industrie en particulier). Donc présenter une image professionnelle, féminine, tendance, c’est un moyen de visuellement combattre ces clichés et leur impact négatif sur votre carrière (et votre rémunération). Si vous hésitez à justifier des dépenses vestimentaires à ce moment là (surtout si vous n’avez pas repris votre poids d’avant la grossesse et vous vous dites que cette garde-robe n’est que temporaire), dites-vous que c’est un investissement, et pas une frivolité.

– As-tu toi-même expérimenté le travail et l’allaitement ?

Avant de fonder mamaNANA, j’étais cadre chez un grand éditeur de logiciel et parcourais la planète pour rencontrer mes clients et les équipes de développeurs. C’est dans ce cadre là que j’ai continué à allaiter ma fille aînée donc les problématiques rencontrées par les lectrices d’A tire d’Ailes me parlent beaucoup ! J’ai tiré mon lait au bureau pendant plusieurs mois et cela m’a beaucoup aidé, psychologiquement, à mieux gérer la séparation avec ma fille. Par contre, dans mon poste, et dans cette entreprise en particulier (et il y a 9 ans de cela), j’étais un vrai extra-terrestre et je tirais mon lait en secret dans des conditions pas optimales, donc j’avais trouvé cela un peu stressant, surtout avec les voyages d’affaires, les réunions tard le soir, et bien sûr un environnement très masculin, etc. Après, je l’ai sevrée dans la journée (elle était diversifiée) et lui donnais le sein à la demande le matin, le soir, et les week-ends. Cela fonctionnait super bien et je l’ai ainsi allaitée jusqu’à 11 mois.

– Qu’est-ce qui t’a facilité la vie ?

Avoir un super tire-lait double pompage électrique (Medela, mais je n’ai pas d’actions chez eux) qui me permettait des séances tire-lait super rapides et sans stress. Et surtout, avoir un mari qui me soutenait à fond ! C’est important du point de vue de l’organisation familiale, d’avoir un mari ou compagnon qui fait partie prenante du projet allaitement/travail : que ce soit pour les petites choses (comment stériliser les pièces du tire-lait, les consignes de conservation du lait, etc.), que les plus complexes (s’occuper d’un bébé allaité pendant les voyages d’affaires de sa maman, renforcer l’importance de la poursuite de l’allaitement auprès de la nounou, etc.)

Et puis, je savais que c’était faisable car j’avais vu d’autres femmes le faire lorsque je travaillais aux Etats-Unis au siège social de mon entreprise. Les femmes cadres et non cadres avaient des congés de maternité très courts et elles étaient nombreuses à revenir au travail avec des tire-lait ! Il y avait même une salle réservée pour cela, accessible à toutes, avec fauteuils confortables, réfrigérateurs, prises électriques, etc. Leur exemple m’a beaucoup aidée.

Merci beaucoup Ségolène pour ce partage avec les lectrices d’ A tire d’Ailes !

 


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  • biberon seule 2Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai choisi d’allaiter mes enfants avant même d’être enceinte. Ce choix était évident pour moi, parce que le lait maternel est ce qu’on peut donner de mieux à son enfant. Peut-être aussi que je voulais, en quelque sorte, « prolonger la grossesse » et le rapport privilégié qu’on a avec son bébé lorsqu’on lui donne le sein, pour se souvenir du temps où il grandissait en soi…

Pour ma fille (née en juin 2007), j’avais choisi de la sevrer avant la reprise du travail. Je m’y suis prise de bonne heure, parce que je voulais que ça se fasse en douceur. Je travaillais en décalé à l’époque et garder une ou deux tétées par jour était impossible car j’avais un rythme très irrégulier. De plus, tirer mon lait sur mon lieu de travail me semblait trop contraignant : pas de local « tranquille », et j’avais déjà beaucoup de mal à le tirer à la maison (en une heure je ne sais pas si j’aurais réussi à tirer un biberon)…

Pour mon fils (qui a presque 5 mois), j’ai voulu faire autrement et j’ai fait en sorte de changer de travail (au sein même de mon entreprise) pour travailler en horaires administratifs, afin de pouvoir continuer le plus longtemps possible un allaitement mixte. Ca n’aura malheureusement pas duré très longtemps.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Pour ma fille, j’ai commencé vers 2 mois à retirer une tétée par semaine. Elle en prenait 5 par jour, je pensais que ça prendrait un bon mois… Comme je devais commencer l’adaptation à la crèche vers 3 mois, c’était parfait. Un biberon, super. Deux biberons, ça va encore… Au troisième biberon, elle n’a plus voulu du sein. Ca a été un sacré choc pour moi de voir ma fille me repousser, je n’étais pas prête à ça. Et en plus, j’ai dû arrêter trop brusquement la lactation, ce qui a été fort douloureux.

