Le médecin du travail, votre allié !

médecine du travail et allaitementActeur méconnu, le médecin du travail peut avoir une place importante dans la poursuite de votre allaitement à la reprise du travail.

La médecine du travail doit veiller sur la santé des salariés de l’entreprise. Dans ce cadre, la poursuite de l’allaitement est un facteur important puisqu’il vous permet une meilleure santé et protège la santé de votre enfant. Les médecins du travail sont donc en général favorables à la poursuite de l’allaitement à la reprise du travail.

Dans le cadre de mon cabinet Lactissima, j’ai rencontré de nombreux médecins du travail. Il sont toujours en faveur de l’allaitement mais manquent cruellement d’informations pour vous soutenir efficacement. Ils peuvent même ignorer qu’il est possible de poursuivre l’allaitement à la reprise du travail.

Cependant, ils sont généralement très ouverts et vous pouvez aller les trouver lorsque vous cherchez un lieu pour tirer votre lait. Vous pouvez également leur apporter de l’information, et même pourquoi pas les coordonnées de Lactissima 🙂 .
Ils acceptent la plupart du temps que vous tiriez votre lait dans le service de santé au travail (sauf si l’espace ne s’y prête vraiment pas) et que vous utilisez leur réfrigérateur pour y entreposer votre lait.

Le médecin du travail peut également être un soutien si votre patron ne veut pas vous accorder vos pauses d’allaitement.

Donc n’hésitez pas à contacter votre médecin du travail !

Et vous, votre médecin du travail a t-il été un allié ?

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21 Comments

  1. Anne-Laure

    Pour ma part, le médecin du travail n’a pas du tout été d’un grand soutien, bien au contraire!
    Quand j’ai repris après mon congé maternité, ce fut un renouvellement de contrat et j’ai dû passer la visite médicale et à ce moment la reprise s’annonçait difficile car ma fille de 3 mois refusait le biberon (j’en parle dans les commentaires de votre fameux article le plus lu sur le refus du biberon). Votre site et tous ses témoignages ainsi qu’une consultante en lactation de ma ville m’avaient rassurée en me disant que ma fille finirait par prendre le biberon chez la nounou…
    Sauf que voilà , je suis ressortie en larmes de cette visite médicale car le médecin du travail (une femme) m’a complètement culpabilisée en me disant que j’aurais dû essayer le biberon bien avant alors que ça faisait plus d’un mois qu’on avait fait des essais le papa et moi! M’enfin bref, je me souviendrai toujours avec rancÅ“ur de ce mauvais moment, de cette mauvaise rencontre.

  2. dans un atelier, des collègues flirtant avec l’âge de la retraite m’ont raconté qu’elles amenaient leur bébé au travail, dans la pièce qui sert aujourd’hui d’infirmerie. Elle quittait leur poste a tour de rôle pour allaiter, ils étaient 5 ou 6 à se tenir compagnie dans se petit local à attendre leur mère.Une histoire de 35 ans ans, pas si vieille que ça.

  3. Pour ma part, pas du tout !
    Lors de ma visite médicale de reprise, le seul commentaire de la médecin lorsque j’ai évoqué très pudiquement le fait que j’allaitais « encoooore » (ma fille avait 4 mois!), elle m’a répondu, « mais vous avez encore du lait? » suivi du « ah ben vous devez être fatiguée alors ». Deux clichés en moins de 30 s, chapeau. Quand j’ai commencé à dire que oui, j’ai encore du lait car ma fille tête (tire-lait pas encore évoqué), elle me répond « ah mais non, ça n’a rien à voir, il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas assez de lait, vous avez de la chance, vous ». Quand c’est la boulangère ou Mme Michu qui dit ça, c’est déjà énervant, mais on comprend, mais venant de la part d’une mé-de-cin !!! J’en suis restée scotchée et n’ai pas voulu embrayer sur le sujet, expliquer, etc, j’avais juste envie de partir vite de son bureau (bien sûr, elle avait déjà 3/4h de retard).
    Voilà ma mauvaise expérience avec la médecine du travail…

    • @Vervaine
      Quel dommage ! Mais vous savez les médecins n’en savent pas plus sur l’allaitement que les boulangères ! Ils n’ont pas d’études sur l’allaitement !

  4. Guariguette

    Mon médecin du travail est un effectivement un allié. Bien que ce soit mon employeur qui m’ai autorisé à utiliser l’infirmerie, le médecin du travail m’a permis d’utiliser le réfrigérateur et 2 fois par mois lorsqu’il est présent dans l’infirmerie, je dois faire avec les moyens du bord (toilettes car bureaux pas opaque du tout), il me propose d’utiliser l’infirmerie lorsqu’il va déjeuner. C’est lui qui m’a expliqué que ça c’était déjà fait avant dans mon entreprise et que c’est comme ça qu’il avait su que la loi des 1 heure par jour de tirage existait toujours, il pensait qu’elle avait sauté… On leur permet aussi de se tenir informer 😉

