agar agar

Présentation non contractuelle 😉

De nombreux bébés refusent le biberon lorsque leur mère reprend le travail. Pour la plupart le problème se résout tout seul avec le temps et ils apprennent petit à petit à boire au biberon.
Mais certains bébés persistent dans leur refus du biberon et l’on cherche alors comment leur faire accepter le lait autrement qu’au biberon.

Une des alternatives consiste à faire un flan avec du lait maternel et à le donner à la cuillère.
Pour cela on utilise de l’agar agar.

Je voudrais donc faire le point aujourd’hui sur cette utilisation de l’agar agar.

L’agar agar est une poudre gélifiante blanche et sans odeur obtenue à partir d’extraits cellulaires d’algues rouges que l’on récolte au Japon.
Il est utilisé en cuisine pour remplacer la gélatine alimentaire et son pouvoir gélifiant est largement supérieur.

Peut-on l’utiliser chez les bébés ?
Comme il s’agit d’un aliment autre que le lait et que l’on va le donner à la cuillère, on va attendre la diversification alimentaire et on va l’introduire comme un nouvel aliment. Il n’existe pas de contre-indication spécifique pour les bébés mais on peut raisonnablement faire attention à certains points :

  • Comme c’est un produit de la mer, il peut éventuellement être allergène. Je ne connais pas de cas d’allergie à l’agar agar mais cela doit être possible.
  • Il peut avoir un effet laxatif chez l’adulte au delà de 3 grammes par jour. On va donc rester prudent avec un bébé et surveiller ses selles pour réajuster les quantités en cas de souci.

Comment faire un flan avec de l’agar agar ?
On mélange à froid 2 grammes d’agar agar avec 500 ml de lait maternel, on fait chauffer en remuant jusqu’à 60-70 degrés pendant une minute puis on réfrigère jusqu’à gélification.
Contrairement à une crème ou de la gélatine alimentaire vous ne sentirez pas la gélification au chauffage mais elle se produira au refroidissement.

Et vous, avez-vous utilisé l’agar agar ?

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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

Allaitement et travail :

  • chez les célébrités : Louise Bourgoin.
  • L’allaitement maternel loin d’être naturel pour les entreprises.
  • Continuer l’allaitement malgré la reprise du boulot – Pas de bibs, vive les flans !

– Des études :

  • Cette synthèse compare les résultats de deux études publiées en 2004 et 2017 sur l’allaitement et le risque d’infections respiratoires chez l’enfant.
  • Le lait maternel fournit des nutriments essentiels non seulement aux enfants, mais aussi aux microbes bénéfiques qui habitent le tractus gastro – intestinal. Une étude publiée le 6 Avril en biologie chimique cellulaire montre qu’une espèce bactérienne appelée Bifidobacterium longum s’est adaptée avec succès à la niche unique de l’intestin du nourrisson en produisant une enzyme appelée LnbX, qui permet à ce microbe de se développer sur un sucre qui n’est abondant que dans le lait maternel.
  • L’odeur du lait maternel a un effet analgésique sur les nouveau-nés prématurés.
  • Pour améliorer le sommeil des mères, le biberon n’est pas la solution !
  • Le lait maternel, meilleur aussi pour le microbiote des prématurés.

– Le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel – Mise à jour 2017.

– Des vidéos :

  • Quand le grand frère veut calmer sa petite sœur.
  • Entre chiens et chats.
  • Si vous voulez voir un bébé dauphin téter…

– Des articles :

  • Avoir peur ou non de la confusion sein/tétine ?
  • Quand le lait maternel aide à soigner le cancer.

Rappel : vous pouvez traduire toutes les publications en anglais grâce à Google et donc les lire à peu près correctement en français !

Bonne lecture ! Et surtout, n’hésitez pas à nous faire partager vos découvertes

Articles en rapport :

Voir l’onglet Revues de presse.

 

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Une fois n’est pas coutume, je souhaite partager sur ce blog, un article d’un autre blog.