Pour mon fils, je ne voulais pas revivre la même chose. J’ai donc commencé le sevrage plus tard, et fait en sorte de garder les tétées du matin et du soir. Il a été allaité 3 mois pleins (4 tétées par jour depuis ses 2 mois), j’ai commencé à introduire un biberon, puis deux sans problème. Quand j’ai repris le travail, il avait 3 mois ½ et j’ai supprimé la tétée du matin (parce que je n’avais pas le temps de l’allaiter le matin, il fallait s’occuper de lui, de ma fille, de moi…). J’ai continué la tétée du soir pendant un bon mois, il n’a jamais fait de différence entre le sein et la tétine du biberon !

Mais j’ai petit à petit dû compléter avec un biberon, parce que je n’avais plus assez de lait, et mon fils s’énervait… De toute façon, ce nouveau rythme m’a fatiguée, et puis j’ai voulu reprendre le sport, donc le soir, une fois par semaine, je devais tirer mon lait. Moi qui réussissais fièrement à tirer au moins 160 ml (contre 20 ml maxi pour ma fille !!), je n’arrivais plus à tirer plus de 80 ml, donc il fallait compléter aussi avec du lait artificiel.

Bref, je me suis résignée à arrêter, mais comme ça s’est fait réellement en douceur, ça n’a pas été difficile. Et puis c’était devenu plus contraignant qu’agréable parce que mon fils se mettait à pleurer au bout de 2 minutes…

Ca fait une semaine ½ qu’il est sevré aujourd’hui et tout va bien ! Et j’avoue que j’ai toujours au moins autant de plaisir à lui faire un câlin en lui donnant son biberon !

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

La mise en place de l’allaitement pour ma fille. Elle était toute petite à la naissance (46 cm pour 2,700 kg), et elle avait du mal à bien prendre le sein (peut-être parce qu’elle avait une toute petite bouche ?)… Et du coup j’ai eu des crevasses pendant 3 semaines ! C’est là que j’ai testé ma volonté… Et j’ai tenu bon. Je me disais que je devais nourrir ma fille (j’ai du croire qu’elle mourrait de faim sinon !), même si je devais souffrir à chacune des tétées quotidiennes (7 ou 8, voire plus au début), et essayer de garder le sourire (devant mon beau-père par exemple qui était ravi de filmer sa petite fille au sein de sa maman… Je n’en ai jamais vu le film d’ailleurs !).

Et puis un jour, en en discutant avec une amie, elle m’a conseillé la seule crème que je n’avais pas encore essayée (à base de lanoline pure), et qui ma guérie du jour au lendemain ! J’ai pu continuer à lui donner le sein, sereinement…

Et puis j’ai eu un petit engorgement au début du sevrage, mais ça n’a heureusement pas duré longtemps.

Et surtout le sevrage trop brusque a été vraiment difficile, surtout psychologiquement, après tout ce que j’avais enduré pour réussir à allaiter ma fille…

Pour mon fils c’est passé comme une lettre à la poste ! Tout a été facile, même si les premières semaines, la mise au sein était légèrement douloureuse.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Il y a eu de nombreux moments magiques… Les regards de ma fille, yeux dans les yeux… Les endormissements au sein…

Il y a eu aussi la toute première mise au sein de mon fils. C’était comme si je ne m’étais jamais arrêtée d’allaiter… Il est resté 10 minutes à chaque sein comme s’il avait fait ça depuis des mois… Et moi j’étais aux anges. Ca présageait bien un super allaitement !

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Prenez le temps de la réflexion…

Et parlez-en avec votre employeur. Vous avez des droits (1h par jour pour tirer son lait sur son lieu de travail) mais parfois l’entreprise n’a pas de local convenable pour ça, et si vous le demandez, elle doit pouvoir le mettre en place.