  5. Morgane

    Le médecin du travail m’a sidéré lors de la visite. Heureusement, j’avais pu trouver toutes les infos sur le net (sur votre site entre autres :D) et ma titulaire n’a rien dit quand j’ai proposé mon organisation pour tirer mon lait à l’officine (suis pharmacienne). Comme dans un commentaire précédent j’ai eu droit à tous les poncifs possibles et inimaginables qui se sont enchaînés : « encore » (mon fils devait avoir un an à l’époque, je ne sais plus), « après 6 mois ce n’est plus nourrissant », quand je lui ai parlé des 2 ans ou plus de l’OMS on a atteint le point « nan mais c’est pour les pays du tiers-monde ça ! », et j’en passe… J’ai fini par lui dire qu’en tant que mère et professionnelle de santé je m’étais beaucoup renseignée et qu’elle devrait peut-être faire de même… J’étais dans une rage folle en sortant du centre en pensant qu’une mère allaitante dans le besoin n’aurait vraiment pas trouvé d’aide auprès de ce médecin. Et même si par le plus grand des hasards je l’ai poussé à réfléchir et se renseigner, elle avait l’air tellement débordée que je doute qu’elle puisse le faire 🙁

  6. Bonjour,
    expérience négative également pour ma part. Lors de ma visite de reprise, le médecin (femme) a sous-entendu que mon travail ne devait pas être très difficile pour réussir à concilier vie professionnelle et allaitement… J’ai failli lui faire manger son crayon ! Elle a ensuite rajouté que sa fille avait elle aussi allaité très (ou trop) longtemps : 6 mois !

  7. Réponse dans quelques jours, je bien juste de reprendre! Vu que je n’ai pas vraiment de local adapté, je vais voir ce qu’il me propose. Actuellement je tire mon lait dans la salle des serveurs informatiques, c’est une toute petite pièce où il fait treeeees chaud, j’y ai installé une chaise au milieu des câbles. Pas de table. Par contre elle a l’avantage de fermer a clef c’est déjà ça (j’ai quelques photos, si a l’occasion vous souhaitée faire un post a ce sujet, ça pourrait être marrant de comparer les conditions des unes et des autres)

  8. Pour contre-balancer un peu les témoignages négatifs ci-dessus : j’ai eu la chance que mon projet de tire-allaitement au travail soit parfaitement bien accepté par le médecin du travail, qui m’a laissé son bureau à chaque fois qu’elle n’était pas dans l’entreprise (une fois par semaine je devais utiliser la salle de repos de l’infirmerie), et s’est assurée que les conditions étaient réunies pour que je puisse tirer mon lait dans de bonnes conditions (accès au frigo en particulier).

  9. Et puis, il y a les métiers pour lesquels il n’y a pas vraiment de médecine du travail donc pas d’allié possible face à un chef qui ne veut entendre parler ni de grossesse ni d’allaitement (ni de bien d’autres choses !)…

    En ce qui me concerne, ma médecine du travail se résume à une liste de médecins généralistes « agréés » auxquels j’ai le droit de faire appel, si besoin, dans le cadre de démarches administratives, afin d’obtenir tous types de certificat.
    Pas de visites médicales, pas d’obligation de voir un médecin au cours de sa carrière (la seule obligation est d’en voir un lors de la prise de poste, est-ce vraiment légal ?!). Pas de référent pour veiller sur la santé des salariés. Pas de service de santé au travail. Et face à un chef qui ne veut rien entendre, pas de poursuite de l’allaitement sereine et réussie.

    Pourtant, cette poursuite de l’allaitement est pour moi primordiale. Avant la naissance de mon bébé, j’y étais déjà déterminée. Maintenant, encore plus : mon petit garçon a bientôt 5 mois, des soucis d’allergie qui font que nous avons le choix entre le lait maternel et un hydrolysat et que la diversification va devoir être différée. Nous ne souhaitons pas passer à l’hydrolysat pour le moment, pour de multiples raisons. La seule solution que nous ayons trouvée a été de prendre la fin de mon congé parental, à la base écourté pour des raisons financières…
    Cela me permettra d’allaiter mon bébé jusqu’au début de son huitième mois… Et après…??

    • Selon comment est organisée ton entreprise, tu peux aussi tirer ton lait sans rien dire, sur ta pause de midi par ex, ou alors voir un médecin et lui parler de la pause légale d’1h…
      Ton chef a l’air d’être très… pénible, mais la pause d’une h est LÉGALE. Après, cela peut créer des tensions si tu la prends alors qu’il ne veut pas, mais tu as l’argument de la loi avec toi.
      Tu es la seule jeune maman dans cette boite? Tu n’as pas d’autres collègues qui pourraient t’aider (te soutenir, te « couvrir » pdt que tu tires…?)

    • @Marie
      Je comprends bien votre problème… Pas simple mais à 8 mois il pourra téter en votre présence et prendre des solides en votre absence.

  10. Le médecin du travail m’avait conseillé de faire une petIte sieste en journée pour relancer ma lactation qui avait pris un coup suite à la reprise. Mon responsable avait aussi très bien pris la chose alors que je lui avais présenté ça sur le ton de la rigolade. Finalement en augmentant le nombre de tirage c’est bien reparti, pas besoin de la sieste (je pense que j’aurais dormi plus de 30 min….)

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