En effet, cette maman a tout fait pour que son bébé accepte le biberon, sans succès…jusqu’à ce qu’elle reprenne le travail.

Je remercie infiniment cette maman pour avoir su témoigner : elle décrit parfaitement ce que la panique devant le refus de son bébé de prendre le biberon peut engendrer.

Ce témoignage est long, précis et hyper-instructif !

Vous pouvez le lire ici.

Et vous, ça vous parle ?

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refuse le biberonVous avez souhaité introduire le biberon très tôt pour être sûre que votre bébé le prendrait. Il l’a pris sans problème et du jour au lendemain, il le refuse sans que rien n’ai changé dans la situation.
Ou bien il prenait le biberon à la crèche ou chez l’assistante maternelle et au retour des vacances il n’en veut plus.

Ce genre de situation n’est pas rare du tout et c’est bien pour cette raison que je ne conseille jamais d’introduire le biberon tôt pour être sûre que le bébé le prenne car ce n’est en rien une garantie pour le futur.

Si vous gardez en tête que c’est votre enfant qui décide s’il accepte ou non le biberon, la situation sera beaucoup plus simple. Souvenez-vous que votre bébé ne se laissera pas mourir de faim : soit il vous attendra et compensera en votre présence, soit il préférera manger d’une autre façon qu’au biberon.

La règle d’or, c’est de rester détendu et de faire confiance à son bébé. C’est vrai pour vous, ses parents, mais également pour la personne qui s’occupe de votre bébé durant votre absence. Plus les adultes sont détendus, mieux cela permet au bébé de trouver la solution qui lui convient.

Et vous, avez-vous été dans cette situation ?

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refus du biberonJ’allaite ma fille depuis sa naissance mi-novembre 2015.

Dans la perspective de ma reprise du travail et de quelques moments de liberté nous avons voulu introduire le biberon de lait maternel lorsque Clémentine avait deux mois et demi.
Clémentine ne refusait pas le biberon, elle acceptait avec sourire la tétine dans sa bouche mais ne tétait pas du tout et donc ne buvait pas du tout.
Vous nous aviez conseillé de lui présenter régulièrement le biberon pour qu’elle s’habitue petit à petit et chope le coup de main (ou de langue !!). Ce que nous avons fait régulièrement sans succès : parfois c’était le papa qui tentait parfois moi. On a comme beaucoup de parents investi dans de nombreux modèles de tétines.
Nous sommes allés au ski début février et j’allais skier le matin en laissant Clémentine à son papa avec le biberon et toujours rien pas un ml de bu malgré mon absence de 3 4 heures !
On a fini par lâcher l’affaire jusqu’à ma reprise du travail fin février.

1er jour de travail : la petite n’a pas mangé de la journée soit pendant environ 9 heures. Elle prenait la tétine du biberon dans sa bouche mais ne tétait toujours pas. Même résultat avec moi quand je suis rentrée du travail donc je lui ai donné le sein au bout de plusieurs tentatives sans succès. Le soir et le lendemain matin j’ai bien répété à ma fille plusieurs fois que j’allais travailler, que je serais contente et son papa aussi qu’elle prenne le biberon, que c’était important, que son papa était content de s’occuper d’elle, que je l’aimais toujours même si j’allais au travail et que je continuerais à lui donner le sein, que je serais fière d’elle, que c’était important de manger etc…. bref une bonne dose d’explications (même si son père pense que si je lui parlais de la fusion nucléaire ce serait pareil !!).

2ème jour de travail : Victoire ! Son papa lui a donné une première fois 20 ml en 30 min en lui introduisant la tétine dans la bouche tout en la distrayant avec un jouet, puis plus tard dans la journée, 20 ml d’une traite et puis encore 40 ml en 2 secondes. Bizarrement elle n’a pas eu de problème pour trouver la technique du « tétage » du biberon. (pour Clementine, la victoire a eu lieu avec un MAM débit 2).