Si vous ne souhaitez pas sevrer votre enfant, ce n’est (en théorie) pas compliqué de continuer un allaitement total, encore faut-il pouvoir suivre le rythme (ne pas être trop fatiguée, pouvoir tirer son lait en quantité suffisante) et avoir un mari compréhensif !

Si ça vous semble trop compliqué, ne culpabilisez pas… On a autant de moments de tendresse avec son bébé en lui donnant le biberon… Je vous assure !

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

L’expérience de mon premier allaitement m’a donné des améliorations à apporter à mon deuxième allaitement… S’il devait y avoir un troisième bébé (oh pas tout de suite !!)… Je ferais au moins comme pour mon deuxième, mais si possible encore plus longtemps ! Mais je pense qu’avec un 3e enfant je prendrais un congé parental d’au moins 6 mois (pour mon fils, financièrement c’était compliqué, mais j’aurais aimé…) pour pouvoir continuer sereinement a allaiter mon bébé…

Parce qu’il faut se le dire, malgré les droits qu’on nous a donnés pour concilier allaitement et travail, c’est tout de même plus que contraignant. Le congé de maternité devrait durer jusqu’aux 6 mois de l’enfant s’il est allaité (pourquoi pas en échange de don de lait maternel aux lactariums ? Ca profiterait à tout le monde !)

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douleurs des mamelons.Normalement, quand arrive la reprise du travail, votre allaitement est bien installé et vous ne devriez plus rencontrer de soucis de douleurs des mamelons, crevasses, gerçures ou autre joies de l’allaitement 🙂 .
Il arrive pourtant, qu’un bébé tète mal pendant quelques jours après avoir commencé le biberon ou qu’il perce ses dents et mâchouille votre mamelon et vous avez mal comme à la maternité

Comment soigner les mamelons abimés ?

Tout d’abord, ne jamais nettoyer les mamelons avant ou après la tétée. Il existe sur le mamelon et l’aréole ce que l’on appelle les tubercules de Montgomery. Ils secrètent un liquide antiseptique et hydratant. Quand vous nettoyez vos seins, vous enlevez tous les bénéfices de cette opération et vous fragilisez la peau du mamelon.

Ensuite, il faut absolument identifier et corriger la cause des crevasses : mauvaise position, bouche pas assez ouverte, germe,…
Si l’on soigne une crevasse mais pas sa cause, elle n’a aucune chance de guérir !

Alors seulement, on peut envisager de soigner la crevasse. Pour cela, le plus efficace est d’utiliser la cicatrisation « à l’humide », soit avec des pansements au lait maternel, soit avec de la lanoline (à utiliser de préférence à la vaseline qui est un dérivé pétrolier).

Pour faire des pansements au lait maternel :

  • imbiber une petite compresse de lait maternel,
  • l’appliquer sur le mamelon après la tétée,
  • l’entourer de film alimentaire pour que la compresse ne sèche pas,
  • la changer à chaque tétée.

Quand on n’a pas le temps de faire un pansement au lait maternel, on peut utiliser de la lanoline pure modifiée. Il existe plusieurs marques. Attention de toujours prendre un produit ne contenant pas de parfum. En cas de doute, on peut toujours gouter : votre bébé lui va bien gouter… Je recommande en général trois marques qui se valent : Purelan, Prelan, et Lansinoh.
Utiliser l’équivalent d’un demi grain de maïs chauffé entre deux doigts et ne l’appliquer que sur la zone lésée. On a en général tendance à mettre trop de crème, ce qui rend le mamelon glissant et empêche le bébé de garder la bouche grande ouverte sur le sein : il fait de la patinoire sur votre aréole 😉 … et continue à blesser votre mamelon !

Ces deux méthodes permettent une cicatrisation sans croute, bien plus confortable et rapide que si l’on assèche la plaie sécher, à l’air libre par exemple.

Et vous, avez-vous déjà utilisé les pansements au lait maternel ? Qu’en avez-vous pensé ?