Depuis ce jour, Clémentine n’a pas de problème pour prendre au biberon. Elle les boit à toute allure, surement trop vite mais déjà au sein elle mange vite. Son père tente de faire des pauses dans la prise du biberon mais Clémentine n’est pas toujours d’accord !!

D’après moi : la petite n’avait pas compris l’intérêt du biberon qu’on lui présentait et ce même quand je partais 4 heures. Il a fallu une vraie journée de travail et les explications de sa maman pour qu’elle comprenne l’utilité du biberon et l’intérêt de s’y mettre. Si avec le papa, on se demandait comment on allait faire à ma reprise du boulot alors qu’elle ne prenait toujours pas le biberon, on n’a jamais douté que notre fille y arriverait, on n’a jamais laissé le stress nous envahir et on a toujours encouragé Clémentine lors de nos nombreux essais même quand elle n’y arrivait pas afin qu’elle ne prenne pas le biberon en grippe.

Sinon je tire mon lait au bureau. Je le fais discrètement à mon bureau ou en salle de repos et même devant mes collègues (je suis dans une petite boîte de 4 personnes et mes collègues essentiellement masculins sont sympas et on peut tout à fait tirer son lait discrètement du moins de visu car il y a par contre toujours le petit bruit du tire-lait électrique). C’est vrai qu’on est parfois découragé quand la récolte n’est pas bonne mais il y a toujours un moment dans la journée où j’arrive à avoir une bonne récolte pour ramener au moins 300 ml à la maison. Après, cela ne fait qu’une semaine que j’ai repris le travail : on verra si je tiens sur la durée car j’espère pouvoir continuer au moins jusqu’à ses 6 mois. Et c’est vrai que je suis contente de pouvoir continuer à l’allaiter et à lui donner mon lait alors qu’elle commence la collectivité à la crèche.

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  • allaitement et travailQuel choix avez-vous fait au moment de la reprise du travail : sevrage ou poursuite de l’allaitement ? Pourquoi ?

J’ai repris le travail à temps plein lorsque ma fille avait 2 mois ½, pas par choix, mais par obligation. Avant mon accouchement je pensais arrêter d’allaiter à la reprise du travail mais finalement et tout naturellement, j’ai souhaité poursuivre l’allaitement. Je ne pourrais pas l’expliquer tellement ce fût une évidence. Je ne me suis pas sentie mère en accouchant mais juste après, lorsque je lui ai donné le sein pour la première fois. J’ai très mal vécu les longues séparations quotidiennes et continuer l’allaitement nous a permis de nous retrouver plus facilement. De plus, je n’arrivais pas à me projeter un biberon à la main et je ne voulais pas lui donner autre chose que mon lait.

  • Comment vous êtes-vous organisée ?

J’ai eu la chance de pouvoir organiser mes horaires comme je le voulais. Je n’ai donc pas prévenu mon employeur que j’allais tirer mon lait. J’avais planifié 3 tirages, 2 quand ce n’était pas possible autrement, mais pas moins. Je me suis équipée d’une petite glacière pour transporter mon lait tiré et d’un grand sac à dos pour y mettre le gros tire-lait loué à la pharmacie. Sur mon lieu de travail, j’avais un réfrigérateur où je stockais mon lait et un congélateur où je mettais les pains de glaces. J’avais un bureau que je partageais avec une collègue qui n’était pas souvent là et qui était ravie d’aller faire une pause quand je tirais mon lait. Mes collègues proches étaient au courant qu’il ne fallait pas ouvrir la porte du bureau quand elle était fermée. Au fil des semaines la lassitude et la fatigue se sont installées (près de 3h de trajet par jour, marche, train et métro) et mon employeur m’a permis de travailler chez moi lorsque c’était possible.

  • Quelles ont été vos principales difficultés ?

Dans les premiers temps, le tirage ne m’a pas posé de problème particulier. J’avais tiré mon lait dès le 1er mois, je savais donc que je pouvais tirer de grosses quantités de lait et n’avais pas de stress par rapport à ça. Même pendant mes déplacements professionnels, j’ai toujours trouvé une petite pièce où tirer, assise ou debout, et un évier pour faire ma vaisselle. J’ai toujours demandé sans tabou un endroit tranquille pour tirer mon lait et ai toujours reçu un très bon accueil. Mon bébé a également très bien accepté le biberon.

Malgré cela, j’ai rencontré de nombreuses difficultés qui sont en parties liées à des erreurs commises lors de la mise en place de l’allaitement. Mon bébé a souffert de coliques importantes dès la naissance. A cela est venu s’ajouter un reflux gastro-oesophagien interne. Ma fille pleurait énormément, n’était pas soulagée par les tétées, ne dormait pas du tout la journée mais dormait 12h la nuit. Je n’ai donc jamais été capable de savoir quand elle avait faim. Très rapidement j’ai été obligée d’utiliser des bouts de seins en silicone sans savoir d’où venaient les douleurs provoquées par les tétées. Enfin, sur les conseils d’un pédiatre et de l’infirmière de la PMI je me suis mise à allaiter toutes les 3-4h pour diminuer les coliques. Elles ont duré 2 mois, jusqu’à ce que je supprime les protéines de lait de vache de mon alimentation. De peur de faire à nouveau souffrir ma fille, j’ai continué l’allaitement à heure fixe. Cela semblait lui convenir. Je crois qu’elle avait appris à ne pas exprimer sa faim et je crois aussi que je ne savais pas interpréter les signaux.

Les volumes inadaptés :

Lors de ma reprise, une des plus grosses difficultés a été de déterminer les volumes de lait à donner à la nourrice. Ma fille étant chez elle du lundi au vendredi, de 9h à 18h, j’ai donc fourni 3 biberons de 150mL à donner toutes les 3-4 heures. Je la faisais téter avant mon départ et avait prévu des téter le soir. Pour les premiers jours j’avais aussi laissé du lait en plus, au cas où, et des poches de lait congelé en cas d’accidents avec un biberon.
A cette époque ma fille dormait très peu la journée et voulait téter très souvent pour calmer ses brûlures Å“sophagiennes. Très rapidement, la nourrice a augmenté les quantités de lait et a rapproché les biberons si bien que le soir ma fille était repue, ne tétait pas et commençait sa nuit dès 18h30 pour se réveiller à 7h. Je savais qu’il était impossible que je tire autant de lait la journée et qu’il était aussi impossible que ma fille avale autant de lait en une journée (effectivement elle a fait une rechute de son RGO à cette période).
J’ai donc fait un point avec la nounou et ai décidé de ne lui donner que le lait que j’estimais nécessaire en lui disant qu’elle se rattraperait en tétant plus à la maison. J’ai régulièrement demandé à la nourrice s’il fallait augmenter les volumes mais ça avait l’air de convenir. Ma fille a continué à faire des nuits de 12h.

A la visite des 3 mois ma fille n’avait pris que la moitié du poids qu’elle aurait dû prendre et un mois plus tard elle n’avait pris que 150 g. Visiblement elle n’avait pas assez de lait. Le pédiatre nous a imposé une diversification à 4 mois.

Baisse de lactation :