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  • eddie1Quel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

Je ne condamne pas les mères qui le font car financièrement tout le monde ne peut pas arrêter de travailler mais en ce qui me concerne il était impensable que mon bébé parte en crèche à 2 mois avec un biberon de lait en poudre j’ai donc pris un congé parental de 6 mois. J’avais déjà prévu dès le départ de l’allaiter plus de 6 mois et lorsque l’échéance est arrivée j’ai choisi naturellement de poursuivre l’allaitement parce qu’il était primordial pour moi que mon fils ait droit à ce qu’il y a de meilleur et c’est un moment tellement agréable que je ne me voyais pas faire autrement. C’est déjà un choc pour lui de ne plus être toute la journée avec sa maman alors si en plus il fallait arrêter l’allaitement je crois qu’on en aurait été malade tous les deux.

En plus il a une suspicion d’allergie alimentaire (certainement au lait de vache mais peut être aussi à autre chose) et ma pédiatre ainsi que l’allergologue m’ont fortement conseillé d’allaiter le plus longtemps possible pour « soigner » ses allergies. Et lorsqu’il part chez la nounou avec un biberon de lait maternel c’est un peu comme s’il emmenait avec lui une partie de moi, c’est quelque chose que seule la maman peut lui apporter.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

Mon fils tète le matin avant d’aller chez la nounou et le soir lorsque je le récupère. Je tire mon lait une fois par jour le midi pendant ma pause, je travaille et j’habite dans le même immeuble donc c’est très pratique, j’ai un tire-lait que je loue à la pharmacie, j’ai récupéré des mini bouteilles en verre (200ml pour jus de fruit) et je m’en sers pour stocker mon lait au frigo ou au congélateur. J’arrive pour l’instant à remplir une bouteille voir une bouteille et demie par jour. Heureusement que j’habite et travaille sur place car à mon ancien travail le bureau était entièrement vitré, il n’y avait pas de salle de pause, ni de vestiaire et là j’aurais dû tirer mon lait assise sur la cuvette des toilettes le tout manuellement car il n’y a pas de prise électrique dans les toilettes et bonjour l’hygiène ! En déplacement (je parcours la France entière presque tous les week-end pour participer à des foires) j’ai investi dans un mini-frigo que je branche sur l’allume-cigare ou à l’hôtel ça me permet de stocker mes bouteilles de lait ou la nourriture du petit lorsqu’il vient avec moi, c’est très pratique, c’est plus petit qu’une glacière et j’en ai eu pour 40 ou 50… en l’achetant d’occasion.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Trouver le bon moment pour tirer mon lait car trop tard je suis à la limite de l’engorgement et trop tôt la lactation est un peu plus longue à démarrer. Or, mon temps de pause est assez court et j’en profite également pour faire plein d’autres choses en même temps (j’en profite pour faire le ménage, les lessives des couches lavables, préparer des petits pots maison….) donc il ne faut pas que ça traine… Si je ne tire pas mon lait pendant quelques jours c’est dur de s’y remettre, il faut vraiment garder le rythme.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Au bout de 3 semaines d’allaitement lorsque j’ai réussi à me passer des embouts de sein et que j’arrivais à l’allaiter correctement, je me suis dit « ça y est ! j’y arrive enfin malgré les commentaires blessants qu’on m’a dit ». Les meilleures tétées ont été celles qu’on faisait pendant la sieste ou le soir lorsqu’on s’endormait ensemble l’un contre l’autre. L’allaitement m’a aussi permis de perdre 20kg en 6 mois sans aucun régime ni effort, c’est pas le but mais non seulement mon fils profite bien de l’allaitement (il est dans le haut de la courbe pour la croissance et le poids) mais au passage je retrouve la ligne…

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Qu’il est possible de continuer l’allaitement et que ce n’est qu’une question de volonté à condition d’être bien conseillée et bien organisée. On ne peut pas faire de meilleur cadeau à nos enfants et c’est à cet âge là qu’on peut en profiter le plus alors pourquoi arrêter quand il existe des solutions ?

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui oui et ouiiiiiiiiiii! Si j’avais su je me serais préparée avant l’accouchement en participant à des réunions avec la leche league par exemple et en lisant des livres sur l’allaitement afin d’avoir dès le départ des bons conseils au lieu d’écouter tout et n’importe quoi de la part de personnes qui ne s’y connaissent pas en matière d’allaitement.

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