Vers les 4 mois de ma fille j’ai également rencontré une baisse importante de lactation. Je tirais deux fois moins de lait. Mes seins étaient vides, mous. Et le réflexe d’éjection est devenu long à se déclencher, que ce soit au tire-lait ou avec ma fille. Cette période a été dure moralement. Les tétées du soir n’étaient plus un plaisir, ma fille s’énervait au sein car le lait ne coulait pas assez vite par rapport au débit du biberon. La tétée du soir était devenue ma hantise.
La diversification était beaucoup trop précoce pour ma fille qui n’était pas prête et pour nous qui ne l’étions pas non plus. Un soir, je me suis décidée à contacter une maman de l’association Galactée. Elle m’a donné les coordonnées d’une consultante en lactation IBCLC qui venait d’être recrutée par la maternité où j’avais accouchée.
Cette conseillère m’a dit tout ce que j’avais besoin d’entendre, tout ce que je savais au fond de moi mais qu’on aurait dû m’expliquer dès le début de mon allaitement. Elle m’a redonné confiance en ma capacité à nourrir ma fille et à savoir quand et comment la nourrir. Le problème principal dans mon allaitement était que je n’allaitais plus ma fille à la demande depuis ses 15 jours et qu’elle n’avait que 5 ou 6 tétées/biberons sur 24h.
Avec douceur, la conseillère en allaitement m’a rappelé que les coliques étaient loin derrière nous, que son RGO ne la faisait plus souffrir et qu’il n’y avait plus aucune raison de lui imposer des horaires de tétée. Elle m’a aidée à reconnaitre les signes de faim chez ma fille. Elle m’a suggéré de proposer le sein plus souvent. Ce terme de « proposer » a été une révélation pour moi. Il m’a fait comprendre que même si je ne savais pas si mon bébé avait faim je pouvais tout simplement lui demander et qu’il était tout à fait capable d’accepter ou de refuser. Ce terme en a fait pour moi un être actif.
Depuis ce jour-là , je lui fais confiance pour gérer son appétit et je vérifie son poids entre deux visites chez le pédiatre, juste comme ça, pour me rassurer. Elle m’a aussi expliqué comment donner un biberon pour que le bébé soit un peu moins passif face au débit du biberon (en position verticale, le biberon presque à l’horizontal). Elle m’a également conseillé de ne plus utiliser les bouts de seins en silicone qui pouvaient entrainer une diminution de la lactation. Je n’ai malheureusement jamais réussi à m’en passer en raison des douleurs qu’occasionnaient les tétées et du refus de ma fille de téter sans à présent.
Elle m’a aussi expliqué que les 5 tétées ou tirages quotidiens ne suffisaient pas à entretenir ma lactation et m’a suggéré de faire téter ma fille la nuit également, dès les premiers signes d’éveil. J’ai eu un peu de mal avec ce conseil car je ne voulais pas créer de troubles du sommeil. J’ai donc tiré mon lait 1 à 2 fois par nuit au début et au fil des jours, pendant les tirages nocturnes, si j’entendais ma fille bouger dans le babyphone posé au salon, je la mettais au sein. Au final, j’ai ajouté un biberon pour la journée, une tétée le matin, une autre le soir et une ou deux tétées nocturnes.
Au grand étonnement du pédiatre ma fille a repris une courbe de croissance parfaite, uniquement avec mon lait. Nous avons débuté la diversification vers 5 mois ½ quand ma fille a commencé à émettre de l’intérêt pour ce que nous mangions. La consultante en lactation m’a aussi conseillé d’augmenter la fréquence des tirages (j’ai tiré mon lait jusqu’à 8 fois par jour) et de pratiquer des massages lors des tirages selon la technique de Jane Morton .
En quelques jours j’ai retrouvé une lactation suffisante pour fournir les 4 biberons quotidiens. A cette période, j’ai entièrement organisé mon travail autour des tirages et j’ai été totalement improductive. J’étais constamment dans l’angoisse de ne pas avoir assez de lait même lorsque j’étais avec ma fille. Il m’est arrivé d’avoir d’autres baisses de lactation que j’ai rectifiées en quelques jours. Ces baisses de lactation ont été moins anxiogènes.

Prédigestion du lait :

Une fois les choses rentrées dans l’ordre je me suis aperçue que mon lait congelé prenait un goût affreux. Pour l’avoir lu sur le site, je savais que cela pouvait arriver. Ma fille acceptait bien ce lait mais j’ai quand même décidé de remplacer mes stocks de lait prédigéré par du lait chauffé à 60°C. J’avais peur qu’un jour ma fille n’accepte plus ce lait prédigéré et de me retrouver sans stocks. J’ai fait ce remplacement progressivement pour éviter le stress du congélateur vide.

  • Quels ont été vos meilleurs moments ?

Ils ont été très nombreux heureusement. Et ils compensent largement toutes les difficultés rencontrées.

Les meilleurs moments restent les tétées retrouvailles. Celles où les yeux de ma fille se révulsaient dès la première gorgée de lait, celles qui ont eu lieu dans le bain parce qu’elle n’avait pas pu attendre tellement on s’était manquées. J’ai aussi adoré les tétées de nuit où le lait est toujours abondant et le réflexe d’éjection plus rapide à venir. Je les aime toujours autant.

C’est assez paradoxal mais j’ai aimé tirer mon lait. Cela m’a permis de rester connectée à ma fille la journée. Tirer mon lait m’a aidé à supporter les séparations.

J’ai également découvert le plaisir de cuisiner pour elle avec mon lait. Des flans, des crèmes dessert, des biscuits, tout ce qui est bon mais qui contient du lait de vache qu’elle ne peut pas encore manger.

Et enfin sans doute le meilleur moment : la fin de mon cdd il y a un mois. J’ai rangé mon tire-lait et ne le ressors qu’une fois par semaine.

  • Qu’est-ce que vous souhaiteriez dire aux mamans qui doivent faire un choix dans les semaines à venir ?

Je leur conseillerais de prolonger au maximum leur congé. Je suis aujourd’hui convaincue que l’allaitement est fait pour être vécu avec son bébé. Même si ma fille va très bien, je l’ai sous-alimentée par ma mauvaise pratique de l’allaitement et la reprise du travail à aggravé cette situation.
Mais si vraiment elles ne peuvent pas faire autrement alors je leur dirais que c’est possible et que ça en vaut vraiment le coup. Il sera tout à fait normal de rencontrer des épisodes de fatigue et de découragement. Mais ils seront suivis de moments où tout se passera bien et où elles seront alors heureuses et fières d’avoir fait ce choix et tous ces efforts.
Je leur dirais aussi qu’il faut se faire confiance et faire confiance à son bébé. Et surtout, SURTOUT, je leur conseillerais de prendre contact avec une consultante en lactation compétente avant la reprise du travail (je dirais même avant l’accouchement) et d’être hermétiques à toutes les réflexions toxiques et aux mauvais conseils des professionnels de santé non formés à l’allaitement.

  • Ce serait à refaire, vous referiez le même choix ? Que changeriez-vous ?

Oui et non.

Oui si je n’avais pas le choix, je referais la même chose, sans aucune hésitation. Mais si j’en avais la possibilité, je reprendrais le travail beaucoup plus tard. Pendant 8 mois je n’ai pensé qu’à ma lactation, au manque de lait et au fait de suffisamment nourrir ma fille. Je ne parlais plus que de ça. J’ai entièrement organisé ma vie pour faire un maximum de tirages de lait. Pour stimuler ma lactation au maximum, j’ai consacré mes week-ends à l’allaitement de ma fille. Pour cela je me suis un peu coupée du reste du monde, préférant rester au calme pour que ma fille reste concentrée sur la tétée. Depuis que j’ai arrêté de travailler, je sens que ma lactation est naturelle, le réflexe d’éjection est plus rapide à venir, je n’ai plus cette sensation de manquer de lait. Je suis détendue.

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2015

travailVoici tous les articles pour concilier l’allaitement au travail parus en 2015. Si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, n’hésitez pas à utiliser l’onglet de recherche.

5 choses pratiques pour passer de bonnes fêtes

Pour passer de bonnes fêtes, voici 5 petits trucs pratiques pour votre allaitement.

Allaiter et travailler : le témoignage d’Hélène

Hélène a fait le choix de ne pas faire de stock de lait maternel avant la reprise du travail et de tirer son lait au travail, quitte à compléter avec une préparation pour nourrisson en cas de besoin.

Allaiter et travailler : le témoignage d’Alexandra

Alexandra nous explique la poursuite de son allaitement au travail depuis la Belgique.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (57)

La revue de presse allaitement du mois de novembre fait la part belle aux photos et aux vidéos d’allaitement.

« Vous ne nous laissez pas une quantité de lait suffisante pour la journée ! »

La quantité de lait fournie à la crèche ou à la nounou vous est souvent reprochée : pas assez de lait ! Est-ce justifié ?

Allaiter et travailler : le témoignage d’Anne

Anne a rencontré des difficultés pour allaiter et travailler car son bébé refusait le biberon, avant de finalement l’accepter.

Sevrages : le témoignage de Soizic

Soizic a fait le sevrage de sa fille aînée petit à petit, en 4 mois.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (56)

Une revue de presse très centrée sur allaitement et travail en raison de la semaine mondiale de l’allaitement maternel.

Je tire de moins en moins de lait…

Certaines femmes tirent moins de lait au travail au fil du temps. Pourquoi ?

Allaiter et travailler : le témoignage de Mélodie

Mélodie a conjugué allaitement exclusif, reprise du travail et maladie de la thyroïde. Un vrai challenge !

Sevrages : le témoignage de Marie

Marie a choisi un sevrage tout en douceur.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (55)

Une revue de presse très riche en études et en articles scientifiques ce mois-ci.

Tire-lait fonctionnant sur batterie ou piles, vos expériences

Voici les résultats des lectrices sur les performances des batteries et piles de leur tire-lait. Un critère de plus pour le choix d’un tire-lait.

Allaiter et travailler : le témoignage de Vervaine (2)

Vervaine nous explique de manière très détaillée comment elle s’est organisée pour allaiter et travailler malgré un lieu de travail situé à une heure et demi de son domicile.

Sevrages : le témoignage de Virginie

Virginie a eu un allaitement difficile. Une nuit, elle a craqué et sevré son bébé immédiatement. Ce sevrage n’a pas été une bonne expérience.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (54)

Une revue de presse très riche pour cette rentrée et en prévision de la semaine mondiale de l’allaitement maternel sur le thème allaitement et travail.

Tire-lait fonctionnant sur batterie ou piles

Quelle est la durée d’utilisation des piles ou de la batterie de votre tire-lait ? Voici une information pertinente à partager.

Sevrages : le témoignage de Françoise

Françoise nous avait parlé de ses allaitements, de ses reprises de travail, elle nous parle maintenant de ses sevrages.

Allaitement : le témoignage d’Aurélie

Aurélie a eu une révélation en découvrant l’allaitement, qu’elle a poursuivi lors de la reprise du travail, très rapidement en allaitement mixte.

Allaitement, travail et sevrage : le témoignage de Marion

Marion a tirer son lait de manière intensive à la reprise du travail puis a choisi un allaitement mixte avant un sevrage : une longue aventure !

La revue de presse d’A tire d’Ailes (53)

Une revue de presse très riche en ce début d’été !

Tirer son lait : le témoignage de Marlène

Marlène a tiré son lait pour son bébé dès la maternité car son bébé a refusé de téter, la reprise du travail a été une continuité dans le tirage.

Allaiter et travailler : le témoignage d’Hélène

Hélène avait fait le plein d’informations et un bon stock de lait avant la reprise du travail et pense que c’était une bonne chose.

Sevrages : le témoignage d’Amélie

Le sevrage de Lilou n’a pas été celui souhaité par sa mère mais elle reste satisfaite de la manière dont ça s’est passé.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (52)

De nombreux articles techniques et passionnants.

Poussées dentaires ?

Les poussées dentaires existent-elles ? Sont-elles un problème pour l’allaitement à la reprise du travail ? Pas vraiment…

Allaiter et travailler : le témoignage de Laetitia

Laetitia a repris le travail il y a 3 semaines et elle a fait le choix de tirer son lait mais son bébé a du mal à accepter les biberons.

Sevrages : le témoignage de Sophie

Sophie a commencé à penser au sevrage après la première année de son enfant. Elle a étalé ce sevrage sur quelques mois et cela s’est très bien passé.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (51)

Une revue de presse marquée par des témoignages poignants !

Co-allaitement et reprise du travail

Reprendre le travail quand on fait un co-allaitement pose certaines questions mais c’est tout à fait possible avec quelques ajustements.

Allaiter et travailler : le témoignage de Lola

Lola voulait une reprise de travail en allaitement exclusif, elle fait finalement du mixte et en est satisfaite.

Sevrages : le témoignage d’Aurore

Aurore a retardé le sevrage de sa fille initialement prévu à 3 mois. Le sevrage s’est finalement fait à 8 mois.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (50)

Cette 50e revue de presse met en lumière des témoignages particulièrement touchants.

Faire un flan de lait maternel pour le bébé qui refuse le biberon

L’agar agar peut permettre de faire des flans de lait maternel pour pouvoir nourrir le bébé à la cuillère quand il refuse le biberon.

Allaiter et travailler : le témoignage de Claire

Claire a repris le travail en tirant son lait et finalement c’est un tire-lait manuel qui s’est avéré le plus efficace pour elle.

Sevrages : le témoignage de Séverine

Séverine a choisi de laisser ses enfants se sevrer quand ils l’ont choisi, il s’agit d’un sevrage naturel.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (49)

Une revue de presse très riche ce mois-ci, à la fois autour du thème allaitement et travail et grâce à de nombreux très bons articles sur l’allaitement.

Allaitement et travail en video

Pouvoir s’aider d’une bonne video allaitement peut être précieux dans la réussite de son projet allaitement et travail !

Allaiter et travailler : le témoignage d’Estelle

Estelle est médecin généraliste. Elle s’est battue pour poursuivre l’allaitement de son bébé à sa reprise du travail, malgré des conditions difficiles.

Sevrages : le témoignage de Jeanne

Jeanne a rencontré des difficultés pour sevrer son fils qui refusait le biberon. Les sevrages ne sont pas toujours simples…

La revue de presse d’A tire d’Ailes (48)

Ce mois-ci, vous découvrirez une actualité très riche, notamment sur le thème allaitement et travail.

Sevrage : appel à témoignage

J’attends vos témoignages sur le sevrage !

Quand prendre sa pause tire-lait ?

Quel est le meilleur moment pour prendre une pause tire-lait ? Cela dépend de votre lactation, de vos horaires, de votre travail,…

Allaiter et travailler : le témoignage d’Anne

Anne est médecin généraliste. Elle a poursuivi l’allaitement à la reprise du travail pour ses deux enfants selon des modalités variables.

La revue de presse d’A tire d’Ailes (47)

Une revue de presse riche pour ce début d’année, avec des études, de très bons articles et du rire !

Trouver le temps de tirer son lait

Trouver le temps de prendre une pause allaitement n’est pas toujours facile. Voici quelques pistes pour vous aider.

Pour une année 2015 épanouissante

Je souhaite que 2015 me permette de continuer à vous accompagner au mieux sur la voie d’une vie de famille et d’une vie professionnelle sereine.


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revues de presse allaitementVoici l’actualité que j’ai repérée pour vous depuis un mois :

– Une belle mise au point sur l’allaitement maternel et l’immunité.

– Différentes études :

– Des témoignages :

  • un témoignage époustouflant (en anglais) d’une mère allaitant son bébé souffrant du syndrome de Prader Willi.
  • un très beau témoignage d’une mère de bébé prématuré.

– Dans ce kit pour concilier vie familiale et vie professionnelle de l’université d’Auckland en Nouvelle Zélande, pages 20 et 21 on y explique comment poursuivre l’allaitement !

– Aux Philippines, le gouvernement met en place une politique de soutien à l’allaitement pour les femmes qui travaillent.

– Un nouveau blog traitant d’allergie et reflux gastro-Å“sophagien pour les bébés allaités.

– Un peu de légèreté avec un témoignage dans Gala de l’ex miss France Elodie Gossuin qui allaite sa deuxième paire de jumeaux (les premiers allaités 9 mois).

allaitement de jumeaux

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